Pierre OLIVER : Maire "LR" du 2e arrondissement de Lyon et candidat à la Mairie de Lyon en 2026
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Questions et réponses
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- 0:50OuverteRéponse directe
Vous vous êtes prononcé sur la garde à vue très récente du maire de Lyon. Est-ce que ce n'est pas un peu excessif et qu'est-ce que vous pensez concrètement de ce qui s'est passé ?
- 3:36RelanceÉludée
Est-ce que pour vous, c'est plutôt une bonne nouvelle ?
- 5:15RelanceÉludée
Est-ce que vous venez de dire que c'est plutôt une bonne nouvelle ?
- 6:33OuverteRéponse directe
Est-ce que vous attendiez d'y voir plus clair pour votre candidature ?
- 8:11OuverteRéponse directe
Vous, votre slogan de campagne, c'est l'union pour Lyon. Mais c'est l'union avec qui et derrière qui surtout ?
- 9:56OuverteRéponse directe
Vous parlez de Michel Aulas en termes plutôt agréables. Est-ce que vous vous arrêtez à ces petites phrases ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:18Invité politiqueChiffre
« Ce qu'il faut voir, c'est qu'effectivement, il y a un nombre qui était fixé, c'est douze. C'est douze pour la ville de Lyon. »
- 3:00Locuteur non identifiéFait
« le maire de Lyon est présumé innocent et donc il doit pouvoir se défendre et pouvoir se défendre librement. »
- 3:22Locuteur non identifiéFait
« c'est pour ça que j'ai juste demandé sa mise en retrait. Je n'ai pas demandé sa démission pour qu'il puisse librement se défendre, pour que la ville de Lyon puisse se défendre. »
- 15:35Locuteur non identifiéFait
« depuis cinq ans il y a eu un abandon de poste. C'est-à-dire que c'est le plus petit poste de dépense des écologistes dans leur budget successif, que ce soit en fonctionnement ou en investissement. »
- 16:00Locuteur non identifiéChiffre
« Moins de policiers municipaux qu'à l'époque de Gérard Collomb. Et significativement d'ailleurs, puisqu'on en a une trentaine de moins. »
- 19:02Locuteur non identifiéChiffre
« Grégory Doucet a augmenté les impôts et les a augmentés systématiquement quand il a pu le faire. Il l'a fait sur la taxe foncière en 2023, plus 50 millions d'euros au total sur cette année-là. »
- 19:33Locuteur non identifiéChiffre
« il a créé une surtaxe de 60%, c'est-à-dire que vous payez quasiment deux taxes d'habitation lorsque vous êtes à Lyon et que vous avez une résidence secondaire. »
- 20:14Locuteur non identifiéChiffre
« les écologistes ont recruté 400 employés supplémentaires. »
- 26:01Locuteur non identifiéChiffre
« la suppression de 1 700 places de stationnement dans les parkings souterrains du centre-ville, la réduction de centaines de places en surface. »
- 30:07Locuteur non identifiéChiffre
« de gaspiller 2 millions d'euros. »
- 30:18Invité politiqueFait
« Les travaux sont en train de commencer visiblement. »
- 30:24Invité politiqueFait
« Il y a un projet qui faisait partie de ce fameux budget participatif dans lequel on voulait à un moment peut-être végétaliser la Place Belcourt. »
- 30:31Locuteur non identifiéFait
« Le projet, c'était la végétalisation de la Place Belcourt. »
- 30:35Invité politiqueFait
« Mais on s'est aperçu visiblement que ça n'était pas possible. »
- 30:47Locuteur non identifiéPromesse
« Je ne gaspillerai pas les 2 millions d'euros. Je ferai une belle économie. Puis à la place, je referai une école. »
- 31:04Locuteur non identifiéFait
« C'est ça, ce que fait Grégory Doucet. Il ne respecte pas la volonté des habitants de l'arrondissement. »
- 31:33Invité politiqueFait
« Dans le deuxième arrondissement, les écologistes ont, ailleurs d'ailleurs, ont déjà nommé leur candidat. »
- 31:41Invité politiqueFait
« Chez vous, dans le deuxième, je crois que vous serez face notamment à Valentin Légenstrasse. »
- 33:55Invité politiqueFait
« En 2020, c'était la première fois qu'on votait au suffrage universel pour le président de la métropole. »
- 34:10Invité politiqueFait
« La candidate, alors la chef de file qui a été désignée, c'est Véronique Cercelli. »
- 34:52Locuteur non identifiéFait
« On se souvient du combat qu'elle a mené contre les écologistes sur le téléphérique où elle a obtenu gain de cause. »
- 35:01Locuteur non identifiéFait
« Nous la soutenons. Tous ceux qui essayent de faire croire qu'elle ne sera pas candidate mentent. »
- 36:55Locuteur non identifiéFait
« J'ai la chance d'être proche des deux candidats puisque, voilà, je travaille aux côtés de Laurent Wauquiez maintenant depuis près de 15 ans. »
- 38:35Locuteur non identifiéFait
« La France n'arrive pas à expulser ses OQTF parce que vous avez des pays qui refusent de reprendre leurs ressortissants. »
- 38:44Locuteur non identifiéFait
« Laurent Wauquiez a fait une proposition. Il faut reconnaître qu'à ce stade, c'est quand même le seul qui a fait une proposition. »
Temps de parole
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A Lyon, vous écoutez Lyon Première. Lyon Première ! Lyon Première, l'invité politique du samedi, avec Lyon Positif, Frédéric Duval.
Bonjour à toutes et à tous, je suis heureux de vous retrouver pour cette nouvelle émission de l'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon Première, avec vous Pierre Oliver, bonjour. Bonjour. Je rappelle que vous êtes le maire du deuxième arrondissement de Lyon, candidat officiellement, en maintenant déclaré pour les municipales de 2026 sur la mairie de Lyon. Vous êtes aussi conseiller régional, on l'oublie parfois, mais je crois que vous étiez en déplacement il n'y a pas longtemps dans le cadre de vos fonctions, on en parlera aussi.
En ce moment, on fait le tour des maires d'arrondissement pour faire le bilan, mais avec vous, je sens qu'on va parler aussi un peu d'autres choses, un peu de politique, un peu d'actualité. C'est vrai que ça fait un petit moment qu'on ne s'était pas vu, ça valait le coup d'attendre, on vous voit beaucoup. Ma première question est évidemment d'actualité. Vous vous êtes prononcé sur la garde à vue très récente du maire de Lyon, dans une affaire un petit peu compliquée sur laquelle on aura le temps peut-être de s'exprimer. Vous avez demandé, alors je ne sais pas si c'était très clair, à la fois sa mise en retrait ou sa démission. Sa mise en retrait.
Voilà, il me semblait que c'était que sa mise en retrait. Est-ce que ce n'est pas un peu excessif et qu'est-ce que vous pensez concrètement de ce qui s'est passé ?
