L'interview politique intégrale d'Eric Zemmour sur RMC
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On va revenir bien sûr sur les émeutes, on va revenir aussi sur la fraude sociale, on va revenir sur plusieurs points que vous continuez à mettre en avant aujourd'hui. Mais d'abord, les émeutes. Deux semaines après, on commence à avoir un premier bilan. D'abord un bilan chiffré, 650 millions d'euros de dégâts. Et puis un bilan sur le fait que le retour au calme, il perdure. Le calme est en effet revenu. Si on vous avait écouté, au moment où on se parle, on serait en état d'urgence. Il n'y avait pas besoin finalement.
Disons que c'était une mesure républicaine de mise au pas des émeutiers. Il y en a eu une autre, manifestement, selon toutes les informations qui nous arrivent. C'est que ce sont les dealers et les imams qui ont sifflé la fin de la récréation.
Les dealers et les imams qui ont sifflé...
Vous savez, vous êtes journaliste, Apolline de Malherbe. Oui, comme vous d'ailleurs, vous l'étiez. Voilà, exactement. Donc moi, je continue à me renseigner.
Mais moi, j'ai vu aussi les forces de l'ordre. Oui, j'ai reçu le maire de la Hille-et-Rose, par exemple. Vous avez tout à fait raison. Vous avez dit que les forces de l'ordre avaient été très présentes.
Non. Pour vous, c'est les dealers et les imams. Oui. Ne mélangez pas tout. Les forces de l'ordre, évidemment, ont été très présentes. Même elles ont été engagées comme jamais. 45 000 policiers. Mais ça ne veut pas dire que ce sont les policiers qui ont rétabli l'ordre. Vous voyez, il y a une différence. Ils ont été, au contraire, submergés. Ils ont été souvent, parfois, bastonnés, dominés, parce qu'il y avait... Les émeutiers étaient en surnombre. On reviendra, d'ailleurs, sur les statistiques données par le ministère de l'Intérieur. Et puis, il y avait, en plus, des consignes de ce ministère de l'Intérieur de ne pas aller au contact, d'éviter tout contact avec les émeutiers.
Donc, moi, je pense...
Je précise, effectivement, pour avoir été journaliste, dès le premier jour de ces émeutes et avoir écouté, enquêté, on avait nos reporters partout sur le terrain, les contacts devaient être évités, notamment le premier jour, pour ne pas envenimer la situation. Ça n'était pas le cas ensuite. Et d'ailleurs, on a vu un certain nombre d'images qui montraient des arrestations, parfois musclées.
Oui, des arrestations, parfois musclées, comme vous dites, c'était la BAC, etc. J'ai vu comme vous. Il n'empêche que je vous dis, moi, que ce n'est pas la police qui a rétabli l'ordre. Ce n'est pas la police. Nous serions encore, en période d'émeute, s'il n'y avait eu que la police. Je pense que ce sont, effectivement, d'abord les dealers qui ont arrêté et les imams qui ont fait pression.
Ce sont les imams qui ont fait pression sur les... J'ai dit les... J'ai dit les... Alexis, David, Dylan, Enzo, Hugo, Jordan... Alors là, j'ai vu, j'ai vu, j'ai vu, oui, bien sûr. Je ne sais pas, je...
Oui, oui, j'ai vu ça.
Je reprends votre rhétorique, vous parlez souvent des prénoms.
Ah, ben, justement, c'est intéressant parce que là, je vois qu'il n'y a plus... Il n'y a pas que moi. Effectivement, on se sert des prénoms pour montrer l'origine ethnique, culturelle, etc.
Ce sont des prénoms qui ont été donnés, effectivement, par le ministère de l'Intérieur. Je ne vous le fais pas dire. Gérald Darmanin qui a précisé qu'il y avait beaucoup de Kevin et de Matteo parmi les émettés.
