"Je suis convaincu que le prochain président devra préparer le pays à l'IA" (Xavier Bertrand)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Attaque 5 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 7:04OuverteRéponse directe
Pourquoi les Hauts-de-France pour ce sommet sur l'IA ?
- 9:57OuverteRéponse directe
Comment convaincre sur l'utilité des data centers ?
- 12:27OuverteRéponse directe
Quels gains concrets pour les administrations avec l'IA ?
- 15:31OuverteRéponse directe
Comment intégrer l'IA dans l'éducation dès le primaire ?
- 18:51OuverteRéponse directe
Quel rôle pour le politique face à l'IA ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:33Xavier BertrandFait
« Mon obsession, c'est que ce soit une IA qui soit sûre et qui nous permettent aussi qu'il n'y ait pas de différence de creusement des inégalités sur ces sujets-là. »
- 9:57Xavier BertrandFait
« Les data centers ne sont pas des grandes boîtes vides qui consomment de l'énergie et du terrain avec personne à l'intérieur. »
- 10:35Xavier BertrandChiffre
« Quand on prend des délibérations, c'est aperçu qu'on avait plus d'un millier de personnes qui à la région étaient d'une façon ou d'une autre impliqué dans ce processus. »
- 16:13Xavier BertrandPromesse
« On lance une opération dans la région pour que les professeurs qui le souhaitent puissent passer un diplôme universitaire en la matière et la région prendre en charge les frais d'inscription. »
- 16:56Xavier BertrandPromesse
« Je souhaite déployer ça au maximum en lien avec le ministère de l'éducation. »
- 18:51Xavier BertrandChiffre
« On sera avec un potentiel de 25000 personnes à former en la matière et on met en place un fond de 100 millions d'euros pour justement les PME de la région pour pouvoir les former. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Allez les experts de l'IA, c'est reparti depuis le sommet IA de Lille. Un grand sommet. Voilà, c'est l'acte 2. Finalement vous aviez vous avez tous en mémoire le sommet de Paris en février 2025 où il y a eu aussi beaucoup de monde. Et bien là, on est dans cet acte 2 mais ça se déroule ici à Lille dans les Haut-Fance. Alors pourquoi les Haut de France ? parce que voilà, il y a beaucoup de choses à montrer ici. On est au sein de RA Technologie qui est un un pôle d'entreprise, des start-ups, des entrepreneurs, des écoles d'ingénieur. Voilà, c'est vraiment le tout le dynamisme autour de de la technologie, de l'innovation mais aussi de de l'intelligence artificielle. Et puis on parle beaucoup des Haut de France bah depuis quelques jours parce qu'hous France SB a annoncé ce cet
investissement majeur he 75 milliards dont une première tranche de 40 45 milliards qui serait dédié à la construction de data center, de grands centres de calcul. il y a ici même au sein des Haut de France. On continue notre débat. Nous aurons Xavier Bertrand le président de la la région qui sera là dans un instant mais nous continuons le débat avec Emmanuel Davis, président de la cité de l'IA, Roman Rivaton, CEO de Stonal et Emmanuel Duran, président du directoire d'eurotechnologie. On a parlé on a parlé un peu emploi, on a parlé souveraineté euh avec vous. J'aurais aimé revin qu'on revienne un peu sur les coups parce que là il y a vraiment on parlait de token maxing tout à l'heure mais on sent il y a quelque chose qui est en train de se passer dans
le grand public. On a entendu Google qui disait je baisse mes abonnements alors pour essayer d'attirer davantage de gens vers vers des des solutions d'IA. La Open AI qui pour les entreprises a baissé ses coûts. Qu'est-ce qui se passe son selon vous ? et Saltman qui a 10 jours a reconnu que la question la préoccupation des coûts devenait un sujet chez les clients d'Oppen Aors que ça ne l'était pas chez les grands les clients entreprise, les grands clients, les gens qui dépensent plusieurs millions par anhe et que ça commença à devenir un sujet. Donc on voit ce sentiment monter. C'est un peu la question que j'évoqué c'estàd que les gens ont beaucoup testé, ont vu des outils magnifiques et puis à un moment on fait le rapport entre le après le test, on regarde ce que ça rapporte et
