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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 21 avril 2023 24 min

Retraites : "Les Français ne veulent pas tourner la page des retraites."

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et on commence cette émission avec vous Rémy Ferro bonjour bonjour vous êtes sénateur socialiste de Paris également président du groupe Paris en commun au Conseil de Paris c'est à dire la branche socialiste de la majorité municipale dan Hidalgo dans un instant on va parler de la visite hier d'Emmanuel Macron dans le département de l'Hérault mais d'abord un mot un regard sur cette semaine d'Emmanuel Macron qui a essayé de tourner la page de la réforme des retraites avec ce chantier des 100 jours un retour au contact des Français est-ce que vous avez été convaincu par cette semaine du président non mais peu importe que j'ai été convaincu ce qui se voit c'est que les Français n'ont pas été convaincus ça me donne le sentiment que Emmanuel Macron veut tourner la page des retraites ont commencé comme avant mais les Français ils ne l'ont pas tourné la page et ils ne veulent pas la tourner et elle n'est pas tournée il y a une deuxième proposition de référendum d'initiative partagée sur lequel que la gauche a déposé sur lequel le Conseil constitut constitutionnel doit se prononcer de la semaine prochaine je crois même la suivante il y a des propositions de loi d'abrogation de la loi de la réforme des retraites qui ont été déposées notamment à l'Assemblée nationale bref c'est loin d'être fini et il reste un message que nous portons mais surtout que l'immense majorité des français portent c'est prenant de la République renoncée à votre réforme des retraites avant qu'elle ne soit mise en oeuvre et ça c'est toujours possible même si Emmanuel Macron ne veut pas en entendre parler donc vous continuez le combat contre cette réforme on va parler de la visitière du président de la République dans le département de l'Hérault on va retrouver nos partenaires du journal Le Midi Libre avec Olivier Biscaye directeur de la rédaction du journal Le Midi Libre bonjour Olivier bonjour Alexandre alors Emmanuel Macron était hier à Ganges dans l'Hérault pour un déplacement sur le thème de l'école comment il a été accueilli deux salles deux ambiances parce que si vous étiez sur la place du marché de Ganges petite commune de 4000 habitants c'était à la fois très agité très bruyant il y avait entre deux et trois mille manifestants qui ont fait savoir le reposition aux chefs de l'État un concert de casserole au tout début quelques œufs et puis beaucoup de chansons et de siffler et puis il y avait l'autre ambiance dans le collège Louise-Michel une ambiance plus feutrée vous l'imaginez bien plus plus sympathique dans ce collège qui accueillait le chef de l'État avec des enfants des des enseignants et des parents qui qui ont échangés avec lui pendant près de deux heures d'ailleurs le président de la République n'a pas croisé un seul des manifestants la commune de gangs était suffisamment structuré pour pour éviter la moindre rencontre même s'il a évoqué au député Sébastien Rome la possibilité de rencontrer des manifestants mais très clairement hier l'ambiance était trop survolté pour qu'il y ait le moindre échange poser et d'écoute et puis le président de la République vous a consacré une interview qui est à lire aujourd'hui dans les pages du Midi Libre oui en effet aux sortir de cet échange avec écollégiens et les parents il nous a accordé cette interview dans laquelle il revient sur les mesures qu'il a précisé tout au long de sa journée considérant qu'il faisait ce qu'il avait annoncé pendant la campagne électorale on a interrogé sur la réforme des retraites il nous indique qu'il ne reviendra pas sur cette réforme des retraites il ne la retirera jamais ils viennent la promulguer c'était un engagement et par ailleurs tout au long de cette entretien il a expliqué qu'il voulait maintenant se consacrer à l'essentiel c'est ce que disait le sénateur Ferro tout à l'heure il veut tourner la page des des retraites et se concentrer sur des sujets dit-il du