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interviewEurope 1 (sur YouTube)· 5 février 2026 19 min

"60% des personnes dans les hébergements d’urgence sont des sans papiers" (Vincent Jeanbrun)

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8h13 la grande interview c'est news européen avec Vincent Jeanbrin ce matin. Bonjour Vincentrin. Bonjour, merci d'être avec nous. Ministre du logement, on va parler de tous les sujets d'actualité évidemment. Je voulais qu'on commence par ce qui s'est passé à Sanari. Les Français, les familles, les parents sont choqués par l'attaque d'une professeur dans un collège de Sanarie. L'état de santé de l'enseignante poignardé mardi reste préoccupant. un élève de 14 ans qui poignarde sa professeur car je cite cet élève, il a trop de haine. Il a 14 ans. Qu'est-ce que ça dit de notre société Vincent Jean-Brin ? Bah ça montre clairement un ensauvagement de cette société et qu'il va falloir avoir en face un choc d'autorité extrêmement fort. Je voudrais avoir évidemment une

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pensée pour cet enseignant de sa famille, mais pour toutes celles et ceux qui sont victimes dans notre société de ce type d'agression extrêmement violente. Euh un certain nombre de choses ont été mises en place. Euh on fait des contrôles de sacs, il y a des portiques, tout ça va dans le bon sens. Mais on voit bien qu'il faut aller encore plus loin. C'est pour ça d'ailleurs que Gérald Armanin prépare une réformité des contrôles de sac. Franchement oui. Puis puis sur la la réactivité de la justice, on voit que dans ce cas-là, on est sur un mineur qui probablement est lui-même victime dans son contexte familial. Il y avait des alertes. Comment est-ce qu'on fait en sorte d'avoir une justice beaucoup plus réactive ? Et je le disais, Gérald Manin va proposer un texte pour aller beaucoup

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plus vite et avoir une justice plus efficace. Et là, on verra si tous ceux qui comme nous là ce matin sont en solidarité avec la famille, sont en solidarité avec cette enseignante, seront capable demain dans l'hémicycle d'être au-delà des mots, au-delà de la compatis de dire "Nous aussi, on soutient une loi qui va plus loin et plus fort dans la justice." C'est important parce qu'il s'agit pas juste de réagir avec compassion quand il y a un drame à la télé. Il faut aussi dans l'hémicycle que les forces de gauche puissent dire "OK, on a compris, la justice, elle est pas assez efficace dans ce pays, on va lui donner plus de moyens." Ouais. Donc rendez-vous dans quelques semaines quand on examinera ces textes. Vous connaissez parfaitement le le terrain. On vous connaît comme ministre,

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vous êtes ministre. Euh vous avez été maire également, vous connaissez le terrain. Est-ce qu'il faut sortir les élèves violents du parcours scolaire classique euh quitte à nuire aux bons élèves et au et et aux professeurs ? Est-ce qu'il faut les maintenir coûte que coûte à l'école ? Il faut adapter les parcours et ça dépend ce qu'on appelle violent. Quelqu'un qui a déjà poignardé un enseignant, évidemment sa place, elle va plus être en milieu classique par définition. Donc si si on peut trouver des parcours qui permettent avant que les drames arrivent, que des élèves très perturbateurs puissent être repris, ramenés sur le droit chemin, il faut le faire. Maintenant, c'est une organisation portée et évidemment, il faut le faire avec intelligence. Euh sur l'autorité, tiens, je voulais

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vous entendre sur Georgia Méloni, la présidente du conseil italien, qui est sur le point de mettre en place une série de mesures de fermeté, un véritable choc d'autorité pour répondre au à différentes problématiques de de délinquence en Italie. Euh présomption de la légitime défense pour les policiers, augmentation importante, très importante des amendes pour le port du du couteau. Faut s'inspirer de ce choc d'autorité de de Georgia Méloni. En fait, vous savez, c'est c'est plus que s'inspirer de Georgia Mélony, c'est écouter ce que dit la droite républicaine depuis des mois. Moi, je suis euh membre de la droite républicaine et le groupe de l'envoqué à l'Assemblée nationale. Ils ont fait exactement ce type de proposition. Présomption de légitime défense pour les

