Pouvoir d’achat, énergie, agriculture : Fabien Roussel sur RTL
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Si vous étiez invité à la conférence de presse du Premier ministre sur les mesures d'aide aux Français, quelle question lui poseriez-vous ?
- 0:39OuverteRéponse partielle
Où trouver l'argent pour des mesures fortes face à la crise économique ?
- 1:54OuverteRéponse directe
Comment bloquer les prix de l'essence et baisser l'électricité de 30% ?
- 3:49OuverteRéponse partielle
Comment augmenter les salaires sans décréter ?
- 5:08OuverteRéponse directe
Êtes-vous favorable aux mégabassines et mégapoullaillers dans le projet de loi agricole ?
- 6:27OuverteRéponse directe
Les normes imposées aux agriculteurs français sont-elles justes face à la concurrence étrangère ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:16Chiffre
« En Europe, en France, il n'y a jamais eu autant de millionnaires, il n'y a jamais eu autant de riches qui ont eu des patrimoines aussi importants. »
- 3:49Chiffre
« Il y a eu 20 % d'inflation en 5 ans entre la guerre en Ukraine et la guerre au Moyen-Orient. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bonjour et bienvenue sur RTL Fabien Roussel. Bonjour à vous tous. Le Premier ministre Sébastien Lecornu va donc annoncer après-demain jeudi de nouvelles mesures pour venir en aide aux Français et aux secteurs professionnels qui subissent le plus durement la hausse des prix à la pompe. Ça va se passer lors d'une conférence de presse. Tiens, si vous y étiez invités à cette conférence de presse, quelle question vous poseriez à Sébastien Lecornu ce ? [grognement] D'abord, je l'alerterais sur le fait que tous les signes aujourd'hui montrent que la France pourrait rentrer dans une récession profonde d'ici quelques mois. Et s'il n'y a pas des mesures fortes, profondes à mettre en œuvre, cette cette récession frapperait un grand coup sur le porte-monnaie des Français, sur nos
entreprises, provoquerait du chômage, de la pauvreté. Et donc nous ne voulons pas ça. Et au contraire, il faut vraiment une un choc aujourd'hui pour pouvoir protéger notre économie, protéger notre pouvoir d'achat, protéger les emplois. Mais c'est là que c'est un peu la quadrature du cercle parce que vous dites on rentre dans une crise économique qui est sans doute lourde. Ça veut dire qu'il y a plus de sous dans les caisses. Et vous demandez des mesures fortes. Comment on ? Où on trouve Alors, je dirais pas qu'il y a plus de sous dans les caisses parce que ça je ne supporte plus de l'entendre. De temps en temps, il y a une il y a une étude qui sortent qui montrent que en Europe, en France, il n'y a jamais eu autant de millionnaires, il n'y a jamais eu autant de riches qui ont
eu des patrimoines aussi importants. Donc l'argent existe en France. Je dirais même qu'il coule à flot pour les plus fortunés. Oui, il coule à flot. Oui, pour les plus pour les plus fortunés de notre pays, il coule à flot. comprendre le symbole, mais il y a d'un côté c'est pas quelques quelques riches, quelques milliardaires qui ont 1300 Non, mais je sais je sais bien. Je sais bien, mais c'est un signe. C'est un signe que aujourd'hui aujourd'hui, il y a quand même une partie de la richesse nationale qui est captée par une minorité. Et il y a une grande majorité de Français, mais aussi des petites entreprises, des sous-traitants dans l'automobile qui n'en peuvent plus et qui sont en train de mourir. Et donc il y a un moment donné, il faut savoir où cette richesse
que nous créons, nous la mettons pour pouvoir justement aider l'économie nationale, le pays et donc il y a besoin de prendre des mesures fortes. D'abord, la guerre illégale qui a lieu au Moyen-Orient et qui s'ajoute à celle de l'Ukraine provoque des hausses de prix énormes, pas seulement sur le prix à la pompe à l'essence. D'ailleurs, les prix on en parlait hier sur le BTP, il y a beaucoup de secteurs également. Le gaz, l'électricité, le plastique, la pétrochimie et cetera, ça dégringole de partout. Il y a jamais eu autant de défaillances d'entreprises, donc maintenant c'est les emplois qui risquent d'être menacés. Donc cette guerre on l'a subie, on ne peut pas peser sur cette guerre ni sur ni sur son commencement ni sur sa fin. bouger fortement, c'est pas des petits chèques,