quotidien des Français la ruralité on faisait partie l'éducation l'emploi la santé ou encore la sécurité et se concentrer sur l'avenir du pays ce qui m'importe maintenant c'est d'avancer pour le pays a-t-il dit dans cette interview et puis Olivier je crois que vous souhaitiez rebondir sur une phrase de cette interview notamment sur le lien entre Emmanuel Macron et les Français oui parce que il a indiqué dans cette interview et c'est peut-être une question au sénateur Rémi Féraud que lui il allait sur le terrain il voulait conserver ce lien avec les Français et que malgré les désaccords et bien c'était il était dans son rôle finalement de d'être apportée de Gifs de porter de claques mais d'être là aussi au contact des Français pour expliquer réexpliquer faire de la pédagogie considérant qu'il avait sa part de responsabilité est-ce que ça Rémi Féraud c'est un élément qui permet non pas d'avoir une autre image du président de la République mais en tout cas de considérer qu'il y a un autre temps qui est en train d'installer entre le les Français et le président de la République ou est-ce que pour vous c'est de la communication plus récente c'est de la communication pure et simple et je pense que président de la République veut passer un autre temps et il ne se rend pas compte de ce qui se passe dans la réalité du pays qu'il est dans la brutalité qu'il a été pour faire passer sa réforme des retraites mais qu'il est aussi dans le déni l'intervention la plus forte de cette semaine c'est celle de Pierre Rosanvallon quand il a expliqué la gravité de la crise démocratique que nous traversons et quand il a bien dit que le Président de la République respectait la lettre des institutions la lettre de la Constitution mais pas l'esprit des institutions et Emmanuel Macron la renvoyé à un éventuel rôle de militants vous voyez bien quand on parle de Pierre rozanvallon ça ne tient pas la route et vraiment je crois qu'Emmanuel Macron doit sortir de ce déni d'autant que il doit penser à la crise des gilets jaunes mais c'est très différent la crise des gilets jaunes il a retiré un certain nombre de mesures avant de revenir sur le terrain là il refuse de retirer une réforme des retraites qui est extrêmement traumatisante pour le pays et qui est vécu comme une humiliation par les Français prennent un public dit sont les oppositions ils sont vexées de pas avoir gagné la présidentielle c'est moi qui préside le problème c'est que ça n'est pas entre Emmanuel Macron et les oppositions le sujet s'est entré manuellement Macron et les Français et l'esprit de nos institutions et de la démocratie dans cette période très particulière où il a été largement élu par défaut et où il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale de majorité claire je pense qu'il devrait en tenir compte et est jamais trop tard pour retirer une réforme qui n'est pas encore rentrée en vigueur puisqu'elle entre véritablement en vigueur au premier septembre merci beaucoup Olivier pour votre intervention regardez elle a une du Midi Libre aujourd'hui qui est consacrée à cette visite d'Emmanuel Macron au contact des gens hier dans le département de l'Hérault Rémi Féraud hier Emmanuel Macron a quand même fait des annonces des précisions concernant une hausse de la rémunération des enseignants une hausse pour déjà tous les enseignants quel que soit leur niveau de carrière entre 100 et 30 euros par mois vous saluez cette hausse de rémunération de rémunération ce sont des annonces un peu réchauffées parce que je crois que Papé Ndiaye avait fait ces mêmes annonces il y a déjà quelques mois et je ne sais pas d'ailleurs si les montants étaient exactement les mêmes donc on sent bien la santé enseignants sont un peu déçus oui on voit bien la volonté prendre la République de retrouver un peu de popularité je pourrais regarder dans les chiffres en tout cas les chiffres ils sont loin d'être à la hauteur là aussi du besoin de revalorisation de la condition enseignante c'est pas si ce sont des salaires ou des primes il y a il faut les mettre en rapport aussi avec l'inflation bref je me méfie beaucoup de ce de ce genre d'annonce dont voilà