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interviewFrance Inter — Le téléphone sonne· 27 septembre 2018 39 min

Anne Hidalgo face aux auditeurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:00
Invité

A Paris, sur les voies sur berge, désormais, on fait du vélo paisiblement en famille et c'est presque une autoroute qui contourne une partie de la ville. A Paris, désormais, on est coincé dans des embouteillages gigantesques, agglutinés, moteurs allumés sur la gauche de la chaussée pendant que deux vélos se battent en duel de l'autre côté. A Paris, grâce aux nouveaux moyens de mobilité, les trottinettes sont les dernières en date, on circule différemment et tous les choix sont là. Trottinettes, donc scooters électriques, Vélib aussi. A Paris, c'est satané, trottinettes, elles sont partout sur le trottoir, les scooters rangés n'importe comment et les Vélib ne marchent toujours pas.

A Paris, les stations de métro traversent la ville et permettent de se passer d'une voiture aisément. A Paris, les métros sont bondés, les incidents légion, les retards constants. A Paris, il fait bon vivre le soir aux terrasses. A Paris, la ville est sale et même il y a des rats. Les Jeux olympiques, on n'en veut pas, puis finalement on en veut. Les magasins ouverts le dimanche, c'est non. Mais finalement, c'est oui. Bref, Paris, je t'aime et je te déteste. Tout le monde a un avis tranché sur la capitale et pas seulement les Parisiens. D'ailleurs, c'est une ville éminemment politique, une mer éminemment politique aussi.

Évidemment, une bataille qui s'annonce pour son contrôle éminemment politique. Et puis quand on parle mobilité, pollution, voiture, diesel, essence, évidemment, on ne parle pas que de Paris. A Hidalgo est avec nous ce soir dans le Téléphone Zone et c'est le vôtre, profitez-en. Olivier, bonsoir. C'est vous l'entrée en matière. Soyez le bienvenu.

1:31
Locuteur

Bonsoir.

1:32
Invité

Ah, voilà Olivier qui est en voiture. Ça démarre parfaitement bien le Téléphone Zone. Bonsoir Olivier.

1:38
Auditeur

Bonsoir, notre drame de Paris. Vous avez fermé les voitures berges. Personnellement, je mets une heure de plus aller et retour pour rejoindre mon domicile. Donc, je voulais savoir quel bilan écologique vous diriez de ça par rapport aux 16 millions de banlieusards qui essayent de rentrer chez eux le soir.

1:58
Invité

Alors, c'est une entrée en matière, Olivier.

2:01
Présentateur

Très belle. Merci pour cette entrée en matière. Une seconde, à Hidalgo. Vous habitez où, Olivier ?

2:07
Auditeur

J'habite à Sainte-Geneviève-des-Bois et je travaille au Bourget.

2:11
Présentateur

D'accord. Et vous passez par Paris ?

2:15
Auditeur

Oui, parce que j'ai une voiture de fonction, donc je suis un peu obligé de prendre la voiture.

2:19
Présentateur

Mais vous traversez Paris en voiture pour faire Sainte-Geneviève-des-Bois-le-Bourget ?

2:25
Locuteur

Oui, tout à fait.

2:27
Présentateur

Il y a peut-être d'autres itinéraires qu'on veut vous proposer, qui sont plus... Voilà, mais un itinéraire de l'élestage. Mais je veux répondre, si je peux. Mais bien sûr, allez-y. Bonsoir à Hidalgo, d'ailleurs. D'abord, tout ça doit avoir quand même un sens. Paris est une ville qui souffre de la pollution. Il y a trop de mortalité. Il y a des enfants qui, dès qu'ils naissent, sont concernés par l'asthme et un certain nombre de maladies respiratoires. Ce n'est pas un phénomène qu'à Paris.

La question de la pollution de l'air est une cause internationale sur laquelle beaucoup de médecins, l'Organisation mondiale de la santé, beaucoup de villes, toutes les villes du monde, et même en France, les villes de France, sont toutes en train d'essayer de travailler pour diminuer justement la pollution atmosphérique. Et dans une ville comme Paris, l'essentiel de la pollution, c'est bien sûr lié au trafic automobile. Alors, ce que je fais depuis 2014, depuis que je suis maire, mais en fait, ce que mon prédécesseur, aussi Bertrand Delannoye, avait engagé dès 2001, puisque la campagne municipale de 2001, nos listes, s'appelait « Changeons d'air ».

Et déjà, la question de la pollution était posée, c'est d'essayer d'élargir les possibilités de ne pas prendre sa voiture personnelle, mais d'avoir d'autres modes de transport pour pouvoir aller de son domicile à son travail. On a un réseau de métro qui est dense mais bondé, on peut y revenir. C'est-à-dire qu'on a beaucoup de possibilités alternatives, elles ne correspondent pas forcément à ce que chacun voudrait pour lui, mais il faut de toute façon avancer. Et sur le bilan écologique, je vais être très claire.

En 2014, il y avait, au niveau de la métropole du Grand Paris, c'est-à-dire sur une zone qui concerne environ 7 millions d'habitants, il y avait 4 millions de personnes, en 2014, qui étaient confrontées à un air d'une qualité, qui est une qualité dépassant les limites fixées, notamment par l'Organisation mondiale de la santé. Aujourd'hui, 4 ans après, avec des mesures qui sont, pour certaines, des mesures de restriction de circulation, voire d'interdiction de véhicules polluants, et pour d'autres mesures, l'ouverture à d'autres modes de déplacement, la voiture en autopartage, etc. Nous avons 1,3 million de personnes.

