Abandon de la suppression de deux jours fériés : "Sébastien Lecornu a raison" estime Othman Nasrou
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 85 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Quelle concession pour la droite alors que Sébastien Lecornu doit trouver une voie de passage avec le PS pour faire voter un budget ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Est-ce que vous dites que c'est une bonne idée d'abandonner la suppression des deux jours fériés ?
- 4:00OuverteRéponse directe
François Baou avait l'objectif de 44 milliards d'économies. Est-ce que vous conservez cet objectif ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Sur la taxe Zucman, est-ce que vous êtes prêt à lâcher quelque chose pour les socialistes ?
- 8:00RelanceÉludée
Est-ce que vous reconnaissez que vous allez peut-être devoir mettre un peu d'eau dans votre vin sur la fiscalité ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Est-ce que Patrick Martin du MEDEF a raison de dire qu'il ne faut pas augmenter la fiscalité des entreprises ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:00Othman NasrouFait
« Faire travailler les gens sans qu'ils puissent gagner davantage, ce n'est pas raisonnable. »
- 4:00Othman NasrouChiffre
« François Baou avait l'objectif de réaliser 44 milliards d'économies. »
- 6:00Othman NasrouFait
« La taxe Zucman n'existe dans aucun pays au monde. »
- 16:00Othman NasrouChiffre
« Nous avons plus de 1200 agences et opérateurs de l'État qui totalisent 80 milliards d'euros de budget. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour Hotman Nastrou. Alors, quelle concession pour la droite alors que Sébastien Lecornu doit essayer de de trouver une voie de passage avec le Parti socialiste dans l'objectif de faire voter un budget ? C'est une des questions qu'on va se poser ce matin avec vous.
Mais d'abord les dernières annonces du nouveau Premier ministre avec la fin de la mesure envisagé sur la suppression de jour férier. Sébastien Lecornu l'annonce dans la presse quotidienne régionale. Est-ce que vous dites finalement c'est une bonne idée ?
Il était temps qu'il renonce ou est-ce que vous sentez que l'air des renoncements est arrivé ? Sur la question précise de la suppression des deux jours fériers. C'était une demande de la droite.
Nous pensions nous-même et nous l'avions d'ailleurs dit à François Bairou que cette mesure n'était pas juste. Faire travailler les gens sans qu'ils puissent gagner davantage, ce n'est pas raisonnable. Et d'ailleurs, au moment où au contraire, nous avons aussi beaucoup de nos concitoyens qui qu'il faut au contraire remettre au travail, donc demander toujours des efforts au mêmes.
Ce n'était pas acceptable. Nous avions proposé, c'est une mesure qui doit apporter à peu près 4 milliards d'euros, 4 milliards un peu plus de de d'économie. Nous avions proposé d'autres mesures à la place et nous attendions d'ailleurs de de François Baou qui l'accepte.
Il y a des pistes d'économie qui sont identifiées sur la lutte contre la bureaucratie, sur la lutte contre l'assistana avec le plafonnement des allocation. Ça rapport 4 milliards ça. On peut retrouver effectivement 4 milliards 4 milliards 200 millions d'euros qu'il manquait pour pouvoir remplacer cette mesure.
Toujours est-il que Sébastien Lecnu a raison de supprimer évidemment cette mesure qui n'était pas compréhensible pour nos concitoyens. C'était une demande de la droite et donc sur ce pointl en tout cas je pense que c'est une bonne chose. Ottman Nasrou François Baou avait l'objectif de réaliser 44 milliards d'économies.
Le Parti socialiste aujourd'hui dit finalement on pourrait en faire la moitié moins compte tenu voilà de la situation de nos finances publiques de la dégradation de la note vendredi par FIT. Est-ce que vous vous dites quand même il faut conserver cet objectif de 44 milliards d'économie ? Ce que chacun doit comprendre c'est que ce qu'il s'agit de conserver ce n'est pas le totem d'un chiffre.
C'est une trajectoire financière crédible qui nous permett de revenir sur de bons rails financiers et il faut que le Parti socialiste comprenne que ce n'est pas là aussi une obsession comptable, c'est que sans cela nous allons continuer à avoir et bien des déficits abissaux qui entament notre crédibilité. La dette la note française par une agence de notation vient d'être dégradée. Si nous ne faisons pas suffisamment d'efforts budgétaires, nous allons continuer à avoir et bien cet étranglement financier qui nous guett.
