Aller au contenu
Tous les transcripts
DébatUgo Bernalicis· 22 septembre 2020 100 minContradictoireFond programmatiqueCulture, médias & sportNumériqueÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Quel service public de la culture face à Amazon, Netflix et Ubisoft ? - #AMFiS2020

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Quelle est la situation actuelle pour la production du cinéma et de la télévision face à Netflix et Amazon ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Comment expliquer le manque de femmes dans les studios et écoles de jeu vidéo ?

  • 22:00OuverteRéponse partielle

    Que pensez-vous d'une médiathèque publique en ligne pour concurrencer Netflix ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Comment financer un centre national du jeu vidéo pour soutenir la création ?

  • 45:00OuverteRéponse directe

    Comment éviter que les jeux vidéo soient réservés à une élite ?

  • 55:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi le cinéma français est-il moins inclusif que Netflix ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Ugo BernalicisChiffre
    « Amazon Netflix et Ubisoft ont vu leur chiffre d'affaires exploser »
  • 2:00Fait
    « le script est quand même pas cher comme ça de prime abord vous dit pas oui ça va marcher comme jeu »
  • 25:00Fait
    « il ya une vraie question est une vraie réflexion à mener sur tout ça et notamment sur la multiplication des plateformes en ligne »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

bonjour à toutes et à tous pour cette rencontre autour d'un sujet qui intéresse le groupe culture de la france a tout misé mais pas que quels services publics face à amazon netflix et 8 soft alors pourquoi ce sujet un peu on va dire provocateur puisqu'on sommes des interlocuteurs de l'industrie culturelle numérisés en tout cas pourquoi et bien parce que la crise du coc vide 19 a mis en évidence des pratiques individuelles individualisé et c'était bien normal et des pratiques numérisés et cet état de fait a fait que les industries de ce monde là celle que nous nommons par exemple amazon netflix et ubisoft ont vu leur chiffre d'affaires exploser cette cet état de fait nous renvoie à se poser des questions que ce qui se passe avec les industries culturelles traditionnelles alors la question est quelle qu'elle est du marché ou de l'état l'élément déterminant dans l'investissement culturel une des spécificités de la culture et que ce domaine ne peut pas se combiner des avec les deux et en raisonnant à l'extrême de façon schématique on peut dire que le tout marché conduire et un investir que dans des productions culturelles rentable et il s'en suivrait évidemment des tendances de standardisation de concentration et à linverse le l'investissement uniquement de l'état conduirait évidemment un art officiel donc la question que nous nous posons c'est qu'elle peut être dans ce cas de figure la position d'un gouvernement de la france insoumise pour cette pouvoir parler de ce sujet nous avons le plaisir d'avoir autour de cette table alors à mon extrême gauche juliette prix sar qui est aux relations européennes à la procirep le procès de pétain est une association c'est cela juliette voilà ensuite alexandre shawn qui est animateur du livret numérique à ma gauche quelqu'un que je n'ai peut-être pas besoin de présenter ugo bernalicis qui se trouve être aussi à la commission alors qui est député bien sûr ça tout le monde le sait mais qui est à la commission des jeux vidéo par la commission mais aussi à cela ressemble à prayssas et le groupe d'études groupe d'étude sur les jeux vidéo est tout à fait d'accord et à ma droite mylène lourdel qui alors c'est la fonction c'est quand il tente marketing pour les jeux vidéo et trésorière de l'association women in game france dont du coup voilà donc dans un premier temps nous allons aborder nous allons aborder un constat en fait nous allons faire le constat de ce qui se passe actuellement un état des lieux et dans un deuxième temps nous aborderons les choses sous l'angle de politique culturelle c'est à dire qu'est ce que l'étape faire pour préserver la diversité et être toujours dans sa fonction de démocratisation culturelle voilà donc c'est pas c'est pas nouveau que l'état se mêle de ça et même nous avons un passé assez riche je vais citer quelques exemples pour qu on ait une représentation des choses par exemple nous avons et je pense que je dis est en parlera le cnc qui est un organisme qui permet grâce à une taxation de la billetterie du cinéma mais pas qu'eux mais enfin bon notamment celle ci d'alimenter la création audiovisuelle et s'éteint c'est ce que nous appelons un cercle vertueux c'est à dire que ce qui marche le mieux de manière marchande va permettre la création l'innovation l'expérience voire l'expérimentation dans ce domaine là autre exemple que l'on peut citer le prix unique du livre qui avait été fait fin pour faire face effectivement à une le fait qu' évidemment des grosses entreprises comme la fnac se mettaient à baisser les prix et que les librairies se trouvait plus en capacité est bien d'attirer une clientèle donc ça c'est que c'est un rôle de l'état que de faire cette chose là et puis dernièrement on on a remis au goût du jour et je crois que c'est jacques lang moment de la crise du prix du neuf en parlant du plan marshall alors le plan marshall c'est quoi passer de la commande publique en quelque sorte ça veut dire que on vient passer des commandes un des artistes et ainsi on soutient sa production nationale ce que les américains ont su très bien faire voilà qui a fait qu' il était sur le devant de la création artistique je vais donc passer la parole alexandre pour nous parler de son point de vue et du point de vue du livre numérique de la situation voilà créé par ces plateformes et autres entreprises nous qui s'adressent vos numérique merci beaucoup daniel merci beaucoup aussi au livret numérique d'avoir au livre et culture d'avoir convié le libérer numérique à ce rendez vous alors effectivement en moins de cinq minutes qu'est-ce qu'on peut mettre en avant sur l'impact vraiment des sociétés du numérique à échelle française et européenne un certain nombre de choses déjà vous savez que le numérique mais c'est pas le propre du secteur numérique est l'un des principaux champions en termes de pratiques d'optimisation ou d'évasion fiscale à travers l'ensemble du continent européen est alors à l'ensemble des différents états et paradis fiscaux européens enfin paradis fiscaux aux mondiaux donc c'est l'un des secteurs qui manipule avec le plus de dextérité même si c'est pas celui qui enfin si c'est pas forcément les secteurs les plus les plus compétitifs sur ce marché de l'évasion fiscale mills ont des pratiques assez élaboré sur cette question là on va prendre puisqu'on est sur le cas de l'industrie vidéoludique le k2 notamment du canada vous le savez peut-être vous en avez entendu parler le canada est un des principaux paradis fiscaux pour le secteur de l'industrie vidéoludique je vous prends un exemple assez emblématique est l'exemple d'ubisoft qui a quand même un siège dans la région parisienne qui est quand même une société française à la base mais qui a réparti une partie de ses activités aussi en amérique du nord et donc ils se sont implantés depuis déjà un certain nombre d'années au canada tout simplement à montréal tout ce qui est la région québec etc à montréal ils se sont implantés dans cet immeuble que vous voyez ici il était au début au cinquième étage est minable finalement ils ont l'ensemble de l'immeuble maintenant alors c'est quand même une société extrêmement florissante puisqu'avec les différentes licences qu'ils ont assassin's creed différentes 10 ans par exemple qui a perdu jusque là les rayman etc les lapins crétins et c'est donc vous avez un certain nombre de licences ac succès qui font qu'aujourd'hui on est sur une capitalisation qui s'évalue à une dizaine de milliards d'euros non de dollars par don gmi euros mais c'est un automatisme en 2018 avec un chiffre d'affaires de 1,73 milliard de dollars également en 2018 avec une localisation qui s'explique au niveau du canada avec un certain nombre de subventions qui leur sont allouées enfin des aides qui sont en fait des crédits d'impôts que notamment le québec et le canada donne est donc vous avez au total plusieurs dizaines de milliers d'emplois qui au niveau du canada avec plus de 500 studio qui sont implantées sur le canada et sur le québec au total donc ils ont réussi à travers un levier fiscal a créé finalement une niche sur lequel beaucoup de studios de deux jeux vidéo s'engouffre et donc au final c'est 190 millions d'euros de crédits d'impôts qui ont été déployés ces dernières années pour essayer d'aider en tout cas d'attirer ces personnes là vous avez d'autres états qui ont recours à ça alors ça c'est une première pratique qui est à travers aussi le problème se fait avec les magasins en ligne vous avez le nintendo shops etc toutes ces entités d'achat et de micro paiement en ligne de jeux vidéo sont dématérialisés et sont parfois localisé dans le de la war etc et dernier élément qui va montrer c'est que à la fois il ya une assise fiscale mais vous avez également une assise en termes d' influence vous le savez le consortium du lobby du jeu vidéo en europe est un lobby extrêmement puissant qui est lié avec digital d'europe notamment qui sont les principales entreprises le logging d'entreprise de jeux vidéo au niveau de l'union européenne donc c'est un lobby extrêmement bien constitués et je vais vous prendre un exemple à travers netflix très rapidement alors la personne que vous voyez ici vous n'en avez jamais entendu parler c'est normal c'est un lobbyiste donc moins vous en entendez parler et mieux les lobbys se porte il s'appelle mick micheyl radicchi alors michel radi qui il vient de slovaquie c'est quelqu'un qui aujourd'hui a été recruté en juin 2020 donc il ya moins de trois mois comme manager en public policy donc en politique publique pour netflix amsterdam dans les bureaux d'amsterdam puisque vous avez au niveau de l'union européenne une directive qui a été votée il ya quelques temps qui est la directive sm à qui s'occupe notamment de tout ce qui est la question de l'audiovisuel etc au niveau de l'union européenne est actuellement on est dans une phase vous le savez peut-être de transposition dans les différents droits nationaux de cette directive est celle là et comme ils ont perdu un certain nombre de batailles qui est implanté dans la directive et sam a l'obligation de mettre un certain nombre de 30 % je crois de produits culturels européens dans le mix de différents médias etc et bien maintenant il essaye de se rattraper au niveau des transpositions nationale et voyez que méchaal radi qui il a un cursus tout à fait intéressant puisque netflix par exemple la racheter très chèrement puisqu'il a un profil tout à fait intéressant il a fait sa carrière pendant huit ans au conseil européen en charge de tout ce qui est politique d'audiovisuel si vous remontez un petit peu dans le temps il a été au ministre au ministère en slovaquie sur les publics audiovisuels il a été même dans le lobby de l'air gars qui est le lobby du public de l'audiovisuel ce genre de profil là tout à fait anodin mais avec un carnet d adresses long jusqu'à jusqu'au bout de la salle est bien netflix en a recruté en masse et très chèrement depuis six mois et il est en train de s'armer pour faire valoir ses intérêts par rapport notamment à l'audiovisuel des différents états membres de l'union européenne voilà c'était une mise en perspective daniel [Applaudissements] le merci alexandre pour cette introduction qui nous met dans le vif du sujet je la voulais adresser à juliette prix sar et lui demander quelle situation actuelle pour la production du cinéma et de la télévision en fin de l'audiovisuel en général dans le dans le cadre de cette crise du duc ovide 19 et face à l'agressivité des plateformes comme netflix ou amazon prime dans la foulée une réflexion sur l'exception culturelle je pense que ce serait à examiner parce que il est clair que de moins en moins nous parlons de l'exception culturelle et que ça nous fait un peu mal bonjour merci beaucoup en tout cas de m'inviter donc je représente 2 les producteurs français ici je suis une