JULIEN ODOUL : « Notre pays est en train de s’effondrer ! » (France Info)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:15OuverteRéponse directe
Que propose le RN pour affronter les incendies ?
- 1:12RelanceRéponse partielle
Le RN s'est abstenu sur le recrutement de pompiers professionnels ?
- 2:16OuverteRéponse partielle
La question des moyens aériens manque-t-elle ?
- 2:56OuverteRéponse partielle
Le gouvernement a-t-il assez anticipé sur les moyens aériens ?
- 3:36RelanceRéponse partielle
Le RN vote-t-il systématiquement contre les budgets ?
- 4:10OuverteRéponse directe
Quelle est la ligne du RN sur le réchauffement climatique ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:40Invité politiqueFait
« affaiblir ce service public est une folie. »
- 0:52Invité politiquePromesse
« Il faut préserver, il faut renforcer, il faut donner plus de moyens aux sapeurs-pompiers, aux SDIS. »
- 1:02Invité politiqueFait
« Il faut préserver aussi ce système du volontariat, qui est évidemment une spécificité française. »
- 1:54Invité politiqueFait
« Ce n'est pas l'État qui déclenche les incendies. »
- 2:01Invité politiqueFait
« c'est l'État, en tout cas, qui soutient les personnels qui luttent contre les incendies. »
- 4:41Invité politiqueFait
« Nous sommes tout à fait d'accord sur le dérèglement climatique qui est incontestable. »
- 5:01Invité politiqueFait
« le système économique qui est le nôtre, la mondialisation sauvage. »
- 5:21Invité politiqueChiffre
« La France représente 0,9% des émissions de gaz à effet de serre. »
- 6:28Invité politiqueFait
« Je ne parle pas des énergies intermittentes, qui sont des escroqueries écologiques comme l'éolien ou le solaire. »
- 6:40Invité politiqueFait
« l'éolien est une escroquerie, puisque c'est arrimé à un moteur thermique. »
- 6:53Invité politiqueChiffre
« L'Allemagne a une pollution 11 fois supérieure à la France, alors qu'elle a mis le paquet sur les énergies dites renouvelables. »
- 10:00Invité politiqueFait
« la concurrence déloyale dont souffrent nos agriculteurs. »
- 10:49Invité politiqueFait
« ce sont des dérogations extrêmement précises et extrêmement contrôlées. Il n'y a aucun risque pour la santé humaine. »
- 14:00Invité politiqueFait
« Notre pays est en train de s'effondrer. »
- 14:12Invité politiqueFait
« le narcotrafic a pris une part telle qu'il constitue une menace pour des millions de nos compatriotes. »
- 14:26Invité politiqueFait
« il a voté contre la loi narcotrafic. »
- 15:59Invité politiqueFait
« Il faut qu'il y ait une lutte intransigeante contre le trafic de drogue, une lutte aussi contre l'immigration. »
- 16:07Invité politiqueFait
« des aides mafia, ça veut dire quoi ? C'est algérienne mafia. »
Temps de parole
- Julien Odoul69 %
- Invité13 %
- Présentateur9 %
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Bonjour Julien Audoul. Merci d'être avec nous. On évoquait la sécheresse à l'instant, un incendie, encore un aussi, cette fois dans le Var. Deux pompiers morts hier en Gironde, une saison d'incendie qui fait rage, qui est particulièrement précoce, due au réchauffement climatique. Que propose Julien Audoul, le Rassemblement National, pour affronter ces catastrophes appelées à se reproduire ?
Déjà, j'aimerais exprimer mon soutien et mes condoléances à la communauté des soldats du feu, qui ont perdu deux déleurs en Gironde. Et on le voit ces dernières semaines et ces dernières années, les hommes et les femmes qui portent ce bel uniforme des sapeurs-pompiers, qui en payent le prix régulièrement. Et je tiens à dire que par rapport aux dangers qui sont de plus en plus importants par rapport à ces incendies qui sont de plus en plus ravageurs, affaiblir ce service public est une folie. Il faut préserver, il faut renforcer, il faut donner plus de moyens aux sapeurs-pompiers, aux SDIS, dans les différents départements.