Mais tout de même ce matin sur France info, vous nous dites 44 milliards, ce n'est pas un totem pour la droite. Ce qui est important, c'est de faire un effort suffisant. C'est combien suffisant ?
Non, attendez, le Premier ministre nous dira les choses. Nous nous allons faire des propositions très précises sur une feuille de route qui consiste simplement à ce qu'on tienne notre crédibilité. Je vous rappelle simplement, mais c'est pas forcément 44 milliards, ça peut être 30 ou 35.
Non, non, mais il faut que ce soit euh le plus possible. Voilà, je peux pas être plus clair que cela parce que nous avons euh nous avions l'objectif avec Michel Barnier, vous vous en souvenez, de revenir sous les 3 % de déficit en 20029. C'était prévu pour 2027, nous l'avons décalé déjà 2029.
Maintenant euh le Parti socialiste nous dit qu'il faudra attendre 2032 pour revenir dans les clous de ce que devrait être et bien une bonne gestion financière. Nous serons la le dernier pays d'Europe à revenir sur cette trajectoire financière. Donc moi je dis simplement qu'il faut que le Parti socialiste comprenne que cet effort de 44 milliards qui est demandé, qu'il faut obtenir par la baisse de la dépense publique avant tout et bien ce n'est pas une obsession comptable, c'est une nécessité pour réussir encore une fois à protéger les intérêts de notre pays.
Vous êtes numéro 2 du parti les Républicains. Quand vous entendez le premier ministre qui dit vouloir une discussion parlementaire, moderne et franche, je le cite, avec le Parti socialiste, les écologistes et le Parti communiste pour déterminer des majorités d'IT, vous dites, est-ce que vraiment c'est possible de discuter en même temps avec le PS, les verts, le PC sans vous perdre vous la droite, les LR ? C'est pour cela que nous demandons à ce qu'il y ait une feuille de route précise avec des des idées qui nous tiennent à cœur avec des propositions que nous souhaitons voir inscrit noir sur blanc.
Moi, je comprends que le Premier ministre cherche une voie de passage. Il est essentiel que nous ayons un budget et donc je comprends tout à fait qu'il puisse y avoir des compromis. Mais je veux simplement rappeler que nous avons fait le socle commun pour éviter l'arrivée au pouvoir du nouveau front populaire et pas pour mettre en œuvre ces idées.
Mais vous n'avez pas de majorité pour Il n'y a pas de majorité. Nous n'avons pas gagné non plus les élections législatives. Nous sommes arithmétiquement un peu plus nombreux avec le socle commun et encore une fois donc ce n'est pas pour mettre en œuvre les idées du de la gauche.
Je vais le dire plus clairement, nous avons un drame dans notre pays, c'est que nous avons une gauche particulièrement rétrograde quand on la compare à toutes les autres gauches européennes qui fait qui fait des demandes qui ne tiennent pas la route sur le plan économique, qui demande 27 milliards d'impôts et de taxes supplémentaires alors que nous avons déjà le record des des pays de l'OCDE en matière de pression fiscale. Ce n'est pas raisonnable et c'est pour cela qu'il n'est pas question de de céder tout au Parti socialistes. Je les invite à être raisonnable dans les propositions qu'il formulent.
Alors justement vous parliez des propositions du Parti socialiste. On parle énormément de cette taxe Zucman qui est en train d'embraser le débat public. Euh la gauche en fait un symbole voir une condition pour ne pas censurer le futur gouvernement de Sébastien Lecornu.
Alors le Premier ministre, lui, il est prudent, il ne reprend pas totalement cette mesure à son compte, mais il parle quand même de justice fiscale et de répartition de l'effort. Ça veut dire globalement qu'il y aura forcément une hausse de la fiscalité pour les plus riches. Moi, je ne le souhaite pas parce que à chaque fois qu'on a dit qu'on allait taxer les plus riches, ça fini par être les classes moyennes qui ont fini par être taxé puisqueévidemment on fait partir des gens qui ont réduit l'assiette fiscale.
Je vous rappelle que l'ISF a été sur plusieurs études, ce n'est pas moi qui le dit, c'est la Cour des comptes, c'est la commission des finances du Sénat à un un impôt qui avait un rendement négatif puisque quand on voit ce qu'il rapportait et puis les gens qui partaient, 10000 foyers sont partis, 10000 foyers aisés ont quitté notre pays en une quinzaine d'années à cause de l'ISF. Et donc moi je dis attention aux fausses bonnes idées et la taxe Zucman n'existe dans aucun pays au monde. Ce serait une folie, ça conduirait notre pays à continuer à s'appauvrir.
