Meeting avec Farida Amrani à Corbeil-Esssonnes
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Jean-Luc MélenchonFait
« Il y a eu le résultat dont vous vous souvenez. Je vais quand même vous en dire un mot dans un instant, mais finalement lui, il avait dit "Je vous aime, je resterai toujours avec vous, il y a que vous." et le la partie à Barcelone et il commence une nouvelle carrière de royaliste parce qu'il est à peine arrivé là-bas que évidemment il a pas pu s'empêcher de d'en rajouter »
- 10:00Farida AmraniChiffre
« Nous avons ouvert 5000 portes. Plus de 5000 portes. Notre objectif a été atteint. »
- 15:00Farida AmraniPromesse
« Élu député, je demanderai dans la foulée de mon élection un plan d'urgence sur le RERD. »
- 17:00Farida AmraniChiffre
« Cette entreprise a fait 10 milliards d'euros de bénéfices en 2017, mes amis. »
- 22:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« Député France insoumise en moyenne hein 384. Amendement proposé Vals zéro. »
- 24:00Jean-Luc MélenchonChiffre
« 100 milliards de fraudes fiscales dans ce pays. »
- 0:15Locuteur 1Chiffre
« Sur les 4 milliards qui vous prennent, il y en a qu'un milliard qui va à des mesures de transition écologique prévu de toute façon. Tout le reste, c'est pour les dépenses ordinaires du budget de l'État. »
- 1:00Locuteur 1Chiffre
« 100 milliards de fraudes fiscales dans ce pays. 100 milliards de fraude fiscale. »
- 6:00Locuteur 1Fait
« En 2050 on pense que 80 % des gaz à effet de serre viendront de l'élevage. »
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Bonsoir tout le monde. Bonsoir. Vous m'entendez bien ?
C'est bien. Vous êtes bien installé ? Ah, vous m'entendez mieux là ?
Très bien. Vous êtes bien installé ? Vous avez pas trop froid ?
Bon, on vous promet de la chaleur insoumise pour ce soir. Et ceux qui sont encore debout, je vous en prie, asseyez-vous tant qu'il reste encore des places assises parce que ça se remplit très vite de ce que je vois. Bon, on est très content de vous avoir ici ce soir, aussi nombreux parmi nous, aussi nombreux dans cette salle.
Peut-être qu'il faut préciser où on est parce qu'il y a des gens qui nous suivent derrière leur écran. Peut-être qu'ils savent pas où on est. Alors, vous vous le savez bien sûr, vous êtes venu, on est au Tartay, au cœur des Tarters, à Corbeille et Sonne et on est dans une circonscription emblématique, cette première circonscription de les sait aussi pourquoi on est là.
Pourquoi on est là ? On est là pour la dernière ligne droite d'un combat, d'un long combat pour porter une députée du peuple à l'Assemblée nationale. Alors, nous sommes dans cette circonscription emblématique, je l'ai dit, avec une candidate emblématique.
Pourquoi donc ? Je suis sûr que vous avez une petite idée. B, d'abord parce que quand même c'est la circonscription qui est censée être celle de Manuel Vals.
Vous savez celui qui a trahi là, qui a trahi, qui a encore trahi, qui a toujours trahi et il a trahi jusqu'au bout. a quitté le pays. Donc bon vent à lui et maintenant place à Farida Amrani. [Applaudissements] Alors la dernière fois, vous vous le savez, vous êtes des habitants du coin.
Peut-être que ceux qui sont en ligne le savent pas tous. D'ailleurs, on les invite à partager s'ils suivent l'événement qui partagent sur les réseaux sociaux que tout le monde soit bien au courant de la situation ici. La dernière fois, c'est par 139 voix dont 66 irrégulières.
Je n'en dirai pas plus. que ce monsieur a remporté cette circonscription. Et là, nous avons une seconde chance, une seconde chance décisive, essentielle.
Il va falloir aller chercher chacune de ces voix, chacune de ces voix qui peuvent faire la différence. Il va falloir aller voir toutes ces personnes, toutes celles et tous ceux qui sont tentés par l'abstention et il va falloir leur promettre, leur montrer qu'il est possible ici de dégager l'alliance des barons, de dégager les héritiers de Manuel Vals, de dégager les alliés de la politique de Macron et de porter une députée de combat, une députée qui s'opposera à la politique d'Emmanuel Macron et une députée qui vous représentera et et qui représentera le peuple à l'Assemblée nationale. Alors, si vous êtes ici ce soir, c'est sans doute que vous vous doutez que cette victoire, elle arrivera pas seule.
Nous avons des échéances très serrées. On a dimanche prochain le prochain le premier tour et puis le 24 le second tour. Il nous reste ce temps-là pour convaincre autour le 25 pardon que je me trompe pas, le 18, le 25.
Mais vous avez tout ce temps-là pour convaincre autour de vous. Et sachez que Farida Amrani, elle a besoin de chacun et chacune d'entre vous dans ce combat. Il faut que nous tous, nous toutes, nous nous y mettions.
Il faut que nous parlions aux gens. Alors, parler jusqu'au 25, parler dans la rue, à la sortie des écoles, au marché, au boulot, dans l'ascenseur, au repas de famille. N'arrêtez pas de leur dire qu'il est possible pour eux d'être présentés non pas par des barons, non pas par des alliés de Macron, mais d'être représenté par une députée du peuple qui est Farida Amrani.
Et pour alimenter au mieux ces conversations d'ascenseur, ses dîners de famille, ses discussions à la sortie de l'école et au boulot, quoi de mieux que de les entendre, de les entendre ses candidats, d'entendre Ulis Rabaté, le suppléant de Farida Amrani, d'entendre Farida Amrani et aussi bien sûr d'entendre celui qui se fera un plaisir de les accueillir à l'Assemblée nationale, Jean-Luc Mélenchon. Et c'est évidemment pour là pour ça que vous êtes là ce soir pour les entendre. Alors, c'est avec beaucoup de plaisir que je vous propose d'abord de vous asseoir pour ceux qui sont encore debout et bien sûr d'écouter Ulis Traaté pour commencer en l'applaudissant.
Bonsoir à toutes, bonsoir à tous. Bonsoir Corbeill et Son. Bah c'est c'est un truc de fou quand même.
Je sais pas si ça vous arrive vous dans la vie d'avoir une deuxième chance comme ça. Donc avant que je démarre, je veux qu'on se promette les amis ensemble que cette élection on la laisse passer. D'accord ?
On laisse passer parce que ici on n'est pas n'importe où. On est dans le 91, on est en esson. On est à Corbeill et Sonne, on est dans le quartier des Tarters et ici c'est une terre de combattant.
Ici les valeurs de la solidarité, du respect, de l'attention à l'autre, c'est des valeurs qui sont ancrées, qui vivent tous les jours dans les rues de nos villes. Et ça, nos adversaires, ils l'ont un peu oublié. Souvenez-vous il y a un peu plus d'un an quand avec mon ami Farida Amrani que vous accueillerez tout à l'heure sur scène quand avec Farida Amrani on a fait tribucher un un ancien premier ministre en face ils étaient étonnés mais nous on était pas étonné parce qu'on connaît nos villes, on connaît nos territoires, on connaît nos quartiers, on connaît nos jeunes qui sont mobilisés. il y a un peu plus d'un an pour nous envoyer à l'Assemblée nationale et qui ont failli nous envoyer à l'Assemblée nationale.
Tout ça, on le connaît. Et je veux que vous vous rendiez compte les amis qui nous soutiennent depuis plus d'un an maintenant. Je veux vous vous rendiez compte la force que vous nous donnez depuis 1 an, depuis ce recours au Conseil constitutionnel qu'on a fait.
Ce combat il a été long, il a été difficile et c'est grâce à vous qu'on a tenu le choc et qu'aujourd'hui on est là devant vous de nouveaux candidats. Donc merci, merci à vous. Et vous savez, c'est vrai que c'était euh nous on est très fier d'être d'être ici ce soir, d'être à Corbeille, d'être dans le quartier des Tarters et c'est vrai que pour moi, c'est une émotion particulière de de prendre la parole ici au-delà du fait que dans ce gymnase, j'ai marqué beaucoup de buts.
Non, c'est vrai que c'est c'est une grande émotion pour moi parce que parler dans ce quartier où j'ai été accueilli comme un frère, comme un fils, ce quartier, il m'a beaucoup appris. Il m'a beaucoup appris sur la politique et il m'a beaucoup appris sur la vie parce que la vie et la politique, c'est tellement lié. Et je voudrais vous dire que les valeurs que j'ai trouvé ici, elles s'incarnent dans ce que j'ai appelé tout à l'heure des combattants, des combattantes, des combattants.
Il y en a plein dans cette salle. Je veux les les saluer, leur dire mon affection, mon admiration aussi pour pour les combats qui mènent tous les jours ici. Et c'est vrai que quand je pense à cette image de de combattant, j'ai une image qui me vient, une personne que beaucoup dans cette salle connaissent ou en tout cas dont beaucoup ont entendu parler.
C'est une personne qui nous a quitté il y a quelques années. Il s'appelait José King Ka. C'était le président de de l'amicale des locataires ici au Tarter.
Et José, il m'a appris que la politique c'est d'abord de mener des combats collectifs, d'être capable de de constituer des des groupes de militants pour aller par exemple demander au bailleurs de baisser les charges ou de réparer l'ascenseur. Mais il m'a enseigné aussi que la politique c'est aussi être capable de s'asseoir sur une chaise et d'écouter 5 10 15 minutes son voisin qui est en difficulté. se battre, faire de la politique, c'est aussi reconstruire des liens là où il y en a pas ou là où il y en a plus.
Et cette vision de la politique, c'est vraiment celle qui qui nous accompagne toujours. C'est celle qu'on veut défendre demain à l'Assemblée nationale parce que c'est un héritage politique qu'on voit trop peu dans les institutions. Et cet héritage politique, on veut le le faire exister avec vous et c'est pour ça qu'on s'est battu pour faire ce meeting ici.
Et à ce sujet, c'est vrai que faut qu'on se rende compte les amis queon a quand même une chance exceptionnelle avec avec cette élection. Il faut qu'on qu'on la mesure tous. Avoir la chance d'avoir Farida Amrani qui nous représente demain à l'Assemblée nationale, c'est pas quelque chose d'anodin.
C'est pas quelque chose qui va passer inaperçu. Et d'ailleurs, je peux vous dire quand on gagnera, parce que les amis, on va gagner quand on gagnera le message, il va dépasser les frontières de la circonscription parce que bien sûr qu'on enverra un message clair. Vous savez Farida, on a passé encore la journée ensemble là en préparation de cette soirée et c'est vrai que tous les jours, je vois les sacrifices de son engagement, le courage aussi qu'a eu cette femme d'affronter Manuel Vals dans son fief à Ever et le courage et les sacrifices qu'il amène aujourd'hui à être de nouveau candidate et demain, je l'espère, à nous représenter.
Alors les amis, d'abord je vous dis que je compte sur vous pour dimanche et ensuite je vous dis que je compte sur vous pour faire l'accueil que nous devons à notre ami, à la future députée Farida Amrani. Bonsoir. Bonsoir.
Ça va ? Va bien ? Ça va ?
Bonsoir. Bonsoir. Merci.
Merci encore là. Ils sont là. Merci beaucoup chers amis, chers Jean-Luc, bonsoir à toutes et à tous.
