"On ne peut pas enfermer la France éternellement" / Nicolas Dupont-Aignan sur LCI (25 février 2022)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:43OuverteRéponse directe
Est-ce que c'est une stratégie qui vous paraît bonne ?
- 3:47RelanceRéponse directe
Est-ce que vous croyez sincèrement qu'on peut revivre un nouveau confinement ?
- 7:11OuverteRéponse directe
Est-ce que le tout ou rien est une politique ?
- 7:44RelanceRéponse directe
La contamination est de 750 personnes. Ça ne veut rien dire ?
- 10:40OuverteRéponse directe
Sur les vaccins, on peut en parler ?
- 11:01FerméeRéponse partielle
Nicolas Dupont-Aignan, vous maintiendriez ce message ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:40Invité politiqueChiffre
« 50% des hospitalisations concernent des gens âgés entre 40 et 70 ans. »
- 2:49InvitéChiffre
« 88% des personnes en réanimation ont un facteur de comorbidité. »
- 3:07InvitéFait
« Le gouvernement a remis au travail, par un décret que j'ai contesté au Conseil d'État, des personnes vulnérables avec des maladies professionnelles. »
- 7:44Invité politiqueChiffre
« La contamination est de 750 personnes. »
- 8:22InvitéChiffre
« 172 lits dans le programme de suppression, dont 78 lits déjà supprimés mi-2018. »
- 8:40InvitéChiffre
« On est à 6% de vaccination. »
- 10:50InvitéFait
« Je ne me ferai pas vacciner avec ce vaccin ARN, dont on n'a aucun recul. »
- 12:11InvitéFait
« Je ne sais pas si ce vaccin protège plus de 2 à 3 mois et je ne sais pas s'il empêche de transmettre. »
- 13:06InvitéFait
« Le professeur Com a dit : on a eu tort de tout miser sur le vaccin. »
Temps de parole
- Invité68 %
- Nicolas Dupont-Aignan21 %
- ?10 %
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Bonjour
Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Jean-Michel Apathy.
Vous présidez le parti politique Debout la France. Vous êtes député de l'Essonne. La situation sanitaire s'aggrave. C'est ainsi que l
'a
définissé hier le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal.
Depuis quelques jours, le nombre de contaminations et le taux d'incidence repartent à la hausse. Si le nombre de nouveaux cas avait diminué de 10% la semaine dernière, il a augmenté de quasiment 10% sur la semaine qui vient de s'écouler.
C
'est le variant anglais qui gagne du terrain. 10 départements
pourraient
être évoqués par le Premier ministre pour durcir encore le confinement, comme cela est le cas déjà à Nice et à Dunkerque. Est-ce que c'est une stratégie qui vous paraît bonne Nicolas Dupont-Aignan
? C
'est le constat d'un échec dramatique pour le pays parce que c'est la troisième fois
que
le gouvernement nous conduit dans le mur. J'ai accepté le premier confinement totalement. On l'a tous accepté, oui. Non, mais je l'ai souhaité et j'étais un des premiers, souvenez-vous, à alerter à la fin janvier 2020. D'accord. Enfin, vous
savez, les premiers, mais...
Si je peux finir
ma
phrase, cher Jean-Michel Appel.
Oui,
bien sûr, bien
sûr.
C'est le variant anglais qui
est le problème. Si je peux
finir ma phrase. J'ai été le premier à accepter ce confinement parce qu'on n'avait pas de masque,
pas
de test,
pas
d'expérience, que le gouvernement n'avait pas voulu contrôler les frontières. Et je dis simplement... On est là un an plus tard. Je dis, on est justement, Jean-Michel Appel, un an plus tard. Pourquoi
qu
'on
est dans cette situation ? Parce que le variant anglais nous pose un problème qu'il pose au monde entier ou parce qu'il y a eu des fautes de fait
? C
'est ce que j'y viens.
D
'accord. C'est parce qu'on n'a pas tiré les leçons de ce premier confinement.
Une
deuxième fois,
on
nous a expliqué qu'il fallait à nouveau reconfiner. On a eu un reconfinement partiel.
