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interviewLe Média (sur YouTube)· 5 mars 2024 94 min

HANOUNA PEUT-IL DÉFIER LE PARLEMENT ? / LE CINÉMA FRANÇAIS : UN PARADIS POUR LES AGRESSEURS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonsoir à toutes et à tous nous sommes le mardi 5 février 202 5 mars 2024 bienvenue sur le média vous nous regardez en direct sur le canal 350 de la freebox sur Youtube ou sur notre site internet pour ne rien manquer l'actualité du média abonnez-vous à notre newsletter quotidienne rendez-vous sur wwwnewsletter.lemediatv.fr c'est le média et la première chaîne télé d'information indépendante au sein d'un écosystème médiatique largement contrôlé par les milliardaires c'est grâce à votre soutien vous nous donnez la force de poursuivre la bataille de l'élargissement de la diffusion de notre chaîne de télévision aux autres boxes qui nous barre encore la route malgré l'agrément de l'arcom ce qui vous l'imaginez freine notre ambition de constituer un véritable contre poid au média mainstream mais on y croit on persiste on occupe l'espace et le terrain on est toujours [Musique] debout et ce soir je suis en compagnie de Cyril embba bonsoir Cyr bonsoir Nadia on fera un point sur l'actualité du jour avec toi puis j'animerai une une discussion autour de la commission d'enquête sur l'attribution le contenu et le contrôle des autorisations de servicees de télévision à caractère national sur la TNT vous avez certainement vu passer les les auditions des dirigeants du groupe Canal Plus et de la chaîne C news qui ont été interrogés jeudi 29 février dernier par les parlementaires sur leurs choix stratégiqu et éditoriaux l'ambiance était parfois tendue on en parlera avec le rapporteur de la commission le député LFI Aurélien saintoule et avec Latifa ouquir exjournaliste et directrice de l'organisation de mobilisation citoyenne le mouvement au côté de la députée génération Sophie taillé poolant le mouvement appelle l'arcom à ne pas renouveler l'autorisation de diffusion sur la TNT des chaînes du groupe poloré C8 et C news la pétition a déjà collecté près de 54000 signatures enfin la seconde partie de cette émission sera consacrée au Mitou cinéma pour en discuter Julien Terry recevra Emmanuel burdau ancien réac chef des Cahiers du Cinéma Marina DEAC cinéaste et ositane Lacuy critique cinéma sans plus tarder on entre dans le vif du sujet avec les dernières infos présentées par Cyril [Musique] EMBA on commence par un rapport de la Cour des comptes qui épingle le comité interministériel de prévention de la radicalisation effectivement Nadia ce rapport publié hier lundi 4 mars et qui n'a pas fait grand bruit est inquiétant pour le comité interministériel de prévention de la délinquence et de la radicalisation après le scandale du fond Mariane c'est un autre pan de la politique contre la radicalisation qui est pointée du doigt la Cour des comptes déplore une conduite des politiques insatisfaisantes une structure sans existence réglementaire et une gestion des crédits défaillante au sein du Secrétariat général du Comité la Cour des comptes s'est attachée à examiner la période 2018 2022 et on ne peut pas dire que le comité ait beaucoup travaillé seulement trois réunions se sont tenues en 4 ans la Cour indique son rôle inexistant quasiment inexistant un conseil scientifique au bilan très insuffisant et une absence d'information du Parlement alors qu'un rapport annuel était prévu à l'origine donc et dans le même temps les effectifs ont augmenté ce comité est passé de 23 agents 2018 à 65 fin 2022 pour quel résultat on peut se poser la question on ajoute à cela donc une gestion défaillante des crédit 75 millions d'euros de budget dont 90 % sont alloués aux préfectures dans des conditions qui peuvent être amélioré selon Pierre moscovissi président de la Cour des comptes ces défaillances sont d'ordre systémique elles sont inquiétantes a-t-il affirmé selon lui l'absence de pilot est logiquement mené à des carences en termes de gestion et de suivi des fonds et des subventions le rapport révèle qu'une grande partie de subventions accordées l'ont été malgré des dossiers incomplets et ces défaillances dépassent le seul cas du fond Mariane pour rappel le fond Marian créé en 2021 par Marlin Chiapa pour lutter contre le séparatisme doté d'une enveloppe de 2,5 million d'euros ce fond avait été épinglé notamment sur l'attribution des subventions et sur leur utilisation que dit le gouvernement face à ce rapport très sévère de la cour des bah il fait des promesses Gabriel Atal promet d'améliorer les suivis et les financements mais les promesses n'engagent que ceux qui les croient disait un certain Jacques Chirac et dans l'affaire du voyage d'andidalgo à Tahiti la mairie de Paris a été perquisitionnée ce matin oui Nadia ces perquisitions s'inscrivent dans le cadre d'une enquête préliminaire concernant un éventuel une éventuelle prise d'illégale d'intérêt et détournement de fonds publics une enquête a été ouverte par le parquet national financier ce qui est questionné ici ce sont les deux semaines passées par an dalgo la mre de Paris en Nouvelle-Calédonie et à Tahiti en octobre dernier un séjour pour approfondir les liens entre la capitale avec les territoire ultramarin et également pour visiter le site des épreuves de surf des Jos la polémique est née suite au prolongement de ce déplacement pour des vacances privées en famille la fille de la mère de Paris vivant en Polynésie l'accusation d'ASS l'association pardon h anticorruption a décidé de déposer plainte contre X mi-novembre elle soupçonne donc la mère de Paris d' voir mêler affaires privées et argent public l'avocat de l'association AC Vincent poudampa nous explique ce que l'association attend de cette plainte l'association AC est une association constituée d'un réseau de lanceurs d'alerte et de spécialistes en droit fiscal en comptabilité en budget donc qui savent lire des budgets et qui au gré des éléments qui peuvent leur être communiqués par des lanceurs d'alertes justement porte plainte auprès des parquets compétents pour que des enquêtes soient diligentées l'association n'espère rien elle met en avant des faits elle attend que les autorités compétentes les qualifient et si elles doivent donner suite qu'ell donneent suite pour le reste nous ne savons pas plus ce qui se passe et nous sommes soumis au secret de l'instruction dans un communiqué signé de la ville de Paris la mère anneidalgo dit être sereine et confiante quant à l'issue de ses investigations elle met en avant le fait que le 10 novembre dernier la commission déontologie de la ville de Paris saisie par la Mairie de Paris avait établi que le déplacement de la M est régulier sur le plan déontologique l'élu socialiste ajoute en outre se tenir à la disposition de la justice pour les besoins de l'enquête à faire à suivre et on parle désormais de l'actualité international Israël pointé du doigt par l'agence de l'ONU pour les réfugiés palestiniens qui l'accuse de commettre des exactions à à Gaza oui c'est une information qui a été initialement rendue publique par le New York Times puis confirmé par Philippe Lazarini le commissaire général de l'unra il a indiqué qu'il existait un rapport interne de l'agence pas encore rendu public et portant sur des centaines de prisonniers libérés par par Israël par le point de passage de Kerem Shalom dans la bande de Gaza le rapport accuse les autorités israéliennes d'avoir commis des actes de torture contre certains de ses employés arrêtés donc dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023 selon les termes du communiqués des rescapés ont rapporté des choses atroces lors de leur détention et de leurs interrogatoires par les autorités israéliennes allant de mauvais traitement à des abus et de l'exploitation sexuelle par ailleurs Philippe Lazarini a déclaré que son agence est conf compé à une campagne délibérée et concertée visant à saper ses opérations et en fin de compte à y mettre un terme et il rajoute que luneri serait bientôt dans l'incapacité de remplir son mandat en raison des réductions de financement ces réductions étaient intervenues suite aux allégations d'Israël selon lesquelles les employés de l'agence auraient été complices des attaques du Hamas en octobre en réponse aux accusations d'exaction l'armée israélienne a accusé l'unroi d'employer plus de 450 terroristes du Hamas et d'autres organisations dans la bande de Gaza mais les Nations Unies notent que pour l'instant Israël n'a partagé aucune preuve de ses accusations avec les enquêteurs ou avec l'uneeri par ailleurs Israël a annoncé le rappel de son ambassadeur à l'ONU dans un message publié sur X le ministre des Affaires étrangères Israël cat a expliqué cette décision par la passivité présumée des Nations Unies face au Hamas merci beaucoup cyila pour ce point d'actualité on passe désormais au premier plateau de ce toujours debout consacré à la commission d'enquête sur l'attribution le contenu et le contrôle des autorisations de service de télévision à caractère national sur la TNT vous avez certainement vu passer les auditions des dirigeants du groupe Canal Plus et de la chaîne C news qui ont été interrogés jeudi 29 février dernier par les parlementaires sur leur choix stratégiques et éditoriaux l'ambiance était parfois tendue on en parle avec le rapporteur de la commission le député LFI au réunien saintoule et avec Latifa ulquir exjournaliste de directrice de l'organisation de mobilisation citoyenne qui nous rejoindra en cours de discussion malgré malheureusement elle fait face aux allias de la RATP euh donc le mouvement cette organisation citoyenne que vous connaissez bien appelle l'arcom à ne pas renouveler l'autorisation de diffusion sur la TNT des chaînes du groupe Boloré C8 et C [Musique] news bonjour Aurélien saintoule bonjour et bien ça tombe bien j'allais ouvrir cette discussion avec vous ça laissera le temps à notre seconde invité la Tifa wikour de nous rejoindre vous êtes le rapporteur de la commission parlementaire d'enquête sur l'attribution le contenu le contrôle des autorisations de services de télévision à caractère nationale sur la TNT cette commission a été lancée en novembre 2023 la demande de votre groupe he la France insoumise que vise cette commission Aurélien saintoule bah elle vise quelque chose d'assez simple en réalité c'est un audit les chaînes de de télévision elles obtiennent l'autorisation de diffuser mais en contrepartie elles le font sur une ressource qui est publique hein qui sont des fréquences et la contrepartie c'est le respect d'une réglementation et de convention qui sont passées entre le CSA enfin l'ancien CSA qui est devenu l'arcom et elle-même et donc après des années et des années de pratique je me suis dit qu'il était intéressant d'aller vérifier que ces chaînes avaient bien rempli leurs obligations parce qu'il y a quelque chose d'un peu subjectif qui on regarde ou on regarde pas on se fait une idée des chaînes mais on va pas forcément vérifier alors moi j'avais à l'esprit par exemple que TF1 je le savais avait des obligations en matière de programmation culturelle et je trouvais assez bizarre que cette programmation j'en ai jamais vu grand-chose et donc la commission d'enquête m'a permis par exemple de vérifier que cet engagement à l'époque de la privatisation on parlait du mieuxdant culturel hein en 87 c'était l'argument pour faire passer la la pilule à ceux qui ne voulaient pas de la privatisation de TF on avait dit ah non mais ce sera l'occasion d'avoir une programmation culturelle ettofée vous allez voir voir ce que vous allez voir et par exemple ces obligations elles figuraient dans un décret un décret passé en 87 pas une convention spécifiquement un décret et par exemple ça prévoyait la diffusion d'opéra de danse de théâtre et cetera bon je crois que vous et moi on n pas vu on n' pas vu de danse de théâtre ou d'opéra sur TF1 j'ai pas d'avis en réalité sur ce qu'il faudrait faire où j'en ai un mais je le garde pour moi pour l'instant euh mais je constate qu'entre 87 et 2021 l'abrogation de ce décret par exemple bah TF1 n'a pas été dans les clous et donc ça pose la question du respect réel de leurs obligations puis de la façon dont on fait respecter ces obligations alors que ce soit le CSA à l'époque ou l'arcom aujourd'hui est-ce que vos conclusions donc les conclusions de cette commission d'enquête lit l'arcom donc l'autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique qui délivre les autorisations de diffusion sur la TNT j'ai envie de dire hélas non l'arcom est une autorité administrative indépendante donc le président de l'arcom a été auditionné une première fois il sera réauditionné à la fin de la commission d'enquête à la fin du cycle des auditions l'objectif dans un premier dans un premier temps c'était de savoir comment il travaillaiit comment il se positionnait dans l'écosystème médiatique j'ai envie de dire et puis la la dernière sera peut-être la dernière audition