Il faut préserver aussi ce système du volontariat, qui est évidemment une spécificité française, qui garantit le service de secours et d'incendie partout sur le territoire.
Mais il y a les mots et les faits, Julien Andoul. Je vois que votre parti, le RN, s'est abstenu à l'Assemblée sur la création d'un nouveau programme de recrutement de pompiers professionnels, que vous vous êtes opposé également à l'augmentation de taxes qui visait à alimenter le budget des pompiers.
Non, non, non. Nous avons toujours défendu et notre groupe régulièrement, budget après budget, pour donner plus de moyens aux sapeurs-pompiers, pour justement qu'ils soient à la fois défendus dans leur statut et qu'ils aient les moyens d'intervenir. Ce à quoi nous assistons, malheureusement, c'est que, comme d'habitude, l'État se défausse, l'État n'assume pas ses responsabilités. Je pense, notamment, ce qui était... Ce n'est pas l'État qui déclenche les incendies. Non, ce n'est pas l'État qui déclenche les incendies, mais c'est l'État, en tout cas, qui soutient les personnels qui luttent contre les incendies.
Et quand vous avez beaucoup de mal, notamment, à garantir la retraite des sapeurs-pompiers volontaires, quand vous avez beaucoup de mal à donner des moyens alors que vous dépensez par ailleurs, il y a un vrai problème, alors que ce service, il est essentiel. Et nos compatriotes le voient à chaque fois.
Il y a la question aussi des moyens aériens, avec une petite polémique, et ces derniers temps, sur les commandes de Canadair. Seulement deux ont pu être commandées par Gabriel Attal, deux autres ont été lancées plus tard de commandes. La question des moyens aériens, eh bien, il ne manque pas. C'est en tout cas ce que dit le ministre de l'Intérieur, Laurent Nunes, devant les députés hier. « La flotte aérienne a été multipliée par deux depuis 2022. Nous avons certes 12 Canadair, mais nous avons maintenant des hélicoptères bombardiers d'eau et des avions bombardiers d'eau. Il y a les moyens terrestres qui ont été également augmentés.
Depuis que la saison des feux a commencé, à aucun moment nous n'avons eu à arbitrer dans le choix des moyens aériens. » Donc, le gouvernement a assez anticipé sur ce point-là ? Vous êtes d'accord ?
Pour le gouvernement, effectivement, tout était parfait. Circuler, il n'y a rien à voir. On a fait ce qu'il faut. On a l'habitude, malheureusement, mais il y a un manque d'anticipation chronique. Et d'ailleurs, ces débats, nous les avions, je me rappelle, en 2022, alors qu'il y avait aussi des incendies ravageurs en Gironde, notamment. Et là aussi, on disait, on avait alerté sur le manque de moyens, sur les Canadair. Et tout ça, évidemment, a été remisé dans les tiroirs. Donc, je pense que ce gouvernement, M. Nunes, comme les autres, comme M. Attal et toute la bande, devrait faire preuve d'un petit peu de modestie.
— Mais est-ce que vous donnez les moyens, vous, le RN, premier groupe d'opposition à l'Assemblée nationale, quand vous votez systématiquement contre les budgets ?
— Non, on ne vote pas systématiquement contre les budgets. On fait notre travail d'opposition. Nous sommes opposés aux directions qui sont prises par ce gouvernement et par la Macronie depuis 10 ans. Nous voulons, évidemment, un autre cap. Nous voulons une autre politique. Et le chantage qui est de dire « Vous êtes obligés de voter nos budgets, nos déficits, nos impôts, nos taxes, parce que sinon, effectivement, ce sera l'apocalypse ». Tout ça, ça ne tient pas. Et d'ailleurs, les Français ont très bien compris la manœuvre.