ce que ça coûte. Ça s'appelle le ROI, le retour sur investissement quand on a un chef d'entreprise. Et forcé de constater qu'aujourd'hui, encore une fois, les modèles à la frontière, les modèles les plus avancés ont des coûts très importants pour des usages qui sont parfois un peu un peu pas limités parce que les usages sont réels mais pas suffisamment générateur de de retour. Et donc c'est un mouvement qui c'est une petite musique hein qui qui monte de plus en plus aux États-Unis. Alors, elle monte au mauvais moment pour P anopique puisqu'elle monte à quelques mois avant l'ipo. Donc, c'est sûr que ça ça fait un peu un peu fréir. Et puis il y a une blague que je vais juste compter mais qui est dire en fait les ces fabricants de modèles, ça va devenir des compagnies
aériennes. Les compagnies aériennes c'est des investissements énormes. C'est vital pour l'économie mondiale. Personne ne penserait à se séparer d'une compagnie aérienne et en même temps ça fait faillite tous les 5 ans et ça sort 3 % de rendement sur longue période. que c'est il y a cette blague qui est dire voilà en fait c'est ça et je pense que on arrive à ce moment où effectivement on va se rendre compte que on a une révolution mais que c'est pas le modèle de langage étendu qui en est la révolution encore une fois c'est la façon dont on utilise ça dans nos dans toutes nos organisations. Et tout à l'heure je mentionnais les entreprises mais je pense qu'une des organisations qui aura le plus aurait le plus besoin et le plus grand usage de lien c'est les administrations. On a quand même les
administrations qui pèsent aujourd'hui quasiment 25 % de l'emploi en France qui représente quand même une grande partie du de la valeur ajoutée aussi et c'est là aussi où Li pourrait faire des gains absolument gigantesques. On aura l'occasion d'en parler avec Xavier Bertrand, le président de la région de Ha France qui nous rejoindra dans dans quelques minutes. La course elle a justement Manuel Davis c'est euh c'est il y a il y a beaucoup de place à prendre. On est un peu focus sur voilà les grands acteurs ou même en France sur des sur des mistrales, on a quelques plusieurs pépites. Mais non, il y a il y a plein de petits domaines dans la santé, dans l'industrie ou façon à prendre. Absolument. Cette expression de course Alia, elle est un peu trompeuse en
réalité puisqu'elle donne l'impression qu'il y a qu'une seule compétition. Il y a que la finale du 100 m pour dire les choses très simplement. Alors que si on regarde l'analogie avec les Jeux Olympiques, il y a des centaines de disciplines et c'est la même chose. Il y a à la fois des des millions de cas d'usage, il y a des centaines de technologie possibles différentes. Et donc se laisser enfermer dans cette expression, la course Alia, c'est déjà admettre une forme de défaite. Alors que ici à Lille, ici en France, on a des pépites incroyables dans plein de domaines qui sont chacune dans leur domaine des leaders. Mais pour vous, qu'est-ce qui manque pour que justement on ait ce passage à l'échelle ? Vraiment ce et le passage échelle parce que qui dit passage
échelle dit création de valeur derrière. Absolum. Et voilà, comment on fait et je poserai la même question Emmanuel tout à l'heure, enfin juste après. Comment on fait pour voilà aller franchir cette étape et bah qu'un mistral qui n'existait pas il y a 3 ans commence ça y est à être une entreprise de 1000 personnes et on espère un plus grand groupe plus tard. Alors c'est c'est la grande question hein, elle est difficile mais globalement c'est la maturation de l'écosystème qui va avec la technologie, qui va avec les systèmes de données, qui va avec la culture individuelle des personnes dans les entreprises, qui va avec la culture des dirigeants, qui va être la refonte des process. Donc c'est vraiment cette grande transformation sur lesquelles il faut mettre beaucoup