c'est pas des petites mesures en disant on n'a pas de sous, on peut rien faire. Mais à force de faire ça, on va mourir, c'est pas possible. Donc il faut agir fortement. Bloquer les prix, mesure immédiate. Bloquer les prix de l'essence. Baisser les prix de l'électricité. Est-ce que vous savez aujourd'hui qu'on fait beaucoup plus de on produit beaucoup plus d'électricité que nous en que que nous en avons ? On pourrait la distribuer gratuitement l'électricité. Il y a des fournisseurs d'énergie qui le disent. On ne sait plus quoi en faire. Mais baissons les factures Mais baisser des entreprises qui travaillent ? Mais non, mais Pardon, mais Je ne dis pas de le de le faire, mais je dis nous demandons aujourd'hui de baisser les factures d'électricité de nos entreprises et des ménages de 30 %
c'est possible, ça va aider par l'État ou comment vous obtenez C'est un peu comme les les les hausses de salaire d'entreprise. Tout le monde dit il faut des hausses de salaire mais gouvernement qui décide. le prix de production de l'électricité et le prix de vente, il y a un un un gap, [raclement de gorge] un décalage qui est énorme parce que le prix de l'électricité aujourd'hui, il est calculé sur des cours de bourse du marché européen et il ne correspond pas à la réalité. On produit de l'électricité pour beaucoup moins cher que le prix de vente. Donc nous demandons, nous la France, de reprendre la main sur notre production d'électricité, de baisser fortement les prix d'électricité. Ça va aider autant les ménages, les Français, que les entreprises, que les communes, tout le
monde, ça va aider. Et donc c'est une manière c'est une manière d'accompagner l'économie. Et puis il faut augmenter les salaires. Oui mais ça justement, augmenter les salaires ça ne se décrète pas. C'est pas le gouvernement qui on n'est pas dans une économie mais justement Le SMIC va augmenter en raison de l'inflation. ouais, il y a eu Est-ce que vous savez qu'en l'espace de 5 ans, l'inflation ça représente 20 ? Il y a eu 20 % d'inflation en 5 ans entre la guerre en Ukraine et la guerre au Moyen-Orient. 20 % d'augmentation. Le SMIC a augmenté de l'équivalent puisque le SMIC est indexé sur l'inflation. Mais les salaires qui sont juste au-dessus du SMIC, ils sont rattrapés. Ce qui fait qu'aujourd'hui on a des salariés qui sont qui perçoivent moins que le SMIC et qui sont dépassés.
sont fragilisées notamment les PME. Donc c'est c'est à ces entreprises C'est ça le tissu économique français. il y a besoin de renouer. Là, si on ne fait rien, on va être dans une spirale descendante. Comment vous faites très simplement pour augmenter les tomber dans une décroissance, une récession. Il y a besoin de créer de l'activité, de donner à nos nos entreprises de l'activité. Relancer l'économie par les salaires, par le pouvoir d'achat. Je vous ai parlé de baisser les factures d'électricité, bloquer les prix de l'essence, augmenter les salaires 5 % tout de suite pour tous les salaires inférieurs à 2500 euros nets, indexer les salaires sur l'inflation ou sur le SMIC. Mais en tout cas, que tous les salaires progressent. Et en même temps, aider les entreprises.
Quand je vous dis de baisser les factures d'électricité, quand nous demandons de cibler les êtres aux entreprises, pas pour les plus grosses, pas pour LVMH et compagnie, ils ont assez d'argent. Ils ont pas besoin d'aide publique elles. Mais par contre, les petites boîtes, on peut les accompagner et c'est ce que nous demandons. Autre sujet sensible, le projet de loi d'urgence agricole. Il sera examiné à partir d'aujourd'hui à l'Assemblée. Il doit faciliter le stockage de l'eau et les les mégabassines hein, ce qui est un sujet de fâcherie pour les écologistes ou encore l'installation de mégapoullaillers avec un allègement des normes, des des obligations, des règles. Est-ce que vous êtes favorable à ce ? Euh d'abord, je vais attendre que les débats aient lieu parce que entre les
différentes commissions, les articles qui ont été enlevés, euh qui vont être redéposés. Moi, j'attends de voir à la fin et je fais confiance à nos collègues députés pour pour y travailler. Il y a un problème de toute façon posé par nos agriculteurs. Moi, je suis venu ici avec la facture que paye une agricultrice productrice de lait dans ma commune. Sa facture de gasoil non routier, elle a été multipliée par elle a pris 50 % en l'espace d'un an. En même temps, le prix du lait que Lactalis lui achète, il baisse. Et bien, elle elle a des difficultés. Le problème, c'est entre la production d'un produit par des agriculteurs et la vente dans la dans le commerce, il y a une marge qui est réalisée et les
agriculteurs ne voient pas la couleur de cette marge. Nous demandons un mécanisme qui répartit la marge de manière équitable, que tout le monde puisse gagner quand il travaille dans l'alimentation. organisé lors des des grandes négociations les lois Egalim qui avaient cet objectif et qui est un bon objectif, et bien, cet objectif n'est pas rempli. Ça manque de transparence et ça manque de coercition, ça manque de punition envers ceux comme Lactalis qui ne répartissent pas équitablement la marge réalisée. C'est intéressant et vous avez raison de le souligner, mais c'est pas du tout ma question. Les Non, mais c'était ma réponse. Oui, c'est ça, Georges Marchais, on s'en rappelle. Les les méga poulaillers, le stockage de l'eau, vous êtes pour ou ? Je suis pour que l'on augmente le nombre