On est passé de 4 millions de personnes concernées par un air qui était très pollué, c'est-à-dire vraiment très toxique, et sur lequel même les normes internationales nous disaient qu'on dépassait les limites à 1,3 million. C'est-à-dire qu'on a divisé par 3.

5:17
Invité

Mais est-ce qu'on peut dire, Anne Hidalgo, aujourd'hui, est-ce qu'on peut dire désormais, parce qu'il y a beaucoup de batailles autour de ces chiffres-là, oui, les chiffres disent que depuis que les voies sur berge ont été fermées, puisque même les gens qui n'habitent pas Paris l'ont bien constaté, la pollution va mieux, et elle ne s'est pas reportée sur l'autre rive.

5:32
Présentateur

Mais évidemment, parce que la pollution, d'abord, elle ne concerne bien sûr pas que Paris, et quand je parle des effets sur la santé, de l'autre côté du périphérique, il y a les mêmes effets sur la santé. Et d'ailleurs, beaucoup d'habitants aussi, et de maires de l'autre côté du périphérique, sont engagés, comme moi, dans cette bataille pour la qualité de l'air, parce qu'ils ont le souci de la santé des habitants de leur commune.

Donc oui, depuis 2014, depuis que nous avons mis en place un certain nombre de mesures, il y a les voies sur berge, parce que c'est sûr que quand vous fermez une autoroute en plein cœur de ville, même si ce n'est que 3,3 km, et que vous l'ouvrez aux piétons, aux promenades, etc., ça a un impact très fort. Mais vous avez aussi des pistes cyclables, vous avez aussi d'autres modes de déplacement doux et non polluants qui sont aujourd'hui proposés.

6:30
Invité

On ne peut pas demander à notre ami Olivier d'aller de Sainte-Geneviève-des-Bois jusqu'à Paris en piste cyclable, quand même.

6:34
Présentateur

Non, mais il n'est peut-être pas obligé de passer par le cœur de l'agglomération. D'ailleurs, la plupart des gens qui font ce type de trajet, c'est-à-dire vraiment le sud de la région, pour aller vers le nord de la région, passent soit dans un contournement, la 86 ou d'autres, soit directement par Châtelet. Je rappelle que Châtelet est à 14 minutes en RER, 14 minutes en RER du Bourget. C'est quelque chose sur lequel j'échange très souvent d'ailleurs avec Yannick Haup, le maire du Bourget, qui vient souvent à Paris, accompagné d'ailleurs, et lui-même, il soutient la politique que je mène en faveur de la qualité de l'air. Yannick Haupin, pour une question. Bonsoir à vous, Yannick Haupin.

7:15
Anne Hidalgo

Bonsoir, madame Hidalgo. Dans le livre que vous publiez, qui s'appelle « Respirez », on voit clairement que la voiture est quand même l'ennemi. Vous dites que Paris est devenue une prison, quadrillée par le périphérique, entourée du périphérique.

7:28
Présentateur

Moi, je n'ai absolument pas d'ennemi, et surtout pas les voitures.

7:34
Anne Hidalgo

Et la question qui se pose maintenant, vous voulez élargir les alternatives. Parmi les alternatives, il y a le transport en commun, bien sûr, dont vous portez l'idée qu'il pourrait être totalement gratuit si vous briguiez un nouveau mandat à la tête de la ville de Paris. Est-ce qu'aujourd'hui, vous vous engagez là-dessus ? Gratuité totale et transport en commun, sur le modèle de Dunkerque qui existe en France ?

7:53
Présentateur

D'abord, je ne travaille pas tout à fait comme ça. « Je n'ai pas d'ennemi, et la voiture n'est pas mon ennemi. Ce qui est mon ennemi, c'est la pollution qui tue. »

8:02
Anne Hidalgo

D'accord, mais les transports en commun gratuits ?

8:04
Présentateur

Attendez, il faut traiter les causes de la pollution en offrant d'autres possibilités, et notamment, bien sûr, améliorer l'offre de transport. J'ai demandé à trois de mes adjoints de porter une étude qu'ils sont en train de réaliser sur est-ce que la gratuité des transports peut être un instrument pour lutter contre la pollution, parce que plus incitatif pour chacun. Ça, on savait, mais est-ce que vous vous êtes fait une opinion ? Non, je ne travaille pas comme ça. J'ai demandé à mes trois adjoints...

8:40
Anne Hidalgo

Donc Bruno Julliard qui est parti ?

8:41
Présentateur

Non, pas du tout. J'ai demandé à Emmanuel Grégoire, mon premier adjoint à Jean-Louis Missica, et à Christophe Najovski, qui est mon adjoint chargé des déplacements, je leur ai demandé de porter cette étude. Ils me remettront les résultats à la fin de l'année. Ils font travailler d'ailleurs un certain nombre d'équipes et d'équipes universitaires. Nous allons nous rendre ensemble avec mes adjoints à Dunkerque, parce que le maire de Dunkerque a mis en place un système de gratuité des transports, donc on va aller voir aussi comment ça se passe. Alors il y a 200 000 habitants à Dunkerque. Absolument. Et la transposition, évidemment qu'il y a la question du coût, et la question de...