Alors, vous savez, ça me rappelle un vieux film avec Jean Gabin que Darmanin, d'ailleurs, connaît sans doute parce que je sais, comme moi, il aime ce genre de vieux film. Et à un moment, Jean Gabin, à qui on dit « il y a aussi des patrons de gauche » répond « oui, il y a aussi des poissons volants, mais ce n'est pas la majorité du genre ». Eh bien, c'est exactement la même chose avec votre Matteo et vos Nicolas. J'aimerais que vous me donniez les statistiques, parce que je veux bien qu'il y en ait eu un, voyez-vous.
Mais évidemment, d'ailleurs, on le voyait aux images, l'énorme majorité, je dirais même, il n'y a pas de mot pour dire à quel point c'est majoritaire, s'appelle Mahomet et ou Ali et compagnie. Mais vous avez des statistiques, vous ? Non, mais si vous voulez...
Vous avez peut-être d'autres informations, parce que vous me dites que vous savez mieux que les journalistes, dites-nous.
Écoutez, oui, c'est évident. Voilà. C'est évident, ça se voit à l'œil nu. Demandez aux policiers. Donnez-nous, puisque vous vous amusez avec le ministère de l'Intérieur, vous relayez... Vous vous amusez ce qui vous parlez ? Vous reliez, je dis BFM, parce que c'est BFM qui a relayé les prénoms du ministère de l'Intérieur, les plus répandus dans ces émeutiers. Je n'y crois pas une seconde. Je vais vous dire, moi, je pense qu'il y a eu 80-90% de Mohamed et d'Ali. Et qu'il y a eu un Nicolas, un Mathéo, un, comme vous dites, et qu'on a fait l'amalgame.
Parce que tout le travail, vous avez dit, c'est fini depuis deux semaines, tout le travail aujourd'hui des médias et de la classe politique, et en particulier du gouvernement, c'est d'établir un contre-récit pour dire, soi-disant, que tout ça n'a rien à voir avec l'immigration. Alors moi, je vais vous dire aujourd'hui, à Boline de Malherme, je ne participe pas de ce contre-récit. Et je vous dis qu'on peut donner plein d'explications, qui ne sont pas insensées, qui ne sont pas idiotes.
On ne peut pas, j'ai entendu qu'on parlait des réseaux sociaux, qu'on parlait de l'éducation dans les familles, de l'autorité, d'une famille monoparentale, de la pauvreté, même si vous voulez, on peut en parler. Mais il y a les raisons résiduelles, marginales, et il y a la raison, l'éléphant dans la pièce. La raison, c'est l'immigration.
La raison ?
La raison, absolument. C'est simplement que nous avons fait venir, et nous avons accepté de recevoir sur notre sol, depuis 40 ans, des millions de personnes qui, pour beaucoup, ne veulent pas être françaises, en particulier. D'ailleurs, c'est la première fois dans l'histoire de France que ça arrive, car nous sommes non pas un pays d'immigration, la bêtise que j'entends tout le temps, mais un pays qui reçoit une immigration depuis à peu près maintenant 150 ans.
Donc quand vous dites l'immigration, vous parlez y compris de ceux qui ont la nationalité française. Mais bien sûr. Là, pour le coup, je reprends les statistiques du ministère de l'Intérieur, on va voir si vous êtes d'accord ou pas, mais enfin, le ministère de l'Intérieur dit 90% avec la nationalité française.
Je le crois tout à fait.
Ah ça, par contre, oui. Bien sûr. D'accord, donc il y a des statistiques que vous prenez, d'autres...
Si vous voulez, là, on voit bien que Gérald Darmanin nous a refait un stade de France. Vous savez, vous vous souvenez, l'année dernière, il avait vu des supporters anglais comme prédateurs et comme assaillants de... Pour la fameuse finale de la Ligue des Champions. On sait maintenant qu'il a menti. Voilà. Eh bien, il refait la même chose avec ses prénoms. En revanche, il n'y a pas de raison de ne pas croire que 90% sont nationalités françaises. Mais qu'est-ce que ça veut dire, une nationalité française ? Parce que vous ne vous rendez même pas compte, et Darmanin non plus, que quand il dit ça et quand vous reprenez ça, c'est encore plus grave que ce que vous pensez.