Alors, non, je pense que ce n'est pas excessif et je vais vous expliquer assez simplement ce qui s'est passé. C'est-à-dire que depuis cinq ans, notre groupe d'opposition pointe un par un les sujets qui concernent la mairie de Lyon, que ce soit sur l'aspect politique, sur l'aspect réglementaire ou sur la gestion du personnel en général à la ville de Lyon. Qu'est-ce qui s'est passé ?
C'est qu'il y a maintenant cinq ans, vous avez les différentes chambres régionales des comptes, mais pas que chez nous en Auvergne-en-Alpes, aussi ailleurs en France, la Cour des comptes, qui a pointé dans plusieurs collectivités, que ce soit des régions, des départements, des grandes communes, des postes de chargés de mission qui en réalité étaient des postes de cabinet.
Le nombre de postes de cabinet est encadré par le Code général des collectivités territoriales et en fait, un certain nombre de collectivités ont été amenées à se mettre en conformité parce qu'avec ces chargés de mission, la Chambre régionale des comptes, les chambres régionales des comptes considéraient qu'il y avait trop de collaborateurs politiques autour du maire et des élus.
Ce qu'il faut voir, c'est qu'effectivement, il y a un nombre qui était fixé, c'est douze. C'est douze pour la ville de Lyon. Mais qu'on parle des fameux chargés de mission affectés aux adjoints.
Exactement, qui étaient affectés aux adjoints. Et donc, nous, quand on a vu que le maire de Lyon recrutait des chargés de mission pour ses adjoints, nous lui avions signalé que ces postes n'étaient pas reconnus par la Chambre régionale des comptes et qu'ils se soumettaient à une erreur manifeste. On l'a signalé, on l'a rappelé au cours des différents conseils municipaux tout au long de ces cinq dernières années. L'an dernier, il y a eu un rapport de la Chambre régionale des comptes qui a pointé justement le non-respect de cette règle par la ville de Lyon, qui ensuite s'est conformée.
Et donc, assez simplement, ce que je dis aujourd'hui, c'est que le maire de Lyon est présumé innocent et donc il doit pouvoir se défendre et pouvoir se défendre librement. Mais dans le même temps, il faut évidemment que notre collectivité, la ville de Lyon, puisse elle aussi se défendre. Et je pense que le maire ne peut pas à la fois défendre ses intérêts et les intérêts de la ville parce que peut-être qu'ils ne sont pas les mêmes. Et donc, c'est pour ça que j'ai juste demandé sa mise en retrait. Je n'ai pas demandé sa démission pour qu'il puisse librement se défendre, pour que la ville de Lyon puisse se défendre.
Et aussi, je peux le dire, il y a des collectivités où c'est déjà arrivé, je pense par exemple à la métropole de Saint-Étienne.
Alors, c'est vrai que le sujet est un tout petit peu technique et en même temps, pas si compliqué que ça. Il y a une problématique de fonction occupée par ces fameux chargés de mission. Est-ce qu'ils faisaient de la com' institutionnelle ou est-ce qu'ils faisaient de la politique ? Eux, la gouvernance de Grégory Doucet disant « Ben non, c'est fait pour le bien commun, pour l'intérêt des Lyonnais, la cour des comptes ayant une appréciation différente. » C'est-à-dire que vous êtes aussi un peu à l'origine de cette procédure quelque part.
Exactement. Et donc, vous êtes plutôt content que ça se fasse comme ça ? Content non, parce qu'en plus, moi pour être tout à fait honnête, je pourrais voir l'utilité de ces chargés de mission. C'est-à-dire que je pense qu'on peut soulever légitimement le débat. Est-ce que demain, les parlementaires veulent se mettre sur le sujet de telle sorte à ce que les exécutifs puissent avoir plus de personnalité dans les cabinets pour pouvoir accompagner un vice-président d'un département, d'une région, un adjoint d'une grande commune ? Je pense que ça peut être utile, mais le problème, c'est que la loi ne le permet pas aujourd'hui, même l'interdit.
Et donc, c'est pour ça que nous avions évidemment pointé cette responsabilité-là. Après, je ne suis pas juge, on a juste constaté quelque chose qui existait depuis longtemps.
Parce qu'il faut aussi rappeler que c'est un système qui était déjà sous Gérard Collomb, qui est pénéquierant ayant été élu aussi en garde à vue, parce qu'il a été maire à un moment. Mais ce n'est pas Grégory Doucet qui l'a mis en place.
Non, non, bien sûr. Mais par contre, les différents rapports des chambres régionales des comptes l'ont pointé autour de 2020, 2019-2020. Donc en fait, on savait que cette procédure n'était plus permise et tolérée. Et donc voilà, c'est pour ça que nous l'avions pointé.
Est-ce que vous venez de dire, mais je voudrais que vous l'entendez préciser, est-ce que pour vous, c'est plutôt une bonne nouvelle ? Un certain nombre de personnes, comme ça, discrètement, disent « Bon, c'est super, ça tombe bien, non, des municipales, c'est toujours bien d'avoir son opposant, comme ça, un petit peu sujet à la vindicte et à ce genre de choses. » Est-ce que vous êtes là-dessus ou ce n'est pas là-dessus que vous avez envie et de combattre et de gagner ?
Non, non, là-dessus, je pense vraiment qu'il s'agit uniquement de défendre les intérêts de la Commune. Le temps de la campagne, ce sera un temps politique. C'est-à-dire que l'objectif, c'est évidemment de pouvoir se combattre sur le plan des idées et non pas sur le plan judiciaire. Je pense que c'est ce que les Lyonnais attendent. Ça peut arriver à tout le monde aussi de faire des erreurs. Je veux dire, ce n'est pas là-dessus qu'on doit juger un exécutif. On doit le faire sur une politique publique, sur des politiques publiques et une opposition de vision.
Et d'ailleurs, dans cette campagne municipale, on va avoir de la chance parce que pour le coup, on a une vraie opposition idéologique entre ce que pense la mairie écologiste d'extrême-gauche et ce que nous, nous allons proposer au cours de cette campagne. Et d'ailleurs, sur les thèmes principaux que nous avons proposés dans le cadre de mon annonce de candidature, il y a trois piliers très clairs où il y a une opposition radicale avec les écologistes.
On va en revenir point par point parce que ce sera intéressant. Je profite de l'actualité parce que vous l'évoquiez, vous avez fait récemment une annonce de candidature. On a l'impression que ça a traîné un peu. Est-ce que vous attendiez d'y voir plus clair ? Est-ce que vous étiez déjà dans l'attente de ce qui allait se passer avec Jean-Michel Aulas ? Qu'est-ce qui a fait que vous avez attendu aussi longtemps alors que pour tout le monde, vous êtes l'opposant naturel depuis le début
et vous êtes positionné comme ça ? En fait, le calendrier qu'on s'était fixé avec mon équipe était très simple. C'est qu'on voulait s'annoncer un an avant la campagne municipale. On pensait que c'était le bon timing parce que ça nous permettait de continuer ce travail d'opposition que nous menons au quotidien, que nous menons depuis cinq ans, bien seuls, puisque peu de gens se sont mouillés et nous ont soutenus dans toutes les démarches qu'on a entreprises pour s'opposer manifestement aux écologistes. Alors je note que depuis quelques semaines, ça y est, tout le monde enclenche le pas et rentre dans la dynamique que nous avons créée et c'est une bonne chose.