9:21
Invité

2,8 milliards, c'est ce qui a été chiffré. En gros, la part que nous payons nous avec notre ticket de métro, c'est 2,8 milliards des transports en commun à Paris.

9:27
Présentateur

Mais je ne vais pas conclure sur une question que j'ai ouverte, et en demandant à ce qu'elle soit renseignée objectivement, et qu'on voit si la gratuité peut être un moyen de permettre de lutter contre la pollution de l'air. Donc ça, vous aurez la réponse. Après le débat, voilà, moi j'aime bien travailler sérieusement, et je pense que tous les responsables politiques, notamment les maires, sont des gens sérieux. On ne part pas sur des coups de tête. Si j'avais voulu porter la question de la gratuité dans la campagne des municipales, je l'aurais annoncé. Mais ce que je porte, c'est une étude sur est-ce que la gratuité peut être un bon outil pour lutter contre la pollution de l'air ?

Je ne veux pas qu'on oublie le standard. Bonsoir Stéphane.

10:12
Auditeur

Bonsoir.

10:13
Invité

Allez-y, on vous écoute Stéphane.

10:14
Auditeur

Bonsoir France Inter, bonsoir Madame Ndelgaud. Merci. Je vous appelle parce que moi je suis parisien depuis toujours, je dirais, et depuis ces dernières années, j'ai vu un développement des deux ronds motorisés absolument exceptionnels à Paris. Vous communiquez beaucoup sur la limitation de la place de la voiture en ville, mais on oublie juste, on a l'impression que c'est un contournement pour éviter de parler de la place de la moto en ville. Et à Paris, si vous comparez à d'autres grandes villes européennes, Paris est envahie de ronds motorisés sans aucune limite. C'est-à-dire que maintenant, les pistes cyclables, les voies de bus, les voies piétonnes sont utilisées par les motos.

Dès qu'il y a un embouteillage, un sens interdit, les motos prennent les trottoirs. Moi, j'ai des enfants en bas âge. Je vous garantis qu'une fois sur deux, quand je fais 100 mètres sur un trottoir, j'ai une moto qui arrive face à moi et je dois évidemment me pousser pour la laisser passer. Les motos stationnent sur les trottoirs. Donc, à partir du moment où elles stationnent sur les trottoirs, si elles ont repéré une place à 100 mètres, elles font 100 mètres sur le trottoir pour aller se carrer. Et puis, il y a des trottoirs à Paris. Je prends l'exemple de la rue de la Boissie, par exemple, où la moitié de la largeur du trottoir est prise par des motos qui stationnent.

Donc, les piétons, s'ils veulent pouvoir se croiser, sont obligés de marcher à la queue le leu. Stéphane, merci pour votre question. À partir du moment, on décide de faire juste appliquer le code de la route à Paris en ce qui concerne les deux roues ?

11:31
Invité

Merci de votre question, Stéphane. Pour en rajouter une, Anne Hidalgo, sur la réponse de Stéphane, effectivement, il faut une alternative à la voiture. Donc, beaucoup de gens ont choisi les deux roues.

11:41
Présentateur

Ça manque de stationnement dans Paris ou pas ? D'abord, Stéphane a entièrement raison. Vous avez totalement raison. Le diagnostic que vous posez est le même que celui que je pose. Il y a aujourd'hui des incivilités trop nombreuses, trop graves, trop dangereuses qui sont commises, effectivement, pour beaucoup par des deux roues motorisées et ça n'est pas possible. On ne va pas pouvoir continuer comme ça. D'ailleurs... Il faut dire qu'il faut

12:08
Invité

plus de sévérité, c'est ce que vous dites,

12:09
Présentateur

et des amendes qui sont plus fortes ? D'abord, je pense qu'à Paris, la sécurité routière n'est pas suffisamment bien assurée. C'est une question que j'évoque souvent avec le préfet de police sur comment on peut faire. On pense qu'il y a des moyens, d'ailleurs, de vidéo-verbalisation et nous allons, le 1er octobre prochain, ça rejoint la question de Stéphane, inaugurer d'ailleurs une salle dans laquelle nous avons des agents qui vont être chargés de la vidéo-verbalisation, notamment de tous ces comportements parce qu'il y a beaucoup, beaucoup trop de motos qui viennent sur les pistes cyclables qui, d'ailleurs, en plus, qui engueulent les cyclistes quand elles sont sur les pistes cyclables.

Donc ça, ça n'est plus possible. Donc, on met des moyens de verbalisation. Je pense qu'il y a un travail à faire. On a des rencontres qui ne sont pas toujours très simples, mais des rencontres qu'on doit avoir avec les usagers des motos. On travaille aussi avec, vous savez, on a deux opérateurs qui sont arrivés dans Paris qui proposent des scooters électriques en partage, en libre-service et en partage. On travaille avec les opérateurs de ces deux services-là pour que, justement, il y ait vraiment une conscience de la nécessité d'appliquer les règles de la sécurité routière. Mais ce que dit Stéphane est totalement juste.