qui sont faites comme ça pour essayer de tourner la page des retraites et beaucoup plus que pour véritablement avoir une politique de l'école donc [Musique] il y a aussi un second volet de la hausse de rémunération des enseignants qui prév et bien une hausse et une prime pour les enseignants qui accepteraient de faire de nouvelles missions comme l'aide aux devoirs ou et bien la conduite de projets pédagogiques c'est la bonne méthode se travailler plus pour gagner plus pour l'école non et surtout c'est pas la bonne méthode que de faire des annonces comme ça sans aucun travail visiblement préparatoire avec les organisations syndicales vraiment on est dans les effets d'annonce avec cette part là de travailler plus pour gagner plus qui est dit d'ailleurs par président de la République c'était également 10 par Jean-Michel Blanquer voilà régulièrement sans que cela ne recouvre rien de réel moi voilà je pense que ça c'est vraiment pas la bonne méthode pour aujourd'hui affronter les problèmes de l'école et revaloriser les salaires des enseignants non alors selon vous ces annonces ne tournent pas la page de la réforme des retraites vous continuez continuez le combat je reviens sur et bien c'est les initiatives des parlementaires de gauche pour essayer d'abroger ce texte avec des proposition de loi notamment des sénateurs socialistes et des sénateurs communistes est-ce que vous savez quand est-ce que ça va être discuter au Sénat alors au Sénat je n'en sais rien non je crois que ce sont des sénateurs communistes qui ont déposé une proposition de loi je sais pas quand est-ce qu'ils ont une niche pour la discuter mais est-ce que cette c'est d'abord l'Assemblée nationale que cette essentiel parce qu'au Sénat connais la majorité sénatoriale et la voté la réforme des retraites même si beaucoup de sénateurs de la majorité ne l'ont pas voté mais c'est vraiment à l'Assemblée nationale que un vote peut être différent de celui sur la motion de censure parce que si la réforme des retraites avait été mise au vote de l'Assemblée nationale elle n'aurait probablement pas été voté d'ailleurs sinon le gouvernement n'aurait pas déclenché le 49-3 donc vous croyez à une future censure du gouvernement censure du gouvernement je ne sais pas même si je l'espère en tout cas vote d'une loi d'une proposition de loi d'abrogation de la loi de réforme des retraites je pense que c'est tout à fait envisageable il y a la gauche puis il y a aussi le groupe liotte je crois qui a déposé une proposition de loi à l'Assemblée nationale oui oui je pense que c'est tout à fait possible et ce serait même une façon de sortir de la crise en retirant cette réforme on va parler des finances publiques Rémy Ferro puisque hier Bruno Le Maire et Gabriel Attal ont présenté leur stratégie de réduction du déficit de l'État et de la dette de la France et il prévoit je cite un refroidissement des dépenses publiques pour redresser nos comptes est-ce que ce refroidissement ou cette baisse des dépenses publiques elle n'est pas inéluctable compte tenu de la situation économique de la situation financière de notre pays non elle n'est pas du tout inéluctable il y a c'est un choix de politique fiscale budgétaire économique et je ne partage absolument pas les perspectives de annoncé hier par par Bruno Le Maire d'ailleurs je vais vous dire soit les chiffres annoncés par le gouvernement ne tiennent pas la route puisque on ne voit pas vraiment sur quoi [Musique] les voix des républicains je pense que toute la communication du gouvernement est un clin d'oeil aux républicains gouvernement dira une main tendue j'ai pas l'impression que les républicains aient envie de saisir une main impopulaire mais idéologiquement sur le fond politique au néo aujourd'hui dans une proximité vraiment il y a plus beaucoup de feuilles de papier à cigarette entre les républicains et la politique du gouvernement Rémi Ferron évoqué une affaire qui préoccupe je le disais dans le début de cette émission les parlementaires de gauche l'affaire du fond Marianne le fond Marianne c'est un fond gouvernemental qui a été créé pour lutter contre la radicalisation en ligne il