d'énergie et beaucoup de vision aussi qui est l'enjeu qui permettra ce passage à l'échelle. Mirant sur ce passage à l'échelle, vous avez connu ça en plus dans dans vos vies précédentes d'entrepreneur et on rappelle vous aviez lancé le bureau de Snapchat en France en 2016. Absolument. Oui. Donc ces notions d'hypercroissance on les voit, elles sont elles prennent beaucoup de place effectivement dans les médias. Effectivement, comme le dit Manuel, la une grande partie du bruit médiatique se concentre sur les modèles eux-mêmes, d'accord ? sur la guerre effectivement entre Mistral Open AI puis ils savent parfaitement communiquer hein ce que disent très très fort tous pour occuper le terrain médiatique. Il y a effectivement comme tu le dis Robin pour
moi un risque de commoditisation de cette de cet outil qui fera qu'en fait le vrai enjeu c'est comment s'en saisir quel que soit le modèle finalement de manière à créer un maximum d'impact et de d'aider d'aider à faire construire des nouvelles entreprises. On le voit chez Eur Technologie, une grande partie des nouvelles entreprises aujourd'hui nativement vont utiliser ces outils de manière à gagner 10 20 % mais parfois aussi c'est des multiples en terme de productivité notamment sur la création de code par exemple. On le voit aujourd'hui un seul chef de projet peut avoir en parallèle beaucoup plus de projets de de de code de développement qu'auparavant. Donc là, il y a un un réel atout en fait de l'IA
sur ce qui nous concerne nous ici qui est l'innovation et qui peut être perçu parfois comme une menace par les entreprises installées parce que l'enjeu d'implémenter ça dans des structures existantes est beaucoup plus complexes que de créer ce qu'on dit faut changer l'organisation hein. Absolument. Et donc quand vous n'avez pas d'organisation bah finalement c'est plus facile [rires] et les investissements voilà parce que j'imagine que parce que c'est aussi l'un des l'un des moteur he de l'un des carburants pour cette cette innovation ici eurologie on arrive à attirer des fonds d'investissement alors imagine peut-être allemand enfin nordique. On est effectivement à un baris centre du corridor de l'Europe du nord hein. on le sait hein, 1h30 de Londres, 1hure de
Paris, 30 minutes de Bruxelles et on on sait que la la caractéristique de beaucoup de ces écosystèmes sur cette côte, c'est d'être des écosystèmes qui sont relativement petits et entourés par des grands voisins qui sont très semblables un peu à ce que peut vivre le la métropole lilloise et la région et qui euh donc sont très sensibles aussi à ce qu'on peut mettre ensemble en commun. Et nous on voit que effectivement il y a une capacité à attirer et à être identifié comme un nœud de réseau sur sur ces éléments-là. Xavier Bertrand, bonjour. Bonjour. Merci d'être avec nous. Je rappelle, vous êtes président de la la région des des Haut-Fance. Euh donc magnifique événement ici aujourd'hui à Lille. Euh data center énergie, une géographie, on
dit un baricentre, on le dit au au centre de l'Europe. Les talents, ils sont là tous les atouts de de votre région. et et comment faire justement pour j'allais dire passer à l'échelle et aller encore plus vite dans dans cet univers là où l'innovation est galopante et où les autres ne nous attendent pas. Comment réussir en faisant maintenant LIA pour tous ? Là on est avec Lia est avec nous. Elle est là avec nous. L'enjeu à partir de ce sommet international, c'est que ce soit vraiment lié pour tous, pour toutes les entreprises, quel que soit la taille et le secteur d'activité et pour tout le monde. On a vu avec le sondage pour les jeunes comme pour les jeunes, que ce soit pour les lycéens, les collégiens, les étudiants, les chercheurs, soit pour
les agents publics comme les salariés privés. Mon obsession, c'est que ce soit une IA qui soit sûre et qui nous permettent aussi qu'il n'y ait pas de différence de creusement des inégalités sur ces sujets-là. C'est mon enjeu, c'est mon défi, c'est ma responsabilité. Euh le responsable politique, c'est que ce soit vraiment uni pour tout. Mais vous l'avez dit tout à l'heure, ça correspond aussi à une autre volonté. J'ai un principe, je mets jamais tous mes œufs dans le même panier. Il y a bien évidemment la réussite, on le sait bien, des batteries électriques dans la région. Mais ce que j'ai vu avec le sommet mondial, c'est qu'il y avait une résonance assez populaire où les gens se disaient "Ça a l'air compliqué mais c'est déjà là et on a le sentiment qu'il faut passer à côté." Oui.