Je veux commencer par vous remercier d'être aussi nombreuses et nombreux ce soir à Corbeillesson ici dans ce quartier emblématique des Tarters. Comme vient de le dire mon ami Uliss, cela nous fait vraiment chaud au cœur de vous voir ici ce soir. [Applaudissements] Tout au long de cette campagne, nous avons reçu de nombreux soutiens de la circonscription et à travers tout le pays.
Des engagements à n'en pas finir. Avant avant de commencer, je voudrais juste faire un petit point. Nous avons, mes amis, nous avons ouvert 5000 portes.
Plus de 5000 portes. Notre objectif a été atteint. Avant même de connaître l'issue de ce premier tour, je veux remercier sincèrement les militantes et les militants qui n'ont pas compté leur temps, qui sont mobilisés pendant des semaines.
Un grand bravo à eux. Avant même ce que je disais de connaître l'issue de ce premier tour, ma plus grande fierté ma plus grande fierté est de voir que des gens ont repris confiance en l'engagement politique et en mobilisation collective. À l'heure où l'on veut nous faire croire qu'il n'y a plus rien à faire, plus rien à tenter, plus rien à imaginer, plus rien à espérer, cette campagne est une belle démonstration.
Je veux remercier également Jean-Luc Mélenchon pour sa présence ce soir et pour son soutien si précieux dans cette dernière ligne droite. Nous avons tous nous avons tous le souvenir de cette élection présidentielle de 2017 où Jean-Luc Mélenchon a réuni, a rassemblé autour de sa candidature plus de 7 millions de Français et plus particulièrement ici au Tarter où il est arrivé largement en tête des suffrages avec plus de 50 % des suffrages. Pour beaucoup de nos concitoyens, il symbolise la résistance.
La résistance à la macronie et à l'ultibéralisme qui détruit tant de vie. Ce combat, le combat qui est mené par la France insoumise, c'est celui d'une d'une écrasante majorité contre celui d'une minorité. C'est celui celui de du pouvoir de de des plus grands contre celui des plus petits.
C'est celui des plus fragiles contre celui des puissants. Et si je suis de nouveau candidate à cette élection législative, c'est pour pouvoir résister et porter nos voix, vos voix à l'Assemblée nationale. Je voudrais rappeler en quelques mots mon histoire.
Cette histoire, c'est celle d'une femme. Celle d'une femme que rien ne prédestiner à faire de la politique. Je suis né en 1976 dans un petit village au Maroc et avec mes parents, mes parents ont émigré en France dans les années 70 et je veux les les embrasser tendrement parce que je sais qu'ils sont là ce soir dans la salle.
Je sais qu'il n'aurait jamais imaginé, qu'il n'aurait jamais imaginé que 40 ans plus tard, leur fille pourrait peut-être devenir député de la République. Je suis l'înée d'une fraterie de 5 enfants et j'ai emménagé à Éver en 1996. à Éver au quartier des honnêtettes.
Dans ce quartier, j'ai grandi, j'ai aimé, je me suis mariée et j'élève mes trois filles entourées de mes parents et de mes amis. Croyez-moi, ce quartier et ce territoire, il représente tellement pour moi. Et c'est pour cela que je suis là ce soir devant vous.
La semaine dernière, nous faisons du porte à porte. Ça fait quelques semaines que nous faisons ça tous les soirs avec les militants. Et je rencontre un monsieur qui me dit "Mais madame, pourquoi vous faites tout ça ?
Pourquoi vous fatiguez ? Franchement, rentrez chez vous, vous avez rien à faire." Et à ce monsieur, je lui raconte je lui raconte mon engagement.
Je sais pas si vous vous souvenez en en 2013, il y a eu cette fameuse réforme des rythmes scolaires qui a été portée par Manuel Vals au effort. Et à Évi, à Éver, le maire de la ville qui est le digne héritier de Manuel Vals, avait décidé de faire sans les parents ne pas concerter ni les parents ni les enseignants. Et en tant que parent d'élèves, bah vous me connaissez pour ceux qui me connaissent en tout cas, je me suis pas tue.
C'est-à-dire que avec une centaine de parents d'élèves, on a été à la rencontre de ce maire et on lui a dit qu'on ne voulait pas que notre ville soit un laboratoire d'expérience et qu'on ne voulait pas qu'on utilise nos enfants comme des petits rats de laboratoire. Et vous savez ce qu'il m'a dit ce monsieur ? Il m'a dit une petite phrase et cette petite phrase, elle raisonne encore dans ma tête.
Il m'a dit "Mais madame, si vous n'êtes pas contente, vous n'avez qu'à monter une liste aux prochaines élections municipales." Et devenez devenez quoi mes amis ? Et ben pour une fois et je pense que ça sera la dernière.
J'ai écouté son conseil. J'ai écouté son conseil et je pense que aujourd'hui ce monsieur qui est également candidat à l'élection législative doit certainement s'en mordre les doigts. [Applaudissements] Ce qui fait peur ce qui fait peur c'est à ces barons parce que nous faisons peur aux barons locaux.
Ce qui fait peur, c'est quand nous commençons à nous organiser par nous-mêmes, pour nous-mêmes. C'est quand nous ne voulons plus être représentés par des gens qui ne respirent pas le même air que nous et qui ne connaissent pas nos vies. Et quand on commence à s'organiser, et ben mes amis, on peut gagner.
Aujourd'hui, aujourd'hui, je ne peux me résoudre à laisser ce territoire s'éteindre dans les mensonges et les arrangements entre petits amis de ceux qui nous méprisent depuis des années. Vous savez, en tant que femme issue de la diversité et en tant que mère, je connaî la difficulté de vivre correctement à notre époque. Je n'apprends rien à personne ici ce soir si je vous parle de la galère du RERD.
Et oui, habiter en banlieu et travailler à Paris revient à un parcours du combattant. Élu député, je demanderai dans la foulée de mon élection un plan d'urgence sur le RERD. Sur la question du transport, il faut aussi entendre cette colère qui monte dans notre pays.
Elle est légitime et elle monte contre la hausse des carburants. Pour beaucoup, pour beaucoup d'entre nous, la voiture est indispensable pour aller travailler. À l'heure où les services publics sont sacrifiés et que nos déplacements ne sont pas facilités, l'hiver approche.
Je pense aux familles, à ces familles qui vont devoir se chauffer avec un pouvoir d'achat toujours en berne et des prix des prix de l'énergie en en constante hausse. l'entreprise totale. Cette entreprise a fait 10 milliards d'euros de bénéfices en 2017, mes amis. 10 milliards d'euros de bénéfices en 2017.
On nous parle d'un budget pour financer l'écologie. Ma question, elle est simple. Pourquoi ?
Pourquoi le gouvernement ne veut pas taxer les grands pollueurs de ce pays ? Pourquoi ce gouvernement veut taxer les Français et les Françaises qui trime à joindre les debouts ? [Applaudissements] Je vous parlais il y a quelques minutes de mes parents qui sont aujourd'hui retraités.
Quoi de plus insupportable que de voir comment le gouvernement ce gouvernement traite nos aînés ? La suppression, cette suppression de l'impôt sur la fortune, il le finance, il le finance sur le dos sur le dos de nos retraités et il le finance en supress avec la suppression de nos services publics. Cela nous ne pouvons pas l'accepter.
La macronie représentée localement par le maire de la ville d'Évri marche sur la tête. Les cadeaux, des cadeaux toujours au plus riches mais toujours on va toujours taxer les plus pauvres. Nos parents ont travaillé durement pendant des années pour se retrouver aujourd'hui à compter derrière la virgule pour pouvoir vivre dignement.
Cela est insupportable. Avec mes amis de la France insoumise, nous portons un un projet radicalement différent. Nous ce que nous voulons c'est des retraites revalorisées pour nos aînés.
C'est de vrais des vrais moyens pour l'éducation de nos enfants. Un salaire décent à la fin du mois, de vrais moyens pour le service public et notamment pour nos hôpitaux. Pour cela, pour cela, il faut du courage et des convictions.
De nos parents à nos enfants, il n'y a qu'un pas. Des fermetures de classe, des professeurs non remplacés. Nous connaissons, nous connaissons ces airements de l'éducation nationale, nous les connaissons d'autant plus ici dans nos quartiers populaires.
En tant que député, croyez-moi, mes amis, en tant que député, je serai de tous les combats liés à l'éducation de nos enfants, car c'est de là que je puisse mon engagement. L'endroit où l'on vit, l'endroit où l'on vit ne devrait pas déterminer l'avenir de nos enfants. L'école de la République, l'école de la République, c'est aussi l'égalité partout et pour tous. [Applaudissements] Je n'accepte pas, je n'accepterai jamais que nos jeunes puissent arrêter l'école ou leurs études parce qu'il ne trouvent pas de stage pour valider leurs années, parce qu'il ne trouvent pas d'employeur dans le cadre de l'apprentissage.
Et cela c'est une réalité. Notre territoire comme une grande partie de notre pays vit des inégalités trop lourdes pour l'avenir de nos enfants. Mes amis, nous devons agir maintenant.
Je nous pourrons nous pourrions lister les toutes les difficultés que nous vivons au quotidien et elles sont nombreuses. Je pourrais vous parler de du manque de place en crèche, je pourrais vous parler du logement. Je pourrais vous parler de l'accès à l'emploi.
Vous savez, je les connaît ces problématiques puisque je les ai vécu comme vous. Elles sont autant d'épreuves, mes amis. Elles sont autant d'épreuves que nous devons surmonter.
Mes chers amis, pour conclure, je vis ici et je crois que nous méritons enfin d'être représenté et défendu dignement à l'Assemblée nationale. C'est le sens C'est le sens de cette campagne. L'intérêt général contre celui de quelques-uns.
Et croyez-moi, je me battrai. Je me battrai pour nos vies, la vie de nos enfants. Je me battrai pour vous car un autre avenir est possible.
Écrivezvole ensemble avec notre ami. Nous comptons sur vous. Nous avons besoin de vous.
Ça va ? Nous comptons Nous comptons sur vous. [Applaudissements] R [Applaudissements] Nous comptons nous comptons sur vous ce dimanche.
Il faut aller voter et c'est avec vous qu'on peut y arriver. C'est ensemble qu'on gagnera. Je sais que vous l'attendez toutes et tous.
Après Lille, après peau, il nous fait l'honneur d'être ici ce soir présent à Corbeillesson. Je vous demande de l'acclamer chaleureusement. Jean-Luc Mélenchon.
Salut les petits chist [Applaudissements] en prie. Bonsoir à toutes et à tous. Me revoilà au milieu de vous.
La dernière fois, c'était en juin 2017 et c'était déjà au côté de Farida et d'Ulis. C'était les élections législatives qui avaient suivi les élections présidentielles. Alors bon, il y a eu le résultat dont vous vous souvenez.
Je vais quand même vous en dire un mot dans un instant, mais finalement lui, il avait dit "Je vous aime, je resterai toujours avec vous, il y a que vous." et le la partie à Barcelone et il commence une nouvelle carrière de royaliste parce qu'il est à peine arrivé là-bas que évidemment il a pas pu s'empêcher de d'en rajouter et le voilà qui dit que la femme qui l'affronte à l'élection municipale madame Dakalao qui est une de nos amies qui est membre du mouvement Podemos qui sont nos alliés dans la bataille européenne, dans cette coalition que nous avons formé qui s'appelle maintenant le peuple. Alors, il comme ici, il pense qu'il peut plus nous nuire davantage, le bl parti là-bas pour essayer de le faire.