Parce que c'est vrai que ce qui s'est passé, mais c'est un phénomène qu'on a observé dès 2001, dès qu'on a commencé justement à mettre en place une politique de mobilité différente du tout voiture avec Bertrand Delanoé, on a constaté un report vers les deux roues motorisées. Aujourd'hui, il faut que chacun puisse avoir sa place et mon sujet n'est pas de dire on ne veut plus de deux roues motorisées, mais il faut que chacun respecte les règles du jeu. Il y a trop d'incivilité et c'est trop dangereux pour les piétons, les cyclistes et tous les usagers de la ville parce que les plus nombreux sont quand même ceux qui marchent à pied ou qui utilisent les transports en commun. Et ça dit,

14:20
Invité

les deux roues ont le même problème que les voitures au niveau du parking et du garage. Si on multiplie, alors je parle des deux roues motorisées mais aussi des vélos au fond, si on multiplie les deux roues qu'ils soient motorisés ou pas, à un moment, il faut pouvoir les garer.

14:32
Présentateur

D'abord, vous avez là aussi raison et c'est vrai qu'il manquait de places de stationnement pour les deux roues motorisées et pour les vélos. Donc, pour les deux roues motorisées, on a augmenté, ça vous pouvez le constater à Paris, le nombre de places et elles sont gratuites. Elles sont gratuites, c'est un stationnement gratuit, ce qui n'empêche pas d'avoir des comportements inciviques avec des motos garées sur les trottoirs et ça, c'est pas possible.

et nous avons augmenté aussi et on a un plan qui est en train de se déployer avec mon adjoint Christophe Najovski pour justement permettre aux Parisiens de garer leurs vélos dans des lieux sécurisés parce que souvent, les cages d'escalier sont petites, les appartements sont petits et on a besoin de laisser... Et la fougue des vélos dans Paris est énorme. Voilà. Et il y a beaucoup d'incivilité, ça c'est clair. Donc, nous sommes en train de proposer. On va déployer ce plan, il sera visible assez vite mais on a déjà mis pas mal de bornettes pour permettre aux vélos d'être accrochés. Valérie, bonsoir. Oui, bonsoir mesdames. Merci. Bonsoir.

15:40
Auditeur

Moi, j'avais envie d'attacher mon soutien à Midalgo parce que je trouve qu'elle a fait des décisions courageuses. Je suis sûre qu'à l'avenir, les Parisiens et le reste des Français en seront reconnaissants et voilà, vraiment, je trouve que c'est courageux. C'est vrai que c'est le bazar dans Paris, c'est vrai que c'est compliqué pour les Parisiens et les provinces qui viennent en balade à Paris mais je pense que c'est des décisions importantes qu'il fallait prendre, que vous avez eu le courage de prendre, Madame Hidalgo et pour ça, je vous salue.

16:11
Présentateur

Merci Valérie, d'abord, ça me touche et je pense que ces mesures, nous devons les prendre et elles sont prises partout, dans toutes les villes du monde. Vous savez, j'ai l'occasion d'échanger beaucoup avec mes collègues que ce soit à San Francisco, à Los Angeles, à Copenhague, à Amsterdam, Copenhague et Amsterdam, deux villes qui sont très en avance sur nous. Vous savez, à Amsterdam, c'est dans les années 70, dans les années 70, à Amsterdam, les citoyens se révoltent parce qu'il y a trop d'accidents de voitures, d'ailleurs des enfants impliqués dans des accidents très graves et les citoyens disent ça suffit. Nous voulons des modes de déplacement beaucoup plus doux.

17 millions d'habitants, 23 millions de vélos

16:58
Invité

au Pays-Bas. C'est un chiffre qu'on a parlé il y a un instant. Juste une chose, pardon Yael, Valérie, dites-nous juste où vous habitez quand même.

17:05
Auditeur

Alors moi, j'habite dans Luzer, dans une petite commune qui s'appelle Bourg-Père, mais bon, j'ai quand même l'occasion de me déplacer à Paris et malgré tout, voilà, c'est une décision courageuse.

17:15
Invité

Merci. Merci Valérie. J'ai juste une question avant de passer la parole à Yael Gau, justement en fonction de ce que disait Valérie. Dans votre livre « Respirer », je lis, parfois je me sens seule lorsque je lis le déferlement de violences gratuites et anonymes qui accompagnent certains de mes tweets. Ça pourrait me faire douter, c'est à ça que je pense en écoutant le témoignage de Valérie. Vous avez l'impression qu'il y a du Hidalgo bashing

17:33
Présentateur

ou pas en ce moment ? Oh, c'est pas... Franchement, vous savez, je suis maire de Paris. Être maire de Paris, c'est accepter aussi le débat. Alors bien sûr, le débat public prend parfois des tournures qui sont des mises en cause de personnes, ce qui n'est pas très intéressant parce que si on est à un endroit comme la mairie de Paris, c'est pour agir et pour porter des politiques. J'admets bien sûr qu'il y ait des personnes qui aient des opinions différentes et j'adore d'ailleurs le débat public quand il est respectueux des personnes et quand peuvent s'opposer des points de vue différents.