est suspecté d'avoir été utilisé à des fins politiques contre les adversaires d'Emmanuel Macron à la dernière présidentielle on en parle avec notre journaliste parlementaire Quentin Calmet [Musique] bonjour Quentin bonjour Alexandre bonjour Rémi Féraud bonjour alors la Pol se poursuit sur cette affaire du fond Marianne après les révélations de France Télévisions exactement c'est l'affaire du moment avec son lot de révélation et maintenant le Parlement et qui s'en emparent progressivement alors point de départ avril 2021 Marlène Schiappa est alors ministre délégué à la citoyenneté six mois après l'assassinat de Samuel Paty elle annonce un fond dédié à la lutte contre la radicalisation en ligne dotée de 2,5 millions d'euros il vise à financer je cite des personnes et associations qui vont porter des discours pour promouvoir les valeurs de la République et lutter contre les discours séparatistes c'est ce que dit alors Marlène Schiappa sur BFM TV patatra il y a trois semaines France Télévisions et journal Marianne font des révélations parmi les associations qui ont bénéficié de ce fond il y en a plusieurs qui interrogent par exemple celle qui s'appelle l'Union des sociétés d'éducation physique et aide à la préparation militaire elle aurait utilisé le fond Marianne pour un site internet mais aussi pour cette page YouTube avec d'ailleurs une efficacité assez peu probante quelques dizaines de vues et des publications donc sur les réseaux sociaux très peu suivi ce n'est pas tout écoutez à ce propos la journaliste d'un investigation Sophie broyet on l'a rencontré cette semaine à notre équipe notamment Mathias arez a pu lui parler c'est elle qui a travaillé sur le fond Marianne pour France Télévisions elle répondait à nos questions écoutez pour un budget aussi colossal 355000 euros qu'est-ce qu'il y a derrière qu'est-ce qui a été produit et du coup on creuse on creuse en Creuse et puis effectivement on a pu récupérer des pièces et essayer de comprendre aussi ce qui a été fait de ce budget et on s'aperçoit sur la base de documents bancaires que une très grande partie de cette subvention a servi à rémunérer les deux dirigeants de cette association et je rappelle bien que des dirigeants administrateurs d'une association contenue des statues non absolument pas le droit de se rémunérer ça c'est juste d'un point de vue légal c'est imparable une deuxième association serait également épinglée pour avoir créé des contenus politiques pendant les campagnes présidentielles et législatives avec des vidéos notamment qui ciblaient Anne Hidalgo on va y revenir et puis cette affaire est devenue politique cette semaine puisque le Parlement s'en est emparé voilà on entendait les critiques monter à gauche surtout depuis que les révélations étaient publiées et alors que au même moment et bien l'exécutif dénonçait l'action de la Ligue des droits de l'homme il y a eu ce moment qui s'est rencontré politiquement ici gauche aimeraient que le Sénat tout entier s'empare du sujet et créer une commission d'enquête sur la création le fonctionnement l'utilisation des fonds et la modalité de sélection des structures financées ainsi que le contrôle par son autorité de tutelle du fond Marianne c'est ce que veut le groupe socialiste en loi c'est la résolution qui est porté ici par le groupe pour l'entièreté du Sénat autre initiative Claude rénale que cette photo le président socialiste de la commission des finances du Sénat a demandé à ce qu'on lui livre mercredi des documents liés à ce fond il les a reçu via une clé USB et bien ils sont analysés en ce moment par les équipes de la commission des Affaires la commission des finances on aura le détail un peu plus tard dans la journée en début de semaine Rémi Féraud est-ce que nous sommes au cœur d'une affaire d'état selon vous je crois et le gouvernement essaye de banaliser de ne pas répondre d'ailleurs pour essayer qu'on en parle pas mais enfin gouvernement a aussi sa casserole donc je pense que c'est un scandale d'État à la fois pour le détournement de fonds publics la gabegie d'argent public et aussi évidemment pour l'utilisation qui en aurait été faite dans le