Et il dit à propos d'Adakalao que c'est une honte que ce qu'elle dit à propos du roi prouve qu'elle n'est pas sûre et qu'on peut pas lui faire confiance. Adakalao dit moi j'ai toujours été républicaine. C'est quand même assez normal que je sois réservé à l'égard du roi.
Mais ce qui est plus surprenant c'est qu'un ancien premier ministre de la République française vienne en Espagne pour dire que ce qu'il y a de bien c'est le Bourbon qui s'y trouve. Voilà qui est nouveau, c'est vous dire. Enfin, vous le connaissez hein, vous l'avez supporté presque aussi longtemps que moi.
J'ai jamais compris pourquoi Amon avait comploté pour en faire le premier mini. J'ai jamais compris pourquoi Hollande l'avait nommé alors que ça réussit à le fâcher avec tout le monde du peu qui lui restait. Et évidemment quand je l'ai vu partir là-bas, je me suis dit ça va chauffer.
Mais ce à quoi je m'attendais pas, non seulement c'est qu'il devienne tout d'un coup royaliste, mais surtout qu'il aille nous dire des choses comme celles qu'il a dit à Elpaïs. Non mais si je vous parle de lui, il est parti, c'est pas le sujet. et les autres qui sont là, c'est de son équipe, hein.
Ils sont toujours solidaires. Il y en a pas un qui a dit "Non, nous euh on a plus rien à voir avec ça." Non, non, ils sont solidaires, ils s'en réclament.
Regardez ce qu'il a dit, monsieur Vals qui prouve combien il vous aime. Le 22 novembre 2017 au journal El Païs, journal apportant en Espagne, il dit surgit dans nos sociétés, par exemple dans la société française le problème de l'islam et le problème des musulmans. Dans la société française surgit le problème des racistes et des imbéciles.
Attention, tous les imbéciles ne sont pas racistes. Monsieur Vals faisait partie de cette brochette de zombie dont nous avons tous tellement hâte qu'il nous débarrasse le plancher une bonne fois. C'est pourquoi quand on nous a dit qu'il s'en allait, alors tout le monde était là avec des très molots dans la voie.
Et nous on a sorti nos petites pancartes. Bon débarras. Franchement vous êtes plutôt d'accord non ?
Bon débarras. Pour autant, on n'oublie rien, ne pardonne rien. J'ai lu dans les journaux que Farida et Uliss étaient en quelque sorte des agités revanchards, un peu comme moi, parce qu'on me dit euh il n'a jamais digéré le résultat de la présidentielle.
Bah non, en effet, en effet, bah je l'ai reconnu hein, parce que je suis un démocrate, mais non, je ne l'ai pas digéré, je ne l'ai pas accepté. Et vous savez quoi ? En plus, je m'oppose à la politique de celui qui a gagné.
C'est incroyable non ? C'est insupportable. Ces gens-là ont l'impression que ce pays leur appartient parce que ils l'ont toujours possédé et nous nous serions une sorte d'emmerdement provisoire qu'on rencontre à intervalle régulier dans les élections.
Et donc ce qu'on dit de moi, on le dit d'eux. On dit, ils avaient protesté contre le résultat de cette élection mais le Conseil constitutionnel ne les avait pas suivi. J'ai lu ça au moins 10 fois comme si ces deuxlà étaient des sortes de revanchard attendant chez eux en trépignant le moment de revenir prendre une revanche.
Bah oui, ils attendent le moment de prendre une revanche et ils vont la prendre là. Bien sûr, ça s'appelle la démocratie. Ça faut accepter l'idée qu'il y a des gens qui ont des idées qui les gardent, qui se battent pour ell qui prennent des risques, qui souffrent, qui endurent, mais parce que leurs idées sont plus importants que bien d'autres choses dans la vie.
Il y a des gens comme ça, les voici, les voici. Les voici. Mais dites-moi voir les oublieux.
Monsieur Vals, après avoir foutu dehors la presse et les observateurs le soir du résultat de la salle où on finissait le recollement, sujet sur lequel je me suis bien ébahi de voir qu'il n'y avait pas tant de protestation que ça parmi les belles personnes qui défendent d'habitude la démocratie, gnaga, la liberté de ceci et de cela. En général, la liberté de se terre est de mentir. Mais là, rien ou presque rien.
On dépose un recours devant le Conseil constitutionnel dire là, il vous a pas suivi, pardon. 141, il annonce qu'il a gagné avec 139 voix. Nous déposons un recours qui porte sur 141 signatures.
Une partie d'entre elles sont au crayon surchargé par ensuite de stylo et ben où on fait comme ça ? J'ai jamais vu ça moi. On signe au crayon et les autres passent derrière en disant on va remettre un coup de stylo pour qu'on arrive à bien lire.
Où on fait ça dans une démocratie honnête, transparente habituelle. Les gens ils viennent et ils signent avec leur stylo. Voilà comment ça se passe dans un monde normal.
Mais là il y en a 130 qu'on pas signé avec le stylo mais avec du papier et on est repassé derrière. Et quand vous avez gagné à 139 voix, ça fait pas beaucoup. Et bien le Conseil constitutionnel, mesdames messieurs, ne l'oubliez jamais au moment où vous irez dans l'isoloire.
Le Conseil constitutionnel a établi que 66 signatures étaient usurpées. 66 Alors, un cas crayon de papier qu'on est obligé de passer derrière pour remettre du stylo pour lire. passons deux, admettons le troisème c'est cassé le poignet pourquoi pas mais 66 donc dire qu'il s'était mis d'accord pour que ces 66 là votent d'une manière qui convenait à ceux qui ont gagné et pas à ceux qui ont perdu.
Alors la démocratie c'est l'exigence de la vérité et de l'honnêteté de la seule monnaie qui vaille en démocratie, c'est le bulletin de vote. C'est pourquoi je préfère prévenir que la loi a la main lourde sur ceux qui trichent. Et puisque personne ne nous a défendu dans cette circonstance, alors nous défendrons nous-mêmes.
Il y a contrairement à notre indiscible naïveté la dernière fois des ascesseurs et des délégués dans tous les bureaux. Nous aurons des recours avec d'aut certains magistrats qui travaillent avec nous et des avocats et que nous prévenons tout le monde. Cette fois-ci, il y a pas de signature au crayon refait au stylo.
Cette fois-ci, vous ne vous mettrez pas d'accord où il vous en cuira à chacun d'entre vous, non seulement ceux qui organisent la triste, mais ceux qui laisseraient se dérouler devant eux sans rien dire. employés communaux, élus, tous, nous vous prévenons il faut que la rigueur, la transparence et l'honnêteté du scrutin soit totale parce que c'est à cette seule condition que nous pourrons protéger soit à quoi nous tenons par-dessus tout qui est notre démocratie parce que c'est elle qui nous permet d'être libre. C'est elle qui nous permet de ne pas être du même avis.
C'est elle qui nous permet de polémiquer, de nous disputer et ensuite quand le résultat est là d'en convenir et de l'accepter. La démocratie, ça ne consiste pas seulement à savoir gagner, ça consiste aussi des fois à savoir perdre et à accepter des résultats. C'est pourquoi nous disons aux puissants de ce secteur que ils ne doivent pas recommencer ce qu'ils ont déjà fait une fois.
Alors, depuis que monsieur Vals est parti, il y a son modèle réduit. qui est là. Alors, il a été 11 ans son premier adjoint, il le succède à chaque fois.
Moi, je l'ai connu parce que il a d'abord été socialiste, puis communiste, puis à nouveau socialiste et maintenant le la repin en la République en marche et il se présente à l'élection, ce qui est bien son droit avec l'appui des six maires de droite. Dis donc, il y a des gens de gauche quand même dans cette salle, je suppose, hein. Il doit y en avoir quelquesuns.
Alors, il y en a qui ont de la mémoire. Il y en a qui se rappellent de la période où on s'est battu où il y avait à gauche, il y avait Courcouronne, il y avait Villabé, il y avait Corbeille. Combrisson, c'était un géant hein, tout le monde s'en rappelle encore maintenant et cetera.
Et puis Éver et maintenant et ben il y a plus rien. Du peu qui restait, c'était Éver. Et ben l'autre l'a vendu en échange de son siège de députés.
Les six maires de droite se sont mis d'accord et ils ont un programme absolument extraordinaire qui est porté par la parole de monsieur Choix qui l'a résumé parfaitement. Mon seul adversaire c'est Mélenchon et c'est soutien. Alors, sur le moment, on peut se dire "C'est stupéfiant, mais qu'est-ce qu'on a pu leur faire pour leur une trouille pareille ?" Mais tout bien pesé, je crois qu'ils ont raison.
Ils ont raison. Nous ne voulons plus de leur monde. Nous ne voulons plus de tout ce qu'ils incarnent, de tout ce qu'ils représentent.
C'est-à-dire ces misérables alliances de cast entre des gens qui sont censés ne pas avoir les mêmes idées mais qui se retrouve d'accord pour faire comme ils disent faire barrage. C'est le parti des castors, ils font barrage. Alors cette fois-ci c'est à nous qu'ils veulent faire barrage et ça leur tient un lieu d'orientation politique.
Et qu'est-ce qui reste de ça ? la tambouille, la combine, la caste qui veut que cette élection tourne à cet avantage, à leur avantage pour la raison qu'ils annoncent eux-mêmes, c'est qu'ils ne veulent pas que dans les suivantes vous veniez de trop près vous mêler de ce qui se prépare. J'ai été assez longtemps et Sonia pour savoir que ce n'est pas seulement un député qu'on vous demande délire du côté de monsieur Choix.
On vous demande de dégager la place pour que le maire de couronne puisse devenir le grand sachem, le grand manitou de toute cette région. Voilà ce dont il est aussi question. Ça, il y a que les Esoniens qui comprennent de quoi je suis en train de parler et qui connaissent assez bien la carte.
Mais ici, c'est le peuple populaire. Il a le droit lui aussi d'être représenté, d'être entendu, d'être compris, d'être porté par des gens qui dans les assemblées représentent sa voix. Voilà pourquoi ce sera la première raison au moins ça.
Nous venons chercher ici le 18e député du groupe la France insoumise. Vous connaissez le groupe ? Avant avant vous connaissiez que moi et Mélenchon par-ci et Mélenchon par là.
Chaque fois qu'il me jetait une pierre, il disait "On est tranquille pour 3 mois." Mais maintenant, il y en a 17. Alors même quand il me jette en rocher, il y en a encore d'autres qui sont là, qui interviennent, qui vous représentent, qui travaillent, qui travaillent.
Il y a pas de démocratie possible sans un parlement qui travaille. Et bien écoutez, ne serait-ce que pour ça, ça vaut la peine de changer de client. Je vais vous dire une comparaison pour que vous sachiez où on en est.
Alors dans cette salle, je sais pas qui a voté pour Vals la dernière fois. Il y en a ? Non.
Bon bah tant pis. Enfin vous leur direz. Non mais les gens ils ont le droit.
Ils votent pour lui, ils pensent qu'ils ont un député. Ben non, ils en avaient pas. Alors le modèle réduit d'un gars qui y était pas c'est il reste pas grand-chose à la sortie.
Comparaison du travail du député Manuel Vals avec un député France insoumise à la moyenne hein parce que il y a plus ou moins suivant le travail qu'on a à faire où on est bon bref à la commission laquelle on est intervention dans l'hémicycle député Vals 42 et c'est pas mal parce que entre mai 2018 et septembre 2018 mai et septembre on l'a vu quatre fois. Bon 42 depuis qu'il a été élu. Un député France insoumise en moyenne hein 384.