Mais pour autant, voilà, maintenant, on se tient au calendrier sur lequel on s'était accordé dès le départ, un an avant, et puis maintenant, on déroule. On a lancé une campagne, une lettre de candidature pour la campagne qu'on adresse à l'ensemble des Lyonnais. On formule des propositions sur la sécurité, sur la bonne gestion de l'argent public, sur la défense des classes moyennes et le développement économique. Je pense que ce sont les piliers que les Lyonnais attendent. Et tout ce travail, on a pu le faire parce que depuis quatre ans, nous occupons l'espace politique et en général, nous sommes à la rencontre des Lyonnais.
Et c'est grâce à cela que nous avons pu établir ces trois priorités-là.
Alors on va parler du projet. Effectivement, j'imagine que quand on est comme ça, candidat depuis un certain temps, comme vous l'évoquiez, parfois un peu seul au démarrage, on doit en avoir un peu, si je veux dire, gros sur la patate quand on voit arriver un éléphant comme ça dans la pièce, qui s'appelle en l'occurrence Jean-Michel Aulas pour la droite, qui d'un seul coup semble prêt à ramasser la mise et à préempter. Vous, votre slogan de campagne, je crois, c'est l'union pour Lyon. Mais c'est l'union avec qui et derrière qui surtout ?
En fait, moi, à titre personnage, je trouve ça bien que Jean-Michel Aulas rentre dans la bataille des municipales parce qu'il faut reconnaître que c'est assez rare que des personnalités du monde économique viennent, entrent dans le champ politique. Donc c'est plutôt quelque chose que je vois, moi, d'un bon oeil. Après, quel est son positionnement politique à ce stade ? On n'en sait rien. On a entendu évidemment des échanges avec l'entourage de Gabriel Attal, de François Bayrou. Mais pour l'instant, on n'en sait pas beaucoup plus. Une chose est certaine, c'est que cette union, elle doit le se faire.
Elle ne doit pas se faire évidemment à n'importe quel prix, mais elle doit se faire dans l'intérêt des Lyonnais. Moi, je la souhaite tout particulièrement. Et elle doit se faire autour d'un projet. C'est vrai que jusque-là, on a beaucoup entendu parler de qui allait être recasé ou qui allait continuer de toucher ces petites indemnités. Non, je pense que le vrai sujet qu'attendent les Lyonnais, c'est comment est-ce qu'on va se mettre d'accord sur un projet politique qui va nous permettre de tourner la page de cette mauvaise expérience écologiste. Et en réalité, personne ne peut gagner seul. C'est ce qu'on voit dans les sondages qui sont sortis récemment.
C'est-à-dire que l'union est une nécessité. C'est-à-dire que la campagne n'a pas commencé, mais ce qu'on voit, c'est que quel que soit le camp, que ce soit la gauche ou que ce soit la droite, personne ne peut gagner seul.
Alors, vous parlez de Michel Aulas en termes plutôt agréables. J'ai cru lire dans la presse qu'à un moment, il s'était exprimé en parlant de vous en disant que votre agitation était d'une maladresse particulièrement regrettable. Est-ce que vous vous arrêtez à ces petites phrases ? Est-ce que c'est une de bonne guerre ?
Parce que, non, c'est encore une fois, à ce stade, vous savez, moi, si je devais m'en tenir à tout ce que je lis dans la presse, je vous assure que j'aurais arrêté il y a longtemps. Et surtout, dans les derniers jours où j'ai vu un certain nombre de mes amis politiques, membres de ma famille politique, avec qui je partage des convictions, un combat depuis cinq ans, et qui, là, ont décidé de me trahir en vue des municipales, c'est très dur à vivre humainement, parce que quand vous construisez quelque chose, il faut de la continuité dans les idées, de l'unité. Et on voit qu'à la première occasion, il y en a certains qui n'hésitent pas à vous trahir.
Donc, voilà, moi, je pense qu'avec Jean-Michel Aulas, nous avons des relations très cordiales qui se passent bien. Et en tout cas, je pense que c'est de bon augure pour qu'on puisse potentiellement demain faire un accord sur un plan politique.
Eh bien, on va parler de tout ça, justement, de politique et des projets dans une deuxième partie de notre émission. A tout de suite. On se retrouve pour la deuxième partie de notre émission, l'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère, toujours avec vous, Pierre Oliver. Je rappelle que vous êtes maire du deuxième arrondissement, conseiller régional, et puis évidemment, candidat déclaré depuis peu à la mairie de Lyon. On parlait un peu de l'ambiance, de tout ce qui se passe.
On a l'impression que c'est un peu l'effervescence, c'est-à-dire que tout le monde sort du bois, il y a des déclarations chaque jour, plus ou moins, vous parliez de l'asse en disant que c'était plutôt une bonne idée quelqu'un comme ça de son envergure s'y intéresse. Comment ça se passe avec vos autres amis ? Mais j'ai cru comprendre qu'en fait, il y a peu d'amis dans la vie publique, parce que vous parliez juste avant de trahison. Est-ce que vous avez été surpris par un certain nombre, peut-être, de témoignages ou de changements ?
Je pense, pour les connaître un petit peu, notamment peut-être à la relation que vous aviez à un moment au conseil de Lyon, du municipal de Lyon avec Pascal Blache, où vous étiez tous les deux un peu l'incarnation de l'opposition qui a visiblement choisi autre chose. Est-ce que ça, c'est aussi un peu le mauvais côté de la politique, parfois, ça ?
Oui, c'est sûr. Moi, Pascal, on se côtoie beaucoup, on se voit souvent, et c'est vrai que là, il a décidé de soutenir quelqu'un d'autre. Moi, ça, je le respecte. Mais bon, il ne m'a même pas prévenu, même pas appelé, alors que ça fait quatre ans qu'il est à mes côtés, qu'il soutient ma démarche. Donc, c'est vrai que c'est toujours un peu dur de voir des personnalités de son entourage vous trahir comme ça. Mais vous savez, le plus important, c'est l'intérêt de Lyon. Et en tout cas, nous, on va continuer de se battre parce qu'on a une belle équipe, malgré tout, qui, elle, est motivée, qui a aussi souffert de ses trahisons. Mais voilà, maintenant, on va continuer de dérouler.
