L'énergie des conflits, les conflits de l'énergie
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 69 %Attaque 19 %Défensif 12 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Francis PerinFait
« la stratégie saoudienne c'est l'obsession de l'Iran ce n'est pas évidemment complètement nouveau bien au contraire mais la montée en puissance de l'Iran ou cette perception de la montée en puissance de l'Iran la levée partielle des sanctions dont bénéficie l'Iran depuis le mois de janvier 2016 »
- 0:45Fait
« l'Arctique c'est déjà une réalité pétrolière et gazière aujourd'hui bien sûr c'est pour l'instant très peu exploité »
- 1:45Fait
« quand vous avez trop de pétrole sur le marché des prix très bas »
- 3:00Fait
« la plupart des gisements pétroliers en tout cas sont le long des côtes et sont pas sur des zones disputées en terme de conflit territorial »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] messieurs bonjour nous vous recevons aujourd'hui pour une chaîne Youtube qui s'appelle sinkeriew on voudrait avoir vos raisonnements questionnements et peut-être prose ou ce que vous voulez concernant la géopolitique l'énergie et les rapports de force autour de ces questions-là on va commencer à notre gauche nous avons Nicolas méillan Nicolas Meillan bonjour présentez-vous succintement donc je suis euh consultant en stratégie euh sur les secteurs du transport et de l'énergie depuis plus d'une dizaine d'années et euh en dehors de ces activités je fais partie de deux groupes de réflexion les éconoclastes et l'association pour l'étude du pic pétrolier Aspo France je vous demanderai de passer la parole à votre voisin de gauche bonjour Francis Perin je dirige une société qui s'appelle stratégie et politique énergétique et je suis le directeur de la rédaction de de publication pétrolière et énergétique notamment pétrole et gaz arabe et la lettre au AG africain Francis passez la parole à votre voisin de gauche bonjour Philippe cébille Lopez je suis directeur fondateur du cabinet geéopolia cabinet spécialisé en stratégie et intelligence économique et dédié aux questions pétrolière gazière et énergétique de façon plus générale accessoirement l'auteur d'un ouvrage sur la géopolitique du pétrole qui s'appelle géopolitique du pétle mais avec un S parce que il y a plusieurs géopolitiques et plusieurs points de vue voilà alors on va garder la parole avec Philippe qu'est-ce que vous entendez par plusieurs points de vue dans la géopolitique du pétrole c'estd contrairement à ce qu'on peut penser il y a plusieurs modes d'analyse en terme géopolitique de la situation pétrolière on peut se baser tout simplement sur des questions de grands ensembles de de de quantités de normes alors qu'au fond chaque pays qui soit consommateur auou producteur a sa propre stratégie qui n'est pas nécessairement celle du voisin et on aura l'occasion d'en parler j'imagine Francis pin Francis qu'est-ce que vous pouvez nous dire de la stratégie de l'Arabie Saoudite en ce moment actuellement et depuis quelques mois d'ailleurs mais ça va en croissant et en embellissant si je puis dire ce qui domine la stratégie saoudienne c'est l'obsession de l'Iran ce n'est pas évidemment complètement nouveau bien au contraire mais la montée en puissance de l'Iran ou cette perception de la montée en puissance de l'Iran la levée partielle des sanctions dont bénéficie l'Iran depuis le mois de janvier 2016 le fait que l'Iran veuille augmenter sa production pétrolière ses exportations pétrolières en 2016 donc avoir évidemment plus de recettes au-delà sa production gazière ses exportations gazières tous ces élémentsl l'attitude de l'administration Obama par rapport à l'Iran par rapport à l'Arabie Saoudite tous ces éléments là et quelques autres font que en Arabie Saoudite les dirigeants sont très très inquiets par rapport à l'Iran et qu'ils ont décidé de rendre coup pour coup et cela influe directement sur leur stratégie pétrolière qui traditionnellement était une stratégie qui n'était pas spécifiquement spécialement politisé entre guillemets on a vu le 17 avril 2016 la réunion de DOA au catar entre 18 pays producteurs la plupart des pays membres de l'OPEP l'Organisation des pays exportateurs de pétrole quelques pays non OPEP dont la Russie ces pays devaient s'entendre sur un gel de leur production en 2016 pour faire remonter les prix du pétrole c'était une réunion qui était préparée depuis plusieurs semaines normalement il ne devait pas y avoir de problèmes particuliers et quasiment à la dernière minute l'Arabie saoudite a dit non à un accord sur le gel de sa production sur la base du raisonnement de l'argument suivant si l'Iran ne gèle pas sa production nous Arabie Saoudite nous n'allons pas geler notre production chacun savait que l'Iran naccepterait jamais de geler sa production puisque l'Iran a vu sa production chuter depuis des années du fait des sanctions occidentales alors maintenant qu'il a enfin l'occasion d'augmenter sa production il ne va pas la geler euh donc dire ça poser cette condition c'était garantir l'échec le fiasco de la réunion de DOA ce qui est arrivé il y a pas eu d'accord et C ce point particulièrement important soulligne à quel point la politique pétrolière aujourd'hui de l'Arabie Saoudite pas hier ou avanth mais aujourd'hui est entre guillemets contaminé influencé par sa perception d'une menace croissante liée à la montée en puissance de l'Iran qu'est-ce que vous pensez du fait que les entreprises Ben Laden licenci 77000 de leurs employés et que l'Arabie Saoudite et les les les pays de la région s commence à s'organiser autour de fonds d'investissement pour l'après pétrole alors les fonds d'investissement dans cette région ce n'est pas une nouveauté le cowet a été le pionnier il y a très longtemps sur les fonds souverains absolument tout à fait et les autres ont suivi Emira rabuni Qatar Arabie Saoudite sous différentes formes avec différents noms mais on parle bien ici de fonds souverains donc ça ce n'est pas nouveau dans cette région du du golf euh ce qui par contre est nouveau c'est euh l'annonce par le Prince Mohammed ben Salman qui est donc l'un des fils du roi qui est le ministre de la Défense qui est le vice-prce héritier qui est le président du Conseil des affaires économiques et du développement donc on conçoit que c'est un homme assez puissant euh simplement à cet énoncer de ces quelques principales fonctions un plan à long terme euh jusqu'à horizon 2030 Vision 2000 30 pour l'Arabie Saoudite il ne s'agit pas de se placer comme on l'a souvent dit dans l'après pétrole parce que les Saoudiens savent très bien qu'en 2030 il y aura encore beaucoup de pétrole chez eux et ailleurs il s'agit de diminuer de viser à diminuer la dépendance du pays par rapport au pétrole ce qui est très différent et ce qui est tout à fait logique de la part d'un pays producteur parce que être très dépendant du pétrole c'est une force mais c'est aussi une fragilité c'est un facteur de vulnérabilité notamment quand les prix chutent comme ça a été le cas depuis l'été 2014 euh c'est une vision ambitieuse elle a été adoptée par le Conseil des ministres donc ce n'est pas seulement la vision du Prince Mohammed ben Salman il l'a fait adopté par les autorités saoudiennes alors ensuite euh bon euh 2030 c'est à la fois court et et loin en matière d'énergie il peut se passer beaucoup de choses est-ce que ce plan euh sera euh couronné de succès personne ne peut le dire aujourd'hui ce qui est intéressant son quand même les grandes orientations euh diversif diversification dans secteur énergétique avec montée en puissance du gaz et des énergies renouvelables ce qui est nouveau pour l'Arabie Saoudite les énergies renouvelables et puis diversification en dehors du secteur de l'énergie avec le secteur minier l'Arabie saoudite a un vrai potentiel dans ce domaine-là avec la fabrication d'équipements industriel avec les industries de la défense avec le tourisme tourisme haute qualité hein ça va pas devenir la Costa Brava ça c'est clair c'est pas le c'est pas le style de la maison euh donc voilà c'est c'est in resscent cette prise de conscience des objectifs chiffrés derrière cette vision il y a un ensemble de stratégies qui devront être définis dont une stratégie pour la saoui Ramco la plus grande compagnie pétrolière mondiale qui sera privatisée sans doute à hauteur de 5 % c'est-à-dire pas grand-chose mais 5 % ça peut faire 100 milliards de dollars pour alimenter ce fond souverain qui existe déjà le public investment fund qui a quelques centaines de milliards déjà à son actif mais qui devrait passer à 1800 1900 milliards de dollars d'actifs à horizon 2030 et devenir le plus important fond souverain au monde selon donc cette vision 2030 de l'Arabie Saoudite Philippe qu'est-ce que vous percevez de la stratégie saoudienne est-ce que la famille als Saoud est connecté dans l'air du temps par rapport aux grands enjeux géopolitiques la géopolitique de l'Arabie saoudite a reposé euh DEP P du kunsy en 1945 signé à bord du croiseur du même nom Kouni sur un soutien indéectible et une relation euh très soutenue entre États-Unis Arabie Saoudite le les termes était simple les États-Unis garantissaient le maintien sur le trône de la famille als Saoud en échange d'un pétrole bon marché bon est-ce que vous pensez que c'est est-ce que vous pensez que c'est pour ça que la famille als Saoud met son opposition sur la la la disclosure la publication la diffulgation des 28 pages concernant le rapport sénatorial contre sur le 11 septembre ces fameuses 28 pages à 750 milliards de dollars oui alors sur ce ce rapport il est clair que les Saoudiens sont pas rentrés dans le détail ils ont simplement mis en garde l'administration américaine en disant attendez si vous nous poursuivez enfin si vous permettez au tribunaux américains de juger la responsabilité du gouvernement saoudien dans les attentats du 11 septembre on va retirer une partie de nos avoirs en dollars aux États-Unis le volume de de de l'investissement dollar saoudien aux États-Unis c'est plusieurs centaines de de milliards de dollars 8 % du PIB peut-être j'ai pas le chiffre exact donc je préfère pas dire de bêtises euh simplement là encore c'est une promesse on va dire au fond de enfin une menace de dupe parce qu'au fond c'est l'intérêt de personne quel est l'intérêt c'est qui personne je veux dire ni des Saoudiens ni des Américains d'accord parce que le dollar chut trait et les les exportations saoudiennes de pétrole se font en dollar mais est-ce que ça arrangerait pas les États-Unis que le dollar chute bah pour l'instant il a plutôt tendance à chuter déjà donc je sais pas jusqu'à quel point ils veulent le faire chuter si vous espérez une remontée des taux comme le prévoit la présidente de la Réserve fédérale faut pas non plus que votre monnaie se dévalue ou se déprécie trop trop brutalement donc là encore c'est un petit peu de mon point de vue de la gesticulation et il en sortira pas grand-chose par contre je voulais revenir sur ce que disait Francis concernant la stratégie justement ou les stratégies des grands acteurs donc Francis a mentionné la réunion de DOA du 17 avril il y avait une réunion auparavant en février surtout entre la Russie et l'Arabie Saoudite pour justement préparer celle de DOA du 17 avril et il s'étaent mis plus ou moins d'accord pour geler leur production au niveau de janvier 2016 bon en gros euh ce qui a été moins dit c'est qu'au fond les deux pays en janvier 2016 avaient déjà fortement augmenté leur production ce qui fait qu'en fait Gelai une production qui a déjà augmenté par rapport au mois de janvier de l'année précédente c'est un demi-engagement certains en sont même allés jusqu'à penser que euh finalement il s'agissait de faire une petite place à l'Iran alors là j'is qu'on m'explique mais bon j'en suis pas sûr du tout euh et si on revient là encore à cet accord on s'aperçoit que la Russie et l'Arabie Saoudite sont en compétition ultra intensive pour approvisionner les marchés et préserver le part de marché euh à TR qui va gagner alors attendez parce que là il faut savoir qui attaque ou et et donc euh donc les Saoudiens essaient de se positionner en Europe parce que les Russes essaient eux de se positionner en Asie par quel intermédiaire leur compagnie pétrolière à l'exportation c'est tout euh donc les Saoudiens euh depuis plusieurs mois ont vendu au raffineurs européens du brut à pris discante pour essayer de conquurir des pars de marché sur le marché européen qui est euh quel prix du principal marché d'exportation de la Russie aujourd'hui quel prix du discompte c'est quelques dollars par baril c'est pas 1 % du du prix du baril là actuellement il a combien le le WTI 4 45 ça fluctue ça dépend si on parle du WTI du Brent dans cette fourchette là 40 45 parce que c'est un peu remonté donc il y a cette espèce de de de de de de compétition en terme de part de marché entre la Russie et l'Arabie Saoudite et il se trouve précisément que ce sont les deux principaux pivots d'un éventuel accord mondial c'est pour ça que l'Iran aujourd'hui est dans une situation qui est pas très facile et surtout si l'Iran doit respecter ce qu'elle souhaite faire c'est-à-dire augmenter sa production peut-être bon il paraît qu'aujourd'hui déjà en quelques mois ils ont augmenté 300000 barils jour de production par rapport à avant les sanctions le leur leur mage de manœuvre au niveau de la production c'est combien c'est 2 millions de barils bon c'est pas bien parce qu'il faut du temps et puis il faut des investissements et puis ça dépend de l'état des infrastructures après des années des années d'embargo donc eux prétendent les Iraniens que en un an ils pourrait augmenter d'un million de barils jour ce qui semble peut-être un petit peu optimiste euh par contre 300 à 500000 barils jour très probablement ils peuvent les faire donc il faut quand même trouver de la place pour ces 500000 barils jour additionnels euh alors qu'on a déjà un marché qui est relativement bien approvisionné euh mais je voulais ajouter autre chose justement sur sur sur ces rivalités euh russo-saoudienne iranienne en gros américano-russe américano-russe encore autre chose bah le PCT du Quincy l'accord tacite entre les saoudiens et les Américains je dirais que les les Saoudiens sont simplement la pointe de diamant énergétique des États-Unis non pardon là la pointe de diamant des États-Unis au niveau énergétique du moins l'allié parfait énergétique vous savez les États-Unis il y a plusieurs façons les États-Unis c'est pas monolitique les partis euh républicain démocrat on pas nécessairement ou en tout cas l'intérieur de ces partis vous avez des clans des factions qui sont farouchement hostiles au saouiens on a vu ça du temps de l'administration bouche les néoconservateurs une partie des néoconservateurs je vous rappelle que les néoconservateurs sont en fait des démocrates qui ont quitté le parti démocrate pour rejoindre les républicains et qui eux ont des positions très souvent proisraéliennes et au moment des attentats du 11 septembre ils ont décidé que la relation avec l'Arabie Saoudite ne pouvait plus être qu'elle était par le passé que l'Arabie Saoudite n'était plus un allié de confiance et qu'en plus bon il risquait de de porter un de préjudice aux intérêts israéliens dans la région voir de soutenir des mouvements qui je vous ouvre une parenthèse Nicolas Méon qu'est-ce que vous pouvez nous dire de tout ça alors je voulais revenir peut-être sur le point de vue énergétique de l'Arabie Saoudite ce qui est intéressant avec le le fond souverain qui qu'ils ont annoncer les investissements dans l'énergie c'est qu'en fait il nous montre la voix c'est l'Arabie Saoudite qui nous montre la voix la transition énergétique il y a un autre pays producteur de pétrole qui qui qui nous montre la voix ça s'appelle la Norvège ils ont aussi un fond souverain à 800 milliards de dollars et c'est le premier pays qui fait des investissements pour se débarrasser de sa dépendance propre au pétrole un exemple Oslo en 2019 ils ont prévu de d'interdire la circulation des voitures à Oslo l'Arabie Saoudite était un des derniers pays à produire son électricité avec du pétrole tous les autres pays suite aux deux chocs pétroliers euh avait remplacé le pétrole soit par du gaz soit par du nucléaire et donc effectivement ils font baisser la part de de pétrool dans leur production d'électricité ils limitent au maximum leur autoconsommation pour pouvoir augmenter au maximum leur leurs exportation et puis il n vous aura pas manqué que l'Arabie Saoudite est dans un pays où le climat est très chaud et très ensoleillé donc ça fait beaucoup de sens par exemple de faire des des énergies renouvelables des panneaux