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policiers. Il faut protéger ceux qui nous protègent et puis effectivement aller plus loin sur un certain nombre de choses. On ne peut que regretter l'ensuvagement de notre société et en même temps, il faut de fait l'accepter à l'instant en faire le bilan et donc prendre toutes les mesures en réaction avec calme et modération. Mais une autorité qui doit être limpide. Il faut que ceux qui imaginent pouvoir jouer avec nos règles et avec nos lois sachent que la sanction, elle sera là présente et immédiate et qu'on sera toujours du côté de ceux qui nous protègent. contrairement à la France insoumise qui voudrait désarmer la police et faire en sorte de laisser libre cours à toutes les folies. La France insoumise qui ne défend pas les les policiers qui dit que la la

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police tu comment vous qualifiez leur leur attitude vis-à-vis des policiers ? Pour moi, elle est elle est abjecte. Vous savez, j'étais dans une circonscription où on avait comme député madame Rachelle Kéké qui non seulement avait dit que la police tue, mais m'avait dit les yeux dans les yeux que la police tuait les enfants et que ce serait bien que la police tue mes enfants pour que je me rende compte de ce que c'était les violences policières. Donc quand vous on a en face de vous des personnes qui ont ce logiciel là, c'est une épque, bah c'était à ce moment-là une députée euh puis les élections ont fait que j'ai j'ai pris ce siège. Euh mais ça en dit long sur le logiciel. Quand vous avez monsieur Deelogu, député de Marseille qui euh donne des coups de

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pieds dans une une pardon une une CPE, une une agent de l'éducation nationale euh dans le cadre de manifestation euh lycéenne. C'est extrêmement grave. Et pour le coup, lui, il est toujours élu de la République. Donc, on voit bien que là, ce choc d'autorité, il va falloir le faire remonter, y compris euh vis-à-vis des élus de la République. Vincent Jean-Brin, ministre du logement, avec nous ce matin sur sur ces news Europe, hein, les chiffres de l'immigration, ils ont jamais été aussi importants en France l'année dernière, en 2025. Vous êtes ministre du logement, j'ai une question que je je me posais. Quel quel impact a le l'immigration sur le logement quand 500000 personnes arrivent en France, il faut les loger. Quel est quel est l'impact et où sont logées ces ces personnes ? Tout dépend

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de quelle filière on on est en train de parler. Si si vous êtes sur une filière régulière, on est sur le marché du logement classique. Si en revanche vous êtes sur une immigration non régulière, le sujet bien souvent c'est que on est des personnes qui sont à la rue et comme elles sont à la rue ensuite elles vont intégrer par exemple quand il y a eu le plan Grand Froid avec la neige l'hébergement d'urgence et là vous avez sur des près de 203000 places ouvertes pour l'hébergement d'urgence plus de 60 % des personnes qui sont souvent sans droit ni titre. Donc ça pose une question effectivement cette 60 % des personnes hébergées dans l'hébergement d'urgence sont des sans papiers en moyenne à l'année. On n'est pas loin de ces chiffresl. D'accord. On n'est pas loin de ces chiffresl.

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Pourquoi je vous dis ça ? Parce qu'en fait j'ai découvert que il y avait pas d'automaticité du contrôle d'identité dans notre hébergement d'urgence. Donc bien souvent les travailleurs sociaux et les associations qui font un travail formidable pour mettre à l'abri notamment des femmes victimes de violence, des gens qui sont en souffrance, des enfants qui sont à la rue et je veux vraiment les saluer sont dans une logique de de de contrôle déclaratif. C'estàd qu'au fond euh quelqu'un demain a envie de dire "Je m'appelle Vincent Jambrin euh et je viens de je sais pas où". Euh et ben on va noter dans le logiciel. Je sais. Donc c'est quelque chose qu'on aimerait renforcer et il me paraît normal quand on héberge des personnes d'avoir leur identité ou de tout faire pour la