Moi, le parti pris qui est le mien et celui de mon équipe et sur lequel nous avons été élus en 2014 parce qu'on a déjà été élus quand même sur cette problématique de la lutte contre la pollution à Paris, c'est un parti pris qui est de permettre aux Parisiens de mieux vivre dans cette ville, d'avoir une qualité de vie plus grande et c'est vrai que c'est un changement de modèle. Moi, je pense souvent à Nicolas Hulot et je suis toujours bien sûr en contact avec lui. On a vécu, on vit la même chose toutes celles et ceux qui essayent de faire bouger, d'accélérer un changement de modèle qu'il nous faut absolument faire parce que on ne pourra pas continuer à se mettre en danger.

ce qui nous met en danger aujourd'hui c'est la pollution. Elle ne tue pas demain, elle tue aujourd'hui déjà à Paris.

19:08
Anne Hidalgo

Ce sentiment de solitude dont parlait Fabienne et que vous évoquez dans le livre, Nicolas Hulot l'a clairement verbalisé ici sur France Inter un matin en disant quand je me retourne, je ne vois pas qui j'ai derrière, il y a des lobbies en face. Est-ce que vous continuez à vous parler ? De quoi vous parlez-t-il ? Vous continuez le combat. Est-ce qu'il vous donne des conseils ? Lesquels ?

19:25
Présentateur

Oui, bien sûr, ça fait longtemps qu'on se parle et qu'on s'épaule et qu'il m'a toujours apporté son soutien et que je lui ai toujours apporté mon soutien. Il y a des lobbies très violents, très puissants. Vous parliez de, je parlais de déferlement de tweets. Bon nombre de ces tweets d'ailleurs ne sont même pas des vrais comptes. C'est des choses totalement fabriquées. Donc il faut aussi regarder les choses telles qu'elles sont et c'est très difficile. Vous voyez par exemple sur des sujets comme le glyphosate, sur le diesel, quand même des lobbies très puissants à l'œuvre qui essayent de faire douter ou reculer. Nicolas Hulot a eu une voix et a toujours une voix très très forte.

Il a vraiment permis à une grande partie... Mais nous on n'entend plus.

20:18
Anne Hidalgo

Qu'est-ce qu'il vous a dit par exemple ce matin ?

20:20
Présentateur

D'abord, Nicolas Hulot continue à être quelqu'un, une grande conscience. Une grande conscience, un grand humaniste, un écologiste qui porte ce sujet avec aussi toutes ses dimensions, la dimension économique, la dimension humaine, la dimension sociale.

20:36
Anne Hidalgo

Et qui pourrait vous aider pour la suite peut-être ?

20:38
Présentateur

Nicolas Hulot est quelqu'un qui, bien sûr, veut sûrement continuer et doit continuer à peser sur ces sujets. Les questions qu'on peut se poser et qu'on se pose quand on se parle, c'est qu'est-ce qu'on peut faire de plus pour vraiment gagner cette bataille, aller sur ce changement de modèle, faire en sorte qu'on est tous comme ça d'abord. Vous, moi aussi, on a dans nos têtes des injonctions contradictoires. On se dit là, il faudrait que je fasse un geste pour l'environnement et puis je suis fatiguée et je vais prendre ma voiture et puis tant pis, ça ne se verra pas ou je ne vais pas trier.

bon, tout le monde est comme ça, on est tous avec ces contradictions et je pense qu'il faut qu'on arrive à sortir de ces contradictions, qu'on puisse montrer qu'il y a des solutions. Mais pardon d'être très très raté,

21:32
Anne Hidalgo

mais Nicolas Hulot pourrait-il jouer un rôle à vos côtés dans la campagne qui va arriver ?

21:35
Présentateur

Mais ça, je ne vais pas parler en son nom, sûrement pas, je le respecte beaucoup trop, mais je pense qu'il va continuer à jouer un rôle sur le climat, sur ce changement de modèle et là où il y a de la complémentarité entre ce qu'il fait et ce que font des maires, pas que moi à Paris, c'est que nous, les maires, on agit sur quelque chose de très concret, c'est la vie quotidienne. On a un rapport très direct avec les citoyens, avec les habitants.

La semaine dernière, j'ai réuni 2000 personnes qui sont venues à l'hôtel de ville de Paris, des volontaires pour le climat, des volontaires pour le climat, qui sont venues en disant nous on veut s'engager, on veut s'engager pour réduire nos déchets, on veut s'engager pour réduire la pollution. Ça c'est je crois quelque chose qu'on peut faire et l'amplifier.

22:26
Invité

Philippe, pardon Philippe, Philippe nous appelle au 01 45 24 7000. Bonsoir à vous.

22:31
Locuteur non identifié

Oui, bonsoir madame. Merci de prendre ma question. Elle est assez simple. J'utilise une voiture hybride rechargeable. Évidemment, dans Paris, et mon constat est qu'il est extrêmement difficile d'accéder à une prise afin de pouvoir effectuer le rechargement et donc là de pouvoir rouler le plus longtemps possible en mode électrique. Aujourd'hui, avec la disparition d'autolibes qui permettait d'y avoir accès mais dans des conditions tarifaires épouvantables d'une cherté absolue, il ne reste plus maintenant que les prises sous la marque Soudestelle et labellisées Mairie de Paris mais qui reprennent exactement la même tarification.