je le préviens d'avance sera peut-être un petit peu plus tendu on lui demandera peut-être un peu plus des comptes sur ce qui sur ce qui s'est passé euh sous son mandat non l'autorité est indépendante donc elle prend ses décisions indépendamment sans pression de qui que ce soit que ce soit l'exécutif ou le législatif en théorie parce que il a quand même quelques soupçons que le l'exécutif a pu faire pression dans les années qui ont passé sur sur son travail vous avez une affaire en tête ben j'ai une affaire qui est l'attribution même des des autorisations j'ai auditionné un ancien parlementaire qui lui affirme que c'est sa conviction en tout cas que le gouvernement à l'époque avait fait le nécessaire pour que les grands groupes soient satisfaits donc c'était une audition publique je ne révèle rien en disant ça donc la question peut légitimement être posé pour l'instant moi j'ai pas d'éléments suffisamment probants pour l'affirmer mais en tout cas voilà la question de l'indépendance de l'arcom est un sujet évidemment extrêmement important là il va y avoir une un renouvellement de nombreuses fréquences il faut s'assurer que le gouvernement que ce soit le président de la République ou la ministre de la Culture par exemple respecte totalement l'indépendance de l'arcom pour que celle-ci puisse prendre des décisions le moment venu en revanche le rapport il y aura des propositions donc l'objectif c'est de mettre en débat certaines idées sur le rôle de l' comme sa gouvernance la présence éventuellement d'usager de parlementairire et cetera on verra comment on arrive à articuler tout ça je le disais l'ambiance était plutôt tendue he lors de l'audition notamment de Maxime Saada qui est le président du directeur du groupe CN plus qui n'a pas compris votre question Aurélien saintou on écoute la première question à vous monsieur Sada considérez-vous que Canal remplit d'émissions d'intérêt public je suis pas sûr de comprendre la question ça commence mal mon objectif moi est de satisfaire les gens qui s'abonnent et qui payent chaque mois est-ce que vous considérez que Canal Plus remplit des missions d'intérêt public je vous demande pas quel est le modèle économique vous l'avez expliqué je vous demande pas quel est votre projet commercial je vous demande est-ce que Canal remplit d'émissions d'intérêt public vous parlez du groupe ou de la chaîne Canal plus le groupe Canal plus je je pardon je je ne sais pas ce que je ne sais pas ce que ça veut dire je ne suis pas si si la question est-ce que Canal+ est un service public je répondais non France Télévision est un service public Canal Plus est un groupe privé qui cherche en revanche à satisfaire un maximum de public et en particulier soit ses abonnés pour le payant soit les téléspectateurs qui peuvent accéder à la TNT ou nos chaînes gratu sur toutes les plateformes et un maximum de téléspectateurs alors Aurélien saintou on vous offre ce soir l'occasion de clarifier votre question au cas où Maxime Saada nous regarderait par le plus grand des hasards où souhaitiez-vous en venir alors alors effectivement je crois qu'il a très bien compris la question et qu'il a cherché à ne pas y répondre tout de suite ou de se donner le temps au moins de la réflexion bon c'est le jeu de de cette commission d'enquête de toute commission d'enquête évidemment il faut pas que ce qu'on dit puisse être utilisé ensuite contre nous donc c'est c'est le jeu en revanche effectivement il y a beaucoup de personnes qui n'ont pas compris la question parce que évidemment j'avais une idée derrière la tête canal plus utilise sa position de financeur principal du cinéma français pour essayer d'obtenir d'autres choses c'est de notoriété publique ou un secret de polychinel donc pour justifier sa position et s'assurer que les la totalité des chaînes du groupe Canal soit continu à être considéré ou voire même à obtenir des autorisations euh et bien elle met dans la balance sa crédibilité de financeur du cinéma et donc je posais la question de la nature réellement de de son activité parce que si on les écoute là vous ne voyez que la première question mais la réalité c'est qu'il y a eu un laius introductif qui est normal de toutes les personnes qui étaient présentes et donc monsieur ça Ada nous a expliqué à quel point son entreprise était vertueuse et que l'ensemble du système est vertueux d'une certaine façon on regarde il y a des recettes publicitaires et puis ça finance du cinéma et cetera et cetera et donc l'objectif est de se demander s'il y a pas un autre modèle possible sans passer par du du financement d'annonceurs sans passer par la rémunération d'actionnaires et cetera qui serait tout aussi efficace ouvertueux donc moi j'ai pas de plan B pour l'instant mais la question peut se poser et en en tout cas ce qui est certain c'est que quand on dirige le groupe Canal on ne le fait pas par philanthropie on le fait parce qu'on a des intérêts économiques et la réponse est très claire c'est une activité économique c'est une entreprise commerciale dont acte il faut pas nous expliquer que par ailleurs ce sont des méenes sont pas des messenes Laurence Ferrari Pascal pro ou encore Sonia mabrook ont été entendus dans le cadre de cette commission d'enquête Cyril Anouna l'animateur vedette de C8 devrait être auditionné le 4 mars prochain mais le 4 mars c'est passé je crois donc est-ce qu'il a 14 pardon merci mais il a fait savoir qu'il ne répondra pas à la convocation on écoute ils m'ont convoqué le 14 mars ah et sous serment j'ai reçu ouais j'ai reçu ça y est vous l'avez malheureusement 14 mars je peux leur dire tout de suite hein je vais leur écrire 14 mars c'est un jeudi à 14h les chéis Hanouna il bosse he ça se P ça donc je suis en je suis en enregistrement ah oui c'est V oui je peux pas je peux pas ou écé bah écoutez faudra qu'il change la date sinon malheureusement je pourrais pas venir et ça me fait beaucoup de peine mais bon les chéris je pourrais pas veniren saintou est-ce que vous irez le chercher cyil Anouna non il y aura pas besoin il a changé de version je sais pas si celle-là est la première ou la deuxième je sais plus mais dans un premier temps je crois qu'il avait dit Oh j'irai c'est intéressant en face de lui on lui avait répondu mais oui allez-y c'est très intéressant bon là il fenfaronne un peu mais je pense qu'il ffonnera pas devant la commission c'est c'est pas l'attitude qu'il faut avoir et je crois qu'il est suffisamment intelligent pour l'éviter Maxime Saada a pris la défense de cyil hanounin durant son édition dans une séquence de son émission touche pas mon poste diffusé le 10 novembre 2000 c'était le 10 novembre dernier l'animateur vedette de C8 avait qualifieré le député de la France insoumis et ancien chroniqueur de l'émission Louis Boyard de je cite un maire de tocar et d'abruti l'arcom avait été saisie et a prononcé une amende de 3,5 million d'euros contre C8 une sanction jugée complètement disproportionnée par le groupe Canal Plus et malgré la lourde insanction pécunière Maxime Saada a loué la nature le spontané le naturel franc parler de Cyril Hanouna c'est sa spontanéité c'est son naturel c'est son franc parler et que ça peut donner lieu quand on est en direct en effet et c'est très important direct à des débordements comme celui que vous avez cité qui nous a value une sanction et que c'est un risque que nous prenons mais quand on est sanctionné on se conforme à la sanction et comme comme le rappelait Léticia menacé il y a quelques secondes c'est très rare quand on voit le nombre d'heures que l'on produit et que c'est le nombre d'heures de cyil il y a pas d'équivalent à Cyril Hanouna aujourd'hui à la télévision la plupart des émissions sont enregistrées ou avec un léger différé c'est pas le cas de des émissions de cyil Hanouna il est en direct il prend un risque nous prenons un risque c'est ce qui explique son succès et c'est un risque que nous assumons pleinement on doit comprendre que les sanction pécunire de l'arcom ne sont pas suffisamment pourtant élevé dissuasives face à des géants très riches comme comme canal plus c'est très vraisemblable en tout cas c'est l'interprétation vers laquelle moi je vais sans doute m'orienter dans mon rapport ce qui est très impressionnant c'est cette idée que ils prennent un risque et qu'ils sont prêts à l'assumer mais quand vous roulez à 200 km/h sur une autoroute ou pas une autoroute d'ailleurs vous pouvez arriver en disant oh mais il y a pas eu d'accident j'ai pris mon risque d'accord merci ben moi je prends votre permis voilà c'est aussi simple que ça il y a des engagements qui sont pris il y a des obligations c'est pas parce que il y a pas mort d'homme comme on dit qu'il y a pas des obligations donc après F aller plus loin que des sanctions pécuniares oh bah des sanctions pécunières c'est possible on peut varier le type de sanction on peut l'arcom a tout un éventail une des questions qui se pose c'est de savoir si l'arcom a mobilisé vraiment tout l'arsenal dont elle dispose pour être enfin obéi en réalité depuis des années elle multiplie alors vous avez différents niveaux vous avez le courrier la mise en demeure et cetera mais c'est un peu la blague de Coluche hein attention on a eu un blâ mais faut pas plaisanter avec un blam au bout de 50 blames vous avez un avertissement au bout de 50 avertissements vous pouvez avoir une amende quoi donc on en est un peu là euh moi je crois qu'il va falloir être un petit peu plus rigoureux ça me paraît pas possible queon puisse jouer à ce jeu retenez-moi où je fais un malheur il y a un moment il va falloir se faire obéir donc voilà toutes les toutes les options sont sur la table jusqu'au non renouvellement on en parlera avec ma vis-à-vis et voilà Latifa houquir est avec nous bonsoir bonsoir vous êtes la directrice du mouvement c'est une organisation de mobilisation citoyenne vous avez lancé au côté de la députée génération Sophie taayer pollant une pétition qui appelle l'arcom à ne pas renouveler l'autorisation de diffusion des chaînes s news et C8 sur la TNT quels sont les principaux griefs que vous accusez que Vous adressez au gêes de Boloré euh oui alors effectivement cette cette pétition et la demande qui est celle du non renouvellement pourquoi on a décidé de faire cette demandeà ça fait suite à ce qui vient d'être dit sur la multiplication des sanctions sur des propos racistes sexistes sur la désinformation et cetera que queon a tous et toutes pu const malheureusement et et effectivement c'est te dire quand on regarde les conventions et de C8 et de C news et quand on regarde les contenus produits euh il y a un problème parce que ça contrevient souvent et beaucoup trop enfin beaucoup de manière beaucoup trop récurrente aux obligations y compris déontologiqu qui sont celles de la chaîne on parlait tout de suite on entendait Maxime Saada dire oui mais son tempérament cyil Hanouna et cetera oui mais un présentateur est tenu déontologiquement de tenir son plateau comme on dit et de veiller à ce que tous les propos qui soient dit soit de reprendre les gens quand ils tiennent des propos diffamatoires racistes sexistes de de de les reprendre de les corrigerilà de juste contrôler son antenne contrôler les propos là on est dans une situation cyil fait pas ça lui-même comme on dit dans cette spontanéité enfin je savais pas qu'on pouvait dire tout et n'importe quoi en disant ah oui mais désolé j'étais spontané enfin c'est c'est c'est ça n'a pas de sens enfin c'est et sur la question justement des des sanctions on l'a vu en Maxime Sada a dit ok on a payé cher 3,5 million d'euros mais pour autant on soutient notre animateur qu'est-ce qu'il faudrait déployer comme autre sanction oui je pense que comme on a dit l'arcom a sûrement d'autres moyens d'autres sanctions d'autres procédures à mettre en œuvre après moi je m'interroge aussi sur le fait de savoir si est-ce que l'arcom et nos procédures de contrôle euh sont suffisamment adaptées ou est-ce qu'on est pas face à euh euh voilà à toutes à à C8 à C news au groupe Canal et aussi à voilà à la volonté politique de Vincent Boré est-ce qu'en fait c'est pas inadapté ou est-ce que on est face à un genre d'oveni euh et et et en fait le le le le système n'est plus n'est plus adapté nous ce qu'on demande c'est les gens nous ont aussi eu beaucoup reprocher cette hisire de liberté d'expression et cetera mais en fait c 8c news dispose d'un canal public gratuit et à ce titre ils sont tenus un certain nombre d'obligations si ils veulent exactement produire les mêmes choses les mêmes contenus ils peuvent le faire ailleurs que sur un canal public et et octroyé par la octroyé par la puissance publique euh donc voilà là pour moi il y a vraiment un problème donc c'est pour ça qu'on est parti sur cette demande de N renouvellement parce que pour nous il y avait pas de demande intermédiaire euh enfin c'est c'est et et et voilà encore une fois regardeer les conventions regardez les propos qui sont tenus il y a pas besoin d'être fin juriste ou