Budget 2026 : l’opposition menace de censure
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
- L.Sénéchal: Pour l'instant, on va voir que ce plan est rejeté à la quasi-unanimité par la classe politique, à l'exception des LR, qui proposent des modifications. - F.Bayrou: Je dis "moment critique" parce que l'urgence est là. - Les annonces de F.Bayrou à la une de la presse.
Le gouvernement fait le service après-vente pour faire accepter son budget. Pas d'austérité... - A.de Montchalin: C'est un budget de liberté pour les Français. - Pas de gel du salaire des Français. - A.de Montchalin: C'est une année de stabilité.
On n'a pas de nouvelles hausses de salaires. - Pour les ministres, l'heure est grave. La dette explose.
Il faut tailler dans le vif. Y compris avec des idées inédites dévoilées par leur chef hier. - F.Bayrou: Il faut travailler plus, il faut que toute la nation travaille plus pour produire et pour que l'activité du pays dans son ensemble soit plus importante dans l'année et pour que la situation de la France s'améliore.
Je propose donc que 2 jours fériés soient supprimés pour tout le pays. - Dans le viseur: le 8-Mai et le lundi de Pâques. Tollé dans les rangs des oppositions. - J.-P.Tanguy: Ce n'est pas une idée, supprimer des jours fériés.
C'est un effet politique. Nous ne sommes pas un pays du tiers-monde qui doit exploiter les Français parce que le gouvernement est incapable de faire des économies. ... - L'Etat veut trouver près de 44 milliards d'euros et ramener le déficit à 4,6 % du PIB.
F.Bayrou annonce Une année blanche, une baisse des dépenses de santé, mais aussi la diète pour la fonction publique. 3000 postes supprimés et 1/3 des départs à la retraite ne seront pas remplacés. - E.Lombard: Il faut réduire le déficit afin de stabiliser la dette.
Pour réduire les déficits, il y a plusieurs méthodes. Il y a diminuer les dépenses de l'Etat. Nous le faisons très activement pour 30 milliards de mesures. - Le Medef a applaudi.
Les Républicains veulent que le gouvernement aille encore plus loin dans les économies. - L.Wauquiez: Le plan qui a été présenté hier par F.Bayrou a au moins le mérite de chercher des solutions.
Ce que je constate depuis hier, c'est la somme des réactions irresponsables de tous ceux qui rejettent tout en bloc. La conviction de la Droite républicaine, c'est que ce n'est pas comme ça qu'on sortira le pays de l'impasse. - Le gouvernement promet des hausses de recettes et réfléchit à la suppression de niches fiscales.
Insuffisant pour LFI et la CGT. Ils sont vent debout et prévoient des manifestations à la rentrée. - E.Coquerel: Les 3/4 des mesures annoncées aujourd'hui, celles qui sont précises, sont celles qui attaquent les services publics, les prestations, les retraités.
Celles qui ne sont pas précises, dont on ne connaît ni l'ampleur ni le contour, ce sont les quelques mesures promises pour attaquer les plus privilégiés. - S.Binet: Nous appelons l'ensemble des travailleurs à se syndiquer dans leurs entreprises pour que, ensemble, nous puissions nous mobiliser à la rentrée. - Le gouvernement Bayrou menacé aussi de censure.
C'est déjà acté du côté du RN. - C'est la fin de l'histoire. F.Bayrou écrit le dernier chapitre de son histoire à Matignon. - Le Premier ministre misera sur un soutien du PS pour passer son budget.
Tractations en vue, mais pour le moment, le PS n'est pas du tout convaincu. - C'est à F.Bayrou de nous dire quelles sont les marges de négociation. - O.Faure: Sur les bases actuelles, la perspective actuelle et la censure... - Rendez-vous lors des débats sur le budget à l'Assemblée, le vrai moment de vérité pour F.Bayrou. - L.Sénéchal: Question.
On vient de voir une position de principe de départ, qui est de s'opposer à ce plan. - N.Saint-Cricq: Avec, à chaque fois, "dans les conditions actuelles"...
ça ne marche pas". Par ailleurs, c'est la même chose que dit B.Retailleau.
Il y a des nuances. On est dans la nuance du "très inacceptable" ou "pas si mal", mais il faudra changer les choses. La position des socialistes n'est pas un rejet à la LFI.
Ca traduit différente personnes qui peuvent composer la philosophie du PS. F.Hollande a dit qu'il voterait la censure parce que le RN ne la votera pas et que le gouvernement ne tombera pas.
Il va y avoir une négociation entre la ligne N.Mayer-Rossignol et la ligne plus dure. Il y a les municipales.
Ils ne sont pas forcément prêts. E.Macron ne veut pas de dissolution...
S'il y en avait une, ce ne serait pas une bonne nouvelle pour l'opposition. - L.Fritel: Ils ont dit plusieurs fois, notamment au congrès, qu'ils ne se réallieraient pas avec LFI.
Même en cas d'accord national...
Du côté du PS, il n'y a pas du tout une envie de censurer. Au contraire, ils sont embêtés, au vu des échéances qui arrivent. - L.Sénéchal: Il y a une mise en garde d'E.Coquerel, président de la Commission des finances.
Il dit que le gouvernement souhaite des discussions. Mais il espère que les socialistes n'iront pas. Il est déjà en train de penser qu'ils iront. - D.Seux: Avec E.Lombard, le ministre de l'Economie, le grain à moudre est du côté des hausses d'impôts des plus aisés.
Vis-à-vis de leur électorat socialiste, c'est très frappant. 2e raison, c'est faire mordre la poussière à E.Macron qui, depuis 2017, est contre et ne veut pas bouger là-dessus.
Il y a un signal intéressant dans ce qu'a dit F.Bayrou sur ce sujet. Il a dit: "Fromage et dessert." En 2025, il y a une contribution sur les hauts revenus, au-delà de 250 000 euros pour une personne seule et 500 000 euros pour un couple.
Elle existe déjà. Elle est reconduite. Par ailleurs, il a annoncé une autre mesure, sur le capital improductif.
On ne sait pas très bien ce que c'est. Si on décrypte, ça veut dire l'argent qui est logé dans les holdings. Les dividendes.
C'est fromage et dessert alors qu'on attendait seulement fromage. - L.Sénéchal: C'est la taxe Zucman? - D.Seux: On ne sait pas.
G.Zucman est un économiste qui a réussi à faire signer par 8 prix Nobel américains un texte dans "Le Monde". Son idée est de créer une taxe sur le patrimoine des 800 plus grandes fortunes françaises. ...les 1800 plus grandes fortunes françaises. - L.Sénéchal: Ceux qui ont plus de 100 millions d'euros.
C'est 2 % du capital chaque année. Ils paient la différence. Question. - D.Seux: Entre 20 et 30, selon les estimations.
La gauche y est évidemment favorable. Elle est ravie de ce texte dans "Le Monde" et du soutien des prix Nobel. Elle dit qu'ils ont beaucoup gagné d'argent et peuvent en rendre un petit peu
François Bayrou