de volaillers, c'est-à-dire qu'on produise plus de poulets dans notre pays puisque on en consomme plus, mais on en importe 50 %. Et d'ailleurs, la question, c'est pas tant ça. Ce qui m'agace, c'est que on impose des normes à nos producteurs de de de volaille, de poulets qui ne sont pas respectés par ceux qui les produisent, qui les élèvent à l'étranger et que l'on importe. Si on impose des normes sévères et fermes à nos agriculteurs, et bien, il faut faire respecter ces mêmes normes par ceux qui les élèvent en Pologne, en Ukraine et compagnie. Sinon, on ne les importe pas. Fabien Roussel, euh quand on vous insulte, vous, est-ce que vous tendez l'autre ? Euh non, c'est pas non, ah non, non. Je vous pose la question parce que Canal+ a décidé de boycotter les 600
signataires d'une tribune anti-Bolloré euh et a annoncé qu'elle ne travaillera plus avec les comédiens qui ont signé cette tribune, euh Juliette Binoche, Jean-Pascal Zadi, Swann Arlaud et cetera. Euh vous l'auriez signée, vous, cette pétition ou ? Je l'aurais signée, mais c'était une pétition adressée à des réalisateurs, des producteurs et la réaction euh du directeur de Canal+ est une réaction euh violente qui porte atteinte à la liberté d'expression, c'est pas une insulte. Euh ces signataires de pétition euh n'ont pas insulté euh Bolloré, ils contestent juste le fait que euh un des euh euh principaux euh financeurs du cinéma français euh qui est aussi le propriétaire euh de de médias, du groupe Bolloré, d'éditeurs on peut on peut dire qu'il y a un positionnement clair chez CNews, au
Journal du Dimanche et cetera, mais dans la production cinéma de Canal, vous voyez un problème ou ? Honnêtement. Euh la réaction du directeur de Canal Ouais. est un problème. Pourquoi lui se permet de dire "Ceux qui ont signé une pétition, je travaillerai plus avec eux, je ne les financerai ? nous insulte et on n'a pas de raison de financer des gens qui nous insultent." Mais donc, il montre le vrai visage du groupe Bolloré, c'est-à-dire que c'est comme ça que il se comporte. Il suffit qu'on signe une pétition pour qu'il ne finance plus le ? Bah, bravo. Euh belle réaction, je trouve ça indigne de sa part. Il n'a pas de Il n'a pas de constance et il est il perd son sang-froid. Il y a un dernier sujet que je voudrais qu'on aborde, il reste quelques secondes. Euh on a été
mobilisés par des auditrices, ça concerne une loi adoptée à l'unanimité il y a quasiment un an et demi euh qui concerne la prise en charge des soins liés au cancer du sein. L'idée, c'était qu'il y ait plus de reste à charge pour les pour les pour les malades et pour les femmes qui ont besoin d'une reconstruction mammaire ou d'un soutien psychologique. Un an et demi après, rien n'a changé. Pourquoi, Fabien ? On a l'impression que les députés s'amusent à voter des lois et qu'il se passe rien derrière. Euh vous avez entièrement raison, c'est la raison pour laquelle on on on lance une pétition ce matin avec mon collègue Yannick Monnet et Katia Pourceau puisque ce texte, j'en suis à l'origine, je l'ai défendu à l'Assemblée nationale, il a été voté à l'unanimité, il a été
promulgué le 25 février 2025. Il a été promulgué il y a plus d'un an, voté à l'unanimité au Sénat et à l'Assemblée nationale, c'est une mesure de justice que le gouvernement publie les décrets tant attendus pour que le reste à charge des femmes atteintes du cancer du sein, et bien soit balayé et que aujourd'hui elle puisse puisse se soigner sans avoir à débourser. C'est peut-être la première question qu'il faudrait poser à Sébastien Cornu même si c'est pas le sujet de sa conférence de presse jeudi en tout cas. Merci beaucoup Fabien Roussel. Dis donc, vous avez beaucoup maigri, ça me rappelle un peu François Hollande avant une campagne électorale, ça veut dire que vous êtes ? Ça veut dire juste que en faisant du sport et en changeant un peu son alimentation, on
perd du poids et on se sent mieux et je me sens super bien comme Dis donc Fabien Roussel, vous allez répondre à une question aujourd'hui quand même ou ? [rires] Vous êtes candidat ou ? Mais ça n'a rien à voir avec les élections, c'est une question de santé et je me sens super bien, voilà. Vous répondrez la prochaine fois. Merci beaucoup Fabien Roussel d'être venu ce matin.
Fabien Roussel