Et
une troisième fois, on continue à nous dire, on a échoué, il faut reconfiner. On ne peut pas enfermer la France éternellement. Qu'est-ce qu
'il faut faire ? Et ce
que je regrette, c'est qu'on ne prenne pas les mesures qui empêchent d'en arriver là. C'est quelle mesure ? Première mesure, c'était un contrôle des frontières beaucoup plus strict. Il n'est toujours pas strict. Deuxième mesure, c'est de protéger les plus fragiles plutôt que d'enfermer tous les Français. Protéger les plus fragiles, je vais vous donner un exemple. Madame Merkel l'a fait. Elle a envoyé à toutes les personnes âgées un lot de 15 masques, à 27 millions d'Allemands, 15 masques FFP2. Je réclame depuis des mois la fabrication de masques FFP2 et le don aux personnes âgées pour qu'ils soient bien protégés et qu'ils puissent vivre librement.
Troisième
point,
je
propose... 50% des hospitalisations concernent des gens âgés entre 40 et 70 ans.
Avec des facteurs de comorbidité. Il n
'y
a
pas que les personnes les
plus
âgées
qui sont en
cause, hélas. Dans les services de réanimation, Jean-Michel Apathy, Donnée Santé publique France,
vous
pouvez vérifier, 88% des personnes en réanimation ont un facteur de comorbidité. Donc on peut tout à fait les protéger davantage. Et je remarque
que le gouvernement
a remis au travail,
par
un décret que j'ai contesté au Conseil d'État, des personnes vulnérables avec des maladies professionnelles. Et nous avons gagné. Et il n'a jamais voulu imposer le télétravail, notamment sur leur conjoint, qu'on envoie dans le métro attraper le virus. Donc, de grâce, si on protégeait davantage les plus fragiles,
si
on soignait davantage avec les médicaments que le gouvernement a bloqués, a bloqué, l'ivermectine, l'azithromycine, l'hydroxychloroquine, les recherches de l'Institut Pasteur de Lille, qui ont dû être subventionnées par LVMH, parce que le gouvernement s'y refusait, et qui donnent des résultats dans beaucoup de pays. Enfin, on s'aperçoit qu'il y a bien évidemment des mesures à prendre, mais
est
-ce que vous croyez sincèrement qu'on peut revivre un nouveau confinement
?
Je ne le crois pas. Tout prouve aujourd'hui que les confinements ne servent pas, qu'à la fin,
on
revient
à
la même situation. Donc, je demande qu
'on
prenne des mesures en amont. Dernier point,
Jean-Michel Apatia, on avait un
an pour augmenter
le nombre de lits de réanimation. On est
toujours au même nombre de lits de
réanimation. La question,
c
'est que nous faisons face à
un
variant. Il y aura toujours
des variants.
Oui, mais donc, s
'il
y a toujours des variants, il faut s'adapter. Oui, justement.
Vous connaissez le
prochain variant,
vous
? Je regrette, par exemple, que M. Castex ait déclaré dans Ouest-France
qu
'on n'allait pas augmenter les lits de réanimation, parce qu'on avait une épidémie comme ça par siècle. Je regrette, par exemple, M. Apatia, que le concours d'interne en réanimation, cette année, concours d'interne en réanimation, donc des gens formés,
on
pourrait ouvrir le nombre de places pour avoir des réanimateurs.
Eh
bien, il y
a
le même nombre de places, 74 places contre 72 l'année dernière. Il n'y
a
eu aucun effort
d'effet depuis un an
sur l'augmentation des lits de réanimation, sur les soins, sur la protection des gens fragiles. Alors, bien évidemment, maintenant, on arrive à une situation dramatique où, pour la troisième fois, on va enfermer les Français. Alors qu
'on
sait qu'il
y a
des études à Stanford et partout qui montrent que l'enfermement ne résout pas le problème.
Enfermer les Français, il ne
s
'agit pas d'enfermer les
Français. Si, il s'agit
d'enfermer les Français, sauf pour aller travailler.
Voilà, à Nice et à Dunkerque...
Eh bien, c'est encore
pire. Non, attendez, attendez, une seconde. À Nice et à Dunkerque, ce n
'est
pas un reconfinement total, ce sont des week-ends où il est demandé aux gens de ne pas sortir. Quand vous dites que
c
'est encore pire, vous voulez dire qu'il vaudrait mieux
fermer
toute la semaine à
Nice et
fermer toute la semaine à Dunkerque ?
