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interviewAssemblée nationale (sur YouTube)· 16 juillet 2026 128 min

🔴 Des représentants d’associations luttant contre la pauvreté devant la commission d'enquête

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

contre la pauvreté. Je vais rapidement vous présenter pour présenter représenter autour de cette table le secours catholique, nous recevons tout d'abord madame Ursula VOT VOT, ça se prononce, c'est bien ça ? Très bien.

Directrice du secours catholique d'Indré Loire. En visio en visoconférence, nous avons pour le Secours populaire français, nous accueillirons monsieur Nicolas Champion, secrétaire national en charge des solidarités en France et Michaël Posau directeur des solidarités en France. [grognement] Pour représenter le restaurant du cœur, je souhaite la bienvenue à monsieur Jean-Michel Richard, président et Louis Cantuel, responsable du pôle institutionnel et stratégique.

Et enfin, pour la société de Saint-Vincent de Paul, nous recevons monsieur Philippe Favot, président national, directeur du président national, pardon, et Jean-Charles Meilleur, directeur de la communication et de la générosité. Je vous remercie tous d'être venus pour car nous souhaitons avoir de la à la fois vos témoignages croisés sur la pauvreté aujourd'hui, vos ressenti sur le profil des personnes que vous accueillez et en exposé des actions que vous menez chacun à l'égard des personnes âgées pauvres qui dans notre pays sont aujourd'hui plus de 2 millions. Avant de que vous ne puissiez tous intervenir et que nous échangeons avec vous, je souhaiterais pour lancer le débat vous poser à chacun deux questions.

Tout d'abord, constatez-vous une augmentation de la part des personnes âgées dans les publics dont vous vous occupez ou cette proposition est-elle stable par rapport à l'ensemble des personnes auxquelles vous portez secours ? À ce titre, avez-vous des chiffres précis à ne communiquer sur la proportion des personnes âgées pauvres qui viennent vous demander de l'aide ? Et enfin, 3è temps de cette première question, quelle part représente chez vous les travailleurs seniors ?

Ensuite, parmi les personnes âgées qui viennent vous voir, de quel besoin font-elles état en premier lieu ? Certes, selon les organisations ici présentes, vous vous ne vrez pas forcément exactement dans les mêmes créneaux, mais au-delà de ces différences, quels sont les besoins principaux besoins de ces personnes ? Une alimentation moins chère, des soucis de logement ou un isolement social ?

Nous le doute que vous nous apporterez là des éléments diversifiés qui nous permettront un rapport un au rapporteur en premier lieu de formuler des propositions pour essayer d'améliorer la situation d'un public encore une fois très spécifique. Mais comme vous le savez, nous vous recevons ici dans le cadre d'une une commission d'enquête parlementaire. aussi comme chaque comme l'impose des texte, je vais vous demander de vous déclarer chacun tout autre intérêt public ou privé de nature à influencer vos déclaration et et je et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prêter seraement de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité.

Je vais donc vous inviter chacun et chacune à tour de rôle à lever la main droite et à dire je le jure. Madame Vot le je le jure. Voilà monsieur Richard Antoel et et en visio monsieur Champion lever la main droite.

Et levez voilà merci monsieur Posau également je le jure. Très bien. Je vous remercie.

Je vous laisse donc la parole chacun au nom d'une organisation pour une intervention d'une dizaine de minutes. Après cela, monsieur rapporteur et députés présents ou qui seront présents échangeront avec vous. Je donne la parole donc madame Vogd au départ.

Allez-y. Ah faut appuyer sur le micro. Ouais.

Voilà. Et quand c'est vert c'est que ça coupe les autres micros en fait. D'accord.

Là vous avez prévu trois questions. Je réponds aux trois ou présentez-vous d'abord. 10 minutes pour présenter et si vous pouvez question on commence je commence à répondre aux questions.

Voilà. Très bien. Alors je je représente le secours catholique d'Indré Loir mais je peux dire quand même un mot du secours catholique national.

Donc seul et unique association née en 1946 d'utilité publique. Donc en France c'est 58000 bénévoles et quelques 800 salariés et sur le territoire français 2800 équipes locales. Voilà et sur le dernier rapport que j'ai pas manqué de vous amener, on constate un peu plus d'un million de personnes accueillies par l'Association nationale.

Alors je vais parler maintenant de plus ce que je connais. Donc le territoire de l'indré Loire. Donc on est délégation départementale, donc on couvre, j'allais dire uniquement ce département.

Euh 400 bénévoles, un peu plus de 400 bénévoles en Indréoire, 6 salariés et puis euh pour l'année 2025, 3600 un peu plus de 3600 ménages accompagnés et ça représente 6000 personnes, un peu plus de 6000 personnes, 4000 un peu plus de 4000 adultes et 2000 enfants, donc 1/3/3 d'enfants. Voilà, donc on est une association de bénévoles comme vous l'avez compris euh en Indré Loir, ça augmente gentiment le nombre de bénévoles. trouve voilà preuve que notre pays compte beaucoup de bénévoles qui sont prêts à s'engager donc à s'engager pour le projet du scours catholique.

Le projet du scours catholique c'est bien sûr la lutte contre les causes de pauvreté, d'inégalité, d'exclusion pour l'accès au droit. Et puis c'est aussi l'autre force de l'association, c'est de réaliser avec ceux qui vivent la pauvreté et avec les bénévoles de réaliser la fraternité. Donc c'est pour ça qu'on a sur le territoire autant des accueils sociaux, des accueils de jour que des groupes de convivialité et de et de lien social.

Voilà, ça c'est pour tracer à grand trait euh l'association. Ensuite, peut-être pour rentrer dans alors si ce n'est dans vos questions mais voilà sur le sujet des personnes âgées, vous avez demandé si on constatait l'augmentation des de ces publics dans nos accueils. Donc oui, c'est ce qui a d'ailleurs documenté le toujours le même le dernier rapport du secours catholique, celui qui est paru à l'automne qui faisait état des lieux de de l'évolution de la pauvreté sur 30 ans puisque le secours catholique réalise depuis 1994 un rapport pauvreté qu'on sort chaque année en novembre.

Donc c'était les 30 ans euh cette année. Et parmi les constats, celui-ci qui a donc qui a marqué un peu notre association de fait que la part des populations âgées pauvres augmente dans nos accueils. Alors on va dire qu'elle a elle a triplé, elle est passée de 2,6 % à 7,3 % des personnes qu'on accueille.

Donc à la fois c'est un signal fort pour nous en disant mais il y a vraiment quelque chose voilà qu'on doit qu'on doit comprendre. Après, elle reste je donne tout de suite une limite, elle reste sous ces personnes âgées restent sous-représentées parmi les personnes que nous accueillons puisque si je regarde l'indré Loire, c'est 10 % des personnes accueillies qui ont plus de 60 ans. Donc c'est c'est peu par rapport au 20 27 % des plus de 60 ans qu'il y a dans la population française.

Donc on en a de plus en plus mais ça reste une population qui est sous-représentée dans nos accueils. Ça veut dire qu'en fait on s'occupe davantage des personnes d'âge actif voilà qui sont la majeure partie des publics. Voilà, ça c'est pour donner un petit peu, essayer de répondre à vos chiffres.

Donc en André Loir, je le disais, 10 % des publics qu'on accueille ont 60 ans et plus. Et puis après c'est très variable euh selon les territoires et ça je pense que ça sera ça fera partie de vos questions. Euh en alors donc en Indré Loir, on a la ville de Tour sûr.

Donc à à Tour c'est 6 % des personnes qu'on accueille qui ont plus de 60 ans. Mais si je prends Chinon, alors Chinon, c'est une plus petite ville dans le du département, c'est 40 % des accueillis qui ont plus de 60 ans. Donc là évidemment c'est c'est aussi le le biais de notre présence en milieu rural et de ce qu'on propose.

Si dans une ville comme Tour, on a davantage d'accueil de jour pour les femmes ou d'accueil de jour pour les personnes migrantes, forcément euh ça ça fait une balance sur les chiffres des personnes qu'on accueille et alors qu'en milieu rural, on a davantage de lieux d'accueil qui sont tournés vers les personnes âgées. Donc c'est c'est ce qui explique cette grande variation des personnes accueillies. Voilà.

Alors ensuite, vous avez parlé des travailleurs seiors. Je sais pas si vous voulez tout de suite là je je pense que des collègues peut-être à côté seront bien plus voilà à même nous on a un peu d'action vers l'emploi. Les travailleurs seigneurs représentent peu des personnes que nous accompagnons.

Voilà et puis ensuite si vous voulez tout de suite sur les besoins ou d'accord sur les sur les demandes enfin les les profils des personnes âgées que nous accueillons. Si je peux quand même encore dire et ça bon c'est pas étonnant, c'est une majorité de femmes. Voilà, parmi les parmi les personnes âgées que nous accueillons, celles-ci sont majoritairement des femmes.

Euh elles sont surreprésentées dans nos accueils. Alors là aussi, globalement, les femmes sont surreprésentées parmi les gens que nous accueillons. En Indré Loir, on a 67 % de femmes parmi les personnes accueillies.

Voilà, mais elles sont encore plus nombreuses parmi les populations âgées qu'on accueille. Près de 80 %. Euh alors là c'est encore une fois c'est lié à nos accueils.

Beaucoup de ces femmes sont en milieu rural et fréquentent nos accueils de lutte contre l'isolement. Et donc c'est dans les groupes de convierté de milieu rural, c'est 85 % de personnes âgées et 82 % de femmes. Donc là encore ça fait monter les chiffres.

Après c'est pas étonnant puisque les femmes âgées vivent plus souvent seules que les hommes âgés et que on reçoit davantage de public seul. Voilà. En couple protège de l'isolement et de la pauvreté. pour pour dire les choses rapidement.

Et puis pour terminer euh les demandes, vous parliez des besoins exprimés par les personnes. Donc il y a évidemment notamment pour tous ces groupes de convivialité la question de l'écoute, euh de la convivialité, du lien social. Voilà.

Ensuite, comme vous le vous le savez, l'augmentation des demandes alimentaires chez les personnes âgées. Donc ça aussi, c'est un phénomène euh nouveau auquel on répond par des actions nouvelles notamment grâce à l'aide de l'État et du plan mieux mangé pour tous où on a pu développer des actions pour une alimentation durable et de qualité et puis des secours financiers direct aux personnes. Ça aussi ça fait partie de nos actions.

Donc là, on voit une surreprésentation des personnes âgées parmi les personnes qui bénéficient d'un secours financier à peu près. C'est je vous disais tout à l'heure que c'est 10 % des personnes que nous accueillons qui ont plus de 60 ans et c'est 15 % des adopos personnes. Donc elles sont un peu plus nombreuses parmi les personnes qui qui bénéficient de secours financier.

Et les secours financiers de quel ordre et pour quel besoin ? Donc je parlais de l'alimentation, mais bien sûr il y a le logement euh des factures d'énergie, d'électricité. Là encore, je pense que vous vous en doutez.

Donc l'énergie, l'électricité, des fois de des dettes de loyer et puis du mobilier, ça peut-être changer une litie, changer un réfrigérateur, enfin c'est extrêmement concret. Euh donc ça c'est une partie des aides. Une autre partie concerne la santé puisqueil y a un reste à charge important pour des personnes qui ont des petits revenus.

Donc ça peut être des appareillages auditifs ou ou de l'optique et puis bien sûr de la mobilité avec des réparation de voiture. Voilà, ça c'est un peu les grands domaines qui couvrent enfin qu'on couvre dans ces secours financiers. Voilà, je pense je peux m'arrêter là.

Très bien, je vous remercie. Je vais passer la parole à monsieur Champion si vous nous entendez. Oui oui, c'est bon.

Oui, très bien. Bonjour monsieur le président, mesdames et messieurs les les parlementaires. Tout d'abord, merci de de vous intéresser au aux questions de précarité.

Évidemment, nous on est toujours attentif quand le quand le sujet émerge dans dans le débat public. Euh globalement, le Secours populaire, c'est une association qui est née juste après guerre en 1945. Euh nos premières actions, ça a été des actions de de d'accès aux droits, d'accès aux vacances et au fil du temps, on s'est diversifié vers de la solidarité alimentaire, de l'accès et du maintien dans le logement, euh de la prévention santé et tout en maintenant évidemment les les actions de d'accueil de public, d'accompagnement, de compréhension de la pauvreté et de la précarité et de et de et en gros d'accès en droit et de retour à la à la citoyenneté de de l'ensemble de de nos concitoyens.

On est organisé de de façon décentralisée. Dans quelques mots, c'est 98 fédérations départementales. Aujourd'hui, le score populaire euh 650 comités locaux dans dans les villes de taille de taille moyenne ou ou périurbaine et presque aujourd'hui ou alors dans l'année, on aura notre 100000è bénévole.

En tout cas, aujourd'hui, on est on est fort d'un réseau de 200000 bénévoles pour aider, accompagner, écouter 3,7 millions de personnes en France euh sur tous les sujets comme je disais, principalement et en premier lieu la la solidarité alimentaire, mais t tous les sujets qui permet aujourd'hui d'être d'être pleinement un être humain et d'être pleinement citoyen. euh sur votre sur votre question très précise sur la sur la part des personnes seigneurs dans dans dans les personnes que nous accueillons. Bah alors tout comme ma conœur du du Secours catholique euh c'est pas la population et peut-être heureusement je enfin je sais pas s'il faut s'en réjouir ou pas en tout cas c'est c'est une population qu'on voit quand même relativement peu. en 2025, ça concerné 8 % des des personnes aidées au populaires sur le sur le territoire de métropole.

On a quand même une tendance de fond où on a on a une une augmentation du fusé parce que le recul statistique chez nous nous fait dire qu'en 2017 euh le public senior représentait 5,4 % des personnes aidées. Donc voilà, on voit bien que qu'en une dizaine d'années, on passe de 5,4 % à 8 %. Donc ça reste faible dans la dans la proportion, mais c'est quand même en en nette augmentation.

Euh pour reprendre un peu vos questions, quel est le profil type de la personne seigneure qui vient chez nous et et qu'est-ce [raclement de gorge] qu'elle vient chercher ? Alors évidemment le le l'étiquette qu'on a et le et et ce pourquoi on pousse la porte du SC populaire aujourd'hui euh c'est pour être sur un sujet d'aide alimentaire ou de solidarité alimentaire. Euh mais c'est pas forcément le le premier sujet en fait quand on creuse un peu, quand on écoute les personnes, euh on voit très bien que le sujet de fond, ça reste l'isolement, ça reste la solitude et euh le recours aux associations surtout quand on est seigneur.

C'est euh c'est une dernière porte qu'on arrive à pousser et au final les personnes viennent avant tout chercher du lien social, viennent avant tout chercher un sens où s'inscrire dans leur quartier. Le sculaire est implanté par petites structures et c'est vrai que de venir pousser la porte du sculaire, ça peut être au départ pour manger et puis après on devient bénévole, on donne un coup de main euh et puis on retrouve un sens à occuper les journées. Donc ça c'est quelque chose de de très important globalement sur c'est quelque chose qui n'est pas propre que aux personnes âgées ou au public seignant.