— C'est quoi votre ligne au RN sur tout ce qui est anticipation et lutte contre le réchauffement climatique ? Parce qu'on a entendu quand même ces dernières années un certain nombre de propos plutôt climato-sceptiques. Par exemple, Marine Le Pen, qui, encore en 2012, n'était pas sûre que l'activité humaine était à l'origine du phénomène de réchauffement.
— Vous me parlez d'une citation de 2012 qui est tirée d'un contexte. Nous ne nions pas...
— Thomas Ménager, il y a encore deux ans, a estimé qu'il n'y avait pas forcément de consensus scientifique sur la question.
— Nous sommes tout à fait d'accord sur le dérèglement climatique qui est incontestable, que tout le monde peut voir, que les agriculteurs, notamment, subissent. Nous sommes tout à fait d'accord sur le fait que c'est l'activité humaine qui aggrave, et notamment le système économique qui est le nôtre, la mondialisation sauvage. Le fait, justement, d'aller produire au bout du monde, le fait d'importer massivement, pollue énormément. Je rappelle qu'un seul super-tanker qui traverse l'Atlantique pollue autant qu'un million de véhicules. Donc il y a des priorités. C'est pour ça que notre programme, je le juge, le plus écologique, puisque c'est le localisme.
Produire, retraiter, consommer, prête chez soi, autant que faire se peut. Tout ça, c'est bon pour la planète. Je rappelle que la France représente 0,9% des émissions de gaz à effet de serre. Et en limitant ces importations, on limite, effectivement, la part du réchauffement climatique, j'allais dire la part française, qui est extrêmement...
— Nouveau programme, c'est on produit en France et on climatise tout.
— Non, c'est pas. Il y a d'autres, évidemment, d'autres mesures qui seront détaillées par Marine Le Pen, mais que nous avons déjà proposées. Il n'y a pas seulement la climatisation. Il y a, bien évidemment, l'isolation. Il y a, bien évidemment, le verdissement. Il y a tout un tas de mesures qui peuvent améliorer la vie de nos concitoyens. Mais il faut quand même avoir la lucidité de dire que la France n'est pas responsable du dérèglement climatique mondial.
— Mais vous misez sur des solutions plutôt court-termistes, plutôt technologiques, techniques ou pas ?
— Court-termistes, nous misons effectivement sur la science, sur le progrès, sur l'hydrogène. L'hydrogène, Marine Le Pen a été la première responsable politique à en parler à l'époque. Personne n'en parlait. C'était en 2011. Donc très clairement, il faut miser sur la biomasse. Il faut miser sur la géothermie. Il faut miser sur toutes les pistes d'énergie véritablement renouvelable. Je ne parle pas des énergies intermittentes, qui sont des escroqueries écologiques comme l'éolien ou le solaire.
— C'est une escroquerie, le solaire et l'éolien ?
— L'éolien est une escroquerie, puisque c'est arrimé à un moteur thermique. Quand vous avez des éoliennes qui fonctionnent 25% du temps, qui sont sur-subventionnées, qui nous coûtent un pognon de dingue, et finalement qui aggravent la pollution compte tenu de l'arrimage à des moteurs thermiques, il suffit de regarder l'Allemagne. L'Allemagne a une pollution 11 fois supérieure à la France, alors qu'elle a mis le paquet sur les énergies dites renouvelables, qui sont en fait des énergies intermittentes.
— On va évoquer la loi d'urgence agricole dans un instant. Julien Audoul, après le fil-info de 8h47, Marie-Marty Rossian.
— Les flammes continuent de ravager le Var. Le feu parti de Pontevesse a parcouru 2550 hectares. Il est désormais contenu, mais les secours sont toujours mobilisés en raison de nombreux points chauds qui subsistent. Près de 400 personnes ont été évacuées, principalement dans la commune de Cotignac. Cédric Jubilard a avoué avoir étranglé sa femme Delphine Ossaguel lors de son passage aux aveux la semaine dernière. Le peintre plaquiste a raconté cette dispute mi-décembre 2020, en cours de laquelle il a reconnu avoir tué sa femme, la cour d'assises de la Haute-Garonne, annonce que son procès en appel, initialement prévu en septembre, est renvoyé à 2027.
