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InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 22 avril 2026 7 minComplaisantActualité / polémiqueSolidarités & familleÉconomie & entreprisesÉducation & recherche

Suppression de postes dans l'économie sociale et solidaire : "On s’attaque à l’intérêt général", dénonce Benoît Hamon

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:41OuverteRéponse directe

    Vous êtes président du réseau ESS France. Est-ce que c'est l'équivalent d'un plan social, ce qu'il se passe dans l'économie sociale et solidaire ?

  • 1:34OuverteRéponse directe

    À quoi c'est dû, Benoît Hamon ?

  • 2:42RelanceRéponse directe

    J'imagine que les annonces du gouvernement sur les 6 milliards à trouver cette année ne sont pas de nature à vous rassurer ?

  • 3:07RelanceRéponse directe

    Oui, on en dépend, mais comme l'économie conventionnelle, je vais même vous dire parfois moins qu'elle...

  • 3:53OuverteRéponse directe

    Est-ce qu'il y a des secteurs, Benoît Hamon, qui sont plus touchés que d'autres par ces suppressions d'emplois dans l'ESS ?

  • 5:05OuverteRéponse directe

    Benoît Hamon, vous êtes avec nous depuis Mayotte ce matin où 15 000 élèves ne sont pas scolarisés...

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:51Invité politiqueChiffre
    « Indiscutablement, vous avez évoqué 10 000 emplois, c'était sur le dernier trimestre 2025. »
  • 1:44Invité politiqueFait
    « L'ESS, contrairement à une idée reçue, est moins aidée que l'économie conventionnelle. »
  • 1:50Invité politiqueChiffre
    « L'ESS ne pesait que pour 7% des transferts publics vers l'économie quand elle pèse 14% de l'emploi privé. »
  • 1:58Invité politiqueChiffre
    « Près d'un milliard d'euros en moins dans le dernier budget pour les associations quand on cumule les activités culturelles, l'aide internationale, le sport amateur, le lien social, la solidarité. »
  • 4:58Invité politiqueFait
    « l'économie parasitaire, c'est tout sauf nous. »
  • 5:24Invité politiqueFait
    « J'ai vu 15 000 enfants non scolarisés dans la République, c'est une folie. »

Temps de parole

  • Benoît Hamon71 %
  • Locuteur non identifié25 %
  • Locuteur non identifié 24 %

Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Locuteur non identifié

France Inter, Kevin Dufresch, le 5-7. Il est 6h21, la crise énergétique liée à la guerre au Moyen-Orient. 6 milliards d'euros d'économie supplémentaire a trouvé cette année. Un taux de chômage au plus haut depuis 5 ans à près de 8%. L'économie française en souffrance. Et voilà peut-être un indicateur supplémentaire. Plus de 10 000 emplois supprimés l'an dernier dans l'ESS, l'économie sociale et solidaire. ces associations, fondations, coopératives qui concilient activités économiques et utilités sociales et qui emploient plus de 2,5 de salariés en France. Bonjour Benoît Hamon. Bonjour. Vous êtes président du réseau ESS France.

Est-ce que c'est l'équivalent d'un plan social, ce qu'il se passe dans l'économie sociale et solidaire ?

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Benoît Hamon

Indiscutablement, vous avez évoqué 10 000 emplois, c'était sur le dernier trimestre 2025.

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Locuteur non identifié

Les destructions

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Benoît Hamon

d'emplois avaient déjà démarré au cours de l'année 2025. il y a un certain nombre de grandes organisations que vous connaissez emblématiques comme le Secours Catholique, Aide, la Coordination Sud qui regroupe toutes les ONG qui font de l'aide humanitaire qui ont annoncé des plans sociaux mais il y a toutes ces associations de proximité toutes ces organisations que

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Locuteur non identifié

l

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Benoît Hamon

'on rencontre autour de chez soi dans ce premier kilomètre où on a besoin de mobilité où on a besoin d'alimentation, a besoin de sport, de culture et toutes ces organisations aujourd'hui qui ont mis un genou à terre indiscutablement aujourd'hui. y a un vrai risque qui pèse sur la cohésion sociale en raison de cette destruction de l'emploi

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Locuteur non identifié

et d'activité. À quoi c'est dû, Benoît Hamon ? À

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Benoît Hamon

des choix politiques. Le paradoxe, c'est que l'ESS, contrairement à une idée reçue, est moins aidée que l'économie conventionnelle. Spontanément, pourrait dire qu'elle est plus aidée en raison des subventions aux associations et la Cour des comptes a montré que, pour faire grossièrement les choses, l'ESS ne pesait que pour 7% des transferts publics vers l'économie quand elle pèse 14% de l'emploi privé. Et pourtant, nous sommes l'objet de politiques qui sont des politiques de réduction des budgets. Près d'un milliard d'euros en moins dans le dernier budget pour les associations quand on cumule les activités culturelles, l'aide internationale, le sport amateur, le lien social, la solidarité.