cadre des échéances électorales de 2022 ce qui est très grave il faut absolument à la fois que la justice soit saisie je crois que maintenant elle l'est par des plaintes mais on est vraiment aussi dans les responsabilités du contrôle de l'action du gouvernement par le Parlement c'est pour ça que nous souhaitons une commission d'enquête parlementaire alors sur Paris on peut évoquer effectivement Anne Hidalgo puisqu'elle a porté plainte contre X auprès de la procureur de la République de Paris pour je cite détournement de fonds publics abus de confiance c'est ça c'est qu'en fait certaines vidéos donc financées par le fond Marianne viser véritable la mère de Paris c'est ça que vous reprochez bien sûr et tous les Français doivent aussi avoir la certitude que leur argent et bien utilisé aux fins pour lequel ils ont payé des impôts et là que il y a un détournement de fonds publics c'est grave qu'il y a un détournement de fonds publics afin de décrédibiliser de salir les adversaires d'Emmanuel Macron dont un Hidalgo à l'élection présidentielle c'est extrêmement grave ça influait sur la campagne je n'en sais rien je n'en sais rien mais que des fonds publics soient venus alimenter une campagne ça cache Paris pour être très clair que rien à voir avec la laïcité la lutte contre la radicalisation pour dénigrer une candidature à l'élection présidentielle et peut-être d'autres candidatures également c'est extrêmement grave et le fait que le gouvernement joue la politique du silence en espérant que ça se passe je dois plutôt inspirer de la méfiance qu'autre chose et donc c'est pour ça que nous voulons que le Sénat se saisisse vraiment du sujet sous forme de commission d'enquête parlementaire le gouvernement reste silencieux est-ce que Marlène chappa qui était ministre en charge de ce fond à l'époque à une responsabilité dans cette affaire selon vous cette quête de le démontrer mais en tout cas les articles de Mediapart semble conduire dans cette direction quelle est sa part de responsabilité je peux pas le dire à ce moment-là mais la volonté du gouvernement de ne répondre à aucune question des médias après avoir déclenché une enquête administrative doit quand même nous inspirer d'abord de la méfiance et de la volonté de transparence elle renvoie beaucoup un vers le préfet Christian Gravel qui est d'ailleurs et le secrétaire général du comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation qui est ce comité qui aurait sélectionné les associations pour être dotées ensuite de subventions du fond Marianne qu'est-ce que vous pensez de cela est-ce que d'ailleurs il faudrait entendre Christian très rapidement aux sous serment au Sénat c'est une commission d'enquête ce sera le casse pour ça qu'il y a besoin d'une commission d'enquête d'ailleurs mais la volonté de Marlène siapa de refiler la patate chaude les gens se renvoient la responsabilité et refuse voilà de s'exprimer de s'expliquer ça en fait le gouvernement ne pourra pas en rester là ça n'est pas possible et le fait que nous en parlions ce matin que la presse en parle que les parlementaires s'en saisissent c'est absolument nécessaire et puis pour qu'il y ait une commission d'enquête du Sénat il faut qu'il y ait un vote favorable de la majorité du Sénat et ce que selon vous les sénateurs de droite sont en coulisses favorable à la création de cette commission d'enquête je n'ai pas échangé avec les collègues des républicains mais le Sénat a montré toujours sa détermination ces dernières années dans le contrôle du gouvernement la vie au moment de l'affaire Benalla on l'a vu sur les cabinets de conseils moi j'ai pas vraiment de doute de la volonté du Sénat d'exercer cette mission de contrôle de l'action du gouvernement donc vous pensez qu'elle sera créée moi je pense que oui merci beaucoup Quentin on se retrouve dans le club des territoires et on parlera de la notion de crise démocratique actuellement on va finir cette entretien par des questions politiques et notamment on va aborder et bien les prochaines élections sénatoriales en septembre est-ce que à Paris il y aura une liste d'unions de la gauche entre des socialistes des