La ministre de la Transition écologique, Monique Barbu, veut présenter sa démission suite à l'adoption définitive hier de la loi d'urgence agricole, texte qui comprend la réintroduction possible de pesticides interdits en France, une mesure à laquelle s'opposait la ministre. Et puis la 16ème étape du Tour de France, remportée hier par le belge Remco Evenpool, deuxième du classement général, toujours dominé par Tadej Pogacar. Notre français Paul Sexas est à la quatrième place, à 20 secondes désormais du podium au programme. Aujourd'hui, 174 kilomètres de course entre Chambéry et Voirou. Et nous sommes toujours avec Julien Audou, la députée de Lyon, porte-parole du Rassemblement national.
Monique Barbu compte démissionner après un désaccord sur la question des pesticides et la loi agricole. Vous lui dites quoi ? Partez ?
Je ne lui dis rien parce que personne ne la connaît, Monique Barbu.
Ministre de la Transition écologique.
Oui, je pense que sa démission est le cadet des soucis de nos agriculteurs. Je pense que les Français, qui pour certains vont partir en vacances, pour les autres vont continuer à travailler, se moquent totalement de l'avenir et de la carrière de Mme Barbu. Et je pense que ce n'est pas ça qui va révolutionner l'univers.
Mais au-delà de sa carrière, la question n'est peut-être pas tant dans sa carrière à elle que dans ce désaccord au sein même du gouvernement sur cette question, sur la loi d'urgence agricole.
Encore une fois, quand vous mettez des gens autour de la table qui ne pensent pas du tout la même chose, c'est un petit peu la marque de fabrique de la Macronie. C'est-à-dire que vous piochez à gauche, à droite, la société civile, vous secouez un petit peu, et puis vous avez l'impression d'avoir une équipe gouvernementale. Mais ça n'a ni queue ni tête. Vous n'avez pas de cap. Vous avez des gens qui se détestent cordialement d'un point de vue politique, qui expriment leur désaccord. Donc on voit qu'il y a une équipe, encore une fois, qui n'a aucune tenue et aucun cap.
La cohérence, elle devait être là. Initialement, Sébastien Lecornu avait dit qu'il n'y aura pas la question des pesticides dans cette loi agricole. Les sénateurs de droite ont introduit cette question. Et finalement, le gouvernement n'a pas permis aux députés de se réexprimer sur ce point en particulier. Est-ce que ça vous gêne ? Est-ce que pour vous, il aurait fallu clarifier les choses avec un vote spécifique à l'Assemblée sur ce point de l'acétamipride ?
Non, moi, ce qui me gêne, c'est la concurrence déloyale dont souffrent nos agriculteurs. Parce qu'il faut quand même expliquer, ceux qui aujourd'hui montent au créneau se satisfont d'un système totalement dingue. C'est-à-dire qu'on importe massivant dans notre pays des betteraves, des pommes, des cerises et des noisettes qui sont produites avec énormément de pesticides. Union européenne et hors Union européenne. Et ça ne gêne personne.
Et en fait, on empêche à nos agriculteurs, qui ont encore une fois toutes les normes, la surtransposition de normes à la fois européennes et françaises, on les empêche de produire avec des dérogations extrêmement précises, contrôlées par l'agence sanitaire ANSES. On les empêche d'utiliser certains produits phytosanitaires pour éviter la mort de filière. Parce que si on ne produit pas...
Vous les réautorisez, Julien Audoul, au risque de la santé humaine, au risque de la santé des abeilles qui sont essentielles.
Je viens de vous dire que ce sont des dérogations extrêmement précises et extrêmement contrôlées. Il n'y a aucun risque pour la santé humaine. Ou alors, encore une fois, il faut nous dire que les importations que nous faisons régulièrement avec ces traités de libre-échange qui mettent à mal nos filières agricoles françaises sont également des menaces pour la sécurité humaine.