quoi que ce soit pour pour comprendre que c'est complètement hors de la convention d'ù d'où le le nombre de sanctions qui ont été émises mais c'est vraiment ça c'est en fait jusqu'à quand on va sanctionner en plus il y a rien qui a changé votppelle à ne pas renouvelà c'est ça c'est que il y a absolu qu'est-ce qui a changé sur sur les les dernières années depuis les précédentes conventions depuis toutes les sanctions qui ont été prises est-ce qu'il y a je sais pas moi je j'ai pas je j'ai rien vu changer dans les contenus produits par par ces chaîneslà donc c'est vraiment il se paye un forfait euh pour ouais il se il se paye vraiment c'est c'est ils se payent la possibilité de contrevenir à leur convention ils ont les moyens de le faire les moyens les moyens financiers sur la question de la liberté d'expression vous avez soulevé la liberté la question aussi du du du pluralisme euh la députée donc génération Sophie tailler poant qui soutient votre appel au N renouvellement a été interpellé dans le cadre de cette commission d'enqute fa par Thomas bauder qui est le directeur si je dis pas de bêtisse d'information de l'information de C news vous votre conception du pluralisme passe par l'interdiction des chaînes et des rédactions puisque vous êtes à l'initiative donc de cette pétition qui veut interdire ces news est-ce que c'est un argument que vous entendez comment promouvoir le le pluralisme en appelantenouvellement l'autorisation de de diffuser sur la TNT en fait c'est simple il y a déjà le concernant s news on part sur la question du pluralisme de d'opinion déjà la question de savoir s'il produisent de l'information et qu'est-ce que c'est news aujourd'hui est-ce que c'est une chaîne d'information est-ce que c'est une chaîne d'opinion tout nous porte à croire quand on regarde les contenus et les émissions que ça tend plus vers une chaîne d'opinion et au-delà de ça donc dans le fait d'être une chaîne d'opinion ce qui est contraire aussi à la Convention c'est que on a que des enfin en l'année dernière en 2022 ou en 2023 C 78 % d'invités soit de droite soit d'extrême droite voilà enfin là c'est factuel c'est pas là il est en train de faire parfois des procès d'intention par rapport mais mais là on a des données factuelles sur sur C8 et C news qui montrent que le pluralisme des opinions n'est pas assuré sur ces deux chaînes là reviens tout le oui peut-être préciser quelque chose il y a une définition fausse ou une utilisation fallacieuse de la notion de liberté d'expression parce que s'il était si c'était une question de liberté d'expression alors Thomas bauder serait en train de se mobiliser pour vous permettre à vous d'avoir un Canau un canal sur la TNT il dir bah le média on n'est pas d'accord mais on veut qu'il soit présent et cetera évidemment c'est pas ce qu'ils font ce dont il est question c'est pas de la liberté d'expression c'est du droit du public à bénéficier d'une chaîne de qualité pour plein de raisons soit sur l'information en l'occurrence pour ces news mais qui respecte ses engagements c'est pas de problème de liberté d'expression la liberté d'expression c'est la possibilité de dire des choses légales qui ne vous mènent pas en prison ça c'est la liberté d'expression et que je sache on n jamais menacé qui que ce soit d'aller en prison il y a des personnes qui disent des choses illégales la liberté d'expression elle a une celle certaines limites vous pouvez pas injurier les gens vous pouvez pas calomnier et cetera donc quand on est dans dans la liberté d'expression en général en général on est à côté il faut être capable de vérifier queil y a des limites et là en l'occurrence la limite c'est celle des obligations qu'ils ont contracté donc moi mon travail de rapporteur dans cette commission d'enquête c'est bien d'aller vérifier de documenter si il respecte ou non la convention c'est pas un problème de choix il serait d'extrême gauche ça me poserait peut-être un peu moins de problème je me sentir serait peut-être un peu plus en phase avec leur raisonnement mais il y aurait un problème légal sur cette question encore une fois de la liberté d'expression il faut se rendre compte que les chaînes de télévision n'ont pas le même genre d'obligation que la presse écrite la presse écrite il y a la possibilité d'avoir un titre d'opinion il y a une presse de droite une presse de gauche et tout le monde le sait pourquoi mais parce que tout simplement c'est pas des ressources publiques qui sont alloué au au au journaux donc bah vous prenez et puis en plus vous prenez un abonnement donc ou alors vous achetez le numéro donc quand vous achetez Figaro vous savez ce qui va se passer et si vous le laissez traîner à la maison et ben votre enfant va tomber sur un journal de droite mais euh c'est votre responsabilité de parents si vous n'êtes pas à la maison et que vous avez un enfant qui allume une chaîne qui est gratuite en clair et cetera et ben il va tomber sur un programme que vous en tant que citoyen vous pouvez préférer qu'il ne voit pas et d'une certaine façon c'est à ça que servent les conventions à s'assurer que quoi qu'il arrive même si c'est pas la panassée ce sera pas un gros problème si en journée vous avez un gamin qui vous échappe je je donne cet exemple un peu à amusant mais c'est aussi ça le le le Corella de la Convention il y a une obligation qui est contractée donc c'est pas leur liberté d'expression qui est en cause c'est leur c'est la licence qu' qu'il s'accorde donc l'excès de liberté qu'il se donne pour dire tout et n'importe quoi et c'est ça qui est en cause et c'est ça qu'il faut documenter et Aurélien sou vous soutenez l'appel du mouvement adressé donc aux dirigeants et aux membres de LARCOM à ne pas renouveler l'agrément alors moi en tant que rapporteur je vais me laisser le temps de signer un rapport et de l'écrire pour dire si je pense que il faut ne pas renouveler et cetera je comprendrai que mes collègues le fassent que mes camarades éventuellement le fasse j'ai pas de souci avec cette idée vous êtes tenu un devir de réserve pour le moment non c'est moi qui m'y astreint d'une certaine façon on m'a reproché d'avoir dit que j'assumais ma partialité évidemment c'est Maxime Sadar qui vous a dit que vous étiez manqué d'IMP partialitéou et après en conférence de presse on m'a interrogé j'ai dit mais oui je suis partial et c'est par construction je suis partial je suis membre d'une formation politique il ce sont des adversaires politiques ce qui est en cause aussi c'est de se rendre compte de ça c'est qu'aujourd'hui dans le système médiatique il y a une partie quand même si ce n'est le système lui-même qui est une forme d'adversaire politique sont des gens qui développent un argumentaire politique il a personne ne s'étonne quand si je vous dis que je suis un adversaire politique de Pascal pro qui qui se définit lui-même publiquement comme un hyper conservateur bon ces choses-là sont sont ridicules ça fait c'est enfantin alors pourquoi on est partial bah ou partiaux bah tout simplement parce que on est partie prenante de tout ça c'est pas je suis pas un juge d'instruction et je je suis pas là pour juger d'un assassinat ou quoi que ce soit euh et d'ailleurs c'est tellement évident c'est tellement compris par tout le monde y compris dans l'institution que à l'Assemblée nationale dans un cas comme celui-là et bien on a un président d'une couleur politique et on a un rapporteur d'une autre couleur politique donc on a un dispositif être partiel ça empêche pas d'établir des faits ça empêche pas de discuter ça empêche pas et cetera et cetera et à la fin le rapport sera voté par un bureau la possibilité de publier ce texte sera décidé en bureau donc voilà ils ont quelques garanties c'est une façon d'essayer de retourner le problème mais c'est pas très intéressant donc dans une décision rendue publique le 13 février dernier le Conseil d'État a demandé à l'arcom de prendre en compte la diversité des courants de pensées et d'opinion représenté par l'ensemble des participants au programme diffusés et compris les chroniqueurs animateurs et invité pas uniquement le temps d'intervention des personnalités politiques cette décision a été vue par beaucoup comme visant spécifiquement ces news latiffa ou le cuir est-ce que vous pensez que cette décision justement peut aider à convaincre l'arcom de répondre à favorablement à votre appel euh oui je pense déjà que ça montre que la plus haute juridiction administrative de notre pays à appelle C news euh C8 et cetera à faire attention à la question du du pluralisme et en fait à effectivement enfin logiquement élargir le spectre d'appréciation concernant les personnalités qui sont qui sont invitées sur la chaîne donc c'est c'était suite je crois à recours de RSF euh sur sur déjà cette voilà cette question de toute façon qui depuis plusieurs années en fait qui inquiète des journalistes des observateurs des politiques et cetera donc c'est déjà une étape importante qui qui lié ça après peut-être que c'est ce qui va faire qu'il y aura des modifications significatives dans la manière de fonctionner de C de ces news donc ça c'est à voir dans les dans les prochaines semaines ou dans les dans les prochains mois euh mais mais voilà en fait c'est c'est aussi une manière de dire que il y a un véritable problème auquel il va falloir trouver une solution mais il y a un véritable problème avec ces chaînesl on a un véritable problème avec la question de du respect du pluralisme avec la diffusion d'idées d'extrême droite et une surreprésentation des invités de droite et d'extrême droite le le problème aujourd'hui il est constaté par tout le monde maintenant il est temps de passer aux solutions et aux actions pour pour essayer voilà enfin le constat encore une fois il est fait par tout le monde mais mais comment qu'est-ce qu'on fait maintenant pour améliorer ça votre pétition a collecté près de 54000 signatures l'objectif l'objectif c'est 100000 oui logiquement enfin l'objectif c'est un maximum voilà de de personnes qui rejoindrai ce mouvement là et la demande du N renouvellement parce qu'il y a aussi beaucoup de personnes enfin qui signent qui sont téléspectateurs qui regardent la télé et cetera qui disent oui j'en ai marre en fait j'en ai marre de zapper de tomber là-dessus sur enfin voilà des des propos qui tournent en boucle ou une partie de la population qui regarde ces chaîneslà et qui euh voilà est insulter aussi dans son identité euh tout toute la journée sur sur ces news par exemple eu donc donc voilà c'est pas seulement une demande qui est faite par des associatifs ou des militants ou des politiques euh voilà nous quand on voit tous les commentaires des membres des personnes qui on signé la pétition et et qui aussi disent ouais effectivement on en a marre on en a marre de avoir la télévision toutes ces idéesl d'extrême droite euh sur ces chaîneslà donc c'est aussi important à entendre et parce qu'en fait aussi l'arcom dans son processus av fait une phase de fait une phase de consultation citoyenne qui a qui a commencé enfin c'était il y a il y a quelques semaines ou quelques mois déjà donc ça marque l'importance aussi de la voix des citoyens et de leur point de vue sur cette questionlà c'est pas quelque chose qui est énormément médiatisé cette phase de consultation citoyenne auprès de l'arcom donc je sais pas combien ils ont recueilli d'avis ou de participation et cetera làdusen saintou voilà deux et pourquoi on arrive à mobiliser au moins plus de 50000 personnes en moins d'un mois sur sur cette pétition là avec cette demande et encore une fois avec tous les commentaires que l'on reçoit donc oui enfin on peut pas dire allez on peut dire aux citoyens oui venez participer ne pas faire en sorte qu'il qu'il puisse vraiment s'exprimer sur cette question et ensuite dérouler le processus d'attribution des canaux euh sans prendre en compte bah oui la voix des des citoyens des citoyennes deux choses pour compléter ce qui vient d'être dit donc oui deux contribution de particulier à cet appel la contribution qui a été lancée en juillet je crois ou septembre dernier je sais plus enfin pendant l'été de contributions et le reste étant des professionnels etant les chaînes un point à avoir à l'esprit aussi pour ceux qui nous regardent c'est que le l'arcom c'est la loi ne se saisit pas d'elle-même il faut qu'elle soit alertée sur un programme pour qu'elle analyse la séquence et qu'elle se prononce donc n'hésitez pas en revanche le site Internet de l'arcom est assez clair et assez bien fait donc si quelque chose vous passe sous les yeux bah n'hésitez pas sollicit faites vous-même la démarche ça peut prospérer et puis le deuxième point c'est que il n'y a pas que les citoyens spectateurs qui sont intéressés à tout ça moi j'ai reçu des témoignages d'anciens de ITL ou de C news qui ont quitté et qui me disent que c'est intéressant c'est important il faut se rendre compte que ITL la la chaîne en réalité c'est News a en 2015 quand elle est reprise