Elles sont rares, souvent occupées par des véhicules qui ne sont pas rechargeables et qui utilisent ces espaces pour se garer et le prix de recharge est exorbitant. Une voiture électrique ou hybride demande à peu près deux heures à trois heures de chargement. C'est impossible à supporter sur un plan financier. Donc, j'aimerais savoir quels sont les projets et quelles décisions la mairie de Paris va-t-elle prendre très concrètement pour permettre de continuer à donner envie d'acheter ces véhicules qui sont une partie de la solution de la moindre pollution parisienne.

23:50
Présentateur

Merci Philippe. Merci de cette question. Allez-y Aline Elgou. Merci beaucoup Philippe. D'abord, là aussi, c'est une question qui est totalement concrète et qui est réelle.

Oui, c'est vrai qu'il y a aujourd'hui environ 400 points de recharge pour les véhicules électriques et hybrides que ça n'est pas forcément suffisant, que la question des autolibes et de la mutation d'autolibes pose la question du service et on va avoir cette semaine dès la fin de la semaine et avec le mondial de l'auto qui démarre la semaine prochaine, Renault d'abord et puis les autres constructeurs qui viennent avec une offre de voitures électriques en autopartage et nous sommes en train de travailler pour que les places de stationnement qui sont, je parle des places et pas des bornes mais les places de stationnement puissent bien sûr être des places dédiées à ces véhicules d'ailleurs je précise qu'à Paris le stationnement est gratuit pour les voitures électriques toutes les voitures électriques qu'elles soient en autopartage ou pas et ça c'est une mesure que j'ai prise il y a déjà plusieurs années le deuxième sujet c'est les bornes ces fameuses bornes électriques aujourd'hui la réflexion qui est la nôtre c'est d'abord de mettre à disposition des parisiens plusieurs centaines de ces bornes électriques pour qu'ils puissent recharger leur véhicule hybride ou électrique à un tarif qui soit un tarif modique je suis entièrement d'accord avec vous il faut qu'il y ait une tarification qui soit quand même incitative en tous les cas moi je suis pour qu'on aille dans ce sens là on a fait d'ailleurs l'analyse avec mes équipes l'administration de la ville et je pense que d'ici la fin de cette année 2018 on va pouvoir offrir aux parisiens la possibilité d'utiliser plusieurs centaines de ces emplacements Autolib et des bornes électriques pour recharger leur véhicule ensuite on a une réflexion qui nous vient d'ailleurs de la crise qu'on a connue et sur Vélib et sur Autolib où en gros nous pensons qu'il faut distinguer la gestion d'un service de mobilité partagé ça c'est quelque chose qui doit évoluer parce que tous les trois ans la technologie évolue et qu'il ne faut pas s'enfermer dans des contrats trop longs avec ces gestionnaires et puis à côté de ça il y a un autre sujet qui est la gestion des infrastructures et des bornes électriques et de l'alimentation en énergie à travers ces bornes électriques et là on pense que c'est plutôt au contraire sur du temps plus long qu'on doit organiser la gestion de ces infrastructures et de ces bornes électriques mais dans l'immédiat vraiment dans l'immédiat et ça va tout à fait dans le sens de la question de Philippe on va mettre à disposition d'ici la fin de l'année plusieurs centaines de bornes à un prix parce que le prix c'est important à un prix là pour le coup défiant toute concurrence Laurent bonsoir

26:58
Auditeur

oui bonsoir

26:59
Présentateur

on vous écoute allez-y Laurent

27:01
Auditeur

bonsoir madame le maire bonsoir nous sommes des résidents de 18ème arrondissement donc à Paris à la porte de la chapelle oui et vous savez que nous vivons avec beaucoup de personnes dans un grand déniment dans une grande misère qui dorment sous des tentes etc même si je sais qu'il y a eu quelques efforts fournis depuis quelques semaines mais l'autre jour par exemple je marchais j'ai croisé 10 rats traversant la route il y a énormément de misère et je trouve que les pouvoirs publics ont oublié cette partie de Paris et c'est à nous résidents en fait de prendre en charge cette population qui est vraiment malheureuse et qui est très violent voilà merci

27:46
Présentateur

bien sûr c'est un quartier que je connais bien Laurent et dans lequel je vais souvent et je n'accepte pas les conditions dans lesquelles les habitants sont aujourd'hui finalement contraints de vivre il y a plusieurs sujets de compétences très différentes il y a un sujet qui est celui des réfugiés qui arrivent à Paris et notamment rentrent par la porte de la chapelle c'est c'est souvent le point d'entrée d'ailleurs on voit dans les parcours de ces réfugiés ils ont parfois un tout petit papier dans lequel il est marqué la chapelle parce que depuis leur départ d'Afrique subsaharienne ou d'ailleurs on leur dit c'est là qu'il faut aller et donc il y a un sujet qui est l'accueil de ces personnes pour lequel je me mobilise qui est de la compétence de l'État mais je ne suis pas là pour dire je ne m'en occupe pas évidemment j'ai toujours proposé à l'État de contribuer à cet hébergement

28:50
Anne Hidalgo

Justement parenthèse sur l'Aquarius dont on sait aujourd'hui que c'est extrêmement difficile pour lui de travailler il n'a plus de pavillon Médecins Sans Frontières demande à ce qu'un État d'Europe peut-être nous la France lui donne un pavillon Qu'est-ce que vous dites vous ?

