L'invité de Bourdin Direct : Eric Zemmour - 07/12
Audio original de l'émission.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Vous écoutez RMC.
Éric Zemmour, bonjour. Merci d'être avec nous ce matin. L'épidémie de Covid flambe. Alors ce matin, Éric Zemmour, appelez-vous les Français à aller se faire vacciner.
Je n'ai pas appelé les Français à aller se faire vacciner. Il y a beaucoup de Français... Vous êtes un homme public. Oui, mais il y a beaucoup de Français qui sont déjà vaccinés. Oui. Donc bon, effectivement, il faut que les gens les plus âgés fassent la troisième dose. Tout le monde le dit. Bon, très bien. Vous savez, moi je pense qu'il faut arrêter de traiter ce sujet sur le thème de la peur, de la panique. Le Covid est une épidémie grave, mais il faut apprendre à vivre avec. Je pense que le problème n'est pas le Covid, c'est l'hôpital. Le problème, c'est que dès qu'il y a une épidémie un peu grave, notre hôpital qui a été abandonné depuis 20 ans, Et submergé. Et submergé.
Et submergé, exactement.
Et il est submergé, et il est submergé par des malades non vaccinés essentiellement.
Pas forcément, parce que vous savez très bien, mais majoritairement. Vous savez très bien, Jean-Jacques Bourdin, que le vaccin n'empêche pas la contamination, mais qu'il empêche les formes les plus graves. Très bien. Très bien.
Il empêche l'hôpital et la réanimation.
La réanimation, exactement. Donc c'est pour ça qu'il faut aller se faire vacciner. Mais, si vous voulez, il faut arrêter de traiter ça sur le thème de la panique, de la peur. Je pense, je vais vous dire, Jean-Jacques Bourdin, je pense qu'Emmanuel Macron n'est pas mécontent d'utiliser cette méthode pour, de nouveau, essayer d'écraser tous les autres sujets. En particulier, celui que je porte.
Oui, oui. Celui que vous portez. Mais les Français, évidemment, sont soucieux de l'épidémie. Je ne vais pas. C'est normal, mais ils sont soucieux. Mais on en rajoute.
On infantilise les gens. Oui, je suis vacciné. Trois doses ? Non. Bientôt ? Non, je vais voir. Moi, je ne suis pas encore... J'ai le temps encore. Vous avez le temps, mais vous pouvez.
Vous avez le temps que je peux. Bien. Votre déplacement prévu à Lyon, aujourd'hui, est annulé. Pourquoi ?
Parce qu'après l'énorme succès de dimanche à Villepinte, j'ai pensé qu'il valait mieux venir chez vous. Vous auriez pu partir pour Lyon. Oui, mais vous savez, il faut apaiser un peu les choses. J'ai une émission importante le jeudi soir. Il faut que je travaille. Moi, vous savez, je prépare. Je prépare les choses. Je suis un laborieux. Je travaille. Mon meeting a été un grand succès parce que j'ai beaucoup travaillé. Je suis venu chez vous. Puis, j'ai une émission. On ne peut pas aller comme ça. Aucune raison de sécurité ? Aucune ?
Non, non. Pas du tout. Non, pas du tout. Bon, d'accord. Est-ce que vous condamnez les violences qui ont eu lieu dimanche ?
Écoutez, je condamne évidemment toutes les violences. C'est une évidence. Maintenant, il faut bien comprendre ce qui s'est passé. Il y a des gens qui viennent pour faire de la provocation. Ils viennent. Ils savent très bien qu'ils vont énerver les gens qui sont là. Ils le font pour ça. Et ils le font pour que les médias disent « Ouh là là, ils sont méchants. Les autres sont violents. Ils n'avaient rien à faire là. Est-ce que vous savez pourquoi le meeting de Jean-Luc Mélenchon, qui était en même temps que le mien, s'est bien passé ? » Je vais vous répondre. C'est parce que les gens qui me soutiennent ne vont pas déranger les meetings de Jean-Luc Mélenchon.