On a fait un sondage Ipso. Et alors déjà plusieurs données, c'est un baromat Ipsos qu'on fait tous les ans. La première donnée, c'est que un tiers des Français en règle générale craint de basculer dans une situation de précarité.

Ça, j'imagine que que je vous imprends rien mais c'est surtout que 2 tiers des Français ont plus peur pour le pour les générations futures. Donc, il y a une espèce de morosité aussi chez les parents et chez les grands-parents qui est de se dire finalement moi ce que j'ai vécu pendant une certaine période quand j'étais jeune et d'avoir un travail facile et ben dans les générations futures euh on l'aura pas forcément. Donc après euh les raisons pour lesquelles les personnes viennent, on le voit bien, euh on coupe en dernier l'accès au logement, c'est-à-dire que euh quand on bascule en situation de pauvreté, de précarité puis de pauvreté, au début euh on enlève ce qu'on imagine superclu alors que c'est essentiel qu'ils soit évidemment les les sujets de loisirs.

Après, c'est de vacances et de loisirs. Après, on rogne sur les dépenses qui sont liées à la santé, après à l'alimentation, on saute des repas évidemment et puis en tout dernier, on coupe l'énergie dans le logement et puis le logement parce que le plus important c'est d'avoir un toit sur la tête. Donc ça, cette espèce de priorisation des des dépenses au fur et à mesure que le budget s'amenuisse, ça on le voit dans dans et on l'observe dans dans toutes les les catégories population.

Après, peut-être un point positif, mais on va sûrement y revenir sur les les les solutions qu'on peut trouver spécifiquement face à ces publics là. C'est vrai qu'on a une forme d'isolement social. Une des réponses du SC populaires, c'est de faire des des dispositifs d'aller vert itinérant qu'on appelle des solides d'arribus chez nous.

Et ça ça permet souvent de casser la solitude et de rencontrer les personnes de façon régulière. Évidemment, le le deuxième levier pour le populaire, bah c'est le recours au bénévolat. C'est-à-dire, vous venez chez nous pour un besoin, quel qu'il soit et ben vous pouvez aider.

Vous êtes les bienvenus. Vous pouvez nous aider à à définir notre projet associatif, le projet associatif, à définir le projet de du comité local du Scopulaire où vous êtes. Et puis on retrouve un sens, on retrouve comme ça euh une utilité sociale et sociétale.

Euh quelques mots. Très bien. Je vous remercie pour toutes ces précisions.

J'ai passé la parole pour le restaurant du cœur à monsieur Richard. Merci monsieur le président. Donc les restos du cœur, on a été créé il y a 40 ans hein en 85.

Je pense que tout le monde s'en souvient malheureusement. Et donc les restos du cœur lors de cette première année avaient distribué 8 millions de repas. L'an passé on a distribué 161 millions de repas.

Aujourd'hui les restos sont structurés donc autour du bénévolat. un peu comme mes collègues, c'est 80000 bénévoles récurrents et 30000 bénévoles occasionnels. Donc 161 millions de repas, je vous l'ai dit, on est euh on est implanté sur tout le territoire hexagonal et la Corse.

On a on est implanté dans 1800 communes à travers 2318 centres d'activité. Exactement. Euh bien sûr euh alors on a des salariés également.

Ces 800 bénévoles récurrents sont accompagnés de 600 salariés. Donc c'est pour dire que comme le secours populaire et comme le secours catholique, on est une structure basée essentiellement sur le bénévolat. nos activités bien sûr tout le monde connaît l'aide alimentaire mais depuis très très longtemps au resto, on considère que l'aide alimentaire c'est une porte d'entrée un accès vers tout un dispositif d'insertion que l'on essaie de déployer dans tous nos centres.

Donc dispositif d'insertion pourquoi ? Parce que dans un premier temps, on offre la possibilité à toutes les personnes et là on va y venir pour notamment les personnes âgées de pouvoir s'asseoir, de pouvoir se poser dans nos centres autour de ce qu'on appelle un coin café pour pour prendre un café, discuter avec d'autres personnes accueillies, discuter avec nos bénévoles avec une vraie volonté de détecter les besoins de ces personnes et de créer du lien social. Ça c'est fondamental.

À côté de ça, on déploie des activités dans le domaine de l'insertion par l'activité économique. On a une centaine de chantiers d'insertion. On fait également de l'hébergement d'urgence.

On déploie des activités culturelles de départ en vacances, des activités d'alphabétisation, de soutien scolaire, de vestiaires, d'insertion de de d'aide à la recherche d'emploi. Enfin bref, tout un panel d'activité qui permettent de de d'essayer de porter les gens vers de l'insertion et d'améliorer leur leur situation. Alors, au niveau du profil, pour en arriver, je dirais aux personnes âgées, comme mes collègues, chez nous, les personnes âgées sont pas la catégorie la plus représentée.

C'est même une catégorie sans doute sous-représentée. Comme au niveau du secours populaire, ça représente 8 % des publics que nous accueillons avec une légère surreprésentation en milieu rural et une légère sous-représentation en milieu urbain. Par contre, nous les publics les plus rencontrés, ce sont les jeunes.

Aujourd'hui, 50 % des personnes qui poussent les portes des restos ont moins de 25 ans. 40 % ont moins de 18 ans. Et au niveau de la structure, je dirais familiale, on a 25 % de familles monoparentales et on a quasiment 50 % de personnes seules.

Voilà, voilà à peu près la sociologie des des publics que nous rencontrons. au niveau des personnes âgées, je vais rebondir mais en évoquant les mêmes termes, problématique de solitude, problématique d'isolement et et je pense que ce sont les premiers critères recherchés par ces personnes lorsqu'ils viennent au resto. Ils viennent chercher bien sûr de l'aide alimentaire, mais de la chaleur humaine, de l'échange.

Notre observatoire a fait une étude il y a pas très longtemps de laquelle ressortait que plus d'un tiers des personnes se sentent seules au cours de la semaine et que parfois le seul contact qu'ils aient, c'est en venant au resto. Donc il y a il y a vraiment cette idée de rompre la solitude au-delà de l'aide alimentaire. Après sur le la recherche des activités ou de l'accompagnement, je dirais que c'est au-delà de ces rupture d'isolement, il y a pas forcément de besoins qui sont exprimés très facilement à l'inverse d'autres publics.

Nous, les les véritables besoins qu'on ressent par rapport au public des personnes âgées, c'est vraiment des besoins en matière d'accès au droit. Là, on a une vraie problématique parce qu'on ose pas, parce qu'on ne sait pas, parce que il y a une forme de fatalisme qui font que au niveau accès au droit, on est encore il y a encore beaucoup de choses à faire. Ça très clairement.

Et et j'en terminerai par la situation actuelle des restos, mais je pense comme mes collègues, on est quand même dans une situation vraiment purement de surrégime. Je m'explique. Avant les crises, notamment la crise Covid, au resto, on distribuait entre 130 et 140 millions de repas et et on y arrivait relativement raisonnablement.

Depuis la crise Covid et surtout la crise infastionniste de 22 et de 23, on est monté en nombre de repas distribués. Bien sûr, on est monté en nombre de personnes accueillies et on est en permanence en train de s'adapter alors tant du point de vue économique, financier, mais même du point de vue humain et organisationnel. Aujourd'hui, quand je vous parle de de d'accompagnement au-delà de l'aide alimentaire, quand dans un centre d'activité un matin, vous êtes obligé de distribuer des repas pour 500 familles, et bien la notion d'accompagnement, elle elle perd un peu de sa de sa valeur et et matériellement on n' pas le temps de procéder à ce qu'on voudrait faire.

Donc on est on est très clairement sur régime et on en voit pas le bout parce que parce qu'on voit bien que les publics sont de plus en plus nombreux à venir nous solliciter très clairement. Voilà. Merci pour ces précisions qui me surprennent par rapport à la solitude en fait.

Voilà. Je vais passer la parole à monsieur Favot président national de société Saint-Vincon de Paul. Merci monsieur le président.

Euh la société Saint-Vincent de Paul rapidement, une jeune vieille dame de bientôt 200 ans puisqu'elle a été créée en 1833 par un groupe de jeunes étudiants parisiens. Aujourd'hui, nous sommes en France 17000 bénévoles et dans le monde, mais ça n'est pas votre périmètre, nous sommes dans 150 pays, 1 million et demi de bénévoles. Euh je vais vous décevoir, nous allons vous décevoir parce que nous avons peu de chiffres et peu de statistiques.

Vous vous comprendrez pourquoi notre raison d'être première, c'est la rencontre. La rencontre de personne à personne avant toute aide matérielle ou financière. Ce qui veut dire que nous savons combien de personnes nous rencontrons et nous croisons, nous accueillons, mais nous n'avons pas de statistique sur leur âge notamment.

Donc pour répondre à votre objet sur la popérisation des seigneurs, euh on va parler plutôt d'impression ou d'intuition. Euh notre structure 42 salariés au siège, donc une association essentiellement de bénévoles et nous savons que nous avons dans le réseau chaque département est une association indépendante. Nous savons que nous avons au total une centaine de salariés.

Vous voyez que c'est avant tout une œuvre de bénévole. Notre raison d'être, c'est la rencontre de personne à personne. Euh en général à Saint-Vincent de Paul, ça n'est pas les personnes accompagnées qui poussent notre porte.

C'est nous d'abord qui poussons la leure. C'est-à-dire que notre activité d'origine et la plus fréquente, c'est la rencontre à domicile, la visite à domicile. Et là, évidemment, intuitivement, on sait qu'il y a beaucoup de personnes âgées et [grognement] on sait bien aussi qu'il y a statistiquement une majorité de femmes, mais je peux pas vous donner de chiffre.

Euh, bien entendu, ce sont souvent les mêmes qui cumulent toutes les pauvretés. Ça a été évoqué par nos collègues avant. Ce qui veut dire que de proche en proche, on est amené euh bah s'intéresser aux personnes, à leurs besoins.

Et donc là, suivant les capacités des équipes locales, suivant les moyens financiers et humains bénévoles dont elle dispose, il y a à peu près toute la palette des accompagnements qui viennent d'être évoqués. Donc nous avons un peu partout en France des lieux d'accueil. Chez nous, ça s'appelle les lieux sourire.

Nous avons également des lieux sourire itinérants sous forme de camionnettes qui sillonnent les endroits où les gens ne peuvent pas venir à nous. Donc on essaie d'aller à eux. Euh nous avons alors café sourire, restaurant sourire, vestière sourire.

On a par exemple à Bordeaux un très gros centre d'accueil coopéré avec l'ordre de Malte où la société Saint-Vincent Paul fournit à peu près toute la palette euh d'accueil personnel et de et relationnel, mais aussi un salon de coiffure, une laverie, une consigne pour que les gens à la rue par exemple ne ne se baladent pas toute la journée avec leurs bagages. et un oui, j'ai parlé du salon de coiffure, il y a même un salon de beauté maintenant et dans une aile coopérée avec l'ordre de Malte, eux opère tout le tout le dispensaire santé, le pôle santé. Donc ça c'est enfin à mon sens un modèle que nous souhaiterions pouvoir élargir dans lequel il y a alors pas que des personnes âgées mais aussi des personnes âgées.

La difficulté euh qu'on connaît bien c'est que les personnes enfin la solitude est une pauvreté qui ne se dit pas. C'est quasiment jamais la personne qui vient nous solliciter pour elle-même. Les canaux, c'est les voisins, c'est la paroisse.

Vous savez que nous sommes une association de la catholique. Évidemment, c'est un nos c'est un de une de nos portes d'accès. C'est le on m'a dit que je sais qu'il y a dans l'immeuble d'à côté jamais les personnes concernées.

Donc on va voir, on tape à la porte, on crée le lien et puis parfois vient effectivement au-delà du relationnel, au-delà du temps qu'on partage, au-delà de la visite régulière vient effectivement parfois l'aide matérielle. Je peux me permettre de d'intervenir ? Alors, je coupe.

OK. Euh merci beaucoup déjà de donner la parole aux associations, c'est hyper important pour nous. Euh pour rebondir sur ce que disait mon président Philippe, euh la visite à domicile, on voit bien en fait qu'elle est hyper importante aujourd'hui au regard de la canicule.

Euh on a vu en 2003 qu'il y a eu énormément de décès dans les Épades. A priori, il y en aura moins cette année, mais en revanche, il va avoir énormément de décès à domicile de personnes isolées chez elle. Et donc la visite à domicile est pour moi quelque chose vraiment, enfin pour moi, pour nous quelque chose d'essentiel euh à mettre en avant. euh euh faire des appels à citoyens pour que les gens ouvrent les yeux, regardent leurs voisins dans leurs immeubles, regardent les les euh les grands-parents, prennent le prennent le téléphone pour appeler, pour savoir s'il y a des besoins.

C'est hyper important en fait au-delà des associations de faire acte de citoyenneté dans ces périodes-là. Et je pense que c'est important de le dire et que les pouvoirs publics puissent prendre la parole sur ce sujet-là. [grognement] Euh et euh et ce que je voulais dire aussi c'est que la société Saint-Vincent de Paul est présente dans 94 départements dont les Dumtom que nous représentons aussi.

C'est important de le souligner. Je vous remercie. Ah ben vous êtes tous vous êtes tous complémentaires.

Je vous remercie pour tout tous toutes les actions que vous menez auprès de la population. C'est vraiment ça fait chaud au cœur et je suis très surpris par rapport à la solitude des personnes que vous côtoyez tous. Et ce qui m'interpelle, c'est donc ces personnes-là n'ont pas de famille, ont pas ou peu de famille ou famille éloignée.

C'est quoi exactement le le pourquoi ils sont ils sont seuls et ils ont pas de d'amis ou de famille proche. Prenez la parole autour de rôle ou alors je la distribue comme vous voulez. Voilà, c'est bon.

Je suis rouge. Oui. Pardon.

Excuse-moi. Euh, vous pouvez me rappeler pardon la question c'était ce qui ressort aujourd'hui là de de c les paroles que vous avez prises tous là, c'est la solitude des personnes que vous que vous côtoyez en fait. Et ce qui m'interpelle, c'est que ces personnesl donc n'ont pas de famille, peu de famille ou pas d'amis en fait.

Et c'est très surprenant. Moi je suis commune rurale où tout le monde se connaît en fait, je suis très surpris d'entendre ça et et pourquoi pour quelle raison la famille n'est pas proche par exemple sûrement éloigné pour des raisons X ou Y ou est-ce qu'ils ont des familles ? Peut-être qu'ils en ont pas du tout d'ailleurs.

C'est ça qui m'interpelle. C'est c'est vrai que c'est une question intéressante et nous en fait on peut voir dans les personnes qu'on qu'on visite ou qu'on reçoit chez nous toutes les classes de la population. C'est-à-dire, il y a des personnes euh il y a des personnes qui n'ont aucun problème financier dans le 6e arrondissement de Paris qui crèvent de solitude.