lobbyiste et je suis présente aujourd'hui contente de vous parler alors déjà ce que je voudrais qu'on mette enfin faire un petit point deux secondes sur la façon dont ça fonctionne avant de parler de ce que l'arrivée massive effectivement extrêmement importante et on ça je rejoins complètement mon voisin monsieur shawn l'arrivée de netflix et a été renforcée par le cos vide elle était déjà très très très importantes auparavant et maintenant elle a un peu on a un peu l'impression dans le secteur de l'audiovisuel et du cinéma que ça devient notre seul horizon et effectivement il ya une forme un peu de grande catastrophe qui s'abat sur le secteur puisque les financements sont alternatif deviennent de plus en plus compliqué obtenir alors très rapidement juste un petit rappel sur la façon dont ça fonctionne en france et encore de très grands nombreux pays européens un film il est financé de la façon suivante il ya une partie en général d'être public et donc je vais me concentrer sur la france puisque aujourd'hui on parle du programme de l fille sur la france dont il ya le centre national du cinéma qui donne de l'argent et il ya les diffuseurs qui soient des distributeurs salle pour des films au cinéma ou les diffuseurs télévisuels qui donne de l'argent également cet argent il est donné en amont il n'est pas donnée en aval c'est-à-dire pas lorsque le film est terminé mais lorsque le film est en projet et donc chacun que ce soit le public comme le privé paris sur un projet participe d'un auteur et un sur sur une envie sur une proposition artistique et j'insiste là dessus parce qu'on n'est pas dans une logique de la demande on est dans une logique de l'offre est là c'est quand même là on va dire une des grandes qualités du système français et même du système on va dire de la production audiovisuelle européenne et voire même mondial dont certains à certains égards dont certains autres pays c'est que on est vraiment dans une logique de l'offre c'est-à-dire qu'on propose à des artistes de prendre un risque avec eux et le producteur qui est le producteur délégué son rôle c'est quoi c'est d'accompagner l'auteur de trouver les financements et d'arriver au bout avec ses financeurs jusqu'au bout et de dire qu'on me voilà maintenant eh bien on va le proposer au public on va essayer de le faire marcher on espère que ça va plaire on espère que ça va marcher mais c'est un risque et cette logique là même si ça vous paraît on va dire peut-être quelque chose que vous savez déjà en fait c'est ça qui est remis en cause aujourd'hui parce que c'est ça pourtant qui est justement vecteur de diversité je suis un auteur on me donne la liberté de faire une offre de proposer quelque chose cette possibilité là est là elle est plus là comment dire la prise de risques est importante plus l'auteur propose quelque chose de risquer plus les aides publiques peuvent façon interviennent le centre national du cinéma les aides régionales puisqu'on en parle pas beaucoup mais il ya beaucoup d'aidés régionales viennent compenser les déficits on va dire du marché dans le sens le marché pense que c'est trop risqué n'en voudrait pas donc le cnc intervient à haute à des auteurs plus ou moins importantes en gros c'est ça la logique il en va de même pour les distributeurs qui sont aidés par les aides publiques également les distributeurs salle il en va de même également pour les salles de cinéma les salles art et essai c'est ça c'est j'ai des salles je peux pas les remplir uniquement je prends jeu pour me dire je prends le risque de diffuser du cinéma d'auteur pour ça je suis subventionné parce que sinon mais je mettrais que des blockbusters américains et je serai sûr de remplir ma salle d'accord donc c'est ça la logique de l'intervention publique une fois qu'on a dit ça on peut aussi parler un peu des chiffres juste de seconde aujourd'hui le en 2019 puisque bon on a la grande catastrophe du coc vide qui est arrivé dans le secteur aussi mais jusqu'à jusqu'en 2019 il y avait un système avec par exemple des en un taux de fréquentation comme on dirait en france extrêmement important 213 millions d'entrées en 2010 2019 en salle une part de marché des films français en salles de 34% en allemagne juste derrière c'est 21% en italie on a un nombre d'écrans de 6000 écran quand même six mille écran de salon et et les on a une concentration des distributeurs salle qui est relativement faible c'est à dire que les dix premiers distributeurs font quand même 70 % du marché alors quand aux usa ils ne font ils font 92 % donc d'une certaine façon la concentration est bien moindre en france que dans d'autres dans d'autres pays bon une fois qu'on a dit ça on n'a bien sûr pas tout dit on est donc il faut également ajouter que les financements publics je crois que tout doucement j'ai un objectif quand je raconte tout ça les financements publics ne financent pas tous qu'en france télévisions finance une oeuvre la finance à hauteur de grand maximum 70 % mais quand je dis grand maximum c'est quand tu sais une production maison ce voilà le volume de ce qui est produit par france télévisions dans l'audiovisuel c'est 400 millions d'euros annuels 60 millions pour le cinéma art et essai 100 millions d'euros annuels 20 millions pour le cinéma d'accord ce que vous savez combien il y a les diffuseurs audiovisuels dans leur ensemble en france finance 850 millions d'euros juste pour l'audiovisuel en gros le service public aujourd'hui n'absorbe absolument pas tout les que toute la production audiovisuelle et cinématographique française aujourd'hui pas du tout bon alors une fois qu'on a dit ça on a un et je dois ajouter à ça que le budget du cnc qui financent le système justement sur ces aides publiques dont je vous ai parlé c'est 670 millions d'euros par an alors avant le coc vide qu'est ce qu'on avait comme com com com diffusion des oeuvres on avait bien sûr les salles de cinéma ça vous le savez déjà on avait les diffuseurs traditionnels qui finance soit dit en passant énormément d'oeuvre de fiction le service public comme le service privé enfin comme le passage prévu comme les chaînes privées financent de nombreuses soirées de fiction française et de bien plus que de fiction américaine parce qu'elles ont des obligations parce que étant donné parce que la loi les y oblige et c'est aussi ça le système français c'est obligé affinant a comme mounir à exposer des oeuvres d'expression française et dans une quantité importante et en plateforme de vod plateforme de vod déjà en 2010 est net fille en 2018 netflix avait 60 % du marché déjà et on n'a jamais réussi à imposer un modèle français qui concurrencent netflix maintenant arrive avec le co vide une double catastrophe netflix plus amazon plus disney qui est sortie pendant le confinement on arrive à 90% du marché de la vod par abonnement et là avant on disait mais c'est pas très grave parce que les français ils aiment beaucoup allaient aussi des mains ils sont très attachés à leurs chaînes de télé et ça ira très bien et vous inquiétez pas et on a les moyens de résister sauf que là une sorte de raz-de-marée dans les consommations parce que tous les gens qui ce qui sait pas comment faire pour s'abonner à netflix peux vous dire que pendant confinement ils ont eu le temps d'y penser et qui se sont abonnés à netflix et que les chiffres ont explosé sa plus effectivement le fait que les producteurs ont comment dire on peut convenir les ouïes les producteurs se retrouvent aujourd'hui sans financeurs alternatif c'est à dire que netflix produit des films non seulement il est diffusé mais les produits mais l'édifice les produits les financeurs pratique traditionnelle c'est-à-dire les chaînes de télévision elles ont entre moins 20 et moins 30 % de leurs recettes publicitaires pour les chaînes privées le système de redevances pour le pour france télévisions est en difficulté donc les chaînes de télévision sont en difficulté les distributeurs salles sont tous au bord de la faillite les salles de cinéma sont vides les coproducteurs internationaux sont en période de confinement ou de ou de post confinement subclaquant donc comment est-ce qu'on finance un film demain après ça eh bien on va voir des slicks ces eaux sales problème et que donc du coup aujourd'hui le grand risque ce n'est pas encore le cas complètement mais le grand risque c'est d'aller là où il ya l'argent il en fera en france encore on a quand même la chance d'avoir un système qui fonctionne pas mal mais si je vous parle de l'espagne si je vous parle de l'italie où la l'alternative elle est de moins en moins évidente voilà donc ça c'est l'état des lieux merci beaucoup alors pour continuer moi j'aimerais bien poser un ensemble de questions en fait à mylène lourdais léa et à hugo tout simplement on a vu en fait quelque chose d'assez d'assez intéressant c'est que les jeux vidéo aujourd'hui sont la première industrie culturelle mondiale elle est largement devant le cinéma très très très très très très très très largement c'est un renversement de paradigme que l'on a observé au fur et à mesure du temps le jeu vidéo a copié certains codes du cinéma il s'est donné aussi des codes avec une originalité particulière on est à plus de 150 milliards de chiffre d'affaires au niveau mondial 4 8 milliards rien qu'au niveau français donc c'est un marché qui est absolument énorme c'est un marché qu'on voit aussi comme innovant qu'on décrit avec un certain nombre de valeurs avant gardiste et pourtant nous nous retrouvons encore aujourd'hui confrontés à des problématiques liées aux fêtes à eau à la manque d'eau manque de féminisation aussi d'un secteur numérique qui est largement sous représentées par par les par les fans tout simplement et on a vu au fur et à mesure du temps des cas alors on reviendra sur les violences sociales un peu plus tard dans l'exposé mais pour l'instant revenir sur l'aspect du sexisme on a eu notamment encore il y a seulement deux ou trois jours encore si vous tapez sexisme et jeux vidéo sur google actualités vous tombez par exemple sur le compte twitter de le 3-1 l'electronic entertainment c'est à dire l'un des principaux salons de jeux vidéo au monde qui a il ya encore trois jours fait un tweet qui est caractérisée d' assez sexiste puisqu'il mettait en en scène dévoile à des femmes dans des postures à c'est assez complexe et voilà alors que alors qu'on était voilà on est sur le principal salon de jeux vidéo à échelle mondiale on a également une autre une autre question qui est le fait par exemple d'avoir le studio de jeu vidéo rock steady qui a eu qui a été récemment mêlé à des affaires aussi de sexisme ou il ya un certain nombre d'articles qui sont publiés dans différents médias de jeux vidéo alors la question que j'ai envie de vous poser à vous deux c'est finalement il ya cette association où manning games qui oeuvrent pour plus de diversité et contre le sexisme dans le secteur du jeu vidéo là on commence au sexisme il est présent dans le modèle de production actuelle des jeux vidéo et comment est ce que finalement on arrive à lutter contre cette ses représentations extrêmement genre et est très violente très compétitif très sexiste dans le milieu du jeu vidéo même si il faut quand même le rappeler le jeu vidéo partage ou également aussi d'autres valeurs beaucoup plus acceptable beaucoup plus respectable mais je parle vraiment d'un cas vraiment de cas très spécifique sur cette question là bonjour à tous je vais commencer par rappeler quelques chiffres aussi parce que peut-être que vous ne les connaissez pas donc effectivement le jeu vidéo c'est plus d'argent en france que le cinéma et la musique réunit donc c'est très important on a on se donne souvent fausses images des joueurs en france c'est 70% des français qui jouent occasionnellement 50 régulièrement un enfant sur deux et un adulte sur trois qui joue tous les jours la moyenne d'âge des joueurs ses 40 ans en france beaucoup plus que ce qu'on pourrait croire et parmi les joueurs 18 % sont des retraités le jeu vidéo ce n'est pas pour les adolescents et les jeunes adultes ça touche vraiment toute la frange de la population est parmi ces joueurs on a 48 % de femmes donc la représentativité des femmes dans les joueurs et les joueuses est déjà très importante effectivement nous problèmes qu'on adresse dans notre association c'est la représentativité dans les