solaires du solaire thermique coupl avec des générateurs au gaz pour limiter au maximum leur leur leur consommation de pétrole donc ça c'est quand même un paradoxe qui est qui est assez intéressant à souligner l'autre point c'est sur la Russie l'Arabie Saoudite il y a quelque chose qui s'est passé en début d'années 2016 la Russie est devenu le premier fournisseur de pétrole de la Chine devant l'Arabie Saoudite qui était le le premier historiquement le premier pays fournisseur de la Chine pour quelle raison parce que les Russes ont accepté de se faire payer leur pétrole en yuan et donc ça c'est un changement assez significatif et je pense qu'il faudra surveiller justement l'Arabie Saoudite qui est attaqué sur ses propres terres sur la Chine qui se redéfend sur sur l'Europe ce sera intéressant de voir comment cette situation va évoluer parce que effffectivement les la demande de pétrole aujourd'hui elle vient de deux pays elle vient de la Chine et elle vient de la inde l'Inde qui commence à s'équiper en voiture et qui va avoir un partenariat privilégié aussi avec l'Iran et c'est probablement d'ailleurs leur premier leur premierers clients Francis nous l'Europe on se positionne comment au niveau de tout cette échiquier géopolitique et énergétique comment se comporte l'Union européenne voire même la France par rapport à cette dépendance et ces jeux géopolitique alors l'Union européenne s'est dotée en février 2015 d'une d'un projet qu'on appelle le projet d'union énergétique euh évidemment février 2015 c'est un petit peu moins d'un an après euh le début de la nouvelle de l'actuelle crise russo-ukrainienne la Crimée l'est de l'Ukraine et il y a donc évidemment un lien de de cause à effet important entre ces événements géopolitiques et et cette décision de l'Union europ d'adopter ce projet de d'union énergétique qui sera mis en œuvre sur plusieurs années eu cette stratégie énergétique elle vise en particulier le gaz naturel parce que l'un des grands problèmes que l'on ressent dans les dans les capitales européennes en tout cas certaines d'entre elles et à Bruxelles c'est la dépendance de l'Union européenne par rapport au gaz russse et il est donc prévu de diversifier les approvisionnements de de gaz européens de gaz il est prévu de développer le gaz naturel liquéfié euh qui permet d'avoir du point de vue des pays importateurs une plus grande marge de manœuvre le gaz on l'exporte soit par gazoduc soit sous forme de gaz naturel liquéfié transporté sur des bateaux des méthaniers un gazoduc par définition c'est un lien fixe entre un point de départ un point d'arrivée donc il y a une rigidité euh le gaz naturel ligfié ce sont des bateau et un bateau ça peut aller dans un port et puis ça peut changer de destination aller vers un autre port tant que dans ce port de destination il y a des installations de réception et de regazéification du gaz naturel liquéfié donc développer le gaz naturel liquéfié ça permet ça permettrait à l'Europe donc d'avoir plus de Marg de liberté par rapport à ces fournisseurs développer également les liaison gazière au sein de l'Union européenne dans certains cas vous avez vous pouvez avoir certains pays qui vont avoir un problème de pénurie de gaz ou de pénurie potentielle de gaz lesquel d'autres qui sont bien notamment les pays d'Europe centrale et orientale d'autres qui sont bien dotés mais s'il y a pas de liaison entre ceux qui ont du gaz et ceux qui risquent de ne pas en avoir assez au sein même de l'Union européenne on a une situation qui est évidemment un peu absurde où au sein d'une Union et union normalement ça veut dire quand même un minimum de solidarité ceux qui pourrai aider certains autres pays ne le peuvent pas parce qu'il y a pas les infrastructures de transport donc les gazoducs donc développer le marché intérieur de l'énergie en développant les liaisons entre les pays européens l'équivalent d'une Smart Grid énergétique oui tout à fait et puis faire en sorte que les gazoducs fonctionnent dans les deux sens on a construit des gazoducs Russie vers l'Europe donc ça allait de l'Est vers l'Ouest puisque la Russie c'est évidemment le premier exportateur mondial de gaz avec gaz Prom l'Union européenne est très dépendante par rapport au gaz importé donc logiquement on faisait des gazoduc dans le sens est-ouest mais si sur une partie de ces gazoducs on se donne la possibilité ce qui est possible techniquement d'avoir des échanges de gaz dans les deux directions on a donc par exemple l'Allemagne ou la France qui pourrait renvoyer du gaz y compris du gaz russe vers d'autres pays de l'Union européenne qui pourrait en manquer donc il y a un ensemble de choses diversification énergétique également monter en puissance des énergies renouvelables plus d'efficacité énergétique visant à rendre l'Union européenne à l'avenir on est dans le moyen long terme évidemment moins dépendant de possibles crises énergétiques notamment de crise qui pourrait toucher ou de tension qui pourrait toucher les relations entre l'Union européenne et la Russie et dans le contexte de la crise russo-ukrainienne c'est évidemment une hypothèse qui à Bruxelles au niveau de la Commission européenne est un une hypothèse qui donne lieu à plusieurs scénarios et qui est évidemment dans toutes les têtes Philippe on a parlé de gaz auuc d'olé auuc et de choses comme ça maintenant on va parler de la Syrie il y a certains points qui sont soulevés sur internet concernant le soutien de la Russie à la Syrie pour des questions de gazoduc deoléoduc ou de transport énergétique qu'est-ce que vous pouvez nous dire dessus est-ce que c'est vérifié c'est véritable est-ce que c'est simplement qu'est-ce que vous en pensez l'essentiel des gisements pétroli syriens sont dans l'Est or l'est c'est pas la région que contrôle le mieux le pouvoir de du régime Assad le régime Assad est plutôt dans l'Ouest il contrôle les principales villes d'amas cralp euh la zone front enfin la façade méditerranéenne donc c'est pas une question de léoduc je pense pas euh ni de gazoduc d'ailleurs palmir qui est un site historique comme chacun sait tu vois ce qu'il en reste il y a aussi oui enfin apparemment il en reste pas mal euh mais euh et au sud de palmère vous avez des gisements de gaz euh là on en a pas beaucoup parlé mais bon j'ai pas l'impression que ce soit euh une des priorités du du régime Assad donc mais c'est peut-être une des priorités russe de de pouvoir imposer son propre léoduc pour l'Union européenne non non parce que là ça serait pour apprision enfin pour acheminer quel gaz en provenance de quel pays le fameux arc chi qui irait de l'Iran à travers le l'Irak et rejoindrait la Syrie il faudra qu' des zones qui nécessairement seront pas très très favorabl au régime Massad quel que soit l'issue on ne sait pas quelle échéance du règlement de la crise syrienne règlement il y a un jour et on sait pas dans quel terme donc si vous avez des CDES par exemple qui contrôlent le nord par où doit ber l'oduc je lu donne pas beaucoup de chance de survie donc vous voyez c'est pas là on tire des plans sur la comète sans avoir le moindre élément ferme de réflexion par contre c'est dans la théorie de de de des Fing Tang de bon on peut toujours imaginer ça mais le plus simple serait quand même que ça parte de l'Iran que ça passe par la Turquie et ça directement en Europe puisque la Turquie est quand même malgré les les les les ou les interrogations qu'on peut avoir sur la politique d'Erdogan deçonerdogan ne sera pas éternel non plus quoi qu'on dise bon la C travaille bien dans région je sûr non mais en même temps c'est quand même plus simple d'avoir un seul pays de it pour le gaz iranien plutôt que d'avoir repasser par ce Moyen-Orient très compliqué et notamment l'Irak où là encore les choses ne sont pas réglées du tout est-ce qu'il y aura un Kurdistan indépendant à terme on n sait rien les curdes de Syrie c'est même question que vont devenir les les islamistes qui eux sont plutôt dans le centre de la Syrie voir DAEs on VI on viendra sur les islamistes je vois que Nicolas rajouter quelque chose oui sur le le l'histoire des des gazoduc qui a quand même une histoire assez intriguante si on s'intéresse un peu à la région on a parlé du gaz iranien les Iraniens partagent le plus grand champ de gaz au monde avec les Qataris Qataris qui sont le premiers exportateur de gaz naturel