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InterviewRMC — Face à Face (sur Podcast)· 16 juin 2020 4 minComplaisantMixteSolidarités & famille

Interview "Découverte" : Un tueur en série de chat condamné à Vesoul - 16/06

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:19FerméeRéponse directe

    À quoi a-t-il été condamné, maître Berthold ?

  • 1:36OuverteRéponse directe

    Vous auriez aimé que la condamnation soit plus sévère ?

  • 2:33OuverteRéponse directe

    Vous avez un regret permanent qui ne date pas de cette affaire. Vous aimeriez que les tribunaux reconnaissent enfin la souffrance animale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:34InvitéFait
    « entre mars et juillet 2019, l'année dernière, 14 propriétaires de chats ont déposé plainte au commissariat après la disparition de leur animal. »
  • 0:52InvitéFait
    « En garde à vue, le trentenaire reconnu avoir volé plusieurs chats qu'il capturait à l'aide d'un laisse-collé. »
  • 1:22PrésentateurChiffre
    « il a été condamné à 10 mois d'emprisonnement avec un sursis probatoire, avec obligation de soins, d'indemniser les victimes pendant 3 ans. »
  • 1:27PrésentateurFait
    « Et en peine complémentaire, il a eu une interdiction définitive de détenir un animal. »
  • 1:47PrésentateurFait
    « c'est un individu qui avait un lourd passé psychiatrique. »
  • 1:51PrésentateurChiffre
    « Sept séjours en psychiatrie depuis 2009. »
  • 1:54PrésentateurFait
    « Il avait été hospitalisé sans consentement depuis 2017. »
  • 2:01PrésentateurFait
    « l'expert désigné à considérer qu'il avait une alteration de son discernement. »
  • 2:39PrésentateurFait
    « les animaux, ce sont des êtres sensibles. Ce sont des êtres doués de sensibilité. »
  • 3:29PrésentateurFait
    « ne pas reconnaître le préjudice de souffrance animale, et c'est pourquoi moi je me bats déjà depuis quelques temps, je trouve qu'il y a quelque chose à non-sens. »

Temps de parole

  • Présentateur64 %
  • Invité36 %

2,3 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez RMC, RMC 6h09, Bourdin Direct.

0:06
Invité

Il est 6h49, maître Catherine Berthold, bonjour.

0:10
Présentateur

Bonjour M. Bourdin.

0:11
Invité

Vous êtes l'avocate de l'association Boules de Poil. Alors Boules de Poil, c'est une association qui défend les animaux, si j'ai bien compris.

0:20
Présentateur

Oui, tout à fait, c'est une association qui a en fait pour but la protection, le respect des animaux. C'est, voilà, tout à fait, qui est bien connue dans notre département de la Haute-Saône.

0:28
Invité

Bon, alors, dans la Haute-Saône, à Vesoul, entre mars et juillet 2019, l'année dernière, 14 propriétaires de chats ont déposé plainte au commissariat après la disparition de leur animal. Les enquêteurs ont travaillé, ont identifié un homme de 39 ans qui s'amusait, entre guillemets, à voler, à torturer et à tuer des chats. Je dis s'amuser, évidemment, entre guillemets, parce que c'est horrible. En garde à vue, le trentenaire reconnu avoir volé plusieurs chats qu'il capturait à l'aide d'un laisse-collé. Il explique qu'on lui envoyait des images de chats morts sur Facebook et qu'il pensait qu'on lui avait jeté un sort. Enfin, il avait un peu perdu la tête.

Enfin, il capturait les chats, les torturait et les tuait. Horreur de ses actes. 14 chats qui ont été massacrés. Des plaintes ont donc été déposées. Et cet homme a été condamné. À quoi a-t-il été condamné, maître Berthold ?

1:22
Présentateur

Alors, il a été condamné à 10 mois d'emprisonnement avec un sursis probatoire, avec obligation de soins, d'indemniser les victimes pendant 3 ans. Et en peine complémentaire, il a eu une interdiction définitive de détenir un animal.

1:36
Invité

Vous auriez aimé que la condamnation soit plus sévère ?

1:39
Présentateur

Alors, la difficulté de ce dossier, surtout, c'était la problématique, en fait, de la personnalité de l'individu. Puisqu'en fait, c'est un individu qui avait un lourd passé psychiatrique. Sept séjours en psychiatrie depuis 2009. Il avait été hospitalisé sans consentement depuis 2017. Et je crois que c'est ça qui posait le plus de problèmes, si vous voulez, dans le dossier. Puisque c'est quelqu'un qui a eu l'expert désigné à considérer qu'il avait une alteration de son discernement. Et je crois, si vous voulez, que c'est ça qui a pesé vraiment très lourd dans la balance.

Parce que, mais ce n'est que mon intime conviction à moi, je suis intimement convaincue que s'il n'avait pas eu tous ces problèmes-là, et si l'expert n'avait pas défini pour lui une altération de son discernement, je ne pense pas que la peine aurait été celle-là.

2:28
Invité

Alors vous avez un regret permanent qui ne date pas de cette affaire. Vous aimeriez que les tribunaux reconnaissent enfin la souffrance animale ?

2:37
Présentateur

Alors oui, c'est tout à fait ça. Parce que pour moi, si vous voulez, les animaux, ce sont des êtres sensibles. Ce sont des êtres doués de sensibilité. Et il y avait même des témoignages, notamment le premier individu qui porte plainte et qui voit se passer le vol du char en direct, va même dire que sa chatte, puisque sa chatte avait été traînée avec le collet, la laisse bleue qu'il avait créée lui-même, qui faisait collet, l'individu disait, le propriétaire du chat disait, la petite chatte a été traumatisée. Vous voyez, le mot qu'il utilisait est le même mot qu'on utiliserait pour nous. Bien sûr. Traumatisé.

Et je trouve que ce sont des êtres, si vous voulez te sensibiliser, ce sont des êtres qui ressentent les choses. Il suffit d'avoir un chien, il suffit d'avoir un chat, on voit la tristesse de leur regard, on voit la joie de nous voir, on voit tout ça. Et je trouve que ne pas reconnaître le préjudice de souffrance animale, et c'est pourquoi moi je me bats déjà depuis quelques temps, je trouve qu'il y a quelque chose à non-sens. Parce que la souffrance animale, elle existe.

Quand on se constitue partie civile, on ne demande pas simplement la réparation liée à l'objet social de l'association, là en l'espèce, celle que je défendais, de protection d'animale, on demande aussi la reconnaissance de la souffrance animale. Parce que cette souffrance, elle existe. Malheureusement, pour l'instant, les tribunaux ne l'ont pas reconnu à ma connaissance.

4:04
Invité

Merci maître. Merci maître Catherine Derton. Nous allons revenir sur la souffrance animale bientôt, parce que je crois qu'il y a une proposition de loi qui va être discutée à l'Assemblée nationale dans quelques jours. Merci.

4:16
Locuteur

Merci.