studios en france on est à 15 % de femmes dans les studios de production c'est beaucoup mieux contre on va chez les éditeurs donc les éditeurs c'est ce qu'ils vont s'occuper plus de la partie distribution des jeux vidéo et de la partie marketing là on approche les 50 % et le bon espoir c'est que dans les écoles de jeux vidéo on est à 25 % de femmes donc plus de femmes dans les écoles que dans les studios on peut espérer que ce chiffre s'améliore alors oui et on voit il ya du sexisme dans l'industrie du jeu vidéo que ce soit dans les studios et dans l'arbre représentativité qu'on va voir des femmes dans les jeux pour moi c'est pas un problème inhérente à notre industrie c'est tout simplement un problème de la société qui du coup se reflète dans notre industrie donc vouloir changer la société vouloir changer l'industrie du jeu vidéo sans changer notre société c'est illusoire pour moi c'est comme ça que se fera la transformation après nous on a plain dax d'amélioration par exemple on travaille pour avoir plus de visibilité des femmes qui sont déjà présentes on a eu notamment muriel tram hills qui a reçu une légion d'honneur on a eu julie chalmette qui a été décoré comme chevalier des arts et des lettres donc mettre en avant plus de femmes du jeu vidéo créé des rôles modèle pour les jeunes filles pour qu'elles puissent s'identifier pour que tout simplement on ait plus de cas où des petites filles veulent faire ce métier mais se disent tout simplement que ce n'est pas pour elle qu'elle ne se pose jamais la question on va aussi du coup les informer on travaille là dessus et après il ya plein de ya plein de choses à faire notamment le financement comment se financent les jeux vidéo en france il ya effectivement des aides publiques que ça soit régional le cnc un crédit d'impôt aussi puisqu'on en a un aussi en france et après l'autre partie qu'on a c'est des éditeurs et des fonds d'investissement c'est à dire qu'ils vont soit investir dans votre studio soit investir dans votre projet vous donner de l'argent tout simplement en espérant que le jeu soit rentable et qu'il récupère plus d'argent que ce qu'ils n'ont mise et là on se retrouve face à un problème qu'on retrouve des reins sont il faut trouver un financement c'est à dire que quand on se reconnaît dans la personne qu'on a en face de nous quand on se reconnaît dans le projet qu'elle nous présente on va avoir plus tendance à y croire donc si demain en tant que femme vous allez parler d'un projet on joue une femme dans une situation particulière où la personne en face qui est un homme ne s'y reconnaît pas du tout elle vous apprendra beaucoup moins de financement donc les aides publiques sont importantes faire en sorte que ces aides publiques soient données soient attribués par un comité mixte et diverses parce qu'on part effectivement de sexisme mais un autre problème qu'on a dans le jury dans le jeu vidéo c'est la diva cité et la mixité au sens large du terme que ça soit d'origine sociale toutes sortes de diversité dont on manque cruellement et déjà d'avoir des fonds d'investissements des uns et des aides qui laisse la parole plus de personnes ça c'est quelque chose d'important et après ce en découle un alors oui on a l'image des jeux vidéo violents parce que il y avait beaucoup de jeux à gros budget qui sont des jeux de guerre ou des jeux violents après ça change de plus en plus un pendant confinement vous avez sans doute entendu parler de animal crossing qui a fait des records de ventes grâce au confinement c'est tout sauf un jeu violent donc il ya quand même des jeux à très gros budget qui se vendent extrêmement bien et après plus vous êtes connaisseurs plus effectivement on va on va trouver des thèmes enfin si je vous dis qui est des jeux vidéo qui parle de maladie mentale de dépression 2 qu'est ce que c'est qu'un civiles en temps de guerre tout ça on peut le retrouver dans le jeu vidéo et des jeux qui sont vendus à plus de 4 millions d'exemplaires donc même pas des jeux inconnus c'est juste qu'il faut être connaisseur et on le montre assez peu auprès du grand public donc pour moi en fait pour changer notre société pourrait enfin pour changer notre industrie pour essayer d'avoir moins de jeux vidéo sexy ce témoin de studio sexistes faut tout simplement que notre société évolue gros chantier oui pour apporter un peu mon point de vue est complétée ce que je viens de dire mylène clairement moi je me suis investi sur le groupe d'étude sur les jeux vidéos à l'assemblée nationale qu' un petit groupe d'étudiants a pas beaucoup de parlementaires de dans des groupes d'études en fait c'est sur la base du volontariat les parlementaires trouve par affinités donc moi je sais aussi ce groupe d'étudiants la filière brassicole et on comprend bien pourquoi évidemment pour ceux qui me connaissent et donc les jeux vidéo aussi pour ceux qui me connaissent on comprend bien pourquoi parce que je suis avant tout tout simplement un joueur jeu parmi les statistiques des joueurs pour avant que j'ai pas vu avant d'être élu cgt à la statistique des joueurs très régulier depuis que je suis élu c'est un peu plus compliqué depuis je suis sur twitter j'arrive à joindre l'utile à l'agréable donc donc je rejoue un peu plus qu'avant bon je dis ça sur le ton de la plaisanterie mais parce qu'en fait la le les politiques les organisations politiques doivent s'intéresser à ce sujet parce que souvent on dit à des sujets noble y compris dans la culture on va parler du cinéma des arts de la musique des plasticiens des auteurs de bd etc mais le jeu vidéo c'est comme si c'était vraiment une industrie au sens c'est l'industrie quoi ce pas la culture et c'est vrai que c'est une industrie culturelle font du coup pour de vrai quand on voit les énormes production qui brassent beaucoup beaucoup de monde beaucoup beaucoup de millions d'euros parfois même ça ça se chiffre en cours au delà mais les problématiques sont sont les mêmes mais le jeu vidéo jusqu'à présent et a été plus tôt et oui il ya du sexisme dans la société donc ça se retrouve dans le jeu vidéo mais il ya une particularité c'est pendant longtemps ça a été quand même plutôt le far-west plus tôt par trop d'encadrement pas trop de contraintes sur le mode de la start up de jeunes qui se lancent de bon voilà donc le respect du code du travail dans le monde du jeu vidéo par exemple je pense que c'est une bataille actualité et du code du travail pas juste sur les questions d'égalité femmes hommes bien sûr que c'est sur la question et l'actualité du jeu vidéo nous le montre mais tout simplement sur les conditions de travail si vous vous intéressez un petit peu au la production du jeu vidéo tout le monde a entendu parler en y regardant d'un peu plus près des périodes de crunch qui ont un faux boucler le jeu vidéo fallait super vite et là les horaires de travail les onze heures de repos consécutifs tout ça pouvait oublier et tout ça ça s'inscrit dans une culture de cette industrie là qui est elle-même véhiculée par les organismes de formation des écoles qui sont quasi exclusivement des écoles privées puisqu'il n'a qu'une seule école publique dans ce pays pour travailler dans le monde du jeu vidéo alors même si des tas de gens qui sont recrutés par l'industrie du jeu vidéo qui n'ont rien à voir avec qui ne sont jamais passés par les écoles de jeux vidéo parce que maintenant sur les grosses productions on va chercher des historiens rechercher des anthropologues jaffa en fonction de ce que voulait faire comme type de jeux vidéo puisque comme il ya un scénario est inscrit pour faire un peu de recherche sur le sur le sujet donc vous allez chercher des experts du sujet quand il y sort par exemple pour prendre ça fait assassin's creed qui sont les jeux les plus les plus connus aujourd'hui delà de chez ubisoft évidemment comme il ya des aspects historiques qui sont assez poussées il ya des tas d'historiens qui travaille avec hbo mais je reviens sur les écoles effectivement ça va frapper j'étais allé visiter une école à côté d'eux à côté de valenciennes de me rendre compte qu'effectivement à l'école il y avait que je crois que j'y suis allé la promo ça devait être 13 ou 14% de femmes ils étaient contents parce que la fois d'avant c'était disent quoi donc on est encore loin des 50% et en plus on se dit mais pourquoi pourquoi c'est si masculin en fait nous ça repose pas sur sur quelque chose de très rare de si rationnelle que ça sauf à se dire qu'il faut faire des études plus scientifique dans les études scientifiques il ya plus de mecs qu'une nana déjà la base et que du coup ça se retrouve à la fin mai mais clairement il y a une responsabilité du politique là dedans à dunes à s'intéresser au sujet premièrement et de à véhiculer aussi des propositions politiques de dire oui il faudrait peut-être qu'il ya un peu plus de formation publics dans le secteur du jeu vidéo où on pourrait faire l'effort bien plus directement que la sphère privée d'atteinte des objectifs de parité 2-2 mettre en avant des d identité plus plus féministe tout cas de moins sexiste des renaissances là parce que demander à des instituts d'être féministe avec parfois il semble plus compliquée même si ces publics mais en tout cas de de faire ça et puis et puis d'en parler tout simplement vraiment en parler il ya un truc à moi quand je me suis lancé sur twitter lundi un député qui fait des jeux vidéo m'a vous rendez compte ça fait pas sérieux quoi sauf que c'est méconnaître effectivement les statistiques ont été rappelés par pline tout à l'heure je suis plutôt dans le camp de la majorité que dans le corps de la minorité en l'occurrence sur le sujet donc ça va je me sens plutôt à l'aise mais dès que vous êtes sur un plateau télé les seules fois on m'a parlé de jeux vidéo les seules fois on m'a parlé de jeux vidéo bon c'est aussi parce que je m'applique sur les thématiques de sécurité c'est vrai mais c'est pour dire à une tuerie de masse où un adolescent que tu es quelqu'un regarder jouer aux jeux vidéo bon déjà tous entendu toutes et tous je vous rassure heureusement que tous les joueuses et joueurs de jeux vidéo ne devienne pas violent parce que sinon ce serait vraiment vraiment très embêté vu le nombre de joueurs qui a dans ce pays est donc derrière ça il ya qu'est-ce qu'on qu'est-ce qu'on ait des caisses confinance effectivement par le cnc et on y reviendra sans doute après je ne sais pas si c'est maintenant ou si c'est après mais dans les propositions mais en tout cas juste juste vous dire que le jeu vidéo c'est le pas la partie la plus financé par le cnc évidemment d'ailleurs dans cnc ya pas le mot jeux vidéo et la peur de ne savent pas qu'en fait le cnc ne finance pas que le cinéma méfiance possible jeu vidéo est par contre dans les recettes il n'y a pas de recettes en provenance du monde du jeu vidéo et c'est clair que c'est un monde au delà de l'évasion fiscale de super profitabilité variable c'est un monde où il ya deux mondes à l'intérieur quoi il ya les petits indépendants qui essaie de se débrouiller par eux mêmes de faire jeu vidéo et qui galèrent pour boucler le budget et qu'ils font des fois quasi à perte et puis il ya les superproductions qui est le engrangeant grange centraux de sans trop de difficultés et puis effectivement pour dire qu'il ya des tas de types de jeux quand on dit jeux vidéo ça va du scrabble sur lequel vous avez joué sur votre smartphone jusqu'à la superproduction de jeu de guerre de call of duty ou je sais pas trop quoi en passant par un animal crossing qui reste j'ai pas si on en parle à un moment donné mais une énigme je sais pas c'est une énigme je ne comprends pas ce jeu mais je vais je vais je vais essayer d'y jouer je vous promets je sais pas je comprends pas bon je crois va commencer un marché pourquoi autant de gens qui jouent mais parce qu'effectivement c'est un jeu que si j'ai bien compris de ce qu'on m'a expliqué ses connais pas un animal crossing c'était un peu un test de nintendo ce n'était pas prévu pour que ce soit une superproduction et puis le truc a vachement bien marché et j'en profite pour faire la publicité du discorde insoumis qui ont un instant une citation dans la salle je me fais attention ceci voilà mais ils ont un instant de là bas et on a quand même le dans le discours d'insoumis l'animateur de la plus grosse communauté française d'animal crossing