Pour
toi, la situation, Jean-Michel Apathy, est très grave.
Et
comme on n'a pas pris les mesures qui s'imposaient depuis un an
et
qu'on subit, comme dans une situation moyenâgeuse, le virus... Je
rappelle qu
'il
y a
le variant, mais bon,
d
'accord. Mais il y aura
des variants... Je vois que vous voulez
pas...
Mais
non, le variant, on a découvert ça en janvier.
Le variant,
si on a des masques
et qu'on protège les gens, si on renforce leur défense immunitaire, si on a les soins et si on a les lits, on surmontera l'épidémie.
Et
on n'enfermera pas tout un peuple. Donc,
je reviens
sur Nice. Ils vont mieux enfermer toute la semaine, Nice et Dunkerque.
Je reviens.
Je vais revenir là-dessus. Qu'on m'explique.
Il
y en a un qui l'a dit très bien,
c
'est Jean-Léonetti. Il n
'est
pas de mon parti politique. C'est pas grave. Il est centriste, il est maire d'Antibes, médecin.
Il
a dit que
c
'est quand même extravagant.
Il
n
'y a
pas de virus avant 18h pour s'entasser dans les bus et les tramways de Nice
et
pour aller travailler, aller dans le restaurant d'entreprise, c'est-à-dire dans un lieu fermé où vous pouvez, si vous ne prenez pas de précaution, attraper un virus.
Et il
y a un virus à partir de 18h le week-end pour aller marcher au bord de la plage là où il y a du grand air. Donc ça veut dire qu'en fait, pour le gouvernement, on peut aller travailler, travailler, travailler, mais on n'a plus le droit de sortir. Et on enferme les Français le week-end dans leur petit logement avec des familles où ils vont encore plus attraper le virus au lieu de sortir. Si je peux me permettre... Donc ce
qui est en
cause,
Jean-Michel Apathy, ce sont les
rassemblements. Il faut éviter les rassemblements.
Si je peux
me permettre...
Mais il ne faut pas
interdire aux Français de sortir le week-end. Le
rassemblement... Mais c
'est complètement dément ce qui est en train de se faire.
Mais il vaut mieux
arrêter toute l'économie, fermer les écoles.
Mais alors, il
n'y a pas de virus dangereux.
Alors si on peut ouvrir les écoles et l'économie... Non
mais que le gouvernement m'explique,
est-ce que la situation est si dramatique pour... Soit
c'est dangereux,
Jean-Michel Apathy.
Est-ce que le tout ou rien est une politique ? C'est-à-dire, ou on ferme tout, ou on ne ferme rien.
Actuellement, Jean-Michel Apathy, ce que je vous explique,
c
'est que la situation de Nice et Dunkerque est la situation la plus absurde sur le plan sanitaire et sur le plan social. J'entends. Donc il vaut mieux tout fermer. Soit la situation... J'y viens. Soit la situation est très grave. Oui. Et malheureusement, il vaut mieux un confinement total de 15 jours pour bloquer
le virus.
Non, ça dépend de la situation. Et on n'arrive pas à avoir les éléments du R0 dans les Alpes-Maritimes que j'ai demandé depuis 3 jours.
La contamination est de 750 personnes.
Ça ne veut rien dire. Tout dépend du R0. 750
pour 100 000 ? Ça
dépend du R0. On a des chiffres. Moi, j'attends d'avoir les informations. On ne cache pas les chiffres ?
En attendant. Est-ce qu'on cache des chiffres
?
Le R0 dans les Alpes-Maritimes, pour l'instant, je n'arrive pas à
l
'obtenir. Vous n
'arrivez pas. Je n'arrive pas. Vous demandez
au ministère de
l'Assemblée ? Je l'ai demandé au
directeur de l'ARS. Il est de 0,95 pour l'ensemble de la région PACA, ce qui fait que ça diminue légèrement.
On
n'a pas. Vous savez combien on a supprimé 2 lits ? Juste un point. Qu'est-ce que vous...