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trouver, la comprendre et ensuite bah que l'État soit en capacité de traiter ceux qui seraient déjà en OCTF, ceux qui éventuellement peuvent légitimement demander des papiers et cetera. Vincent Jean-Brin, ministre du logement, quel est l'impact de l'immigration sur le logement social sur les HLM ? Compliqué de vous donner des chiffres. Tout dépend si on est face à une immigration régulière régulière qui travaille avec des un salaire modeste, à ce moment-là, on peut évidemment avoir un logement. Vous savez, c'est un débat qu'on a avec le Rassemblement national qui bien souvent nous dit il faudrait que le logement social soit exclusivement pour les les Français de naissance. Là-dessus, moi j'ai une différence parce que pour être

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honnête euh si moi je préfère qu'on loge l'infirmière. Moi à côté de chez moi, il y a plein d'hôpitaux, Gustave Rous qui est le fleuron mondial de la cancérologie. Bah pardon, mais je préfère qu'on puisse loger ceux qui travaillent correctement plutôt que parfois avoir quelqu'un qui est peut-être français depuis deux générations mais qui préfère d en bas de l'immeuble. Donc moi je crois à une logique comportementaliste. On aide ceux qui bossent et qui apportent à notre pays et la solidarité nationale s'applique pas une question de nationalité vous dites c'est une question de de participation à l'effort collectif de de ce pays. Oui aujourd'hui bah parce qu'on entend beaucoup il y a il manque de place de il manque des des logements sociaux en fait. Alors je vous confirme qu'il manque des

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logements sociaux. C'est pour ça on va peut-être y revenir mais qu'on a lancé avec le premier ministre un grand plan pour relancer le logement dans notre pays avec de la construction de logements privés, de la construction de logements sociaux, de la rénovation de logements sociaux et de la rénovation de logements privés. Euh ce plan, il vise à avoir euh 2 millions de logements supplémentaires d'ici 2030 et évidemment l'idée c'est qu'il y en ait pour tout le monde. Et d'ailleurs, très important, je le dis notamment pour ceux qui sont euh loin des villes jusqu'ici à chaque fois qu'on faisait un dispositif fiscal euh on le faisait sur les zones très tendues, il y en avait que pour les villes. Là, on s'est battu pour queon ait un dispositif qui soit non zoné, c'estàd en gros partout sur le

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territoire national, on pourra bénéficier de ce dispositif fiscal si on investit pour du logement. On va revenir sur le sur le logement qui est votre votre secteur en tant que ministre du du logement. Une dernière question sur l'immigration. Géral Armanin dit qu'il faut suspendre l'immigration, faire un moratoire pendant 2 3 ans. Vous êtes pour ou contre ? Moi, je suis pour tout ce qui permettra de reprendre la main et de protéger nos frontières intelligemment. C'est une solution. Et vous savez, c'est c'est gagnant gagnant parce que quand on accueille aussi mal les gens qui viennent de l'étranger régulièrement he ceux qui sont régulièrement, on n' pas de quoi être flière. Donc et à un moment donné moratoire tout je l'ai pas forcément mais par contre s'inspirer des grandes

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démocraties comme le Canada qui a une immigration choisie c'est-à-dire qui dit "OK venez parce que vous allez faire des études parce que vous allez avoir un travail qui est utile au pays" c'est gagnant gagnant parce qu'on accueillera mieux la personne et c'est utile pour le pays. C'est gagnant égal c'est gagnant gagnant également pour les Français. Évidemment. Ouais. Ouais. Évidemment. Euh avant de parler du logement, euh on parlait des des HLM il y a quelques instants, je pensais aux émeutes euh parce que quand je quand je vous vois, je pense aussi à ce qui s'est passé en 2023. Euh votre maison avec à l'intérieur votre femme et vos enfants a été attaquée euh pendant les les émeutes de 2023. Votre femme avait été blessée en fuyant les des émeutiers. Vos enfants