liqufié euh et et donc les cataris quand ils exportent ce gaz naturel liquifié qui coûte plus cher hein qui coûte 10 dollars du 10 dollars du mbtu les prix aujourd'hui en Europe c'est plutôt 5ll MTU pour nos auditeurs ça veut dire euh million British thermal units hein c'est la façon de compter le le gaz naturel euh dans les unités internationales euh et donc les les cataris qui exportent leur Gal euh leurs gaz sont dépendants du dtroit d'orous dtroit d'orous qui est et qui pourrait être bloqué par les Iraniens et donc ils se sont posés la question d'enlever cette dépendance et de pouvoir exporter leur gaz vers l'Europe par pipeline et donc euh quand on il y a pas 150000 pays pour passer du Qatar à l'Europe ça s'elle la Syrie soit par l'Irak soit par la Syrie et donc en fait ce qui est intéressant c'est que Bachar al-Assad était assez proche était assez proche des des Qataris qui étaient ses presque ses meilleurs amis premier investisseur étranger en Syrie le Qatar jusqu'en 2011 et ils avaient discuté en 2009 d'un projet de faire passer un un tuyau qui irait du Qatar Arabie Saoudite Jordanie Syrie Turquie et d'ailleurs à l'époque Bachar al-Assad s'entendait très bien avec Erdogan on le surnommait son petit frère et puis et puis ce ce projet n'a pas plu bien évidemment euh aux Russes euh qui voyait un concurrent euh pour le gaz sur l'Europe et n'a pas non plus plus aux Iraniens euh et euh Bachar al-Assad étant à la 8 euh donc qui est une minorité des chites euh a finalement décidé de mettre fin à ce projet pour faire un un réseau de gazoduc avec l'Iran et en 2011 du jour au lendemain les relations se sont coupées entre le Qatar le Qatar qui devait suite à cet accord apporter la protection à la Syrie une protection militaire un peu comme les États-Unis l'apporté à l'Arabie Saoudite du jour au lendemain et bien leurs armes au lieu de les donner au régime ils les ont donné aux rebelles Francis sur la Syrie alors il y a deux aspects il y a d'une part les ressources et énergétique de la Syrie et puis la possibilité pour la Syrie d'être un pays transit pour notamment du gaz venant d'ailleurs sur le premier point il faut quand même bien garder à l'esprit que la Syrie ce n'est pas un gros détenteur de réserves pétrolièr et gazièr euh l'Irak c'est évidemment tout à fait autre chose l'Irak est un géant pétrolier en terme de de réserve euh la Syrie avant évidemment la guerre de 2011 disons jusqu'au début de cette décennie était un petit producteur de pétrole et de gaz donc il faut pas en faire sur ce plan là sur le plan des réserves il faut pas en faire un enjeu stratégique lié à l'énergie sur le plan de la question du transit ce qu'évoquait Nicolas Nicolas a rappelé que le Qatar est aujourd'hui le premier exportateur mondial de gaz naturel liquefi à partir de leurs installations de liquéfaction à raselfan sur le le le golf ils peuvent approvisionner le monde entier en tout cas là où il y a des besoins évidemment pour du gaz en fonction de compétitivité par rapport à d'autres fournisseurs le marché européen le marché asiatique le marché nordaméricain même si ce marché va se fermer parce que les États-Unis ont une production de gaz grâce à leur gaz noncentional qui augmente ils sont devenus le premier producteur de gaz au monde devant la Russie ils sont maintenant autosuffisants en gaz ils ont comme à exporter du gaz naturel liqufié en février 2016 et ils vont devenir très rapidement un exportateur net de gaz donc ils auront plus besoin ils garderont des importations venant du Canada qui est le le le grand voisin mais voilà ils vont devenir exportateurs net de gaz donc il y aura plus beaucoup de gaz à exporter ou plus du tout vers les États-Unis restera les marchés asiatiques et européens donc le Qatar s'est doté à coût de dizaines de milliards de dollars de plusieurs trains géants de liquifaction les plus grands au monde à raselfan pour pouvoir exporter du gaz naturel lquifier partout et par conséquent pour eux la valeur stratégique d'un gazoduc à travers la Syrie c'est pas très important du tout on croit que entre le Qatar et la Syrie le seul différent c'est cette histoire du gaz mais on oublie qu'il y a quelques autres petits problèmes entre eux notamment la question de l'Iran la Syrie est au sein du monde arabe le pays qui a les relations les plus étroites avec l'Iran et c'est d'ailleurs l'une une des raisons pour lesquelles la Syrie n'est pas vraiment en odeur de sainteté si je puis dire aux yeux d'autres pays arabes notamment les pays arabes du golf donc je crois que évidemment on est dans une région le Moyen-Orient qui est une éponge à pétrole et à gaz et nous parlons aujourd'hui de pétrole énergie géopolitique il y a évidemment souvent des raisons des des relations très étroites pardon entre pétrole gaz géopolitique stratégie dans cette région pour autant il ne faut pas penser que l'énergie y compris le pétrole et gaz peut expliquer tout ce qui se passe dans cette régionl il y a aussi des dynamiques qui n'ont rien à voir avec l'énergie et en pour ce qui concerne la Syrie je crois qu'il faut pas trop s'attarder sur des scénarios dans lesquels l'énergie sera un petit peu le le dé Maina oui juste sur la sur la Syrie pass PhIP tout de suite après sur la sur la syérie effectivement la Syrie est pas un des plus grands producteurs de pétrole dans la région ceci m un petit c'est un petit producteur ceci c'était un petit parce que maintenant ils produisent plus grand chose ils ont passé le leur maximum de production euh au début des à la fin des années 90 il faut avoir en tête que le sur le financement de l'État syrien euh l'argent qui venait des exportations du pétrole représenta 40 % du budget au début des années 2000 euh à la fin des années 2000 on était à 25 % du fait euh qu'ils ont passé ce maximum de production et donc ils ont quand même dû trouver de la l'argent ailleurs comment est-ce qu'on trouve de l'argent ailleurs et bien ça s'appelle les impôts ça s'appelle les réduction de subvention au prix de l'énergie et ça je suis d'accord que ça n'est pas le facteur principal mais ça été un facteur qui s'est ajouté en plus dans cette région en plus notamment des des crises qu'on a pu avoir climatique qui ont un impact très fort sur les sur l'agriculture les productions locales de céréal et je rappelle souvent que la différence entre une guerre civile et où tout va bien c'est TR repas par jour une des raisons qui a engendré les printemps arabes que ce soit quand il n a plus deond dans les les chevaux se battent exactement Philippe on va passer à la Chine à l'Asie je voudrais votre point de vue sur la sécurisation des colers du collier de perle et ainsi que la mer de Chine alors sur le collier de PER expliquer ce qu'est le collier de perle en fait c'est un un maillage de point d'appui sur des ports qui vont de la Chine continentale en la Côtière jusqu'au Golf arabou Persique Chapel d'île île port mais l'idée c'est de de d'avoir des ports qui vous permettent de faire Escal pour les tankerss pour ce que vous voulez voir voir installer peut-être avec l'accord des pays enfin concernés euh alors quand j'entendais quand j'entendais sécurisation du Colet de perle j'entendais sécurisation américaine du collier de perle qui est à mon sens la principale route énergétique de la Chine qu'est-ce que vous en pensez je pense pas que les américains s'intéressent de très près au collier de perles en soi aussi depuis 2009 oui mais après les affaires stratégiques du ministère de défense c'est un point de vue très chaud le discours et les actes les États-Unis ont cette vision depuis l'administration Obama avec le pivot asiatique donc là on est bien d'accord c'est la nouvelle orientation stratégique des États-Unis par rapport à ce qui était auparavant plutôt une relation transatlantique bon comm tel qu'on l'a connu maintenant les Chinois n'ont pas les moyens dans l'immédiat de négocier euh des base puissante si on exclut quelques et là justement il faut distinguer un peu les cas de figure les Maldives ou ou le Bangladesh ou c'est pas c'est pas guadar justement au Pakistan guadar c'est une ville chinoise un port chinois construit par des chinois habité par des chinois c'est vraiment un un un un point de fixation con CR qui peut amener toutes sortes de projets ensuite ce qui sera pas le cas des autres points d'appui qui eux sont plus on va