Vous savez, M. Apathy, combien on a supprimé 2 lits ? Pourquoi on n'a pas les chiffres
? Non,
mais
attendez. Non, si vous posez la question, c'est que vous connaissez la réponse, donc allez-y.
Je vais vous dire. Combien on a supprimé 2 lits au CHU
depuis
2017 ? Allez-y, allez-y. 172 lits dans le programme de suppression, dont 78 lits déjà supprimés mi-2018. Donc, moi, je voudrais qu'on comprenne
comment
on peut paralyser un pays,
parce
qu'on est incapable de soigner, incapable de donner à nos hospitaliers les moyens de sauver des vies, incapable de protéger les plus fragiles par des politiques ciblées, et entre parenthèses, incapable de vacciner, puisqu'on est à 6% de vaccination.
Donc,
je voudrais qu'à un moment, on ait un gouvernement qui rende des comptes à la nation, parce qu'on ne va pas enfermer les Français, je vous le répète,
ce n
'est
pas la solution. Donc, je n'ai pas bien compris, si vous souhaitiez, qu'à Dunkerque ou à Nice,
on aille vers un reconfinement total. Ça dépend.
J'aurais aimé, par exemple, que le ministre de la Santé écoute le maire de Dunkerque quand, il y a une semaine, il a demandé une mesure de précaution en évitant les rassemblements. Si tu étais peut-être plus prudent de fermer les écoles, comme l
'a
demandé le maire de Dunkerque, une semaine avant,
pour
éviter l'aggravation, ce que je veux vous dire, c'est que la décision qui consiste à laisser les gens travailler
et leur interdire
de sortir le week-end,
est une
décision socialement insupportable. Insupportable parce qu'elle est incohérente. Excusez-moi, d'accord, c'est là que je ne comprends pas. Bah si, c'est incohérent. Donc,
vous avez le
droit de travailler, mais pas de sortir ? Non, c'est pas ça. Bah si, c'est ça. Si, il
n
'y a pas de danger sanitaire pour aller bosser toute la semaine, et il y
a
un danger sanitaire le week-end. Non,
c
'est pas ça. Mais M. Apathy, c'est complètement absurde. C'est pas ce que je veux dire, je veux dire... Mais
vous reconnaissez
que c
'est absurde ? Non, je ne le reconnais pas. J'essaie de vous dire autre chose.
Moi, je ne trouve pas ça cohérent. J'essaie de
vous dire... Soit c
'est dangereux et on bloque, soit c'est pas dangereux, et on laisse ouvert avec des mesures de précaution.
J'essaie de vous dire que travailler, ça a un apport pour l'économie, parce que le quoi qu'il en coûte un
jour, il va en coûter très cher. Mais bien sûr.
Mais
alors,
vous croyez que vous allez dire aux
Français... Non, je ne crois rien. Non, mais moi, je
vous réponds. J'essaie
juste de trouver la
logique de votre
raison.
La logique, c'est que la logique du gouvernement est totalement incohérente.
Les décisions, elles sont le fruit d'un arbitrage. Paralyser l'économie, ça a un coût qui est aussi très important. Très
important, c'est pourquoi je suis contre l'enfermement. Et vous n'avez pas l'air d'en tenir compte.
C'est pourquoi j'ai proposé depuis des mois des mesures évitant un troisième confinement. Et c'est pourquoi on découvre aujourd'hui que les confinements, même l'OMS le dit, l'OMS, les confinements, c'est vraiment en dernière extrémité, quand on a tout échoué. Et je trouve regrettable. On
est un gouvernement qui, à
trois reprises, a tout échoué. M. Véran, vraiment, et le gouvernement ont tout échoué. C'est une réalité. Sur
les vaccins
?
Sur les vaccins,
oui.
On peut en parler ?
Oui.
Voilà ce que vous disiez à la fin de l'année, Nicolas Dupont-Aignan, au 13h de TF1, à Jacques Legros.
Je
ne me ferai pas vacciner avec ce vaccin ARN, dont on n'a aucun recul, qui pour la première fois est expérimenté sur l'homme.