On a toujours une équipe solide, malgré tout, avec une jeune génération, avec des élus expérimentés. Je rappelle qu'on a quand même dans notre équipe quelques anciens adjoints de Gérard Collomb. On a la nouvelle génération, la nouvelle génération de la droite. Je pense que c'est aussi important parce que nous, ce qu'on souhaite incarner, c'est une droite urbaine. La droite a du mal à exister dans les grandes agglomérations. Et là, je pense que pour la première fois, quand on voit le travail d'opposition qui a été mené aux écologistes, pour la première fois, depuis très longtemps, on a été crédible, on a été audible.
Et d'ailleurs, si je regarde la cote de popularité du maire et l'appréciation de sa politique publique, globalement, elle est largement rejetée. Ça veut dire quand même qu'on a su faire le travail correctement. Et d'ailleurs, ce n'est pas autant marqué dans les autres communes écologistes. Donc, à quelque part, on a aussi su faire correctement notre travail alors qu'on était bien seul pour le faire.
Parmi d'une droite urbaine, il y a une autre personnalité de la droite qui s'active aussi en termes de campagne. Quelles sont les relations que vous avez ou les pistes possibles de discussion avec Béatrice Demonti qu'on avait reçue il n'y a pas longtemps qui a l'air aussi d'être dans sa logique, dans son silo et qui continue d'avancer tout en appelant elle aussi à l'union mais derrière elle ? Alors non, elle l'a appelée à l'union derrière Jean-Michel Aulas.
Donc, voilà. Enfin voilà, on parle des personnalités qui ont décidé de quitter le navire côté droite républicaine. Moi, je respecte son choix parce que Béatrice est quelqu'un que j'apprécie, qui est travailleuse, avec qui on n'est pas toujours en accord, on ne l'a pas toujours été mais elle a le mérite d'avoir entamé sa démarche. Elle a décidé de choisir à ce stade le camp présidentiel, Modem, Horizon et Jean-Michel Aulas. J'espère en tout cas qu'à la fin on arrivera à tous s'entendre.
Je pense que c'est le plus important et c'est ce dont les Lyonnais, c'est ce que les Lyonnais veulent, c'est en tout cas ce sur quoi nous, nous travaillons et je pense que plutôt qu'une question de personne, il faut que ce soit une question de programme et à ce stade, je note que nous sommes les seuls à parler de fond. Eh bien,
on va en parler justement. Vous évoquiez trois sujets qui vous semblent importants, la sécurité, la bonne gestion et le soutien en classe moyenne et au développement économique. On va les reprendre tranquillement dans l'ordre puisque on pourrait le faire de deux manières, à la fois quel est votre projet mais aussi quel est le bilan que vous faites de la gouvernance des écologistes et de Grégory Doucet. On peut commencer par ça. Ça a l'air assez contrasté si on voit effectivement les études, le sondage, c'est une personnalité qui cristallise un peu contre lui. On n'a pas le sentiment de voir beaucoup de choses. Est-ce que c'est aussi un avis que vous partagez sur ce bilan ?
Disons que sur le premier point que nous proposons qui est la sécurité et la tranquillité publique, ce qu'on voit c'est que depuis cinq ans il y a eu un abandon de poste. C'est-à-dire que c'est le plus petit poste de dépense des écologistes dans leur budget successif, que ce soit en fonctionnement ou en investissement. D'ailleurs, sur l'année 2025, le budget fonctionnement de la sécurité diminue par rapport à 2024, ce qui est quand même un signe assez fort. Qu'est-ce qu'on a constaté ? Moins de policiers municipaux qu'à l'époque de Gérard Collomb. Et significativement d'ailleurs, puisqu'on en a une trentaine de moins.
Les caméras de vidéoprotection, ils y étaient opposés, ils n'en ont pas installé de nouvelles. Et puis là, on a eu droit à une annonce préélectorale de 30 caméras alors qu'on a besoin de 2000 caméras supplémentaires. Donc je vous laisse imaginer l'impact de cette politique. Nous, on a une proposition qui est claire. On va recruter 100 policiers municipaux supplémentaires pour pouvoir les déployer dans l'ensemble des quartiers de notre ville. Parce que nous avons besoin de moyens humains supplémentaires dans la police municipale et nous saurons le faire. Parce qu'il y a des villes, malgré la tension dans le secteur, qui arrivent à recruter. Je pense à Nice, je pense à Toulouse, bien sûr.
Mais en même temps, mettez-vous à la place des policiers municipaux. Vous avez une ville qui vous explique oui, oui, on veut bien vous recruter. Par contre, je vous préviens, le maire et ses élus vont aller manifester contre la police en ayant des slogans extrêmement hostiles aux forces de l'ordre. Pardon, moi je comprends tout à fait qu'il n'ait pas forcément envie de venir travailler à la ville de Lyon. Et avec nous, ce sera un logiciel inverse. Oui, on va assumer de mettre des moyens pour qu'ils puissent travailler dans de bonnes conditions et correctement. On va mettre en place tous les moyens nécessaires pour faire en sorte que la tranquillité revienne dans notre ville.
Et en plus, on a une chance. C'est qu'on a avec nous comme partenaire l'État qui aujourd'hui est très volontariste. Vous prenez la préfète ou le directeur interdépartemental de la police, ils mettent des moyens considérables pour la sécurité publique. Et donc, si demain on arrive à croiser nos efforts dans le but de protéger Lyonnais, je suis sûr que nous y arriverons. Il en va de même pour ce déploiement de caméras de vidéoprotection. On sait très bien que les forces de l'ordre, y compris nationales, en ont besoin. On portera systématiquement plainte contre les taggeurs parce qu'on a une bande d'individus qui n'a rien de mieux à faire que d'abîmer l'espace public.
Et ben voilà, Grégory Doucet n'a jamais porté plainte contre le moindre taggeur. Ça nous coûte très cher. Et puis à chaque fois, on est obligé de recommencer parce qu'on ne sévit pas.
Il y a d'ailleurs un candidat Hoffman dans le premier qui est la partisan de cette défense et de lutte contre les tags et les incivilités parce que ça contribue aussi à des problématiques de sécurité.
Exactement, les tags, c'est un sujet majeur et d'ailleurs, nous on le dénonce depuis cinq ans. Enfin, je veux dire, on ne s'est pas réveillé il y a quinze jours en se disant tiens, on va s'occuper des tags. Nous, on le fait depuis longtemps. Et donc, je pense que cet arsenal sécuritaire qu'on mettra à la disposition des Lyonnais nous permettra de retrouver le calme et un peu de sécurité dans cette ville. Le deuxième poste qui est essentiel pour le développement de notre ville et qui me semble être l'un des piliers majeurs d'une politique publique et c'est ce que nous voulons faire à Lyon, c'est la bonne gestion de l'argent public.