dire des points d'appui maritimes pour pour pour la la mer de Chine qu'est-ce que vous pensez des revendications millénaires ou millénaristes des des Chinois concernant la la mer de Chine B c'est pas nouveau première chose qu'on peut dire en gros ils ont commencé à revendiquer la fameuse langue de bœuf qui descend en gros presque jusqu'à l'Indonésie enfin ça un peu plus honneur heureusement juste en face de l'Australie c'est peut-être pour ça que ça explique le contrat de 50 milliards des Australiens à vouloir des sous-marins oui ça notamment mais euh bon les Américains ont installé une base à Darwin donc au nord de l'Australie euh B il a 500 hommes je crois euh donc c'est pas non plus euh énorme euh est-ce que vous pensez que les Chinois s'attendent à une guerre dans la région et est-ce que c'est pour ça qu'ils construisent des portes-avions fixes par l'intermédiaire d'î créé de de de rien qu'est-ce que vous en pensez les la stratégie militaire chinoise a changé depuis on va dire ces 10 dernières années d'abord il y a un effort militaire en terme budgétaire qui n'a cessé d'augmenter mais quand on compare celui des États-Unis à celui de la Chine il y a pas photo vol quel est le volume de la Chine quel est le volume des États-Unis États-Unis euh je c les États-Unis c'est plus de 10 fois le budget de la défense chinois donc euh c'est pas ils sont pas dans la même catégorie très clairement euh les États-Unis ont différentes flottes sur tous les océan avec des portes-avions des unités de projection euh les Chinois viennent de sortir leurs premierers porte-avion donc on part de de de zéro enfin les Chinois partlent de rien et en plus ils n'auront peut-être pas la dernière technologie euh euh en terme de compétitivité par rapport à ce que font les Américains qui continuent d'investir donc euh je sais que c'est un fantasme très très européen voire occidental ce conflit Chine États-Unis maintenant la Chine depuis des décennies son principal axe stratégique c'était de rendre son pays inexpugable qu'on ne puisse pas l'envahir donc c'est une stratégie exclusivement défensive où la raison a pas besoin de porteavion puisque notre ambition c'est pas d'aller se projeter à à l'extérieur bon il faisait quelques incursions en territoire voisin comme au Vietnam pour montrer qu'ils étaient là et que bon bon euh il y a eu quelques petites escarmouches avec la Russie aussi sur le fleuv amour enfin bon en gros c'était on est chez nous et personne viendra chez nous maintenant c'est un peu différent puisque la Chine est en train d'invenir une puissance globale tout le monde le sait euh que ces exportations sont très importantes que donc les les les flux de marchandises vont être de plus en plus importants alors ça c'est c'est une extrapolation sur quel type de scénario de consommation mondiale parce que l'exportation chinoise est en train de baisser le système financier chinois est en train de se casser la gueule ils ont injecté à peu près 40 ou 50 points de points de PIB dans leur économie pour maintenir les choses à flot ils font face à une une fite de capit extraordinaire depuis que leur bourse oquet oui mais bon ça si vous voulez c'est les aléas de l'économie au sens large et de la situation chinoise en particulier euh on peut pas dire dire que le le les problèmes financiers de la Chine aujourd'hui vont conditionner l'évolution de sa politique dans les années ou les décennies qui viennent euh il faut savoir que les enfin la Chine est en train de basculer d'une économieellementrie lourde ça c'est une c'est un dogme qui est souvent colporté de la mutation de la Chine sur les entreprises de service choses comme ça notamment mais pas seulement et parce que aussi il va bien falloir que il il bascule d'exportation vers la consommation intérieure bon ça sera pas non plus là encore de de de d'un trait de plume ça prendra du temps ça posera problèm beaucoup de problèmes peut-être en terme de chômage surinvestissement sur capacité des choses comme ça néanmoins euh il fautf là encore quand on suit un peu l'évolution de la politique chinoise le président x Jinping actuellement au pouvoir est en train de totalement noyauter l'appareil d'État il a mis des hommes à lui partout et si demain il y a trop de contestation comme il y a eu déjà cris comme il y a eu des des révoltes il peu près 1000000 oui oui a de laance ENF en même temps c'est grand beaucoup d'habitants tout est relatif à Paris si on prend nos manifestations chez nous ramen 76 millions d'habitant je sais pas combien ça ferait bon bref je pense que l'appareil d'État chinois pourvu que le Parti communiste puisse garder les reennes du pouvoir et là je vois pas comment il pourra en être trom en tout cas sauf à faire des extrapolations un peu délirant bon a toujours l'armé comme quoi c'est quoi les extrapolations délirantes bah un effondrement du système quel effondrement de quel système bah du Parti communiste ah bah oui puisque c'est lui qui tient les reennes et et par contre il y a remise enfin reprise en main du PC on va dire par le pouvoir central à Pékin avec les campagnes antiorruption avec tout ce qu'on veut bon alors ça ça ça évidemment c'est je je vais vous mettre une petite pause Francis l'Asie la Chine la mer de Chine et tout ça alors effectivement comme l' comme l'a rappelé Philippe on avait donc beaucoup évoqué du côté à Washington ce ce basculement militaire et stratégique vers l'Asie du fait du poids de l'Asie dans la population mondiale dans l'économie mondiale c'est l'une des grandes orientations stratégiques de l'administration Obama depuis depuis le début depuis le le premier mandat du président Obama euh et puis donc il voulait le faire pas progressivement bien sûr et il y a eu des problèmes qui n'avait pas forcément envisagé comme souvent d'une part en Europe la crise russo-ukrainienne et ses conséquences et laanestité de réassurer de rassurer pardon l'allié européen et et deuxièmement au Moyen-Orient l'État islamique avec la Syrie l'Irak euh en Afrique du Nord un peu la Libye et cetera ce qui fait que le président Obama et ses conseillers n'ont pas pu à ce jour et ça va pas changer demain mettre en œuvre comme il le souhaitait ce ce réajustement stratégique sur le plan militaire vers l'Asie ça reste dans leurs intention à moyen et à long terme pour les raisons évoquées mais il a bien fallu renvoyer au contraire des troupes vers le Moyen-Orient que l'administration Obama souhaitait au contraire quitter quitter de de de façon relative en tout cas au sens de troupe au sol et puis l'Europe où on voulait alléger le dispositif le dispositif militaire par rapport à la mer de Chine évidemment ce qui se passe en Europe alléger le dispositif militaire américain en Europe été multiplié par 4 le budget C anné euh oui ah mais justement ça c'est la conséquence de la crise russo-ukrainienne mais par rapport aux intentions du président Obama et de ses proches consiller sur le plan diplomatique il y avait vraiment la volonté d'alléger le dispositif militaire américain en Europe et au Moyen pour aller vers l'Asie euh sur la la mer de Chine du côté des États-Unis on dit toujours il faut que ces problèmes soient réglés pacifiquement on ne prend pas position sur les revendications territoriales de la Chine de X de y mais ce qu'on veut c'est que les gens se mettent autour d'une table et discutent et n'emploient pas la force la menace de la force et cetera des gesticulation militaire pour faire peur et pour conquérir une partie d'une partie du ça permet évidemment aux États-Unis de resserrer leurs relations avec plusieurs des pays de la région qui ne sont pas particulièrement très rassurés par rapport aux ambitions chinoises y compris le Vietnam ce qui est historiquement et bien sûr on voit d'ailleurs venir depuis quelques années ce ce rapprochement y compris militaire stratégique disons stratégique américano-vietnamien mais ce qui se passe en mer de Chine l'attitude de la Chine pousse plus plusieurs pays alors Washington a des alliés depuis longtemps en Asie mais ceux qui n'étaient pas forcément ses grands alliés se disent à tout prendre je préfère me rapproché de c'est un grand classique depuis maiavel ça n'a pas et puis du côté de la Chine également il y a cette dépendance croissante du pays vis-à-vis des importations pétrolières la Chine est pourtant un un gros producteur de