par Boloré elle fait l'objet d'une grande purge 80 % des effectifs partent donc il y a eu une espèce de grand remplacement puisquils sont FERUS de ce genre d'expression de toute la rédaction de toutes les têtes et et évidemment ceux qui étaient auparavant avaient pas une ligne politique spécialement marquée c'était pas des gens qui étaient des militants d'extrême gauche ou que sais-je c'était des gens qui tâchaient dans leur diversité de conviction de faire un travail à peu près sérieux et honnête avec les moyens qu'on leur donnait c'étaaiit pas très important ces moyens à l'époque mais donc il y a quand même quelque chose qui engage plutôt non là pour le coup la liberté d'expression parce que ceux qui sont partis ne peuvent pas en parler vous avez parlé avec Jean-Baptiste rivoir parce que ils ont signé des clauses de confidentialité de non dénigrement he Maxime Sada a dit c'est du non dénigrement je lui ai demandé combien de journalistes avaient signé ces clauses il m'a dit je ne peux pas vous le dire à cet instant mais je vous communiquerai l'information par écrit et il a minimisé en disant qu'il en avait pas tant que ça d'accord pour l'instant je n'ai pas la réponse écrite donc je j'attends de la de la voir j'espère qu'elle tardera pas trop parce que j'aimerais en disposer avant l'audition de Vincent boloret mais quoi qu'il en soit on se rend compte que ceux qui se présentent comme les portes te voix de la liberté d'expression ça ne les dérange pas de museler leurs journalistes quand ils partent et leur dire bah vous ne parlerez plus de ce qui s'est passé ici c'est un peu Men in Black vous allez tout oublier la TI queir vous le vous l'avez dit tout à l'heure c'est news est un média d'opinion c'est la vie que semble partager le député LFI Emeric Camon Cameron qui a confronté Serge Nedjar le directeur général de la chaîne C news à son manque de rigueur journalistique on écoute question s'adresse à Monsieur njar en tant que directeur de la rédaction de C news monsieur njar est-ce que vous connaissez le nombre d'enfants de femmes et d'hommes qui ont été tués par l'armée israélienne à Gaza depuis le 8 octobre et si oui est-ce que vous pouvez nous le donner je ne connais pas le nombre exact vous pouvez me le donner al donnez-nous un chire non non non non moi je vous pose la question est-ce que vous avez vous connaissez le nombre exact ouais il c'est pas totalement non plus sujet de la commission d'enquête mais vous avez votre Reon àés monsie Caron bien sûr je suis surpris que vous ne connaissiez pas ce chiffre en tant que directeur de rédaction de C news d'autant qu'il s'affiche en Une de Libération ce matin donc j'apprends que vous qui dirigez une chaîne d'info vous ne lisez pas la presse 30000 30000 victimes à Gaza en ré il y en a beaucoup plus hein parce que ce chiffre ne tient pas compte des des victimes indirects ni des ni des disparu en réalité euh nous on a regardé ces news avec mon équipe depuis une semaine on a constater que vous ne parlez jamais de ce qui se passe à Gaza si ce n'est pour adopter le point de vue du gouvernement qui est actuellement accusé par plusieurs diplomaties de commettre un génocide contre la population palestinienne ce matin on apprend encore hein par diverses sources qu'il y a entre 70 et 170 palestiniens qui ont été tués par l'armée israélienne alors qu'ils attendaient simplement pour recevoir de l'aide humanitaire je ne pense pas que vot votre chaîne en est parlé mais si l'on en croit Pascal pro le journalisme a changé hein si vous vous contentez d'être purement factuel et d'être un lecteur de dépêche vous n'apprendrez rien aux gens hein c'est défendu l'animateur vedê de C news je vous propose d'écouter à 8h du matin vous n'apprenez plus rien aux gens ils savent déjà tout ce qui n'était pas vrai il y a 30 ans il y a 30 ans vous allumiez la radio et vous appreniez les infos du jour par la radio vous achetiez un journal et vous appreniez les infos alors peut-être encore plus de temps par le journal aujourd'hui avec ça tout se sait donc si vous vous contentez d'être purement factuel et d'être un lecteur de dépêche les gens vous leur apprendre rien donc faut leur apporter effectivement une mise en perspective un décryptage une analyse de la polémique ou de la contreverse pourquoi pas qui permet justement d'avoir un échange pluraliste évidemment avec la liberté d'expression Latif Latifa willqueir vous êtes je l'ai dit tout à l'heure directrice du du mouvement mais vous êtes également journaliste ex journaliste mais une formation en tout cas et ancienne directrice du bondi blog donc l'expérience vous la connaissez très bien de la profession qu'est-ce que vous avez envie lui répondre à Pascal pro euh en fait c'est incroyable de dire qu'un fait par exemple peut se résumer à une dépêche AFP et qu'en fait les gens savent tout le matin parce que ils lisent un fil de dépêche ou quoi que ce soit ça prend aujourd'hui le danger aussi pour le journalisme c'est ce qu'on appelle l'éditorialisation de l'information dire considérer que des journalistes des chroniqueurs et cetera peuvent se contenter de donner leur avis sur un fait dont ils vont même pas avoir parfois tous les détails et et dire voilà ce qu'ils en pensent comme si ça pouvait intéresser les gens d'avoir la vie de X ou Y sur ce qui s'est passé je ne sais où alors que le travail journalistique demande tellement de temps et c'est ça aussi c'est un coup hein c'est aussi le problème c'est que c'est un coup de de donner du temps à un journaliste qu'il aille enquêter pour savoir exactement ce qui s'est passé pour raconter aux gens la complexité d'une situation la complexité même d'un fait divers la complexité d'une affaire économique enfin bref peu peu importe mais on a le dernier exemple par exemple sur ce qui s'était passé à roman suriser et et et tout comment l'extrême droite s'en est emparé au début après quand on a eu le temps d'avoir le travail journalistique qui expliqué exactement ce qui s'est passé c'était une toute autre histoire et voilà en fait c'est ça c'est pas après là-dessus c'est pas effectivement parce qu'elle pr'est pas à blâé à 100 % mais il y a quelque chose effectivement qui est de l'ORD des réseaux sociaux on est dans une rapidité et et c'est new c'est8 et le MAN demande de fonctionnement bénéficie de ça aujourd'hui c'est vrai que il y a peut-être c'est plus difficile de faire comprendre aux gens qu'il faut avoir du recul qu'un journaliste pour qu'il fasse son travail il a besoin de temps il a besoin d'argent il a besoin de de moyens pour donner une information de de qualité qui puisse intéresser le le plus grand nombrey mais voilà en tout cas ils ont arrêté ce qu'ils font c'est le moins cher en terme de coût pour une chaîne c'est le moin cher c'estàd vous réunissez des gens autour d'un plateau il discutent toute la journée alors à part payer les taxis et les cacherss des uns et des autres euh ça s'arrête là sur on bien payé ou ouais voilà mais ça s'arrête là alors que vous devez envoyer plusieurs équipes de journalistes un caméraman un preneur de son et là je suis dans le luxe et un journaliste euh voilà toute la journée aller aller faire des reportages ici et là c'est c'est un budget c'est un budget mais effectivement enfin c'est la vision du journalisme de Pascal pro et là quand on l'entend mais c'est enfin c'est les face à une forme de de de non mais c'est aberrant d'entendre ça ouais c'est ça de dire non mais toute façon vous allez leur apprendre quoi aux gens mais justement c'est ça aussi re journaliste moi je vais chercher les sujets qui vont intéresser les gens avoir un angle différent sur un sujet que les journalistes aussi pensent contre eux-même au lieu de donner leur avis ça dire est-ce que tiens je vais faire ce sujet j'ai ces idéesl en tête est-ce qu'elles sont vraies en fait et et et est-ce que faut pas que je réfléchisse contre moi-même et c'est un travail constant de réflexion contre soi-même et non pas de donner son avis bien confortablement assis sur un siège en se disant mais bien sûr que j'ai raison et sans quasiment jamais être en contact avec le réel enfin voilà à un moment donné je un peu plus de respect pour le métier de journaliste parce qu'Al pro s'il vous plaît Aurélien sintoule cette séquence vous a fait sourire jaune j'imagine vous voulez peut-être la commenter bah d'abord ou je crois que une dépêche AFP ou une dépêche tout court ça n'est pas une information c'est le point de départ d'une information donc ça c'est je suis pas journaliste mais il me semble qu'effectivement si c'est le prétexte à donner son opinion il y a des gens qui sont mandatés pour donner leur opinion ils font de la politique ils assument en fait ils sont militants ils sont pas forcément experts de tout mais en revanche on leur demande d'avoir un point de vue et de l'exprimer au nom des personnes qui les ont mandaté les journalistes ne sont pas dans cette situation là donc on peut se demander et c'est une des questions qui est posées de façon récurrente dans la commission d'enquête qui sont ces personnes qui interviennent et est-ce qu'elles donnent de l'information complémentaire parce qu'elles sont expertes ou est-ce qu'elles donnent leur opinion si vous mettez cette question sur la table vous allez régler d'une grande partie du problème sur la question du pluralisme et du décompte du temps de parole si vous faites parler tel ou tel de d'uniforme à l'école de taux de criminalité de bah évidemment il va vous donner que son avis parce que il est pas spécialiste de tout personne ne peut être spécialiste de tout bah faites venir quelqu'un qui est spécialiste y compris des questions scolaires euh quelqu'un qui est spécialiste des questions judiciaires quelqu'un qui est spécialiste de ceci de cela à la fin peut-être qu'ils auront une sensibilité proche mais ce sera pas toujours les mêmes qu'on verra et on aura pas besoin de les étiqueter parce que dans le fond les points de vue vont peut-être être un peu plus informés et plus sérieux parce que quand même le Corella de tout ça c'est que ce ne sont pas des informations qui sont délivrées quand je demande à Pascal pro pourquoi quand il a commenter la décision du Conseil d'État il a expliqué qu'elle ne s'appliquerait que à ces news alors que c'est faux et que tous les dirigeants du groupe l'ont acté devant nous devant la commission d'enquête parce qu'ils étaient sous serment ils ont ils ont été obligés Laurence Ferrari Pascal pro de nous dire bah Laurence Ferrari en tout cas a dit peut-être que sur le moment on le savait pas pour ne pas pour ne pas mentir ils ont préféré plaider l' compéten mais c'est un problème si vous êtes incompétent et que vous partagez comme ça pendant des heures et des heures une information erronée c'est que vous avez pas bien fait votre travail encore une fois il y a des gens qui sont licenciés quand ils font pas bien leur travail eux ils sont pas licenciés parce que comme il ils confirment ce qu'espère ou ce que croi une grande partie de leur public et que vraisemblablement ils satisfont aussi l'actionnaire de cette façonlà euh et bien on leur on leur laisse tout passer par ailleurs Pascal pro je lui ai pas dit dans la commission d'enquête mais je pense que c'est bon que tout le monde le sache et se le rappelle s'il est en poste aujourd'hui à news c'est vraisemblablement parce que en 2016 en 2015 pendant la grande grève de 31 jours en fin 2016 pardon de 31 jours qui a eu lieu à ces news il est notoriété publique qu' faisait des allers retour entre l'AG des grevistes qui représentait plus de 90 % de la chaîne enfin de la rédaction et le le bureau de Monsieur Nejjar qui était déjà le patron donc bon vous savez pour ce qui est de la probité le sens de l'honneur ou ces choses-là monsieur le pro il est très mal placé pour parler on va devoir bientôt rendre l'antenne j'aurais j'ai com même envie de vous faire réagir au à la défense on va dire de de Thomas bauder on en a parlé tout à l'heure le directeur de l'information de CUS qui a tenté de justifier le choix du journaliste et aujourd'hui fa polémiste m multiécidiviste président de reconquête ancien candidat l'lection présidentielle Éric Zemour voici ce qu'il dit à son sujet quant à Éric Zemour sur son agenda moi j'ai pas l'agenda d'Erc Zemour j'ai un journaliste un chroniqueur un éditorialiste euh que toutes les chaînes d'info s'arrachent et que Serge njja essaie de de de de convaincre deevenenir chez nous quand Eric Zemour arrive euh je suis très content et et et et et en fait on travaille avec er Zemour je vous le dis parce que j'ai j'ai travaillé avec lui spécifiquement pour effectivement euh qu'on reste dans l'actualité et dans l'information et pas dans un quelconque agenda ou ou je ne sais quoi ce qui m'impora c'était son regard sur l'actualité est-ce qu'un un directeur d'une chaîne peut plaider la bonne foi ou l'ignorance est-ce que c'est vraiment sérieux en là on entend un directeur qui dit qu'il est content d'avoir quelqu'un qui condamné