Maintenant qu'on a du recul, vous feriez vacciner avec le vaccin ARN,
Nicolas Dupont-Aignan ? Ce n'est pas la question de
savoir si M. Dupont-Aignan serait vacciné.
Alors je vais reprendre ma question. Non,
non,
non. Parce que là, le message que vous faisiez passer, c'est ne vous faites pas vacciner avec l'ARN. Est-ce que vous maintenez ce message ?
Je maintiens qu'à la période où je l'ai dit, on n'avait aucun recul. Aujourd'hui ? Aujourd'hui, on a davantage de recul. J'attends d'en avoir davantage. Donc vous conseillez
toujours
aux gens d'être prudents ou vous leur dites faites
vous vacciner ? Ça dépend des gens.
Je pense que tout médecin vous dira
que
la vaccination, on n
'est
pas anti ou on n'est pas à fond pour. Je n'ai jamais été anti-vaccin.
J'avais même dit que vous auriez pu prendre un
excès d'une autre télévision où je disais que je me ferais plutôt vacciner par un vaccin classique, le vaccin chinois ou un autre, plutôt que par le vaccin ARN. Donc je suis franc. Je ne regrette rien. Mais l
'ARN a une protection
très importante, 98%, beaucoup utilisée en Israël, où la vie normale est en train de reprendre.
Attendons de voir. Vous le dites encore ? Je dis attendons de voir, puisque nous savons, et c'est M. Fischer qui le dit, qui est le M. Vaccin du gouvernement, qui l'a dit sur RTL il y a quelques semaines. Il
y a
quelques mois, oui.
Non,
non.
Au tout début. Non,
il
l'a dit tout récemment. Non, il l'a dit au mois de mars. Au
mois de mars.
Non, non, il l'a dit au mois de... Qu'importe. Très récemment, qu'importe le date. Il a dit,
je
ne sais pas si ce vaccin protège plus de 2 à 3 mois
et
je ne sais pas s'il empêche de transmettre.
J'ai simplement osé dire dans cette unanimité... Non, mais on ne
va
pas revenir au passé. C'était votre situation d'aujourd'hui. Aujourd'hui,
je pense qu'il y
a
un bénéfice-risque
et
que pour des personnes en comorbidité, c'est-à-dire qui souffrent d'une maladie ou d'un certain âge, si ce vaccin est positif, je m'en réjouirai.
En
revanche, je pense... Qu'est-ce qui nourrit vos doutes ? J'attends l'expérience.
Qu'est-ce qui nourrit
vos doutes ? Est-ce
qu'il y a des cas particuliers qui nourrit vos doutes ? En revanche,
je
vous dis très clairement que pour les personnes qui n'ont pas de pathologie, je pense que l'avantage du vaccin sur le risque n'est pas extraordinaire et j'attends de voir. Deuxièmement, et vous le savez tous, même le professeur Com l'a dit, professeur Com qui est dans le conseil scientifique, je crois, et qui en tout cas est quelqu'un de reconnu de tous. Le professeur Com a dit, on a eu tort de tout miser sur le vaccin, car avec les variants, on sait très bien que les vaccins ne seront malheureusement peut-être pas totalement protecteurs, et il faut aussi une palette de soins. Je ne suis pas anti-vaccin, j'ai simplement osé dire que ce n'était peut
-être
pas la seule solution.
Non,
ce
n
'est
pas osé, c'est qu
'à
un moment où vous avez fait part d'un doute, je voulais vérifier si ce doute existe.
Je maintiens un doute.
On apprend que le
gouvernement va commander... Et je le maintiendrai parce que
je tiens la liberté vaccinale. Chacun a le droit. Et déjà que
le gouvernement
qui est incapable de vacciner
ceux qui le souhaitent... La vaccination n'est
pas obligatoire. Tout à fait. D'accord. Ceux qui... Un passeport serait
nécessaire s'il
y a
des vaccins
?
Non, parce qu'on ne peut pas mettre un passeport sur un vaccin dont on ne connaît pas l'efficacité. Il y
a
un vaccin, on a beaucoup vacciné. Mais
peut-être en Israël,
mais attendons
de voir un peu la suite. Il y a un vaccin et... Attendons la
suite. Je vous invite à lire tous les reportages aujourd
'hui. Mais oui,
mais je ne me base pas sur les reportages, heureusement. Je
me base sur les études
scientifiques, cher Jean-Michel Apathy.