pétrole c'est le la Chine fait partie des C ou si premiers producteurs mondiaux de pétrole par ce qui n'est quand même pas rien en matière de production de pétrole on a d'abord le le le super trio États-Unis Russie Arabie Saoudite par ordre des croissant en terme de production de pétrole aujourd'hui et ensuite on a loin derrière on a un deuxème groupe de trois pays qui sont Canada Irak Chine avec entre 4 millions et 4 million et demi de barils par jour pour chacun de ces pays les trois premiers c'est plus de 10 millions de barils par jour hein pour chacun États-Unis Russie Arabie Saoudite donc la Chine est quand même un grand product mondial de pétrole mais sa production n'augmente plus depuis pas mal de temps elle est on va dire stable alors que sa consommation elle galope parce que sa consommation est liée à sa croissance économique à son développement à son industrialisation au développement des transports automobiles sur son territoire et l'écart se creuse chaque année entre une production chinoise stable une consommation qui augmente et donc de plus en plus la Chine doit faire face à à à ce à ce ce gap cet écart entre consommation et production en ortant de plus en en plus de pétrole et ça c'est un facteur qui préoccupe les dirigeants chinois depu plusieurs années estce c'est un plateau de production Nicolas Meillan sur la Chine est-ce que la Chine a atteint un plateau de production au niveau de son pétrole et que c'est pour ça qu'elle est obligé de d' importer la Chine a toujours été très pragmatique sur les questions énergétiques sur les questions du pétrole effectivement on voit depuis un certain nombre d'années que la production chinoise autour de 4 millions de barils par jour n'augmente plus euh mais ce qui est intéressant c'est leur ils n'ont pas de capacité de projection militaire mais ils ont une capacité de projection économique et les accords qui passe avec un certain nombre de pays qui sont les fournisseurs de la Chine en pétrole premier fournisseur la Russie depuis le début de l'année vous avez ensuite l'Arabie Saoudite et vous avez un certain nombre de pays comme l'Angola comme Oman comme l'Irak aussi la Chine qui après le après la guerre en a raflé un certain nombre de concessions au nez des des pétroliers européens et américains sur le pétrole de l'Irak et ils ont un pragmatisme extrêmement important ils savent que leur croissance économique future dépend de cette approvisionnement de cette sécurité et d'ailleurs quelque chose d'intéressant depuis que les prix du pétrole ont baissé de de presque 70 % la consommation et la demande chinoise n'a pas baissé pourquoi parce que la Chine ch achète tout le pétrole disponible pour le stocker alors c'est vrai qu'ils n'ont pas aujourd'hui les 3 mois de réserve stratégique qu'on les pays de l'OCDE euh mais l'an dernier 500000 barils par jour étent achetés par les Chinois pour le stocker d'abord le stocker dans des réservoirs en surface et ensuite recréer quasiment des pues de pétrole artificiel le créer le stocker de manière souterraine pour constituer ces stocks je crois que l'an dernier ils avaient atteint 200 millions de barils et que leur objectif c'est 500 millions à horizon 2020 donc ils savent beaucoup plus que nous les Européens que leur futur leur croissance et le le le maintien de leur système qui dépend de ces taux de croissance dépend du pétrole il y a cette politique de de stockage stratégique que vient d'évoquer à juste titre Nicolas qui est l'une du priorité de la politique énergétique chinoise il y a il a évoqué également une diversification des approvisionnements avec notamment pas uniquement mais la montée en puissance de la Russie le Kazakhstan d'autres pays le l'Afrique l'Angola et cetera il y a aussi une politique de contrôle d'actifs pétroliers le gouvernement chinois donne pour mission aux compagnies pétrolière étatique et il y en a trois principales la CNPC la China National Petroleum Corporation syopec et la Cnoc China National offshore o Corporation d'aller dans le monde entier enfin en tout cas là il y a du du pétrole de prendre des participations dans des actifs pétroliers pour avoir droit à une part de la production qui si besoin est pour être acheminé vers le marché chinois pour contribuer à la sécurisation des approvisionnements et il y a aussi une politique de diversification énergétique euh alors il y a le problème du charbon la Chine il faut jamais l'oublier consomme la moitié du charbon consommé dans le monde à elle toute seule mais ça pose bien sûr quelques petits problèmes environnementaux pollution locale considérable avec sans doute des centaines de milliers de morts prématuré en Chine chaque année et puis contribution au changement climatique euh c'est pas pour ça qu'ils vont abandonner le charbon parce que c'est leur charbon c'est une ressource nationale mais il ils peuvent pas continuer il pourrait mais ils ne le feront pas à aller développer le charbon donc ils vont faire monter en puissance le gaz naturel y compris en ortant du gaz naturel liqufié justement ce qu'ils ont commencé à faire ils développent et ils vont continuue à développer les énergies renouvelables l'efficacité énergétique donc il faut un petit peu feu de tout bois euh mais c'est une de leurs préoccupations majeur en terme de politique énergétique et bien entendu politique énergétique sécurité des approvisionnements on est en pleine stratégie en pleine géopolitique bien sûr Philippe et je je juste pour compléter non non non prenez votre temps pour compléter il a pas de Justus le la stratégie d'approvisionnement chinoise donc comme le disait justement euh euh Francis bon ils achètent des droits sur des gisements euh ils rachètent des parts d'actifs sur des compagnies étrangère déjà présente euh prendre l'exemple de Repsol au Brésil où ils ont créé une une join venture où euh la Chine prend 40 % des actifs de Repsol au Brésil et Repsol c'est la deuxième compagnie en terme de superficie des gisements à développer ou déjà octroyé euh derrière pettrobras la compagnie nationale ça me fait penser tout à fait à la même démarche que l'Iran avait eu avec Swift quand il s'étaient fait expulser de chez Swift ils sont amusés à diversifier absolument leur leurs finances pour éviter ça les Chinois font à peu près pareil c'est-à-dire qu'ils achètent des part à côté pour pouvoir euh bah ils achètent des actifs soit sous sous forme financière puisqueen fait ça sera toujours Repsol l'opérateur ce sera toujours Repsol qui fera le job on va dire par contre sur la production à venir ils prendront 40 autre cas de figure toujours en Amérique latine le Venezuela le Venezuela n'a pas les moyens vu la crise qui traverse encore plus aujourd'hui qu'ier de financer ses investissements pétroliers à travers les compagniees Nationales PDVSA est-ce que vous pouvez rappeler juste pour nos auditeurs qu'est-ce qui se passe au Venezuela en ce moment mis à part l'inflation que que les fonctionnaires travaillent plus que de jours par jour et que certains fonctionnaires faut pas exagérer ah bah il faut que ce soit les fonctionnaaires fctionnair je présume que les ord ménagères continuent d'être ramasser il faut éviter les épidémies enfin je le souhaite pour eux euh enfin euh bon il se passe une crise économique qui était prévisible pourquoi prévisible prévisible parce que quand vous avez un cours du du brut à 147 90 ouais enfin c'était en juillet c'était le 2011 juillet 2011 donc juillet 2008 8 8 oui avant la crise pour ça qu'on le fait venir à chaque fois avant la crise juste avant la crise et donc la suite donc euh quand vous avez des recettes budgétaires de cet endre-là pour un pays qui exporte en gros pour 90 % ils ont vécu au-udessus de leurs moyens ils ont vécu au-dessus de leurs moyens ce qui a financé les missions les fameuses missions de de GO Chavez qui ell ont permis de sortir un certain nombre de millions de de véézuéiens de la pauvreté donc là on peut discuter du bien fondé de la chose la méthode de financement néanmoins bon le le but en lui-même est plutôt louable maintenant ce qu'on faisait avec 100 millions enfin 100 milliard pardon 100 million un baril à 100 100 dollars on peut plus le faire avec un baril à 40 du coup quand on essaie de maintenir ce genre de subvention ou de de de de de d'avantages sociaux si on peut dire et vous n'avez plus rien pour les financer