Imaginez 10 types qui seraient venus avec un t-shirt non à l'islamo-gauchisme. Comment ils auraient été reçus ? Voilà. Donc, il faut arrêter avec ça. Ce sont des gens qui utilisent les gens d'SOS Racisme. Je pense que là, si vous voulez, vous savez, ce sont des chiens truchiers, des subventions de ces gens-là. Donc, ils se font bien voir pour toucher les prochaines subventions. Ce sont des gens, ce sont des provocateurs. Je pense que les médias ont une responsabilité. C'est d'arrêter d'être les relais complaisants de ces provocateurs. Vous n'y êtes pour rien. Ah non, moi je ne suis pour rien. Vous ne vous sentez en rien responsable. Ah non, je ne me sens en rien responsable.
Ces gens-là n'avaient pas à être là. De la violence. Mais qui provoque la violence ? Qui provoque la violence ?
C'est la bonne question.
Qui provoque la violence ?
Ces gens-là n'avaient pas à être là. Ils le savaient très bien qu'il y aurait des colères. On va voir ensemble qui provoque la violence, Éric Zemmour. On va voir à travers les mots employés. Qui provoque la violence, Éric Zemmour ? Ça ne se reproduira plus ?
Mais si ces gens ne viennent pas, ça ne se reproduira plus, non ?
Vous serez capable de faire régner l'ordre ?
Mais je suis candidat pour faire régner l'ordre. Oui, c'est justement la raison pour laquelle je vous pose la question. L'ordre ne règne plus en France. L'ordre ne règne plus en France. Il n'y a des cas de quartier. Il ne règne plus à Villepinte non plus. Non, non, non. Ce n'est pas vrai, ça. Ça, ce n'est pas vrai. On l'a vu dimanche. Pourquoi vous parlez de ces violences-là et vous ne parlez pas de la violence que j'ai subie moi ? Pourquoi les médias ne disent pas que j'ai été agressé ? Voilà. Ils devraient le dire aussi. Les médias l'ont dit. Oui. Au moins que les autres.
Alors, j'ai relu votre discours. Oui. Et je l'ai relu attentivement. D'ailleurs, toute cette interview sera axée sur votre discours. Merci au moins de parler du faux. Et je vous cite. Les juges sont aux ordres. La meute est lancée à mes trousses. Je dis bien la meute. Contre moi, tout est permis. Nous sommes de nouveaux braves prêts à se battre. pour la France. Mais qui vous menace ? Qui aujourd'hui vous menace ? Les journalistes ?
Les juges ? Qui me menace, moi ? Oui. Écoutez, j'estime que je suis la cible privilégiée du système. Du système ? Personne n'est traité. Aucun candidat n'est traité comme moi. Personne n'a eu autant d'antennes à la radio et à la télévision depuis septembre que vous. Mais parce que mon discours... Personne d'autre que vous. Mais Jean-Jacques Bourdin, parce que mon discours intéresse les Français. Et que les médias s'en font le relais.
Et les médias s'intéressent à votre discours ?
Oui, pas seulement Jean-Jacques Bourdin. On fouille dans ma vie privée. On m'insulte. Je n'ai pas dit vous. On m'insulte. On m'invective. On me traite de tous les noms. De fasciste. De nazi. De raciste. Qui est traité comme ça ? Personne. Excusez-moi. Qui ? Quand je n'ai pas des menaces de mort, etc.
Est-ce que ces mots-là ne sont pas faits pour agiter, je ne sais pas, une haine, une violence ? Est-ce que ces mots-là sont des mots à employer pour calmer les ardeurs de vos supporters ? Mais je ne veux pas que vous calmez les ardeurs de mes supporters. Vous êtes journaliste ? Je fus journaliste. Oui. Ne reniez pas. Je ne renie pas. J'ai dit je fus. Vous êtes journaliste et vous n'arrêtez pas de critiquer la presse. Vous n'arrêtez pas. Vous, la victime, on dirait du mauvais Trump. Non ? Et pas du... On dirait... Vous, la victime. La victime des médias. Oui, Jean-Jacques Baudin. Vous pratiquez. Vous savez ce que vous pratiquez ? Vous pratiquez la dissimulation.
C'est-à-dire que vous avez, pendant des années, pratiqué les plateaux télé, rencontré tous les journalistes de la France entière, vous les avez appréciés, vous les avez aimés, et puis tout à coup, tout à coup, voilà, que vous les dénoncez. Ça, c'est ce que j'appelle la taquilla. Vous savez ce que c'est que la taquilla ?