29:04
Présentateur

Moi je soutiens l'Aquarius depuis toujours d'ailleurs nous sommes une collectivité je crois la seule qui a versé et verse une subvention à l'Aquarius bien sûr qu'il faut être à la hauteur

29:16
Anne Hidalgo

La France devrait donner son pavillon ?

29:17
Présentateur

Mais bien sûr évidemment la France devrait donner son pavillon et la France devrait remercier l'Aquarius mais je reviens sur la question de votre auditeur sur l'accueil je me bats pour qu'on ouvre des places supplémentaires il y a trop de personnes à la rue d'ailleurs c'est un phénomène j'étais il y a deux semaines à un sommet sur le climat à San Francisco c'est un phénomène qui est puissance 10 à San Francisco c'est pas les mêmes réfugiés c'est pas les mêmes causes mais le problème des personnes à la rue à Los Angeles également à New York également donc c'est un phénomène qui n'est pas concentré sur Paris c'est vraiment un phénomène qui aujourd'hui concerne toutes les grandes villes mondes comme j'ai l'habitude de dire des grandes villes mondes comme Paris où il y a de la création de richesses il y a toutes les populations très créatives les gens qui vont bien et bien forcément il y a de la lumière et forcément ceux qui vont moins bien viennent aussi chercher une part de cette solidarité donc il faut là-dessus et je travaille avec Jacques Mézard beaucoup le ministre du logement on a un plan pour faire en sorte qu'il y ait encore plus de places d'hébergement qui soient proposées j'y reviendrai dans les semaines qui viennent mais ça c'est un sujet mais ce qui s'est passé dans le 18ème arrondissement qui est vraiment un arrondissement voilà extraordinaire avec beaucoup de contraste c'est que l'arrivée massive de réfugiés à la porte de la chapelle a effectivement créé une situation qui nous a obligés dans un premier temps à mettre plus de services de les services de nettoyage toutes les équipes de mairies qui viennent essayer de traiter cet espace public sur lequel on vit et du coup on s'est trouvé confronté quand même à un problème qui retombait sur l'ensemble du 18ème arrondissement alors ce que j'ai fait c'est que avec mon équipe avec le maire du 18ème arrondissement Eric Lejoindre nous avons mis des moyens supplémentaires j'ai mis des équipes aussi par exemple en matière de nettoyage des équipes de propreté qui sont des équipes qui viennent spécifiquement en renfort sur ces quartiers qui sont des quartiers qui souffrent mais en même temps peut-être que vous l'aurez vu aussi c'est dans ce quartier qu'on a décidé d'investir d'investir dans l'avenir c'est là que vient la nouvelle université le campus Condorcet c'est à la porte de la chapelle et c'est vraiment un engagement que j'avais pris de libérer le terrain vous savez qu'il y a eu un centre de réfugiés qui nous a rendu beaucoup beaucoup de services et aussi aux réfugiés mais on va faire dans ce quartier là cette université tout le monde se retrousse les manches c'est une situation très difficile mais vraiment ce que je veux dire aux habitants de ce quartier c'est que non vous n'êtes pas abandonné la situation est très difficile mais c'est aussi un quartier pour nous prioritaire tous les services de la ville sont mobilisés pour aider les habitants à vivre mieux ce quartier et la mutation de ce quartier Denise bonsoir oui bonsoir on vous écoute Denise allez-y

32:43
Locuteur non identifié

oui bien écoutez-moi d'abord je voudrais dire que je soutiens globalement la politique de madame Hidalgo et de son équipe plurielle par contre j'ai un petit problème sur le stationnement et pour anecdote quelque chose qui m'est arrivé aujourd'hui je suis une personne handicapée j'ai donc un macaron de stationnement handicapé je me suis garée dans le 14ème sur une place handicapée et à ma grande surprise quand je suis retournée chercher ma voiture je suis tombée sur un employé d'une société privée qui est en train de me mettre ce qu'ils appellent maintenant un FSP FPS pardon donc finalement ça peut être une bonne nouvelle quand on a un FPS 35 euros et quand j'ai posé la question puisque j'étais stationnée sur une place handicapée avec mon carton handicapé et donc je ne voyais pas où était le problème la personne m'a répondu oh mais vous savez il y a tellement de fausses cartes handicapées qu'on met des amendes à tout le monde et en fait après à vous d'aller sur le site et de demander le remboursement alors d'une part je suis allée sur le site après et j'ai constaté que pour le rappot qui doit se taper dans le mois il faut déjà payer son amende et ça je trouve ça particulièrement désagréable

33:58
Présentateur

et bon

34:00
Locuteur non identifié

je trouve que cette réponse était particulièrement scandaleuse merci Denise

34:03
Présentateur

alors là dessus d'abord c'est vrai qu'il y a eu des trafics de cartes de fausses cartes de personnes handicapées un trafic qu'on a vu et sur lequel d'ailleurs il y a des procédures judiciaires en cours on a saisi bien sûr le parquet de Paris sur ce sujet là et donc c'est vrai qu'il y a eu ça mais pour autant ça n'explique pas le fait qu'il faut quand même du discernement si vous présentez votre votre macaron vous n'avez pas à être sanctionné je pense que là dessus vraiment voilà je vais prendre si vous pouvez laisser votre mail qu'on puisse traiter ce sujet parce que ce n'est pas normal la réponse qui vous a été faite n'est en effet pas normale alors pour poursuivre sur la question de Denise