Parce que si ça avait été des étrangers, ça voudrait dire que c'était des étrangers contre les Français. Là, c'est pire. Ce sont des Français qui détestent la France. Ce sont des Français qui s'en prennent aux mairies, aux écoles, aux commissariats par haine de la France et des Français. Donc nous avons forgé depuis 40 ans un peuple de Français qui détestent la France et les Français. Français. Et c'est ça le résumé de ces émeutes. Et c'est ça le résumé de notre politique folle d'immigration depuis 40 ans. Je le dis depuis longtemps. Nous avons un peuple dans le peuple. Nous avons une autre civilisation qui avait souche sur notre sol. C'est une guerre civile pour vous ?
C'est une guerre civile parce qu'ils sont administrativement français.
Ça veut dire quoi, administrativement français ?
Ça veut dire qu'ils ont un cadre d'identité française. Ça veut dire qu'ils sont administrativement français. Mais qu'en vérité, ils détestent la France. Et qu'ils se sentent, ils se ressentent. D'ailleurs, ils ne le cachent pas. Et je loue leur franchise. Quand on vous les interrogez, la plupart d'entre eux disent « Mais non, nous on est algérien, on est marocain, on est malien, on est musulman » puisque l'islam n'est pas seulement une religion mais aussi une identité nationale avec la fameuse Oumma. Donc voilà où nous en sommes aujourd'hui. Nous avons un autre peuple qui a fait souche sur notre sol.
Il y a un certain nombre de points sur lesquels je voudrais revenir. Notamment des accusations que vous portez contre cette fameuse liste, cette liste des prénoms. D'abord, vous précisez que ce n'est pas une liste qui nous a été donnée par le ministère de l'Intérieur ou par quoi que ce soit. Mais d'ailleurs, si ça avait été le cas, ça fait partie de notre métier. C'est vous qui me l'avez dit ? Ça fait partie de notre métier d'aller chercher. Oui, bien sûr. C'est une liste qui a été consultée chez les forces de l'ordre qui eux-mêmes ont eu accès à ça.
Et par ailleurs, évidemment, lorsque moi je vous ai posé la question puisque vous avez dit « Merci les imams » et que moi je vous dis « Alors ce sont donc les imams ou les dealers. » Mais en l'occurrence, quand vous dites imam, je vous disais, je vous répondais « Est-ce que ce sont les imams qui ont dit à Alexis, à Brian, à David, à Dylan, à Enzo ou à Hugo de faire ceci ? » Je précise également que la liste elle-même, elle est en effet exhaustive du nombre de prénoms les plus retrouvés parmi les émeutiers. Il y a également parmi ces noms Mohamed, Nassim, Ryan, Théo, enfin Yassine, Yanis, vous m'obligez à faire finalement une sorte de distinction.
Entre les prénoms, mais je voudrais donner la liste exhaustive.
Mais ma chère Apolline de Malherbe, cette distinction est faite par le nombre. Vous ne voulez pas admettre le nombre. Moi je vous prends le pari qu'il y a dans votre liste, dans tous les émeutiers, 80 à 90% de Ali et de Mohamed. Il n'y a pas 80 à 90% de Nicolas ou de Hugo. C'est ça ou j'appelle ça un mensonge. Voilà, j'appelle ça un mensonge du ministère de l'Intérieur et de la chaîne BFM.
Éric Zemmour, du coup vous dites quoi ? Merci aux imams, merci aux dealers ?
Merci aux dealers, oui bien sûr. Si j'ose dire, non.