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étaient à l'intérieur. Est-ce que aujourd'hui vous diriez qu'Emmanuel Macron a tout fait pour éviter que les émeutes de 2023 ne se reproduisent ? qu'aujourd'hui euh vous nous dites, je pense que les décisions, les bonnes décisions ont été prises pour que ça ne se reproduise pas. Vous savez, moi j'avais fait un sorte de rapport un an après que j'avais appelé réparer les quartiers, rétablir la République. Dedans, il y avait un certain nombre de mesures comme par exemple le fait de renforcer les pouvoirs de la police municipale. Ça pas toujours pas été mis en place mais ça a été initié et on espère avec le premier ministre et le ministre de l'intérieur pouvoir faire examiner ce texte au Parlement le plus rapidement possible. D'ailleurs, l'examen a commencé au Sénat. Donc ça ça fait

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partie des mesures qui ont été entendues et qui vont être mises en place. J'ai évoqué Gérald Armanin tout à l'heure qui euh met en place un certain nombre de choses et un projet de loi sur la justice qui va être de nature à améliorer les choses. Moi-même je travaille sur le fait queon puisse sécuriser beaucoup plus le parc HLM. C'est beaucoup des quartiers sensibles que sont partis les émeutes en 2023. C'était le cas sur ma commune avec cette idée aussi que on puisse mettre dehors les délinquants. Il y a une vraie avancée avec la loi narcotrafic qui fait que quand vous êtes condamné pour trafic de drogue, vous ne bénéficiez plus de la solidarité nationale en terme de logement social. Super. Moi, je vais étendre ça. Je considère que euh ce qui est vrai pour la loi narcotraique doit

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être vrai pour tous les criminels. Il y a pas de raison qu'on dise à une maman qui elle seule son enfant et qui dort dans sa voiture qu'il y a pas de logement social pour toi et que le logement social reste à une personne qui tabasse ses voisins à coup de battre de baseball que ce soit en lien ou pas avec le narcotrafic. Donc tout ça, ça va être de nature à améliorer les choses. Mais il y a aussi un défi, c'est celui euh de de ramener les pouvoirs publics dans ces quartiers avec notamment une école euh solide. Ce qu'on a évoqué tout à l'heure du drama pour bien qu'il faut qu'on protège aussi nos enseignants et qu'on soit en capacité de ramener toute l'autorité nécessaire dans les écoles. Vincent Jean-Brin, ministre du logement, invité de la grande interview c'est news européens.

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concernant la la politique, cette annonce ce matin, Jérôme Geg, le socialiste Jérôme Geg candidat à la présidentielle sans passer par la primaire. Un commentaire, c'est Je lui souhaite bonne chance. la démocratie, c'est que chacun soit candidat, défendre ses idées. Maintenant, moi je suis convaincu d'une chose, c'est qu'il va falloir que le bloc central qui aujourd'hui soutient le gouvernement soit capable d'avoir une candidature unique parce que si chacun part, comme le fait Jérôme Gage dans son coin, on risque de terminer dans le canapé à regarder un duel Mélenchon Bardella. Ce qui est pas forcément mon souhait. Il faut une une primaire pour le bloc central. En tout cas, il faut une candidature unique, ça c'est sûr et certain. Euh après, il faut un mode de départage qui

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soit accepté par tous. Probablement que la primaire, c'est le pire système à l'exception de tous les autres. Donc c'est pas ce qui fait rêver mais qui en tout cas pourrait être un mode de départage. J'ai envie de dire deux choses. La première, il faut savoir ce qu'on défend, donc le fond avant le qui, quelle personne pour l'incarner et deuxièmement la capacité de tous ces candidats putatifs à se mettre d'accord. S'ils choisissent une primaire, très bien. S'ils choisissent un autre mode comme par exemple dynamique des sondages, du moment qu'ils sont tous d'accord et qu'à la fin on finit qu'un candidat unique, moi ça me va. Mais je pense que c'est la clé absolue. Les LR doivent y participer à cette primaire. Ah moi je pense doivent concourir avec le le bloc