C'est évidemment une très mauvaise idéman Nasrou. On a quand même un petit peu de mal à suivre parce que si chacun arrive avec ses idées, ses lignes rouges en disant on ne peut pas bouger, on voit pas bien comment on fait. Est-ce que sur la question de la fiscalité, vous reconnaissez que vous allez peut-être devoir mettre un peu d'eau dans votre vin sans aller peut-être jusqu'au 2 % souhaité pour par la taxe Zukman, souhaitée par les socialistes ?
D'abord, moi je souhaite au Premier ministre de réussir et vous avez raison, il faut qu'on trouve un chemin et bien sûr qu'il va falloir qu'on l'aide et je crois qu'on peut y arriver mais ça ne peut pas être là aussi en faisant le contraire de l'intérêt du pays. Et donc il faut qu'on qu'on trouve ce cheminlà. Je vais essayer d'être plus clair sur la taxe Zukman.
Le problème ce n'est pas le taux simplement, c'est que l'assiette c'est le patrimoine y compris un patrimoine professionnel qui qui ne rapporte rien, qui est fictif, qui est virtuel et vous allez demander aux gens de décaisser 2 % de ce qu'ils possèdent même alors que ce n'est pas le liquide. Donc c'est une ligne rouge pour la droite, une forme de taxe de taxe Zucman. La taxe Zucman telle qu'elle est souhaitée aujourd'hui est une folie et je ne vois pas comment la droite pourrait le cautionner.
Mais alors concrètement, qu'est-ce que vous êtes prêt à lâcher pour les socialistes en terme de si on prend le sujet de la fiscalité, vous étiez sur une ligne jusqu'ici 0 % de hausse d'impôts. Est-ce que vous le réitérez ce matin ou est-ce que vous dites "On regardera, on peut voir sur certains sujets si on peut tomber d'accord." Mais d'abord, vous vous demandez les efforts que nous sommes prêts à faire.
J'aimerais qu'on demande aussi au Parti socialistes de faire des efforts et encore une fois de d'arrêter d'être l'otage de l'extrême gauche y compris dans ces lubis économiques. Je je moi je suis comprend Nasrou c'est que le Parti socialiste arrive avec des demandes qui seront qui ne seront peut-être pas satisfaites mais en tout cas qu'il y a une demande de fiscalité qui est là. Le niveau reste sans doute à évaluer mais vous vous dites rien sur la fiscalité.
C'est très simple. Il n'y a qu'en France qu'on pense qu'on peut régler tous les problèmes par une hausse de la fiscalité. Je viens de vous le dire.
Nous avons le record du monde. Comment peut-on sérieusement penser qu'on va s'en sortir dans notre pays en rajoutant encore plus d'impôts alors que le vrai sujet c'est la baisse de la dépense publique et dans les propositions, les demandes que nous nous faisons parce que nous en avons aussi et le socle commun doit aujourd'hui porter des idées claires, précises, vous le savez, nous ne croyons pas au en même temps et donc je vous le dis très clairement, c'est la baisse de la dépense publique qui n'a pas arrêté d'exploser ces dernières années et sur laquelle il y a des marges de manœuvre considérables et c'est seulement comme cela qu'on s'en sortira. Je ne vais pas pour faire plaisir au Parti socialiste, vous dire le contraire de ce que je pensais être l'intérêt du pays.
Donc vous êtes toujours sur la ligne 0 % de haut impôts. Vous le répétez ce matin. Moi, j'entends ceux qui nous parlent de de lutter contre l'optimisation fiscale, c'est-à-dire de s'assurer que ceux qui sont redevables d'un impôt le payent bien.
Ça c'est c'est différent d'une hausse d'impôts. Mais oui, je vous le dis très clairement, augmenter les impôts de manière significative pour moi, ce serait une folie et je ne crois pas du tout que la place de la droite soit de ce de ce côté-là de l'histoire. Alors, justement, on parlait on parlait de la fiscalité.
Patrick Martin du MDEF durcilon ce matin dans le Parisien. Il dit pas question d'augmenter d'un € la fiscalité des entreprise. Il menace même si les impôts augmentent, il y aura une grande mobilisation patronale.
