Le vin français en crise
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 50 %Attaque 20 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Comment se porte aujourd'hui le secteur viticole en France ?
- 1:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le vignoble bordelais est en crise aujourd'hui ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Est-ce que l'arrachage des vignes contre une prime de l'État est la solution ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Est-ce qu'il faut rééduquer les consommateurs ?
- 7:00OuverteRéponse directe
Est-ce que les aides du gouvernement sont à la hauteur ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Est-ce que le réchauffement climatique va repenser complètement les vignobles ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Michel ChapoutierChiffre
« On était à 100 litres par tête d'habitants aujourd'hui il est à 35. »
- 3:00Bastien MercierPromesse
« On prévoit de diviser par 3 la production de l'exploitation. »
- 5:00Florence LasaradeFait
« Le vignoble de Bordeaux garde son côté prestigieux va bien. »
- 7:00Michel ChapoutierChiffre
« Un chèque de 160 millions d'euros a également été promis par le ministre de l'Agriculture. »
Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
passer au thème au débat de ce club et à quelques jours du Salon de l'Agriculture on va parler de l'avenir de la viticulture d'abord peut-être un mot avec vous Michel Chapoutier comment se porte aujourd'hui le secteur viticole en France est-ce que c'est un secteur en crise alors on parle souvent de crise de surproduction s'il y a certains endroits crises je pense qu'il y a plutôt une crise de sous commercialisation la question il y a des fois des produits qui ne trouvent pas acheteurs alors que le monde le monde consomme et on est passé orienté à l'export historiquement il y a une déconsommation des vins rouges mais même dans les régions qui sont dites sinistrés ou la crise est plus marquée et bien vous avez au milieu des acteurs qui surperforment c'est à dire que c'est assez intéressant on a vraiment ce côté à deux vitesses en déjà qui ont compris un coup d'avance sur la réaction de la demande du marché et après une organisation des fois qui a un peu lente à observer les marchés et réagir la consommation je rappelle juste quand j'ai commencé dans le métier on était à 100 litres par tête d'habitants aujourd'hui il est à 35 et donc la déconsommation des vins rouges en France c'est normal parce que le vin est devenu culture et non plus une boisson et à côté de ça il va falloir que lorsqu'on regarde l'export et pour parler de tout ce que je venais de dire à Michel Chapoutier on va aller chez vous Florence lasarade pour débuter ce débat on va parler de la crise qui traverse le vignoble bordelais frappé par une surproduction des petits viticulteurs n'arrivent plus à vendre tout leur vin rouge alors qu'il représente 80% du vignoble les syndicats de la profession essayent d'obtenir des aides de l'État pour les aider à s'en sortir dans l'Entre-Deux-Mers et à Bordeaux on regarde ce reportage de Jonathan du Priest Bastien Mercier est fier de son Bordeaux rouge celui-ci on est sur le 2021 4 fois médaillée d'or au concours de Paris Lyon Mâcon Bordeaux et c'est du vin que l'on a du mal à vendre parce que 2021 ne bénéficient pas d'une belle réputation d'année alors qu'elle est qualitative tout mis les inconfus 6000 hectolitres stockés dans ces cuves ne trouvent pas preneur l'équivalent de 800000 bouteilles comme d'autres vignerons de la région Bastien produit trop de rouge alors que la demande a fortement baissé covid marcher chinois en berne quant à la consommation des Français est la chuté d'un tiers en 10 ans la grande partie de la population en effet se concentre sur les blancs les rosés les crémants qui sont aujourd'hui vraiment à la mode et donc bien sûr les rouges sont un peu plus délaissés un des amours des rouges qui a plongé Bastien Mercier en situation critique placé en redressement judiciaire son exploitation accuse un million d'euros de dettes seule solution pour lui arracher des vignes contre une prime de l'État on prévoit de diviser par 3 la production de l'exploitation donc nous étions à 65 hectares nous avons lâché environ 19 hectares de fermage et on veut en arracher autant pour pour éviter de