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central. Je je pense que ben oui, de toute façon le Bron dit clairement, il est pas pour l'Union des droites puisqu'il veut pas se finir avec euh Marine Le Pen et ses équipes qui objectivement dans le débat budgétaire ont prouvé qu'ils étaient pas spécialement de droite hein. Euh donc à partir de là, si on veut pouvoir avoir une chance de se qualifier au second tour, il faut rayonner et rassembler, ça me paraît évident. Vincent Jeanbrin sur le logement, beaucoup de questions à à vous poser. Déjà sur l'investissement locatif, les Français n'investissent plus dans le dans le locatif à cause de tous les freins qui sont tous très bien serrés pour les dégoûter. Les normes, le DPE, l'encadrement des loyers, les impôts. C'est que aujourd'hui si vous avez trois sous de côté et que vous voulez les

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investir, vous les investissez plus dans le logement parce que c'est un un parcours du combattant. Est-ce que vous allez desserrer ces freins ? C'est totalement mon intention et c'est pour ça que j'aurais envie de vous corriger en disant pas aujourd'hui les Français n'invissent plus dans la pierre. Hier ils n'investissaient plus dans la pierre. Euh hier vraiment hier parce que passé ultra récent. C'estàdire queidé bah jusqu'au vote du budget parce que dans le vote du budget on a desserré le premier. Le premier c'était le choc ce que moi j'appelle le choc d'investissement. H il était ces derniers mois plus rentable de garder son argent à la banque que d'investir dans la pierre. Or, pour moi, l'objectif c'est de loger les Français et comme on dort pas dans le compte

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bancaire, il vaut mieux que cet argent il soit à nouveau dans la pierre. Donc, on a créé un système fiscal qui va permettre de rentabiliser l'investissement. Et donc, je le dis à tous ceux qui nous écoutent, allez vous renseigner. C'est dans le neuf et dans l'ancien. C'est un nouveau dispositif fiscal qui n'est pas zoné. Donc, c'est partout sur le territoire national. Vous investissez dans un bien, il y a un taux d'amortissement, je rentre pas dans le détail, mais tous les professionnels seront accompagnés les investisseurs, qui permet ensuite d'avoir une rentabilité parce que vous ne payez pas d'impôts sur votre plusvalue euh en terme de logement et en plus s'il y a un déficit, ça s'applique sur vos impôts globaux. Ça c'est vraiment le système le plus avantageux qui était pensé en

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matière d'investissement dans le logement depuis très très longtemps, voir peut-être c'est la première fois que c'est aussi généreux. Donc ça c'est le premier choc très important. Deuxème choc, vous avez parlé, c'est le choc de simplification. On en peut plus des normes. Maintenant, ça suffit. On est en terme de construction les mieux 10 ans du monde. Personne ne construit aussi bien que nous en matière de sécurité, d'environnement et qu'on se rajoute des boulets et des boulets et des boulets. On se demande mais tiens, mais pourquoi construit plus maintenant il faut faire une pause, ça suffit. On arrête de rajouter des normes sur des normes. Moi je ne serais pas un ministre des normes. Je pense que c'est déjà extraordinaire ce qu'on produit. Ça c'est important de le dire. Et puis il y a la

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simplification dans la capacité à sortir les logements de terre. Moi, j'ai été maire, j'ai vu la difficulté qu'il y avait à porter des projets. Donc, je le dis au collègues maire à la veille des municipales, je me bats pour queon ait un tel choc de simplification, c'est ce que j'appelle les Jeux Olympiques du logement parce que pour les Jo, on a su faire vite et bien h euh que demain un maire qui promet à la veille de l'élection un projet puisse le réaliser dans son mandat. Aujourd'hui, il faut au minimum 10 ans, parfois 12, c'estàd deux mandats de maire pour réaliser un projet. Donc, il y a des choses qui devraient arriver très rapidement dans la loi pour donner vie à ce choc de de de simplification. Et puis derrière, il y a un enjeu aussi, vous l'avez dit, autour du DPE avec l'idée de

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garder une ambition écologique mais desserrer tout ce qui nous enchaîne. Et et là-dessus, je pousse une proposition loi de la sénatrice Amel Gaquaker qui a déjà été votée au Sénat. Il faut maintenant qu'elle soit votée à l'Assemblée nationale pour qu'on puisse dire aux gens "OK, il faut faire des travaux parce que ça sert à rien de conserver dans ce pays des passoirs thermiques. Par contre, on va vous donner du temps pour le faire." dit autrement, les logements qui devaient euh sortir du droit à la location, en gros, si vous vous engagez à faire les travaux, mais il y a 3 ans, 5 ans de plus pour les faire de manière à ce qu'on ne fasse pas n'importe quoi en matière de logement. Vincent Jean-Brin, une annonce la le dispositif d'aide à la rénovation énergétique, ma prime rénovendu