Amendement proposé Vals zéro. Alors comme ça on peut même pas en parler. Député France insoumise 231 en moyenne.
Proposition de loi écrite Vals 0 député France insoumise 2. Présence en commission Vals 42 député France insoumise 63 question écrite posée val député France insoumise 30 et nous ne sommes que 17. Je vais en profiter pour vous apprendre des choses sur le sujet, notamment pour tous ceux qui font les malins et donnent des conseils et il y a qu'à faire si et pourquoi vous avez pas fait ça ?
Et comment ça se fait qu'à telle heure tu étais pas là pour voter ceci ou cela ? On nous a fait une fois le coup. Et bien la nuit dernière, mes amis, nous ne sommes que 17 donc nous devons faire en roulement.
Je demande que vous vous rappeliez que je suis le président du groupe, mais je suis député de Marseille. Marseille, c'est au bout du pays. Et puis j'ai deux députés de l'Ariège, 10h en train et cetera et nous sommes 17 et nous devons faire des roulements pour être là tout le temps.
Nuit jour, nuit et jour, nuit et jour, surtout la nuit. Il y a 2 jours la séance sur le projet de loi de finances avec une discussion sur la pédiatrie des cancers des petits. La discussion s'est terminée à 6h du matin qui travaille une nuit entière comme on nous y contraint.
Qu'est-ce que c'est que la loi discuter et voter dans de telles conditions ? Nos amis étaient quatre hier soir. Et bien quand je vous dis si vous voulez une France insoumise et des députés qui portent votre parole parce que je sais que c'est ce que vous voulez parce que c'est ce que vous avez déjà réussi à faire en éisant des gens comme vous quand il y a une aide soignante qui est députée quand il y a un homme des calls center alors les autres là les importants et les triomphant ils avent fait un truc pour dire ou cathénas l'homme du col center.
Bah ouais. Et alors ? C'est quoi le problème ?
Il est pas de la caste, il est pas de la bonne société, c'est pour ça que vous l'aimez pas, mais c'est pour ça que les gens l'adorent. Et pareil pour les autres. Et bien Farida et Ulis, c'est la même trame, c'est la même pâte humaine qui tout d'un coup surgit là où elle n'était pas avant et qui tout d'un coup surgit à la face des 300 robots de la République en marche qui vous demande d'en allir plus qui ne servent à rien d'autre qu'à se lever des stand of chaque fois qu'il y en a un qui raconte quelque chose qui leur paraît digne d'intérêt et de nous accabler de sarcasme et de nous écraser de leur nombre et de ne pas supporter qu'on dise autre chose que ce qu'ils disent parce que dans leur tête, il faut comprendre, ce sont des gens après tout qui ont aussi droit au respect.
Faut comprendre pourquoi ils sont comme ça. C'est parce qu'ils se croient dans une entreprise et leur chef a dit la France est une start-up. Et dans une entreprise, comme vous le savez tous, et ben c'est pas un lieu où on discute, où on met en cause les ordres, où on imagine ce qu'on va faire.
Non, c'est un endroit où on obéit parce qu'on a pas le choix. C'est comme ça dans le contrat de travail. Alors eux, ils considèrent que tout ça c'est des discussions inutiles et alors on se fait traiter de fou à intervalle régulier quand ils en peuvent plus vers minuit et demi 1h du matin à partir de 2h.
C'est la décadrence totale et il peut se produire n'importe quoi au point qu'on est obligé des fois de les rappeler à l'ordre. Et donc cette 18e député, ne croyez pas que c'est juste une figure de style. Nous en avons besoin.
Si vous voulez que la France insoumise puisse travailler correctement, il faut nous envoyer du renfort. Voilà ce qui vous est demander. C'est votre part de boulot à vous autres qui devait aller chercher un par un les électeurs pour qu'on ait notre 18e député.
Mais évidemment, ça ne sera pas seulement un renfort. Ce sera un événement considérable qui va arriver dans un moment tout à fait particulier dont je vais vous parler. Ce sera un événement politique national et peut-être même davantage parce que bien des pays regardent ce qui se passe en France et beaucoup qui croyaient qu'il suffisait de m'accabler, me perquisitionner, m'humilier ainsi que tous ceux qui m'entourent ont vu avec stupeur que aucun d'entre vous n'avait reculé, que vous n'avez pas ouvert les rangs, que vous n'avez pas laissé passer la calomnie et la flétrissure passé Tout au contraire, vous vous êtes regroupé, vous vous êtes interrogé parce que vous êtes des gens conscientieux et honnêtes intellectuellement et vous avez conclu que ça valait la peine de continuer ce combat si bien que dimanche.
Si vous Élisez pas ce dimanche-ci, ça serait parfait. Mais le suivant, la 18e députée du groupe. Alors oui, vous créerez un événement.
Pourquoi ? Laissez-moi vous raconter. Hier, j'étais à Marseille.
On faisait la marche de la colère contre l'habitat insalubre. C'est pas la peine que je vous raconte pourquoi trois immeubles sont tombés et puis maintenant avant il faisait rien. Maintenant il suffit que quelqu'un téléphone en disant ça craque et aussitôt poum péril extrême tout le monde dehors.
On en est à 400 personnes qui ont été sorties de leurs immeubles. Les malheureux les premiers ils sont bons. Et les autres bah ils partent parce qu'ils ont peur.
Il faut vous rendre compte les amis ce que c'est. Vous êtes chez vous et vous avez peur que tout tombe. Vous êtes avec vos petits, qu'est-ce que vous allez faire ?
Et on vous dit "Allez, il faut partir." Alors vous partez, vous avez rien le temps d'emmener comme ces pauvres malheureux. Tout est enterré dessous.
Vous pouvez pas rentrer à la maison pour récupérer vos affaires ou vos médicaments. Et les petits, comment ils vont à l'école ? Où sont leurs affaires ?
Tout le monde est déstabilisé. Tout le monde a peur et dans toute la ville parce que nous avons dans cette ville 40000 50000 100000 personnes qui sont logées dans des habitats insalubres. Des années d'incurie et d'abandon.
Mais n'allez pas croire les gens que ce soit seulement une affaire marseillaise parce qu'il y en a beaucoup qui se rassurent en disant "Ah bah là-bas c'est Marseille, c'est le folklore." Non non, il y a 3 millions d'habitats dans ce pays qui posent problème parce qu'il présentent au moins une des caractéristiques qui en font un habitat insalubre. Il y a 400000 logements dans ce pays qui présentent de graves fractures sur leurs œuvres fondamentales et en particulier les façades.
Il faut donc pas dire c'est une histoire marseillaise bien sûr qui a un problème particulier à Marseille qui relève d'une vision de l'organisation de la ville que vous connaissez vous autres parce que nous l'avons tous supporté ici en région parisienne. On prend le centreville pour les belles personnes et on expulse le peuple qu'on envoie à la périphérie et on a pas eu le choix. Tout le monde a dû faire comme il pouvait et des fois on était content de partir pour aller un peu plus bas et peut-être des fois même acheter la maison en pensant qu'on l'aurait avec les gamins.
Ou bien au début quand les villes nouvelles se construisaient, on pouvait acheter l'appartement, on avait l'impression que la vie allait s'améliorer et que on vivait mieux qu'on avait vécu nos parents et nos enfants, pensait-on vivrait mieux que nous. Et c'est pas ça qui s'est passé. Ils ont organisé le territoire d'une autre manière mais bref, ils ont poussé tout le monde.
Et ben là-bas à Marseille, ils ont fait pareil. Ils veulent pousser tout le monde et pour que les gens s'en aillent et ben on laisse tout pourrir sur pied. C'est donc pas un hasard ni la malchance, c'est le résultat d'une politique globale de l'habitat dans tout le pays.
Et c'est vrai pour ça, comme c'est vrai pour le reste, comme on va en parler à propos des transports. Ils ont organisé le territoire sur la base d'une discrimination sociale qui consiste à trier les gens d'après leur revenus. Moins ils en ont.
Plus on les pousse loin et plus on les pousse loin, moins ils ont accès au services. C'est deux mondes que celui des Tarters et celui de Paris. J'habite la moitié de la semaine à Paris et l'autre moitié à Marseille.
Donc je peux me rendre compte des différences extraordinaire de mode de vie. Pas de problème pour trouver un TBI, pas de problème pour trouver un spécialiste, pas de problème pour monter dans un bus, pas de problème pour trouver une trottinette, un vélo, un métro, tout ce qu'on veut. Et ceux qui sont là-bas croient que tout le pays est comme ça.
Alors ils disent "Ah bah quand même les gens ils pourraient quand même rouler moi il y a qu'à monter dans le bus." Ah oui lequel ? Il pourrai prendre une patinette par exemple pour aller dévris à Paris et cetera.
Et alors à Marseille avec cette situation, voici ce que nous avons vu. Marseille, il faut pas que vous croyez c'est une ville comme partout. Les gens, ils sont comme vous, comme moi, hein.
Bon, c'est-à-dire que bon, si ça vaut la peine, on y va. Mais enfin bon, on n'est pas non plus désagités, hein. On n'est pas tous les 5 minutes à la manifestation, à la marche, je sais pas quoi.
On a un mouvement social très vigoureux, un syndicalisme extrêmement actif. C'est pas le sujet, mais c'est pour vous dire, ne croyez pas qu'on ait l'habitude d'aller dans les rues comme ça pour un oui, pour un non ou même des fois, il y a des choses graves qui se passent et on y va pas. Mais là, samedi, tout le monde y était, c'était la marche blanche.
Et alors, le sort fait les choses d'une manière terrifiante. Pendant la marche, un balcon qui s'effondre, un escalier qui se casse la figure. Le lendemain, quatre personnes qui se jettent par la fenêtre parce qu'il y a un incendie.
Pourquoi il y a un incendie ? Ben parce que tout se détraque, l'électricité, la flotte, tout se détraque et quand ça commence, vous savez comment c'est ben ça vient en cascade. On est arrivé au bout d'un certain nombre de choses et vous voyez dans votre vie de tous les jours plein de choses qui sont arrivées au bout qui avant marcher marchent plus maintenant dans plein de services qu'on avait et qu'on avait l'habitude de voir si bien qu'on oubliait que c'était des services publics.
On oubliait même qu'il y avait des gens qui étaient là en train de le faire vivre. Tout ça s'arrête, ça marche plus ici là, on sait plus quoi faire. Tu vas pouf, il y a plus de guichet.
Allez sur votre ordinateur le numérique dématérialiser les démarches. C'est-à-dire qu'il y a des gens qui progressivement sont écartés de tout, même de la possibilité la plus élémentaire pour accéder à un service ou même pouvoir protester ou même pouvoir demander s'ils ont droit à tel ou tel service. Est-ce que vous savez que alors qu'il n'arrête pas de montrer du doigt les gens qui paraît-il abusent des aides sociales, le principal problème c'est que ces aides sociales ne sont pas consommées par ceux qui ont droit.
Que c'est des sommes extraordinaires chaque année qui ne sont pas consommées parce que les gens savent tout simplement pas ou ne peuvent pas accéder ou pensent que ça va être tellement compliqué où ont essayé d'accéder et ils ont vu que c'était compliqué. Alors, je reviens à ce que j'ai vu. Samedi, c'était comme ça avec les copains.
On a dit c'est la marche blanche, pas de drapeau, pas de pancarte. Pas parce qu'on a honte de nos idées, mais on se dit il faut être tous. C'est très important à comprendre.
Il y en a ici qui ont été salariés dans les entreprises où qu'ils sont. Il y en a sans doute qui sont des syndicalistes ici. Vous savez tous comment ça se passe.