Et d'où l'idée d'avoir justement tout cet enjeu avec ce sommet international. Mais vous savez que au-delà de ce sommet aujourd'hui, il y aura dans la semaine qui vient plus de 340 opérations de dans tous les départements, dans le monde de la culture, dans le monde associatif, dans mon Exactement 340 opérations et c'est là tout l'enjeu. Mais je n'oublie pas aussi une chose, c'est qu'on a un effort, pardon, un devoir de pédagogie sur la question des data centers, de montrer que les data centers, c'est 1000 fois mieux, pour ne pas dire incontournable de les avoir chez nous plutôt que dans d'autres pays, que les data centers ne sont pas des grandes boîtes vides qui consomment de l'énergie et du terrain avec personne à l'intérieur où il y aurait une personne
seulement qui allume le matin et qui éteint le soir. C'est-à-dire qu'il y a des centaines et des centaines de personnes, que l'énergie fatale qui est produite est réinjectée dans les réseaux de chaleur et que derrière c'est de la création de richesse et c'est un potentiel pour nos entreprises à nous. On a ce devoir de transparence et de pédagogique. Tout à l'heure Robin Rivaton, on disait aussi aux administrations de prendre le le pli aussi de de l'IA et on le voit tous les jours. Personnellement, on va pas rentrer dans évidemment dans ce débat autour de la justice, mais quand j'entends la justice, on est débordé, j'ai entendu personne dire "Mais pourquoi on utilise pas des outils d'intelligence artificielle ?" J'ai pas du tout entendu ça. Mais voilà, je prends cet exemple là, mais il y en
aurait beaucoup d'autres. Je le fais à la région. Je le fais à la région parce que vous savez quand on prend des délibérations, c'est aperçu qu'on avait plus d'un millier de personnes qui à la région étaient d'une façon ou d'une autre impliqué dans ce processus. Je peux vous dire qu'avec l'intelligence artificielle ça change les choses. D'autre part, j'ai j'ai des agents qui sont chargés de vérifier comme on dit la complétude des dossiers. Est-ce que les dossiers sont bien remplis par les communes pour faire les dossiers ? Et là, on s'aperçoit avec l'intelligence artificielle que mes agents non seulement n'ont plus les tâches les plus fastidieuses, mais en plus ont du temps pour apporter un regard humain, apporter un conseil notamment au MAER. Ça change
tout. Et je vous cache pas qu'au début, je m'étais dit "On va mettre le paquet sur Lia, quelle va être la réaction La réaction était géniale. Alors en revanche, c'est vrai que j'ai accorde beaucoup d'importance, c'est le dialogue social, le dialogue social technologique, d'expliquer les choses aux agents mais aussi managers mais aussi aux organisations syndicales de façon à leur montrer qu'on fait pas ça dans leur dos et que c'est transparent. Et c'est vrai que chez nous, on va avoir une modification des métiers mais avec des agents qui se disent "Bah ce qui était le moins emballant, j'ai moins à le faire." Et par contre le contact, ça je vais peut-être avoir plus de temps pour ça. Ça euh mani c'est euh c'est important de de faire comprendre parce que cette elle
frappe elle frappe tout le monde y est confronté. Voilà, c'est ça va être bah moi je dis même que des plombiers pourront être confrontés un jour avec des des petits robots manipulateurs qui vont venir et qui auront une une certaine intelligence jusqu'à même des dirigeants parce que certains dirigeants disent "Mais oui, je conseille une a même à Marc Duckerberg en a parlé et ça c'est quelque chose parfois on a du mal à à le saisir." Bah c'est un peu comme le téléphone portable sur une autre technologie, on en a tous un dans notre poche. Lia, elle va arriver dans tous les métiers, vous l'avez dit très justement. Le plombier pourra faire des devis, pourra gérer ses factures avec Lia. Donc ça concerne tout le monde. Je voulais rebondir aussi sur un élément, c'est une citation de de
Jean Fourastier qui un économiste qui avait étudié la transformation industrielle et il a dit quelque chose qui est vrai aussi pour l'IA qui est que la technologie la amène l'homme à se spécialiser dans l'humain et je pense qu'il faut pas perdre de vue cet élément fondamental qui est vrai aussi pour l'intelligence artificielle. Pardon Robin sur ces sur sur justement ce sujet de que l'IA doit être dans notre quotidien à nous qu'on soit dirigeant, qu'on soit patron d'une startup, qu'on soit voilà ou employé dans dans une administration. Bah l'une des particularités de la révolution de l'intérieur artificiel, c'est qu'elle a débuté par les ménages plutôt que par les entreprises. Et ça c'est assez inédite. Le micro la microinformatique, les téléphones portables, internet ont