Quand je dis la bonne gestion, parce qu'en face, on peut voir le gaspillage de l'argent public, la mauvaise gestion, l'augmentation des impôts. Grégory Doucet a augmenté les impôts et les a augmentés systématiquement quand il a pu le faire. Il l'a fait sur la taxe foncière en 2023, plus 50 millions d'euros au total sur cette année-là et je vous laisse imaginer ce que ça fait quand vous cumulez d'une année sur l'autre. Il a étendu les zones payantes de stationnement donc en réalité, maintenant, ça coûte plus cher et d'ailleurs, je note que les automobiles qu'il n'a de cesse de chasser sont en réalité la vache à lait de sa politique municipale.
L'augmentation sur la taxe d'habitation pour les résidences secondaires, il a créé une surtaxe de 60%, c'est-à-dire que vous payez quasiment deux taxes d'habitation lorsque vous êtes à Lyon et que vous avez une résidence secondaire. Donc, il a tout augmenté tout le temps et bien ça, avec nous, ce sera fini. Nous n'augmenterons pas les impôts. La France est le pays le plus fiscalisé au monde. Je pense que notre responsabilité demain aux affaires, c'est de faire en sorte que les impôts n'augmentent plus. Est-ce qu'on peut faire pareil avec moins d'argent ? Parce que derrière,
il y a un enjeu et on le sait bien, les caisses sont vides, l'État n'a plus d'argent, il y a des problématiques.
Oui, mais quand on crame la caisse en permanence, c'est facile de dire que l'État ne donne pas assez. Qu'est-ce qu'on voit ? C'est que les écologistes ont recruté 400 employés supplémentaires. Je dis employés volontairement parce qu'il n'y a pas que des fonctionnaires. Vous avez assez largement sur ces 400 personnes des personnes qui sont aussi contractuelles. Mais ce que je veux dire, c'est que ces 400 personnes qui sont venues dans les effectifs de la ville de Lyon n'ont pas apporté de service public supplémentaire. C'est de la bureaucratie. Ce ne sont pas des agents de police municipale, ce ne sont pas des agents dans nos crèches, ce ne sont pas des agents dans nos écoles.
Ce sont uniquement des gens qui sont là pour penser dans des bureaux mais qui derrière n'apportent strictement rien aux services publics. Et donc avec nous, ça, évidemment, ce sera terminé. Et je l'assume. Oui, il faudra faire des choix. Il faudra faire des choix.
En arrière, parce qu'à un moment, je vous ai entendu dire parfois, oui, sur les pistes de voie lyonnaise, on reviendra peut-être en arrière, sur certains équipements, sur des infrastructures. Est-ce que sur les emplois comme ça, vous serez capable de dire non, je vais revenir en arrière ?
Mais sur les emplois, sur les subventions, le gaspillage de l'argent public n'est pas une fatalité. Et d'ailleurs, je note qu'en 2016, quand à la région Verne-Rhône-Alpes avec Laurent Wauquiez, nous avons pris la suite de la gauche et des écologistes, on a su faire des économies, on a divisé par 4 la dette, on n'a pas augmenté les impôts. Et pourtant, on a multiplié l'investissement par 3. Donc oui, c'est possible. Et alors oui, je vous l'accorde, les associations militantes écolo ont un peu de soucis à se faire si demain, on arrive aux responsabilités. Parce que là, oui, on va passer de subventions à coups de dizaines ou centaines de milliers d'euros qui passeront à 0 euro.
Bah oui, mais parce qu'en même temps, je ne vois pas l'intérêt d'une association militante comme Alternativa qui a pour but de mener des actions déstabilisantes contre les opposants du maire de Lyon ou du président de la métropole avec l'argent du contribuable lyonnais. Moi, cet argent, je préfère le mettre sur la rénovation d'une école, sur la rénovation d'une crèche plutôt que d'alimenter des petits copains militants. Oui, je vous l'accorde, les associations qui font de l'éco-sexualité où vous avez des individus nus qui viennent lécher des carottes, oui, avec nous, ça s'arrêtera.
Mais je pense que tout ça, c'est aussi notre responsabilité politique d'arrêter ces dérives pour que derrière, on puisse investir sur ce qui est nécessaire. Et c'est pour ça que l'argent que nous allons économiser en arrêtant de donner à n'importe qui, eh bien, ça nous permettra d'avoir une vraie stratégie qui nous permettra de défendre les classes moyennes, de défendre le milieu économique qui est le troisième pilier de notre politique publique.
En creux, ça veut dire que quelque part, comme un certain nombre de personnes, comme même ce que semble dire parfois Jean-Michel Aulas, Lyon a perdu de son attractivité, le commerce va mal, les entreprises s'installent moins. Vous avez l'impression qu'on est en mode décroissance, même si on ne veut pas le dire ? Mais là,
pour le coup, on ne peut pas leur en vouloir. Ils ont appliqué leur programme politique. Ils ont dit, nous allons appliquer la décroissance, c'est comme ça qu'on arrivera à sauver la planète. Oui, c'est ce qu'ils sont en train de faire. Je ne suis pas certain que ça sauve la planète. D'ailleurs, peu de monde peut le prouver aujourd'hui. Mais en tout cas, une chose est certaine, c'est qu'avec nous, on fera l'inverse. On va tout faire pour attirer le plus d'entreprises possibles sur notre territoire. On va tout faire pour avoir les plus beaux commerces dans notre ville. Et on va faire en sorte que tout le monde puisse être libre d'aller où il veut, quand il veut, comment il le veut.
C'est-à-dire que vous voulez vous déplacer en vélo, vous pourrez le faire. Vous voulez déplacer en voiture, vous pourrez le faire. Vous voulez vous déplacer à pied, vous pourrez le faire. Aujourd'hui, on est systématiquement dans l'opposition entre les uns et les autres. C'est-à-dire que vous avez une municipalité qui a fait le choix du vélo contre tous les autres. Et donc, tout est fait pour le vélo. Eh bien, nous, demain, on fait en sorte que tout le monde puisse trouver sa place, quel que soit le commerce.
Et d'ailleurs, si on veut qu'une ville fonctionne, il faut que vous ayez toutes les populations, quels que soient les moyens, quel que soit l'âge, parce que d'ailleurs, ça fait évidemment et on ne peut pas avoir une ville qu'avec des étudiants. Donc oui, nous, on assume très clairement de vouloir changer de logiciel, de pouvoir aider les classes moyennes, de pouvoir aider les familles. Et ça, oui, on sera en rupture totale avec les écologiques.
Et de soutenir les commerces, du coup, parce que vous êtes aussi le maire du deuxième arrondissement. Le commerce de centre-ville, c'est un sujet. On ne refait pas toute l'histoire. On sait qu'un certain nombre de commerçants souffrent. Est-ce que vous serez particulièrement vigilant pour ce commerce de centre-ville, pour les problématiques de mobilité, de fermeture, etc ?
Exactement. On reviendra sur la zone à trafic limité qui va être mise en place en juin. On l'annulera lorsque nous arriverons en responsabilité pour que les gens qui viennent fréquenter la presqu'île puissent librement accéder aux différents parkings souterrains pour venir consommer en centre-ville. On va mettre en place un grand fonds d'accompagnement des commerces parce qu'aujourd'hui, ce que l'on voit, c'est que les commerçants sont en grande difficulté, en souffrance, que ce soit à cause des travaux ou à cause de la politique de décroissance de Bruno Bernard et de Grégory Doucet.