wii mais sachez le ils ont pris des décisions collectives pour interdire la spéculation dans le jeu sur leurs serveurs comme quoi y compris dans le monde de jeu vidéo il ya des batailles politiques des gens qui s'organisent et est en tout cas ici ça se passe dans le discours d'un subit donc si vous êtes joueuses joueurs occasionnels ou réguliers je vous invite à venir faire un tour sur le discorde vous trouvez d'autres insoumis pour à la fois pour jouer discuter politique et et jeux vidéo mais du coup et moi je veux bien savoir me mylène ton avis sur comment se fait-il que pourquoi il ya si peu de femmes au fond à la fois dans les écoles dès ce moment là et ensuite dans l'industrie on comprend bien que c'est la continuité mais alors pour moi en fait on souffre un peu d'une double peine on est un une industrie avec de l'art où on manque de femmes dans le cinéma dans la musique il ya moins de femmes donc ça se retrouve dans le jeu vidéo est dans le numérique ou aussi il ya moins de femmes donc on a un secteur qui allie de spécialité dans lequel on a du mal à retrouver des femmes et on voit en fait le jeu vidéo un moment quand il a fallu le vendre on a décidé qu'il fallait s'adresser aux garçons ont un exemple auquel beaucoup d'entre vous je pense n'ont jamais pensé on a une console qui s'est appelée la game boy c'est quand même très clair à qui s'adresse et donc forcément quand on dise ça c'est pour les jeux ça c'est pour les garçons c'est les garçons qui jouent aux jeux vidéo à quel moment une femme va avoir envie de dire ah bah moi je vais faire les jeux vidéo ben non en fait on s'adresse déjà même nous en tant que consommatrice c'est pas pour s'adresser à nous en tant qu' en tant que personne qui peut s'insérer dans l'industrie et on en retrouve nous on a encore des témoignages de deux jeunes filles qui a pas si longtemps se retrouve avec des conseillers d'orientation qui lui disent quand même la programmation dois je rappeler que la programmation quand même été inventé par des femmes à la base enfin tout ça c'est un pan de l'histoire qu'on a oublié le wifi c'est une femme enfin les femmes ont été présents dès le début dans cette industrie ont été pour un peu évincés quand elles ont commencé à prendre à pleurer rapporté l'un jean concrètement c'est ce qui s'est passé il ya de très bonnes conférence de chercheuse qui ont fait des recherches sur pourquoi à quel moment les femmes sont parties de la programmation de l'informatique je vous invite à vous renseigner là dessus mais voilà donc on souffre vraiment de cette double peine et effectivement on manque aussi de d'écoles publiques donc on a le cnam angie mines et on a aussi dépeint pas mal d'université qui font des licences à côté mais on manque d'écoles publiques donc là si vous voulez faire des études de jeux vidéo la plupart le plupart des options qui vont souffrir à vous c'est des écoles à entre cinq et sept mille euros l'année pour trois à cinq ans donc déjà vous avez une grosse sélection à l'entrée quand en plus on vous met le doute que peut-être ce n'est pas pour vous parce que quand même vous êtes une femme c'est dur de parier sur cet avenir là donc il ya et cette éducation et dès le début proposés dans les écoles tout simplement mais pas qu'aux femmes une meilleure une meilleure sensibilisation numérique nos écoles sont complètement en retard là dessus donc déjà si demain des 6 8 10 ans commence à parler de numérique aux enfants sans faire de distinction les filles se sentiront beaucoup moins rejeter donc on est vraiment ces aspects et à l'école dans l'orientation derrière et la formation post bac merci et bien la transition se fait tout naturellement puisqu'on a commencé déjà imposé des réponses à ces situations là notamment en parlant de la formation nous qui pourrait être effectivement puisqu'il ya comme le dit rappelé hugo une seule école de jeux vidéo même si certaines écoles d'art ont des départements de formation mais enfin bon c'est un autre sujet des écoles d'art et tendre des situations assez bancale financièrement puisqu'ils dépendent des collectivités territoriales sauf quatre écoles d'art le reste voilà se trouve avec des budgets qui se réduisent à peau de chagrin bref donc il y aurait beaucoup à faire dans ce domaine de la formation puisqu'on est dans le volet des réponses qu'il serait qui pourraient être des réponses régaliennes à cette situation à ce constat en disant un peu noir que nous faisons la france a soumises en 2017 proposait déjà un certain nombre de choses par exemple fasse effectivement à ces plateformes être netflix et consorts une médiatrice une médiathèque public en ligne ça faisait partie du programme de l'avenir en commun avec une place une plate forme d'offre légale musique films contenus culturels nous proposions aussi un prix unique pour les supports musique films et jeux vidéo qui est aussi le bon le pendant du prix unique du livre qui permettrait effectivement de d'endiguer un peu cette surenchère financière eh bien ma question on allait tourner vers juliette qu'est ce qu'elle pense que pensez-vous julien de ce programme d'une médiathèque et d'un prix unique du livre non pas du livre medulla du dvd de la musique etc mais pour vous du cinéma du film alors peut-être que je vais commencer par la deuxième proposition parce qu'en fait pour pas pour les quartiers pour dire que ce serait formidable mais qu'en fait d'ores et déjà en ce qui concerne du visuel c'est un sujet qui est à dire un chouïa dépassé sauf faute au respect des autres dans le sens où d'ores et déjà les habitudes de consommation des plateformes vod et par abonnement de façon festive et que donc du coup le paiement à l'acte par film tend à s'estomper vraiment diminué très fortement donc du coup alors à ce moment là il faudrait dire qu'il y aurait un prix unique de l'abonnement 2le des plateformes vod avec un minimum revenant et alors là on rentre dans le sujet de la licence légale du coup puisque ça voudrait dire que bon admettons je ne parle pas des plates formes américaines mais je dis mais tons orange la plateforme orange de vod il ya un prix minimum avec un montant qui revient aux ayants droit minimum et donc du coup comment est ce qu'on fait la répartition puisque la somme minimum et la répartition et se ferait selon la consommation où elle se ferait selon une sorte de fonds a posteriori tels que c'est actuellement envisagées française où il avait avait réfléchi à ce sujet mais enfin on rentre dans un autre dans un peu dans autre chose quand on a pas content il ya le sujet de du prix unique en film avait été en tout cas évoqués et par un certain nombre de syndicats français tout le monde avait en tête le prix à l'acte le prix de l'achat du film à l'acte après peut-être que je me trompe et vous allez me dire le contraire mais alors en ce qui concerne la plateforme vod de service public c'est bien ça quand vous dites médiathèque c'est ça donc c'est ça l'idée alors d'abord dire que l est en gestation puisque arte y réfléchit avec la rai de mémoire avec il me semble la bbc et avec ard et zdf en allemagne bon c'est en cours il ya également cette initiative qui n'est pas de service public mais dans lequel les services publics est inclus qui s'appelle salto france télévisions plus et m6 plus tf1 de plateformes également alors moi par rapport à 7,7 alternatif de service public intuitivement on trouve ça formidable et ça paraît logique de trouvé ça formidable bon moi j'ai deux objections par rapport à ce sujet c'est un il ne faudrait pas que ce soit un prétexte politique pour considérer que c'est la bonne solution et que le reste on s'en tape parce que ça ne sera pas le marché qui est actuellement en grosse difficulté donc de toutes façons actuellement quand je la france télévisions plus arte comme je voulais dit c'est qu'elle 105-100 565 180 millions d'euros d'investissements dans le secteur ce n'est pas du tout la totalité des sommes qui tentons nous avons besoin donc de toutes façons voilà il va y avoir un sujet de financement du reste du volume d'oeuvre la diversité telle qu'elle a été proposée jusqu'à présent après il faudrait que ça reste effectivement un espace de liberté et est-ce que ça devient un guichet unique ou pas si c'est la seule alternative on a aussi un problème une question de pluralisme la possibilité d'avoir d'autres types de de financement permet d'avoir une diversité de sujets également et la dernière le dernier sujet aussi c'est que une plateforme vod européenne ça veut dire qu'on va vouloir diffuser les films au niveau européen je suis un producteur je vais voir la plateforme européenne de services publics elle me dit je prends ton film et je le veux pour toute l'europe voire même pour le monde entier a priori d'ailleurs bon et donc ça veut dire que le producteur sera contraint de donner le mandat de commercialisation du film sur l'ensemble du territoire et donc ça veut dire que au final le prix qui va être proposée par la plateforme sera bien moindre point fort être conscient que ce qui actuellement est obtenu par un producteur en le vendant territoire par territoire actuellement comment ça se passe je suis un producteur je vais voir un agent de vente internationale et sept agents de vente internationale le vent en angleterre tant en grèce tant en même temps ce qui permet d'avoir de rassembler le maximum de financement pour pouvoir produire le film alors ça il ya peu de gens qui le savent mais en tout cas ce qui est sûr c'est que si c'est le ba ba du commerce si vous vend le lot de 10 de 10 territoires d'un seul coup ça me rapportera moins que si je vous levant territoire par territoire or un film ça coûte cher ça coûte très cher un film ça coûte audiovisuelle au cinéma c'est au minimum cinq cent mille euros si on veut payer tout le monde ce qui est quand même l'objectif donc c'est au minimum cinq cent mille euros et donc il faut trouver cet argent et donc la maximisation des financements elle se fait par l'exclusivité territoriale qui est accordée territoire par territoire et enfin la dernière réserve que j'aurais c'est que ça fera directement concurrence aux salles pourquoi est-ce que ce que je disais à daniel quand on discute et par exemple on parle du livre et d'amazon ça vous où on veut dire eh ben voilà très bien alors on va faire une plateforme de vente de livres publique d'état public de livres en ligne pour que amazon concours alors vous direz alors bas les librairies indépendantes alors c'est pas sympa parce que du coup ça m'a fait un peu une concurrence directe c'est pas du coup voilà je vous dirai pour le pour le diviser le cinéma particulièrement pour le cinéma c'est également le cas aujourd'hui si on n'a qu'un seul financeur on a on a comment dire une plateforme de services publics elle fera directement concurrence à une un réseau de deux salles de cinéma public également aidé par le public art et essai mais vous êtes dans les temps vous êtes en des temps tout va bien super merci merci à vous pour en empêcher né il y avait aussi un élément très important assez fondamentale du coup on a parlé tout à l'heure de la des conditions de travail salariales notamment d'un point de vue de la féminisation du secteur mais effectivement hugo l'a évoqué tout à l'heure il y à une question aussi à la fois on a beaucoup parlé de modalités de financement de tout ça à travers notamment le cnc la france insoumise dans son programme l'avenir en commun et notamment dans les différents livres et thématiques mettait en avant une proposition pour que le jeu vidéo puisse s'affranchir du cnc et crée son propre organisme de financement et de gestion qui saperait qui s'appellerait donc le snjv c'est à dire le conseil que cela le conseil ou là où la caisse le centre pardon voilà c'est ça donc le centre national du jeu vidéo qui serait calqué sur le modèle du cnc pour financer cette le processus créatif vidéoludique alors derrière le processus créatif se cache aussi effectivement la question de la ventilation de ces aides et de ces subventions et de mettre en place notamment des critères socialement respectueux on a pris un exemple tout à l'heure pour parler des conditions de travail des salariés du jeu vidéo on à la pratique du crunch est ce que parmi vous levez la main ceux qui connaissent la pratique du crunch dans le monde du jeu vidéo d'accord ouais c'est