Euh comme il y a des personnes très pauvres qui crèvent de solitude. Euh ça touche tout le monde en fait. Ça touche aussi les étudiants.

Alors là, on parle des personnes âgées mais ça touche aussi les étudiants. Ça touche la le le travailleur, l'extravailleur au chômage qui se retrouve seul dans sa solitude, dans l'isolement. Euh en fait ça touche c'est la pauvreté du siècle je crois c'est la solitude et l'isolement et c'est ce qu'on entend enfin je crois que nos toutes nos associations s'accordent à dire et même les restres du cœur dont l'activité principale à la base est l'aide alimentaire c'était hyper intéressant de vous écouter et de comprendre en fait que vous créez du lien social aussi et que en fait les gens ont besoin aussi de ça enfin Voilà, juste pour rebondir euh de mon point de vue, il y a il y a deux raisons.

La première, c'est que la pauvreté de facto isole. Elle isole parce que elle génère de la honte, elle génère du repli sur soi-même. Et donc je pense que c'est un facteur d'isolement indépendamment de la structure familiale qui peut y avoir autour.

Deuxièmement, on peut sans doute imaginer que la société rectuelle isole encore plus les personnes âgées de part ces problématiques d'accès au droit, de non maîtrise des outils numériques, de se sentir rejeté sur sur les bords d'un environnement qui maîtrise plus. Ça, je pense que ça peut ça peut très clairement y participer. Et c'est vrai quand je vous disais qu'il viennent chercher de la relation, on le voit nous de part des études qu'on a pu mener, 8 personnes sur 10 nous disent ça fait du bien de venir au resto.

Et et quand je vous parle de 80000 bénévoles et des bénévoles occasionnels, on sent que chez nos bénévoles également, il y a une vraie volonté de venir chercher du lien social, de tisser des choses. Bah voilà que la société actuelle distend au cours de la vie. et et d'ailleurs 15 % de nos bénévoles sont des personnes accueillies qui viennent également pour trouver ce qu'il n'arrivent pas à trouver dans dans leur vie quotidienne.

Donc oui, deux facto et c'est vrai que dans cette rupture de l'isolement, je l'ai pas évoqué mais je rebondis puisque ça a été évoqué également, on a mis en place ce qu'on appelle des centres itinérants qui permettent de parcourir la campagne avec des camions épiceries tels qu'on a pu les les les connaître dans notre enfance qui viennent se poser dans une commune. On contracte avec la commune qui nous met à disposition des salles pour pouvoir accueillir dignement les gens, détecter les besoins au-delà de l'aide alimentaire qu'on va leur distribuer et de et de mailler bien sûr avec les associations locales qui peuvent les aider sur sur tout ce qu'on ne peut pas apporter nous. Voilà, c'est parfait.

Je voulais rebondir sur ce que disait à l'instant monsieur Richard. Monsieur Richard dit, "La pauvreté isole." Et je pourrais dire aussi l'isolement crée la pauvreté.

Euh le fait d'être seul, on sait que c'est un fa ça ça génère de la vulnérabilité. On disait tout à l'heure parmi les personnes pauvres, c'est souvent des personnes enfin major surre des personnes seules. Donc on peut voir les choses aussi de ce côté-là.

Et puis aussi on parle ici, enfin vous nous donnez la parole pour parler de ce qu'on voit, de ce qu'on observe sur le terrain et donc des personnes qui viennent à nous. Donc évidemment viennent à nous des personnes qui sont en besoin de lien social, de contact, nous de groupe de convivialité café parlot, café sourire comme mes collègues. Mais évidemment viennent à nous des gens qui sont dans cette demande là.

Donc on a aussi un regard qui éclaire les personnes que nous voilà que nous accompagnons. Et puis aussi pour rebondir sur la question du bénévola et voir les choses autrement 2 tiers des bénévoles du secours cath d'indré Loir ont plus de 65 ans. Donc j'allais dire on a aussi ce regard des personnes âgées et d'autres alors là j'ai pas le chiffre je peux le chercher mais plus de 80 ans aussi hein.

Là, on a on a des bénévoles qui sont âgés ou très âgés et là ça nous montre un autre regard des personnes âgées de notre société, des personnes âgées qui sont hyper active, qui sont très en lien avec leur famille. D'ailleurs, c'est l'été et je pense que comme tout le monde, vous savez que période plus difficile pour les grands-parents bénévoles. Donc c'est c'est un facteur positif.

C'est-à-dire que voilà, des personnes âgées qui sont très en lien avec leur famille, on en a aussi. Elles sont en effet par contre peut-être plutôt du côté des bénévoles parce que encore une fois les personnes pauvres sont plutôt euh des personnes vulnérables et isolé et seul. Je vous remercie monsieur Champion.

Quelque chose à rajouter ? Monsieur Poso, pardon. Allez-y.

Bonjour à tous. Oui, un petit un petit complément effectivement sur notre nos constats en matière de solitude d'isolement. Incontestablement la pauvreté isole.

ça ça sortir, faire du sport, participer à une activité culturelle, ça coûte souvent de l'argent et les gens en situation de pauvreté ou précarité ne peuvent pas se le permettre. Et on ajouterait aussi, nous ce qu'on constate c'est que la société elle-même n'offre plus en tout cas offre moins de cadres dans lesquels les gens peuvent se rencontrer, se parler ou construire un projet collectif. Il y a enfin on voit bien sur le terrain les clubs sportifs, les associations culturelles, même les services publics sont en retrait, il y a moins de café, même les les colonies de vacances.

Donc aujourd'hui, les lieux où les gens peuvent se parler, se rencontrer, échanger, mener une action collective, bah finalement ce sont en partie de nos associations à travers l'engagement bénévole. Et c'est ce qu'on essaie de euh de promouvoir en incitant toutes les personnes qui viennent nous voir et qui demandent de l'aide à s'engager elles-mêmes euh pour participer à la solidarité, pour construire un projet collectif et pour créer du vivre ensemble et de la cohésion sociale. Bien, merci monsieur Pos pour pour compléter, je je me permets euh je je suis un peu embêté. on vous faites une commission d'enquête sur sur l'augmentation de la pauvreté et on vous explique que le souci n'est pas forcément la la pauvreté mais on y croit tellement fort que on essaie nous de d'accueillir le plus de monde possible c'estàdire de pas forcément attendre que les gens soient dans une situation de pauvreté pour aller vers eux et pour les accueillir au populaires et faire tout ce qu'on disait c'est-à-dire des projets de vivre ensemble du du départ en vacances de façon intergénérationnelle et cetera.

Moi, moi je crois beaucoup euh alors on n' pas de chiffres spécifiques sur les seigneurs en situation de d'être en situation qui sont en situation d'être d'être travailleur précaire. Mais en tout cas euh les personnes qui étaient avant dans les classes moyennes qui aujourd'hui sont euh à la en en à la limite de la situation de précarité, nous on trouve très important de leur parler, d'aller les voir euh et puis et puis de construire des projets parce queon sent vraiment que la société se fragmente ou en tout cas euh j'imagine de rien vous apprendre he mais que le ce qu'on appelait avant la cohésion sociale et ben parfois on a on a du mal à à à l'avir à la faire vivre. Donc effectivement, tout ce qu'on cherche à faire, c'est faire des projets qui s'imentent un petit peu, qui permettent que les gens se parlent les uns avec les autres.

Euh et on cherche pas forcément spécifiquement pour revenir au sujet à à créer des réponses uniquement pour les personnes euh qui sont seigneurs. On va créer des réponses adaptées à plein de situations. Euh et puis euh si dans nos projets, on a des personnes seigneures parce qu'elles sont accompagnées par le SC populaire, parce qu'elles sont bénévoles au SC populaire, et ben tant mieux.

Et ça permet aussi un petit peu de de casser les barrières et de pas forcément segmenter les publics. Pour revenir au sujet de de alors de la ruralité, il y a pas forcément que des publics seniors précaires. Ça c'est pas forcément synonyme de ruralité hein.

La précarité est aussi très forte et très cachée en ville pour des régions de de on l'a évoqué hein de honte en tout cas de quand on est précaire, on se cache et et on l'écrit pas forcément sur tous les toits. Pour revenir aux situations de de distribution itinérante côté resto et et qui s'appelle Solidarbus côté scopulaire, évidemment qu'on construit des dispositifs avec les municipalités. Ça ça c'est une évidence et parfois quand les maires on leur annonce qu'on vient et ben ils nous disent tiens c'est une bonne idée parce qu'on va enfin réussir à parler à nos concitoyens qu'on narrive pas à attraper par autre chose.

Euh c'est vrai que l'arrivée d'une association d'un acteur ça permet que les gens viennent nous voir et de commencer à construire des choses. dans donc ça c'est quelque chose de primordial et en tout cas le matériel quel qu'il soit et ben c'est ça peut nous permettre nous d'être un outil et d'être le ciment pour pour constituer des des projets de vivre ensemble. Très bien.

Je vous remercie tous pour ces précisions sur la solitude et je vais passer maintenant la parole au monsieur le rapporteur qui va vous poser plein plein de questions. On suis persuadé. Merci président.

Merci d'être présent, d'avoir répondu à notre invitation. Euh alors cette commission d'enquête vise la pauvreté, vise la pauvreté des seigneurs euh et avec une focale de sur les départements et territoires d'outre mer que nous avons rapidement évoqué tout à l'heure car nous avons d'après des statistiques euh l'assurance malheureusement que la pauvreté y est plus criante et plus importante encore pour les populations âgées. Pourquoi cette focale sur les personnes âgées ?

Pour une raison simple que nous avons d'ailleurs aussi évoqué ce matin avec la déléguée interministériel à la lutte contre la pauvreté. Euh à savoir que les personnes seigneures, la définition reste floue, hein, on va dire passer 55 ans euh avec des tas de typologies différent puisque certains sont en emploi, certains sont retraités, certains sont euh dans une période intermédiaire souvent très inconfortable d'un point de vue euh pécuni et mais c'est globalement une population qui ne n'envisage pas que sa situation puisse s'améliorer parce que la capacité à rebondir, la capacité à retrouver un emploi, la capacité à améliorer sa situation est quasi nulle. Bien au contraire, puisque on perd sa force de travail, on perd son employabilité et finalement l'avenir apparaît extrêmement morossé.

Pour cela que nous avons porté cette focale sur les personnes âgées, sur les seigneurs principalement. Bien évidemment, nous sommes tout à fait conscients euh que et les collègues qui sont euh absents ou qui sont en séance cet après-midi euh sont conscient que la pauvreté touche bien sûr toutes les catégories de population et vous avez eu raison de rappeler euh que euh proportionnellement, si je puis dire égard à la population, peut-être que les seigneurs sont un peu plus préservés que d'autres. Néanmoins, Néanmoins, on le sait, la pauvreté chez les seigneurs augmente depuis une quinzaine d'années.

Et de votre point de vue, est-ce que c'est une pauvreté qui d'ailleurs c'est dans un des rapports du Secours populaire he qui remarqué que il y avait une brève acalmie, la pauvreté après une brève acalmie, la pauvreté avait de nouveau frappé fort les personnes âgées touchant notamment les baby boomers. Alors est-ce que de votre point de vue c'est conjoncturel ? C'est lié à une évolution démographique ou est-ce que de votre point de vue c'est plus profond que cela ?

Au quel cas il faut vraiment s'attaquer aux racines de cette évolution négative ? Je laisse bien sûr répondre qui a envie de de répondre et comme l'a dit le président, nous avons beaucoup de questions. Alors, vous avez reçu un questionnaire nous n'aurons peut-être pas le temps de de tout aborder et n'hésitez pas bien sûr à répondre au questionnaires le plus possible et à nous le renvoyer rapidement.

Merci. C'est vrai que les les 8 % perdurent depuis quelques années mais mais en nombre bien évidemment il y a il y a de plus en plus de personnes âgées qui poussent les portes de nos centres. Ça c'est clair.

Pour répondre à votre question concernant les est-ce que c'est structurel ? Est-ce que c'est démographique ? Nous pensons qu'il y a les deux. lors de d'une précédente audition, je j'ai a un de mes collègues qui que vous avez auditionné, je me souviens de ces mots, c'est aussi une pauvreté en construction et je crois qu'il avait raison.

Pourquoi ? Parce que démographiquement bien évidemment les classes d'âge de boomer sont des classes d'âge importantes. Ça c'est le premier point.

Et puis deuxièmement, on est tous conscients que les carrières hachées, les périodes de chômage, les périodes de rupture dans la vie font que l'accès à une pension de retraite correcte. Toutes ces choses-là vont être de plus en plus compliquées. On en veut pour preuve, je dirais d'une façon indirecte au niveau des restos, c'est qu'aujourd'hui les travailleurs précaires représentent 13 % des populations qui viennent nous voir.

Donc aujourd'hui, nous avons des personnes qui ont des contrats à temps partiel, des contrats payés au SMIC qui n'y arrivent pas et qui sont obligés de pousser la porte des restos et ne serait-ce que dans les grandes métropoles, arriver à articuler un petit salaire dans les conditions que je viens de citer avec le paiement d'un loyer et bien souvent c'est impossible. Donc moi je pense que c'est structurel et que malheureusement on va encore en voir les effets et et l'augmentation dans les années à venir. Non, peut-être.

Alors, d'abord en introduction, je l'ai pas fait au moment de la prestation de serment, mais je suis, je crois, tenu de le faire, tenu de déclarer notamment mes mes conflits d'intérêt potentiel ou en tout cas je dispose d'un d'un mandat électif local, voilà dans le dans le 10e arrondissement de Paris et je puisque je suis conseiller délégué en charge des seniors, des affaires sociales, de la lutte contre l'isolement et de l'accès au droit, donc ça n'a pas tout à fait rien à voir avec l'objet de notre commission d'aujourd'hui, mais bien entendu, je c'est c'est au titre des restaos et et sous l'autorité du président que que je m'exprime, euh simplement un point qui qui à mon avis est à considérer pour avoir un peu un portrait du de cette pauvreté des seigneurs, c'est aussi la question du genre puisque c'est quand même une pauvreté qui est largement féminine. En tout cas, c'est c'est ce qu'on constate clairement au resto puisque on est entre 60 et 65 % de personnes qui viennent qui demandent l'aide alimentaire des restaos qui sont des femmes. le portrait un peu type de la de du senior rural, ça va plutôt être une dame âgée qui va être voilà propriétaire de son logement euh mais qui va avoir des difficultés importantes à faire face à faire face au aux charges en particulier quoi.

Oui, pour le pour pour votre question sur euh cette voilà le pauvreté des personnes âgées, pauvreté structurelle, conjoncturelle, euh je crois qu'on est dans une pauvreté euh vraiment structurelle et vous l'avez dit, les périodes de chômage, les trajectoires d'emploi haché, euh ça explique cela. Mais en fait globalement, on tombe pas dans la pauvreté quand on devient âgé. Ça peut arriver, il y a des accidents de la vie à tout moment et il y en a quand on devient âgé, on peut avoir une rupture âgée qui crée la pauvreté, on le sait.