votre économie plonge votre monnaie se dévalue complètement comme il s'agit en plus du Venezuela un pays qui importe l'essentiel de ses biens de consommation vous avez plus on all jusqu'au papier toilett imaginez pénurie de papier toilette aujourd'hui maintenant c'est la bière maintenant c'est la bière bon la bière qui est la boisson nationale au Venezuela ils peuvent plus importer le le l'orge parce que là encore les prix ont augmenté alors que le recettes ont diminué donc on va vers un système et sans compé qu'en plus certains produits son de premité sont subventionnés et donc sont font l'objet d'un trafic avec les Colombie parce que comme évidemment c'est moins cher au Venezuela vous pouvez le revendre plus cher en Colombie il fait que c'est un un puissant fond et donc le système économique vézuellien en train de s'effondrer complètement mais je voulais en revenir donc au pétrole et à la Chine puisqu'il ne pouvaient pas financer précisément leurs investissement et qu'ils avaient par ailleurs sans doute besoin de recette annexe ça c'est moins dit la Chine a donné à plusieurs reprises on va prêté des dizaines de milliards de dollars gagés sur du pétrole à venir donc ce que d'e certaine façon on dit là encore que le Venezuela après les les relations un peu houleuses qu'il y avait eu entre les États-Unis George buouch et le Venezuela étrangement ça a pas énormément fait chuter les exportations du Venezuela vers les États-Unis exportation pétrolière euh elles ont progressivement diminué au profit de la Chine justement c'est il y a un système de bascule euh parce que les vénézueliens sont bien obligés de rembourser une partie de leur prê en pétrole ni 60 milliards d'euros 60 milliards d'euros hein les les prêts les prêts de la Chine à l'Argentine ça c'est l'exemple Venezuela exactement les prêts de la la Chine au vézuela mais effectivement ce que fait c'est ce que disait Philippe ce qui se passe avec le Venezuela é fait avec un certain nombre de pays j'ai en tête l'Afghanistan ou 80 % des investissements direct étranger sont chinois bien évidemment l'Afrique sur toutes les matières toutes les céréales toute l'agriculture les Chinois ont besoin ont besoin ils sont pas autosuffisants et donc ont besoin on mis la main sur un certain nombre de pays en Afrique et de régions où ils arrivent euh ils construisent des villes et ils récupèrent ils récupèrent toutes les céréales pour pouvoir s'approvisionner donc il y a euh quelque chose d'intéressant avec la Chine dont on pourrait s'inspirer en Europe c'est cette volonté alors sur l'agroalimentaire c'est vrai que nous en France on est assez bien loti donc on est autosuffisant en tout cas dans tout ce qui est céréales mais sur le pétrole et l'énergie on dépend encore à à 30 % de la Russie que ce soit sur le gaz mais aussi sur le pétrole même si le lien sur le pétrole est plus détendu puisque c'est un marché qui est mondial ce qu'on a pas dit tout à l'heure et que je voulais ajouter c'est que sur la partie énergie effectivement après les ce qui s'est passé en Ukraine l'Europe s'est dit on dépend trop de la Russie il faut que nous diversifions nos approvisionnements et en même temps vous aviez aux États-Unis cette révolution qui y a eu sur le pétrole et le gaz de rochemer qui comme le disait Francis fait qu'aujourd'hui ils sont autosuffisants sur le gaz sur le pétrole ils en ortent encore 40 % hein il faut aussi noter que depuis cette révolution ils importent plus aujourd'hui de pétrole de l'Arabie Saoudite qu'avant la Révolution ils importent moins de pétrole plus vous êtes passé de vous êtes al je monieur amusé à regarder les informations les importations pétrolières américaines aujourd'u de l'Arabie Saoudite de l'Arabie Saoudite ah d'accord effectivement ils importent il y a 800000 baril du Nigéria qu' n'importe plus puisque c'était la même qualité hein de Light set crude mais donc mais donc les Américains on avait intérêt si vous voulez à ce que les Européens se fâchent avec les Russes pour pouvoir leur vendre leur gaz ils le font déjà par seère énergie vous pouvez dès aujourd'hui allumer votre chaudière au gaz et vous chauffer au gaz de schist euh et aussi le pétrole parce qu'il pensaient et probablement à tort qu'un jour ils allaient être indépendants en terme de pétrole alors ils en exportent ils ont enlevé le l'interdiction d'exporter qui G qui date du premier choc pétrolier mais ça c'est pour des raisons de de de raffinerie et le fait que le pétrtrole qui produise aux États-Unis ne peut pas être raffiné là-bas car ils ont des raffineries qui qui est plus adapté du pétrole extra lourd et donc les Américains avaient un intérêt à ce que les Européens se F s'entend moins bien avec les Russes alors que c'est l'allié naturel la Russie avec l'Europe pour les pour les années qui viennent que ce soit sur l'énergie ou sur un certain nombre d'industries comme l'aérospatiale et cetera je vais passer peut-être oui les alors avant pour le chiffrer juste un chiffre parce qu'il est je pense très il est vrai et il est très spectaculaire en 2005 les importations pétrolières des États-Unis couvraent 60 % de leur consommation nationale donc un taux de dépendance élevé aujourd'hui on est à un peu plus de 20 % 21 22 % donc en une dizaine d'années leur taux de dépendance vis-à-vis des importations pétrolières a été divisé par 3 c'est absolument considra soutenabilité en tout cas on n'est pas dans le court terme on est au MIN on est dans un moyen long terme la question c'est jusqu'à quand ça vient en grande partie cette diminution très forte de leur taux de dépendance s'explique de deux façons d'une part une consommation qui n'augmente plus voire qui a même décliné un petit peu consommation pétrolière intérieure des États-Unis et une production pétrolière en forte hausse depuis 2008 du fait des pétroles dit non conventionnels et ça réduit évidemment considérablement l'écart entre la consommation et la production il y a quelques années enfin disons à la fin des années 2000 vers 2007 200008 les États-Unis étaiit le premier consommateur mondial de pétrole le 3ème producteur mondial de pétrole et le premier importateur mondial de pétrole aujourd'hui ils sont toujours le premier consommateur mais ils sont le premier producteur et ils sont le deuxième importateur mondial de pétrole derrière la Chine qui est passé devant les États-Unis par rapport à c'est c'est le lien avec ce qu'on disait tout à l'heure euh ils ont d'immenses réserves de gaz non conventionnel les États-Unis ils ont des réserves importantes de pétrole noncentionnel mais sur la base des données qu'on a aujourd'hui on peut pas dire ils ont des réserves immenses de pétrole non conventionnel d'où votre question combien de temps est-ce que ça peut durer pour le gaz très longtemps sans sans aucun doute pour le pétrole le département de l'énergie des États-Unis dit on a en tout cas une dynamique de progression de notre notre production pétrolière jusqu que vers 2025 là on voit à peu près clair à cet horizon là euh ensuite on est prudent ensuite point d'interrogation il n'est pas sûr que les États-Unis a des réserves pétrolières suffisantes c'est pas le Moyen-Orient c'est pas l'Arabie Saoudite en dépit du noncentionnel euh mais ensuite c'est ça c'est sur la base de l'état actuel de nos connaissances les compagnies pétrolières vont évidemment continuer à se développer à explorer à à faire progresser les techniques mais pour pour l'instant disons que jusque vers la moitié de la décennie prochaine les États-Unis vont être dans une situation pétrolière qui sera fort bonne avec de moins en moins d'importations au-delà il faut être prudent et ne pas forcément se précipiter dès aujourd'hui pour faire des des prévisions au-delà de 2025 2030 Philippe je vais vous donner la parole concernant l'Arctique l'Arctique on en est où nulle part il fait froid il des pingouins non c'est-à-dire que les les les grandes compagnies qui avaient des permis notamment au nord de l'Alaska euh ont tentait de faire des premiers forages et euh bon vous savez que la la la la période propice à ce genre de forage est très très limité he c'est mois d'été et en septembre il faudrait ALIR tout tout terminer donc c'est le cas de Chelle notamment qui a eu pas mal de déboir et donc on dit pour l'instant on gèle sans jeu de mot mais donc vu les prix par ailleurs actuels