commencé par les entreprises parce que c'était des objets qui coûtaient très cher et sont arrivés chez les ménages. Ensuite, la mise en ligne de chat GPT le 30 novembre 2022 a commencé par les ménages avant les entreprises. Et donc c'est une révolution qui en elle-même est déjà beaucoup plus individuelle que les que les précédentes. La question, on l'a déjà dit, c'est maintenant comment faire en sorte que le déploiement soit dans les entreprises. C'est pas pour rien que Open Air et Antropique ont créé leur déployment companies récemment. C'est pas pour rien que Mistral met des forward deployment engineers à disposition des des grands groupes qui conseillent. Et demain en fait, il faudrait avoir une dizaine ou une quinzaine d'entreprises qui ne font que ça, que du déploiement au sein des
organisations. Et je pense que ce que disait Xalber va aussi jouer, c'est pas seulement le aujourd'hui les Forward Deployment Engineers, ils ont une vision très mathématique des choses. Ils vont créer une ontologie, donc un modèle de relation entre les données. Ils vont faire en sorte que ça marche. Mais en fait, ce que capture pas l'ontologie, ce que capture pas la matrice de relation, c'est qu'il y a des humains. Et les humains, les relations entre les humains, ça on les capture pas dans le modèle. Les humains, ils ont besoin d'être cajolés. Ils ont besoin d'être rassurés, ils ont besoin de parfois ils s'aiment pas entre eux et donc on peut pas les faire travailler ensuite ils sont fatigués. Et donc pour moi le complément qui va arriver assez vite dans ces modèles de
forward deployment engineers, c'est des gens qui vont avoir un côté extrêmement humain en droit social évidemment parce que c'est les enjeux qui sont importants mais aussi vraiment en quasiment psychologie. C'estàd je comprends un individu et je comprends comment l'individu interagit avec les autres. Et donc très rapidement en fait, on va avoir cette couche de gens extrêmement on dit souvent les études de psycho servent pas à grand-chose aujourd'hui, mais je pense qu'au final un déboucher absolument énorme parce que pour que une organisation puisse se transformer durablement, ça sera évidemment la compréhension des fluxés à l'intérieur de l'organisation mais ce sera la compréhension des relations humaines entre les individus au sein de l'organisation. Emmanuel, oui, ce
déploiement de Lia par les ménages est assez intéressant parce que on parle toujours de l'enjeu de de d'arriver à faire entrer l'IA dans l'entreprise. On n probablement pas mesuré le nombre de gens qui utilisaient les secrètement ou dans leur travail, le shadow qu'onappelle ou en ayant peur de se faire attraper et en faisant leur propre gain de productivité eux-mêmes pour pouvoir, je sais pas, aller à la plage peut-être. Mais en tout cas, il y a euh peut-être deux discours en fait sur les les peurs et les enjeux liés à l'adoption de l'IA parce qu'effectivement c'est un outil qu'on a tous très rapidement enf on l'a compris à titre individuel ce que ça pouvait nous apporter très rapidement en fait. Moi ce que dis ce que je dis ce que je disais à mon dirigeant mais tu fais quoi
de tout ce temps gagner ? Je dis ben en fait je fais ce que je ne faisais pas avant mais je te le disais pas. Voilà, c'est un peu une façon de parler de tout ça. Ça veut dire aussi Xavier Bertrand, il faut aller on passe le B, les les jeunes passent le bac ce matin, je crois c'est des matins ce matin les mathématiques. Euh il faut aussi se plonger aussi dans l'éducation et je le dès le primaire, il faut il va falloir intégrer tout ça cette transformation. Ça c'est l'un des enjeux principaux. On n'a pas le droit de prendre de retard et le sondage des labes était très intéressant qui montre que quasiment 2/3 des Français veulent que l'IA rentre à l'école. Alors encore une fois, pas n'importe comment. Il y a l'enjeu des élèves, il y a l'enjeu des professeurs et je vous le dis, on lance une
opération dans la région pour que les professeurs qui le souhaitent puissent passer un diplôme universitaire en la matière et la région prendre en charge les frais d'inscription. Alors, on va commencer dès la rentrée 26. Je souhaite déployer ça au maximum. en lien avec le ministère de l'éducation. Mais là où ça va être très important pour les professeurs, c'est de bien montrer comment les jeunes avec Lia vont garder leur personnalité, vont garder aussi cette main mise sur Li il s'avère que je suis toujours enseignant. Vous l'utilisez, vous l'utilisez vous-même Lia, vous l'utilisez au quotidien peu peu peu et je suis pas du tout à résister mais je je veux vraiment qu'on développe cet i pour tous mais à titre personnel peu encore. Ça va bien évidemment que ça