Mais globalement euh alors deux choses euh on va dire que même des fois euh arriver à l'âge de la retraite peut un peu protéger de la de la pauvreté hein. C'est toucher l'aspa à 1040 € c'est mieux que toucher le RSA à 640 €. Donc on va dire pour certains, l'arrivée à un âge un peu plus âgé peut donner euh un souffle de revenu.

Donc ça ça peut arriver. Et puis un revenu du coup qui va être modeste puisque 1040 € sur l'espace c'est peu, c'est modeste, c'est en dessous du seuil de pauvreté mais par contre c'est stable en disant que on n'est pas obligé de redéclarer ses revenus comme avec le RSA de façon trimestrielle. Donc on va dire que voilà arriver à la la retraite ça peut protéger mais c'est surtout la résultant d'une trajectoire de vie.

On ne tombe pas euh généralement quand on devient vieux, mais c'est une toute une trajectoire de vie où on a et c'est et là il me semble que la question fondamentale, c'est au-delà de la pauvreté, c'est les inégalités. Les inégalités dès l'enfance puisque le diplôme, l'éducation va protéger, va permettre d'avoir un emploi durable tout au long de sa vie et c'est ça qui va qui va protéger. Donc finalement, c'est une trajectoire de pauvreté qu'on retrouve à l'âge à l'âge âgé et que la vraie prévention, c'est de c'est de regarder ces inégalités dès l'enfance, l'éducation, la formation, vous le disiez aussi, les trajectoires d'emploi, les inégalités hommes-femmes au travail, comment les femmes des fois sacrifient davantage leur carrière pour voilà pour s'occuper de la famille, vous le savez.

Et finalement ça crée des carrières incomplètes et finalement des pensions incomplètes et une grande vulnérabilité aux rupture de vie que peuvent être un divorce, un veuvage. Voilà. Donc je pense que la question est surtout celle de la trajectoire de vie plutôt que le moment précis de de l'âge âgé.

J'allais dire la même chose. Sauf accident rare. On ne voit pas de gens qui basculent dans la pauvreté un jour.

Si je peux rebondir, ce qu'on constate aussi à la à la société de Saint-Vincent de Paul, c'est je vais un peu répéter ce qu'on dit mes collègues, mais la pauvreté vieillit. Les travailleurs pauvres d'hier deviennent souvent les les retraités pauvres d'aujourd'hui. Le non recours au droit est une forme de pauvreté invisible notamment d à la fracture numérique qui est un vrai sujet.

L'isolement est souvent souvent aussi destructeur que la pauvreté matérielle. prévoque de la maladie, proévoque des problèmes de santé physique, monau. Enfin voilà, les les territoires ruraux cumulent les fragilités.

Les associations complètent l'action publique, mais évidemment elle ne elle ne se substitue pas. Pardon, excusez-moi, c'est la fatigue. On est on est on est jeudi ou vendredi ?

Je dis encore de jours vous évoquiez particulièrement les départements et territoires d'outre mer. La société Saint-Vincent de Paul est est présente partout [grognement] dans certains cas récemment. Moi, il y a quelque chose qui me frappe, c'est vraiment une remarque personnelle.

C'est que nous sommes, je dis nous collectivement passant de Paul capable de nous mobiliser fortement de façon affective et courte quand il y a une catastrophe. Je pense à ce que nous avons collectivement fait il y a 2 ans pour la Nouvelle-Calédonie. Euh tout notre réseau Saint-Vincent de Paul et je doute pas que les autres également s'est mobilisé très fortement euh à envoyer des dons à envoyer on on est passé par l'Australie par la par la Nouvelle-Zélande pour envoyer des palettes de bien de première nécessité.

On a su le faire dans l'événement puis on a oublié parce qu'après il y a eu Mayotte. Alors, on s'est mobilisé pour Mayotte. Euh et vous voyez ce que je veux dire, c'est que on a un peu oublié la nouvelle Calédonie parce que c'est le monde est comme ça et que la nouvelle Calodonie aujourd'hui, je le prends comme exemple, ne va pas tellement mieux qu'à 2 ans.

Les besoins sont les mêmes. Euh donc je suis aussi très frappé par ça, c'est-à-dire qu'on a des énergies qui s'orientent un peu euh j'allais dire de façon affective et en réponse immédiate. C'est c'est une sorte de solidarité zapping en fait.

Mais c'est pas par des paré de cœur, c'est que comme le disait monsieur Richard, c'est qu'en fait on on fait ce qu'on peut avec les moyens qu'on a et euh et on est confronté à ça. La pauvreté grandit, quand il y a une catastrophe, on va se mobiliser, on va passer à autre chose et ainsi de suite. Et on est en fait exactement comme la société est en ce moment et on en souffre. et ceux qui en souffrent le plus c'est les personnes en fragilité qui sont sur notre territoire.

Merci bien. Juste monsieur Champion, monsieur Posau si vous voulez prendre la parole, n'hésitez pas à le montrer à lever la main ou à montrer ce que on fait pas forcément attention. Ouais, va très bien monsieur champion les j'attendais patiemment mon tour.

Merci beaucoup. Euh tout tout ce qui a été dit euh juste avant et est et est et est et est et est et est et est est absolument juste sur la question "Est-ce que la pauvreté est structurelle ou conjoncturelle ?" Euh j'aurais tendance à dire euh un peu des deux.

Euh structurel, c'est certain. Euh on on en a peu parlé mais parce que aujourd'hui c'est une évidence. la la la crise Covid a a considérablement impacté les les citoyens les plus fragiles et et et 6 ans après, je suis persuadé qu'on qu'on en a toujours l'estigmat au sein de nos sociétés ou en tout cas les les familles et les travailleurs qui ont été fragilisés, c'est toujours le cas aujourd'hui.

D'autant plus que en crise, à la crise, évidemment, on a eu une inflation un peu galopante qui qui a précarisé et qui a fragilisé les les budgets des ménages. Donc ça c'est pour la la partie structurelle. Je suis d'accord sur le fait que on devient pas pauvre du jour au lendemain, surtout à 50 ou 60 ans.

Par contre, on peut être habitué à survivre depuis des années et des années et ce qui est conjoncturel, mais je ne doute pas que vous le voyez dans vos circonscriptions parce que c'est malheureusement des situations dramatiques auquel auxquelles on a tous à faire face, c'est le fameux accident de la vie qui fait que du jour au lendemain pour un foyer à la pour un couple et ben on bascule la disparition d'un conjoint, une séparation, un travail qui est perdu après 50 ans. et là où on se dit que ça va être compliqué de de de retrouver du travail ou plus récemment un sujet qui grandit fortement euh qui est le sujet de la précarité énergétique. Euh quand on est aujourd'hui euh en chauffage au fiou et queil y a le plein de la chaudière à faire et ben maintenant au prix du litre de fiou et ben ça ça devient une facture qu'un foyer ne peut plus absorber et il y a parfois pas d'autre choix que d'aller voir l'assistance sociale les associations et de faire un petit peu le tour pour être capable de se chauffer l'hiver.

Sinon, on doit faire l'arbitrage dont je je parlais précédemment qui était est-ce que on se soigne ? Est-ce qu'on part en vacances ? Est-ce qu'on mange ou est-ce qu'on garde un toit sur la tête ?

Ça c'est pour cette partie de la question. Euh je crois que c'est notre collègue du SC catholique qui disait le le le sujet c'est d'éviter la reproductibilité sociale et ça c'est entièrement vrai. L'OCDE publier un rapport, il faut cinq générations aujourd'hui en France pour sortir de la précarité.

Donc le le le mythe de l'ascenseur social, on le voit bien, il existe peut-être encore et l'ascenseur est est pas très rapide. Ça veut dire que dans toutes nos actions, euh c'est peut-être pour ça qu'on voit moins les seigneurs précaires, euh on est parti de ce constat là au secourulaire sur la reproductivité sociale et du coup on concentre nos actions sur le départ en vacances, sur les sur les enfants et sur le soutien sous différentes formes au aux actions qui qui l'enfance. Enfin, sur le le sujet lié au territoire euh euh ultramarin, on on est présent nous euh dans absolument t tous les territoires ultramarins.

Alors, pas en propre, on a comme philosophie euh d'avoir des partenaires locaux et de les aider à se structurer et à conduire des projets avec eux. Soit dit en passant, c'est la même approche qu'on a partout dans le monde. Euh donc, on leur on leur posait la question.

C'est c'est difficile de mettre tous les territoires ultramarins dans la même case. Il y a autant de réalités que que de territoires. Euh d'autant plus que la souvent le sujet c'est une un sujet jeunesse et un sujet précarité de la jeunesse plutôt dans les territoires d'autres mer.

Dans tous les cas et ça s'applique aussi au aux populations les plus âgées. Il y a un fort taux de non recours au droit. En fait le sujet c'est comment on est informé, comment on fait pour demander ces droits et comment on y accepte.

Donc ça ça c'est un peu le constat qu'on peut partager. Oui, merci beaucoup pour vos réponses. On sait qu'une catastrophe chasse l'autre, vous l'avez dit.

En même temps, est-ce que la plus grande catastrophe pour notre société, notre cohésion sociale aujourd'hui ne serait pas la pauvreté ? On le voit bien, vous le citiziez, quelques millions de repas lors de la création des Restos du Cœur et 161 millions de repas aujourd'hui distribués. Comment peut-on accepter ?

Comment notre société peut-elle accepter de vivre cette catastrophe permanente depuis 50 ans ? pour moi, à titre personnel, la faillite euh de la promesse d'après-gerre, hein, à savoir cette solidarité intergénérationnelle qui permette à chacun de pouvoir vivre dignement, y compris vivre sa vieillesse dignement. Euh alors bien sûr, nous sommes globalement tous d'accord sur le constat et nous avons disionné plusieurs personnes euh des collectifs, des opérateurs de terrain comme vous, des associations, des sociologues qui d'ailleurs pour certains contestent un petit peu le le taux de reproduction sociale que vous évoquez et qui est cité par l'OCDE, mais euh c'est pas le sujet de notre discussion d'aujourd'hui.

Mais voilà, disons que des sociologues euh bien qui ont beaucoup travaillé sur le sujet euh tempère un petit peu cette cette éville d'OCDE, mais il n'empêche qu'on le sait bien, sortir de la pauvreté est extrêmement difficile et des générations peuvent y être totalement enquistées. Vous l'avez dit aussi et à fort juste raison quand on a de très faibles moyens, on a une certaine hiérarchie des priorités. Et vous avez dit à fort juste raison que malheureusement on supprimait les loisirs et tout ce qui faisait l'accès à une certaine culture et sociabilité de manière générale à travers le loisir.

Et très rapidement après bien pour préserver l'alimentation, pour préserver le logement, pour préserver l'énergie et bien on on supprime en général l'accès à la santé. Est-ce que dans l'ensemble de vos organisations, vous avez des éléments un peu plus précis sur ce renoncement des personnes âgées aux dépenses de santé ? Madame Vox, vous parliez tout à l'heure des aides financières et vous disiez à propos des aides financières qu'elles étaient souvent pour des aides de de santé.

Est-ce que vous le constatez dans tous vos réseaux ? et et par ailleurs, est-ce que vous procédez aussi à ces aides financières quel que soit le réseau ? Bon, je vais simplement compléter hein ce que je disais tout à l'heure sur les secours financiers aux personnes qui peuvent être en effet pour des motifs de santé euh des des appareils non pris en charge ou mal pris en charge, on le sait bien par des complémentaires.

Donc les appareils auditifs, euh les dents, beaucoup hein. Alors et c'est pas c'est pas rien d'avoir des problèmes auditifs. C'est ça qui éloigne.

La question est de l'isolement. Vous avez des problèmes pour entendre. Vous n'allez plus dans les groupes de convialité, vous ne fréquentez plus des groupes d'amis parce que vous le savez très bien le le bros haah que euh est pas gérable pour des personnes qui sont mal appariées.

Donc en fait là encore c'est une cause qui va enchaîne euh provoquer euh cet isolement dont dont on parle, la question des dents et c'est la même chose. Euh tout à l'heure vous parliez de l'alimentation, on peut parler de la dénutrition chez les personnes âgées qui soi dit en passant est bien plus grave en épade qu'à domicile. C'est un autre une autre question, mais euh avoir une mauvaise dentition, c'est euh c'est c'est on le sait des difficultés pour s'alimenter et une santé qui va se dégradant très rapidement.

Donc c'est pourquoi euh on agit quand on peut, quand on est sollicité pour aider les personnes âgées à accéder aux soins. Donc il y a les aides financières qu'on peut faire, il y a le recours à d'autres associations spécialisées dans cette santé solidaire. On a depuis 3 ans au score catholique à tour une opération santé visuelle où on a pareil en 2 jours et demi 150 personnes.

Euh et donc ça vraiment c'est enfin il y a des gens qui sont pas corrigés et qui se déplacent dans la rue voilà très mal corrigé ou pas corrigé du tout. Et là encore pour une vie sociale épanouie, ne pas bien voir, c'est pas possible. Donc voilà, c'est c'est toutes ces choses qui sont qui sont en chaînes sur la santé.

Et puis bien sûr l'autre problème alors là pour lequel on a peu de solution, c'est la mobilité et l'accès au soin puisque quand on habite au sud de l'Indré Loire et qu'on doit se rendre à tour pour avoir les soins déchus, bah c'est compliqué. Il y a pas forcément les transports. Alors là encore, c'est des solidarités en chaîne.

Ça peut-être du covoiturage solidaire. On en a on a beaucoup de bénévoles qui qui font ça pour permettre l'accès au médecin puisque là encore on va souffrir des déserts médicaux et c'est ces vulnérabilités cumulées qui créent ces handicaps et donc c'est ces problèmes pour les personnes âgées qu'on qu'on accueille. Alors à notre niveau pour répondre à votre question non on ne verse pas de subsidé hein par rapport à par rapport à la santé.

Nous l'action que nous avons par rapport au aux problématiques de soins, ce sont des des conventions de partenariat qu'on a passé notamment avec les CPM, également avec la CNAVE, avec les Carsat, on a 83 conventions avec les Carsat pour accompagner les personnes qui arrivent à l'âge de leur retraite et puis surtout au niveau de la CPM pour tenir des permanences dans nos centres pour aller voir les personnes qui qui ont des besoins, hein, lorsqu'on échange avec les travailleurs sociaux au sein au sein de la CPM, eux, c'est c'est très important pour eux parce que ce sont des publics qu'ils ne voient pas et donc ça permet effectivement de d'après de pouvoir orienter vers une offre de soin. Par contre, la problématique et je rejoins ce qui vient d'être dit, c'est qu'en milieu rural bien sûr l'offre de soin est très limitée, très compliqué et peu accessible. Voilà ce que ce que ce que l'on fait au niveau des restos.

