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interviewRMC (sur YouTube)· 5 septembre 2023 12 min

Gabriel Attal dresse le bilan de la rentrée scolaire sur RMC

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

c'est à dire que jusqu'à lors et vous n'êtes pas le premier ministre de l'éducation que j'ai en face de moi et que je l'ai interviewé j'ai interviewé vos deux prédécesseurs c'est-à-dire Jean-Michel Blanquer et Papen DIY et sur des questions comme la Baya honnêtement ça a louvoyé on a compris que Jean-Michel Blanquer a été Papou mais il l'a jamais complètement à 100% assumé pas peine direct quand je l'interrogeais avait l'air presque dire une idée pas comprendre pourquoi on lui posait la question en tout cas estimer que ça n'était pas son rôle de trancher vous vous êtes arrivés et ce et en même temps vous avez dit non ça suffit moi je crois que la laïcité elle doit s'appliquer de manière pleine et entière et la laïcité je pense rassemble beaucoup de Français l'école elle est gratuite elle est pour tout le monde et elle est laïque et moi je veux pas d'une école où on pourrait identifier la religion des élèves en les regardant je pas d'une école ou il y aura une forme de pression sur certains ou certaines en l'occurrence pour s'habiller d'une certaine façon parce que on verrait tout d'un coup un vêtement qui manifeste une appartenance religieuse se développer dans cette école donc oui j'assume d'avoir pris cette décision et de faire appliquer cette règle mais encore une fois qui n'est que l'application à mon sens et au sens de beaucoup que je vois sur les plateaux beaucoup d'experts beaucoup de juristes de la loi de 2004 qui proscrit dans l'enceinte des établissements scolaires des signes manifestants ostensiblement une appartenance religieuse les Français vous donnent plutôt raison dans tous les sondages qui ont été faits depuis votre annonce c'est un succès d'opinion les Français sont d'accord avec vous plus de 70% des Français se disent favorables à cette interdiction de la Baya y compris les électeurs de la France insoumise y compris parmi les professeurs mais arrivé à vous après papel après Jean-Michel Blanquer moi j'ai quand même une question ça y pense quoi le Président il a eu l'occasion de le dire il l'a dit la semaine dernière il la redit hier soir et surtout il a fait un discours très important sur la question de la laïcité au Mureaux vous vous en souvenez il y a quelques années il a nommé papa avant de vous nommer vous enfin j'aimerais savoir quel est le fil rouge écoutez moi ce que je peux vous dire c'est que je crois que tous mes prédécesseurs étaient attachés évidemment respect de la laïcité ensuite il y a un sujet qui est compliqué sur la question de la Baya qui a un phénomène on va dire plutôt récent il y a quelques années qui s'est développé assez rapidement dans nos établissements scolaires 120% d'augmentation sur un an et voilà moi j'ai été nommé à ce poste je suis pas là pour donner des leçons à mes prédécesseurs j'étais nommé à ce poste et j'ai considéré qu'avant cette première rentrée dans mes nouvelles fonctions de ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse je devais à l'école de la public mais aussi au chef d'établissement aux principaux principaux adjoints proviseur proviseur adjoint CPE une clarté sur la règle pour qu'il puisse vous allez nous donner dans un instant d'ailleurs le bilan de la journée d'hier précisément sur ce point mais finalement si je relis effectivement depuis le début d'Emmanuel Macron à l'Élysée je me dis au fond qu'est-ce qui nous dit que le prochain ministre sera pas à nouveau pour la Baya c'est à dire que il y a quand même beaucoup de changements de doctrine ça n'a été pour la Baya et mon prédécesseur non je crois pas je crois pas que c'est ça je pense que ce qu'il y avait été décidé c'est de renvoyer l'appréciation de la situation et de la règle au niveau local au chef de l'établissement en tout cas pour le ministre c'était pas un sujet voilà très sincèrement moi je jette la pierre à personne c'est un sujet qui est difficile moi je suis comptable de ce que je décide moi et de ce que je fais appliquer moi et donc j'ai pris cette décision et je l'assume encore une fois et je vous pose une dernière question de la République lui-même on a 21 conviction ou est-ce que c'est vous qui est arrivé qui lui avait tordu marin non non bien sûr il en a l'intime conviction on a échangé à plusieurs reprises sur sur ce sujet et évidemment vous l'avez vu dans ces déclarations il est tout à fait en soutien de cette de cette décision mais encore une fois vous l'avez dit qu'il rassemble aussi beaucoup de Français et y compris politiquement j'ai entendu Fabien Roussel le chef du parti communiste j'ai entendu des responsables socialistes Jérôme Guedj le maire de Montpellier