m'arrive mais je le dis parce que je suis aussi enseignant, j'adore cette transmission et j'essaie de montrer aux étudiants combien il est important pour eux de ne jamais se fier à une seule source mais surtout de continuer à montrer leur personnalité pour qu'ils puissent justement marquer leurs différences. et je pense que c'est foncièrement possible. Là où on a un véritable enjeu, c'est que aujourd'hui, vous le verrez, on a voulu avoir des gens qui aiment l'IA, sont pour l'IA et d'autres qui se posent des questions. Et il y a notamment ce débat en fin de matinée auquel participera Robin. Il y a d'autres intervenants notamment comme Chloé et Morin qui vont donner un peu différentes palettes de rapport à l'IA. J'ai pas voulu que ce soit monocolleur sur la question parce qu'il y a des
questions clés qui se posent. Mais c'est vrai aussi que quand on a des penseurs, des chercheurs, des gens qui ont un temps d'avance comme Romain, ça nous permet de nous poser des questions et ça c'est quelque chose d'essentiel aujourd'hui. J parce que je crois que vous devez nous quitter d'ici 2 3 minutes. On a les présidentiels qui qui vont qui arrivent. Voilà, je pense qu'on en parle beaucoup aussi malgré toute cette actualité. C'est un sujet qui doit être important. Vous dites vous êtes très peu utilisateur, je crois qu'on a entendu Édouard Philippe qui le disait aussi mais il faut vraiment mettre cette IA au cœur. Alors évidemment tout le monde a on a en tête les retraits. Enfin voilà, il y a plein de sujets mais on sent qu'il y a quand même beaucoup de
bouleversement dans la société. Il faut le mettre au cœur de de des débats aussi. Je suis convaincu, c'est la raison pour laquelle j'ai voulu qu' qu'on ait ce sommet le festival et on va engager une action de de longue haleine permanente dans la région. Mais je vais même plus loin. Je suis convaincu que le prochain président devra préparer le pays à cette vague et l'intelligence artifonnez-moi parce que le rôle du politique c'est d'anticiper, c'est aussi de préparer le pays à la vague de l'IA et de la robotique qui ne sera pas tout à fait le le même calendrier mais qui va arriver également parce qu'on est dans une course de vitesse et si on veut que les Français continuent à croire à Lia et à vouloir en quelque sorte la la maîtriser, il va bien falloir leur
montrer que nous devons nous avoir une obligation sur la formation et sur les nouveaux emplois que nous devons créer et pour ça il y a de la formation sur la formation professionnelle dans la région sur ce que gère la région je pense que dès l'an prochain on sera avec un potentiel de 25000 personnes à former en la matière et on met en place un fond de 100 millions d'euros pour justement les PME de la région pour pouvoir les former. Moi, j'ai cette responsabilité d'être engagé dans cette course de vitesse pour montrer qu'il y aura des changements mais qu'il y a aussi des opportunités. Merci Xavier Bertrand. On va vous on va vous libérer. Merci infiniment d'avoir été avec nous président de la région des Haut-Fance. On vous laisse voilà déconnecter tous les câbles autour de
vous. Merci encore de d'être venu sur ce plateau et on poursuit justement avec nos nos débriefeurs du jour he nos experts de de l'IA. Emmanuel Lévi donc président de la cité de l'IA, Emmanuel Duran, président du comité du directoire de la technologie et Robin Ribaton C de Stonal. Xavier Bertrand vient de le citer à l'instant. La robotique, on parle beaucoup de la physical. C'est la prochaine étape. Est-ce que voilà cité de l'IA c'est on commence à voir, je crois qu'il y aura des démonstrations d'un d'un robot humanoïde ici aujourd'hui. On voit cette révolution arrivée. On a vu que Renault va en intégrer 350 avec une entreprise française Wondercraft et d'ailleurs on aura dans Tekenco Business et Rick Marshall de de Renault qui vient nous parler de tout ça. C'est important aussi cette
robotique faut pas la laisser non plus aux Chinois qui sont en train de d'avancer très vite dans le domaine. Totalement. les les Chinois ont pris une très forte avance hein sur cette robotique, mais on a aussi fort heureusement dans les Haut de France aussi des des universitaires, des entreprises qui sont avancées, on parlait d'exotec tout à l'heure. L'enjeu maintenant, c'est rentrer dans l'usine. Alors, il y a un premier il y a une première étape à franchir, c'est de récupérer les données et ça ça va être un vrai sujet puisque les robots évidemment ils ont besoin de savoir dans quel environnement ils évoluent. Et aujourd'hui, il y a il y a vraiment un point de travail des industriels sur la capacité à capter les données qui sont aujourd'hui dans les automates, dans les