pour provocation à l'INE raciale rejoindre sa chaîne c'est enfin il dit qu'il il ignore qu'il ignorait son agenda alors ça non mais bon voilà ENF à un moment donné restons j'allais dire sérieux mais juste ça en fait c'est que à ce moment-là enfin c'est là encore il y a aucune expression de dire enfin voilà on' on s'en fiche en fait de tout ce pourquoi il a été condamné de des discours qu'il a pu tenir ça n'a pas d'importance et en fait réduire des opinions d'extrême droite encore une fois à en fait ça n'a pas ça porte manifestement pas atteintte à son honneur au point qu'il puisse rejoindre une chaîne et et et voilà enfin c'est ouais c'est c'est c'est incroyable d'entendre ça en fait quand on réfléchit 2 minutes c'est c'est incroyable d'entendre ça et qu' puisse le dire très serinement en fait ça t sur Zemour alors il y a une dimension idéologique qui vient d'être évoquée mais il y a aussi la dimension économique on en a parler tout à l'heure le choix de faire des plateaux d'avoir de de l'opinion en permanence ça coûte très peu par rapport au reste moi ça fait partie d'ailleurs des choses que je vais proposer je vais demander que l'arcom tienne compte de de de critères de fonctionnement en fait d'une chaîne information un ratio de de salariés et cetera de de de contrat de CDI pour faire tourner une chaîne c'est pas possible de faire tourner que avec des pigistes et cetera donc il y a il y a des conditions matérielles pour que ça marche bien et puis il y a quand même quelque chose à avoir à l'esprit c'est que le modèle économique de ces chaînes pour l'instant est déficitaire alors la provocation permet de consolider un segment de pouvoir avoir un public fidèle même s'il est pas suffisant encore pour rendre la chaîne tout à fait tout à fait rentable mais évidemment ça fait partie des stratégies de l'ensemble des chaînes donc je je voudrais quand même un petit peu élargir parce que ce n'est pas qu'une commission d'enquête sur ces news ou sur les chaîne du groupe Canal c'est bien sû l'ensemble des chaînes et c'est quand même important que on se pose tous maintenant 35 ans après la question de ce que fait la marchandisation ou en tout cas la libéralisation du marché de l'audiovisuel sur la programmation voilà on est dans avec des chaînes qui ont des logiques de consolidation d'un segment du marché avec un public de 15 à 39 ans et cetera donc tout ce qui était proposé au moment de la libéralisation qui était de dire qu'on aurait des programmes de plus grande qualité et cetera savère en réalité assez largement faux on est dans une logique plutôt du mo-s 10 ans du de la baisse des coûts et de l'explosion aussi des publics avec une offre de de niche pour certains public pour parce que les chaînes vont essayer d'être rentables en sécurisant leur capacité à faire évoluer de 0,4 % 0,5 % leur leur cible publicitaire c'était très évident par exemple dans l'audience l'audition du groupe ergie donc si vous êtes très curieux vous pouvez voir ça ou et les auditions devraient se poursuivre jusque quand alors on a pour l'instant jusqu'au 21 mars le rapport enfin la commission de toute façon sera close officiellement la loi nous y oblige le 8 mai donc la présentation du rapport se fera dans la semaine qui précède grosso modo très bien et l'arcom devrait se décider donc en 2025 c'est à ce moment-là qu'on saura si elle va renouveler ou non l'agrément l'autorisation de diffuser sur la TNT donc pour pour les chaînes et notamment C news et C8 si vous aviez un dernier mot latifia ou cuir a adressé à celles et ceux qui nous regardent pour les convaincre à signer cet appel ça serait lequel ce serait de dire que pendant plusieurs années au lieu de parfois voilà s'indigner à raison à partager d'exexré en disant c'est pas possible sur les réseaux sociaux ou même parfois en signalant même si ça donne lie à des sanctions et c'est bien dire que là c'est un moment décisif pour se mobiliser pour essayer d'agir pour le paysage audiovisuel français en fait de manière générale ça concerne pas que c'est nuit et c'estes news on voit que ça un impact sur les autres d'autres chaînes qui après font la course qui va être le plus choquant qui va tenir voilà qui va inviter l'invité entre enfin qui va avoir l'invité le plus sulfureux entre guillemets donc ça a un impact aussi sur les autres chaînes c'est ça qui est important c'est que c'est pas que C8 et C news dans leur coin c'est que il y a vraiment des répercussions pour tous les médias audiovisuel aujourd'hui donc c'est vraiment ça qui est important c'est que pour dire aux gens c'est le moment en fait c'est maintenant ou après si c'est renouvelé c'est dans 5 ans mais il faut se dire que c'est maintenant merci beaucoup Latif quc journaliste et directrice de l'organisation de mobilisation citoyenne le mouvement vous pouvez d'ailleurs retrouver la pétition sur leur site et merci à vous Aurélien saintou député LFI rapporteur de la commission parlementaire d'enquête sur l'attribution le contenu et le contrôle des autorisations de servicees de télévision à caractère national sur la TNT merci d'avoir répondu à nos question et merci à vous d'avoir regardé cette premier première partie de d'émission il est temps pour moi de céder ma place à mon camarade Julien Terry hein qui animera une discussion autour du mouvement Mitou au cinéma avec Emmanuel burdau ancien rédacteur chef des Cahiers du du cinéma Marina DEAC cinéaste et ositane lacue critique cinéma on vous fait patienter avec un petit clip d'autopromo le temps de préparer le second plateau pour 270 contre 265 l'Assemblée nationale a adopté le projet de loi pour contre l'immigration amélioré l'intégration a donc été retoquée avant même d'être examiné à l'Assemblée nationale on ne peut plus mépriser à ce point-là le Parlement attention aux zones d'incertitude et à l'inflation de texte dur pendant plus de 10 jours quipe du média était sur tous les fronts pour couvrir la loi d'armanin de la motion de rejet au vote c'est près de 12h d'émission dédié au sujet la loi asile et immigration va-telle bouleverser la politique française on peut tout de même se réjouir d'une victoire idéologique du rassemblement national et Madame Le Pen elle court comme le coq de Chantecler essaie de faire croire qu'elle fait lever le soleil on parle de la vie de la survie de milliers de personnes il faut qu'à l'Assemblée nationale on empêche systématiquement tout de fonctionner une télé d'info sur les terrain à l'Assemblée bonsoir Lisa bonsoir Nadia en MaLif en direct indépendante et engagée c'est [Musique] possible bonsoir à toutes et tous on se souvient d'AD Lenel quittant la cérémonie des Césars en février 2020 pour protester contre ce que la récompense donnée à Roman polanssk pouvait représenter concernant l'attitude du cinéma français sur les violence sexistes et sexuel précisément au moment où elle venait où venait d'être révélé pardon les abus du réalisateur Christophe Rouja à son égard quand elle était jeune adolescente 4 ans plus tard il y a quelques jours lors de la cérémonie des Césars 2024 judith godrch a parlé sans susciter beaucoup d'enthousiasme de son expérience je je la cite de de jeunes filles abusé par des réalisateurs depuis décembre dernier on le sait Judi godrch dénonce les violences subies dans le cinéma français par les jeunes filles à partir de son cas àelle sa relation avec le réalisateur beno jaaco avec lequel elle a été en couple à partir de l'âge de 14 ans alors qu'il en avait 40 il y a quelques jours lors de notre quotidienne tour debout Fabrice wimo est revenu sur le combat du L goldrh il a reçu pour ça Marie cqui Chambel qui est engagé dans le mouvement meou théâtre ce soir dans cet épisode dont s'autorise à penser c'est un aspect particulier de la situation dénoncée par Jud godresh que nous allons aborder non pas l'attitude pardon de la société dans son ensemble la compl prence du milieu du cinéma français en général pour les violences sexistes on va aborder ça plutôt par le rôle particulier de la critique cinématographique parce que Benoît Jaco ou Jacques Doyon contre lequel Jud godrch a aussi porté plainte pour viol sont représentatif d'un cinéma français d'auteur par lequel elle est passée elle qui est théorisé et fortement soutenu par une tradition critique les Cahiers du cinéma en particulier ont une importance particulière cette tradition vous allez représenter a aussi par d'autres revues bien sûr la plus largement diffusée sans doute étant le téérama au fond cette critique cette tradition critique pardon liit de façon particulière les réalisateurs et les journalistes en tout cas les critiques de cinéma qui sont dé facto journalistes même si ils peuvent aussi être chercheurs elle aurait cette tradition beaucoup contribué à légitimer avec la caution puissante de l'art la prédation sur les jeunes filles Judit GCH a d'ailleurs nommément cité Serge tbana une fille figure grande figure des Cahiers du cinéma dans les années 70 80 et 90 alors trois invités sont avec nous ce soir pour en discuter les critiques Emmanuel burdau et oxitane la DUE la curie pardon je suis vent désolé fallait que je la fasse ooccitane la Curie et la cinéaste Marina DEAC c'est on s'autorise à [Musique] penser petite présentation d'abord ooccitane la curie vous êtes chercheuse critique de cinéma euh vous travaillez notamment pour la revue en ligne débordement la revue critique en ligne débordement et vous avez fait très récemment un article qui m'a beaucoup intéressé qui s'appelle Judit godrch contre la dictature des auteurs Emmanuel burdau est également critique on commence par par par les critiques il a été lui-même rédacteur en chef des Cahiers du cinéma entre 2003 et 2009 je crois les spectateurs du média les fidèles le connaissent bien parce que il y a eu une émission très attendue la grandeur sur Billy Wilder le 20e siècle de Billy Wilder autour d'un livre d'Emmanuel burdau et il a aussi fait quelques prises de position je crois en tout cas il a des choses à dire je pense sur cette affaire de politique des auteurs de rapport de la critique aux violences sexuelles et sexistes et puis une autrice une réalisatrice Marina DEAC cinéaste donc qui notamment vient de faire paraître le documentaire qui s'appelle navire Europe c'est ça et qui qui est actuellement en tournage je crois ou qui vient de tourner qui s'apprête à monter qui s'apprête à monter le fruit d'un tournage donc et on peut avoir aussi un retour d'expérience de ce côté-là on peut peut-être commencer par deux petits magnetos le premier concerne ce que Judit godrch a dit au César fin fin février il y a quelques jours et je le disais l'accueil de ces déclarations n'a pas été spécialement enthousiaste le cinéma est fait de notre désir de vérité les films nous regardent autant que nous les regardons il est également fait de notre besoin d'humanité non alors pourquoi pourquoi accepter que cet art que nous aimons tempant cet art qui nous liit soit utilisé comme une couverture pour un trafic illicite de jeunes filles parce que vous savez cette solitude c'est la mienne mais c'est également celle de milliers dans notre société et elle est elle est entre vos mains nous sommes sur le devant de la scène à l'aube d'un jour nouveau nous pouvons décider que des hommes accusés de viol ne puissent pas faire la puer et le beau temps dans le cinéma ça ça donne le ton comme on dit on peut pas ignorer la vérité parce qu'il s'agit pas de notre enfant de notre fils de notre fille on peut pas être un tel niveau d'impunité de dénis et de privilège qui fait que la la morale nous passe par-dessus la tête cette art que nous aimons tant est utilisé comme une couverture pour un trafic de jeunes filles on peut pas on pe pas être plus cl clair et mieux engagé finalement la relation entre le statut propre de l'art et cette pratique sociale de la prédation notamment des hommes sur les jeunes femmes 2ième petit Magneto précisément dans l'émission c'est ce soir quelques jours avant Judith godrch avait évoqué ben ses instances critiques en disant d'ailleurs qu'elle risquait de ne ne plus travailler après avoir mentionné un certain un nombre d'institutions malgré tout je m'en prends à à à beaucoup de de de à beaucoup de comment dire des de de de trucs établi c'estàd que je m'en suis pris Telerama euh sur mon mon pauvre petit Instagram mais bon il se trouve que bon comme du coup je m'en suis prise au cahier du cinéma je m'en suis prise je viens de parler du CNC je parle de l'État qui quand ce documentaire passe en 2011 le parquet de Paris n'ouvre pas une enquête quand il voit un homme télévision dire je couche avec une mineure et j'en ai rien à de la loi et d'ailleurs le cinéma est une couverture pour un trafic illicite de jeunes filles je m' on peut dire que je suis pas en train de me faire beaucoup d'amis alors les Cahiers du cinéma très récemment vous en parlez dans votre article occitane sont revenus sur tout ça je crois que térama aussi a a abordé la question votre article s'intitule je