Vincent de Paul, l'aide médicale n'est pas dans notre dans notre palette. Ça peut arriver très ponctuellement qu'une équipe locale le fasse comme une aide individuelle, mais il y a pas de il y a pas d'action structuré dans ce domaineelà. Par contre, nous avons un certain nombre de bénévoles qui souvent font, je je dirais à leur risques et péril, les ambulanciers amateurs, c'est-à-dire qui devant la difficulté d'un certain nombre de personnes pour se déplacer chez le médecin ou au centre hospitalier, et bien pousse le bénévolat jusqu'à dire "Allez tiens, je vais t'emmener dans ma voiture." Ça c'est quelque chose d'assez fréquent pour que nous nous y intéressions y compris sous l'angle de la responsabilité et de l'assurance.

Merci merci beaucoup pour vos réponses. Euh pardonnez-moi. Ah oui, pardon.

Oui, monsieur Poseau, excusez-nous. Merci. Oui, j'arrive pas.

Je sais pas si on peut lever la main sur l'écran mais je le fais physiquement. Alors effectivement nous de notre côté euh ce qu'on constate c'est alors la on a quand même toute une partie des personnes qui qu'on accueille alors qui qui peuvent être seiors mais pas toujours. Euh qui sont pas au pas en situation de pauvreté au sens in du terme enfin qui sont on va dire légèrement au-dessus des seuils de pauvreté. mais par contre qui sont en situation de de précarité et pour lesquels le moindre petit point de bascule, le moindre petit accident de la vie les les fait basculer justement dans la dans la pauvreté.

Et c'est ce sont des personnes qui sont en en situation d'arbitrage de de renoncement permanent. Pour vous donner des exemples, bah effectivement, ça va être entre se chauffer ou réparer son véhicule pour aller trer. Ça va être acheter des fournitures scolaires ou inscrire ses enfants à une activité sportive. euh ça va être soin dentaire ou passer une journée de loisir avec euh euh avec sa famille par exemple.

Euh, on a aussi un sur le sur les questions santé, on a aussi un certain nombre de partenariats avec des organismes publics qui sont très utiles. Celui euh avec la la CNAM qui se décline au niveau local avec les CPAM permet de débloquer un certain nombre de situations. On a aussi un réseau qu'on appelle les médecins du Secours populaire qui sont des professionnels de santé bénévoles et qui vont pas prodiguer des soins aux personnes mais par contre les sensibiliser sur toutes les questions de santé de savoir s'ils ont un médecin traitant, quelle a été leur dernière visite chez le dentiste, les aides sur les restes à charge qu'ils peuvent avoir et dernière chose nous c'est on fait très très peu et on évite de faire des des aides financières Euh bon, on a quand même un petit fond un petit fond d'urgence au niveau national qu'on qu'on déploie chaque année pour vous donner des des données un petit peu sur sur 2026.

Donc sur à peu près 52 départements, les problématiques qui remontent, alors c'est pas uniquement sur les seniors, mais ça va être majoritairement ces aides financières, elles vont payer des dettes d'énergie. Ensuite, elles vont payer des dettes de loyer. Ensuite, ça va payer des frais d'obseèque.

Ça c'est un sujet qui remonte aussi chez nous et qu'on avait pas vu arriver. Mais en fait, les gens n'arrivent pas à enterrer leurs proches tout simplement. Euh voilà.

Et puis après, on va avoir des des euh des aides financières qui vont concerner la mobilité, donc principalement les réparations de voitures ou les soins. Très bien. Merci.

Merci. Nous évoquions le problème des dépenses ou mais quand on parle de dépenses, il faut mettre en face les ressources. Donc on a bien un problème.

La pauvreté se définit par l'absence ou la faiblesse de de ressources. Et vous avez cité tout à l'heure la rappelant qu'elle était d'ailleurs inférieure de 200 € du seuil de pauvreté. Est-ce que vous pensez qu'il conviendrait de revoir où ces modalités de calcul où sont longtemps ?

Alors, il me semble mais vous êtes mieux placé que moi pour le savoir qu'il y a eu un grand débat en juin sur l'aspa et en fait le gros problème de l'aspa, c'est la récupération sur succession. Je pense que c'est en bonne voie pour que ça ça change. Si j'ai compris.

En fait, le problème de l'espace c'était surtout que 50 % il me semble des personnes ne prétend enfin ne la demandaient pas de crainte de que leurs enfants doivent au moment de la succession rembourser. Et ça c'est un problème qu'on constate aussi à l'aide sociale à l'hébergement. Euh la question du necours, alors parce que je reste sur les personnes âgées mais la question du n recours évidemment est bien plus large.

On connaît les 35 % de non recourants au cetera. Donc sur l'espa, pour revenir à votre question, le principal frein était ça était en fait que les gens qui pouvaient l'avir ne la demandaient pas. Si euh cette question de du non recours sur succession et et enfin enfin cette non récupération est actée dans les dans les différents votes à venir, je pense qu'on lèvera une grosse partie de la question du nom du non recours puisque c'était ce qui a été évoqué.

Donc ensuite, vous le vous le rappelez évidemment 1043 € pour une personne seule, c'est encore en dessous euh du seuil de pauvreté. Je crois que si la loi va au bout, il y aura aussi un forfait logement qui sera enlevé pour les propriétaires. Euh voilà.

Mais bon, alors évidemment avec 1000 € on ne vit pas bien. Avec 1000 € on va en effet chercher de l'aide alimentaire au resto du cœur ou au secours populaire. Avec 1000 € on fréquente aussi les accueils du du secours catholique.

C'est évident. Après euh dans les personnes que nous rencontrons aucour catholique, le revenu médian est de 540 €. En fait, on a la tout âge confondu parce que beaucoup des publics que nous accueillons ont des revenus égals à zéro parce qu'on accueille notamment dans loir 75 % de personnes migrantes qui sont sans ressources, sans droit au travail et donc sans ressources.

Donc bien sûr, je veux pas faire de il y a pas d'hérarchie dans la pauvreté. Vous disiez tout à l'heure monsieur, c'est une catastrophe. C'est une catastrophe mais c'est vrai qu'on accueille de l'extrême pauvreté au score catholique.

Euh donc voilà, 1000 € c'est vraiment un revenu insuffisant pour vivre dignement mais c'est vrai que c'est encore au-delà des personnes qu'on accueille au quotidien. Je vais aller dans le même sens. On traite de l'extrême pauvreté au resto. 77 % des personnes qu'on accueille vivent avec moins de la moitié du seuil de pauvreté.

Donc 644 € et 42 % n'ont plus de reste à vivre une fois qu'on retire le loyer et les charges d'énergie. Donc effectivement, après pour répondre euh à votre question, effectivoriser les prestation sociales, c'est une évidence et je dirais c'est surtout l'adéquation entre le niveau des prestations sociales et les coûts qui ont exposé en matière alimentaire, en matière de charge locative, en matière énergétique. En fait, c'est c'est la contraction des dieux qui qui est devenue intenable.

Al moi j'ai une une petite question le temps que le rapporteur écrive ses ces préconisations. C'est c'est monsieur Richard tout à l'heure qui m'a qui m'a un petit peu interpellé par rapport vous avez évoqué tout à l'heure les travailleurs précaires, monsieur Richard et qu'est-ce que ça recouvre exactement travailleur précair ? C'est quoi le qu'est-ce que ça prend en compte ?

Et est-ce que c'est une notion qui maintenant qui a reconnu sociologiquement parlant en fait parce que quand on dit traur précaire, on a globalement les 13 % qui étaient évoqués par Jean-Michel Richard tout à l'heure, c'est globalement les 13 % de personnes accueillies au resto qui sont titulaires d'un emploi par ailleurs. C'est-à-dire qui malgré malgré une situation d'emploi dans la diversité de ses formes que ça soit CDD, Inté et cetera, on recourt à l'aide des restos. Voilà, donc on l'a on l'a globalisé sous ce vocable travailleur précaire, mais mais globalement c'est c'est ça ce qui d'ailleurs dit aussi quelque chose, ça a été montré dans un un rapport récent de du CNLE que la corrélation entre le taux de pauvreté euh et la situation de l'emploi est pas si évidente que ça et que malgré en fait une amélioration de la situation de l'emploi sur certains aspects et bien on a un taux de pauvreté qui continue à augmenter précisément avec ce phénomène des travailleurs précaires mais aussi avec la situation des seiors qu'on évoque depuis depuis tout à l'heure.

Merci. Je je me permets de revenir sur la la spa. Vous avez madame Vog a juste raison rappelé que il y avait la question de la récupération on va dire patrimoniale 50 % effectivement de nos recours.

Est-ce que il n'y a que cela ? Est-ce que vous voyez d'autres freins, d'autres blocages euh à ce nos recours ? enfin ce recours plus exactement.

Oui. Oui, en effet, la bonne information. Euh c'est pas toujours facile pour chacun de se repérer dans les aides sociales auquels on a le droit.

Est-ce qu'on est éligible ? Quels sont les critères ? C'est difficile quand on est jeune, quand on est actif, de se repérer des fois et quand on est âgé.

Si en plus, on n'est pas forcément aidé. Ça peut être compliqué de savoir à quoi on peut prétendre. Alors, il y a des il y a beaucoup d'efforts en tout cas de volonté affichée de faire des guichets uniques, des plateformes uniques pour que les familles et les personnes puissent facilement se repérer dans voilà les le nombreux, je veux pas dire 1000 feuilles mais des aides.

Euh c'est pas si simple. Euh et donc en effet nos associations ont comme objet euh l'accès aux droits des personnes. Ça fait partie de nos missions principales de lutter contre le non recours.

Donc les bénévoles notamment dans les accueils sociaux essayent de se former un maximum pour donner la bonne information orienter. Alors on oriente vers les maisons des solidarités départementales. On oriente évidemment vers les centres communaux ou intercommunaux de l'action sociale pour permettre le bon accès au droit.

Donc la bonne information, ça fait quand même partie de nos missions premières. J'ai pas l'impression que ça aboutisse totalement les guichets uniques. À l'époque, il y avait les clics, maintenant je sais plus trop comment ça s'appelle.

Ça reste quand même difficile pour les familles de de se repérer et avec cette crainte en effet de de d'avoir une récupération parce que là on a parlé de la récupération sur succession, il y a aussi des fois des recalculs qui peuvent mettre vraiment en grande difficulté les personnes quand il y a des récupérations d'indus. Donc c'est vrai que des personnes qui ont été confrontées à ça peuvent devenir extrêmement méfiantes à solliciter des aides et préfèrent se débrouiller par elle-même plutôt que de faire ses démarches, de se sentir redevable. Il y a aussi une question, vous parlez de sociologie ou de psychologie, de se sentir redevable, de demander.

Enfin, pour les personnes âgées, il y a aussi une culpabilité. On entend tout le temps, on est un fardeau pour la société, ça coûte cher, les personnes âgés coûtent cher, de plus en plus cher. Et elles le disent, on est un fardeau pour la société, on coûte cher, on coûte on nos enfants.

Voilà, donc solliciter encore des aides, je pense que c'est pas toujours simple. Donc à nous aussi de veiller à à ce qu'on emploie comme comme vocabulaire. Je je vais aller dans le sens de de ma collègue.

Euh pour nous, c'est quand même un des sujets les plus préoccupants là que c'est à à ces droits. Il y a beaucoup de personnes âgées que nous rencontrons qui demandent pas les aides auxquelles ell pourrait prétendre. Et nous, je je vais je vais je vais un peu répéter les choses, mais c'est important que ce soit bien ancré.

Les raisons, elles sont multiples, donc elles ignorent leurs droits. Elles sont découragées par la complexité administrative. Ça c'est une certitude.

Elles ne maîtrisent pas les démarches numériques et elles ont honte de demander de l'aide et elles craignent de devenir une charge pour la collectivité. Et ça si nous on l'entend beaucoup, c'est la culpabilisation de son de son état de entre guillemets personnes âgées. Voilà, c'est un vrai sujet.

Et pareil, nos bénévoles, eux jouent souvent un rôle de médiation euh de passeur vers les les d'accompagnement vers vers cette vers cette aide administrative. Donc on voit bien qu'il y a une méconnaissance en fait des tous les possibilités de d'aide que les Français ont droit et enfin les personnes ont droit et c'est là qu'on se rend compte effectivement en vous écoutant que c'est flagrant en fait. Mais si on considère que et vous l'avez dit tout à l'heure que la pauvreté notamment pour les personnes seigneures n'est pas exabrut.

Finalement on a une fin de vie pauvre parce qu'on a une vie pauvre. C'est ce que vous disiez tout à l'heure sur les trajectoires sur les trajectoires de de vie. Euh si on considère que effectivement euh on devient pas pauvre par hasard entre guillemets euh à 60 ans, euh pourquoi ne pas avoir des automaticités justement des aides pour lesquelles il n'y a pas de enfin pour lesquels il y a des freins psychologiques, sociologiques, de fierté aussi individuelle légitime qui explique le le nos recours.

Est-ce que l'automaticité n'est pas une manière d'y répondre intelligemment ? C'est bon. Oui.

Non, non, effectivement, ça serait ça serait la solution. Et aujourd'hui, quand on se dit euh les les moyens informatiques dont toutes les les administrations disposent, éventuellement de croiser des fichiers, des choses comme ça, notamment par rapport aux déclarations de revenus et autres, enfin je je pense qu'il y a de l'automaticité qu'on pourrait déployer relativement facilement, ça c'est clair. Après se pose aussi peut-être tant pis, je je le dis quand même une problématique budgétaire parce qu'aujourd'hui le recours le non recours c'est chiffré entre 10 et et 20 milliards, on va dire à la louche he autour de 15 milliards.

Donc c'est aussi une variable budgétaire à intégrer, hein. Oui. Vous voulez dire clairement que le non recours est une économie budgétaire ?

Vous voyez, vous y voyez le symbole que vous voulez. Oui, merci. Euh je je vais un peu poursuivre parce que nous sommes globalement d'accord sur le constat.

On fait le constat des travailleurs pauvres, on fait le constat des retraités pauvres. Il y a toute la frange de de population, la partie de population qui se trouve entre les deux, qui n'a pas encore accès euh à la retraite, qui n'a pas nécessairement accès bien sûr à la spa et on on on dévoquait tout à l'heure qui euh avoisine finalement des revenus très faibles voir au RSA. Est-ce que vous avez dans vos réseaux est-ce que vous identifiez un peu les strates de population par âge, par type d'allocation ? euh ou pas.

Donc moi je peux je peux me permettre de prendre la parole. Je suis désolé, on on est peu visible à l'écran euh sur la question de l'automaticité qui était la la question précédente. Oui, effectivement, ça peut ça peut être que dans le dans le sens positif.

Euh mais après pour avoir bénéficié de pour bénéficier d'un dispositif automatique, faut-il encore être vu ? C'est-à-dire que nous en tant que populaire, on s'adresse à tout être humain, quelle que soit la situation administrative de la personne. Et dans beaucoup de dispositifs qui sont qui sont pensés, budgettés et parfois automatisés, et ben il faut un numéro d'allocataire, il faut un la nationalité française ou une demande de type de séjour en cours ou et cetera et cetera.