continuer à faire des frais cet arrachage primé Frédéric carrino 65 ans le réclame lui aussi faute de quoi il ne pourra pas partir à la retraite je scrute pas l'horizon je scrute l'avenir la crise de surproduction du vignoble bordelais a aussi fait chuter fortement le prix des terres viticoles Frédéric possède 19 hectares de vignes qui ne valent quasiment plus rien or il tablait sur la vente de ces terres pour compenser une très mince retraite agricole de 550 euros à l'heure actuelle si on a des propositions sérieuses on est plutôt sur la base de la dernière transactions sur la base 6000 euros l'hectare alors que il y a six sept ans de ça à 25000 euros l'hectare n'importe quelle ligne par quel esprit là quoi autrefois on avait un capital de sortie qui nous permettait de compenser le manque à gagner par rapport à la retraite aujourd'hui c'est retraite faible et capitales zéro derrière les vignerons l'interprofession des vins de Bordeaux porte faire pour obtenir des aides d'urgence auprès du gouvernement appuyé par les vignobles de Loire du Rhône le syndicat du Bordelais espère obtenir de l'État 10000 euros par hectare de Vignard haché mais aussi des aides à la distillation des surplus d'alcool pour réguler le marché arracher une vigne ou détruire du vin que l'on a produit c'est c'est un racheteur pour pour les vignerons c'est juste de la régulation économique qui est difficile à mettre en place mais qui permettent à des entreprises de se sauver de passer un mauvais cap de restructurer leur entreprise si l'avenir est incertain pour ces vignerons pierre de rock feuille ne baisse pas les armes le jeune viticulteur a repris l'exploitation familiale depuis 10 ans et s'est lancé dans une diversification de sa production pour rendre le bordeaux plus attractif et en changer le goût il a planté du Malbec un cépage peu courant dans les assemblages de vins de Bordeaux le malvêque c'est pour pour changer les profils des vins on est sur des vins on va rechercher des vins épicés des vins goulillants et puis pour voilà pour pour tester autre chose parce que on se rend bien compte que le Merlot à outrance aujourd'hui on a du mal à le vendre donc il faut trouver des nouvelles idées pour Pierre le vignoble bordelais doit progressivement se remettre au niveau du goût du consommateur c'est le consommateur qui fait le produit disait nous ici la propriété ça a commencé à vraiment marcher à partir des quand les baby-boomers sont arrivés sur le marché de la consommation ils s'en vont ça marche moins bien il faut trouver la boisson qui plaît à la nouvelle génération paradoxe de la crise les grands crus du Bordelais sont épargnés ces fleurons du luxe à la française pèse 60% des exportations de Bordeaux à terme il pourrait être amené à contribuer pour aider les viticulteurs les plus en difficulté voilà pour ce sujet qui pose beaucoup de questions évidemment on va y revenir tout au long de ce club d'abord on le voit Florence la Sarrade trop de rouge pas assez de consommation est-ce que le vignoble bordelais est en crise aujourd'hui oui je pense que le la fermeture du marché chinois en particulier avec le covid ça a été le révélateur de la crise il y a plus la Chine on vend plus sur les Français n'ont plus forcément appétence pour ce vin rouge qui qui je le disais avait Michel Chapoutier et de plus en plus puissant donc il y a aussi ce problème mais c'est vrai que l'autre jour j'étais dans le Médoc voir quelques mères quand on est à Saint-Julien beychevel à Margaux on a vraiment pas le même son de cloche que quand je suis dans l'Entre-Deux-Mers chez moi par exemple Bastien Mercier que je connais bien moi j'ai simplement un moment dit il y a un cri d'alarme des viticulteurs je suis allé à une réunion en juin 2022 où 200 viticulteurs c'était vraiment réuni pour garder l'arrachage pour réclamer l'arrachage et il y avait une ambiance quasiment suicidaire dans la salle donc il faut quand même prendre ce prendre ces cas en compte ça veut pas dire que l'interprofession globalement va mal le vignoble de Bordeaux garde son côté prestigieux va bien mais il y a quand même une comment dire pas une viticulture de vitesse mais une adaptation au marché qui doit se faire et peut-être comme le disait pierre de Roquefeuille adapté aussi le le prévenir on va y venir mais au goût du au goût du consommateur