disais contre la la dictature pardon des auteurs et vous vous dites clairement la critique de cinéma fait elle aussi partie des conditions matérielles à l'origine de l'exploitation des femmes en sacralisant en l'occurrence la figure de l'auteur ouais bah le terme sacralisé c'est celui de Judi GARCH qui l'a utilisé à plusieurs reprises aussi dans ses différentes prises de parole et moi ce qui m'a beaucoup intéressé dans dans ce passage là assz ce soir c'est le fait que elle montre que la critique la valeur critique la valeur que génère la critique qui est une valeur symbolique peut se métamorphoser en une valeur matérielle enfin une valeur quasiment monétaire c'est-à-dire que c'est à partir de cette valeur symbolique là que tout un système de financement un système de rétribution matérielle se met en branle autour de figures qui sont donc les auteurs et qui de de ce de cette posture là du coup non plus qu'à se servir dans un autre type de de valeur qui est aussi le les jeunes femmes enfin et que du coup ce système d'exploitation repose sur une forme de oui de sacralisation de la critique alors on se plein souvent et surtout depuis les années 90 que plus personne lit la critique de cinéma que la critique ne fait plus rien et cetera enfin VO il y a toujours un peu ce cette angoisse crépusculaire d'une critique qui qui servirait plus à rien ou quoi mais en tout cas si il est sûr qu'elle sert en tout cas quelque chose c'est à sacraliser ce terme me paraît hyper hyper intéressant de ce point de vue là d'autant plus que et je pense qu'on en reparlera la la politique des auteurs des cahier du cinéma elle est quand même fondée sur quelque chose de presque cultuel par rapport à l'octor quelque chose qui a à voir avec une forme de mystique autour de cette figure de l'auteur de cinéma euh vous parlez he dans dans dans votre article de cette critique de cinéma dont chacun je vous cite en mémoire le renouveau masculiniste et l'assentiment effrainé aux pires dérives de la dictature des auteurs à la fin des années 80 je vois Emmanuel qui branle du chef ou qui frémit c'est un mélanger deux cette cette politique des auteurs quand même rappelons de quoi il s'agit euh euh en quoi elle consiste son lieu de naissance c'est les Cahiers du cinéma Les Cahiers de de de Bazin et de François truffau à partir des des années 50 euh elle a consisté à euh finalement euh revendiquer euh la lecture par auteur comme comme comme son nom l'indique euh euh par œuvre dans œuvre d'un auteur au sens série euh des films d'un auteur et non plus euh isolémentin chaque film euh ou en relation éventuellement avec l'industrie qui la produit h bon en fait la politique des auteurs au départ elle est cette sacralisation elle intervient à mon sens que dans un deuxième temps la politique des auteurs tel que truffo l'a défini elle consiste à mettre en valeur quelqu'un qui est pris dans un lui-même dans un système de contrainte dont il n'est pas le maître et qui malgré tout arrive à tirer son épingle du jeu l'auteur c'est celui qui n'écrit pas le scénario à qui on donne un scénario en général pas forcément très intéressant et pas forcément très intéressant non plus pour lui mais qui à partir de là en utilisant son domaine expression propre qui est la mise en scène je récite mais je récite l'histoire l'Emmanuel tel que va réussir quand même à à faire passer quelque chose de personnel par que les modalités de production d'un film c'est pas celle d'un livre c'est que il y a une dépossession de tous les côtés a 1000 histoires de cinéma hollywoodien notamment où c'est les producteurs qui décident en fait qui changent éventuellement réalisateur et qui ne laissent pas du tout libre mais il se trouve que moi je suis à la fois quelqu'un qui qui évidemment lu les cahiers de cette époque j'étais pas évidemment et ensuite j'ai participé à la revue en fait les cahers du cinéma tout le temps non cessé je dirais dès la fin des années 50 sans doute en tout cas début des années 60 de vouloir euh en finir avec la politique des auteurs et de ne pas y parvenir il y a il y a une table ronde au je crois que ça doit être 62 63 ou ù je crois même que dans l'intitulé il est euh les auteurs et notre politique en question parce que très vite pas pas tout de suite mais assez vite ils s'aperçoivent qu'en fait ce qui était intéressant à la politique des auteurs c'était un modèle un peu contrebandier c'estàd c'est quelqu'un qu'on n' pas vu venir et qui sort la tête de l'eau pour dire ce film c'est quand même moi qui l'ai fait et mais dès le moment où ce système devient majoritaire il perd de son intérêt voilà et et cette contradiction elle traverse toute l'histoire de la critique elle traverse particulièrement les CA du cinéma moi je n'ai connu les Cahiers du cinéma Les Cahiers que disant faut qu' en finisse avec la politique des auteurs parce qu'il avait compris que la politique des auteurs avait pris un sens qui n'avait rien à voir ou enfin qui était assez éloigné en tout cas de ce que truffo avait dit truffo c'était même un film raté d'un auteur est intéressant on va dire que le film est raté mais un film raté d'un auteur est plus intéressant qu'un film réussi de quelqu'un qui n'est pas auteur donc les C sont toujours dit il y a un moment il faudrait qu'on arrête de défendre disons doyons parce que j'ai entendu des discussions làdessus j'ai participé à des discussions là-dessus parce que les cahers avaient bien conscience que que reconduire sans cesse la défense de certains cinéastes pouvait apparaître comme un réflexe mais ils avaient bien confiance aussi que leur histoire et leur image de marque reposer là-dessus et cette contradiction qu'un critique qu'un ami Hervé Aubron a très bien résumé c'est est-ce qu'on a un ordre régulier oou est-ce qu'on a un ordre séculier les cahiers n'ont pas cessé de la connaître alors moi je trouve ça je trouve ça extraordinaire et je suis très heureux de voir qu'aujourd'hui on reparle de la critique même si j'entends très bien ce que dit occitane et hélas je suis sans doute très d'accord avec elle j'ai bien peur que ce qu'on comprenne aujourd'hui c'est que la critique en fait ne joue plus qu'un rôle symbolique c'estàd qu'elle ne joue plus qu'un rôle par rapport à la profession ça j'avais pas pensé mais ça me semble très fort c'estd que les les le public vraiment se fiche éperdument de la critique en revanche la critique continue a joué le rôle de disons d'une instance symbolique auprès de la profession c'est-à-dire pas simplement les Cinéas évidemment les exploitants les distributeurs les producteurs très V ou c'est pourquoi des Cinéas pardon restent attachés par exemple aujourd'hui à sortir leur film à mercredi alors même qu'il vont s faire plus de de spectateurs en trois avant-premières qui n front carrière en sal pourquoi parce que le mercredi c'est lapparution des articles parce qu'il y a cette espèce d'accompagnement symbolique institutionnelle qui effectivement à sa propre monétarisation disons son et trébuchante ou même quand elle est passulante et trébuchante elle est elle est elle est réelle voilà mais c il y a quand même une contradiction mais c'est ce que je v dire qui traverse toute l'histoire de la critique et qui qu'on peut aussi formuler d'une autre manière c'est le fait que le cinéma soit un art est une question avec laquelle les cahs du cinéma non au fond jamais été en paix parce qu'à partir du moment où le cinéma est un art il perd ce rapport à l'industrie qui faisait de lui cette espèce d'art impure qui faisait que ok hcock il fait ou o il fait des films géniaux mais si on lui donnait les clés de la baraque ces films serait pas si on le traitait comme artiste ces films seraient pas géniaux donc là aussi toujours je dirais toujours contradiction si je peux dire les chose ASI Marina ne sont pas du tout du tout d'accord de l'autre côté de la table là VO en tout cas totalement d'accord mais je trouve que ça ça ça ça oblige à parler de quelque chose qui serait quelque chose de l'ordre de la révolution permanente en fait tu as cité le mot le tu as utilisé le mot institution à partir du moment où on institue un auteur euh le le le verre est dans le fruit le verre du pouvoir est dans le fruit le verre de tous les pouvoirs qui lui sont accordé et pas que sur les jeunes filles euh le pouvoir sur les techniciens le pouvoir enfin un pouvoir tous aimut qui est le même que dans le dans le reste de la société toute position de pouvoir ouvre les portes de tout de tous les abus c'est tout en fait et à partir du moment en fait et la question de l'art et de l'industrie elle est vachement intéressante là-dedans dans le cinéma parce qu'on pourrait dire qu'au contraire le cinéma n'est un cinéma d'auteur que quand il est vraiment de l'art c'està-dire en fait que quand c'est un prototype à chaque fois une recherche à chaque fois et un un un Paris à chaque fois de est-ce que cet auteur ou pas cet auteur ce cinéaste à ce moment-là va fabriquer un objet qui mérite qu'on le regarde qui soit une vraie proposition et qui mérite d'être discuté mais là tu utilises pardon tu utilises une expression qui est je par trop qui est aussi un peu problématique et cinéma d'auteur je l'ai pas utilisé si tu as dit tu as pas dit film d'auteur quelque chose comme ça j'ai est-ce que cet auteur va faire ceci ca précisément je n'ai pas utilisé cette expression d'accord parce que entre politique des auteurs et cinéma d'auteurs il y a un sacré yatus oui mais justement je m'en garde bien le cinéma d'auteur il il est par définition installé la politique des auteurs c'est par définition une politique c'estàd que c'est une c'est une machine de guerreur c'est pas une machine de guerre c'est un c'est un trottoir roulant mais en fait c'est précisément ça la tenstion si tu veux entre c'est pour ça que je parle de révolution permanente à partir du moment où on institue des gens comme des auteurs en disant voilà le cinéma d'auteur et donc ça Ron ronne d'une part ils ont le pouvoir d'autrre part ça ne s'interroge plus la question de l'art s'y effondre aussi gén ement qu'elle soit en lien avec l'industrie ou pas mais tout simplement parce que l'art il est officiellement après moi j'ai quand même l'impression que enfin tu parle c'est intéressant que tu utilises le mot machine de guerre Emmanuel enfin au service de l'auteur c'est que moi ce qui m'intéresse dans cette politique des auteurs c'est que la machine de guerre se soit mise au service d'une figure parce que souvent on dit la politique des auteurs c'est la défense de la mise en scène contre l'industrie moi je suis totalement enfin sur le papier ça semble absolument un programme quasiment révolutionnaire enfin on est on est tous très contents de ça mais le problème c'est c'est quand la mise en scène est incarnée par une figure qui vient de la grande littérature classique qui vient du d'un schéma genré de la question de la création c'est-à-dire que l'auteur ce serait celui qui façonne qui réalise qui dirige enfin c'est la souvté de l'artiste c'est la souveriné de l'artiste mais dans un schéma quand même qui instaure et qui hérite d'un certain nombre de de de de systèmes de domination et moi c'est là où en fait je trouve ça intéressant parce que oui souvent à postériori on a dit que l'auteur c'est celui qui tire son épingle du jeu je reconnais ta lecture danésienne voilà toujours tour Serge Dané une grande figure de caher à partir des années 70 je rappelle à partir des années 70 et qui du coup a peut-être un recul justement sur cette figure de l'auteur là et qui n'est pas complètement en phase avec ce que ça a été au moment de cette politique des auteurs et moi je pense qu'il faut l'entendre au sens fort c'estàd qu'il y a un choix qui est fait au moment des années 50 entre un schéma plutôt un hérité du syndicalisme qui serait la défense du metteur en scène et des techniciens de cinéma contre l'industrie et qui et pourquoi pas et donc entre ce schéma syndicaliste et l'industrie à travers une figure romantique une figure qui serait pas de gauche et qui serait qui continuerait à coller avec un projet politique plutôt de droite qui est celui des cahers du cinéma à ce moment-là c'estàd que il faut pas oublier aussi comment le romantisme et la la la vision romantique de l'art elle continue d'être toujours effectivement contre le capitalisme et cetera mais jamais pour la révolution je me permets quand même de faire une interruption excusez-moi des abus sexuels dans le cinéma il y en a pas que chez les auteurs tamponné cahier du cinéma très loin de là donc c'est pas la critique seule et cette figure romantique de l'artiste qui produit les abus non non je dis juste que la critique elle vient enfin comme je reprends à nouveau le terme sacraliser à postériori une démarche auteuriste oui mais ce que je veux dire c'est que la la la définition même de l'ABU est pas contenue dans la définition même de de de la position de l'auteur ah non évidemment que non l'acteur aussi ça peut être le cas l'institution