Pour être très nombreux, il faut être très ouvert. Si vous voulez être le plus nombreux dans l'action, vous avez pas intérêt à vous l'approprier parce qu'alors il y en a qui disent "Ah ben si c'est ça, moi j'y vais pas." Et donc c'est ça que nous cherchons à faire, être le plus nombreux possible, le plus parce que les gens ils réfléchissent, ils ont pas besoin qu'on leur dise tous les 5 minutes "Ah, tu as bien compris que ceci est cela." Ils ont bien compris.
La preuve c'est qu'ils sont là. Ça c'était samedi et hier soir c'était la marche de la colère et encore du monde et du monde partout. Et en regardant ça, j'ai roulé ma bosse he vous le savez.
J'en ai vu des choses. Je sentais me dit c'est pas que Marseille ça. Pour que ça arrive à ce point c'est que c'est beaucoup plus profond, beaucoup plus ample.
Le peuple français, le peuple en France est en train de se mettre en mouvement doucement à son rythme, mais il est en train de le faire. Et voyez-vous, ça m'a frappé d'entendre le président de la République qui a bien des défauts, mais qui a aussi souvent la qualité d'avouer parfois un peu naïvement ce qu'il ressent. Et il dit "Oui, j'ai échoué." Je sais pas pourquoi été faire ça sur le porte-avion parce que bon, on parlait d'échouage sur un porte-avion.
Enfin bon. Et il dit "J'ai échoué à réconcilier le peuple avec ses dirigeants." Et il passe à la question suivante comme si c'était une question de communication.
Ah non non non, c'est la question fondamentale de la démocratie. Si le peuple n'a pas confiance dans ceux qui le dirigent et qu'il a lui-même nommé, c'est qu'il y a un problème énorme. Ça veut dire qu'il n'est pas représenté.
C'est ça que ça veut dire la représentation vous présentez une deuxième fois à travers vous. Donc il a échoué mais précisément il avait été lui. Pour réussir ça parce que les gens disaient les autres on les a assez vu.
On sait que ce sont des menteurs. On sait qu'ils ne font jamais ce qu'ils ont annoncé qu'ils vont faire. On sait que de toute façon, ils ne font que copier ce que la Commission européenne leur dit de faire, c'est-à-dire priver le bon peuple de tous ces acquis sociaux en espérant que le marché dont l'énergie aura été libérée parce qu'on a aboli toutes les règles et qu'on a donné tous les pouvoirs à ceux qui en ont déjà beaucoup et que c'est ça qui va remplacer le service public.
Vous pouvez pas aller à l'hôpital, allez à la clinique. Il y a plus de place à l'école, allez à l'école privée. Vous pouvez plus monter dans le bus et ben allez, vous pouvez plus monter dans le train, prenez le bus Macron et cetera et cetera.
C'est ça leur vision du monde. Ils pensent que si on enlève l'État, si on enlève les services publics, alors ça va marcher parce que il y aura des entreprises privées qui viendront et dont l'énergie aura été libérée. Voilà.
Pouf ! Vous connaissez ce roman qui dure depuis 30 ans, ils ont tous accagé, il y a plus rien qui marche ou beaucoup de choses ne marchent plus et des choses qui marchent. Vous avez des gens qu'on peuvent plus qu'ils portent sur leur dos dans des tas de profession et de services publics, dans l'enseignement, dans la santé, dans la police, dans tous les fonctionnaires, tous pourront vous le dire.
Ils en peuvent plus. Et comme ils croient ce qu'ils font et comme ils aiment leur métier et qu'ils veulent que ce soit bien fait, ils font ils font ils font encore. Et les autres se disent "Ah bon, ils ont réussi à le faire, allez en tour de vis de plus.
Vous êtes quatre, très bien, on serait plus que trois." Puis déjà trois deux, ça suffirait et ainsi de suite. Et sans arrêt, tous ceux qui font vivre tout ça voi que ça se réduit, que eux se fatiguent de plus en plus et plein de gens craquent.
C'est pour ça je dis à ce petit malin de Castaner quand il a dit le 17 parce que c'est ça le rendez-vous, s'il y a un blocage total nous interviendrons. Ah oui ! Qui c'est qui va intervenir ?
Qui est ce nous dont il parle ? Moi à sa place, je m'y risquerai pas parce que même dans la police, dans la gendarmerie, les gens ils en ont le bol. 128 suicide l'année dernière, 136 cette année et l'année est pas finie.
C'est vrai partout ce que je suis en train de vous raconter. Alors, il y a un moment comme on dit où les gens mettent cross en l'air. Moi, je m'amuserai pas si j'étais Castan à m'infliger le ridicule de vouloir réprimer des masses de gens qui vont se trouver le 17 dans l'action.
Parce que le 17, vous allez voir que c'est le jour du divorce du peuple français avec la Macronie. C'est le jour du divorce parce que les gens ont compris et qu'ils ont décidé eux-mêmes. Et c'est pas parce que certains journaux mettent en scène la présence de l'extrême droite ici ou là l'extrême droite, il y en a partout.
Il faut quand même s'y faire si j'ose dire. Ils ont tellement fait pour les mettre en scène. C'est pas le sujet.
Le sujet c'est est-ce que les gens ont raison de faire ce qu'ils sont en train de faire ? Et voici notre réponse. Ils ont raison.
Ils ont raison. Ils ont raison de s'opposer, ils ont raison de se révolter, ils ont raison de se mettre en mouvement. Voilà la vérité. et on fait avec ceux qui se trouvent là, vous, moi, les autres et ainsi de suite.
C'est ça qui va se passer parce que tout le monde a compris une chose, c'est que les prétextes qu'il donnent sont des prétextes et que peut-être que c'est le plus injurieux de toute cette affaire, c'est que non seulement ils vous font les poches, mais en plus ils vous traitent d'irresponsable parce que vous ne voulez pas payer l'augmentation de carburant parce que vous n'êtes pas écologiste, vous n'aimez pas la planète et que vous voulez voir disparaître les animaux, les bêtes, le ciel, la terre et tout ce qu'il y a dessus. C'est ça qui est insupportable. Non seulement il vous détrousse, mais en plus il vous méprise.
Parce que ce n'est pas vrai que tel soit aujourd'hui le peuple en France. Jamais il n'a été aussi conscient et aussi disponible pour poser les actes qu'il faut poser pour être un comportement responsable dans la vie devant la planète, devant la stabilité de l'écosystème. Et vous autres dans vos maisons, est-ce que vous êtes pas en train de trier ?
La nourriture, les papiers, le ceci, le cela ? hein, travail gratuit, déchetterie, vous le faites chez vous et ensuite vous faites ça avec sérieux et vous apprenez à vos enfants à le faire et vous expliquez à vos enfants pourquoi il faut le faire. Tel est le peuple en France.
Ce n'est pas vrai que c'est une bande d'irresponsable qui ne s'intéresse pas au futur et ne pense qu'à lui-même. La vérité, c'est que c'est en pur prétexte. Ils augmentent le prix du carburant de manière à augmenter les ressources de l'État parce que l'État en a besoin pour appliquer la politique qui lui a été ordonnée par la Commission européenne de Bruxelles qui leur demande de soulager ceux qui ont beaucoup avec l'espoir qu'il se mettent à investir.
Et je vais vous montrer pourquoi ce n'est pas vrai. Mais cette augmentation, elle arrive dans une série d'augmentations sur laquelle on ferait bien de faire réfléchir les gens. Dites voir, vous avez vu les autoroute commence à augmenter ?
Et ben alors, on n' pas compris. Il paraît que quand ça y est privatisé, ça allait être plus sympa. Libérer les énergies blabl blabla et moins cher, c'est plus cher.
Et le gaz, il a augmenté aussi. Mais vous vous rappelez qui vous avez dit jamais on privatisera. Non, ils ont marié le gaz avec Suè.
Comme ça, c'est Suè qui décide. et c'est presque 50 % d'augmentation depuis la privatisation et cetera. Je peux vous faire la liste de tout ce qui a augmenté.
Au milieu de tout ça, on annonce aux gens et ben voilà, en plus ça va augmenter pour des raisons écologiques. Très bien, faisons semblant de les croire. Normalement, une taxe écologique, c'est une tasse qui est destinée à disparaître, à être dissuasive.
C'est-à-dire qu'on espère que comme vous avez tous compris, bête comme vous êtes, qu'il y a qu'à vous taper au portefeuille que vous arrivez à comprendre et ben à la fin vous allez bien vous comporter et donc bah il y aura plus de taxe puisque vous aurez le bon comportement. Alors où est l'alternative, je vous prie ? C'est très important.
Qu'est-ce que vous pouvez faire d'autre ? Est-ce que vous pouvez vous passer de rouler ? C'est ça la question à poser.
Bien sûr que non. Bien sûr que non. Vous vous le savez et eux aussi ils le savent.
Ils le savent parce que ils savent qu'il mentent. Et si vous voulez en avoir la preuve qu'ils savent même que ce qu'ils disent n'est pas vrai, vous avez qu'à regarder les autres décisions qu'ils ont pris puisque les repint tous en grand écologiste. Comment vous expliquer par exemple qu'ils aient eux-mêmes prévu lorsqu'on est en train de travailler à l'Assemblée nationale une baisse d'entue qui s'appelle le crédit impôt c t je me rappelle plus et eux c'est environnement.
Bref, c'est un crédit d'impôt. Déjà, faut payer des impôts pour pouvoir avoir droit à un crédit d'impôt. C'est pas le cas de tout le monde.
D'accord ? Et dans ce crédit d'impôt, il y a tout des choses comme si vous changez le le revêtement sur vos murs, si vous changez les portes, si vous changez le toit et si vous changez les fenêtres ou c'est que c'est des sous tout ça. Le toit ?
Ouais. Les murs aussi. Bref, que faisaient les gens jusque-là ?
Qu'est-ce qui changeait d'abord ? Bah les fenêtres parce que c'est par là que arrivent les courants d'air et puis ça isole bien pour la chaleur et puis pour le bruit et cetera. Et ben les grands écolistes qui viennent de décider de vous mettre à la taxe pour le transport, eux ils ont maintenu le CITE dont je viens de vous parler mais en retirant les fenêtres.
C'est-à-dire la principale chose que les gens faisaient, ils leur disent "Ah ben vous continuez à le faire si vous voulez mais il y a plus de prime. Changer plutôt le toit." Bah voyons, c'est une des formes.
Après vous entendez le premier ministre qui dit "Ah ben, on va vous donner une surprise pour changer de véhicule y compris d'occasion le bol. parce que tous vous étiez là avec vos 20000 € à vous dire bah tiens, je vais changer de voiture parce que vous faites ça à peu près tous les 3 ans et bon alors vous vous disiez bah tiens s'il y a une prime c'est bien puis une surprise prime encore mieux hein. Voilà.
Bon alors il y en a quelques-uns mais les autres non hein. Je je sais que c'est une plaisanterie qui peut même être douloureuse pour certains d'entre vous hein d'entendre quelqu'un vous dire "On va vous donner une surprême avec la surprise c'est pas possible. Et vous savez pourquoi c'est pas possible ?
Parce que la banque elle veut pas vous prêter. Et voilà, c'est comme ça. Vous êtes pas dans ces petits papiers à la banque donc elle vous prête pas.
Et puis vous vous avez pas forcément les économies hein pour avancer une somme pareille même avec la surpronge apparaître c'est que dans la surprise pour aller acheter une voiture et même une voiture d'occasion. Quel genre de voiture vous pouvez acheter avec cette surprise ? Des voitures au diesel.