c'est le consommateur finalement qui doit guider on doit pas forcément rester sur des sur des des choses trop contraignantes ça veut dire qu'il faut changer pour les viticulteurs il faut qu'il change leur manière de faire du vent pas forcément la manière que si vous prenez la toutes les médailles que tu as eu Bastien Mercier sur les salons ou autre c'est un vin qui est excellent mais il faut peut-être vérifier plus il fait du crémant et aux attentes des consommateurs juste déjà regardons comment a évolué la consommation regardez la jeune génération votre génération vous êtes des personnes qui avaient appris à déguster des produits doit boire des produits qui sont sortis du frigo d'où l'explosion des blancs avoir des produits sodas donc d'où l'explosion d'où l'explosion des produits des fermer sens c'est à dire l'écrivant les cocktails qui sont tous gazeux et les cocktails et le rouge alors le rosé par la place place importante qui est en train de se tasser mais le rouge quand vous dit toujours mais le rouge en glace que j'en ai nombreuses c'est un sacrilège on met pas ou dans le gaz et ça veut dire que le rosé beaucoup de gens voulaient faire du rosé mais la Provence qui avait un coup d'avance garde son leadership et à une approche presque un peu à La Champenoise très marques et à côté derrière les gens qui font du rosé c'est presque de la seconde division même s'ils sont des mêmes niveaux de qualité au niveau reconnaissance client on revient sur le vin rouge les gens ne veulent pas ne veulent pas boire c'est à dire le consommateur qui consomme de tarotte ou pas boire des des produits à température d'ambiance de la pièce alors les Cautionneurs ça ne les dérange pas ils aiment avoir leurs grands rouges qui paye cher mais les la population régionale on parlait de Bordeaux mais tous les rouges tous les vins rouges d'appellation régionale qui sont dans cette gamme là il y a pas que de la gastronomie il y a de la bistronomie il y a aussi donc il faut aussi des vins qui correspondent à ce marché là donc si on ne peut pas arracher la mine pour la replanter alors il va y avoir des obligations d'arrachage qui vont être nécessaires vis-à-vis de ces gens qui se sont dans la grande dans la grande peine mais si on veut adapter le produit il faut trouver des moyens d'adapter le produit sans obliger à restructurer le vignoble ça coûte 25 à 30 000 euros vous imaginez ces gens qui ont plantés à 25000 euros l'hectare qui vendent à 6000 euros l'hectare c'est inconcevable et donc on va arriver sur des sur des logiques où ils font dire le carré le Clairet les rouges clairs que l'on ose mettre en place regardez l'Alsace on dit les rouges se vendent pas en Alsace ils ont passé le rouge parce que les gens ils ont pris l'habitude de mettre le pilot noir en place il y a aucun problème pour eux la Loire ils ont des rouges qu'ils savent qu'ils ont écrit au client de mettre le rouge en glace parce que le consommateur ne boit pas de rouge parce que c'est pas qu'il n'a pas le rouge c'est qu'il ne veut pas boire température ou alors un vin cher avec toute la cérémonie du haut de gamme mais il faut on a besoin dans la pyramide de ses vins plus simples autrement le monde du vin va mourir par snobisme donc il faut laisser une place il faut repenser il faut repenser mais il faut garder est-ce qu'il faut rééduquer les consommateurs aussi il faut ridicule les consommateurs et la profession parce que si vous regardez il y avait une pyramide les vins d'un trait de gamme avec une place au socle on a voulu faire des AOC et des AOC des AOC et au-delà on a une pyramide à l'envers c'est à dire qu'il faut revenir sur des vins qui correspondent aux besoins du consommateur et au prix que peuvent mettre les consommateurs le prix quand je vois des AOC a 2 €, ça me choque ça me choque parce que combien les gens on n'a qu'à boire un peu moins et puis il y a le monde entier mais c'est pas normal de trouver des bouteilles à moins de 3 euros c'est pas drôle quand vous voyez tout le prix à mon attitude l'autre jour et c'est vrai qu'ils ont frappé les esprits en montant une bouteille de vinaigre une bouteille de jus de pomme une bouteille de de bière qui était toute plus cher que la bouteille de vin très correcte qui était à côté c'est vrai c'est vrai donc est-ce que moi quand je suis allé effectivement