par des critères sur des critères esthétiques sur les critères d'histoire de l'art d'une figure qui est sacralisée dans l'istoire de l'art qui est qui qui est l'auteur pour pour l'imputer au cinéastes à des effets sociaux dans la production dans l'accès au financement dans la toutepuissance sur le plateau de ceux qui bénéficie de ce statut euh parfois justement d'une manière un peu comme une rente hein c'est peut-être l'impression que que que que peut donner le traitement de certains cinéastes par les cahiers Jaco Doyon Assas et cetera et donc ça donne euh une situation spécifique au cinéma moi je suis un peu je suis un peu embarrassé parce que d'une part je trouve qu'il est absolument essentiel de c'est une manalité de faire de l'histoire et je trouve que c'est super que que la critique de cinéma puisse faire de l'histoire c'est une chose sur laquelle j'ai toujours insister j'ai toujours trouvé qu'un des gros problèmes de la critique en France dans la et peut-être paradoxalement plus en France qui quand même un pays de critique on fait pas d'histoire de la critique quand j'étais au cahier j'ai j'ai souhaité qu'on écrive sur la critique sur les cahiers aussi sur les thérorist américain pour faire bonne mesure donc je trouve ça très bien des rens américain qu'en général on ignore totalement un peu moins aujourd'hui mais qu'à l'époque on ignorait sérieusement en tout cas dans la tradition desqu bon donc moi je ça enfin ça me plaît énormément vraiment cela étant je pense pas qu'on puisse je suis pas d'accord avec la généalogie qu'on est en train de faire de la politique des auteurs je pense que le mot d'auteur il est il est mal choisi évidemment puisqu'il raisonne du côté de la littérature et d'une vision sans doute romantique de la création mais il a été choisi je dirais pour sa visée provocatrice puisque encore une fois on va passer à autre chose l'auteur dans le cinéma tel que truffo défin c'est justement celui qui n'est pas le maître et c'est justement celui c'est justement celui qui se qui n'est pas du tout traversé par des inspirations géniales mais qui a l'intelligence de faire face à des contraintes de production qui sont des contraintes matérielles des contraintes de production dans le sens de production cinématographique mais dans le sens de production aussi de travail et qui à partir de là arrivve à faire quand même quelque chose et d'ailleurs la formule que j'ai cité tout à l'heure de truffo c'est le film raté d'un l'auteur ça c'est le film qui compte quand même pendant un temps avant l'auteur sans doute en effet et même sûrement dans un deuxième temps il y a quelque chose comme une rente qui se met qui se met en place je suis tout à fait enfin je serais d'accord avec ça mais la politique des auteurs telle qu'elle est telle qu'elle existe à ce momentl elle est pas elle n'est pas du tout c'est pas du tout une vision romantique de l'article de l'artistele je suis pas d'accord avec ça après c'est très compliqué parce qu'en effet les cahiers étaient marqués à droite c'est marrant pouron a mis du temps à le dire maintenant on le sait voilà et par ailleurs et par ailleurs puisque il faut quand même qu'on revienne peut-être vers le sujet et par ailleurs les cahers aussi à commencé par truffo que je considère comme un critique réellement génial peut-être même plus génial que Danis et dire et plus génial qu'il été réellement génial mais truffo et d'autres autour de lui avaiit une espèce d'imaginaire hérotoman que que moi j'ai toujours trouvé mais totalement ringard voilà c'estd le cinéma c'est faire faire des jolies choses à des jolies femmes c'est vraiment une une remarque de même pas de Carabin quoi donc effectivement cet imaginaire là il était il était présent en effet et on sait pour continuer avec truffo on sait hein que même belmondeo une fois elle l'a vu en voiture avec Catherine Deneuve et a dit celle-là aussi donc même Belmondo qui devait quand même être je dirais être à l'aise dans son rapport avec les femmes en c'est que trufo a couché avec toutes ses actrices toutes qu'il avait besoin de ça est-ce que ça veut dire que c'était des situations d'abus j'en sais rien mais les choses sont liées mais la politique des auteurs n'est pas responsable de de n'est pas un blancin donné au au au cinéastes sur le tournage et comme le dit très bien Marina on peut être sans être auteur en effet on n pas besoin de de ce label c'est intéressant de pouvoir on a besoin de pouvoir et le pouvoir il existe c'est intéressant que Jud godrch a reproché au C du cinéma qui ont fait un entretien avec elle vous le rappelez dans votre article elle leur a reproché après d'avoir refusé de la présenter comme une autrice puisquelle même se considère comme autrice notamment avec la miniérie qu'elle vient de de produire et qui retrace sa vie à elle de de jeune fille sous sous l'emprise sous l'emprise d'un homme le combat qu'elle a qu'elle a engagé qu'elle présenté notamment devant le Sénat récemment tour j Judit godresh a pour ambition de de bien sûr de changer complètement les choses vous dites dans votre article que il s'agirait en fait ave que c'est un premier pas pour refonder les conditions de production des films et de la critique du cinéma dans une perspective féministe euh du du point de vue d'un d'un de la façon dont les choses se passent sur un tournage euh euh et donc quand on est euh autrice réalisatrice euh puisque c'est ton cas Marina euh on on gère ces affaires-là de toute façon il est toujours question de euh a priori de désir euh bien sûr quand on quand on fait une œuvre même si cette œuvre n'a pas des thématiques spécialement tourner vers vers le sexe ou vers l'amour euh comment on fait et c'est une des question très très directes he que que pose Judit godresh avec un certain nombre de solutions qui sont proposées de médiation notamment pour gérer la présence des enfants euh et pour gérer les tournages de scène euh qui engag euh donc des relations sexuelles on a plein de cas euh d'actrice qui acceptent peut-être d'acteur aussi moi c'est moins c'est moins connu qui accepte de faire un certain nombre de choses pour le tournage et puis qui ensuite disent mais en fait j' j'aurais pas voulu le faire elles acceptent parce que sur le coup elles sentent qu'elles ont pas le choix s plus ou moins ENF pas forcment oui pas forcément c'est ça qui est plus compliqué que ça just je je je je vais commencer par répondre peut-être sur cette histoire de d'abord j'ai fait tourner des enfants et j'ai fait tourner et j'ai j'ai j'ai réalisé des scènes de sexe notamment dans le film que je m'apprête à monter euh ça soulève un tas de questions dans quelle heure de les prendre et pour être rapide et synthétiques évidemment la question de comment on traite la personne qui est là et qui alors en tant qu'enfant a choisi sans vraiment choisir d'être là euh ou en tant que personne qu'on va filmer dans une scène érotique ou de sexe ils ont à choisi mais se retrouve de fait en position de vulnérabilité littéralement parce que la personne est nue parfois comment on fait avec ça bah on fait délicatement on n pas forcément besoin de médiation il y a besoin d'énormément de dialogue il y a un milliard de manières de faire on peut ou ne faire appel ou ne pas faire appel à ce qu'on appelle un coordinateur d'intimité moi je l'ai pas fait parce que je trouvais que ça ça aurait coup court à la relation de confiance que je voulais construire avec mes comédiens ça s'est extrêmement bien passé ce qui de mon point de vue extrêmement bien passé ce qui n'empêche pas que c'était difficile tendu angoissant pour tout le monde ça c'est t le cas des tournage d'apprès ce que je comprendsf très oui mais particulièrement des scènes de sexe c'està-dire qu'il y a quelque chose de encore une fois de cette vulnérabilité pour tout le monde en fait parce que même moi en tant que réalisatrice en les dirigeant dans des scènes de sexe je suis obligé de raconter quelque chose de moi que je le veuille ou pas mais tu dis cette tierce personne d'un médiateur quelqu'un qui accord une intimité elle cour circuiterait la relation qui est nécessaire qui est nécessairement directe mais c'est là c'est là qui tout le problème je dis pas forcément je dis que dans mon cas je pense que je n'en ai pas eu besoin je n'en ni pas besoin parce que je considère à tort ou à raison je crois pour l'instant à non je crois pour l'instant jusqu'à présent jusqu'à preuve du contraire à raison que je suis en mesure de créer une une une relation de confiance sans mettre à mal l'autre en face de moi donc en en en en prenant garde à tous les moments de pas le brutaliser de vérifier qu'il est à une place qui lui convient et CETA pour autant et c'est pour ça que je reviens sur ce que tu disais ça peut le brutaliser c'est-à-dire que même avec ses gardes de fous et même avec un coordinateur d'intimité sur place bien sûr que ça peut le brutaliser mais de même qu'une scène où quelqu'un doit pleurer peut brutaliser en fait il y a quelque chose du rapport méti d'acteur à priori mais que que d'être prendre ce risque mais pas seulement du métier d'acteur ça peut brutaliser aussi l'assistante réalisatrice ça peut brutel en fait toute situation de vie réelle avec un enjeu où on travaille où on malaxe des matières qui sont des questions où on doit mettre de soi où on doit se donner d'une manière ou d'une autre au travail peuvent brutaliser et elle elles le peuvent malgré toute la délicatesse qu'on y met alors il faut y mettre de la délicatesse que ce soit soi-même ou en passant par un tiers donc et ce qui est reprochable c'est de ne pas faire attention à cette à ce besoin de délicatesse mais pour autant la brutalité peut exister et quand et et il il peut se trouver j'en sais rien que dans quelques années une une comédi la comédienne ou le comédien se retourne en disant en fait c'était atroce en fait ça m'a fait beaucoup de mal et je pense que si c'est le cas ça ne sera la faute de personne c'est la vie parce que il n'y a pas eu d'acte de brutalité parce qu'on a tout mis en place pour que ce ne soit pas le cas pour autant ça n'interdit pas que ça fasse brutalité et ça c'est quelque chose avec quoi on doit composer au cinéma dans la fabrication et dans la vie en général ce que dit Marina me pardon me fait penser à quelque chose qui à mon sens et plus au cœur de la discussion tout aussi au cœur de la discussion que la question de l'auteur euh les cahers la tradition des cahers en tant qu'elle est quand même devenue relativement hégémonique dans le discours critique d'aujourd'hui donc elle a gagné come come traditionnellement son son point de départ c'est le cinéma est un art réaliste ça c'est basin la caméra enregistre euh donc et le privilège de la caméra c'est que c'est une machine elle ne met pas d'intention dans ce qu'elle enregistre elle se contente d'enregistrer donc ça explique aussi pourquoi les cahers ont pu rejeter pendant longtemps des des auteurs majuscules à vision du monde fini ou d'autres parce que il laissaiit pas assez de place à l'enregistrement et trop à leur vision personnelle pourquoi je parle de ça parce que enregistrer pour qu'il y ait quelque chose pour enregistrer il faut qu'il y ait quelque chose à enregistrer que la caméra ni le cinéast n'est voulu donc il faut c'est là où où tout un ensemble de notions ou de réalités disons je dire s'engouffre elle s'engouffrre pas mais sont présentes il faut de l'imprévu il faut il faut que l'acteur ou le personnage ou la réalité donne quelque chose qu'il ne veut pas céder parce que si c'est quelque chose qu'il veut absolument céder ça n'est plus de l'enregistrement c'est de la c'est de la préparation et là moi je comprends très bien en effet comment est-ce qu'il y a quelque chose comme une continuité possible absolument pas une fatalité une nécessité ou même une téléologie mais comme une continuité possible en effet entre l'idée du cinéma comme un réaliste cette phrase qu'onon ressort beaucoup aujourd'hui mais qui je pense qu'on le fait à raison qui est que tout tout film est un documentaire sur son tournage c'estd que si un film témoigne d'une réalité c'est avant tout la réalité de son tournage et et des rapports qui ont eu lieu sur le tourage dans un documentaire comme dans une fiction on pourrait même presque dire encore plus dans une fiction il faut que ce qui se passe dans la scène ce soit aussi passer d'une manière ou d'une autre même si c'est une scène de Hold Up et qu'on fait pas hold up il faut qu'il y ait eu quand même un moment de l'adrénaline du danger quelque chose je parle en tant critique j'ai jamais été sur un plateau quasiment voilà et on voit bien comment est-ce que si on fait quelques pas de plus plus ça peut autoriser aussi de mettre les acteurs les actrices évidemment les plus vulnérables dans une position où il donneront des choses qu'il ne souhaitent pas donner voilà et là effectivement on voit enfin c'est pas qu'on voit bien mais des choses de de de tout ordre de tout ordre ça peut