Et donc, avec nous, on va mettre en place un fonds qui permettra d'accompagner les commerces en difficulté exactement comme nous l'avions fait lors de la dernière campagne puisque je rappelle que nos commerces étaient en difficulté puisqu'il y avait la crise Covid. Et donc, notre objectif à l'époque était de sauver le commerce. Et bien voilà, nous, on va continuer à mettre ce type de dispositif en place, non pas pour lutter contre la crise sanitaire, mais pour essayer de sauver ce qu'il est possible de sauver suite au passage des écologistes.
C'est ce que vous pensez, parce que c'est multifactoriel la problématique commerciale, mais est-ce que c'est simplement que les travaux, que c'est voyonnais, ce dont on accuse un peu les écologistes aujourd'hui, en oubliant peut-être les changements d'usage, de consommation, ce genre de choses ?
Non mais pardon, il faut quand même être lucide sur ce qui se passe. Des contextes économiques, il y en a. Et ça, évidemment, ce n'est pas toujours de la responsabilité de la municipalité. Par contre, pardon, les suppressions de voies, les fermetures de rues, la zone à trafic limitée, la suppression de 1 700 places de stationnement dans les parkings souterrains du centre-ville, la réduction de centaines de places en surface, mais tout ça, pardon, c'est la politique des verts, c'est ça qui nous emmène dans le mur, c'est ça qui fait souffrir nos commerçants.
Et donc, oui, on va changer de logiciel, oui, on va réouvrir des rues, oui, on va réouvrir le cours Charlemagne, oui, on va supprimer la ZTL. Pour nous, ça ne nous paraît pas insurmontable, et d'ailleurs, ça ne l'est pas. Il y a certaines rues où on ne pourra pas tout casser, et on ne cassera pas tout parce que je vous ai dit que nous voulions bien gérer l'argent public. Par contre, il y a des secteurs où, oui, vous avez juste un pot de peinture, un trait de peinture qui a supprimé une voix, ça, avec nous, on réouvrira l'axe.
Eh bien, on parlera de tout ça et de la suite de votre programme dans une troisième partie de notre émission. A tout de suite. On se retrouve pour la troisième et dernière partie de notre émission, l'invité politique, le samedi de 11h à midi sur Lyon 1ère, toujours avec vous, Pierre Oliver, maire du deuxième arrondissement conseiller régional, candidat à la mairie de Lyon, LR, donc toujours, a priori. Vous nous avez évoqué un certain nombre d'éléments stratégiques dans votre programme. La difficulté aujourd'hui que vous avez peut-être à, on vous entend peut-être parfois un peu seul avec les discussions qui sont les vôtres. Cette campagne, évidemment, elle va avoir lieu... Pas seul.
Trahi, mais pas seul. Trahi, mais pas seul. Cette campagne, elle arrive dans un contexte politique sociétal à la fois national un peu compliqué et avec des enjeux qui sont en train de bouger. On vient notamment d'avoir une avancée assez substantielle sur cette fameuse loi PLM qui risque peut-être quand même de changer la donne. Ça va arriver au Sénat, on ne sait pas si ça va changer, est-ce que ça va se faire, est-ce que vous avez un avis en tout cas ? En gros, est-ce qu'il faut changer les règles du jeu à moins d'un an du scrutin ?
Alors changer les règles du jeu à moins d'un an d'un scrutin, je ne sais pas. En tout cas, l'idée de pouvoir voter directement pour son maire peut paraître une idée assez intéressante sur le papier. Après, je vous avoue qu'on ne sait pas exactement ce qui va ressortir des échanges au Parlement puisque ça ne vous a pas échappé. On a notamment une Assemblée nationale qui est disparate avec aucun bloc majoritaire, avec une véritable instabilité et donc finalement, on ne sait pas exactement quelle sera la loi qui ressortira. C'est-à-dire qu'on a entendu que PLM allait rentrer dans le droit commun des autres municipalités.
puis en fait, on découvre que la prime majoritaire n'est plus de 50% mais de 25%. Bon voilà, je veux dire, il y a des sujets sur lesquels ça peut paraître assez surprenant, même si dans le fond, je le dis, je pense que c'est plutôt une bonne chose de pouvoir voter directement
son maire.
Après, le Sénat va reprendre le texte. Je ne suis pas certain qu'il passe au Sénat. Derrière, je ne sais pas ce que donnera la commission mixte paritaire. On peut s'attendre à tout. Je ne peux pas aujourd'hui m'avancer à titre personnel en vous disant voilà ce qui va se passer
parce que personne n'en sait rien. Vous voulez avoir un avis sur est-ce que c'est bien ou pas bien, notamment, et je pensais à ça aussi en tant que maire d'arrondissement parce qu'il y a des discussions aussi sur la place, le rôle du maire d'arrondissement, ses moyens, ses pouvoirs. On sait que c'est lui qui est en première ligne mais il n'a pas toujours les moyens de faire parce que, est-ce que ça, c'est aussi un sujet un jour à regarder ? Est-ce que vous, comme maire d'arrondissement, vous vous sentez toujours avec les moyens pour faire ce que vous voudriez faire ? Non,
mais après, encore une fois, le but, ce n'est pas de vider intégralement la ville de Lyon pour tour de nos arrondissements. Surtout qu'avec la métropole, on a une ville de Lyon qui a perdu une partie de ses compétences. Donc, je pense que ce qu'il faut, c'est trouver un équilibre dans lequel la voie des arrondissements peut être largement entendue auprès du conseil municipal et auprès de la métropole de Lyon. Ce qui n'a pas été beaucoup le cas, il faut reconnaître avec les écologistes où très souvent, vous avez les verts qui ont décidé de marcher sur les arrondissements en mettant en place des politiques à l'encontre de la volonté des habitants et de la mairie d'arrondissement.
On peut prendre l'exemple du projet Place Belcourt où le maire a décidé de gaspiller 2 millions d'euros. On peut parler de la ZTL, on peut parler de la suppression de centaines de places de stationnement. Parce que ça,
c'est très emblématique, vous avez évoqué tous ces sujets, mais la Place Belcourt, on n'en a pas encore reparlé. Les travaux sont en train de commencer visiblement. Enfin, tout doucement, il y a quand même des grilles, des débuts de fondation, etc. Il y a un projet qui faisait partie de ce fameux budget participatif dans lequel on voulait à un moment peut-être végétaliser la Place Belcourt.
Non, c'était le projet au départ.
Le projet,
c'était la végétalisation de la Place Belcourt.