Oui, oui, je connais. La dissimulation. C'est la dissimulation. En islam. En islam, oui. Jean-Jacques Baudin. Oui. D'abord, je suis journaliste, j'ai été journaliste, je ne renie absolument pas ça. Oui. Mais, justement, je connais le fonctionnement médiatique de l'intérieur, et je sais comment, d'abord, dans les écoles de journalisme, les jeunes journalistes sont endoctrinés par ce que j'appelle l'idéologie Mediapart, puis comment dans les journaux, il y a une pression idéologique sur tous les journalistes, puis les méthodes des journaux de gauche comme Le Monde, Libération, Mediapart. Oui, je connais le système médiatique de l'intérieur, et je sais comment...
Il n'y a pas que Mediapart et Le Monde dans la presse française, Eric Zemmour. Est-ce que j'ai dit ça ? Non, mais vous assimilez tous les journalistes. Oui, je n'assimile pas tous les journalistes. Je parle d'un système médiatique que je dénonce, parce que je le connais bien de l'intérieur. Je l'ai vu faire. Vous savez, quand j'étais jeune journaliste, je vais vous raconter quelque chose, j'en ai pour 30 secondes. J'étais jeune journaliste, et je suivais, à l'époque, on disait le RPR, l'UDF, vous vous souvenez, dans les années 80-90.
Et je voyais bien, je lisais les papiers de mes confrères ensuite, des grands journaux de gauche en particulier, et je voyais bien comment ils relataient l'événement que j'avais vu moi-même. Donc j'ai appris. J'ai appris au contact des journalistes, oui, de gauche, et je sais comment ils fonctionnent, et je sais comment ils dénaturent, comment ils attaquent, comment ils lynchent, comment ils invectivent les gens qu'ils ont dans le nez. Et comment ils essayent d'abattre... Mais ça existe dans la presse d'extrême droite aussi, et Eric Zemmour de la même manière. C'est trois lecteurs, arrêtez !
Bon, j'ai lu votre discours. Il n'est personne. Une montagne d'idées superficielles. Du en même temps, ou quoi qu'il en coûte. Il est à lui seul le grand vide, le gouffre. Un mannequin de plastique, un automate, un adolescent qui se cherche. Si ces mots vous étaient adressés, est-ce que vous les trouveriez injurieux, franchement ? Injurieux, non.
Violent, oui. Injurieux, non. Violent, oui. Je ne le traite pas, moi, de raciste, de fasciste, de nazi, de collabos. Ne parlons pas de vous, ceci. Parce que vous me dites, si ces mots vous étaient adressés... Parlons de lui. Si ces mots vous étaient adressés... Parlons de lui. Emmanuel Macron, c'est exactement ce que j'ai voulu dire. Il est le grand vide. Si vous voulez, un, c'est un adolescent qui se cherche. On a l'impression d'un type qui n'est pas fini. On a l'impression de quelqu'un qui n'a pas les idées claires sur rien. Qui, un jour, va dire que l'OTAN est en état de mort cérébrale. Et puis, le lendemain, il va faire des mamours aux Américains qui nous ont humiliés.
C'est un type qui va dire, un jour, la colonisation est un crime contre l'humanité. Et puis, quelques années plus tard, il va dire, ah, le FLN se sert d'une rente mémorielle. Ce type n'est pas fini. Ce type dit tout et le contraire de tout. Donc, moi, je dis, oui, Emmanuel Macron, c'est le vide. Et c'est un adolescent qui n'est pas fini.
Bien. Éric Zemmour, élu président. Est-ce que vous abrogerez la loi Guesso du 13 juillet 1990 ?
Écoutez, je ne pense pas que ça soit l'essentiel et le cœur. Vous dites non. Attendez. Je pense que les lois, je ne pense pas que les lois mémorielles soient bien fondées. Vous savez, à l'époque de la loi Guesso, il faut expliquer aux gens qu'est-ce que c'est la loi Guesso. C'est la loi Guesso qui interdit, sous peine de sanction pénale, de dire qu'il n'y a pas eu de l'extermination des juifs à la Shoah. À l'époque, Simone Veil, qui avait été elle-même... Le négationnisme est un délit. Exactement.