Donc en tout cas euh il faut aussi il me semble qu'on s'adresse à à à l'ensemble des des êtres humains et pas forcément uniquement à ceux qui sont référencés dans les dispositifs d'être public euh sur le le montant des des allocations. Alors nous c'est c'est là où euh où où nous on s'arrête de de préconiser des choses. on on se on s'intéresse aux conséquences de de la pauvreté avant tout et on se garde bien d'apporter des des réponses à la place du législateur sur les causes.

Dans tout état de causes, euh nous on avait demandé le seuil de pauvreté subjectif aux Français dans notre sondage Ipso. C'est-à-dire en gros pour vous à partir de combien d'euros par mois on peut considérer qu'une personne seule est pauvre ? Euh et on était à 1315 €.

Donc on voit bien qu'on est euh pas très loin du SMIC aujourd'hui en tout cas euh à une centaine d'euros du SMIC et que euh bon on est loin des définition qui sont qui sont basées par rapport euh par rapport aux revenus médians. Donc euh donc voilà, c'est une réalité aujourd'hui. En France, l'ensemble des Français, c'est pas que nous qui le disons, considère que c'est très très difficile de s'en sortir avec moins de 2300 € par mois aujourd'hui quand on est seul.

Après sur les statistiques par âge de de nos publics, oui, on pourra vous les adresser euh par écrit après. Ça, on a on a des outils évidemment qui qui nous permettent de suivre finement euh les catégories socio-professionnelles des des personnes qu'on accueille. Euh un des profils assez représentés autour de un peu plus de 40 %, c'est les familles monoparentales.

Euh voilà. Et ça et ça on est dans une tranche d'âge alors un peu avant la tranche d'âge que vous évoquez he qui est entre le fait d'être jeune et puis de d'être juste avant la la retraite mais en tout cas sur le le volume des personnes qu'on reçoit c'est c'est effectivement une proportion très très importante. Voilà pour nos éléments.

Je rebondis puisque vous parliez de catégorie. Alors, je voulais parler de catégorie d'âge parce que c'est vrai que depuis tout à l'heure, on parle des personnes âgées et on navigue un peu plus de 60 ans, plus de 65 ans, plus de 75 ans ou plus. C'est voilà, c'est la fois c'est pas du tout pareil puisqu'on n pas la même situation de vie à 65 ans quand on est un un retraité, jeune retraité dans la génération qu'on appelle la génération pivot, donc entre le soin à ses grands enfants et voire à ses parents vieillissants ou dépendants.

Donc cette génération pivot est hyper active. Voilà et très intérêt socialement et évidemment plus voilà en vieillissant 75 ans. Les gens parlent d'une rupture à 80 ans où il sentent que d'ailleurs on le voit c'est documenté bah il y a des rétrécissements de l'autonomie. on marche moins loin, on est voilà le le corps commence à fatiguer.

Alors, il y a cette première question de qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on regarde et de quoi on parle quand on parle d'âge ? Mais surtout de qui on parle à 60 ans quand on a vécu à la rue, euh les gens qu'on accueille dans les voilà en grande précarité, euh là on a une enfin une espérance de vie euh voilà très très raccourcie. En tout cas pas de vie en bonne santé en tout cas puisque on a des multipathologies à la rue et on sait que les gens ont une espérience de vie très très courte.

Euh et pas la même chose bien sûr si on a pu avoir une trajectoire de vie qui nous a protégé où là on va pouvoir vieillir en meilleure santé. Donc là encore je voulais revenir à cette question des inégalités entre une personne âgée qui a vécu sa vie soit au chômage soit dans des classes sociales employés ouvriers et une une personne qui a été cadre. On a je crois pour les hommes 13 ans de différence d'espérance de vie en bonne santé.

Donc là encore, je pense que c'est important de regarder euh pas seulement euh voilà les âges, mais les trajectoires et les inégalités. Pour répondre à votre question, nous nous n'avons pas de de statistiques par rapport au niveau de revenu. On apprécie la situation des personnes par rapport à à notre mode de calcul.

Les personnes sont éligibles à l'aide alimentaire ou ne le sont pas mais on ne on ne conserve pas et on ne fait pas de statistiques sur les niveaux de revenu. On a des statistiques sur l'âge et ça on peut également vous les donner mais pas sur sur les niveaux de remis. Merci.

Oui, vous voulez ça on on a compris euh vous l'aviez dit de manière un peu liminaire que vous n'aviez pas beaucoup d'éléments statistiques dans votre réseau. Euh réseau qui est un réseau privé. vous représentez tous des acteurs privés enfin de d'économie sociale et solidaire bien sûr euh mais indépendant de de la puissance publique.

Quelles sont les relations que quelles sont les articulations finalement que vous avez avec les politiques publiques et notamment les premières entre elles que l'on croise au niveau local à savoir les CCAS et les collectivités locales de proximité comme on décrit maintenant les mairies ? Je veux bien répondre le premier parce que je vais être bref, quasiment toutune. La société Saint Paul euh n'a pas au niveau national de subvention d'aucun niveau que ce soit et seul quelquesunes de nos associations départementales ou locales en nom, c'est ce sont des associations qui ont un hôtel social à Nant ou ce type d'activité.

Ça représente 5 millions d'euros sur un total de ressources de plus de 80 millions d'euros. Donc voilà donc Saint-Vincent de Paul, très peu de rapport institutionnel euh avec les pouvoirs publics quels qu'ils soient. Après, évidemment, nous travaillons de façon fonctionnelle, notamment beaucoup avec les mairies, avec les acteurs locaux, euh mais pas dans pas dans un échange financier.

Nous nous avons énormément d'interaction avec les collectivités. Ce sont des partenaires fondamentaux, que ça soit les CCAS, que ça soit les communes, les intercommunalités, les départements, les régions, faut savoir que 80 % des lieux d'activité restau sur les 2318 que j'évoquais nous sont mis à disposition par des collectivités. Donc l'interaction, elle est permanente.

Nos bénévoles interagissent tous les jours avec les membres des CCS et et en général ça se passe ça se passe très bien. Alors dans la continuité, le score catholique est essentiellement financé par les dons des particuliers. Donc c'est plutôt 80 % du budget de l'Association nationale et c'est c'est la même chose en en Indré Loire.

Toutefois, on est très partenaire des collectivités. Alors voilà les villes en effet parce queon est aussi implanté au plus près des des territoires en en André Loir, on est dans 22 communes. Donc à chaque fois il y a forcément un lien avec la commune qu'elle verse une subvention ou pas mais de toute façon il y a un lien.

Ensuite avec les centres communaux d'action sociale. Oui. Cette année après le renouvellement des municipales, on a en Indré Loir 15 mandatés dans les CCS.

Ce qui veut dire que des bénévoles du Secours catholique siègent dans les conseils d'administration des CCS au titre des associations de lutte contre la pauvreté et les exclusions. Donc ça c'est vraiment un lien direct et concret euh avec les partenaires puisque d'autres associations aussi siègent he des associations du handicap ou ou justement des associations représentants et personnes âgées. Donc ça nous permet d'être au plus près de la collectivité locale. partenaire CCS, partenaire départemental, hein, les maisons des solidarités euh c'est vraiment un partenaire quotidien.

Les assistantes sociaux des maisons des solidarités envoi orient les personnes les personnes auprès de des équipes locales. Et puis enfin l'État l'État dans le département euh on touche aussi des subventions, on est lié. L'État en département est et est plus qu'un financeur, c'est un partenaire au moins sur deux actions, sur les accueils de jour.

Et puis je le dis, je le citais tout à l'heure parce qu'il y a un programme vraiment qui compte pour nous, c'est le programme mieux manger pour tous qui a permis là depuis 3 ans de soutenir réellement toutes nos actions d'aide alimentaire, notamment en développement des programmes qui sont des programmes d'accès à l'alimentation locale, euh voilà, dignes avec des groupements d'achat ou des paniers de légumes. Voilà. Et ça, on peut rendre voilà hommage à l'État qui nous aide vraiment à financer ces nouveaux dispositifs.

Peut-être un mot pour rebondir sur sur ce point parce qu'on a pas mal évoqué les collectivités, mais effectivement le programme mieux manger pour tous, c'est vraiment un point qu'on partage très fortement. C'est un programme qui est finalement assez nouveau hein puisqu'il a maintenant 3 ans seulement et il a permis de fédérer l'ensemble des acteurs de solidarité alimentaire dans la grande diversité de leur tradition et de leur modalités d'action à la fois par du soutien national, par du soutien local. Donc c'est vrai que c'est un programme qui devrait être conduit mais on a jamais de certitude hein dans le dans le prochain budget.

Donc en tout cas, c'est vraiment un point sur lequel on portera qu'on portera fortement et peut-être un autre acteur auquel on pense peu euh qui est l'Europe euh sur le volet alimentaire, il est vraiment essentiel euh puisqu'il faut savoir que le euh le le fond européen qui finance l'aide alimentaire à travers le FSE plus aujourd'hui, c'est à peu près un repas sur 5 distribués par les restaos et c'est à peu près un/4 des volumes d'aide alimentaires qui sont distribués distribués en France. Euh on n' pas de certitude sur l'avenir hein. Le budget européen, c'est un budget qui est euh sur 7 ans.

Donc on est en pleine euh négociation hein là-dessus sur euh sur le prochain budget qui euh qui devrait euh commencer à partir de 2028. Euh et donc là-dessus, on on se battra aussi très fortement sur euh bah le soutien le soutien de la France au niveau européen et puis aussi de l'ensemble des partenaires parce que c'est vraiment ce sera vraiment un point majeur pour notre pour notre action dans le contexte qu'on vous a décrit. Merci.

Pardon sur ce sujet particulièrement y compris du FSE puisque nous avons aussi auditionné les banques alimentaires qui reçoivent une partie importante aussi des des dons via le FSE. Il nous rappelait combien les délais de versement étaient compliqués pour les trésoreries des structures associatives. Non, je sais pas si vous le vivez aussi chez vous au resto du cœur.

Pardon. En fait, c'est euh donc il y a une partie effectivement qui est versée euh de façon financière, mais l'essentiel du fond, c'est des achats qui sont réalisés par euh par France Agrimerre. Donc, il peut y avoir euh des problématiques effectivement de livraison et de retard.

Mais enfin euh je souhaiterais plutôt insister sur euh la grande efficacité de ce fond justement par cette dimension pluriannuelle euh parce qu'on a peu de peu de soutiens hein qui sont euh garantis sur 7 ans hein. C'est c'est finalement assez rare et dans le monde de crise et d'instabilité dans lequel on est, avoir une base d'approvisionnement sur 7 ans, c'est extrêmement précieux pour nous. Alors après, il y a il y a effectivement des difficultés de mise en œuvre qu'on connaît.

On travaille pas mal avec l'État pour essayer de de les améliorer mais enfin il y a vraiment cette question de la de la stabilité sur 7 ans qui est vraiment très très précieuse. Je voudrais compléter ma première réponse un peu rapide. C'est vrai que la société Saint-Vincent de Paul est le deuxè client entre guillemets national de la Fédération des banques alimentaires. 6000 tonnes d'en réparant.

Donc par ce biais-là quand même nous bénéficions de subventionnement notamment européen. Oui. et on travaille vraiment main dans la main au niveau départemental avec les collectivités aussi et ça se passe ça se passe en général très bien à part dans certaines mairies qui parfois ont pas trop envie de travailler avec nous parce que le côté câau les gêne un peu mais sinon ça se passe très très bien.

Et monsieur Champion prend la parole. Oui, j'essaie de de reprendre le le train en marche. Merci beaucoup hein.

Enfin, je remercier monsieur Cel d'avoir abordé le sujet de des fonds européens FSE et plus particulièrement du SE1a. C'est vrai que c'est des structurations à la fois de financement parfois et puis très souvent de de dené matériel dans le cadre du SEA qui sont structurantes pour nous qui nous permet d'être plus serein dans le fait de conduire nos nos réseaux bénévoles et nos projets, c'est-à-dire de pas perpétuellement être en train de se poser la question de à quel appel à projet on va répondre et puis comment on a le suivant et cetera. Donc c'est vrai que les subides européens en outre enfin ils ont comme première qualité le volume financier que ça peut mobiliser et puis le et puis le comme deuxième qualité le fait d'être sur Saton et du coup de sécuriser un petit peu nos actions.

Quant au à la part de des financements sur le mieux manger pour tous qui fait partie de des sujets alimentaires qu'on évoque, effectivement, c'est quelque chose de très intéressant qui nous permet de travailler en local et de et et de renforcer des partenariats et des actions au plus près du terrain. Euh nous, on peut que appeler à la continuité de de ce plan. Il a une un un léger défaut, c'est qu'il est national et du coup il est soumis aux aléas calendaires du budget de la nation.

Donc parfois, on peut avoir des là aussi des retards de versement avec des situations de de blocage qui nous qui nous qui nous pénalisent dans nos approvisonnements. Bon, en tout cas, ça nous permet de faire une action les uns et les autres he que le so populaire, une action de d'une grande qualité sur le sujet euh senior CCS euh et financement et et interaction avec les les la puissance publique et et les institutions tout particulièrement, euh vous l'avez rappelé, monsieur le rapporteur, le l'indépendance de de nos réseaux associatifs et aucunaire, on est on est très attaché à notre indépendance. Euh alors pas que par par dogmatisme, mais parce qu'on est persuadé que c'est ce qui marche.

Euh ce dont j'ai évoqué, le fait d'être bénévole, de pouvoir conduire le projet associatif avec son comité local, avec sa fédération départementale, c'est une des constituantes qui fait que la personne qui est bénévole euh et ben c'est un citoyen part entière. Voilà, c'est de l'apprentissage de la citoyenneté, c'est même l'exercice de la citoyenneté à part entière euh de pouvoir mener ces actions et ça c'est possible que si on est des acteurs associatifs indépendants et pas si on est des acteurs qui répondent à des cahiers des charges diverses et variés ou à des appels à projet. Euh évidemment, si c'est stratégique pour le SC populaire, ça se traduit dans nos finances sur nos euh 183 millions de ressources financières, 510 un petit peu plus de 500 non 540 millions d'euros avec les éléments matériels.

Mais sur nos 183 millions d'euros, on a seulement 22 % qui sont issus de subventions diverses et variées. Donc ça soit à tous les niveaux, un niveau européen, État ou ou les municipalités. Et pour redescendre au niveau municipalité, évidemment qu'on a des des actions de concertation, de dialogue quotidienne avec avec tous les CCS dans lesquels on est implanté.

Euh la spécificité de l'indépendance du Copulaire fait que euh onattend pas d'avoir des forcément des relation avec les CCS pour être implanté si jamais une municipalité la précarité considère que ça fait pas partie de de [grognement] ces réalités voire même que parfois des présences associatives ça peut attirer des personnes en situation de précarité. Bah nous si on estime qu'il y a un besoin et ben on sera présent d'une façon ou d'une autre que ça soit par des distributions itinérantes dans des locaux qui nous sont propres et cetera. Donc ça ça l'indépendance du secours est importante.