bien bravo super alors la pratique du crunch très rapidement c'est quoi c'est je vous prends un exemple je vous prends un exemple tout à fait concret vous avez un jeu vidéo à produire ce jeu vidéo puisque vous avez des actionnaires derrière qui vous attendent dans des résultats trimestriels parfois vous devez sortir un jeu qui n'est pas très bien abouti avant mais ton noël pour qu'ils puissent être vendus à noël pour les pour les fêtes et bien si le jeu n'est pas suffisamment abouti il va falloir soit repoussé la date c'est pas possible à cause des actionnaires soit vous allez devoir travailler plus longtemps plus dure est donc vous pouvez faire des journées de 12 heures parfois de 14 heures etc vous pouvez dormir dans les bureaux et vous épuiser à la tâche pendant des sprints de trois semaines quatre semaines cinq semaines jusqu'à plusieurs mois pour sortir le produit fini à la fin vous avez aussi toute la question du respect des conventions salariales vous avez dans le monde du jeu vidéo des métiers qui ne sont pas soumis à l'âme de la même façon à la protection des droits prenons les programmeurs qui sont le corps de compétences d'un studio pour eux ce sera parfois un pas tout le temps mais à minima plus facile de se défendre quand de l'autre côté les graphistes et les autres ingénieurs du son par exemple peuvent difficilement se prémunir contre des agressions d'une direction d'une direction d'entreprise de même les salaires minimum conventionnel ne sont parfois pas respectées notamment la convention collective syntec qui est la convention collective qui gère les salariés du jeu vidéo avec le non respect des grades et à l'ingénieur cadre d'un usage aussi abusive des forfaits d'heures et de jours donc vous avez un certain nombre de violences comme ça en termes de rémunération et c'est donc la question ce serait de se poser est donc là sur ce coup là moi j'aurais tendance du coup naturellement à m'adresser à mylène lourde elle est à ugo bernalicis sait comment dans le cadre d'un conseil national du jeu vidéo nouvellement inventé comment est-ce qu'on revente ils les différents critères les différents critères sociaux d'attribution de ces fonds et comment on fait en sorte que la législation que porte notamment le syndicat national des travailleurs du jeu vidéo qui est une création très récente parce que les syndicats du jeu vidéo habituellement défendre plutôt les patrons que ce soit le sel ou le syndicat national du jeu vidéo donc le snjv là on a un syndicat qui protège les travailleurs du jeu vidéo qui est tout à fait né s'en est tout à fait jeune comment on fait hugo et mylène pour accompagner cette dynamique timide mais qui existent pour se prémunir contre ces violences sociales dans le monde du jeu vidéo juste pour en rajouter sur le crunch une autre donnée c'est que ça arrive très souvent que ces organes soient même pas payer histoire de vous de vous rendre compte et ça ne se passe pas que dans les gros studios avec des actionnaires c'est tellement rentrer dans la culture du jeu vidéo que il ya même des développeurs qui travaillent pour eux mêmes qui sont leur propre patron qui seul impose on se retrouve avec des week-ends qui s'appelle les game jam ou en 48 heures on va travailler on va on va essayer de faire un prototype de jeu vidéo avec des gens qui ne dorment pas il faut comprendre que c'est vraiment rentré dans la culture du jeu vidéo et qu'on voit ça dans les écoles et pour moi c'est aussi un autre problème de l'industrie c'est qu'on est une industrie passion donc beaucoup de personnes vont profiter de cette passion pour dire ben écoute c'est tu ne veux plus travailler ici il ya dix personnes qui attendent ta place ce qui est vrai et on est une industrie où il ya quand même beaucoup de gens qui vont la quitter après quelques années notamment pour avoir des meilleurs salaires un programmeur par exemple aura forcément un meilleur salaire s'il va travailler dans une banque ça il faut bien avoir à voir tout ça en tête comment faire alors moi déjà alors l'association sur tout ce qui est enfin toutes ces problèmes de salariés bien sûr nous on milite pour la protection des salariés que ce soit pas de crunch faire en sorte que les conventions soient respectés que tout le monde se sente bien au travail pour le cjb c'est compliqué parce qu'en fait jeu vidéo c'est quand même un écosystème très très dur en fait fin il ya des grosses boîtes qui ont plein d'argent et derrière on a des studios qui dès qu'ils arrivent à faire un jeu qui est rentable c'est déjà une grosse victoire il y à beaucoup de jeux qui n'arrive même pas à faire de production qui rapporte autant que ce qu'elles ont coûté ce qui veut dire que son sens l'essence diverses aides sont des investissements personnels elle n'existerait plus donc dès l'instant où on met un petit doigt dans cet engrenage on risque de déstabiliser beaucoup de choses donc c'est ça qui est compliqué et nous du coup au niveau association ne se positionnerait pas là dessus moi personnellement l'avantagent que je vois aussi d'un cn givet ce serait cette fameuse reconnaissance on en parlait le jeu vidéo beaucoup de personnes vont considérer ça comme une sous culture comme quelque chose qui n'est pas noble et que si quelqu'un passe huit heures par jour aux jeux vidéo ces problématiques quelqu'un qui va passer huit heures par jour à faire du sport ou à lire et dès l'instant où il est en manque quand il ne l'a plus parce qu'il me manque au sport existe aussi on ne considère pas cela comme un problème donc pour moi si ça permettrait un peu de redonner ses lettres de noblesse aux jeux vidéos qu'il mérite et 2 mettre en avant ses productions dont grand public n'entend pas parler et qui ont un sens c'est qui qui font passer des messages parfois très beau parfois très triste mais nécessaire donc ignoré cet avantage là après comment faire on est aussi enfin je suis plus partante pour légiférer c'est bien le problème c'est qu'on voit c'est déjà le cas l'égalité salariale hommes femmes c'est dans la loi ça ne change pas grand chose moi je parle vraiment du principe que la formation c'est ce qu'on a besoin obliger les entreprises à faire des formations à leurs managers alors département aux ressources humaines toutes ces choses là c'est en formant les gens qu'au bout d'un moment ça va changer pour moi plus qu en légiférant si ce serait vraiment cette position là que que je défendrai oui il est vrai que ça ne sert à rien de les gifler pour l'égalité salariale puisque effectivement elle est déjà dans la loi par contre il ya yade en termes de politiques publiques tous les questionnements qu'on avait pas juste sur le secteur du jeu vidéo cédant l'intégralité du secteur du travail c'est d'avoir suffisamment d'inspecteurs du travail pour pouvoir contrôler les entreprises qui ne respectent pas la loi puisque comme ça qu'on l'a fait respecter en théorie est que si possible si on pouvait éviter que quand un inspecteur du travail fait son travail on le met à pied ce sera encore plus génial dans ce pays on a vraiment on a vraiment fait baisser drastiquement le nombre d'inspecteurs du travail sur les dix dernières années donc c'est pas juste un mythe quand je dis ça ou juste pour se faire plaisir puisqu'on a renvoyé vers une culture de d'autocontrôle les entreprises c'est les libéraux c'est ça ils ont établi de la norme et de la règle au bout d'un moment ils peuvent pas se dire ouais l'égalité salariale ils sont obligés de se dire qu'il faut la mettre dans la loi par contre sur comment on fait pour la mettre en oeuvre on va renvoyer vers l'entreprise c'est tout ce qu'ils avaient développé marlène schiappa en disant je vais faire un logiciel pour les entreprises qu'elles pourraient installer pour voir les écarts de salaires dans leur entreprise comme ça d' elle-même avant de pouvoir se rendre compte qu'elles payent pas pareil les femmes et les hommes c'est génial bon vous avez compris le truc je vous vois sourire donc il ya il ya des choses à tout bête à faire de manière régalienne dans de contrôle et d'inspection qui s'appliquerait évidemment au septième jeu vidéo moi ce que je vois à l'intérêt du de créer un centre national du jeu vidéo c'est d'abord on l'a dit tout à l'heure sur une question de recettes aujourd'hui l'industrie du jeu vidéo hyper profitable pour les grosses les grosses structures mais pour le secteur du jeu vidéo globalement c'est des taux de profit qui sont pour les actionnaires on peut on peut faire du 10 15 ou 20 % sur son investissement quand le jeu a fonctionné même même voire plus donc tout cet argent là s'il était un peu taxés ne serait ce qu'un peu ça pourrait déjà servir à financer énormément de petites productions de gens qui se lancent en maître de manière indépendante et qui galèrent pour trouver des mécènes pour trouver des le banquier ou qui font des dés de plus en plus d'aider financement participatif pour lancer le projet et c'est bon donc ça ce serait un apport particulier ça nous permettrait aussi de mettre en avant des jeux vidéo qui effectivement ne verrait pas le jour dans l'écosystème actuel du jeu vidéo qui valorise les jeux les superproductions plus tôt alors je vais pas dire violent que parce que le jeu de guerre c'est une partie parce qu'il ya des super productions de non-violence choix de mario kart c'est plutôt tranquille quoi là et pourtant quoi oui on lance des on met des peaux de banane et la carapace mais c'est toujours très violent ouais ok avec un rapace bleus c'est vrai mais globalement ça va c'est plutôt tranquille comme jeu et et ça fait partie des jeux les plus plus rentables au monde et animal crossing on en a parlé parlé tout à l'heure mais c'est vraiment de se dire qu'il ya tout un tas de petits jeux qui ne voient pas le jour plutôt militants et pas militant forcément au sens où on l'entend mais militants pas militant france a soumis ce soit mes militants dans la vie pour faire avancer des idées des perceptions des points de vue tu parlais bien une terre des jeux sur la question de la santé mentale par exemple au genre de choses il ya je regardais parce que je l'avais installé sur mon sur mon téléphone mais il ya le en terre moi mon amour si vous avez entendu parler par exemple qui a très très très très très bien fonctionné et le script est quand même pas cher comme ça de prime abord vous dit pas oui ça va marcher comme jeu puisque c'est c'est l'histoire d'une femme qui va qui va migrer qui va essayer de partir de son pays pour aller en europe et donc vous suivez tous les toutes les galères dans laquelle elle tombe pour choper l'avion les passeurs et machins et les policiers voilà bon donc donc le le script est comme ça on se dis pas tiens je vais passer un bon moment c'est plaisant et finalement ce jeu a vraiment très très bien a très bien marché et il permet de de faire en sorte que des tas de gens qui ne sont pas migrants qui n'en ont pas keenan approche la problématique qu'en regardant tf1 où les chaînes d'info en continu et ben et notre expérience une expérience sensible sur une thématique comme celle là et je pense que on pourrait davantage aidés ce genre de petit de petites productions alors à savoir après un grand débat où est ce qu'on prend l'argent c'est toujours pareil ce contexte les consoles ou les ou les pc ou est ce qu'on taxe les manettes ou est ce qu'on taxe directement les profits les profits du du secteur du jeu vidéo sur chaque jeu ou à l'achat d'un jeu il ya plusieurs pistes menant tout cas ce qui est sûr c'est qu'il ya une manne financière qui est énorme je crois qu'en france on est autour de 5 milliards sur le l'industrie du pôle 1 5 million de ces jeux vidéo si on en prenait serait-ce que 100 à 150 millions c'est des tas de petits producteurs indépendants de qui pourrait qui pourrait être lancée et même moins indépendants peu importe il pourrait y avoir des super productions qui soit faite sur des thématiques dont on n'a pas idée quoi et donc ça ça me semble être pour ça ça pourrait être un outil très utile et puis sur la formation d'adultes à l'heure développer le secteur public de formation en la matière de la programmation du graphisme ça me semble et j'oubliais troisième métier qui est pour le game designer richard en france est séparable donc donc du coup de tous ces métiers là qui sont en plus des métiers qui sont comme