atteint l'Hermitage j'ai remarqué que certains niveaux de de vins prestigieux c'est accepté au prix auquel il est vendus et ça permet de tirer vers le haut les prix de la coopérative voisine également parce que la coopérative Les coopérative c'est important aussi en Girondins réinvestis qui est très dynamique et qui tire avec elle est pas suiveur elle est pas dans la logique elle est extrêmement dynamique l'autre question pose par ce reportage de Jonathan et c'est évidemment lui c'est lié pardon c'est la question de l'arrachage des vignes arracher les vignes contre une prime de l'État est-ce que pour vous c'est la solution Florence quand on se promène en Gironde je l'ai fait pas mal pour ma campagne sénatoriale par exemple je circule il y a énormément de flavescence dorées c'est à dire qu'il y a des il y a des friches il y a des vignes complètement en friche soit parce qu'elles n'ont pas de repreneur soit parce que simplement le vigneron n'a pas les moyens de traiter on en est là donc je pense que déjà il y a cet arrachage sanitaire qui est nécessaire sinon qui est pas très compliqué par contre arraché je pense que on arrive aussi à un moment où la moitié de viticulteurs sont pratiquement à l'âge de la retraite non plus moyen de revendre il a bien expliqué il comptait sur cette revente pour vivre de la retraite parce que les retraites agricoles sont quand même très faibles c'était un mécanisme qui n'existe plus donc certains réclament l'arrachage pour cette raison mais c'est vrai que quand on voit combien coûte un plan de vigne à exploiter et qu'on l'arrache ensuite pour presque rien c'est un problème ça peut être une solution sur une petite partie peut-être 10 % du vignoble bordelais ce qui a été ce qui a été planté dans les Paluds dans des zones qui sont pas forcément beaucoup d'intérêt après est-ce qu'on n'a pas marché n'importe quoi on a trop peur quand on pouvait emprunter emprunter de l'argent ça rapportait de l'argent là à l'époque ça a été beaucoup planté quand je suis arrivé dans la région pour faire des des Bordeaux structurés et concentré il y a ce sont peut-être des terroirs adaptés pour faire des Bordeaux style clarés c'est à dire que le principe d'un rouge léger et ça ça veut dire ça serait une approche je crois que Bordeaux partage son nom clarés parce que ça serait une approche nation sur les appellations régionales pour lancer un produit un rouge plus léger qu'on est décomplexé que l'on met en place c'est sans doute une piste on avait le Clairette qu'un sac qui était à la mode rose et foncé et le rouge vert quand même très apprécié dans les années 80 qui a complètement perdu sur larachage du coup Michel qu'est-ce que vous en pensez vous la rachat est-ce que est-ce que ça peut être tout le monde très réservé et très réservé mais entre deux mots entre les 160 millions que le ministre propose de mettre dans la distillation seulement dans du conjoncturel en prenant 240 millions dans la cagnotte qui permet normalement derrière exporter et de restructurer les les outils de production on est plutôt réservé mais si tout va sur la distillation ça règle pas du tout le problème alors je sais bien à la décharge du ministre c'est que il cherche les outils qui permettent de financer le rachage je crois qu'il y a un problème technique là dessus parce que là il s'est incontestable mais nous notre position au niveau c'est dire écoutez soyez peut-être un petit peu plus sévère sur l'approche distillation parce que si vous l'enveloppe elle n'est que là et va garder des sous pour le structurel comme dit à Lafarge et c'est à dire la logique ça serait quasiment si on a que 160 millions c'est de faire du moitié-moitié donc il va falloir être un peu plus sévère sur les approches de distillation et pourra regarder après pour le structure on va revenir là-dessus puisque effectivement cette partie des solutions du gouvernement mais on l'a vu et vous en avez parlé Florence la Sarrade dans ce reportage cette agriculteur qui disait pour compter sur l'arrachage justement pour compenser sa main se retraite agricole est-ce que aujourd'hui il y a beaucoup de viticulteurs qui ne sont sortent plus et qui doivent jeter l'éponge la Chambre d'Agriculture en Gironde a recensé plus de 1300 agriculteurs en difficulté dont un tiers en gros veulent l'arrachage et fermer