34:52
Invité

et sur l'accessibilité c'était la journée nationale hier donc l'une des choses à chaque fois c'est la même chose que disent les personnes en mobilité réduite ces stations de métro il y en a une c'est aussi simple que ça accès dans Paris des escaliers dans tous les sens des ascenseurs qui sont le plus souvent en panne et on a l'impression que ça fait 15 ans

35:10
Présentateur

20 ans 25 ans qu'ils disent la même chose alors ce que disent aussi les associations c'est qu'il y a eu des progrès par exemple dans l'accessibilité des équipements publics des écoles voilà mais il faut pouvoir y aller mais il faut pouvoir y aller et là-dessus je suis entièrement d'accord avec eux et tout à fait de leur côté on a un métro qui est un métro ancien donc c'est vrai que lorsqu'il a été conçu la préoccupation de l'accessibilité n'existait absolument pas les nouvelles lignes le sont les tramways les bus sont accessibles mais moi je souhaite vraiment et je l'ai dit et mon adjoint Nicolas Norman qui suit avec beaucoup beaucoup de force ces sujets-là je souhaite que nous utilisions les Jeux Olympiques et Paralympiques parce que c'est Olympique et Paralympiques de 2024 pour faire vraiment un saut qualitatif je travaille beaucoup avec Emmanuelle Assemane qui elle porte justement toute la dimension paralympique dans cette organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques et évidemment qu'il nous faut faire un saut qualitatif alors bien sûr ça coûte de l'argent bon ça ça ne m'a pas échappé mais je pense que c'est quand même aux collectivités publiques à l'État à l'État aussi et à la région dont c'est la compétence de se mobiliser pour que les Jeux de 2024 soient vraiment des Jeux accessibles on a un enjeu majeur 2024

36:46
Anne Hidalgo

vous serez où Anne Hidalgo ?

36:48
Présentateur

ça on verra ça c'est pas moi qui décide vous savez la beauté de la démocratie c'est que ce sont les citoyens qui décident de où vous êtes

36:57
Anne Hidalgo

vous ne serez pas en campagne en Espagne ? vous ne serez pas en campagne en Espagne ?

37:00
Présentateur

non je serai toujours très parisienne ça c'est clair et juste un mot d'ailleurs

37:04
Anne Hidalgo

Manuel Valls qu'est-ce que vous pensez de sa démarche ? c'est courageux ou il déserte son territoire d'origine ?

37:09
Présentateur

je peux comprendre ses racines je peux comprendre l'attrait voilà du pays où vous êtes nés moi-même j'ai la double nationalité je suis née dans le sud de l'Espagne à Cadix je ne ferai pas le même choix du tout je ne me verrai d'ailleurs pas du tout faire ce type de choix je pense que c'est un choix très personnel je n'ai pas à le commenter à saluer ou pas parce que la République

37:36
Anne Hidalgo

en marche le salue en disant voilà un vrai Européen oui et vous ?

37:41
Présentateur

bien sûr qu'il est c'est un vrai Européen comme je suis aussi une vraie Européenne comme vous êtes sans doute aussi un vrai Européen je pense qu'il faut que chacun fasse aussi ce pourquoi il se sent en situation d'apporter quelque chose

37:57
Anne Hidalgo

vous avez du mal à dire quelque chose sur Manuel Valls

37:59
Présentateur

avec Manuel Valls on se parle souvent on s'est toujours d'ailleurs échangé beaucoup de messages en espagnol depuis toujours lorsqu'il était Premier ministre ça m'arrivait quand j'étais dans son bureau et que parfois on n'était pas d'accord parce que ça nous arrivait quand même assez souvent de ne pas être d'accord sur un certain nombre de sujets de fond et on démarrait toujours nos conversations en disant lui il me disait toi l'Andalouse et je lui disais toi le catalan donc mais moi je le respecte beaucoup on s'est toujours vraiment parlé donc je ne vais pas commenter un choix qui pour moi est d'abord un choix personnel avant d'être un choix politique

38:39
Invité

Allez Anne Hidalgo merci beaucoup je vais vous laisser sur deux mails sur franceinter.fr qui résument assez bien la situation du jour je souhaite féliciter et remercier la maire de Paris elle réforme peut-être avec une certaine violence elle prend des mesures qui sont peut-être un peu autoritaires mais il le faut Madame Hidalgo nous dit ce deuxième auditeur elle est donc habitée un ou deux mois en grande banlieue avec obligation d'arriver au boulot à l'heure et avec un SMIC et vous verrez alors que les problématiques de transport sont bien différentes voilà tiens je rappelle que votre livre pour les parisiens s'appelle Respirez Anne Hidalgo tout petit livre donc ça se lit finalement

39:08
Présentateur

et les droits et les droits iront à la fondation du souffle et bien voilà

39:11
Invité

c'est bien de le dire merci beaucoup merci à vous Laura Adler dans un instant sur France Inter je voudrais remercier aussi très chaleureusement nos deux standardistes Stéphane Duguay et Kira Rousse-Avoyenne puisqu'ils vont nous quitter ce soir on a beaucoup aimé travailler avec eux portez-vous bien il est 20h Sous-titrage ST' 501