aller de de de ça peut aller de ne pas dire quand est-ce qu'on de ne pas utiliser un clap pour que l'acteur reste dans une position de d'improvisation jusqu'à des des des violences plus ou moins je dirais grave euh il y a l'exemple canonique de la gifle donnée par Maurice pialard sine Bonner sur sur sur nos amours voilà mais euh c'est-à-dire il y a là aussi si je peux me permettre il y a une contradiction c'est que le cinéma est un art réaliste le cinéma enregistre mais cette réalité il faut la provoquer voilà parce que sinon on laisserait on laisserait tourner la caméra 24h/ 24 et aujourd'hui on le peut mais pendant longtemps on ne le pouvait pas donc il faut qu'il y ait quand même quelque chose qui entre je dirais il faut l'intervention d'un d'un maître pour créer quelque chose qui échappe à la maîtrise voilà et ça c'est très comp 1 m 1 m tu distilise mais alors la la question étant que ceux qui très majoritairement se sont retrouvé en position d'être ses maîtres étaent des hommes jusqu'ici incontestablement ouais et puis surtout que je suis pas fondamentalement désaccord avec ce que ce que dit Emmanuel mais il me semble quand même que cette idée de faire rendre quelque chose à la réalité pourquoi pas mais à quel prix avec quel moyens avec quelle intention derriè c'està-dire que cette idée que la violence la passion voilà tout ce c'était pas une défense illustration je faais c'est une description même si je suis très attaché à cette idée du cinéma mais je vois bien c'est imp je peux pas fa i Mo ce dont je parle c'est c'est de c'est de qu'est-ce qu'on fait avec ce qu'on a c'estàdire que aujourd'hui et je je c'est pas forcément toi qui le défends mais c'est l'idée que la la violence a une effectivité en art que fait elle a une réalité l'art peut difficilement décider de s'abstenir de de mettre en scène la violence sous prétexte qu' violente là je parle de la violence comme outil de mise en scène c'est-à-dire dont on parlait c'était pas forcément la violence comme outil de mise en scène c'était il faut que quelque chose advienne ça veut pas forcément dire par la violence que ça puisse faire VI ce qui advient c'est peut-être et peut-être de l'ordre de l'effraction et peut-êtreord je dis que c'est que la violence est nécessairement un outil que la violence est nécessairement utilisée je dis juste qu'elle a été expliquée et qu'elle a été on va dire incorporée a une certaine vision de l'art et cette vision de l'art qui est passée dans l'histoire du cinéma comme une composante voilà un outil acceptable parmi tant d'autres dans la manière de diriger les actrices dans la manière de diriger les personnages et C je parle pas là aussi ce que tu dis par c'est un contestable moi j'ai toujours entendu dire depuis ma prime jeunesse au cahier le tournage de votre film s'est bien passé bah non parce que si c'était bien passé le film serait pas bien voilà on peut l'entendre de plein de manièrre mais et puis même sans enfin même et c'est quelque chose dont on hérite encore aujourd'hui moi je me rappelle de mon mon entrée dans la cinéphilie qui s'est faite avant Mitou puis ensuite mon entrée dans la critique qui s'est faite après donc c'est assez enfin je trouve que c'est assez intéressant le l'écart enfin le chemin que j'ai parcouru en 6 mois de temps on va dire au enfin au cœur de la tempête Mitou et je me souviens comment avant les jeunes cinéphiles beaucoup masculins voilà aiment les auteurs surtout pour leur parfum de souffre notamment sur les histoires horribles qu'on pouvait raconter sur les tournages de kubric ou de Tarantino et aprèsmou ou d'un coup quand vous parliez de palanssk on vous levit plus les yeux au ciel à la gueule parce que vous aviez dit que vous avez rappelé que les films ont un prix et ont un prix humain et que ce prix on n pas tenu de l'accepter si on aime le cinéma la CPH une fraction beau de la cinéphilie oui ça c'est vrai ça c'est vrai mais c'est pas toute la céphilie je dis pas fraction beauau je dis juste que je parle juste de de mes contemporains ben je il me semble qu'il y a beaucoup d'autres entrées dans et la cinéphilie et la fabrication des films sans pour autant basculer dans un discours qui qui qui mettrait à l'écart toute violence parce que je crois qu'elle est par structure là et c'est ça que j'essayé de nommer mais par structure encore une fois comme il me semble qu'elle l' dans la vie et que vouloir l'en arracher serait mensonger et délétaire en fait parce que et vouloir arracher toute violence d'un plateau de cinéma à mon sens violence au sens très très large je parle pas de donner une gifle je parle pas de forcer des gens à faire ce qu'ils ne veulent pas faire je ne parle évidemment pas de viol ni même enfin absolument rien de répréhensible en tant que tel mais qui il y a une violence qui circule du fait que quelque chose doit être produit avec une circulation d'affect d'émotion de présence devant la caméra qui a à voir avec ce que disait Emmanuel effectivement y compris dans un cinéma de mise en scène de mise en scène pure enfin tu vois sans être dans un mais et je pense que cette violence non seulement on est obligé de faire avec mais en fait c'est aussi elle qui qui est intéressant à explorer tant qu'on lui met des gardes fous mais voilà moi je parle pas de de la violence de l'émotion au sens métaphorique du terme moi là je parler de violence très concrète mais c'est très connexe c'est ça qui est très compliqué en permanence on n pas obligé de violer les gens mais je suis parfaitement d'accord on est évid d' moi je par cette violence extrêmement précis c'est c'est pour ça que c'est une chose que je trouve très intéressant dans le débat qui surgit aujourd'hui sur la critique c'est qu'on on reproche beaucoup à la critique une des choses qu'on lui reproche c'est de se préoccuper trop d'esthétique et pas assez du reste et en fait fa toujours cette tradition des cahers elle parce que j'ai relu certains des articles j'ai relu les articles parus au moment la désenchanté de la fille de 15 ans pour prendre ces deux films sont très emblématiques par que ce sont les début de godre avec boît Jaco et avec Jacques Doyon qui sont les films sur lesquel ellemême revient le plus aujourd'hui à juste titre et les articles paru à l'époque sont des articles on voit on voit très bien comment le discours sur le film est toujours implicitement un discours sur le tournage mais qui ne se mais qui ne se désigne pas comme tel c'est-à-dire Jacob et Doyon ont su créer les conditions pour Doyon dans la fille de 15 15 ans article de Thierry jou je trouve très intéressant même si je suis pas un joucien délirant Douyon joue le rôle d'un metteur en scène qui essaie de s'approcher de l'objet de son regard qui est son actrice et le film raconte ça voilà et c'est pour ça que c'est j'ai du mal à entend ENF si je l'entends mais je vois pas tellement qu'elle est parce que c'est pas que la critique s'occupe de trop d'esthétique c'est qu'elle a incorporé quelque chose qui est peut-être une une sorte de mythologie du tournage mais elle l'a complètement incorporé c'estàdire que ce dont il est il est question en général de faire le commentaire et parfois l'éloge c'est comment surtout au sein du cinéma français le film bah il traduit une espèce de de de capacité à avoir créé des des des conditions adéquates alors moi je trouve que c'est de Cinéas qui me passionnent pas beaucoup mais ce discours il est il existe c'est le même discours qu'on peut trouver sur des cinas que je mets beaucoup plus haut comme piala c'est qui est avant tout Maurice piala pour pour beaucoup c'est avant tout quelqu'un qui serait une sorte de disons un dieu du tournage j'utilise exprès un mot très voilà un dieu du tournage voilà ce qui ce qui est une vision extrêmement réductrice parce que piala est par ailleurs un très grand monteur parce que piala est par ailleurs un peintre parce que piala est par ailleurs autre chose mais c'est vrai que cette mythologie elle est extrêmement présente et c'est vrai qu'elle a toujours été enfin a toujours elle a un côté un peu rance c'est vrai parce que parce que c'est comme si on admirait je sais pas une moi je trouve qu'elle elle a un côté enfin je je trouve aussi qu'elle a un côté un peu çaé aux mains des hommes c'est c'est il y a pas de de de femmes puis qu'elles étaient si minoritaires dans ce milieu à pouvoir faire faire un film je je bien sûr c'est au mains des hommes mais récemment voir le sort que les cahiers ont fait à des cinéases femm comme Jacqueline audre par exemple enfin ou des des des cinéastes qui qui enfin je suis sûr que voilà ce nom est parfaitement inconnu de ceux et cell qui nous é des années 45 a beaucoup de films et beaucoup de succès je crois effectiv et qui était voilà on parlait des vilaines uvrettes sous la plume de moul de jacquelineudri donc c'est aussi ai une structure qui s'est construite contre les femmes on va devoir rapidement terminer mais Marina euh vas-y euh euh pour terminer je sais pas je pense que une amie m'a m'a fait remarquer elle qu'elle voyait beaucoup de court-métrage d'étudiants de la féist dans les années 90- 2000 qui montrait systématiquement elle comptait les plans où on voyait des femmes qui dormaient et et elle trouvait ça exaspérant parce qu'évidemment il y avait pas de femme comme sujet pensant et cetera euh moi quand quand j'entends ça je me dis oui effectivement c'est frappant on a envie que les femmes s'emparent des récits mais aussi potentiellement pour montrer des hommes qui dorment pourquoi pas à leur tour pour que ça dialogue ensemble alors là ça ça a l'air complètement bénim oui oui ce que ce que ce que je dis mais ce que je veux dire c'est que je suis pas forcément contre les plans de femmes qui dorment dans la mesure où ils peuvent aussi être dialectisés entrer en friction avec les plans d'homme qui dorment la désenchanté commence par un plan de Judit GARCH qui dort et qui ouvre les yeux et qui s très bien ce qu'elle fait ensuite effectivement mais elle sait très bien ce qu'elle fait ensuite elle va je crois raconter à son petit ami qu'elle elle va le rêve elle le provoque à travers le récit du rêve qu'elle donne qui est une sorte de rêve un peu érotique ce qui est très paradoxal dans la désenchanté c'est qu'il lui donne une place de sujet à Judit grch au personnage de Judit grch vraiment en ayant pillé ses journaux intimes oui mais moi comme spectatrice c'estàdire que moi à je sais plus elle a 45 ans de plus que moi je crois Jud g quand j'étais à dos je voyais je rêvais d'être à sa place c'est-à-dire que il y a aussi tout cet imaginaire qui qui a questionné mais qui est pas du tout qui peut pas s'arracher comme ça d'un coup parce que il y avait quelque chose d'une très jeune fille elle en as elle en a très bien parlé de ça de la manière dont aujourd'hui elle s'aperçoit de toutes les les jeunes femmes et surtout les jeunes femmes qui d'une certaine manière l'ont prise en exemple lui écrivait pour le lui dire aussi ce qu'elle a souffert c'est c'est une chose mais cet imaginaire là il est pas que négatif donc il faut aussi interroger la part non négative qu'il a parce que tous les ados du monde ont envie de s'élever s'élever au non pas au sens de coucher avec un type de 30 ans de plus mais s'élever au sens d'accéder au monde des grands donc évidemment que c'est ambivalent et que je pense quand cinéaste en fait c'est cette ambivalence là qu'il faut prendre en charge sans sans chercher à la masquer à la recouvrir c'est voilà et le film préféré par de beno Jaco le film qui a fait tout son cinéma c'est c'est les contrebanders de moonflit ou c'est un petit garçon qui ça veut dire que l'imaginaire dans les deux sens que c'est un petit garçon au contraire qui traverse une série d'épreuves et de cruauté oui donc c'est c'est c'est pas du tout pour dire les garçonsi souffrent ne finiss surtout pas l'émission sur cette note mais c'est pour dire que cet imaginaire de la cruauté il est effectivement euh il y a un meou garçon qui a été lancé sur Twitter ce weekend d'ailleurs ça tombe parfaitement bien absolument merci beaucoup à tous les trois euh d'être d'être venu nous nous donner vos points de vue euh de jeunes critiques femm euh criti all vasy et de cinéaste euh sur eu sur cette relance du meou français dans le cinéma à l'occasion ben du combat de de de Judith godrch c'est la fin de cet épisode dont s'autorise à penser merci de nous avoir suivi euh c'est la fin même de toujours debout l'émission de ce soir euh nos programmes se poursuivent ici même bien sûr que vous nous suiviez dans le cadre du flux 247 sur Youtube ou sur le fameux canal 3 150 de la Freebox vous le savez vos programmes ne sont financés que par vous nous sommes un organe non gouvernemental ni patronal nous ne vivons que de vos dons et abonnements si vous voulez faire vivre ce média libre et indépendant donnez abonnez-vous et voilà le plus possible sans quoi nous ne pourrons pas continuer ça y est j'ai fini au revoir à [Musique] bientôt [Musique]