Est-ce que vous le soutenez ? Je pense que Patrick Martin a raison de dire que nos entreprises ne doivent pas faire les frais de cette situation budgétaire. Nous avons déjà les entreprises qui sont bien plus taxées que la plupart de leur dans que la plupart de nos voisins européens euh avec des marges plus réduites, avec des impôts de production qui restent plus élevés.
Si on veut continuer à organiser notre paupérisation collective, on on va chercher effectivement à taxer davantage les entreprises. Ce serait une erreur et nous y sommes également totalement défavorable. Encore une fois, ce n'est pas pour faire plaisir au MEDF, c'est simplement que si on veut se préserver l'emploi, si on veut que notre pays continue de prospérer, si on veut faire du vrai pouvoir d'achat, il ne faut pas affaiblir nos entreprises.
Est-ce que quand même Hotman Nasrou, on entendait ce matin le président de la CFE CGC sur sur France François Homril qui nous dit voilà, il faut peut-être quand même revenir sur la question de la conditionnalité des aides aux entreprises. On sait que c'est un sujet qui est abordé par la CFECGC, par la CFDT aussi. Est-ce que là-dessus peut-être qu'il pourrait y avoir là encore une voie de passage avec les socialistes ?
On n'est pas complètement dans la fiscalité là en l'occurrence. D'abord, on nous parle d'aide aux entreprises. J'entends parler de 211 milliards d'aide aux entreprises.
C'est une fausse information. C'est un chiffre qui est contesté. Effectivement, bah c'est une fake news puisque dedans il y a des des exonérations de charges qui ne sont pas des aides, qui ne sont pas versées aux entreprises.
Simplement, comme elles sont plus taxées que la plupart de leurs concurrents européens, on on leur redonne une partie. Mais en réalité, ce n'est pas une aide aux entreprises. Elle reste malgré cela. quand on déduit euh ces ces fameuses aides, elles restent significativement plus taxées que les entreprises allemandes par exemple.
Et donc je vous le dis clairement, non, moi je ne suis pas favorable à une conditionnalité parce que ce ne sont pas des aides, c'est simplement de les mettre dans le même niveau de concurrence que euh les autres pays européens. Il faut qu'on arrête de mettre des boulets au pieds de nos entreprises, de nos entrepreneurs, de nos producteurs et ensuite qu'on s'étonne que il n'y ait plus de richesse à répartir. Et à un moment, on parle beaucoup de redistribution de la richesse.
Moi, j'aimerais aussi qu'on parle de la création de la richesse parce que c'est comme cela qu'on s'en sortira. Vous parliez de baisse de dépenses dans le budget présenté par François Bairou, il y avait le doublement de la franchise médicale. Est-ce qu'il faut tenir bon sur cette mesure ?
Ça doit c'est censé être rapporté 2 milliards d'euros d'économie. Quand on voit là aussi quand on se compare aux autres pays européens et c'est bien de faire cet exercice, on peut considérer effectivement que les franchises médical chez nous sont extrêmement faibles. C'est seulement qu'on puisse dire mais là aussi il faut le faire dans un esprit de justice et avant de demander des efforts aux gens, il faut qu'on l'état lui-même fasse des efforts.
Et moi, je encore une fois je je ne serai à l'aise sur toutes ces dispositions là que quand on aura sérieusement attaqué le sujet de la débureaucratisation de l'État. Je vous le rappelle, nous avons plus de 1200 agences et opérateurs de l'État qui totalisent 80 milliards d'euros de budget qui l'ont fait que crois ces dernières années. Euh délivre aussi de l'argent le dans ces 80 milliards d'euros, il y a aussi des des organismes qui délivrent de l'argent à des particuliers, à des professionnels en sous forme d'aide, précisonsle.
Oui, mais pas seulement. Pas seulement. Ce sont aussi beaucoup de doublons, beaucoup de normes un mot encore, un mot encore sur cette interview de de Sébastien Lecnu dans la presse régionale.
Il semble partir du principe que euh dans le socle commun, il y a LR. Donc LR participe d'emblé au gouvernement et à non pas à une majorité mais en tout cas à ce socle. Est-ce que c'est le cas ou est-ce que il va peut-être un peu vite en besogne le premier ministre ?
Mais chez les républicains, nous avons fait le choix d'être du côté de la responsabilité, de la stabilité. Non, mais bien sûr que si, rien n'est automatique. Nous avons nous aussi euh nos lignes rouges, nos idées et nous pensons que l'intérêt du pays, c'est d'aller dans une certaine direction.