machines. Mais dès que cette étape sera franchie, alors là, c'est d'immenses possibilités qui leur sont offertes pour automatiser, pour aller plus vite, pour grandir en productivité comme le disait Robin tout à l'heure. Donc là, on a une nouvelle révolution qui arrive. Emmanuel Durant sur les les 2000 projets entrepreneurux qui étaient entrepris depuis 2009, aujourd'hui, je crois que c'est 600 entreprises résidentes ici. On commence à voir arriver cette cette robotique, cette robotique IA. Non, c'est le début et puis concernant la robotique, on se concentre sur ce qu'on voit, c'est-à-dire le hardware. Il faut pas oublier la couche importante du software. C'estàdire qu'en fait tous les robots qu'on voit aujourd'hui ne sont pas autonomes. Ils ont des des
manipulateurs derrière hein qui qui dans des bionettistes en fait qui qui les font marcher. On le voit aujourd'hui, il y a des créations d'entreprises en France comme Amilabs de Yan Lequin qui développent des modèles qu'on appelle les world models qui permettent de comprendre euh d'avoir une compréhension spatiale de beaucoup à partir de la vidéo de de vidéo et qui est une différence pas de niveau mais de nature par rapport au modèle de langage actuel. Donc en fait on le voit euh concernant la robotique, il n'y a pas que les les joints et les ou des robots qui font des saériux arrières. Absolument. Donc en fait sur ces sujets-là, je pense que la France, l'Europe, la région évidemment a des choses à jouer puisque les barrières à l'entrée sont moins élevées que dans la capacité à créer
effectivement une usine où les investissements chinois ont montré qu'ils étaient extrêmement efficaces. On on on a justement c'est c'est c'est ça la prochaine évolution de de Li Robert Viaton. Comment comment vous percevez justement ces ces cette robotique qui qui encore une fois on se concentre sur les robots parce que c'est toujours impressionnant mais voilà c'est des bras articulés ça peut être c'est plein de choses c'est de la computer vision il y a beaucoup de choses derrière cette robotique. Ouais. Alors la la robotique industrielle existe depuis 40 ans et très très optimisée déjà avant les robots humanoïdes. On a des des grands fabricants qui font des choses exceptionnelles. Le sujet je pense ça a été dit. Le robot en lui-même va, comme le modèle de langage étendu, se
commoditiser demain. C'està-dire que le fabricant d'actuateur qui permet de faire tourner un bras, ça sera un produit qui va devenir de plus en plus cheap, entre guillemets. Le sujet, c'est encore une fois l'intégration de ces outils parce que ce ne sont jamais que des outils dans des processus réels. Et demain, c'est quoi ? Ça veut dire un hôtelier, un hôtelier avec son hôtel, avec les contraintes des couloirs, des escaliers. comment il fait en sorte qu'il ait un robot qui vienne plier du linge ou remettre des serv ramasser des serviettes et les remettre sur le porte-serviette. Et ben ça c'est vraiment ce sujet entre la connexion entre l'environnement et le robot. Le robot il va l'acheter chez un fabricant X, Y ou Z. il aachètera un prix qui est un prix industriel qui va déflatter au
fil du temps. Mais la question de l'intégration de ce robot dans son processus, de se dire "Bah ici le robot il sert à rien et il faut plutôt que je garde plutôt un processus humain parce que il il sait pas bien faire ce processus là ou alors moi j'ai un niveau de qualité que je veux exceptionnel et le robot il travaille pas à un niveau de qualité exceptionnel et donc en fait je vais pas prendre un robot mais je vais garder un humain." toutes ces ces réflexions là, ce c'est c'est pour moi c'est vraiment là où se situe la valeur et il faut pas avoir peur en se disant oui il y a unitri, oui il y a oui il y a peut-être demain Tesla et et Optimus et on a on est moins ou on est plus petit en Europe sur ces sujets-là mais encore une fois le sujet c'est celui de
l'intégration la capacité à recombiner les processus de production en fonction d'un environnement qui existe, qui des besoins de clients qui existent et qui sont pas les mêmes de Paris à Shanghai et de Paris à Boston. Ça c'est vraiment cette anticipation qui qu'il faut avoir à Manuel Lvi. Je discutais l'autre jour avec une entreprise qui me disait voilà, nous on avait euh une dizaine de personnes qui s'occupaient des notes de frais, très grand groupe. Des notes de frais dans l'entreprise, voilà qui qui checkaient les notes de frais. Euh alors ça c'est peu à peu automatisé mais euh voilà, ils étaient quand même là pour euh parce que le le computer vision marchait pas forcément bien. Là maintenant euh il y a il y a plus que deux personnes. Ça veut dire que les