En tout cas, c'est-à-dire que les imams veulent la paix, veulent un retour au calme ? Je veux dire, je tire votre fil. Je ne m'imaginais pas une seule seconde de me retrouver dans ce genre de question. Vous vous diriez que finalement c'est merci les imams et merci les dealers à qui on doit ce retour au calme. Mais certes, je vous écoute.
Je vous remercie. Vous vous souvenez, il y a quelques années, il y avait eu des affrontements à Dijon, vieille ville française, entre les Tchétchènes et les Maghrébins.
On se souvient des images, effectivement, de ces très lourds affrontements au pied des imams.
Absolument, entre trafiquants, en vérité, entre dealers, Maghrébins et Tchétchènes. Et qui a fait la paix ? Est-ce que ce sont les forces de l'ordre, chère Apolline de Malère ? Non, ce sont les imams, qui vous pouvez consulter les archives de l'époque, il y a 3 ou 4 ans. Donc ce n'est pas du tout, croyez-moi que c'est tout à fait crédible ce que je vous dis. Et d'ailleurs, certains le racontent, certains en parlent. Et c'était déjà eu lieu lors des émeutes de 2005. Je tiens à le dire, déjà en 2005, les dealers et les imams avaient sifflé la fin de la récréation. Parce que vous comprenez, qu'est-ce qui s'est passé ? Qu'est-ce que c'était que ces émeutes ?
Parce que là, on traîne, si j'ose dire, dans l'explication. Ces émeutes ne sont rien d'autre qu'une démonstration de force. Une démonstration de force du peuple indigène, comme disent les indigènes de la République, en renversant les termes. Enfin, ils ont montré leur force et ils ont montré qu'ils pouvaient déborder la police. Parce que là aussi, il y a un autre mensonge. Quand je vois M. Darmanin dire qu'il y avait 7500, a-t-il dit, c'est ça ? Et Meutier, ils plaisantent. Ça, c'est encore le coup des supporters anglais. Pourquoi ils plaisantent ? Ils plaisantent, je vais vous dire pourquoi. Il y a eu 3500 à 4000 interpellations.
Il y a eu, je crois, 200 enseignes de la grande distribution brûlée, 250 écoles, des centaines de commissariats, 250 agences bancaires.
3900 biens de professionnels et de collectivités locales sinistrées, c'est le bilan de ce matin.
Et à 7000, ils font tout ça. Et à 7000, ils submergent 45 000 fonctionnaires de police. Non. Moi, j'ai lu une interview à tout moment remarquable, que je vous recommande, mais que vous avez sans doute lu, de M. Pierre Brochamp, grand ambassadeur et grand patron de la DGSE, qui s'y connaît un petit peu. Et qui évalue entre 100 et 200 000 le nombre des émotions.
Pierre Brochamp, qui a donné une interview à votre ancien journal, Le Figaro, il est l'ancien patron de la DGSE. Et il a eu cette expression, que vous reprenez, si nous en sommes là, c'est à cause d'une immigration de peuplement massif. Voilà. C'était une interview dans Le Figaro de la semaine dernière. Il évalue entre 100 et 200 000, la Pauline de Malherbe. Vous me parlez des émeutes. C'est pas à 7000. Je voudrais revenir à la DGSE.
Vous comprenez pourquoi il dit 7000 ? Il dit 7000 parce qu'il veut faire croire à l'infime minorité.
Quand il, Gérald Darmanin ?
Gérald Darmanin, pardon. Gérald Darmanin veut faire croire à la théorie fumeuse de l'infime minorité.
Mais quel avantage il aurait à ça ?
Ma chère, à calmer les choses et à faire que les Français ne comprennent pas que l'immigration est le cœur de tout cela. Et que c'est la mère des batailles. C'est cela. Il ne veut pas qu'on mette l'immigration au cœur de ce sujet. D'ailleurs, il le dit. Ça n'a aucun rapport avec l'immigration.