C'est-à-dire exactement le contraire de ce qu'on prétend faire avec la somme qu'on vous demande en plus. Donc ce n'est pas vrai que ce soit une politique qui soit destinée à faire avancer la protection de l'environnement. Le diesel vous ne l'avez pas choisi par goût personnel, vous l'avez choisi parce qu'on vous l'a détaxé plus que le reste et que maintenant vous avez les voitures sur les bras, vous voudriez bien faire autre chose mais vous ne pouvez pas moins rouler.
Donc ceux qui ne peuvent pas moins rouler pour aller au boulot, pour aller à l'hypermarché parce que 95 % des hypermarchés qui ont ouvert depuis 10 ans sont tous à la périphérie des villes et vous pouvez pas y aller à pied en revenant, en poussant le cad. Donc vous y allez avec un véhicule et que souvent il y a pas de bus pour y aller. Ça c'est la vraie vie des gens.
C'est eux qui ont fermé les maternités, c'est eux qui ont fermé les écoles, c'est eux qui ont réorganisé tout le territoire de cette façon en vous obligeant à monter dans les voitures pour emmener les gamins à l'école, pour les emmener chez le Toubi, pour emmener les anciens et cetera et cetera. C'est eux qui ont organisé ce déménagement permanent de la vie quotidienne des gens et maintenant ils viennent vous le reprocher. C'est la raison pour laquelle vous savez bien qu'on ne règlera jamais les problèmes qui sont en effet posés qui sont d'une intensité totale qui est notamment la pollution de l'air.
Mes amis les plus jeunes, j'ai vécu dans un monde où on respirait l'air et on disait il faut respirer, ça améliore ta santé. Il faut aller courir. Et bien moi aujourd'hui, je dis pas un gamin, va courir au milieu de de la ville parce que ce que tu vas respirer est terrible, parce que nos gosses sont de plus en plus malades, parce qu'il y a de plus en plus de crise d'asme chez les petits et cetera et cetera.
Oui, c'est un vrai un immense problème auquel nous sommes confrontés. Les puissants de la terre sont en train de la pourrir. Eau, air, sol, tout, y compris la génération, c'est-à-dire la capacité à mettre au monde des enfants qui soient constitués totalement avec des bras, des jambes, une tête normale.
Même ça, ils nous l'ont pourri. Même ça le seul bonheur que les gens avaient, le plus puissant, le plus formidable qui est celui de créer ces familles. Direz-vous que j'exagère ?
Non, bien sûr que je n'exagère pas et je le dis en parlant fort parce que je veux qu'on entende à travers ma voix la clameur d'indignation qui nous soulève tous en voyant ce monde que nous sommes en train de léguer à ceux qui arrivent derrière nous. Il faut se mettre en colère, il faut se révolter, il ne faut pas se résigner. Il ne faut pas accepter de baisser les yeux.
Il ne faut pas accepter leur bonne manière parce que leurs bonnes manières ne sont faites que pour une chose, vous faire terire. S'il voulait vraiment taxer les pollues, alors il fallait aller les chercher là où ils sont. Comment se fait-il que le kérosène des avions ne soit pas taxé ?
Alors, quand le taxant, ça rapporterait exactement la somme que l'on va aller prendre dans la poche des braves gens qui roulent tous les jours ? Comment se fait-il que les cargos et les paqub ne soient pas taxés sur le carburant qu'il consomme et qui empoisonne l'atmosphère à Marseille, dans les quartiers nord ? Il faut que vous sachiez que la chose essentielle et bien c'était d'avoir la mer en face de soi.
Et maintenant la chose essentielle c'est que les PQB ils viennent et que quand un PBO tourne et fonctionne, il dégage autant de pollution qu'un million de bagnoles. Vous le saviez pas ? Et bien je vous l'apprends.
Si bien que c'est encore les pauvres qui respirent l'air pourri qui est fait au profit de quelques-uns, une fois de plus. Voilà ce qui va m'amener à mon dernier sujet. Mais je vous ai parlé d'aveu.
Moi, j'ai été frappé quand je les ai entendu mettre les gens comme ça en cause. Alors, quand on est à l'Assemblée nationale, on leur pose la question et qui font lever de rugis. Une girouette verte, euh c'est souvent le casin, euh il est là et il vient faire la morale à tout le monde et à nous.
Vous qui vous dites écologiste, alors blab bla bla bla bla. Bref, c'est de votre faute, nous et puis vous. Pas un mot sur les gens qui sont épargnés par leurs taxes.
Pourquoi n'ont-ils pas été cherchés le kérosène ? Pourquoi ne vont-ils pas chercher les PACB ? Pourquoi ne vont-ils pas charger les cargos ?
Pourquoi ? Pourquoi ? Pourquoi ne répondent-ils jamais quand on leur pose la question, mais que c'est nous qu'il viennent chercher pour nous mettre en cause l'argent qu'ils prennent, ça me fait mal de vous le dire parce que je crois que beaucoup d'entre vous aimeraient se dire "Ah ben au moins ça sert à quelque chose." Non, pas du tout.
Sur les 4 milliards qui vous prennent, il y en a qu'un milliard qui va à des mesures de transition écologique prévu de toute façon. Tout le reste, c'est pour les dépenses ordinaires du budget de l'État. Pourquoi faut-il 4 milliards de plus ?
Et ben parce qu'il y a 4 milliards de moins et qu'il faut les remplacer. Où sont passés ces 4 milliards ? C'est la suppression de l'impôt sur la fortune.
Cherchez pas. Vous cherchez de l'argent pour le budget de l'État et bien on va vous en trouver. On va rétablir l'impôt sur la fortune 4 milliards.
Moi, je vous rends les sous qui sont en train de vous prendre et puis vous en cherchez encore. 100 milliards de fraudes fiscales dans ce pays. 100 milliards de fraude fiscale.
Les voyou, on sait où ils sont. Ils volent 100 milliards chaque année. Ah mais disent de temps à autre tel ou tel ministre important. permettront pas ça.
Oui, c'est ça. Ils ont juste supprimé quoi ? Bah les contrôleurs comme il y a beaucoup de fraudes.
La bonne idée c'est on supprime ceux qui contrôlent comme ça ça va réduire la fraude. Vous comprenez rien quoi. Alors les mecs, ils se donnent du mal, ils se mettent à presque 30 dans un gouvernement et vous vous êtes là et ça et ça vous avez pas compris.
Je recommence. Comme il y a beaucoup de fraude, on supprime les gens qui inspectent pour empêcher la fraude. C'est logique, non ?
Combien ils en enlèvent depuis 2010 ? 3000. Ils ont supprimé 3000 postes au fisque parce que attention ceux-là c'est des fonctionnaires qui bossent hein, ils regardent et quand il se quand ils s'y mettent ça rentre hein.
Alors pas toujours parce que des fois claque on en accrochant hop la justice peut pas intervenir. Verrou de Ber c'est l'administration fiscale qui négocie directement. Alors là, ils ont trouvé un arrangement sur cette affaire, mais c'est toujours pas la possibilité directe d'incriminer quelqu'un qui est en fraudeur. 100 milliards les gens vous rendez compte.
Si on les avait, il y a plus de déficit. Il y a pas besoin d'aller vous taxer pour tous ces trucs. Il remet tout en route et on embauche.
Et on crée des logements et on crée les milliers d'emplois qui vont avec. Parce que quand nous nous parlons de transition écologique, nous parlons de tout ce qu'il faut transformer dans la production, dans l'échange et ça c'est des milliers de gens au travail parce que ça se fera pas tout seul et c'est pas les robots qui vont le faire. Si vous voulez mieux manger, il vous faut une agriculture paysane.
Il faut trouver 400000 paysans de plus dans ce pays de gens qui accepte d'aller faire de l'agriculture. Si vous voulez installer partout des énergies alternatives, c'est encore plusieurs centaines de milliers d'emplois. Par conséquent, la vraie transition écologique, elle rapporte à tout le monde.
D'abord parce que ça fait des milliers de gens qui se mettent au travail et les gens qui se mettent au travail, ils font pas des stats avec leurs sous. Il les dépensent pour s'occuper de leur famille, pour se loger, pour se nourrir, pour se vêtir, pour vivre quoi. Rien de tout ça dans leur politique.
Rien. De l'argent bouge trou milliards sur l'impôt sur la fortune. 20 milliards que vous vous rappelez même plus que c'est Hollande qui les avait décidé.
Ça s'appelait CCE et 20 milliards. Et lui comme ça se voyait trop, il a décidé le Macron de passer ça dans la loi ordinaire. Allez zoou ! 20 milliards, il leur a donné en crédit d'impôt.
Et depuis, vous avez vu ça carbur he depuis qu'ils ont libéré les énergies en changeant tout le code du travail, depuis qu'ils ont arrosé tout le monde avec 20 milliards, il y a eu un choc de compétitivité hein. Et ben, ça va encore moins bien qu'avant. Il doit bien avoir une raison quand même.
Il y a bien un moment où on peut comprendre que deux visions du monde s'opposent, que deux visions de l'économie s'opposent. Il y a pas juste et très intelligents qui foutent tout par terre et nous qui ne serons pas capable de redémarrer tout ça parce que nous savons comment le redémarrer. Voilà leur bilan.
Alors, vous avez entendu la dame Penico, celle-là, elle est ministre du travail. Avant, elle était DRH, une grosse boîte qui l'a bien arrosé et ça continue d'ailleurs. Et elle dit "Ah, avant les patrons avaient peur d'embaucher." Premier mensonge.
Personne n'a jamais eu peur d'embaucher quand le carnet de commande est rempli. C'est le contraire. C'est le contraire.
Ceux qui gouvernent, c'est le carnet de commande. C'est pas le blabla sur le code du travail. Et maintenant, elle dit "Ah ben, c'est plus le problème, ils ont plus peur." "Ah ben on est content madame.
Ah ben ça nous fait plaisir de penser que bon au moins on s'est sacrifié pour quelque chose." Ils ont plus peur mais il trouvent plus les gens pour faire le boulot. Donc c'est encore une fois de votre faute.
C'est parce que vous voulez pas bosser. C'est ça qui raconte que le chômage est la faute des chômeurs. Mais il va y avoir un problème dans ce pays.
Je vais vous l'annoncer parce que ce sera notre tour de le diriger et pour faire le programme sur lequel nous battons l'avenir en commun. Pour faire ce programme, il faut des milliers de gens, des dizaines, des centaines de milliers de gens formés. Nous avons besoin de salariés, de travailleurs de haut niveau de qualification et c'est ça qu'ils sont en train de détruire en ce moment pour faire des économies.
Ça s'appelle l'enseignement professionnel. Avant on passait un bac pro en 4 ans. Pourquoi vous croyez qu'on faisait 4 ans ? parce qu'il a besoin de 4 ans et ils ont commencé à réduire à 3 ans pour économiser et maintenant les rendu à 2 ans et vous avez ces grands blablateurs qui arrivent là et qui vous disent mais monsieur Mélenchon, vous rendez compte toutes ces spécialités dans le bâtiment, le premier œuvre et le second œuvre.
Il y a des gens qui savent de quoi je parle là ici dans cette salle. Ah bon ? Vous croyez que construire un mur et le pentre c'est la même chose ?
Que c'est le même métier ? C'est que vous n'y connaissez rien ? Est-ce que vous croyez qu'on va pouvoir continuer ? ou fabriquer des éoliennes comme celles qu'on fabrique sont des pes qu'on règle au micron comme celle que fabrique l'alstom si vous avez pas des ouvriers des ouvrières hautement qualifiés parce que c'est un boulot extrêmement compliqué de faire ça.