À l'époque, Simone Veil, qui avait été dans les camps de concentration, avait dit qu'elle ne voterait pas cette loi, qu'elle la trouvait détestable, qu'elle trouvait que c'était une loi communiste, et qu'elle pensait qu'on avait l'impression, par cette loi, qu'on cachait quelque chose. Et elle disait, la réalité n'a pas besoin de loi pour la défendre, elle s'impose. Je pense, donc, qu'il faudrait réfléchir. Il faudrait, par exemple, réunir un aéropage d'historien qui estimerait les conséquences de cette loi sur la liberté de recherche historique, et donc, pour voir si c'est vraiment utile ou non. Alors, est-ce que le négationnisme est un délit ? Je vous pose la question.
Par la loi Guesso, oui. Mais de toute façon, je ne suis pas négationniste. Je n'ai jamais dit que l'extermination des juifs n'avait pas existé. Excusez-moi.
Bon, est-ce que vous abrogeriez la loi Taubira sur le mariage pour tous ?
Là aussi, j'ai combattu la loi Taubira. Oui, c'est pour ça que je vous pose la question. Mais je ne vais pas... C'est accessoire tout ça. C'est accessoire. C'est accessoire. Simplement, je bloquerais la PMA sans père, oui.
Est-ce que vous limiteriez le droit à l'avortement ?
Non, je vous pose la question. Ah d'accord, d'accord. Vous avez raison de me poser la question, parce qu'on raconte n'importe quoi sur moi. Non, je ne limiterai pas le droit à l'avortement. Le droit à l'avortement sera respecté.
Et vous reviendrez sur l'abolition de la peine de mort la dernière fois, ici même. Vous avez dit, je suis philosophiquement pour la peine de mort. Est-ce que vous reviendrez sur l'abolition ? Non.
Vous comprenez qu'il y a des priorités.
Bon, alors la priorité, le pouvoir d'achat des Français, c'est l'une des priorités. Et que proposez-vous ? Vous proposez d'aider ceux qui touchent le SMIC. Comment ? En touchant un salaire net plus important. Comment ? En baissant la CSG. C'est bien cela. Exactement. Éric Zemmour. Oui, c'est une réforme qui a été deux fois retoquée par le Conseil constitutionnel.
Mais attendez, Jean-Jacques Bondin, ce n'est pas le Conseil constitutionnel qui fera, si je suis élu, la politique de la France. Il faudra qu'il s'habitue. Et on va en parler, si vous voulez, en particulier pour la politique d'immigration.
Oui, mais on parlera de ce que j'ai choisi de parler. Mais Éric Zemmour, sur la baisse des salaires, la baisse de la CSG, très bien. Mais ça sert à quoi la CSG ? Ça sert à financer la Sécurité sociale. Bon. Et c'est tout ? La protection sociale en général. Et le chômage aussi. Alors, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que vous baissez la protection sociale et que vous baissez les allocations chômage ?
Vous me demandez en clair comment je finance cette mesure. Oui. Cette mesure, d'après mes équipes, coûtera 15 milliards d'euros. Je précise quand même, parce que vous ne l'avez pas dit, qu'elle rapportera 100 euros par mois aux gens qui touchent le SMIC et 1250 euros, un SMIC entier, un sort de 13ème mois pour ces gens-là. C'est quand même pas négligeable. Comment je le finance, les 15 milliards d'euros ? J'estime qu'il faut réduire les dépenses sociales qui montent à, je crois, plus de 800 milliards d'euros. 800 milliards d'euros. Donc, c'est vous dire ce que ça coûte. Je pense qu'il ne faut pas réduire la protection sociale des Français. Car ils y sont attachés et j'y suis attaché.
Donc, je pense que le problème majeur de la protection sociale aujourd'hui, c'est qu'elle est ouverte au cas de vent. Qu'elle est mal gérée par ailleurs, avec les fraudes et tout ça, mais qu'elle est souvent, surtout, ouverte au cas de vent. Donc, je considère qu'il faut que la solidarité nationale redevienne nationale. C'est-à-dire que la solidarité qui n'est pas contributive, comprenez bien, c'est-à-dire le RSA, les allocations familiales, le minimum vieillesse, les allocations logement, tout cela doit être réservé aux Français. Si on ôte ça, ça rapporte par an 20 milliards d'euros. Donc, ma mesure est largement financée, sans réduire la protection sociale des Français.