Éric Zemmour, à la genèse de ces émeutes, il y a la mort d'un jeune homme, Naël. Vous avez vu, comme nous tous, la vidéo de l'instant où Naël meurt. Qu'est-ce que vous ressentez quand vous voyez cette vidéo ?
Écoutez, plusieurs choses. D'abord, c'est toujours terrible un jeune homme de 17 ans qui meurt. On est les êtres humains tous. Donc évidemment qu'on a un sentiment d'émotion par rapport à un être humain qui meurt. Et en plus, jeune. J'ai des enfants, ça me parle comme on dit. Deuxièmement, je me méfie beaucoup des images.
Vous me méfiez des statistiques.
Oui, absolument, chère Apolline de Melle, je me méfie. Oui, je me méfie parce que j'ai appris à m'en méfier. Vous voyez, j'étais jeune et j'étais naïf. Aujourd'hui, je le suis moins. Troisièmement, je me dis que ce jeune homme, puisqu'on l'a surnommé Petit-Ange, avait beaucoup de tâches sur ses ailes.
On l'a surnommé Kylian Mbappé dans un truc.
Absolument. Il avait beaucoup de tâches sur ses ailes. En fait, c'était un petit voyou qui avait déjà...
Ça change quelque chose ?
Non, ça ne change pas quelque chose, mais c'était un petit voyou. Quand on est un petit voyou, on prend des risques. Quand la police vous arrête, moi, je ne fonce pas avec ma voiture, sans doute volée. En tout cas, une belle berline... Louée, c'est en utile. Louée, oui. Il y a des moyens, ce garçon, à 17 ans. Excusez-moi, c'était un petit voyou qui a pris ses risques. C'est triste qu'il meurt, bien sûr. Il ne méritait pas de mourir comme ça, mais c'est les risques du métier, si je veux dire. Et le policier ? Et le policier, je crois que c'est... Je ne le connais pas. Je crois que c'était un policier plutôt bien noté.
Non, non, mais je vous parle de la vidéo. Vous, Éric Zemmour, face à cette vidéo... Non, mais moi, je vous dis... Quand vous la voyez, à aucun moment, vous vous dites... Tiens, il y a un truc qui...
J'attends, si, bien sûr. Sur la vidéo, effectivement, on se pose des questions. Mais moi, je vous répète, je me méfie de la vidéo. J'ai déjà vu des images, souvenez-vous, de l'affaire Théo. Il y avait des images aussi. Le jeune homme qui avait accusé les policiers de l'avoir agressé, il y avait des images. Sous François Hollande, il y avait des images. Et on a accusé les policiers. Et comment ça s'est fini ? Ça s'est fini qu'on a découvert qu'en fait, ce jeune Théo arrêtait les policiers pour qu'il n'arrête pas des trafiquants de drogue qui étaient ses copains. Voilà.
Mais là, pour vous, le contexte, c'est-à-dire que autant... Alors, les informations sur les tâches sur les ailes du petit Naël, ça, vous retenez. Mais l'inquiétude sur l'acte du policier, ça, non ?
Moi, par principe, je défends la police. Car aujourd'hui, je considère qu'il n'y a plus qu'elle qui défende l'État et la France. Premièrement. Deuxièmement, je remarque que quand je développe des théories qui essayent d'englober, pour analyser ce qui nous arrive dans ce que l'on appelle un peu vite des faits divers, que je parle de francocide, on me dit que c'est un abus de langage et c'est une généralisation hâtive. Là, je remarque que quand il y a un policier qui tue un jeune voyou, on dit que c'est la police qui tue. Alors là, on n'a pas peur des généralisations.
Techniquement, c'est un policier qui a tué.
On a un policier. Ce n'est pas la police. On parle de racisme systémique, je vous le rappelle. Donc, si vous voulez, moi, je vois simplement que la police protège la France et les Français et que c'est le dernier corps à protéger la France et les Français.
Vous avez mis des sous dans la cagnotte ?