Mais dans l'immense majorité des cas, les municipalités comprennent l'intérêt d'avoir des acteurs associatifs forts et et et présents sur leur territoire et et souvent les choses se font très bien sur sur le sujet d'être d'être présent dans les conseils d'administration des CCS. Oui, c'est c'est c'est une réalité locale. Alors euh aussi pour pouvoir euh bah l'essence même du SC populaire, c'est d'être aiguillon des pouvoirs publics, d'être parfois l'avocat des pauvres et de et de témoigner des situations qu'on arrive à voir euh qui traversent une commune et ben c'est quelque chose de de primordial pour nous.

Merci. Euh nous avons évoqué à quelques reprises des dispositifs euh locaux, départementaux, parfois expérimentaux. Euh je crois madame VO, vous vous en avez cité tout à l'heure.

Euh que pensez-vous de de l'expérimentation des services publics départementaux de l'autonomie qui ont été prévus par la loi 2024 dite de bien vieillir ? Est-ce que vous avez sur la coordination notamment des des des actions à destination des publics âgés ? Est-ce que vous avez un un point de vue particulier ?

Est-ce que vous pouvez nous en dire plus puisque vous en avez cité ? Je je vais peut-être devoir faire un pas de côté. Je sais pas si je vais pouvoir répondre parfaitement à votre question, mais ça me ça m'invite à parler des services d'aide à domicile puisque c'est quand même un peu l'idée, c'est de coordonner ce qui est ce qui intervient à domicile, donc les services infirmiers à domicile, les services d'aide à domicile et donc cette c'est ce qui est attendu de simplification puisque c'est un peu ce que ce que vous proposez.

Nous ce qu'on voit surtout euh sur le terrain, c'est le manque cruel de d'heure de service d'aide à domicile réalisé au domicile des personnes âgées. Quand bien même euh les plans d'aide seraient euh réalisés et proposés, euh le problème c'est la nonffectivité, c'est-à-dire que on manque enfin les SAD, les servides de domicile manquent de personnel pour réaliser les plans d'aide. Et donc qu'est-ce que ça veut dire au final ?

Ça veut dire des personnes âgés qui vont pas pouvoir avoir les visites, le portage des repas au bon moment, la toilette au bon moment. Ça veut dire pas avoir la douche tous les jours. Ça veut dire avoir le dîner qui va être apporté plutôt à 17h plutôt qu'à 19h.

Ça veut dire pas pouvoir avoir un lever dans la journée. Donc ça c'est criant. Euh on connaît, vous connaissez le problème de recrutement. je sais plus combien il manque de dizaines de milliers euh d'aide à domicile et euh et ces problèmes donc évidemment de financement puisque finalement pourquoi pourquoi il manque autant de personnel c'est que euh on a les les services d'aide à domicile n'ont pas les moyens de d'employer ce toutes les personnes qui devraient et on connaît aussi la la difficulté du métier qui est un métier peu attractif, extrêmement difficile, extrêmement féminin, très très mal payé puisque il me semble que ces 600 € nets mensuel la moyen moyenne de de ce que perçoit une aide à domicile.

Pourquoi c'est si peu ? Bah parce que c'est des heures, c'est toujours des temps incomplets, des amplitudes grandes, des coupures dans la milieu de journée. Donc c'est très c'est un métier extrêmement rude pour les travailleuses puisque c'est éventuellement elle.

On sait aussi que c'est les corps qui souffrent le plus encore plus que dans le BTP. Donc on a du mal à recruter et au final ce sont les personnes âgées à domicile qui subissent ces manques-l. Alors pourquoi j'en parle et pourquoi on a l'impression de connaître ?

Bah c'est parce que finalement il y a les élents familiaux qui qui prennent le relais. Les élents familiaux c'est aussi nos bénévoles et les personnes en précarité subissent ça parce qu'elles n'ont pas les moyens non plus de s'offrir des services payants de de sociétés privées qui pourraient compenser l'absence d'aide à domicile d'autres d'autres structures. Donc les personnes âgées pauvres chez elles ont moins de facilité pour recourir aux aides à domicile.

Voilà. Et donc là c'est encore une vulnérabilité qui s'accroit. Donc, j'avoue que si je voulais pointer, j'ai profité.

Désolé de cette prise de parole, mais pour dire que vraiment le manque criant d'aide à domicile euh dans les territoires ruraux, notamment en ville aussi, mais dans les territoires ruraux parce queon a aussi ces questions d'éloignement immobilisé, franchement ça c'est un j'allais dire, j'allais dire un scandale parce que les plans d'a sont pas réalisés, les personnes sont seules. Alors, on je sais que dans le la loi bien vieillir, on avait aussi enfin il est prévu des 2 heures, je crois par semaine de lien social pour permettre aux aides à domicile non pas que de faire des gestes techniques d'aide ménagère ou d'aide à la toite mais aussi de de permettre ses sorties de pour lutter contre l'isolement. Mais vous imaginez bien que ces deux heures de lien social, elles peuvent pas être réalisées dès lors que déjà les soins essentiels ne sont pas réalisés.

Donc voilà, je je voulais appuyer cette question primordiale. Écoutez, moi je vais vous répondre mais sans vous répondre parce que très sincèrement on n' pas de retour de notre réseau par rapport à la à la mise en place et les effets de cette loi. Donc aujourd'hui au resto, franchement très sincèrement on n pas de retour par rapport à à ce dispositif, à ces dispositifs.

Merci. Euh on l'a dit, les difficultés finalement rencontrées par euh euh les personnes sont liées en grande partie bien sûr à leur trajectoire de vie, mais euh aussi parfois euh au aux politiques publiques différentes qui sont mises en œuvre, que ce soit l'emploi des seigneurs, l'indemnisation notamment du chômage des minimats sociaux avant la retraite, les pensions, le minimum vieillesse, la reversion, les question de d'autonomie, de santé, de logement et existe-t-il de votre point de vue des politiques de prévention qui permettent d'assurer une continuité entre ces différents champs finalement qui concernent les personnes seigneures ? Et puis j'aimerais que on puisse aussi que vous puissiez réagir sur un point important qui est l'avant-dernier filet de sécurité avant la grande grande difficulté, c'est-à-dire le logement.

Est-ce que la capacité à se loger vous semble dégradé chez les personnes âgées ? Est-ce que les réponses aujourd'hui notamment des bailleurs sociaux peuvent être suffisantes ? Et est-ce que vous pensez qu'il faudrait avoir une politique d'attribution des logements sociaux notamment plus adapté aux personnes vieillissantes ?

Alors le monsieur Champion, monsieur Poso, vous pouvez répondre un cadeau ? Non, apparemment non, il veut pas répondre. B si si si on est si silencieux, c'est qu'on a a peu d'élément pour pour répondre pour pour être très très honnête.

Euh enfin à entendre votre question, je me je me faisais une réflexion. Nous nous on va avoir du mal de toute façon à préconiser quelque chose sur les sur les politiques publiques notamment de de prioriser une population par rapport à une autre. Nous, au vu de notre projet associatif et le et et et du fait de de d'éviter les phénomènes de reproductibilité sociale, on se concentre exclusivement sur enfin exclusivement notamment sur les sujets des familles monoparentales et et de l'enfance et de l'accès aux vacances et de l'accès aux droits de façon un peu plus générale.

Euh après, être capable de vous dire telle ou telle politique publique devrait être en faveur de telle catégorie de population. Nous, on le on le on n pas d'élément pour vous répondre et et de toute façon, on le ferait pas. Juste, on va répondre à deux voix mais sur sur le les politiques de prévention, même chose.

Moi, je je me sens pas en capacité de dire si les dispositifs sont pertinents ou pas. Par contre, ce qui est certain, c'est que plus on agit en prévention de la la le fait de de rentrer dans la grande pauvreté, plus c'est efficace. Une fois que les personnes sont rentrées en grande pauvreté ou en dans des dispositifs de pauvreté, c'est beaucoup plus compliqué d'en sortir.

Donc ça, c'est clair que la prévention est beaucoup plus favorable que le traitement après pour que les personnes en sortent, ça c'est certain. Sinon sur la pertinence des régimes actuels de prévention, moi je me prononcerai pas. Et sur le logement, Louis va vous répondre.

Oui, c'est bon. Oui, peut-être juste un ou deux un ou deux éléments sur le logement. C'est un peu comme ce que je disais tout à l'heure en fait, ce que on a une grande partie du public accueilli au resto qui est en difficulté face au logement, c'est-à-dire qui est peut-être soit considéré comme malogé ou qui n'est pas qui est sans sans logement personnel en tant que tel.

Donc c'est pratiquement 40 % des publics accueillis au restao. On n' pas la part de senior dans ce dans ce chiffre, mais il y a une difficulté dans le logement qui est réelle euh que ça soit en milieu urbain ou en milieu rural avec plusieurs peut-être caractéristiques pour le public senior qui est d'abord la difficulté de l'adaptation du logement au vieillissement notamment lorsqu'on est voilà propriétaire de son logement dans une voilà une grande maison milieu rural et cetera. Donc on peut avoir des des difficultés à la fois d'adaptation du logement et puis aussi euh de faire face euh aux charges euh qui sont induites par euh par ces logements.

Encore une fois, ça recoupe avec ce qu'on a pu se dire tout à l'heure en terme de en terme de de précarité énergétique notamment. Oui, j'allais dire la même chose. La question de l'adaptation du logement euh et est lié avec voilà les passoirs thermiques, voilà dont on connaît les la difficulté aujourd'hui.

Mais par contre puisque vous parliez de d'initiative, beaucoup d'initiatives existent sur le territoire de mode d'habitat différents. les habitats inclusifs euh bon qui peuvent voilà permettre aussi du lien intergénérationnel justement il y a des il y a des il y a des résidences partagées personnes âgées jeunes personnes âgées personnes migrantes aussi puisque voilà on parle de de question du logement mais je dire avant il y a la question de l'hébergement d'urgence aussi donc comment enfin là encore je dire là c'est plus une question de trajectoire mais c'est une question de système. comment revoir tout le système de l'hébergement d'urgence, du logement social, du logement dont on est propriétaire mais qu'on arrive plus à à rénover.

Voilà, tout ça c'est un ensemble. Mais il y a des vraiment des chouettes initiatives ici ou là qui méritent d'être regardé à la loupe et puis d'être d'être produite dans nos dans nos territoires. et nous serions très preneurs de de l'ensemble des initiatives que vous auxquelles vous pouvez penser euh parce qu'effectivement il y en a beaucoup dans nos territoires et euh à défaut de de faire un recensement euh euh comment dire exact, ce serait intéressant d'avoir aussi quelques bons exemples puisque les les petits frères des pauvres avaient aussi insisté sur cette questionlà sur du relogement, on va dire quelque chose de très intermédiaire entre les pades et et le logement individuel. au collectif précédent.

Donc nous sommes preneurs de toutes de toutes les remontées d'initiative et toutes les solution sur la question du logement. Merci beaucoup pour vos réponses. Alors, nous sommes nous dans dans le constat, mais j'ai bien compris que vous ne vouliez pas, enfin ce n'était pas votre rôle principal et vous nous avez renvoyé à notre rôle de parlementaire de définir les politiques publiques, mais nous sommes aussi dans une commission d'enquête pour essayer d'améliorer la situation.

Euh et donc je je reste preneur de toutes vos pistes d'amélioration bien sûr de pour lutter contre la pauvreté et pardonnez-moi de rappeler la pauvreté des seigneurs au sens large, même si je ne mets pas de de limite de de strat entre les plus de 55, plus de 60, plus de 75 ou 80 où on sait qu'il y a bien évidemment des ruptures, hein, mais avant la rupture de 80, il y a la rupture de fin d'employabilité finalement qui crée une difficulté majeure, une difficulté supérieure dans la la vie de nos de nos aînés. Euh voilà, monsieur le président, est-ce que vous voulez ajouter quelques points ? J' une petite interrogation.

En fait, moi j'ai rencontré mes différentes associations locales de ma circonscription bien sûr et je vais les rencontrer encore bientôt. Euh ce qui Mais à chaque fois j'étais les voir, je demandé s'ils avaient un listing commun et en fait ils ont pas de listing commun entre les différentes associations pour seulement savoir à peu près la population locale qui est demandeur qu'on pourrait peut-être faire des regroupements et peut-être qu'on pourrait apporter plus d'aide en fait si on avait un litestime commun. Et ça c'est pas du tout dans les [grognement] dans les réflexions actuelles.

Est-ce que vous avez déjà les les exigings communs nationaux et après est-ce que vous échangez entre les différentes associations pour venir en aide chacun localement au plus près de la population qui en nécessité au niveau des listings. Bah déjà il y a il y a une question de RGPD donc une question de donc on peut pas faire n'importe quoi avec ce genre de liste surtout qu'elles sont sensibles. [grognement] En revanche, on croit beaucoup à la coopération associative.

Euh nous c'est ce qu'on fait avec euh l'ordre de Malte par exemple. Philippe en a parlé tout à l'heure. Euh la coopération est hyper importante dans l'avenir de de de cette société qui est en souffrance notamment la question des seiors.

Notre force sera plus grande. Ce que ce que nous observons mais localement c'est intuitif, c'est qu'on a effectivement des bénéficiaires zappeur. Euh on le sait, moi j'habite Dijon qui est une ville de taille moyenne.

On sait que un tel Ah tiens, tu le connais, nous on le connaît aussi mais c'est pas partage de liste. Donc on voit bien que ça existe mais on n pas de de suivi ni de consolidation parce que Jean-Charles l'a dit, je pense que juridiquement n'a pas le droit. Oui.

Alors peut-être là-dessus, ça renvoie à plusieurs comment dire plusieurs questions. Ce ce ça renvoie en fait à ce qu'on envisage le parcours de la personne en situation de précarité. Nous la la vision qu'on a là-dessus au resto, c'est un peu ce que vous disiez à l'instant, c'est de considérer qu'on a des modalités d'action, que ça soit les associations ou les pouvoirs publics qui sont qui sont complémentaires.

Et l'idée n'est pas d'arriver à un système, j'allais dire totalement uniforme dans lequel les associations agiraient toutes de la même façon. En revanche, ce qu'on essaie de faire et de de développer au maximum, ce sont des partenariats locaux avec d'autres acteurs euh quand nous-mêmes nous pratiquons pas telle ou telle activité, avec des euh des collectivités ou des organismes publics dans leur diversité. Euh mais il faut bien avoir en tête que le le fait d'avoir une euh cette variété de de mode d'action, c'est vraiment une richesse parce que la façon dont on va agir au resto va pas être exactement la même que tel ou tel autre acteur.

Et finalement, c'est par cette diversité d'action qu'on arrive à toucher un maximum de public. Je prends un exemple simple, c'est celui de la gratuité au resto. Par exemple, au resto, on pratique une gratuité totale de l'aide alimentaire.