Ça veut dire qu'un étranger immigré qui est venu en France en situation régulière, qui a un travail déclaré, qui est employé à des tâches que les Français ne veulent pas faire, ça dépend tous les jours. Venez ici le matin, à 5h du matin, vous verrez. C'est un problème géographique. Vous verrez, oui d'accord. Pour venir chez vous, il faut être en banlieue. En banlieue, il n'y a plus de Français, de souche. Pourquoi ? Parce qu'ils ont été chassés. Pourquoi ? Parce qu'ils sont logés, parce que sont logés les immigrés. Oui. Les immigrés en situation régulière. Oui, et irrégulière. Qui sont mal payés, et qui n'ont pas d'autre moyen de se loger que d'être en banlieue. Monsieur Bourdin, non, non.
Mais si. Non, ils ont chassé les Français de souche et les gens d'immigration italienne. C'est-à-dire que ces gens-là, c'est-à-dire que ces hommes et ces femmes, qui travaillent dur, qui font des métiers que les Français ne veulent pas faire, ça veut dire que ces hommes et ces femmes, qui paient des impôts, qui paient des cotisations sociales, vous parliez de cotisations sociales, n'auront pas les mêmes droits que les Français, même s'ils sont là depuis 3, 4, 5 ans en France. Non. Non.
Je vais vous répondre, monsieur Bourdin. Oui, c'est un choix, laissez-moi répondre. Ils auront les droits, ils auront les droits que leur contribution leur donne. C'est-à-dire qu'ils cotisent à la Sécurité Sociale. Donc, il y a un peu moins d'impôts. Laissez-moi finir, laissez-moi finir. Oui. Ils ont cotisé à la Sécurité Sociale, ils auront le droit à l'assurance maladie, à la retraite, etc. Mais, mais, il y a des dépenses qui ne sont pas contributives, qui ne sont pas assurantielles, qui sont de la solidarité. Celle-là, j'estime qu'elle doit être réservée aux Français.
Mais, quand vous ou moi, nous payons des impôts, et que, par hasard, nous mettons nos enfants dans une école privée, nous payons quand même pour l'école publique. Et bien, voilà. On a le droit. On peut payer des impôts pour des choses qui ne vous reviennent pas. Et bien, là, c'est la même chose. J'estime que nous devons privilégier les Français. Je comprends pourquoi. Nous devons être généreux avec les Français.
Sans aide au logement, ils seront nombreux. Sans aide au logement, ils seront nombreux dans les quartiers les plus difficiles. Bien, Éric Zemmour. Éric Zemmour, baisse des impôts de production, vous proposez. C'est ça. D'abord, qui les perçoit, ces impôts de production ?
Les collectivités locales, en général.
Bon, les collectivités locales. Baisse, donc, des revenus pour les collectivités locales. Absolument. On est bien d'accord.
Éric Zemmour a fait ça pour la taxe d'habitation, et il a compensé.
Bon. Et donc, vous compensez, c'est bien ça.
On repense ça, on verra. Il y aura des négociations avec les collectivités locales. C'est déjà fait, la baisse. 10 milliards sur 70 milliards. Oui, c'est beaucoup. C'est beaucoup, mais je propose beaucoup plus. Cet impôt est injuste. On prend aux entreprises, avant même qu'elles aient gagné 1 euro, et en plus, on leur met des boulets au pied. Les Allemands payent 10 milliards d'euros d'impôts de production correspondants, et nous, on est à 70 milliards. Avec la réduction de 10 milliards réclamés et demandés et décidés par le gouvernement, on est loin du compte. Donc, je pense qu'il faut encore baisser de 40, 50 milliards.
Éric Zemmour, j'ai lu dans votre discours l'assimilation. Soyons clairs, un musulman français doit-il renier sa foi ? Non, ce n'est pas ça l'assimilation. Bon, d'accord. L'assimilation... Vous avez dit... Non, non, non, mais... Vous avez dit... Oui. Un musulman devra faire le choix entre l'islam et la France. Oui, parce que... Vous l'avez dit, vous le répétez.
Je le répète, mais je vais expliquer. Mais laissez-moi expliquer une minute. Oui, allez-y. L'islam n'est pas seulement une foi.
Voilà.