Bon, ça a un coût. Les associations ou les organisations de l'OSS diversifient leurs revenus. Elles essayent de moins dépendre du public. Mais il y a toujours une fraction qui dépend du public parce que nous assurons une mission d'intérêt général, parce que la puissance publique nous délègue la médiation, le recyclage, les énergies renouvelables, plus elles encore. Et c'est cette part qui diminue et qui se traduit par une destruction d'emplois et au bout du compte, moins d'intérêt général et moins de cohésion sociale.

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Locuteur non identifié

J 'imagine que les annonces du gouvernement sur les 6 milliards à trouver cette année, sur les nouvelles contraintes qui pèseront sur le budget 2027 ne sont pas de nature à vous rassurer, puisque même si vous le disiez, ça pèse moins que pour le reste du privé, l'économie sociale et solidaire dépend d'un certain nombre de choix de la puissance publique ? Oui, on en dépend, mais comme

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Benoît Hamon

l'économie conventionnelle, je vais même vous dire parfois moins qu'elle, mais c'est pour ça que maintenant que le gouvernement a beaucoup pris sur le dos du privé qui concourt à l'intérêt général, qui prennent un tout petit peu à ceux qui concourent bien moins à l'intérêt général. Si je peux me permettre, mais dès lors que je vous dis que nous pesons que 7% des transferts publics et 14% de

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Locuteur non identifié

l

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Benoît Hamon

'emploi privé, l'économie parasitaire,'est tout sauf nous.

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Locuteur non identifié

Et je pense que le gouvernement

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Benoît Hamon

serait mieux inspiré s'il allait, du côté des niches fiscales, du côté des aides sans contrepartie, remettre en cause un certain nombre de ces dépenses fiscales qui n'ont que guerre de conséquences en termes d'emploi, d'investissement et d'intérêt général. Cette fois-ci, par pitié, épargnez-nous.

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Locuteur non identifié

Est-ce qu'il y a des secteurs, Benoît Hamon, qui sont plus touchés que d'autres par ces suppressions d'emplois dans l'économie sociale et solidaire ? Oui,

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Benoît Hamon

il en a. Vous savez, en fait, il y a une très belle émission, d'ailleurs de France Inter, carnet de campagne, qui illustre ça très bien. Le SS,'est ce kilomètre autour de vous, vous allez trouver une épicerie solidaire, vous allez trouver une recyclerie, vous allez trouver un club de sport, un établissement culturel, que sache encore un dispensaire, un centre dentaire géré par une mutualité, une maternité ou une crèche associative. C'est là qu'on est aujourd'hui le plus touché, c'est sur ce premier kilomètre de l'intérêt général.

C'est ça qui est préoccupant, parce que dans les faits, ce sont des droits fondamentaux pour bon nombre de Français qui, dans certains territoires, non plus qu'un service public résiduel, quelques écoles, un peu de gendarmerie en milieu rural, dans certains quartiers politiques de la ville, très peu de services publics, peu d'activités privées conventionnelles, restait l'ESS. Et si on s'attaque à l'ESS, on s'attaque à la fois à l'économie et à l'intérêt général. C'est pour ça que j'ai plaidé, moi, auprès de Sébastien Lecornu, j'ai plaidé auprès de Percy pour que on fasse une pause sur ces prélèvements, en quelque sorte, qui sont ceux de l'État, à l'endroit d'une économie qui fait du

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Locuteur non identifié

bien. Benoît Hamon, vous êtes avec nous depuis Mayotte ce matin où 15 000 élèves ne sont pas scolarisé. Pourtant, le ministère de l'Éducation nationale va supprimer des classes et donc des postes d'enseignants. Les structures de l'ESS, elles jouent un rôle important à Mayotte, vous avez pu le constater ? Mayotte,

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Benoît Hamon

c'est impressionnant. Je vous avoue que j'ai été assez bousculé parce que j'ai vu 15 000 enfants non scolarisés dans la République, c'est une folie. Et quand vous savez que ceux qui sont scolarisés le sont parfois seulement deux matinées par jour, vous imaginez. Il y a ici un attaque qui n'est pas absent, mais qui est démissionnaire dans certains aspects de ses missions fondamentales. qui compense tout cela ? Des organisations de l'économie sociale et solidaire. J'ai rencontré, moi, des associations qui font, tenez-vous bien, rien de ce que je vais dire là ne va, qui font des classes d'enfants non scolarisés.

C'est délirant qu'on puisse entendre ça, avec des professeurs volontaires, avec des bénévoles, parfois avec des salariés, qui font classe à des enfants qui devraient être scolarisés.

Et ce qui est particulièrement choquant, c'est qu'à une époque, on parle beaucoup des droits et des devoirs, on voit là que ce qui relève des devoirs de la puissance publique justement de l'état de droit ces engagements ne sont pas tenus alors il a des circonstances spécifiques je ne jette pas la pierre à tout le monde mais il y a eu des plans d'urgence pour un certain nombre de territoires là il est crucial qu'à Bayotte, sur au moins l'éducation et la scolarité on mette les enfants dans les écoles si on veut éviter des problèmes d'insécurité comme on connaît Mayotte aujourd'hui, qui seraient encore plus graves dans 10

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Locuteur non identifié

ans. Benoît, mon président du réseau ESS France, merci d'avoir été l'invité de France Inter ce matin et bonne journée. Merci à vous.