ça a été dit beaucoup plus valorisées en dehors du secteur du jeu vidéo c'est quand même assez extraordinaire vaut mieux être développés a effectivement en banque dans l'industrie du jeu vidéo et moi je l' ai vu et je termine là dessus quand je suis allé visiter l'école à côté de valenciennes les gens étaient là en fait il m'expliquait que l'école elle est et il a fermé à minuit il a émis des règles parce que il l'affirmé entre minuit et 5 heures du matin parce que sinon il y en avait qui étaient là tout le temps quoi qui doit enfin qu'il était là dans l'école de toute la nuit et qui se retrouvaient le lendemain matin en cours et déjà dès l'école de formation c'est à vous donner une ambiance de la culture franchement commencé à faire des heures tout de suite ce soir ça va être dans les années qui arrivent à faire que ce à quoi donc ils se sont dit que c'était peut-être pas le bon message à véhiculer voilà mais même ça ils ont eu du mal à le faire appliquer aux élèves donc c'est compliqué aussi parce qu'on a à faire effectivement à des passionnés tu parlais de des productions qui ne verrait pas le jour si on ne finance pas et en fait ce qui est très surprenant dans le jeu vidéo c'est qu'il ya des thématiques très sérieuses notamment des thématiques politiques genre un jeu qui a marqué qui a marqué une génération joueur indépendant donc pas grand public c'est un jeu dans lequel on incarne un douanier dans une dans un pays autoritaire et on doit valider ou non les passeports c'est notre tout le jeu c'est ça valider ou non l'entrée dans le pays avec chaque jour des règles qui arrive et qu'on doit ou non faire respecter avoir des vrais choix moraux genre une femme qui arrive son passeport n'est pas valable par rapport aux règles qu'on a mais elle nous dit bah en fait mon mari va me tuer donc si vous m'autorisez pas rentrer je ne suis plus là et on doive faire le choix ou non de la laisser entrer et ces jeux là rapporte de l'argent et marche fonctionne merci merci beaucoup on va conclure en deux temps avec daniel mois juste pour pour pour clôturer un élément aussi réflexif qu'on pourra qu'on n'aura pas le temps de débattre mais qu'on peut amener en réflexion c'est aussi toute la question de est-ce qu'on peut estimer que finalement la culture est une sorte de commun un peu comme l'eau comme l'air qu'on respire comme le gros droit là à la connaissance et aux informations à la libre circulation de tout ça et donc se joue aussi par exemple sur la question vidéoludique mais aussi sur la question des supports physiques dvd blu ray etc la question aussi de la revente d par exemple sur le jeu vidéo de la revente en ligne des jeux vidéo est-ce que des jeux vidéo qu'on achète sur des magasins en ligne pour l'instant vous savez qu'on ne peut pas les revendre c'est un élément sur lequel notamment le ministère de la culture au moment de françois hollande avec fleur pellerin s'est dit très très réticents à faire perdurer le système du marché d'occasion parce que ça ne règne une aire pas les ayants droit etc mais en même temps il ya l'idée que le jeu vidéo si on rate si on l'achète en support physique d'occasions après il ya toute la question des drm des season pass et c'est qu'on achète sur internet donc ça crée de l'activité mais de ne pas avoir à acheter un jeu vidéo tout le temps 9 ça permet aussi à certaines catégories de la population d'avoir accès à ce média d'avoir accès à ces assauts à 7 ce pan de la culture donc il ya une vraie question est une vraie réflexion à mener sur tout ça et notamment sur la multiplication des plateformes en ligne et donc peut-être le droit de revente de ces de ces éléments une fois qu'on les a acquis daniel pour conclure et juste pour terminer avant que je lâche définitivement la parole un grand merci à l'équipe du livret numérique qui a préparé cette du livret a décidemment mais je vends du livre recule du livret numérique depuis depuis trois jours la à l'équipe du jeu livre et culture ils sont un petit peu caché mais vous avez martin labaki et co-animateur du livre et vous avez victoire ici vous en avez plein qui sont disséminés partout qui font du travail absolument exceptionnel donc merci à eux et merci à toi daniel [Applaudissements] merci aux d'intervenants et de nous avoir éclairé sur sur certains points il nous reste évidemment beaucoup de travail encore pour travailler pour proposer un programme concernant le sujet qui nous réunit aujourd'hui j'ai bien noté que juliette avait quelques réticences par rapport à notre projet de médiathèque en ligne néanmoins bon leur le sujet reste toujours pour nous d'actualité je proposais un petit peu de la contradiction 1 julie athènes il me semble que ce n'est pas parce qu'il y à des bibliothèques que les librairies sont en danger bien au contraire et donc je pense que effectivement on pourrait envisager une plateforme en ligne il faut réfléchir à la manière dont on la fraise cette plate forme publique mais je ne pense pas qu'on pourrait faire de la concurrence réellement à la création bien au contraire alors en fait je merci en tout cas beaucoup de m'avoir laissé la possibilité de m'exprimer je sais que ce que je dis en fait un peu enfin un peu contre intuitif et pas forcément parce qu'on aimerait entendre mais simplement pour dire en ce qui concerne le numérique est toujours deux logiques qui s'affrontent qui est la logique de l'as du commun justement de la liberté d'expression et puis comment est ce que on garde un secteur qui rémunère les auteurs et des techniciens et le secteur voilà donc comment est ce que on garde de la valeur qui permettent de aux gens en fait de vivre ces deux logiques là ont tendance à être à s'affronter enfin s'affronter en tout cas a dit pas forcément toujours compatibles et il faut toujours trouver des chemins de crête c'est ça ma réponse il faut se retrouver les chemins de crête qui permettent de concilier ces deux logiques qui sont toutes les deux pas seulement louable mais essentiel voilà il reste vingt minutes le temps de prendre quelques questions daniel on va prendre sachant que s'il vous plaît comme n'y a que 20 minutes et que les délais sont assez serrés s'il vous plaît essayez d'être vraiment extrêmement synthétique pour poser vos questions comme ça on peut en prendre le maximum et on essaye de frustrer le moins de personnes possible oui oui ça peut être une série et après on est comme daniel le sens on arrête on répond et puis bon jour déjà merci pour pour ses interventions et cette conférence qui était de qualité sur sur autant de sujets difficiles et différents moi je voulais revenir juste un petit bisou quelques choses qu'alexandre ta ta ta cité parts à toucher du doigt qui est un peu parallèle peut-être à la conférence d'aujourd'hui que je trouve assez important et donc on n'a pas parlé vraiment ici quand tu parlais de la question des jeux d'occasion et de l'accès à la culture c'est quelque chose qui est intéressant du point de vue du jeu vidéo moi je trouve moi je suis quelqu'un qui joue beaucoup et qui en ont fait un travail sur des quartiers populaires où je suis en contacts avec des médiateurs culturels assez régulièrement dans ces quartiers là on travaille sur la médiation culturelle pour le cinéma pour la littérature pour les différents arts qui peuvent être existé les art noble comme on dit par rapport aux jeux vidéo qui reste encore une pratique qui est peut-être pas considéré comme tel aujourd'hui et c'est une vraie question je trouve qu'on pose pas souvent la question de la médiation culturelle vis-à-vis du jeu vidéo et du monde vidéoludique parce que moi aujourd'hui concrètement sur le terrain tu sur mon territoire par exemple sur lequel je travaille on a une médiathèque ya une certaine richesse d'oeuvre extra qui sont mises à disposition des jeunes par exemple et des habitants du territoire et en parallèle de ça on doit avoir une ps4 dans une maison de quartier avec un fifa et un call of duty et c'est tout et on se pose jamais la question de comment est-ce qu'on engage cette médiation culturelle de la richesse de ce qui existe dans le jeu vidéo on a hésité un certain nombre de jeux vidéo très intéressant qui existent sur le média indépendant il ya aussi une histoire du jeu vidéo en france on a des français qu'on produit des jeux vidéo qu'on appelait pas encore impacté l'industrie pendant 30 ans qui sont des oeuvres artistiques immense et personne ne les connaît et on fait jamais ce travail de médiation et donc je pense qu'il ya aussi un enjeu à ce niveau là y compris si on veut favoriser une industrie alternatives etc de médiation culturelle autour de ce média comme on parlait de parité dans le secteur du jeu vidéo je propose qu'une femme parole et pour des questions de sécurité je dois regarder micro en main battre qui passe trop de marne moi je suis venu dans une table ronde qui s'appelle quel service public de la culture vous avez une approche de la culture qui est limitative au cinéma et audiovisuel du travail mais quand même j'attends autre chose de la culture je n'ai absolument pas entendu parler des enjeux de la création du sens de la culture ou terme de l'émancipation qu'en faites vous et quand vous parlez de service public vous n'avez parlé que de commerce et d'industrie quels sont les enjeux et je pense que si vous à boulay construire la projet culturel il ya du travail bonjour bonjour j'avais juste une question tout à l'heure on parlait de e d'autorisation de droits de films par exemple qu'il fallait que ce soit territoriale donc les films autorisée en france et c'est pour éviter que les droits d'un film vu qu'ils sont très très cher soit diffusé à tout le monde à partir du moment où ils seraient sur la médiathèque avec eux du coup ce serait diffusée soit toute l'europe soit au monde entier je voulais savoir et après je suis pas du tout un connaisseur donc c'est plutôt une question comment n'exclut netflix fait du coup pour empêcher que nous français par exemple on puisse voir les films sur le net flics américains ici c'était pas possible de le mettre en place tout d'abord merci mylène pour votre intervention est pour les fondements idéologiques qui a derrière votre parole c'est très important moi je me pose la question dans le cadre d'une école une école publique du jeu vidéo comme on en a parlé hugo outre l'objectif politique et ce qui serait pas nécessaire de mettre en place des formations anti sexiste pour mieux traiter ses collègues parce que je suppose que s'il y en a 25 % de femmes en école mais 15% en studio c'est qu'il ya bien des problèmes dans l'école peut-être mais aussi dépassé les billets dans le jeu vidéo je pense à cette vidéo où batman était codé comme une femme et les voilà je pense que tu vois je vais d'abord répondre à la dame qui reproche d'avoir eu nous allions parler des industries culturelles pardon 1 oui vous avez raison vous avez raison mais c'est un s'est il y avait hier une autre conférence qui traitait de ce sujet et justement nous parlons très peu souvent des industries culturelles et d'autant que c'est quand même ce qui touche le plus de personnes et il nous semblait qu'à la france a soumises nous avions parlé mais bien sûr vous avez raison l'émancipation mais il faudrait le livre et culture fait état de tout cela nous sommes convaincus évidemment que les arts et la culture sont au service de l'émancipation individuelle et collective voilà et nous traitons de tous les autres arts voilà très régulièrement et c'était le cas hier à 14h30 plage il ya cette question là et puis effectivement voilà c'est comme le format de temps étant limitées et qu'il ya eu une autre conférence sur ce sujet on a fait un choix qui bien sûr est critiquable qui arbitraire d'une certaine manière mais on a fait ce choix là et notamment comme on disait avec hugo c'est aussi parce que c'est l'un des principaux canaux de distribution de la culture actuellement ce côté industriel on peut le regretter mais c'est effectivement un élément important et puis surtout c'est aussi le les acteurs qui gagne le plus de pognon et on adore le pognon donc on aimerait avoir voir un petit peu comment on gère tout ça quoi 13 ans quelles sont les idées peut-être que tout pour creuser pour mettre en place un rapport de main aux autres alors en fait le moi je moi je voulais juste dire que moi j'ai répondu à la