Est-ce que ce n'est pas à ce niveau-là qu'il faut se battre au niveau européen ?
Mais c'est ce que nous faisons. Comme vous le savez avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, nous souhaitons l'exception agriculturelle française. Nous souhaitons sortir l'agriculture des traités de libre-échange. Et nous souhaitons effectivement qu'il y ait la réciprocité, que nos agriculteurs n'aient pas plus de contraintes, n'aient pas plus d'obligations que les agriculteurs et les agricultures que nous sollicitons pour différents produits.
C'est la ligne de la FNSEA, vous êtes vraiment en accord avec...
Je suis sur la ligne du Rassemblement national, surtout. Je suis sur la ligne de Marine Le Pen et Jordan Bardella qui défendent depuis très longtemps la lutte contre la concurrence déloyale. Et je pense, et c'est vrai, que notre agriculture, qui est peut-être la plus vertueuse au monde, qui a fait tant d'efforts, nos agriculteurs qui ont fait tant d'efforts, si vous interdisez certains pesticides, encore une fois, qui sont extrêmement contrôlés. Et selon l'ANSES, qui ne constitue pas une menace pour la santé humaine... L'ANSES aura deux mois pour l'étudier.
Vous mettez des filières en grand danger et vous faites en sorte de faire disparaître des pans entiers de l'agriculture française, ce que nous ne pouvons pas accepter.
Julien O'Doul, l'ANSES aura deux mois, à peine, pour se prononcer là-dessus. Elle ne l'a pas encore fait.
Mais, encore une fois, il y a...
Et deux mois, ce n'est pas suffisant, si on écoute les scientifiques, justement.
Oui, moi, j'écoute et je regarde d'autres scientifiques. Encore une fois, on peut regarder, scientifiques européens, il y a des études européennes, encore une fois, on ne part pas de nulle part. On peut, effectivement, se passer de pesticides. On peut faire de la culture dans son potager, si on le veut. Mais dans ce cas, c'est-à-dire qu'on dépend totalement des autres. C'est-à-dire qu'il n'y aura plus d'agriculture française. Il y a des alternatives aux pesticides qui sont testées ?
Justement, les dérogations, et vous le savez, puisque c'est dans le projet de loi, sur les quatre pesticides extrêmement précis, sur les dérogations, en fait, sont des dérogations puisqu'il n'y a pas d'alternative. Nous, nous souhaitons, évidemment, à terme, dans le monde idéal, qu'il n'y ait plus du tout de pesticides. Mais dans ce cas, il faut qu'il y ait des alternatives pour nos agriculteurs. Et surtout, il faut arrêter, je le dis, ces traités de libre-échange, aujourd'hui, parce que vous avez dans les assiettes de nos enfants, dans les cantines, des produits étrangers qui sont produits dans des conditions sanitaires épouvantables.
Je pense notamment à tout ce qui vient d'Amérique du Sud, tous les produits du Mercosur, des viandes, des légumes, des sucres.
Il y a aussi des cantines et des municipalités qui choisissent de se fournir localement.
Mais c'est pour ça que nous, nous voulons la priorité nationale pour les cantines scolaires. Je pense que c'est indispensable pour à la fois nos enfants, mais surtout pour notre économie locale.
Julien Oudoul, le maire d'Alès a été exfiltré de chez lui parce qu'il est menacé par le réseau de narcotrafiquants des aides-mafias. Est-ce qu'on a passé un cap ?
Ah oui, bien sûr qu'on a passé un cap. Notre pays est en train de s'effondrer. On le sait depuis des années. Et le narcotrafic a pris une part telle qu'il constitue une menace pour des millions de nos compatriotes. Il a fait main basse sur des quartiers entiers, sur des territoires entiers. Et aujourd'hui, il y a aussi une menace pour notre démocratie. Moi, j'aimerais que M. Mélenchon, par exemple, aille présenter ses excuses au maire d'Alès. Pourquoi ? Puisqu'il, avec ses députés, il a voté contre la loi narcotrafic. Il s'est toujours exprimé de la manière la plus brutale contre nos policiers, contre la police, pour désarmer la police.