Il y a que vous qui croyez qu'il suffit de claquer dans les doigts et de coller quelqu'un derrière une tâche pour que ça soit fait. Chaque métier a son contenu. Chaque métier a sa qualification.
Et quand le président de la République dit il suffit de traverser la rue à un horticulteur pour qu'il aille faire serveur et bien il insulte deux personne. L'horticulteur dans le métier de faire de l'horticulture et on a besoin d'horticulture. Et le deuxième c'est le serveur parce que lui aussi il a un métier qui a sa dignité et sa qualification parce que tout le monde est pas capable de faire le service dans un restaurant.
Collez-vousle dans le crâne vous autres. Si vous ne le savez pas, allez parler avec les gens et vous comprendrez ce que c'est que la qualification. Voilà comment ces gens sont en train de tout dév.
Alors pour terminer, voilà la veu suprême. Le premier ministre dit "Nous, nous préférons taxer le carbone que le travail." Ah bon ?
Mais pourquoi vous taxez ? C'est ça la première question. Et si vous nous demandez notre préférence, alors on va vous répondre.
On préfère taxer le capital que le travail. Allez, maintenant, attention, je bien vous prendre la tête. Dans ce débat qu'il y a là en ce moment, il faut surmonter l'indignation. et réfléchir parce que tant de gens nous ont dit "Vous êtes pas écologiste, je vous ai dit ce qu'il fallait en penser de nous-même" mais aussi même dans le champ politique, disons les choses comme elles sont.
Plein de gens ont fini par comprendre qu'il y avait un problème et nous-même ici he franchement on avait pas tout de suite eu la conscience queil y avait un problème et qu'un problème énorme qui est que l'écosystème tout entier est mis en cause. Les espèces vertébrées ont paraît-il disparu à 80 % de la quantité d'animaux qui en étaient d'insectes. parce que les oiseaux parce que parce que parce que bref les gens qui connaissent quelque chose à ces sujets nous disent la 6e extinction des espèces et commencer.
Alors faut pas croire que c'est seulement du folklore, c'est que l'être humain c'est un élément de la biodiversité mais il y a pas d'être humain comme il y a des êtres humains, sans qu' en même temps des oiseaux, des abeilles et cetera, tout ça se tient. Vous le savez tous maintenant, on le sait tous. Donc il faut partir de cette idée que de grands progrès ont été faits.
Et bien sûr il y en a qui exagèrent, il disent "Ah benah l'écologie c'est nous parce que c'est marqué dessus." Ouais enfin moi j'ai envie de dire heureusement qu'il y a pas que parce que à un moment donné ça s'était un peu perdu dans les sables cette histoire hein dans les combines et les tambouilles de toutes sortes. Donc on peut dire que tout le monde maintenant se sent dans l'obligation d'expliquer comment ils compte s'y prendre.
Alors bon, les gens qui croient à l'économie de marché croient l'économie de marché, c'est une façon de dire le capitalisme, bah c'est plus joli, ça fait moins agressif. Il croit à l'écologie de marché. Alors l'écologie de marché, ça veut dire et ben par exemple si ça vous coûte trop cher de rouler et ben vous roulez moins.
Bonah évidemment l'écologie de marché ça marche pas plus que l'économie de marché elle-même. C'est-à-dire ça se termine toujours de la même manière, tout pour les uns, rien pour les autres. Donc nous aussi, il faut qu'on se définisse pour que ça soit clair et pour pas qu'on fasse les prétentieux.
On peut pas dire il y a que nous qui avons des idées sur le sujet. Non, ce n'est pas vrai. Il y en a d'autres qui ont des idées.
Alors, il faut dire nous ce que nous sommes. Nous, nous pratiquons une écologie populaire. Voilà quoi nous croyons.
Et je voudrais vous montrer qu'il y a un lien direct entre cette dénomination qu'on choisit fort heureusement aujourd'hui dans une tribune qui paraît dans la presse quotidienne. Mathilde Panot, Loï Prudom, Marino Linman et d'autres députés sénatrices de la France insoumise et des personnalités du monde associatif. L'écologie populaire.
Pourquoi ? parce qu'elle dit une chose, la première des choses, elle nomme les responsables. Oui, dans le champ de la bataille pour la survie de l'écosystème compatible avec la vie humaine, il y a une confrontation entre le peuple et l'oligarchie parce que la destruction de l'écosystème n'est pas un produit naturel, spontané de la perversité des êtres humains.
C'est le résultat d'un modèle particulier d'organisation de la production, de la consommation et de l'échange. Le capitalisme de notre époque est entré dans vos corps, il est entré dans vos papilles, il dicte vos goûts, il vous conduit à des comportements, il vous pousse à des consommations auxquelles vous n'auriez peut-être pas pensé d'abord être sensible et ensuite dont vous ne pouvez plus vous passer et ensuite auquel vous n'avez aucune alternative. Non, toutes les générations n'ont pas été gavées de sucre comme le sont aujourd'hui nos enfants, que nous le voulions ou non.
Non, toutes les générations n'ont pas été gavées de celle comme nous le sommes tous aujourd'hui, que nous le voulions ou non. Et cette destruction qui atteint la santé des êtres humains, elle peut-être traitée avec les mêmes termes lorsqu'il s'agit de l'écosystème dans son ensemble. Non, la pollution de l'air ne vient pas d'on ne sait où.
La lutte entre l'oligarchie, c'est-à-dire les quelques puissants qui possèdent tout et la masse du peuple, c'est-à-dire de ceux qui ont aucune autre perspective que l'intérêt général respecté. Elle existe dans la bataille écologique et on connaît le nom et l'adresse de ceux qui fichent la pagaille. Il y a 90 entreprises qui sont responsables à ell toutes seules de plus de la moitié des pollutions dans le monde.
Plus de la moitié. [Applaudissements] Ensuite, vous avez un développement d'un mode de fonctionnement et de consommation par exemple qui pousse tout le monde à manger de plus en plus de viande. Je ne dis pas ça par opposition à la production de viande.
Ça n'est pas mon sujet, en tout cas le mien, même si et je le respecte, un certain nombre de gens pensent que c'est insupportable mais en 2050 on pense que 80 % des gaz à effet de serre viendront de l'élevage. Donc ne venez pas nous dire on ne sait pas pourquoi, on ne sait pas comment, on va réparer, on va encourager ici ou là. Non, il faut rompre avec un mode de production, de consommation et d'échange qui mène à la catastrophe.
Et rompre avec ça, ça veut dire faire vivre un nouveau modèle dont nous savons de A jusqu'à Z comment on peut l'organiser et comment on peut le mettre en mouvement. Et il faut le faire assez tôt avant que tout soit perdu alors qu'il est peut-être possible et sans doute vraisemblable, mes amis, que notamment le changement climatique soit d'ors et déjà irréversible. Alors tous vous serez interrogés dans votre conscience face à des changements pareils.
Qu'est-ce qu'on fait ? Chacun pour soit l'économie de marché ou bien tous ensemble l'entraide et la solidarité aussi profonde, aussi loin qu'on regarde dans l'histoire des êtres humains, ce qui a été déterminant et qui fait que cette variété particulière de singe a survécu et s'est développé, c'est parce qu'ils se sont entraînés. C'est parce qu'ils se sont secourus.
C'est parce que dès les premiers temps de l'humanité, les plus jeunes se sont préoccupés des plus anciens et vice-versa, dès lors, cette société, cette civilisation, ce modèle qui a prétendu que c'était chacun pour soi et que c'est de cette façon que tout irait mieux pour tout le monde est une impasse, une faillite. Et c'est avec ça qu'il faut finir. C'est c'est de cette page là qu'il faut tourner.
Et ça c'est le sens d'une écologie populaire, c'est-à-dire d'une écologie qui part de l'idée que le plus grand nombre a un intérêt à cette transformation et à cette protection. Le plus grand nombre, il y a intérêt. Le plus grand nombre, c'est vous.
C'est vous. C'est vous, mes amis. Parce que les premiers qui pâtissent, c'est vous.
Les premiers qui souffrent, ce sont les travailleurs et depuis toujours ceux qui sont salariés. Déjà, ceux dont on a pourri les les poumons quand c'était par la silicose, ensuite ça a été la miante et cetera et cetera. Les paysans sont les premiers à souffrir des cancers.
Les travailleurs qui manient des matériaux dangereux sont les premiers à en souffrir. Les mal logés sont les premiers à souffrir des matériaux approximatifs. Le grand nombre est la première victime et le grand nombre est le premier régulateur parce que c'est son action. et son action seule qui est capable d'introduire de l'ordre de la décision politique saine.
Si vous attendez que les oligarques se lèvent un matin en disant "Écoutez, on a été trop loin et maintenant on va rétro pédaler et on va arrêter de s'enrichir avec ce qu'on produit, et bien vous rêvez. Si vous ne vous y mettez pas avec les méthodes qui sont celles du très grand nombre, alors il n'y aura pas de renversement de situation. Ah !
Vous autres qui êtes là, vous le savez. D'ailleurs, vous êtes là pour ça. Mais ça c'est le message que nous devons porter.
Il n'a rien perdu de la ferveur qu'il avait lorsqu'il a été formulé dans d'autres doctrines dans le passé. Le socialisme, le communisme, l'humanisme. C'est toujours le même problème qui revient, mais il revient dans des conditions nouvelles et c'est à cette nouveauté que nous avons été capables de répondre.
Écoutez-moi, j'ai dit le peuple première victime par son travail mais socialement. première victime du mal mangé. Vous le savez qu'il y a un lien entre l'épidémie d'obésité et les pesticides.
Vous le savez qu'il y a un lien entre certains produits que l'on consomme et les cancers parce que maintenant c'est établi. Et que font les puissants ? Est-ce qu'ils disent bon bah on a compris quoi, on a exagéré ?
Non non non non. Encore un petit peu de glyphosate, c'est ce qu'ils ont décidé. ont reconduit l'autorisation pour 5 ans alors que nombreux sont ceux qui ont dit il y a un lien entre ça et les cancers, il y a un lien entre ça et peut-être certaines malformations.
Et bien, ils ont décidé qu'ils autorisaient encore pour 5 ans au niveau européen. Et après Macron passe derrière en disant "Bah nous ça sera seulement 3 ans menteur, c'est impossible. Tu ne peux pas faire 3 ans si l'Europe a décidé 5 ans parce que tu fausses la concurrence libre et non faussée qui est prévue dans les traités.
Et si vous changez pas les traités, vous continuerez à vous taper du glyphosate. Et les autres saloperies de cette sorte qui sont un peu partout et qui bénéficient des lobby qui sont ultra puissants et qui entourent tout le Parlement européen. Il y a neuf lobbyes pour un député européen.
À mon avis, il y en a plus parce que moi j'en ai jamais vu. Du temps que j'étais député européen. Venez pas me voir.
Donc ça laisse du monde de libre pour aller s'occuper des autres. Et bien si vous êtes les premières victimes, si vous êtes les premiers régulateurs, alors vous comprenez ce qui'est l'écologie populaire. Déjà, elle va poser des principes.
Elle va dire il n'y a qu'un seul écosystème compatible avec la vie humaine. Alors, il y a un intérêt général humain. Et cet intérêt général humain doit s'imposer aux intérêts particuliers.