J'ai mis des sous dans la cagnotte ? Non, je n'ai pas mis des sous dans la cagnotte, mais j'aurais pu. Vous auriez pu ? Oui.
Ça ne vous a pas choqué, vous, cette cagnotte ?
Pas du tout.
Je rappelle que la cagnotte, elle a été mise en place par Jean Messia, qui était votre porte-parole.
Oui, absolument. Et il a eu une très bonne idée. Et je trouve que là, les Français ont pu manifester leur soutien à ce policier. Maintenant, je voudrais dire que vous ne m'interrogez pas sur qu'est-ce qu'on doit faire après. Si, si, ne vous inquiétez pas, on a le temps. Allez-y, je vous en prie.
Allez-y, justement.
Qu'est-ce qu'on fait après ? Parce que, si vous voulez, maintenant que l'ordre est établi, on passe à la deuxième étape. La deuxième étape traditionnelle, c'est-à-dire qui paye pour la réparation de ces exactions.
Pour vous, c'est aux parents de payer.
Ah oui. C'est d'abord aux délinquants eux-mêmes, aux émeutiers, quand ils sont majeurs, qu'ils ont de l'argent.
Les premières décisions en comparaison immédiate ? La fermeté des décisions de justice ?
Oui, je dirais la rapidité, c'est déjà ça. Mais vous savez, c'est un peu moins mal que d'habitude. On dira ça. Mais moi, je dirais beaucoup plus loin. Je dirais qu'il faut que ces gens-là payent. Ce n'est pas aux Français de payer pour eux. La solidarité nationale en a soupé, surtout pour des gens qui ne se sentent pas appartenir à cette nation.
Ça veut dire quoi, payer ? Ça veut dire leur supprimer quoi ? Les allocs ?
Ça veut dire, un, les faire payer, ceux qui sont arrêtés. Deux, quand les jeunes sont mineurs, puisqu'on a dit qu'il y avait un tiers de mineurs, c'est supprimer les allocations sociales que touchent leurs parents. Trois, c'est décréter des travaux d'intérêt général. Ils ont détruit, ils reconstruisent. Ça les éduquera un peu.
Donc reconstruire tous les bâtiments qui ont été endommagés, voire détruits.
Absolument. Et quatre et quatre. On a dit qu'il y avait à peu près 30% de mineurs. Donc ces gens-là devaient avoir la nationalité française à 18 ans. Moi, je dis qu'ils ne devront pas avoir cette majorité et cette nationalité.
Pour ceux qui ne l'ont pas ?
Bien sûr, pour ceux qui ne l'ont pas.
Mais vous n'avez pas supprimé ceux qui l'ont ?
Alors, ça c'est une autre question. Est-ce qu'il faut déchoir de leur nationalité ? Vous traitez deux questions, pardonnez-moi. La première, je dis ceux qui vont avoir 18 ans. Et vous savez que le droit du sol...
On a bien compris, vous estimez qu'à 18 ans, ils ne doivent pas obtenir la nationalité. Exactement. Ils ne méritent pas la nationalité. S'ils ont participé à ces émeutes.
Exactement. Deuxièmement, ceux qui ont participé à ces émeutes et qui sont de nationalité française. Pour la plupart, encore une fois, à part le Nicolas que vous avez trouvé... Enfin, qu'on a trouvé, c'est pas ici, on trouvait.
Honnêtement, il y a un moment où quand même, il faut dire les choses et arrêter de jeter l'opprobre.
Bien sûr. Ces gens-là ont pour la plupart une double nationalité. Ils sont pour la plupart franco-algériens, franco-marocains, franco-tunisiens, franco-maliens. Pourquoi je suis persuadé de cela ? Parce que tout simplement, la législation de ces pays interdit à ces ressortissants de rompre avec leur nationalité d'origine de leurs parents, de leurs grands-parents. Donc, ils sont algériens, de père en fils marocains. Donc, ces gens-là ont tous une double nationalité. Donc, je propose de déchoir de la nationalité française tous ces gens qui ont participé aux émeutes. Je pense que...