Il n'est pas seulement même une pratique religieuse. C'est un code juridico-politique. C'est même une nation, la Oumma, et une civilisation. Donc, je considère que les musulmans doivent faire le même effort qu'ont fait les juifs et les chrétiens. Donc, le choix entre l'islam et la France. C'est-à-dire... Laissez-moi finir. Oui. C'est l'islam au sens où je viens de le définir. Oui. C'est-à-dire séparer le temporel du spirituel. Les musulmans ne l'ont jamais fait dans leur histoire. Vous m'entendez, Jean-Jacques Bourdin ? Jamais. Depuis le 7e siècle. Donc, il faut que les musulmans français, les français de confession musulmane, le fassent.
Donc, la foi, évidemment, qu'elle est respectée, mais pas le code juridico-politique. Aujourd'hui, dans de nombreux quartiers, les gens vivent, et on revient à notre problème de banlieue, les gens vivent sous, à la vérité, le code juridico-politique, la charia. Et c'est pour ça que les français s'enfuient, et c'est pour ça que vous n'avez pas de français qui viennent travailler chez vous à BFM. Et mal payés, et mal logés, continueront. Oui, mais il y a des français qui sont très mal payés. Les gilets jaunes étaient très mal payés, monsieur Oufray. Oui. Excusez-moi, monsieur Bourdin. Je vous sens très gilets jaunes. Je ne suis pas très gilets jaunes. Je comprends les gilets jaunes.
J'ai mon ami Jacques Moureau qui est avec moi, qui a lancé le mouvement des gilets jaunes. Donc, je les comprends, les gilets jaunes. Je ne vais pas démagogiquement dire que je ne vais pas endosser un gilet jaune.
Non, vous vivez dans les beaux quartiers, vous fréquentez les médias et vous tapez à la porte des clubs les plus huppés. Mais mon cher Bourdin, je n'ai pas honte.
Oui, Zemmour. Je n'ai pas honte. J'ai grandi en banlieue, j'ai fait des études, j'ai travaillé. Donc, je n'ai rien volé. Mais personne ne vous accuse. Alors, ne me reprochez pas. Pourquoi êtes-vous toujours une victime ?
Vous êtes toujours une victime. Non, je ne suis pas une victime. Vous êtes une victime de rien. De rien du tout. De rien du tout. Ça, ça me fait plaisir. Élu président de la République, quel serait votre premier déplacement ?
Ah, voilà une bonne question à laquelle je n'ai pas encore réfléchi. Première rencontre à l'étranger ? Je ne sais pas. Vous ne savez pas ? Non. Non, je ne sais pas. En tout cas, je ne ferai pas le pèlerinage à Berlin pour me soumettre et lécher la babouche des Allemands. Ça, non. Est-ce que la souveraineté de l'Ukraine doit être respectée ? La souveraineté de l'Ukraine doit être respectée. Pourquoi elle ne serait pas respectée ? Toutes les souverainetés des nations doivent être respectées.
Oui. Avec Vladimir Poutine qui amasse 175 000 hommes aux frontières de l'Ukraine. Écoutez... Avec 4 à 500 violations quotidiennes du cessez-le-feu dans le Donbass.
Vous savez, l'Ukraine a été russe pendant des siècles. Soviétique. Russe. Et russe et soviétique. Et soviétique, mais surtout russe. Donc, il faut comprendre que les Russes n'ont pas envie de voir les Américains et l'OTAN débarquer à leurs frontières. C'est tout à fait légitime. Donc, qu'ils fassent attention à cela, c'est tout à fait légitime pour eux. Je vous rappelle qu'en 1989-90, quand le mur de Berlin est tombé, quand l'URSS s'est effondré, le président américain de l'époque, M. Bush, père, avait promis à Gorbatchev, le premier secrétaire du parti communiste de l'Union soviétique, qu'ils ne mettraient pas les troupes de l'OTAN dans l'étranger proche de la Russie.
Ils n'ont absolument pas tenu, et les Américains n'ont absolument pas tenu leurs promesses. Donc, il est tout à fait légitime que les Russes fassent très attention à ce que l'OTAN n'avance pas sans cesse. Vous voyez, c'est tout à fait normal. Alors après, évidemment, l'Ukraine est désormais un pays souverain et sa souveraineté doit être respectée.
Deut être respectée. Éric Zemmour, l'Allemagne s'est dotée d'un gouvernement paritaire. Est-ce que vous doterez d'un gouvernement paritaire si vous étiez élu président de la République ? Ce n'est pas du tout une obligation.