Non, il n
'y a
pas que les études scientifiques.
Non, il y a les études
scientifiques. C'est intéressant. Le passeport, ce n
'est
pas une étude scientifique. C'est intéressant de savoir ce qui se passe ailleurs. Mais bien sûr. Voilà. Bien sûr. Donc, c'est intéressant de voir que le pays qui est le plus vacciné au monde... Je me méfie beaucoup.
...met un
passeport à la satisfaction générale, d'après les reportages.
Les reportages peuvent
mentir aussi, ça.
Les reportages ne sont pas des études scientifiques. Vous avez raison. En
tout cas,
pas pour moi.
Pour moi non plus.
Alors, on est d'accord au moins sur la suite.
C'est notre point d'accord. Le gouvernement va commander un traitement, les monoclonaux.
C'est une très bonne nouvelle. Je réclame depuis des mois, comme le professeur Combe, qu'on ait une palette d'actions. Encore une fois, je ne veux pas être caricaturé. Je demande qu'on joue sur toutes les solutions possibles. Et je me réjouis qu'ils commandent. Je souhaite que ça aille vite. Comme j'aimerais qu'ils soutiennent les initiatives. Comme l'Institut Pasteur de Lille, qui a été bloqué par le ministre de la Santé, qui n'a pas voulu l'accélération des études. Alors qu'ils ont trouvé une molécule qui permettrait de soigner. Je regrette. Et on nous la cache, la molécule. Et on ne nous la cache pas. On ne soutient pas l'Institut Pasteur de Lille. C'est quand même dommage.
Pourquoi est
-ce
qu'on ne soutiendrait pas un institut qui a trouvé une molécule
?
Eh bien,
je vous le demande. Posez la question au ministre de la Santé. On va poser la question.
Ça fait quand même
que vous sachiez,
M. Apathy, et que nos auditeurs sachent que depuis le début de la crise, le ministère de la Santé, et je ne sais pas pour quelle raison, et j'aimerais qu'il
y ait
une commission d'enquête un jour,
a
bloqué systématiquement tous les soins. Oui, mais je l'ai demandé 20 fois. J'ai même écrit au ministre, qui n
'a
jamais répondu. Non, mais à l'Assemblée. Et j'ai eu des sommes politiques de tous bords politiques. Nous partageons exactement la même idée. Il y a une citadelle au ministère de la Santé qui refuse de soutenir les études permettant de développer des soins précoces qui éviteraient des malades en réanimation. Eh bien, j'aimerais savoir. Posez-leur la question. Peut
-être
parce que ce sont des médicaments pas chers ? Peut-être parce que l'industrie pharmaceutique n
'a
pas envie de vendre des médicaments qui valent quasiment rien, qui sont génériques
? Le ministère de la Santé est en même des laboratoires ?
Je me demande.
Vous posez la question.
Je pose la question en tout cas. J'aimerais qu
'il y ait
une commission d'enquête très sévère. Et un jour,
vous
verrez, après la crise, on sera bien obligé de savoir ce qui s'est passé parce que ce sont des milliers de vies qu'on a perdues parce qu'on n'a pas diffusé des soins précoces.
Eh bien, c'est une accusation à laquelle... Ils répondront, oui. Il faut souhaiter qu'il y ait une réponse rapide. J'aimerais. Voilà, peut-être... Et je ne suis pas le seul. Peut-être, Jean Castex, ce soir, qui fera une conférence de presse et qui sera questionnée. On verra bien. J'aimerais que vous le questionniez là-dessus. Pourquoi est-ce qu
'on
ne le ferait pas ? Eh bien, tout à fait. Je m'en
réjouirai.
Merci beaucoup.
Puisque la commission d'enquête ne peut pas être créée, les journalistes peuvent poser des questions. Et heureusement. Ils servent à ça.
Mais heureusement,
Michel
Abati. C'est
la
démocratie. Merci Nicolas Dupont-Aignan d'avoir accepté l'invitation d'LCI. Et ça donne...
Nicolas Dupont-Aignan