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dans l'attente de l'adoption du budget. Il est relancé cette année. Écoutez, j'avais dit clairement à votre micro d'ailleurs que s'il y avait pas de budget, il y avait pas de guichet ma prime rénov et bien la bonne nouvelle c'est que ça y est, il y a un budget. Donc dès la promulgation de la loi, ce qui va arriver dans quelques jours, réouverture complète de ma prime Rénov. C'est je crois très attendu par nos concitoyens et par les professionnels du secteur. Donc c'est une bonne nouvelle. Ce budget a plein de bonnes nouvelles en réalité. On va peut-être en parler mais ça fait partie des bonnes nouvelles. H l'encadrement des loyers à à Paris et ailleurs, ça fait débat. La FNIM, la Fédération nationale de l'immobilier estime qu'il y a pas pire invention pour

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dégoûter les investisseurs immobiliers. Quelle est votre position sur l'encadrement des loyers ? Bah d'abord, j'ai demandé un rapport objectif pour que on ait la vérité des chiffres. Est-ce que oui ou non ça gèle la production ? Ça c'est la première chose. La deuxième chose c'est que j'ai toujours eu comme principe de pas être dogmatique et de faire confiance aux maires. Vous avez des maires partout dans le territoire national qui parfois ont besoin d'outils pour réguler les loyers. Je pense notamment au frontaliers par rapport à la Suisse. Donc j'attends la réalité de ce rapport et puis on verra. Et ensuite à titre personnel, moi j'étais maire, on n jamais fait l'encadrement des loyers. à titre personnel, c'est pas du tout ma conviction. Ouais. Euh sur sur les HLM, je voulais y

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revenir. Votre projet de loi prévoit de de donner au maire un rôle accru dans l'attribution. Ça vous c'est très important. Euh qu'est-ce que ça va changer concrètement ? Le le projet de loi qu'on va présenter dans les prochaines semaines permettra de donner beaucoup de pouvoir au maire dans l'attribution des logements sociaux avec deux volets. D'abord, la liste, le vivier dans lequel ensuite les commissions d'attribution viennent piocher. C'est très important. Et le deuxième point et pour moi c'est capital, on parlait de sécurité tout à l'heure, c'est un droit de vu. Moi moi j'ai vu une famille qui posait des problèmes. J'ose même pas vous donner le CV, le curricul. Le maire peut dire non, je ne veux pas que cette famille ait un logement HLM parce que Mais alors ça veut dire que cette

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famille doif justif mais ça veut dire que cette famille ira dans la ville d'à côté. Bah écoutez ou alors on l'exclut du système HM. On dit vous n'êtes pas digne de bénéficier de la solidarité nationale. Je vous disais tout à l'heure que quand on est sur un une condamnation criminelle, moi je veux les exclure complètement du monde HLM. Oui, pas de solidarité nationale pour les criminels et délinquents. Ça c'est une chose que je je défends. Et ensuite, vous avez des familles, moi j'en ai connu, qui pourrissait la vie de tout le monde sans aller jusqu'à être criminel qui ont fini par être expulsés et surprise, ils ont été réinstallés dans l'immeuble d'en face de rue plus loin. Enfin, ça n'a pas de sens. Donc le maire doit pouvoir sur justification et donc justification liée

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à des troubles à l'ordre public dire là c'est pas possible. Donc ça fait partie des choses qui vont nous permettre, je crois de défendre une bonne fois pour toutes notre sécurité dans les quartiers. Vincent Jambrin était l'invité de la grande interview c'est news européens euh de ce matin. Merci à vous Vincent Jambrin. Merci d'être venu ce matin sur le plateau de la la matinale de de C News et et sur Europe. Bonne journée à vous. À bientôt. Merci. Non. Ok.