Il y a même certains de ses députés, d'ailleurs, qui font du deal et qui s'honorent de trafiquer de la drogue. Donc, très clairement, quand on a des... Non, je ne pense pas aller un peu loin, Julien Audoul. J'étais très fier, si, si, si. Il n'y a pas de dealer au sein de la France. Si, si, M. Beaulieu est extrêmement fier d'avoir été un dealer. Il l'a dit publiquement. Donc, très clairement, M. Mélenchon, comme d'autres, qui ont banalisé, qui ont minimisé et qui ont affaibli la lutte contre le trafic de drogue, devraient présenter des excuses.
Ce n'est pas Jean-Luc Mélenchon qui est au pouvoir. Heureusement.
Mais vous imaginez, c'est au pouvoir.
Il y a ce parquet national anticriminalité organisé qui sert à ça, qui sert à lutter contre ces groupes comme la DZ mafia aujourd'hui.
Oui, mais au-delà de ça, il faut une volonté politique. Vous ne la voyez pas, la volonté politique ? Ah non, je vois surtout depuis dix ans du verbiage, des slogans, des opérations de communication.
Gérald Darmanin, il n'a pas accéléré les choses sur la dernière année ? Il y a les quartiers de haute sécurité.
Parlons-en de Gérald Darmanin. On a eu des opérations place net. Ça ne marchait pas. On a eu des opérations place net XXL. M. Darmanin, c'était il y a quelques années, il était encore ministre de l'Intérieur, nous disait que les dealers et les trafiquants de drogue, c'est une opération à Ivry, n'allaient plus dormir la nuit tellement les opérations du gouvernement et des services de l'État allaient être musclés. Résultat des courses, en fait, il ne se passe rien. Donc il faut qu'il y ait une lutte intransigeante contre le trafic de drogue, une lutte aussi contre l'immigration, parce que des aides mafia, ça veut dire quoi ? C'est algérienne mafia, des aides mafia.
Donc il y a quand même des liens avec l'immigration, avec, comment dirais-je, une part de l'immigration qui a fait du trafic de drogue son fonds de commerce et qui aujourd'hui constitue une menace extrêmement sérieuse.
Julien Audoul, votre site, le site internet du Rassemblement National a été piraté hier. Le compte de Marine Le Pen également sur les réseaux sociaux. Sur le réseau X, vous avez plus d'éléments là-dessus ? Vous savez qui est derrière tout ça ?
Alors ce sont deux affaires totalement différentes. Pour ce qui est du site, une personne a été identifiée, une plainte a été déposée. C'est qui ? Je ne sais pas, encore une fois, l'identité de cette personne.
Si c'est en France ou à l'étranger ?
Je n'ai pas d'éléments sur le sujet. Ce que je peux dire, c'est qu'il n'y a pas eu, encore une fois, de menaces ou de vols d'identité, d'informations sensibles. Mais que la question, effectivement, à la fois des ingérences, à la fois de la cybercriminalité et des attaques que l'on va avoir, certainement, pendant la campagne présidentielle, devrait préoccuper tous les décideurs, tous les responsables politiques.
Il y a un projet de loi qui va être déposé à ce sujet.
En tout cas, il faut évidemment se prémunir contre ça, parce qu'on voit une banalisation de ces attaques, avec des risques, effectivement, sur les données confidentielles, sur nos vies privées, voire sur notre système démocratique.
Et à l'instant, on apprend que Monique Barbus, ça y est, a remis sa démission au président de la République.
Amen.
Ce sera le mot de la fin, Julien Audoul. Merci d'avoir été avec nous ce matin en direct sur France Info. Au porte-parole du Rassemblement National, député RN de Lyon.
Julien Odoul