Mais on s'est aperçu visiblement que ça n'était pas possible. Il y a autre chose à la place. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce qu'il y a eu une trahison de l'idée du concert ? Est-ce qu'il faut laisser sa chance aux produits quand même ? Qu'est-ce que vous feriez
vous là aujourd'hui ? Je ne gaspillerai pas les 2 millions d'euros. Je ferai une belle économie. Puis à la place, je referai une école. Tout simplement, là, on est sur un délire absolu. On va avoir du mobilier en bois de cagette à la place de la végétalisation. Enfin, pardon, on se moque des Lyonnais. C'est ça, ce que fait Grégory Doucet. Il ne respecte pas la volonté des habitants de l'arrondissement. Il ne respecte pas la maladie d'arrondissement et il gaspille l'argent public. Enfin, pardon, vous voyez bien qu'il y a un problème. En même temps, ça explique aussi son rejet.
C'est-à-dire, quand on est autant isolé pour faire ce type de projet que personne ne veut, qui va brûler à la première manifestation et Dieu sait s'il y en a des manifestations sur la place Belcourt, je pense qu'on aurait pu économiser 2 millions d'euros.
Dans le deuxième arrondissement, les écologistes ont, ailleurs d'ailleurs, ont déjà nommé leur candidat. J'allais dire, chez vous, dans le deuxième, je crois que vous serez face notamment à Valentin Légenstrasse. On ne sait pas encore ça, mais c'est lui qui a l'air d'être chargé de ça. C'est aussi la jeune génération, c'est une génération engagée, assez politique. Ça vous inquiète ? Ça vous fait peur ? Ça vous stimule ?
Ah non, mais moi, qui que soit le candidat, je veux dire, quel que soit son âge, quelle que soit la personnalité, vous savez, quand on se bat pour des idées, moi, c'est l'avantage, c'est que j'ai toujours été fidèle aux mêmes valeurs, j'ai toujours défendu les mêmes personnes, j'ai de la suite dans les idées, alors bon, des fois, ça peut peut-être paraître à l'opposé de ce qu'est le monde moderne, vous avez beaucoup de gens qui changent de camp, de gens qui peuvent trahir, voilà, moi, ce n'est pas ma philosophie, et en tout cas, quel que soit l'adversaire, je serais ravi de m'opposer à lui, puis il y a des fois on gagne, il y a des fois on ne gagne pas, mais en tout cas, tout adversaire est respectable, et en tout cas, voilà, nous, on va s'opposer sur le plan des idées.
Je parlais de ça
parce qu'effectivement, c'est quelqu'un qui fait partie des très jeunes, on l'oublie parce que vous êtes dans le paysage depuis un certain temps, mais vous êtes aussi très jeune, vous avez une trentaine d'années, est-ce que ça, c'est quelque chose qui est derrière vous, dont on vous parle encore, est-ce que vous pensez que ça peut être un handicap ou un sujet quand on prétend être le maire d'une ville comme Lyon, par exemple ? Non, je ne pense pas parce que la question d'âge, alors oui. Elle arrive aux extrêmes quand on parle de l'âge de Jean-Michel Aulas, etc.,
mais dans l'autre sens. Je signale qu'il y en a d'autres qui me reprochent mon âge en disant il a le temps, etc. Vous savez, je ne suis pas certain que ce soit le sujet. Personne n'a reproché à Edouard Riaud d'avoir été maire à 33 ans, donc je pense que tout le monde doit pouvoir se présenter. Le plus important, c'est le vote des Lyonnais et s'ils estiment qu'à 33 ans, on peut être maire de Lyon, c'est qu'ils ont raison, la démocratie l'emporte.
On parle des élections municipales de la ville de Lyon parce que c'est là où est le pouvoir symbolique, mais on sait que le pouvoir administratif, financier, technique, il est aussi à la métropole. En 2020, c'était la première fois qu'on votait au suffrage universel pour le président de la métropole, c'était plutôt quelque chose en mode couplé avec des binômes. Est-ce que vous pensez aujourd'hui que c'est de nouveau ce qui doit se passer ? Est-ce que vous allez créer un binôme peut-être avec un candidat LR ? On sait que la candidate, alors la chef de file qui a été désignée, c'est Véronique Cercelli.
La candidate, c'est très clair pour vous aussi parce qu'à un moment, un certain nombre de personnalités, y compris, je pense à Gilles Gascon, continue de jouer sur les mots. Est-ce que pour vous, Véronique Cercelli, est bien la candidate de chef de file de votre camp ? Chez nous, ça a été très clair.
On a décidé de faire un vote entre les différents maires de la métropole pour savoir qui serait le candidat à la métropole de Lyon. On a été candidats deux personnalités que j'apprécie beaucoup. Il y a Sébastien Michel, le maire des Cullis. Je dirais même le talentueux maire des Cullis puisqu'il a réussi à imposer une voix assez moderne dans le paysage politique lyonnais. Et Véronique Cercelli, qui est aussi une personnalité emblématique de notre famille politique. On se souvient du combat qu'elle a mené contre les écologistes sur le téléphérique où elle a obtenu gain de cause. Donc nous avons maintenant Véronique Cercelli comme candidate. Nous la soutenons.
Tous ceux qui essayent de faire croire qu'elle ne sera pas candidate mentent. Et je mesure mes mots parce qu'on ne peut pas laisser entendre qu'après cette primaire, il y ait quelqu'un qui vienne prendre la place de celui qui a gagné. Je veux dire, dans quel système démocratique on arrive où finalement, il y a une personne qui le jour avant le scrutin vient récupérer la victoire sur laquelle Véronique Cercelli l'a emportée. Ce n'est pas concevable. Et d'ailleurs, je la soutiens à 200%. Moi, je suis très content demain de mener un binôme avec elle.
Donc vous êtes sur la logique du binôme ? Bien sûr,
bien sûr, parce qu'on a deux personnalités qui sont complémentaires. On s'entend très bien. On a, je pense, les mêmes valeurs. On a tous les deux la même fidélité à Laurent Wauquiez. Donc je pense que c'est très bien qu'on puisse s'inscrire comme ça.
Même si elle ne s'est pas prononcée officiellement en disant qu'elle voulait garder une certaine neutralité, dans le combat qui oppose aujourd'hui dans votre famille politique M. Retaillou et Laurent Wauquiez, vous faites partie, vous le rappelez, des derniers, peut-être des premiers, des derniers fidèles de Laurent Wauquiez. Est-ce que vous avez été surpris ? Pas les derniers, quand même. On va dire que sur la région en Verne-Rhône-Alpes, effectivement, il y a encore un certain nombre de soutenir, mais il y a un certain nombre de personnalités qui ont fait d'autres choix et c'est leur choix. Est-ce que ça, ça vous a surpris ? Est-ce que vous trouvez ça normal ?
Je pense à Etienne Blanc, je pense à M. Buffet, je pense à un certain nombre de personnes qui, voilà. Est-ce que vous aussi, d'ailleurs, peut-être, dans les trahisons que vous évoquiez à votre égard, vous êtes peut-être une victime collatérale aussi de ces enjeux un peu nationaux, vous avez l'impression ?