Nous n'irons pas dans la direction contraire. Au moment où je vous parle, nous sommes en discussion avec le Premier ministre sur le fond des sujets et c'est sur ce fond-là évidemment que nous prononcerons le moment venu. Otman Nastrou, vous restez avec nous, on va se retrouver et continuer cette interview juste après le le fil info.
Il est 8h47 et c'est Jean Mia. Après la Pologne, un autre pays de l'OTAN, la Roumanie affirme qu'un drone a violé son espace aérien au moment d'une attaque russe en Ukraine hier, Varsovie était en alerte maximale alors que des engins russes qui survolaient l'Ukraine se sont rapprochés de sa frontière. C'est la moindre des choses.
Le député socialiste Jérôme Gedge réagit à l'annonce du nouveau premier ministre de renoncer à la suppression de deux jours fériers pour faire des économies. Sébastien Lecornu l'affirme dans une interview à la presse quotidienne régionale où il se dit prêt à discuter avec les socialistes écologistes et communistes pour sortir de l'impasse budgétaire. C'est dans ce contexte que de nouveaux rassemblements ont eu lieu hier dans plusieurs villes du pays.
Suite du mouvement bloquant tout avec 1500 personnes à Grenoble contre la nomination de Sébastien Lecnu. Plus de 3000 manifestants aussi à Nant. Coup d'envoi à 14h pour l'équipe de France féminine de rugby qui affronte l'Irlande à la clé.
Une place en demi-finale de la Coupe du monde. Rencontre à suivre sur France Info. France info le 830 France info.
Adrien Bec Mathilde Sirotman. Vous êtes toujours avec nous numéro 2 du parti les Républicains et vice-président de la région Île-de-Fance. Alors, on en parlait à l'instant de la composition du futur gouvernement de Sébastien Lecornu.
Vous nous disiez le soutien de la droite des républicains n'est pas automatique. Très concrètement, vous êtes en discussion avec le Premier ministre. Est-ce que par exemple Bruno Rota doit continuer conserver ses fonctions au ministère de l'intérieur ?
Moi, je pense que Bruno Rotaillot est très utile au ministère de l'intérieur. Je pense qu'il arrive, malgré le cette difficulté, cette situation euh impossible à l'Assemblée nationale sans majorité, il arrive à obtenir des résultats et il montre ce que c'est que le volontarisme politique et ce que c'est qu'un cap politique à droite. Moi, je souhaite évidemment qu'il puisse continuer à exercer sa mission.
Ça suppose là aussi qu'il y a un accord sur une feuille de route. Je vous l'ai dit, nous ne sommes pas là. Il le souhaite aussi Bruno Rota.
Ce sera à lui de le dire et il le dira. le Non, vous savez, c'est quelqu'un qui n'est pas préoccupé par son sort personnel ou simplement par le poste qu'il occupera. Il restera tant qu'il pensera qu'il peut avancer et qu'il est utile.
Et c'est comme ça que nous avons choisi encore une fois de d'entrer au gouvernement. Il faut garder cet état d'esprit en tête. Mais je le dire là aussi très clairement, nous ne sommes pas là pour compliquer la vie du Premier ministre.
Moi, je vous l'ai dit, je souhaite qu'il réussisse. Je pense que il a les qualités pour cela. Je pense que euh sa démarche, ce que j'envoie là, va plutôt dans le bon sens.
Maintenant, il faut un accord sur la feuille de route, sur ce que nous mettrons en œuvre dans ce nouveau gouvernement si nous étions amenés à y rester. On a senti un léger flottement au sein des Républicains depuis le vote de confiance de François Bairrou. On a vu des votes pour, des votes contre, des abstentions, des prises de parole contradictoires entre un Bruno Rotaillot, un Laurent Voquier.
Est-ce qu'aujourd'hui la droite a un chef ou deux chefs ? la droite à un chef. Vous l'avez vu au printemps dernier, il y a un nous avons un président qui ministre de l'intérieur qui est Bruno Retaillot.
Et je crois sincèrement qu'il y a euh en tout cas chez la quasi-totalité de nos cadres, de nos élus, de nos militants euh je vous rappelle que nous sommes le premier parti de France aujourd'hui et bien une volonté de parler d'une seule voix et d'être clair sur nos convictions et d'avoir une droite qui assume ce qu'elle pense. Et c'est ce que j'essaie de faire chez vous ce matin. Qu'il puisse y avoir des nuances ou des sensibilités personnelles, c'est respectable.