Et donc, de les renvoyer, quel que soit le délit, dès le premier euro de dégâts, dès le...
Oui, absolument, dès le premier euro de dégâts. Oui, ça, je ne fais pas de différence selon la somme...
Le simple fait d'avoir participé à ces émeutes, comme vous, on perd la nationalité française si l'on a une autre nationalité.
De toute façon, c'est dans le cadre d'une mesure beaucoup plus large, puisque, comme vous le savez, vous m'avez suivi pendant la campagne présidentielle, j'ai proposé pendant la campagne présidentielle que soient déchus de la nationalité française tous les doubles nationaux qui étaient délinquants, qui étaient criminels après avoir accompli leur peine, qui étaient fichesses, ou même d'ailleurs qui étaient chômeurs de plus de six mois. Alors, je considère qu'ils n'auront rien à faire en France, qu'ils coûtent très cher à la France, et qu'ils feraient mieux dans leur pays. Donc, dénaturalisation, expulsion. Voilà, c'est assez simple.
Et pour ce qui est de l'éducation, est-ce que vous estimez qu'il y a beaucoup encore à faire, là aussi ?
Qu'est-ce que vous voulez dire d'éducation ?
On sait que l'un des piliers aussi de reconquête, de reconstruction, je ne vais pas reprendre reconquête, c'est le titre de votre parti, mais c'est aussi de travailler sur la question de l'éducation. On sait, vous avez parlé de privilèges pour tous ces jeunes. D'ailleurs, c'est un mot quand même qui est un peu troublant. Vous avez parlé à propos des HLM, que ce seraient des privilèges, des allocations, que ce seraient des privilèges. Est-ce que le fait d'être souvent dans des zones éducatives difficiles, pour vous, c'est quand même un privilège ? Ça reste un privilège ? J'ai du mal avec ce mot privilège.
Je comprends, mais je vais vous expliquer. Vous savez, moi, j'ai eu le privilège de grandir en banlieue. Là où on grandit, c'est jeune. Exactement. Je connais très bien Stain, je connais très bien Drancy, je connais très bien Montreuil. Vous voyez, et le reste de ma famille habitait dans toute la Seine-Saint-Denis. Il n'y en a plus, d'ailleurs, qui habitent là-bas, vous savez. Parce que, comme vous le savez, il n'y a quasiment plus de juifs en Seine-Saint-Denis. Et je vais vous dire pourquoi. Pourquoi c'est devenu un enfer ? Ce n'est pas devenu un enfer parce que c'était un enfer. C'est parce que les populations qui sont venues après nous l'ont rendu un enfer.
Ce n'est pas exactement la même chose. Donc, si vous voulez, quand je parle de privilèges, je parle de privilèges multiples, par exemple, de dépenses publiques que nous avons données à ces quartiers. Plus de 100 milliards depuis 40 ans, la Pauline de Malherbe.
Et vous appelez donc à une fin des privilèges dans ces quartiers. Éric Vigmore, c'est fini, il est 8h54, mais je ne peux pas finir sans dire quand même que vous avez insulté le travail d'enquête de nos journalistes, de nos journalistes notamment du service police-justice, qui ont travaillé sur l'origine et les prénoms des émeutiers. Et je tiens à leur rendre hommage pour le travail d'enquête qui a été remarquable et qui a été fait tout au long de la couverture de ce travail d'enquête. Vous êtes vous-même journaliste, vous l'avez longtemps été, vous aimez bien maintenant leur cracher dessus. Éric Vigmore, président de Reconquête, je vous reçois ici et vous avez eu le temps de vous exprimer.
Il est 8h55, pardonnez-moi, sur AMC et BFM TV.
Merci à Pauline de Malherbe.
Éric Zemmour