Voilà, ça fait partie de nos modalités d'action depuis notre fondation. C'est pas le cas par exemple des des épiceries sociales qui ont elles aussi leur utilité, leur légitimité et cetera, mais du coup on a vraiment une là encore une action qui est très très complémentaire parce qu'on peut s'adresser aussi à cette diversité publique. Donc il faut bien garder garder en tête.

Voilà, je c'est parce que parfois la question nous est posée localement en disant mais pourquoi finalement vous faites pas tout un peu la même chose, vous vous regroupez pas et bien on dit oui, on veut coopérer, on coopère, on oriente les personnes les uns vers les autres mais par contre on doit garder cette cette indépendance et cette complémentarité quoi. Je Ah, il y avait la la main levée de monsieur Champion. Pardon, monsieur Champion.

Euh je je partage, c'est vrai que non, on fait pas de partage de liste. Euh par contre, en effet, on coopère sur le le terrain local. On fait des actions vraiment ensemble avec les associations locales.

Par contre, ce qui est ce qui est utile ou serait utile, c'est de partager les diagnostics. Et ça, souvent, on fait tous notre diagnostic dans notre coin. Le département, en fait, les CCS en fond avec les analyses des besoins sociaux et les CAF en fond.

Enfin, vraiment, on est beaucoup à en faire et partager au moins les constats locaux. de façon fine déjà c'est c'est un travail plus intelligent parce que on croise nos regards, nos nos voilà les endroits où on est, ça évite des zones blanches et puis au moins voilà, on est on est d'accord sur ce qu'on voit sur notre terrain. Après, on a nos modalités d'action, nos règles, notre personnalité, ça c'est juste que ça reste parce que ça correspond à ce qu'on est puis ça permet au aux personnes accueillies de voilà d'être bien euh voilà bien accueilli partout.

Mais par contre le le constat, enfin le partage des diagnostics, je pense que ça pourrait être intéressant. Monsieur Champion, allez-y. [raclement de gorge] Oui.

Sur sur sur la question du du partage des données. Euh euh Oui, effectivement, la question du RGPD a été rappelée. Effectivement, on peut pas euh mais en plus, j'irai plus loin, on ne le souhaite pas.

Euh l'idée dans un un dialogue entre une personne accueillie au secours populaire et un accompagnant bénévole qui est formé, c'est de créer une relation de confiance. Et c'est à ça que sert aussi le tissu associatif, c'est avoir cette espèce de moment un peu préservé euh où il y a la confidentialité de l'accueil et des données qui est qui est garantie. Et bah quelque part, je peux venir au secours populaire et parler sans crainte de du fait que les informations soient soient publiques ou pas.

Ça veut pas dire que on s'interdit toute coopération ou tout travail en bonne intelligence en communiquant ou en partageant des données un peu plus macros sur les les populations qu'on qu'on accueille. C'est ce qu'on fait aujourd'hui avec nos pourcentages de de de personnes par exemple. Et construire des des solutions ou partager des diagnostics.

Oui, mais il faut que le projet soit avant tout le le le projet du scopulaire. Je suis je suis pas par ailleurs persuadé que le fait demain d'avoir si si on avait une une gouvernance partagée ou des listings communiqués entre les associations que l'action serait pas forcément plus efficace. L'action associative elle est pertinente parce qu'elle suit sa logique et sa façon d'accueillir qui lui est propre.

La façon d'accueillir au secours punaires est pas la même que celle des restaurants du cœur, que celle du Secours catholique ou que celle de à la société Saint-Vincent de Paul. Et l'approche d'une association peut convenir à une famille ou à une typologique publique et puis d'une autre à une autre. Voilà.

Et et et c'est tant mieux et c'est et c'est la liberté associative. Encore une fois, moi je suis persuadé que le le modèle fonctionne parce qu'on est très vigilant les uns et les autres à notre indépendance et euh et et et parce que les les données sont confidentielles, il y a toujours l'idée de se dire euh partager un listing, ça éviterait aux gens de faire le tour des associations et quelque part de diluer le la l'efficacité des des subsides publics ou de ou des dons qu'on reçoit. Euh je vais vous révéler un scoop.

Alors déjà, je pense que ça concerne que très très peu de personnes. Euh il y a évidemment pas de pas de chiffre officiel sur le sujet, mais le scoup c'est que ça a jamais rendu personne de riche. Si quelqu'un ou une famille fait le tour des différentes associations près de chez lui euh pour essayer d'avoir d'un côté euh une aide aux vacances, de l'autre côté une aide alimentaire, voir une deuxième, euh c'est pas avec le panier moyen qui est distribué dans une de nos associations que on va faire du du surstock alimentaire.

Donc nos concitoyens font ce qu'ils peuvent pour s'en sortir pour la plupart et on tient beaucoup à ce à ce principe de confidentialité. Ben je je rebondis, je partage totalement euh les gens qui zappent que j'évoqué tout à l'heure, c'est juste de l'optimisation, c'est qu'ils savent qu'à tel endroit peut-être ils trouveront à manger, à tel autre, ils auront de quoi s'habiller euh et ils vont au plus utiles. Non, je je suis tout à fait d'accord. c'est on n'est jamais devenu riche en faisant ça et donc ça répond à un vrai besoin et ce qui est surtout important c'est la complémentarité de l'action.

C'est ça qui est important, c'est pas de partager les fichiers, il y a la confidentialité et mais qu'on soit complémentaire sur le terrain dans nos actions. C'est ça qui il y a plus de prise de parole. Donc Ah si, monsieur rapporteur alors.

Monsieur rapporteur, allez-y. Oui, merci président. Oui.

Euh peut-être avant que le président conclut notre rencontre, moi je je souhaiterais vivement vous vous demander par organisation de deux recommandations. La première, c'est comment mieux répondre aux urgences et vous le faites dans vos réseaux, mais il peut y avoir peut-être de la coordination. Ça vient d'être évoqué à travers le partage de fichier, toutes les limites que j'ai j'ai bien compris, mais comment on peut mieux répondre dans l'urgence, c'est euh je vous saurgré de de me donner une recommandation et et là encore si vous pouvez l'orienter vers les les aînés, ce serait bien.

Puis la deuxième recommandation euh qui est comment faire pour avoir moins de public chez vous ? C'estàd comment lutter non pas plus efficacement dans la réponse mais les causes. Comment peut-on lutter euh contre les causes de la pauvreté ?

Je sais c'est pas nous avons 3h encore donc nous avons largement le temps de pouvoir répondre aux questions. On pourra peut-être le faire par écrit après parce que c'est c'est dur de vous répondre à deux recommandations un peu à chaud comme ça parce que évidemment je pense qu'on en a beaucoup déjà et et monsieur Richard va prendre la parole. Non non mais moi je je l'avais pris comme un cahier de vacances, on est bien d'accord hein.

On va pas vous répondre maintenant. Enfin, en tout cas pas moi. Non, non, mais je vous pardon.

Oui, vous avez vous avez le temps de nous répondre tout l'été comme vous l' dit c de vacances he les enfants le font mais vous aussi vous allez le faire. Et euh justement on compte sur vous pour nous pour nous renvoyer par écrit le questionnaire qu'on vous envoyé sur la portable, vous l'a dit tout à l'heure, si vous pouviez répondre donc rapidement avant la fin des vacances, ça serait bien voilà qu'on puisse l'apporter au niveau du du rapport, ça serait c'est une bonne chose. Et si également quelques éléments vous viendrez après entrant chez vous, tiens, j'ai oublié de parler de ça, n'hésitez pas pareil de le faire transmettre par écrit.

N'hésitez jamais à le faire. C'est toujours [grognement] des éléments importants pour mettre nous à notre rapport et comme l'a dit le rapporteur, n'hésitez pas à nous faire des propositions en amont en fait de la pauvreté. C'est très très important effectivement.

Allez-y monsieur Meilleur. Oui, j'ai une question. C'est quoi la suite euh enfin d'une réunion comme la nôtre du coup ?

Enfin quel on va vous expliquer tout ça. Rapp OK. Je peux le faire ?

Non non je je t'en prie. Euh alors euh nous avons euh à l'initiative d'ailleurs euh de mon groupe euh groupe socialiste apparenté, nous avons euh décidé de travailler sur cette question. J'aurais pu le dire en introduction sur la cette question de la pauvreté notamment de la pauvreté des seigneurs pour une raison simple, c'est que dans beaucoup de nos circonscriptions, nous fréquentons les uns les autres, mon ami président aussi, les Restos du cœur, l'ensemble des réseaux, les banques alimentaires et cetera.

Et et en tout cas pour ce qui me concerne, j'ai entendu depuis plusieurs mois, voire quelques semestres, pointer cette augmentation des seigneurs. On a eu pendant la période Covid une augmentation des étudiants aussi qui ont fréquenté les banques alimentaires et cetera. Et là euh ça fait quand même quelques temps que euh nous remonte me remonte euh la question de la pauvreté des seigneur avec la vulnérabilité euh accrue de la population des des seigneurs.

Donc nous sommes dans un processus assez classique. Euh chaque groupe politique à l'Assemblée nationale a un droit de tirage pour une mission d'information, une commission d'enquête et cetera. Et euh au sein, je je vous explique toute la mécanique hein, au sein de de mon groupe, non ça va pas être très long président, mais au sein de mon groupe politique, c'était nous avions un un troit de tirage une fois par an pour un sujet d'étude.

Nous avons fait remonter euh plusieurs sujets d'étude, 18 sujets différents et cetera. Nous avons eu un processus très démocratique. Nous avons voté et le sujet que j'avais porté a été décidé.

Une fois que nous avons fait ce travail interne, nous présentons à l'Assemblée nationale, au bureau de l'Assemblée le projet de de mission. C'est validé ou pas ? Bon, en général, il y a pas de raison que ce soit pas validé.

Donc ça a été validé. Et ensuite, au sein de la commission, nous avons la constitution de cette mission. Chaque groupe politique a du proportion de sa taille dans l'Assemblée nationale d'élègue des parlementaires.

Donc nous avons 32 membres de cette commission de cette commission d'enquête. Traditionnellement, c'est le groupe politique qui décide qui propose finalement le sujet qui décide s'il est président ou rapporteur. Il se trouve que le président est l'homme le plus important, éminent parce qu'il dirige voilà, il convoque et il dirige mais c'est le rapporteur qui tient la plume.

Donc voilà, il y aura c'est important d'être quand on propose un sujet d'en être plutôt le rapporteur que le président. Le président et le rapporteur ou la présidente et la rapporteur ne peuvent pas être du même groupe politique. C'est bien normal et c'est d'ailleurs une belle illustration de ce qu'est l'Assemblée nationale.

C'est un travail à la fois partisan mais un travail transpartisan. Et donc nous avons un député socialiste rapporteur et un député Renaissance qui est président de notre commission. Et puis nous avons des vice-présidents bon qui ne sont pas là.

C'est une journée un peu particulière aujourd'hui, mais ils étaient là à d'autres auditions et chaque député membre de la commission peut bien sûr poser des questions. Maintenant, pour répondre très précisément la suite, c'est une fin de rapport enfin une remise de rapport pour le 12 novembre, monsieur l'administrateur ou le 15 novembre 18 novembre. Voilà, 18 novembre date limite puisque une commission d'enquête ne peut pas excéder 6 mois.

Et donc le 18 novembre, un peu avant, nous remettrons le rapport euh à la commission euh et on verra si la commission adopte ou pas ce rapport et il y a pas de raison qu'il l'adopte pas. Bon euh mais il y aura tout un travail aussi d'arbitrage entre le président et le rapporteur pour rédiger le le rapport et euh ensuite et bien nous publierons ce rapport. L'invocation de cette mission, c'est de faire des propositions.

C'est de pouvoir dire comment on peut améliorer la situation. On ne peut pas se satisfaire, en tout cas pour ma part euh je ne peux pas me satisfaire de la situation actuelle. Je peux pas me satisfaire que l'on passe de 8 millions à 161 millions de repas.

Et bien sûr, on le disait, nous connaissons aussi nos chiffres locaux, nos partenaires locaux et cetera. On voit bien que ça grandit, ce n'est pas souhaitable. Il y a des réponses de trajectoire individuelle bien sûr, mais il y a aussi des réponses publiques.

Est-ce que les réponses publiques aujourd'hui sont satisfaisantes ? Est-ce que l'allégement l'allègement pardon l'allongement euh de la durée du travail théorique est satisfaisante ? Sachant que on va se retrouver avec des gens qui sont sur le carreau après 55 ans et cetera.

Donc c'est tout cela que nous voulons pointer et donc nous avons toute une série d'auditions à la fois avec des chercheurs pour avoir une une vision euh globale avec des opérateurs euh de terrain. Nous avons ce matin additionné la déléguée interministérielle à la lutte [grognement] contre la pauvreté. Euh nous auditionnerons à un moment ou un autre les représentants des ministères ou les ministres en direct.

Nous nous auditionnerons sans doute euh la cars le corps, enfin bon les l'ensemble finalement de pardonnez-moi de le dire comme ça, de l'écosystème de la pauvreté et des seigneurs. Voilà. Et puis euh nous ferons ensuite nos conclusions, nos recommandations.

Alors, il se trouve que nous avons euh le président et moi déjà travaillé ensemble et que nous avons une confiance réciproque qui nous permet d'envisager que au moins à 95 % nos recommandations seront communes. Voilà. Pardonnez-moi, je tiens un petit peu plus long.

Président, je te laisse compléter. Non. Alors le rapporteur était très très court aujourd'hui.

Je tiens à le féliciter. Non mais [grognement] je tenais vraiment on va conclure bien sûr cette cette audition et je tiens madame et messieurs en présentiel ou en visio bien sûr à vous remercier pour tout ce que vous nous avez apporté comme élément pour ce rapport. c'est des diffusions importantes et et grâce à vous, ça met beaucoup de de réponses à nos questions en fait et je tenais vraiment personnellement moi et au nom du rapporteur également bien sûr à vous à vous remercier du fond du cœur pour tous ces éléments.

Euh et comme je dis tout à l'heure, n'hésitez pas à nous renvoyer par écrit le questionnaire et également tout ce qui pourrait vous nous aider pour la suite aider le rapporteur pour la suite à faire ce rapport important pour les propositions qu'on pourrait être amené à faire par la suite. Voilà, c'est c'est une un élément souvent qu'on oublie de faire après quoi parce que souvent on part en vacances, elle va être bientôt et souvent c'est oublié. Donc n'hésitez pas de le faire.

Je suis persuadé que vous allez vous allez y penser et je tenais vraiment à vous remercier pour ça. Donc voilà, je vais mes chers collègues aujourd'hui malheureusement c'est sont pris par ailleurs et c'est un petit peu dommage mais c'est comme ça. C'est la vie politique de l'Assemblée nationale, c'est très très chargé donc c'est un petit peu compliqué.

Je tiens donc à vous remercier et je donc lève la séance pour aujourd'hui. Merci à vous pour votre présence et merci à vous également par en visoconférence. Merci.

🔴 Des représentants d’associations luttant contre la pauvreté devant la commission d'enquête — Christine Mayer · Pourquijevote