huit autres, il a fallu le retrouver et ils disent on a on a on a pas assez anticipé et bon ça s'est fait un peu dans la douleur. Il y a pas eu de de de suppression de poste. Mais justement c'est ça où on a encore du mal aussi à Alors ça fait partie des actions qu'on mène à la Cédia, c'est d'accompagner la réflexion des ressources humaines justement sur ces projections des des évolutions. Et je pense qu'il est important de rappeler que il y a trois au moins trois compétences que l'IA n'aura pas. La première c'est la véritable créativité et donc si vous avez une activité créative, vous pourrez jamais mettre de lia pour vous remplacer à 100 %. La pensée critique donc est-ce que c'est bien, c'est pas bien et puis la pensée déontologique et éthique et ça
évidemment la technologie aujourd'hui ne peut pas se substituer à l'humain. Ce qui fait pour vous donner un chiffre qu'on a observé récemment sur un cas d'usage, une équipe d'administration des ventes qui fait des devis. L'IA permet de gagner 70 % sur la réalisation de chaque devise. Or, on constate qu'au niveau de l'équipe qui ne fait que ça, on gagne seulement 16 %. Pourquoi ? Bah parce qu'il y a toutes ces autres tâches qui sont invisibles et qui en fait font la réalité du métier. C'est pas juste certaines tâches, un métier, c'est beaucoup plus que ça. C'est plus complexe et donc l'a met en lumière. Fran disait de que toute la semaine devant se dérouler dans les Haut de France, pas mal de choses à la cité de Lia, lundi pas mal de choses aussi. Alors effectivement, lundi, on a un
grand événement, le tech and business day de la de la cité de Lia, qui aura lieu toute la journée à la cité des échanges à Marc en Barel et qui permettra d'entendre plus de 60 témoignages d'entreprises qui ont fait des choses dans leurs entreprises. Donc c'est des vrai, c'est du concret et c'est du très condensé. Donc ce sera une belle journée très utile à tous les professionnels qui s'intéressent au sujet. Prochaine étape pour EUR Technologie, enfin voilà de de deux trois grands plans à mettre en place Emmanuel. Alors, on vient de lancer un accélérateur qui s'appelle The Square euh dont le jury euh se tiendra le 2 juillet prochain et qui a vocation à identifier, accompagner euh des entreprises dans ces domaines, à accélérer demain principalement sur des
problématiques, comme je le disais tout à l'heure, de distribution. On aperçoit que aujourd'hui, il est de plus en plus simple de produire une offre, la distribuée va devenir de plus en plus complexe et donc nous avons comme enjeu de de le faire. Je crois que euh l'IA n'a il y a une promesse fausse de l'IA, c'est que ça va être un grand nivelur de l'intelligence. Beaucoup de gens pensent que ça va devenir une communautisation de l'intelligence. Je crois pas du tout à ça. Il y a à mon sens des gens qui vont se dire bah chouette je n'ai plus besoin de penser, Lia peut penser pour moi. Et d'autres qui se disent chouette, je peux il a plus de limite à ce que je peux apprendre et j'ai envie de demander plein de choses et cetera. Donc en fait, j'ai envie de paraphraser ce que disait
François Sagan à propos de l'argent, mais je trouve que ça s'implique bien à Lia, c'est que c'est un bon servant et un mauvais maître. Et bien voilà, ce sera le mot de la fin. Merci à tous les trois Emmanuel Durant, président et du directeur d'Eur Technologie. Merci de nous accueillir ici pour ce sommet de lia au sein d'Eur Technologie à Lille d'où nous enregistrons ce d'où nous étions en direct pardon sur ces experts [musique] de de LIA pour BFMS. Merci Robert Rivaton, CEO de Stonal qu'on aura l'occasion de voir sur scène pour ceux qui qui sont ici à Lille dans quelques instants. Et puis Manuel Davis, président de la cité d'IA. Merci à tous les trois. Voilà, se termine les experts de l'IA. Et bien, on poursuit évidemment tout de suite, on va parler de bourse,
on va parlerinvestissement, on va parler immobilier sur BFM Business et on va aussi parler de ce grand événement que BFM Business suit tout au long de la journée. C'est cette entrée en bourse de Space 6 avec, on l'a dit, beaucoup de communication autour de tout ça mais aussi beaucoup d'argent. Allez, excellente journée sur BFM Business. M.
Xavier Bertrand