Mais oui, nous devons apprendre à nouveau à euh à travailler de manière collective et nous sommes en train de nous organiser pour cela. Est-ce que Laurent Voquet devrait faire partie de de ce futur gouvernement ? Est-ce qu'il pourrait devenir ministre ?
Ce sera à lui euh de le dire, mais Laurent Voquer est évidemment quelqu'un qui qui compte chez nous, qui a une voix qui porte. Il est euh le président de de notre groupe à l'Assemblée nationale. Nous avons besoin de lui à la place qu'il qu' qu'il souhaitera.
Ce n'est pas le sujet, le vrai sujet aujourd'hui très franchement. Non, je vous l'ai dit, la feuille de route d'abord. la feuille de route avant tout, ce sera pour faire quoi ?
Parce que ça c'est important qu'on puisse expliquer pourquoi la droite est utile. Ça c'est une préoccupation pour nous. Hotman Nassrou, un dernier sujet d'actualité qui n'a rien à voir avec la politique française.
Quoique c'est ce rassemblement, ces manifestations antimigrants. Hier à Londres, 110000 personnes au moins dans les rues de la capitale britannique qui ont répondu à à l'appel d'un activiste, Tommy Robinson. Euh avant de de nous livrer votre réaction à ce rassemblement, on écoute ces manifestants.
Ils sont au micro de notre correspondante Gaë Jolie. Oui, c'est la première fois que je manifeste. Mes petites filles n'arrivent pas à trouver de maison.
Elles n'ont rien parce que tout est pris par les immigrés. Je suis agréablement surpris. C'est génial de voir tout ce soutien.
Manifestement, c'est un jour très important en Angleterre et à travers l'Europe. En France et en Allemagne, nous avons les mêmes problèmes. Man Nastro, est-ce que vous soutenez ces manifestants britanniques ?
Moi, je n'ai pas à soutenir ou ne pas soutenir une manifestation qui a lieu euh dans un pays euh certes voisin, mais dont je ne connais pas les protagonistes. Ce que je peux vous dire par contre, c'est que si on ne se rend pas compte qu'il y a une exaspération euh dans euh la plupart des des pays européens sur cette question de la maîtrise des flux migratoires, si on ne se rend pas compte, vous comprenez cette manifestation, je vous dis qu'il y a une aspiration légitime à maîtriser les flux et que c'est une question essentielle sur laquelle il faut qu'on arrête d'avoir des faux semblants ou des faux fuyants. Nous avons besoin de reprendre la main sur ces flux migratoires et si nous ne le faisons pas, nous ouvrons la voie à tous les à tous les populismes et à toutes les démagogies.
Il est légitime de vouloir choisir dans un pays combien d'étrangers on veut accueillir, qui on veut accueillir et d'être en capacité de reconduire ceux qui n'ont rien à faire sur le territoire national. C'est ce que nous défendons avec Bruno Retaillot sans complexe. Nous continuerons de le faire et oui, c'est une aspiration légitime et voyez voilà un sujet sur lequel nous pouvons unir notre pays parce que vous avez plus de 80 % de nos compatriotes qui attendent cette politique-là de fermeté en matière de sécurité et en matière de maîtrise des flux migratoires.
C'est ce que nous proposons aussi dans la feuille de route que nous demandons au premier ministre. Très rapidement, est-ce que vous pensez que nous pourrions voir ce genre de manifestation et de de rassemblement anti-immigration à Paris par exemple en France ? Je pense que si nous ne traitons pas ce sujet-là, je crains que nous puissions voir même pire parce que je pense qu'il y a des tensions extrêmement fortes dans notre pays sur ce sujet-là.
Mais vous ne souhaitez pas ce type de manifestation en France ? Mais moi, je pense que c'est aux dirigeants de prendre leur responsabilité, de mettre en œuvre les politiques qui sont attendues et il peut y avoir aussi des instrumentalisations sur ce type de sujet. Naturellement donc les les partis de gouvernement comme nous doivent traiter les problèmes et oui nous avons besoin de maîtriser les flux migratoires.
Merci beaucoup Hotman Nasc numéro 2 des Républicain d'avoir été avec nous ce matin sur sur France info. Vous êtes également vice-président de la région Île-de-Fance. Merci Mathilde Sirot.
Restez avec nous sur France Info. [Musique]
Sébastien Lecornu