leur entreprise c'est c'est à peu près ce qui a été [Musique] oui qui sont au bord de la retraite et ce qu'on se double problème et qui n'ont pas le le la reprise la génération suivante voit quand même leur père dans le Maras mais ne se sent pas forcément prêts à tous ces sacrifices c'est un problème de renouvellement de génération dans la viticulture mais dans la vie je pense que il y a un problème à côté dans le temps la pyramide des âges on la connaît et ben moins en moins de viticulteurs ou d'agriculteurs compensés par des domaines de plus en plus grand on arrive à un niveau où les exploitants ne veulent plus grandir être plus grand c'est plus de problèmes c'est problème sociaux c'est des problèmes de etc et les gens ne veulent plus avoir des salariés il y a aussi il y a aussi cette approche là en disant j'ai mes deux salariés historiques reprendre le domaine d'à côté je vais prendre deux salariés plus je veux pas avoir ce problème là on vous en avez un peu parlé Michel Chapoutier mais la filière Marion ça fait longtemps qu'elle alerte sur ses difficultés des difficultés qu'elles traversent elles semblerait enfin être entendue et bien oui Oriane la négociations sur ce sujet devrait d'ailleurs aboutir très bientôt au cours du Salon de l'Agriculture le gouvernement devrait faire plusieurs annonces pour aider les vignobles bordelais et languedocien dans les grandes lignes ce plan de soutien apporterait une aide pour tenter d'éponger le surplus de vin qui stagne dans les cuves l'idée c'est en fait de financer la distillation de deux et demi à 3 d'hectolitres de vin pour le transformer en alcool pharmaceutique ou alimentaire c'est ce qu'a indiqué le secrétaire général de la FNSEA il y a des aides financières oui un chèque de 160 millions d'euros a également été promis par le ministre de l'Agriculture sur l'enveloppe de 200 millions d'euros que réclamer les professionnels du secteur enfin concernant l'arrachage des vignes les primes n'existent plus au niveau européen mais le gouvernement se dit prêt à activer deux leviers l'un pour favoriser la diversification des cultures ou la mise en jachère pour accroître la biodiversité l'autre pour limiter les risques sanitaires liés aux vignes abandonnées mais toutes ces modalités restent pour l'instant en discussion Oriane et aucun montant d'aide n'a encore été officialisée merci Marion est-ce que c'est à la hauteur Florence assarade et je vous fais évidemment réagir après Michel chapeau non je crois que enfin bien sûr c'est déjà un premier pas mais c'est toujours un crève-cœur on l'a vu déjà pendant le covid la distillation c'est un crève-cœur pour les pour les viticulteurs l'arrachage on en a on en a parlé ce qui est important c'est de comme disait Michel Chapoutier c'est d'aider à la commercialisation c'est ça ces pistes et se pencher sur ce que veut le consommateur je crois que c'est c'est également intéressant parce que chaque crise va amener des demandes de distillation on en est pas la première on n'est pas la dernière et je pense pas les chaises sont pleins là on a deux à trois ans de récolte dans les chaînes donc forcément faut trouver une solution mais c'est une solution immédiate c'est pas une solution à long terme je pense qu'il faut regarder également vers le long terme oui vous avez actuellement on a eu une distillation sur 2020 déjà 260 millions d'euros derrière on a eu une année de gel donc 2021 n'est pas une grosse année et on est en train de repartir sur une destination on va le faire tous les deux ans ou tous les trois ans il est certain que le structurel la question doit être sur le structurel et non pas sur le sur le conjoncturel mais la vraie question est de dire qu'est-ce qu'on l'ont fait est-ce qu'on va faire tout ça ou enfin on se pose des vraies questions que veut le marché comment devant nous nous adapter il faut que les gens soient beaucoup plus dynamique pour se tourner vers l'exportation vous avez aujourd'hui de l'exportation est-ce que les vins français et continuent de bien se vendre à l'étranger il se vendent même mieux que bien mieux que bien après il faut il faut aussi dans le segment des AOC les appellations régionales prenez Bordeaux régional Côtes-du-Rhône où toutes ces appellations régionales doivent avoir un statut intermédiaire avec une souplesse au niveau des cahiers des