Je considère que c'est insultant pour les femmes. C'est insultant pour les femmes ? S'il y a des femmes compétentes, et si elles sont en plus grand nombre que les hommes, il y aura plus de ministres femmes que de ministres hommes. Cette parité, moi je parle beaucoup avec beaucoup de femmes, elles me disent que c'est insultant pour elles. Ça veut dire qu'elles sont nommées parce qu'elles sont femmes, et non pas pour leurs compétences.
Alors, l'égalité des sexes, ce combat pour l'égalité des sexes, l'accès des femmes à tous les pouvoirs, c'est un insupportable symbole de la supériorité de notre modernité ? Non, absolument pas. Vous savez... Pourtant, vous l'avez écrit. Non, je n'ai pas écrit ça comme tu vois. Si, si, si. Je vais vous dire. Avons-nous fait de l'égalité des sexes, de l'accès des femmes à tous les pouvoirs ? Je lis. L'insupportable symbole de la supériorité de notre modernité. Vous avez écrit cela... Attendez, attendez.
C'est très facile de prendre une phrase et de la tirer de son contexte. Vous savez, Richelieu disait, donnez-moi trois phrases de n'importe qui et je le fais condamner. Donc, moi, je ne suis pas là pour commenter mes écrits d'il y a 15 ans. Je vais vous dire... Mais vous, les écrits restent ? Non, non, non, non, mais ça c'est trop facile. Non, non, aujourd'hui, je ne suis plus... Vous avez écrit ? J'assume toujours tout, mais je ne suis... Est-ce que j'ai entendu ça avec Gilles Boulot ? Jean-Jacques Bourdin, je ne suis plus, je ne suis plus le journaliste que j'ai été, vous m'avez demandé. Oui. Je ne suis même plus l'écrivain, j'espère, le redevenir que j'ai été.
Donc, mes combats, je ne les renie pas, mais aujourd'hui, je suis un candidat. Donc, dans mon programme, dans mon programme, il n'y a strictement rien, vous m'entendez, rien contre l'égalité entre les hommes et les femmes.
Bien. Éric Zemmour, j'ai une dernière question. J'ai regardé votre déclaration et j'ai lu votre discours. Vous terminez deux fois, ainsi, vive la République et surtout vive la France. Pourquoi ce surtout ? Est-ce un mépris pour la République ou pour les droits de l'homme, comme l'avait Maurras, par exemple ?
Mais pas du tout un mépris pour la République. Mais ne faites pas. Non, non, non, non, pas du tout. Ne soyez pas méprisants. La République est notre régime, je le respecte évidemment, j'aime ses heures de gloire, je connais son histoire, il n'y a aucun problème. Mais la France n'a pas commencé avec la République. La France a été grande sous la monarchie. La France a vécu pendant 1500 ans sous la monarchie. La France a vécu sous l'Empire qui a été glorieux.
Donc, ce que je défends moi, ce n'est pas un régime, il y a des républiques totalitaires, on a connu les républiques communistes, il y a des républiques islamiques en Iran, il y a des républiques, la Corée du Nord est une république, il y a des monarchies fort démocratiques. Donc, moi ce que je défends, c'est la France. C'est-à-dire, sa grandeur, son esprit, ses mœurs. Et, vous n'avez pas interrogé là-dessus, et je le regrette, son identité, je tiens dire avant de partir.
Mais vous n'avez fait que parler d'identité et d'immigration depuis des mois. On peut aussi changer de sujet. Mais vous avez dû répondre à toutes vos questions.
Heureusement. Et, vous savez, c'est intéressant ce que vous dites, vous avez tout à fait raison. J'ai mis volontairement pendant ces mois-là, la question de la survie de la France au cœur de la campagne présidentielle. Je l'ai imposée. Franchement, vous avez remarqué, vous êtes trop bon journaliste pour ne pas l'avoir remarqué. Ils ont tous parlé comme moi. Tous. Est-ce que vous croyez que si j'avais eu tort, ils auraient tous parlé comme moi ? Tous. La primaire LR, Emmanuel Macron et Marine Le Pen. C'est formidable.
Vous voilà, vous voilà finalement sur le même terrain qu'Emmanuel Macron. Voilà. Non, non, c'est Éric Zemmour. Il suit médiocrement. Bon. Éric Zemmour, merci d'être venu nous voir ce matin sur RMC et BFM TV. Il est 8h55.
Éric Zemmour