question de qu'est ce qu'on pense d'une plateforme européenne de vidéo à la demande encore après j'insiste sur le fait qu' aujourd'hui ce qui est en jeu c'est le rapport au public premièrement est effectivement la possibilité d'être de demeurer dans une logique d'offre c'est à dire de dire je suis un artiste et je vous fais une proposition artistique qui peut-être nora ne rencontrera pas son public et on va dire la collectivité des contribuables qui participent au financement de ce secteur sont prêts à assumer cet échec potentiel ça aujourd'hui c'est clairement menacé et vous si vous avez un cinéma vous le savez fort bien lorsque vous il y avait des films vous savez que vous allez remplir votre salle il ya des jours où probablement pas parce que vous décidez de prendre et sur tel ou tel film ans donc c'est différent c'est donc jeu après je pense qu'il y aurait même posé la vérité tout une conférence à faire un débat à faire sur ce sujet précisément moi du coup je vais me permettre de répondre aux 2 questions concernant le jeu vidéo pour la première question effectivement il ya un problème sur l'accès au jeu vidéo en tant que produits culturels dans le sens on pourrait l'utiliser à l'école quand vous allez parler à des adolescents de guerre des migrations d'enjeux géopolitiques bas avec un jeu vidéo je suis sûr que ça les intéresserait beaucoup plus et on en a qui traite de ça donc déjà des dès ce moment là on devrait commencer à intégrer les jeux vidéo pour leur montrer qu'il existe autre chose on parlait de jus indépendante gérée par l'adjoint indépendante puisque c'est mon travail et c'est dans ce domaine là que que j'évolue depuis pas mal d'années maintenant mais ça ne s'adresse qu'aux connaisseurs c'est vous ont déjà ça s'achète sur internet il n'y a aucune visibilité dans les magasins ou très peu que les jeux à grand succès donc on a toujours mais comme l'art en fête en général si dès que vous allez sur des courants beaucoup plus beaucoup plus niche bien vous adressez pas ou en public et on a un gros problème dans nos médiathèque clairement il faudrait plus de jeux vidéo et dans les médiathèques plus de d'événements autour de ça plus de rencontres avec des créateurs +22 d'ateliers pour apprendre à faire son jeu vidéo apprendre à s'exprimer à travers ce médium là qui nous manque donc oui il ya clairement quelque chose à faire là dessus et concernant l'école en plus je voudrais souligner l'école publique ont acquis le cnam en cheminée d'une qualité exceptionnelle dire que tous les étudiants qui sortent de cette école là ce sont tout de suite embauché par des gros studios ou monde parfois les leurs et font des succès donc on est une école publique d'une qualité phénoménal et effectivement on en a qu'une enfin une vraiment dédié à ce jeu vidéo là et oui nous chez ohman in game sont une liste d'intervenantes c'est à dire qu'on a des femmes qui travaillent dans le jeu vidéo qui sont là pour justement quand des écoles ou des événements veulent avoir une meilleure parité parmi les intervenants puissent venir de contact et non pense aussi que ça passe là dessus si en école de jeux vidéo vous avez 50 % de professeurs qui sont des femmes 50% qui sont des hommes dans le dans les jurys dans tout ça donc on me dit beaucoup pour qui est meilleure représentativité au niveau des professionnels dans les écoles pour que les femmes de ces écolos ne sont pas seuls et ne quitte pas après l'école et on est aussi pour que toutes les grosses entreprises et des plus petites à leur échelle met en place notamment des formats site bien conscient pour éviter toutes ces problématiques de genre qu'on a sans s'en rendre compte mais c'est pareil si c'est des choses qui vous intéressent regardez la vidéo où on demandait à des enfants de dessiner c'est en français donc c'est un billet mais une vidéo en anglais ou du coup ils n'ont pas de genre pour les métiers on va leur demander de dessiner un pompier normande et de décider un un pilote d'avion et à chaque fois sont des hommes qui ressorte on a vraiment un problème de biens inconscient dans notre société et c'est en formant les gens à se rendre compte et à s'éduquer et à combattre volontairement parce que si on ne fait rien ça ne changera pas donc non pense vraiment qu'il ya quelque chose à faire pour pour éviter tout ça encore une fois via la formation qui nous semble être le le plus important j'espère que j'ai répondu à des questions justes pour répondre du coup sûr la question sur la la question de l'accès à ces médias notamment en milieu et quartiers populaires juste très rapidement sur la question de la revente je vais pas faire mon point juriste à deux balles mais pour vous rappeler que en septembre 2019 donc le 17 septembre 2009 il ya eu un arrêt une décision de justice du tribunal de grande instance de paris dans la sphère ufc que choisir contre valve valve qui est l'entreprise qui possède steam steam a perdu notamment sur une conditions contractuelles qui est l'annulation de la clause un point c qui interdit la vente de comptes sur steam or ils ont jugé au tj que cette clause contractuelle n'était pas n'était pas adapté qu'est ce que ça veut dire d'être en possibilité de vendre son compte steam s'étant possibilité de vendre des jeux vidéos en format dématérialisé donc il va y avoir encore trois quatre ans de bataille judiciaire parce que valve a décidé de faire appel mais si jamais en en deuxième round valve perd encore ça veut dire que pour toutes les plateformes les magasins en ligne que ce soit d'ubisoft le nintendo store tout ce qui est gog.com steam etc ça va être une évolution une révolution paradigmatique dans leur modèle économique il va falloir retravailler ça c'est sûr le point sur le truc est le dernier point sur la culture populaire il ya quand même des game jam notamment dans la petite couronne parisienne des initiatives qui sont mais qui sont pas pérennes parce que pas suffisamment accompagnés par les collectivités territoriales et l'état où justement général c'est des manifestations avec beaucoup de succès où les gamins viennent pour s'initier à la technique de création du jeu vidéo avec qui peuvent durer pendant 6 10 12 12 heures et encore plus parfois et donc ça leur donne envie soin de découvrir des éléments alternatif à la création de jeux vidéo autour du monde de l'informatique mais en tout cas c'est un appel d'air qu'il faut encourager et y manque une thématique sur l'éducation populaire en quartier en quartier populaire sur la question de du prisme numérique et du prisme vidéoludique qu'il faut accompagner et qu'il faut travailler y'a juste très juste un point sur la revente si la revente des jeux dématérialisés tact et je pense que c'est un gros ce sera un gros risque pour toute la création indépendante vraiment après il va falloir trouver des modèles alternatifs pour que l'édition soit rétribué dans le cadre de cette revente aussi c'est vraiment une piste à exploiter non non il faut vraiment être voilà ce qu'il oublie souvent jeu juste très très rapidement mais c'est que les décisions qui sont pris dans le monde physique matériel peuvent être aussi prise dans le monde immatériel et on peut même les contrôler c'est à dire qu'à partir du moment où ces distributions une plateforme steam ou revendus par le biais de la plateforme steam il peut y avoir un fléchage de la revente à l'éditeur enfin tout c'est un algorithme par principe il va faire ce qu'on lui demande de faire quoi donc on peut tout à fait envisager qu'ils aient ça alors c'est sûr que c'est pas l'état d'esprit de ses plates formes là qui sont complètement libéralisé en dehors de toute réglementation la seule réglementation qui s'applique violence la tva quoi fin et encore et encore voilà j'espère qu'il frotte pas trop mais mais on a techniquement nous aussi en tant qu'etat en théorie les moyens de contrôler les plateformes et comment elles peuvent fléché redistribuer redistribue les choses c'est juste que dans 1 dans un économie de marché libérale c'est sûr que c'est pas trop la norme quoi et ça ferait bizarre de le faire et oui on se fâchera avec quelques traités européens si on devait le faire et je pense qu'il faudra se fâcher à ce moment là parce qu'on voit bien que dans le domaine culturel l'exception française qu'on appelle l'exception culturelle française c'est juste une entorse majeur à la concurrence libre et non faussée pour pouvoir faire ces mécanismes de redistribution pour favoriser la création et je vous ai trouvé un peu dur tout à l'heure sur la question de la création moi j'ai pas parlé du cinéma parce que je sais pas mon domaine du tout mais sur le jeu vidéo là précisément l'objectif en créant un conseil national enfin centre national du jeu vidéo c'est de pouvoir avoir une taxation à diverses points dont on pourrait avoir plusieurs sources ça pourrait être et les manettes et les consoles et pc est à la fois la vente de jeux vidéo une texte très très faible mais qui rapporterait très vite énormément et qu'ils soient ensuite une aide pour les petits créateurs ce qui est le cas pour le cnc et le cinéma en france restent vivants de cette manière là et plus globalement je vais défendre aussi michel mon collègue michel larive kaka qui vient de sortir un bouquin sur la question culturelle et au sens plus global du terme et on voit bien effectivement que si on veut parler de création et de rémunérations il faut savoir où est ce qu'on prend le pognon ou est-ce que c'est légitime de le prendre et comment on le redistribue et donc tout la proposition de loi qu'il a fait est aussi sur la question pour les plasticiens de dire oui à cela ils sont toujours en dehors de tout les clous ya aucun dispositif public pour les aider c'est soit ça marche ça marche pas quoi enfin l'histoire soyez des mécènes souriant n'a pas de se dire qu'on va prendre les les les oeuvres qui sont tombés dans le domaine public pour pouvoir redistribuer créer des fonds de soutien pour les arts et les artistes plasticiens voilà ça c'est une piste qui est très importante pour nous pour nous pour la suite mais clairement clairement ça ne rentre ça rentre frontalement en concurrence le et le terme est bien choisi avec l'économie de marché la concurrence libre et non faussée et c'est les choix que nous ferons demain après je suis pas non plus pour avoir une culture 100% d'état et dirigiste ce n'est pas le sujet mais il ya peut-être un juste milieu à trouver pour aider les créateurs qui en font qui en font leur métier et leur vie très vite dans la série de quatre alors bonjour moi j'avais une question par rapport aux un peu au cinéma en fait est ce que je veux savoir c'est une question un peu naïve et peut-être aussi un peu égoïste un peu personnel mais est-ce que si on a autant de mal à concurrencer peut-être netflix est ce que c'est par rapport au fait que notre enfin le cinéma français et peut-être pas assez inclusif par exemple - en tant que personnes n'auront peut-être deux jambes des asiatiques des désirs et peut-être qu'ils se reconnaissent pas parce qu'il se voit pas assez à la télé au cinéma ou dans les séries et peut-être que et peut-être que sur netflix même si c'est ça va être par rapport à d'autres pays on les voit plus là bas ils sont plus représentés donc est-ce que c'est aussi par rapport à ça qu'on a du mal à s'adapter que ça représente pas assez de gens et voilà c'était ma question [Applaudissements] donc cette enseigne à une interne une question d'une femme internée voilà du coup moi j'ai une autre question donc bonjour jean louis servan duroueix du coup je suis étudiant en école d'ingénieur en électronique en informatique industrielle donc déjà le rapport égalité au fameux on le voit tout de suite il ya un gros problème et je suis joueur du coup très très régulier moi et j'avais plus une question qui a été rapidement abordé par alexandre sur justement le syndicat des travailleurs du jeu vidéo parce que finalement j'ai l'impression que ça arrivait vraiment très très tard comme il l'a dit et c'est peut-être plus une question du coût pour mylène et comprend du coup pourquoi ce genre de choses sont arrivées si tard surtout qu'on peut prendre encore l'exemple d'ubisoft qui finalement bat vraiment est très connu dans ce milieu là et on a vu plein de scandale que ce soit le harcèlement sexuel des tentatives d'agression sexuelle