communistes voire des écologistes comme le souhaite à la mère de Paris à nidalgo je ne sais pas encore si nous y parviendrons mais en tout cas nous sommes vraiment ouvert je parle des socialistes à une liste qui est à une liste oui qui réunissent l'ensemble de la majorité municipale de gauche donc je crois que les communistes sont tout à fait partants et c'est une bonne nouvelle et la proposition elle est évidemment elle s'adresse aussi aux écologistes au vert donc si nous pouvons nous réunir sur une seule liste ce sera parfait mais c'est pas une injonction c'est pas une obligation chaque parti politique voilà bordera comme il le souhaite mais en tout cas nous sommes ouverts à une liste réunissent l'ensemble de la gauche municipale est-ce qu'il devrait y avoir sur cette liste notamment l'adjoint au logement de la maire de Paris à nidalgo Ian brossa qui est communiste c'est une possibilité c'est pas à moi de répondre à la part à la place des communistes qui n'ont pas encore pris leur décision je crois que c'est d'ici l'été mais si c'est le cas c'est en tout cas une très bonne nouvelle et puis est-ce qu'il y aura et bien sur cette liste de gauche à Paris la candidature de Laurence Rossignol l'ancienne ministre de François Hollande en charge de la famille des droits des femmes et qui est actuelle sénatrice socialiste de l'Oise le problème c'est que elle ne va pas avoir vraisemblablement l'investiture au sénatorial dans l'Oise est-ce que vous souhaitez qu'elle ait une place sur cette liste à Paris pas vous répondre à cette question et je ne veux pas vous répondre à cette question comme cela Laurence Rossignol c'est une scénatrice remarquable son rôle politique sont engagement féministe sont extrêmement reconnus et précieux pour le Parti socialiste elle est sénatrice sortante de l'Oise et souhaite se représenter moi je souhaite que le Parti socialiste prenne ses responsabilités et propose soutiennent la candidature de Laurence Rossignol dans l'Oise si ça n'était pas le cas évidemment peut discuter mais je ne pense pas qu'on puisse commencer les choses comme cela je pense que le Parti socialiste doit prendre ses responsabilités et soutenir la candidature de Laurence Rossignol dans son département dans l'Oise là aussi c'est tout à fait possible donc notamment c'est Olivier Faure de et bien maintenir Laurence Rossignol sur une liste dans l'Oise alors que pour l'instant et bien c'est plutôt un candidat proche d'Olivier fort qui est préférée à Olivier Faure et la direction du Parti socialiste ainsi qu'à la fédération de l'Oise là aussi de prendre les responsabilités et de voir quel est l'intérêt politique des socialistes je crois que c'est que Laurence puisse être à nouveau candidate dans l'Oise la place de président du groupe socialiste au Sénat sera également en jeu alors qu'une partie dessinateur socialistes soutiennent Olivier FA la tête du PS contrairement à Patrick Kanner l'actuel président du groupe socialiste au Sénat est-ce que vous craignez que Patrick canner ne perde sa présidence de groupe on n'a pas encore voilà d'abord on va désigner les candidats ensuite il va y avoir les élections seatoriales ensuite sur du président du président de groupe je ne sais pas quels seront les candidats ne brûlaient pas les étapes comme cela mais je pense que Patrick kaner est un très bon président du groupe socialiste mais les divisions internes du PS vont forcément avoir un rôle à jouer dans dans le groupe au Sénat un rôle à jouer oui mais il y a beaucoup d'autres dimensions qui jouent un rôle au Sénat ça n'est pas un décalque des différentes positions au sein du Parti socialiste c'est plus compliqué que cela merci beaucoup pour cet entretien Rémy Ferro merci à vous d'avoir été le sénateur du jour dans 20 minutes le club des territoires nous reviendrons sur la semaine d'Emmanuel Macron qui a tenté tant bien que mal de renouer le contact avec les Français et de lancer certains chantiers pour essayer de tourner la page de la réforme des retraites on verra on verra si c'est une opération réussie et dans un instant et bien j'accueille mes invités pour parler bande dessinée et politique