Je ne sais pas, mais en tout cas, chacun est libre de son choix. Vous savez, moi, sur cette élection interne, j'ai la chance d'être proche des deux candidats puisque, voilà, je travaille aux côtés de Laurent Wauquiez maintenant depuis près de 15 ans. Bruno Retailleau, j'ai eu la chance d'être travaillé dans son équipe lorsqu'il est rentré au ministère de l'Intérieur quand j'étais au cabinet de Nicolas d'Aragon qui était ministre délégué à la Sécurité du Quotidien. Ce sont deux belles personnalités. Je pense que ce sont les deux personnes d'ailleurs qui relèveront la droite à moyen terme et qui sont en train de la relever.
Quand j'en crois le nombre de nouveaux adhérents que nous avons chaque jour dans notre partie, c'est un signe extrêmement positif. Et donc, moi, je vous avoue que dans ce combat-là, j'ai évidemment fait le choix de Laurent Wauquiez qui est mon ami et avec qui j'ai l'habitude de travailler, qui a fait de belles choses à la région Auvergne-Rhône-Alpes. Et donc, c'est assez naturellement que je vais le suivre dans ce combat parce que nous devons relever notre famille politique et je pense qu'à quelque part, ce qui est en train de se dessiner, c'est que nous aurons peut-être demain deux piliers.
L'un au parti, Laurent Wauquiez, l'autre au ministère de l'Intérieur pour mener la politique sur laquelle nous sommes tant engagés, en l'occurrence, Bruno Retailleau.
Laurent Wauquiez qui a fait parler de lui qui est dans une campagne visiblement assez dure où chacun joue un peu son avenir politique, on ne va pas se le cacher, et qui a donc fait une sortie récente sur notamment les OQTF et Saint-Pierre-et-Miquelon qui est un territoire français. Est-ce que vous avez eu un avis sur le fond et puis surtout, quelque part, est-ce que ça veut dire qu'il faut pour exister être sans cesse dans une forme peut-être parfois de surenchère pour pouvoir défendre ses idées et aller à la conquête de son camp ?
En fait, le sujet, il est assez simple. C'est qu'aujourd'hui, la France n'arrive pas à expulser ses OQTF parce que vous avez des pays qui refusent de reprendre leurs ressortissants. Je pense par exemple à l'Algérie. Laurent Wauquiez a fait une proposition. Il faut reconnaître qu'à ce stade, c'est quand même le seul qui a fait une proposition. Alors, il y en a qui y adhèrent, d'autres qui y adhèrent moins, mais pour essayer d'éloigner toutes ces personnes qui, je le rappelle, sont quand même pour certaines condamnées parce que ont attaqué ou agressé des personnes dans la rue, ont volé.
Je veux dire, le but, c'est quand même de mettre à l'écart des personnalités qui font du mal à notre société. Et en fait, ce que je vois dans la proposition de Laurent Wauquiez, c'est qu'en réalité, le territoire de Saint-Pierre-Miquelon n'est pas dans les frontières de Schengen et donc, il n'y a pas la même liberté de circulation que vous pouvez avoir sur tous les autres territoires que compose notre pays.
Je pense que c'est une proposition qui mérite vraiment d'être étudiée, mais en tout cas, je pense que dans un premier temps, c'est quelque chose qu'on doit peut-être envisager parce que tant qu'on n'a pas d'accord et tant qu'on n'a pas engagé de rapport de force avec des pays qui nous sont hostiles et qui ne veulent pas reprendre leurs ressortissants comme par exemple l'Algérie, je pense que nous ne pouvons pas continuer dans cette situation-là.
Alors, une campagne, c'est dense. Vous êtes parti pour un certain temps. Je sais que vous êtes très sollicité et que votre téléphone souvent vibre énormément. Est-ce que vous avez le temps un petit peu de prendre du temps pour vous de temps en temps ? Je sais que vous êtes un fan de foot et j'imagine que vous étiez au match confiant pour l'OL face à Manchester ?
On n'a pas la plus belle équipe de Manchester qu'on ait connue sur ces 30 dernières années. Donc, disons que tout reste ouvert pour le match retour. Même s'il y a quand même un goût amer par rapport au match de jeudi soir parce qu'on sentait qu'il y avait de la place qu'à part Bruno Fernandez côté Manchester, ce n'est pas une très grande équipe comme on a pu le connaître. Donc, je pense qu'on peut trouver des espaces pour le match retour. En tout cas, moi, j'y crois dur comme fer.
Un livre de chevet peut-être quand même de temps en temps quand vous n'êtes pas dans vos rapports et dans vos notes politiques ou dans la préparation de votre programme ?
Oui, puisque c'est quand même un moment où on peut se ressourcer. Alors, récemment, j'ai lu un livre biographique sur Jacques Chaband-Elmas parce que pour tout vous dire, je cherchais un livre qui traitait de la 4ème République parce qu'il faut reconnaître que la situation institutionnelle, on en parlait un peu tout à l'heure, peut y ressembler avec une République des partis et donc, je suis tombé sur ce livre-là qui était particulièrement intéressant d'une personnalité qui a marqué à la fois la destinée de la France et qui a aussi marqué une ville, une grande ville, Bordeaux, où il a été maire pendant longtemps et où il a totalement changé la ville et donc, c'était aussi...
Et ça me permettait aussi de repenser à mon ami Nicolas Florian, ancien maire de Bordeaux qui nous a quittés brutalement il y a quelques mois et donc, voilà, j'ai lu ce livre-là en pensant un petit peu à tout ça. Avec un peu d'inspiration
et puis comme c'est la tradition, on se quitte en musique, qu'est-ce que vous avez choisi et qu'est-ce que vous avez eu envie d'écouter avec nous ?
Et puisque nous en avions parlé, nous avons parlé de l'âge il y a quelques minutes sur votre antenne, je me suis dit qu'on pouvait tout à fait écouter Forever Young qui veut dire toujours jeune, la dernière version de David Guetta avec AlphaVille et Avamax.
Magnifique. Je suis sûr que nos auditeurs vont apprécier. Et puis nous, on connaissait l'ancienne version. Merci beaucoup, Pierre-Oliver, d'être venu à notre micro. C'était un plaisir d'échanger avec vous. Et la semaine prochaine, on sera encore dans les élections municipales à Lyon puisqu'on recevra Nathalie Perrin-Gilbert. À très bientôt. Merci, au revoir. Au revoir.
C'était l'invité politique du samedi sur Lyon Première en partenariat avec Lyon Positif, la plateforme inspirante des acteurs engagés dans la transition du territoire. Retrouvez tous les invités politiques en podcast sur lyonpremière.fr et lyonpositif.fr. Écoutez votre radio Lyon Première en direct sur l'application Lyon Première, lyonpremière.fr et bien sûr à Lyon sur 90.2 FM et en DAB+. Lyon Première