il est sûr que l'article va pas être une priorité pour la plupart des compagnies qui ont des à partir de quel prix c'est intéressant l'Artic l'Artic pour l'instant je vous dis on n'est pas très opérationnel sur sur on n pas beaucoup de d'éléments de comparaison les Russes font des choses dans dans dans dans l'artile soviétique euh mais on n pas des éléments euh je dirais très fiable et avec du recul pour savoir combien ça coûte réellement on sait que ça va coûter très cher parce que c'est des infrastructures qui vont être par définition très spécifi et l'acheminement ça va se passer comment par exemple si je vous dis que le réchauffement climatique avec le permafros pour poser un oléoduc c'est compliqué comment ça va se passer bah s'il y a le réchauffement il y aura peut-être moins de permafroste oui mais les sols seront instables donc et il y aura les bateaux il y aura les bateaux donc là je redonne la parole tout de suite à passage du Nord-Ouest donc les les routes vont racourc non le sur l'Arctique je crois qu' il y a déjà aujourd'hui et depuis des années une réalité de des développements et de l'exploitation pétrolière et gazière en Arctique c'est le cas aux États-Unis avec l'Alaska qui est un État producteur de pétrole et de gaz depuis très longtemps depuis d'années c'est le cas d'une partie du Nord du Canada c'est le cas d'une partie de la Russie c'est le cas d'une partie de la Norvège et puis y a les ambitions danoise avec le Grenland mais là on est dans l'exploration donc l'Arctique c'est déjà une réalité aujourd'hui pétrolière et gazière depuis pas mal d'années c'est pas seulement l'avenir en disant qu'est-ce qu'on va faire de l'Arctique est-ce qu'on va aller trouver du pétrole oui bien sûr c'est le cas déjà depuis pas mal de temps c'est pour ça c'est pour ça qu'on a vu les les les les super tanker rentré dans dans dans en construction à grande vitesse là je sais pas il y a combien de projets de de super bateau d'acheminement de alors les supertankers c'est pas uniquement par rapport à l'Arctique c'est pas uniquement parpp àque c'est par rapport au transport pétrolier de façon générale mais évidemment ça peut alors l'Artic ça demande certaines spécificités parce que il faut parfois voilà il faut des prise glace il faut donc là on est sur les coûts qu'évoquait Philippe les difficultés technologiques et les coûts mais l'Arctique c'est déjà une réalité pétrolière et gazière aujourd'hui bien sûr c'est pour l'instant très peu exploité par rapport au potentiel qu'on ne peut pas chiffrer mais qui est certain très important mais là je reviens à ce que disait Philippe il y a la question des prix de la rentabilité qui est capital avec un prix à 100 dollars par baril les compagnies pétrolières se disaient oui bien sûr on va développer de nouveaux projets en plus de ce qui existe déjà et il y en a déjà un certain nombre mais on va développer de plus en plus de projets dans cette partie du monde qui est encore l'un des des rares zones mondiales qui est très peu exploré pas pas inexploré mais très peu exploré avec un prix aujourd'hui on est sur 45 47 bon en janvier on est à moins de 30 c'est clair que c'est pas la priorité pour des raisons de rentabilité on il y a eu le pétrole et le gaz noncciel aux États-Unis qui ont largement changé la donne au niveau mondial plus le Canada avec le pétrole extrait des sa vitumineux ce qui fait qu'on s'est même trouvé avec un excédent de pétrole au plan mondial c'est d'ailleurs ce qui a fait chuter les prix largement donc quand vous avez trop de pétrole sur le marché des prix très bas et encore plein de choses à faire dans d'autres régions du monde y compris en Amérique du Nord pour une compagnie pétrolière qui agit normalement de façon à peu près rationnelle vous dites bon ben l'Arctique bien sûr je perds pas sa de vue la preuve c'est que souvent j'y suis déjà mais c'est pas la région prioritaire pour de nouveaux développements dans les prochaines années c'est repousser en terme de calendrier ça reste évidemment un enjeu stratégique important pour l'industrie pétrolière mais à moyen et long terme et plutôt qu'à court moyen terme et juste pour compléter sur les questions géopolitiquesut de l'Artique on entend souvent dire qu'il peut y avoir des conflits pétroliers sur les revendications territoriales des uns et des autres c'est assez faux dans la mesure où la plupart des gisements pétroliers en tout cas sont le long des côtes et sont pas sur des zones disputées en terme de conflit territorial entre les pays riverins de la zone la Norvège et la Russie on finit par trouver un accord en mer de baren enfin il y avit quelques mini conflits par contre ça il faut le dire aussi c'est euh l'essentiel des ressources en hydrocarbures de la zone artique c'est d'abord du gaz beaucoup plus de gaz que de pétrole et donc dans la situation actuelle c'est moins intéressant là aussi je vais vous poser une dernière question à chacun la question classique de notre chaîne YouTube il faut donner un conseil pour les jeunes générations alors Francis la connaît déjà Nicolas l'a donné la connaî déjà alors on va commencer par Philippe ah bah moi laissez-moi le temps de la réflexion je la connais pas bon alors on triche alors allez on passe sur on passe sur Nico Nicolas pardon la question ah non pas pas la même réponse que la dernière fois attention je me fâche donc un conseil un conseil pour les les jeunes générations une bouteille à la mer exactement je pense que depuis 15 ans le monde a changé euh le monde est beaucoup plus petit avec le développement d'Internet et aujourd'hui j'encouragerai les gens sur ces sujetsl qui sont compliqués qui sont le pétrole et la géopolitique c'est toujours important d'avoir un certain nombre de différentes sources pour croiser les informations et donc les jeunes doivent aujourd'hui s'approprier s'approprier l'information se créer leurs propres médias en allant chercher en allant lire différentes sources et différents points de vue pour recroiser les infos c'est ce que je fais tous les jours dans mon métier et c'est essentiel pour pouvoir se forger une opinion et ne jamais ne jamais prendre pour argent comptant ce qu'on vous raconte Francis je serais tenté de tricher et de reprendre ce que Nicolas vient de dire à savoir que on a parlé bien sûr aujourd'hui d'en jeux stratégique d'enjeu géopolitique lié à l'énergie et et bien sûr il y en a beaucoup c'est aussi un enjeu démocratique l'énergie parce que l'énergie ça concerne tout le monde tout le monde est au minimum utilisateur d'énergie tous les jours 50 fois par jour c'est ça ce sont des sujets extrêmement important qui pèse sur les choix politiques économiques ce qu'on a un petit peu développé partiellement dans cette fa dans ce à travers ce ce débat et et je crois que ce que Nicolas vient de dire sur jeune et moins jeune d'ailleurs sur l'appropriation par des personnes par des groupes de personnes par des sociétés de ces enjeux énergétiques de leur de leur poids de leur influence ça me paraît un sujet tout à fait essentiel ça nous éloigne un petit peu des aspects technicoéconomiqu qui sont très importants mais je concluraai bien je choisirai bien comme tout aille à la mer effectivement ce se rappelle de l'importance de de l'énergie pour toutes les sociétés du monde et donc les enjeux démocratique euh lié à à l'énergie à la connaissance de ces enjeux et si possible à la maîtrise de ces enjeu Philippe c'est bon presque euh bon je rejoins mes mes deux petits camarades là sur le le côté indispensable de s'informer et de s'informer à différentes sources de comparer les sources pour se faire sa propre religion et surtout échapper et ça c'est peut-être la la principale mise en garde que je voudrais euh évoquer ici faire attention au courants doctrinaux c'est-à-dire aux gens qui ont un prê à penser lié à des idées du moment et ça on peut le comprendre appuyer sur des courants politique ou autre imp peut-être même et qui malheureusement parce qu'ils sont peut-être politiquement très très impliqués ont tendance à pas toujours avoir une vision très précise de la réalité et choisir un petit peu ce qui leur convient par rapport à ce qui leur convient moins donc c'est pour ça que ça rejoint le côté s'informer d'abord pour éviter d'être ensuite endurcir son esprit critique être sujet pas objet voilà parfait messieur merci [Musique]