il ya eu un gros changement au niveau de leur direction très récemment et donc ce genre de choses comment ça se fait que ba draghi mais la parole se libère que maintenant même si du coup ça doit être très compliqué je suis pas leur place mais du coup comprendre pourquoi dans ce domaine là précis du jeu vidéo c'est arrivé plus tard que dans d'autres domaines finalement oui alors une ce sera la dernière question ok donc deux choses premièrement qu'elles sont notre question de proposition sur la chronologie des médias parce qu'on a vu que la diffusion est impacté par les plateformes et donc qu'est ce qu'on propose sur la chronologie des médias et deuxième chose être dans une logique de l'offre ça aussi des grandes limites on l'a vu est en fait l'économie des plateformes elle vient percuter 7 cette logique de l'offre est peut-être pour le meilleur quand on voit par exemple que sur netflix le film de kery james banlieusards a fait 2 millions de vues en une semaine et qu'il a dit que jamais le cinéma français n'auraient financer un film comme ça ton intervention on voit aussi que certes le but c'est pas d'aller que sur netflix est de créer des algorithmes dans le but c'est de capter l'économie de l'attention mais ça montre aussi tout ce qui avait de rance et les scories du cinéma français et l'opportunité que nous offre ces plateformes pour passer à autre chose avec peut-être sur cette médiathèque public l'idée de fonctionner pas forcément de manière centralisée mais décentralisée ont souvent ya quelques années était apparu pop corn times qui permettait de voir des vidéos en faisant d'eux les changes de pair à pair de vidéo en streaming et donc de manière complètement décentralisée ont fonctionné en streaming décentralisées sans tarder à 100 curation central et sans centralisation de l'offre voilà c'était m mais je réponds du coup tout de suite à la question qui m'étaient adressés déjà la libération de la parole oui on a vu des scandales sur ubisoft qui sont sortis dont des choses effarantes mais parler de libération de la parole pour moi c'est pas le cas parce qu'il ya que des choses sur ubisoft qui sont sortis or ce serait enfin il faut pas se leurrer il n'y a pas que chez ubisoft qui a des problèmes pourtant on a d'autres très grosses entreprises en france qui ont des problèmes également et dont rien ne filtre donc on a encore beaucoup de travail à faire là dessus et je parlais tout à l'heure de métier passion je pense que ça profite de sens tout simplement quand on prend la parole on a peur d'une pour son travail actuel mais surtout d'être grillé dans une industrie où le networking est très importante on se connaît les références c'est quelque chose de très important quand on cherche un travail si demain je dénonce mon employeur et que mon employeur est copain avec tous les goûts aux employeurs qui seraient susceptibles de m'embaucher il ya quand même de grandes chances qu'un moment je ne retrouve pas de travail donc ça c'est quelque chose qui est un gros frein et c'était exactement pareil pour moi pour les syndicats respectivement le syndicat des travailleurs du jeu vidéo est très récent mais pour donner un exemple très personnel moi j'ai commencé mon ma carrière il ya dix ans j'étais dans une entreprise avec des centaines de deux salariés mais sans représentants du personnel parce qu'il y avait différents de magouiller et montage pour que ça ne soit pas le cas et si que quelqu'un commence à évoquer l'idée on regarde et on m'a dit tu veux des représentants du personnel c'est ça ah non pardon j'ai rien dit c'était enfin on en est on en était là et on en est encore là donc on a aussi très peu de syndiqués dans le jeu vidéo tout simplement encore une fois vraiment ce qu'on profite du fait qu'on est des passionnés qu'on aime ce qu'on fait est qu'on ne veut pas changer de secteur est tout simplement la peur la peur de se faire griller c'est aussi pour ça qu'on a des gens qui vont à l'étranger parce que c'est quand même plus facile du coup d'aller s'exporter canton plus risquées parce qu'on a une grosse protection salariés en france mais mais il ya d'autres avantages qu'on ne retrouvera pas notamment notamment à ce niveau là quoi est juste un point en 15 secondes c'est que en fait il faut aussi comprendre que dans le monde du jeu vidéo et des travailleurs du jeu vidéo c'est en train de disparaître parfois mais ça reste quand même assez prégnant les studios de développement font travailler les salariés sur des logiciels spécifiques aux studios de développement dans lequel il travaille quel est le problème c'est que derrière vous avez une mobilité salariale très limité puisque si vous travaillez chez rockstar games et que vous voulez aller chez un autre studio de développement xy le logiciel n'étant pas le même votre applicabilité votre employabilité est beaucoup plus limité oui non c'est en train de disparaître mais c'est quand même un truc qui reste un élément je vais permet de répondre aux deux questions qui ont été posées par rapport à la représentation de la diversité de la société française sur dans l'audiovisuel et le cinéma et sur la logique d'offre et de demande par rapport à netflix alors votre marque elle est juste et c'est bien ça mon drame d'une certaine façon dans ce que je défends c'est à dire qu'effectivement je pense que la société française n'est pas représentée ou du moins n'était pas représenté et il ya des contrées que progrès considérables qui ont été faits j'espère que vous en être aperçus et en plus moi j'aurais pas citer le film de kery james parce que le fils de kery james que j'ai vu et plutôt reste quand même dans le cliché si je puis me permettre des gens des banlieues qui dealent du shit avec celui qui fait des études et qui aimerait bien s'en sortir et qui aimerait bien que son petit frère y arriver tout ça tout ça ça cette histoire là ça fait quatre ans qu'on l'entend on n'en peut plus et ça c'est vraiment des clichés bon alors c'est des clichés en tout cas ce pas que c'est forcément que ça correspond peut-être à une histoire qui est une réalité mais en tout cas moi personnellement j'en ai vraiment ras le pompon d'entendre cette histoire et j'aimerais qu'on sorte de ça et qu'il ya des add des rallyes des réalisateurs par exemple qui ont fait un travail très intéressant justement autour de la création de héros très positifs issus on va dire des anciennes colonies comme par exemple roubaix la nuit rob et lumière pardon que vous avez pas vu j'imagine avec roschdy zem ou roschy zem a un rôle d'un flic complètement solaire en fosse qui ne fait pas abstraction de ses origines mais qui en même temps ça n'est pas central et des héros positifs ils sont aussi créés à l'extérieur de netflix c'est ça que je veux dire bon et donc tout ça c'est en train de changer et je pense pour des raisons qui sont en fait exogènes au secteur qui sont que la société elle change et que du coup le secteur est obligé de s'adapter et que oui le secteur a été pendant longtemps on va dire trusté par une classe particulière qui ne parlait que de sombres de son histoire et son petit problème de profs et tout ça après sur la logique de l'offre netflix à des algorithmes en connaît ne connaît les habiller codé ses abonnés et les connaît bien mieux même que les producteurs acquis qui leur confient leurs films et c'est aussi ça notre sujet c'est aussi ça notre sujet c'est à dire que ils ont un avantage et là je la dame est partie mais un avantage concurrentiel clair c'est à dire que ils ont une visibilité sur les films qu'ils ont en ligne que les producteurs de films n'ont pas et que donc du coup il parle au public si vous avez regardé et là je commence à faire un débat avec monsieur de 2 da vers tim est sûre explique justement il ya une série qui s'appelle j ai dit avec leïla bekhti et tahar rahim est justement on voit que il ya une société rêvée qui n'existe pas dans la dans la réalité en france qui se passe dans les essais un mec qui est maghrébin et qui pour qui la vie ne pose pas de problème en tout cas dans ses origines en france ça aujourd'hui ça n'existe pas enfin je veux dire bon après en tout cas difficilement et pourtant j ai dit propose et pourquoi parce qu'en fait les algorithmes aller d'informations sur en fait le public de netflix qui en fait dit faisons aimerait bien que sa chance en france voilà et donc ça répond à vos attentes c'est ça mon sujet aujourd'hui c'est en ça que je parle de logique d'offre et demande de jcs d'offres et man c'est ça le vrai sujet c'est un sujet démocratie de société [Applaudissements] moi j'ai juste dire que je veux pas qu'on qu'on puisse se dire que c'est foutu c'est bon disney netflix tout ça ils ont 90 % des parts de marché donc c'est pas la peine ce comme sur bath et où on prend soin rendez vous médical par dr libre donc donc on s'en fout ne créons pas une application public pourra réserver son rendez vous chez le médecin bon voilà je pense qu'il faut va falloir un moment donné que l'état en tant que puissance entre le pouvoir puisse dire bah ouais on compte aussi dans la partie se veut pas dire écrasé sa plateforme en continuant de vivre etc mais de pouvoir avoir ce mécanisme de redistribution se mécanise plus vertueux etc et je crois que d'ailleurs créé ce genre d'outil public à la fois pour aider la création auprès dé la diffusion etc serait plébiscité par une partie des citoyens si ça répond à leurs attentes encore une fois et c'est sûr que jusqu'à présent les expériences publiques qui ont été faites ne sont jamais véritablement des expériences public elles sont toujours avec le biais soit d'orange a du coup par le biais tf1 de machin deux consortiums qu'on met et qu'il ya un mec qui fait du business derrière qui certes implanter son projet parce qu'il l'a pas mis aussitôt tamponneuses date fixe mais il s'y retrouver quand même à la fin parce que c'est le public qui a mis la différence voilà ça c'était l'idée de la dernière plateforme publique avec orange dailymotion machin on retrouve toujours les mêmes opportuniste pantouflard de l'état ancien inspecteur des finances qui font des allers retours et compagnie qui plante le projet compris le pognon au passage qu'ils abbaoui finalement netflix c'est ça remplit une fonction et nous occupons nous de que le service public s'occupe des niches dans le service public peut se couper des masses aussi la culture de masse et c'est le même sujet sur le sur le sur le jeu vidéo et la création même si je pense que on va pas on va pas avoir une plateforme type steam du public qui va concurrencer style ça n'a pas je pense que là pour le coup c'est vraiment pas exactement le même sens mais qu'on pourrait faire effectivement des efforts dans les médiathèques mais pas seulement parce que dire il faut faire découvrir le jeu vidéo jeunes des quartiers populaires binger pâquis jeunes des quartiers populaires qui pourraient découvrir le jeu vidéo je pense des jeunes de la ruralité qui sont pas forcément les quartiers populaires sont aussi complètement éloigné des jeux vidéo les verront pas à l'école non plus etc non mais sur mes chaussures il faut il faut que ce soit un véritable n'offrent du service public en général dans le pays et oui moi ça me choquerait pas qui les consolent dans les médiathèques ou tu viens jouer parce que en fait en réalité si tu viens jouer dans une médiathèque bail à un moment donné tu vas arrêter la console et tu vas aller choper un bouquin que tu aurais pas tu aurais pas pris t'aurais pas lui ce n'était pas venu jouer dans la médiathèque quoi voilà je le dis comme ça et tu aurais pas rencontrés le médiateur culturel qui est là tout va pas rencontrer d'autres joueurs est bon c'est ça aussi la force de se dire je réponds à dame qui était à tout à l'heure sur le spectacle est sur le côté humain il faut pas croire que parce qu'il ya des de l'immatériel du numérique du coup ça veut dire qu'on va chacun dans sa chambre dans son coin et c'est d'ailleurs le monde du jeu vidéo le montre à chaque fois qu'il ya des événements physique pour se retrouver c'est de ce sont des cartons tout ça les gens viennent c'est bon pour le commerce pas t'aimer mais ce cas ça marche bien quoi donc faut arrêter d'opposer ces logiques l'aps ne correspond même pas à la réalité voilà merci [Applaudissements] bon merci à tous pour cette belle après-midi [Musique]