charges on parlait d'exemples de Bordeaux la Chine on va laisser ça à nos collègues espagnols et italiens ou des appellations régionales pourraient avoir cette dérogation de mettre juste trois quatre grammes de sucre pour correspondre vous avez tout un tas de capacités l'un des alcoolisations va se poser le problème moi je serai pas choqué que les appellations d'origine contrôlée au niveau régional donc les grandes volumétriques puissent dire nous on peut partiellement des alcooliser l'ovins pour correspondre donc il faut pas faut sortir de nos dogmes et surtout il faut se bouger parce que c'est sous la si on nous les avait donné pour aller exporter je peux vous dire qu'on n'aurait pas ces problèmes aujourd'hui c'est je rappelle que les taxes Trump l'État a donné 0 à la 0 0 ça coûtait un milliard à la filière et l'État n'a rien donné et aujourd'hui alors oui c'est pareil au niveau des aides de la Pâques on n'a pas Ted quand on fait le salon de Wayne Paris un très gros salon qui va devenir probablement le plus gros salon des vins on devrait avoir à peu près tous les exposants parce que ça va devenir le plus gros salon au monde du vin c'est le premier pas pour aller l'exporter parce que ça permet à moindre coût d'avoir une multitude de contacts le futur c'est pas la France on va continuer à voir le futur c'est l'exportation et l'exportation nous attend mais il faut y aller et un mot rapidement là-dessus avoir une dernière question Florence Assad sur l'exportation parce qu'on entendait dans le reportage de Jonathan dire que les fleurons des vins bordelais et ils ne sont pas touchés ils sont moins touchés en tout cas par les problèmes et ce sont eux qui s'exportent mais tout le monde s'exporte là ça commence à frémir côté chinois en espérant exporter c'est un très gros marché donc les fleurons ils sont constamment là mais les petits peuvent y aller aussi quand c'est ouvert mais c'est vrai que si la Chine ferme régulièrement c'est un sujet ne par la Russie que les secteurs qui ont investi très tôt dans les nôtres ne sont généralement pas en difficulté même à Bordeaux j'ai fait un tour à Bordeaux avec Bordeaux tourisme de différents et on s'est rendu compte que ces gens-là étaient beaucoup moins touchés parce que les notorismes et aussi une voix qui va falloir défendre c'est à dire c'est un circuit court c'est de la manteau particulier et c'est de la vente pour aider la filière il faut apprendre à vendre cher ok déjà accepte à payer le prix d'un produit un dernier mot Florence assassin et Michel chapitre puisqu'on parlait de l'avenir on parlait de la diversification de la production pour répondre aux attentes des consommateurs mais est-ce que dans la diversification de la production il va aussi falloir tenir compte du réchauffement climatique est-ce que ça repense complètement les vignobles et notamment le vignobles bordelais le problème c'est que tout le monde arrive à faire du vin même maintenant en Angleterre ou en Suède donc sur le marché européen par exemple ça va forcément limiter les consommations de vin aborder c'est sûr mais on a un problème de sécheresse qui qui limite les rendements on peut pas arroser un vin en AOC alors que les vins en IGP peuvent bénéficier de l'arrosage mais ce qui je reviens sur le degré d'alcool il monte on a quand même des difficultés à contenir c'est sur les mêmes sur les vins rouges les vins blancs aussi c'est ça c'est ça le problème de réchauffement climatique tolérant et ouvert aux nouvelles techniques de désalcoolisations climatique ça va repenser la viticulture sur le sur le mode de travail l'irrigation sera incontournable mais l'irrigation c'est pas forcément le pompage l'irrigation personnellement j'ai cinq vignobles en Australie c'est beaucoup plus sacrifié et on a toujours travaillé sur la captation des eaux de pluie et lorsque vous avez de plus en plus d'épisodes cévenols avec des grosses pluies réellement en même temps quand vous captez les eaux de pluie vous protégez en aval les villes donc le problème d'eau qu'on arrête de dire que l'agriculture vole toute l'eau les bassines c'est incontournable et le futur de l'agriculture merci beaucoup pour ce débat merci d'avoir été avec nous vous restez avec nous si vous voulez bien on va regarder ce qu'elle a une de nos quotidiens régionaux [Musique]
Florence Lassarade