Mais si quelque chose est bon pour tous, alors tous doivent pouvoir y accéder. L'écologie populaire postule l'égalité et elle doit combattre nécessairement l'inégalité sociale qui empêche pour des raisons sociales les gens d'accéder à ce qu'il y a de bon pour tous. Le bon manger, le bon respirer, le bon vivre.
Elle dira ensuite si on doit interdire certaines pratiques. Oui, des fois il faut interdire certaines pratiques. Moi, j'aime pas quand on dit à bas l'écologie punitive.
Qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire ? Bien sûr qu'il y a des choses qui sont pas plaisantes et il faut quand même les faire. Oui, il va falloir réduire la proportion de sucre qu'on donne à manger à tout le monde.
Et ben, c'est pas marrant parce que entre un truc très sucré et un truc moins sucré, la plupart du temps, les gens choisissent le plus sucré. Si vous touches pas à ça, tu vas prendre ça, mais commence par faire la tête. Regardez nos gosses, ils font la tête.
Et ben oui, ben c'est comme ça, faut pas le faire parce c'est pas bon pour la santé. Donc faut laisser tomber des concepts à la noix de ce type hein. Être contre l'écologie punitive, ça veut rien dire.
Par contre, ce qui a un sens, c'est de dire si quelque chose dans son usage doit être restreint ou même interdit, alors il faut qu'il y ait une alternative socialement et écologiquement supportable. Si je veux pas que vous rouliez, alors je dois vous proposer de vous transporter d'un endroit à l'autre. Si je veux pas que vous fassiez ceci ou cela, il faut que je vous propose quelque chose qui vous permet d'accomplir quoi ?
Votre liberté, la liberté participe pleinement du concept d'écologie populaire. Ceux qui ne veulent pas de la liberté parce qu'ils disent "Débrouillez-vous ! La liberté de rouler, vous ne l'avez plus parce que vous êtes des irresponsables.
S'prenne à votre liberté. Pouvoir se déplacer d'une manière autonome, c'est une très grande liberté et c'est un homme partisan du service public des transports de la SNCF et qui n'a pas de permis de conduire qui vous le dit. Oui, la liberté d'aller et venir comme on a envie, quand on veut, c'est important et c'est à nous de trouver toutes les solutions pour rendre cette liberté compatible avec le bien commun.
Et enfin, le troisème grand principe républicain se trouve incarné dans l'écologie populaire, c'est celui de la fraternité, c'est celui de l'entraide. Non, je ne m'en fous pas de ce qui arrive à mon voisin. Non, je ne m'en fiche pas si on m'a donné un emballage gigantesque.
Moi, j'avais pas demandé tout ça, que l'emballage des fois il coûte plus cher que ce qu'il y a dedans. Et je m'en fiche pas de savoir qu'il y a comme ça des milliers et des milliers et des milliers de tonnes de déchets inutiles qui circulent de tous les bords et que comme je les vois plus, bah c'est qu'ils doivent être quelque part. Oui, ils sont quelque part.
Des millions de tonnes de plastique sont dans les océans et dans les mers. Et si on continue comme ça, en 2050, il y aura plus de plastique que de poisson dans la mer méditerranée. Voilà la vérité avec laquelle il faut changer.
Nous sommes tous responsables et donc nous devons nous entraider pour assumer cette responsabilité. Mais bien sûr, nous sommes tous responsables, mais il y a un système qui est responsable de notre pratique et qui met en scène, qui organise notre responsabilité en son sein. L'écologie populaire s'appuie sur l'idée que le peuple est acteur de la transformation, du mode de production, de consommation et d'échange.
Il faut que les jeunes gens apprennent dans leur enseignement professionnel à manier d'autres outils, à mettre en route d'autres process. d'autres façons de produire, d'autres matériaux. Nous devons être plus économes, plus sobres dans tous les domaines des matières premières.
Vous m'avez peut-être écouté à peau vous expliquer ça. Si on continue comme on est là, si c'est toujours plus, si c'est toujours plus de publicité pour vous donner des envies que vous aviez même pas idée qu'elles existaient et qu'il va falloir pour ça prendre et prendre et prendre et prendre encore à la nature sans aucun respect pour la règle que nous nous proposons d'établir la règle verte qui on ne prend plus à la nature davantage que qu'elle peut reconstituer. Si vous croyez que vous ne faites que violer un principe philosophique et humain essentiel, vous vous trompez.
Vous poussez à des catastrophes parce que pour accéder aux matières premières dont ils ont besoin pour faire vivre ce monde fou, il y a une compétition et cette compétition tournera à la guerre parce que c'est pas seulement une compétition pour des usages, l'usage de l'eau, l'usage de l'espace, c'est une compétition pour l'appropriation des matières premières. Être donc partisan de cette écologie populaire, c'est être pacifiste. Mais pacifiste non pas seulement en parole, en acte, en ligne politique, en orientation.
Bon, moi je vous aurais dit ce que j'avais à vous dire et c'est pour ça qu'on m'a fait venir. Mais sur ce chapitre et avant de clore, je veux quand même que vous compreniez bien le rapport qu'il y a entre la lutte pour sauver l'écosystème et la bataille que nous menons contre l'économie financiarisée. Comprenez bien les gens, si le système c'est un système qui justifie, légitime, appelle l'accumulation, cette accumulation capitaliste, elle a lieu dans la sphère financière.
Chaque fois que de l'argent est dégagé par la production, par la vente ou bien les bénéfices et les profits vont aller aux investissements pour changer la façon de produire. les machines, les matériaux, les gens que vous faites venir pour faire tout ça ou bien ils vont aller dans la sphère financière. Vous devez donc bien comprendre que la bataille que nous menons pour changer le mode de production et d'échange, c'est une bataille qui va contre l'économie financiarisée.
Et je vais vous dire que c'est mal parti dans ce pays. Les entreprises françaises sont championnes pour la distribution de dividendes. Les dividendes, c'est de l'argent qui va dans la poche de la personne qui a placé de l'argent là.
C'est pas de l'argent qui va dans les machines, c'est pas l'argent qui va dans la transformation. Non, c'est de l'argent pour une personne privée qui ensuite en fait quoi ? Je vous prie, puisqu'elle nen a pas fait de l'investissement, elle va en faire de l'investissement financier. 51 milliards d'euros de dividendes distribué l'année dernière, une augmentation de 23 %. 23 % vous en arrivez pas vous d'une augmentation pareille ?
Et les premiers servis sont les patrons, les grands hein parce que les autres il triment comme les autres. Le salaire moyen des patrons du CAC 40 est passé à 5 millions d'euros par an, soit 361 SPIC. Vous comprenez les gens, c'est pas des histoires que je raconte.
C'est un monde réel dans lequel il y a une appropriation qui est faite par quelques-uns de tout ce qui est fait, de tout ce qui est produit, de toutes les richesses. Et maintenant, quand on regarde ce que ça donne pour l'investissement, c'est-à-dire quand on décide de sortir de l'argent pour réorganiser les machines, alors là, il y a seulement 27 % qui est investi dans les machines. Vous comprenez ?
On produit 100 et on en met seulement 27 pour changer les machines et les processes de production et tout le reste par ici la monnaie. Raison pour laquelle nous finissons au 18e rang pour le taux d'automatisation de notre industrie et entre 2003 et 2015, l'investissement a baissé de 19 %. Bon, ça fait des chiffres tout ça puis on est on comprend pas toujours de quoi il retourne.
Mais ça veut dire que progressivement l'appareil de production devient de plus en plus archaïque, non seulement pour les conditions ordinaires du marché mais surtout pour les changements que nous voulons y mettre. Vous comprenez l'effort qu'il va falloir qu'on fasse ? Parce qu'il va falloir le faire et le faire vite.
N'allez pas croire une seule toute petite seconde là en ce moment que ce pays manque d'argent. Ne croyez pas ça, pas une seconde. Ce pays déborde d'argent.
Déborde d'argent mais il ne circule pas. C'est de l'argent captif qui est dans la sphère financière. Tenez tiens, je vais vous trouver 750 milliards.
Les assurances vies, vous connaissez, il y a des avantages fiscaux. Je discute pas ça parce qu'il y a des assurances vi dans la salle, ils vont me pendre. Mais écoutez 700, il y a 1500 milliards dans l'assurance vie en France et après j'étais chercher quelques pages plus loin.
Ouvre ces sous 1 € sur 2 est investi à l'étranger. Je discute pas peut-être qu' en faut en effet. Mais pourquoi est-ce que cette euro bénéficierait d'un dégrèvement fiscal en France ?
Voici ma proposition. Puisque 1 € sur 2 s'en va, tout s'en va n'a plus de dégrèvement fiscal. Ça veut dire que vous aurez un intérêt normal, matériel à faire en sorte que cette somme s'investisse dans l'industrie française et nous aurons la rémunérer raisonnablement, c'est-à-dire pas à 18 % comme c'est le cas aujourd'hui dans la sphère financière.
Je ne vous donne qu'un exemple parce que je ne veux pas surcharger de chiffres. Ce que je voudrais vous dire, c'est que quand vous élisez quelqu'un, vous devez élire quelqu'un qui porte une idée, un programme. Vous autres là, je pense qu'il y en a beaucoup dans cette salle qui vont voter pour Farida et Uliss.
J'ai pas de doute là-dessus. En le faisant, vous allez donner un signal politique. Je vais vous faire votre feuille de route et lire ces deuxlà.
D'abord le 17, tout le monde dans l'action et lire ces deuxlà et après on retrouve l'autre qui aura appris un beau coup là aux élections européennes. Qu'est-ce que vous voulez faire d'autre dans une démocratie ? nous mener un combat démocratique.
Comment se mènent les combats démocratiques dans l'action et dans les élections ? Qu'est-ce que voulez faire d'autre ? Sinon, c'est des phrases, il faut qu'on gagne.
Et quand vous élisez quelqu'un, il faut pas le faire à l'ancienne. Je vais lire euh le maire du coin, le je sais pas quoi, le notable. Il a des gens qui ont quelque chose dans le ventre, qui ont quelque chose à dire et qui vont devoir apprendre, je vous le dis.
Ils vont devoir apprendre les 18 qu'il y a là, ceux qu'on aura au Parlement européen, ils vont apprendre sur le terrain, pas seulement avec vous, mais dans l'action institutionnelle, dans les assemblées. Ils vont apprendre le plus important de ce qui va arriver devant nous. Ils vont apprendre à gouverner, vous comprenez ? parce que nous allons gouverner et que nous avons besoin de préparer des équipes.
Entendez-moi bien tous, nous ne sommes pas des rêveurs, des gens qui viennent vous distribuer seulement des paroles mais qui vous appellent à une action immense qui va changer la face de ce pays en quelques années et qui va changer de ce seul fait peut-être même la phase de toute l'Europe. C'est ça qui va nous arriver. C'est ça dont vous êtes les contemporains.
C'est ça votre tâche. C'est ça votre feuille de route. Ce n'est pas une petite élection celle-là.
C'est une très grande élection. Et voilà pourquoi on a besoin si passionnément que Farida soit député de la République française. [Musique] Bonjour à tous.
Merci d'être venu. Vous savez la tâche qui vous attend maintenant. Merci d'être venu nombreux.
Nous saluons d'ailleurs les postiers du 92 en grève qui sont venus nous rendre visite et nous vous disons que du matériel nous attend à gauche là-bas au fond pour aller justement mener la bataille et décrocher chaque voie. On compte sur vous toutes et tous. [Musique] [Applaudissements] [Musique] C'est laous et la mer nationale sera le [Applaudissements]
Farida Amrani