Michael de la fosse Carole d'Elga qui se sont exprimés aussi en faveur de la décision que j'ai prise donc on voit bien que cette la laïcité c'est une valeur fondatrice de l'école de la République comme la façon très largement les Français comment ça s'est passé hier concrètement à l'entrée des établissements vous savez que la grande priorité que j'avais donnée elle était au dialogue et à la pédagogie moi je suis pour évidemment l'application des règles dans l'école mais une règle elle doit être expliquée et j'oublie pas que derrière la Baya le camis il y a des jeunes filles il y a des jeunes garçons à qui il faut parler comme des jeunes adultes à qui il faut expliquer les choses il y a des familles aussi donc ce que j'avais demandé à mes équipes au chef d'établissement à leurs adjoints c'est d'être dans une explication de la règle pour celles et ceux celle surtout qui ne leur aurait pas forcément comprises et qui se serait présenté à l'école ces situations ce sont en effet présentés ou est-ce que d'elle-même avant même de se présenter à l'entrée il y a un certain nombre de personnes de jeunes filles qui se sont présentés en disant moi j'avais l'habitude de porter la baille à l'année dernière là j'ai entendu la nouvelle règle donc je ne me présente pas en abaya c'est présenté beaucoup et puis ensuite il y a des jeunes filles qui se sont présentées en habaya dans leur établissement scolaire hier je crois que c'est un peu moins de 300 298 personnes il y a eu ensuite toute cette phase d'explication de pédagogie de dialogue et une très grande majorité ce sont conformé à la règle et c'est pour ça pour moi qui est très important une règle quand elle est expliquée elle est appliquée vous avez des chiffres très précis donc j'imagine que vous en avez aussi sur ceux qui ont refusé cette règle 298 personnes nous annoncez-vous ce matin qui se sont présentés malgré tout en Aya hier combien ont accepté de l'enlever combien ont refusé je disais qu'une grande majorité avait accepté de l'enlever je crois que c'est 67 personnes qui n'ont pas accepté de se conformer à la règle elles sont rentrées chez elles et ensuite dans les prochains jours elle reviendront puisqu'elles doivent être scolarisées et puis on verra si elles se sont conformées à la règle ou pas et sinon il y aura un nouveau dialogue et c'est comme ça qu'on va continuer à avancer je précise de Malherbe allez-y que hier pour les lycées dans la plupart des cas c'est essentiellement les secondes qui faisaient leur entrée donc aujourd'hui demain il va y avoir les premières les terminales il peut y avoir d'autres situations qui se présenteront surtout pour des personnes qui étaient déjà scolarisées au lycée l'année dernière et qui donc avait pu prendre cette habitude parce qu'en seconde c'est des personnes qui étaient au collège l'an dernier donc évidemment mes services vont rester mobilisés pour encore une fois expliquer les choses on a envoyé dans les établissements pour lesquels on sait que ces situations se présentent des personnels formés les équipes valeur de la République des rectorats des formateurs là ici ce dialogue vous nous dites qu'il y a donc 67 jeunes filles qui ne sont pas rentrés à l'école hier au collège en l'occurrence elles seront convoquées dans les jours qui viennent quelle est la procédure elles se sont vu remettre leur emploi du temps elles sont rentrées chez elles elles se représenteront au lycée pour aller en cours et on verra si entre temps elles se sont conformées ou pas à la règle on leur a remis aussi une lettre que j'ai adressé moi-même que j'ai signé moi-même à destination de leur famille pour expliquer les choses pour expliquer que la laïcité c'est pas une contrainte c'est une liberté vous êtes engagé personnellement vous avez signé ces lettres ces lettres sont entre leurs mains elles les ont rapporté à la maison elles les ont fait venir leurs parents et moi je pense que ma responsabilité c'est d'être aux côtés de mes agents et d'assumer la responsabilité de la décision que j'ai prise donc oui j'ai souhaité qu'il y ait une lettre signée de ma main celle du ministre à destination des familles pour leur expliquer les choses leur expliquer que l'école elle ne stigmatise personne que leur enfant à sa place dans l'école de la République et que précisément pour que chacun puisse avoir sa place dans l'école de la République il faut que les règles soient appliquées et notamment les règles de la laïcité Gabriel Attal vous personnellement vous vous engagez effectivement sur ce sujet vous en faites un quasiment un combat personnel ça en fait en tout cas vous vous engagez y compris jusqu'à signer de votre main ces courriers est-ce que ça vous coûte c'est-à-dire est-ce que vous vous sentez aujourd'hui la cible quand vous entendez mais en stigmatique mais c'est islamophobe est-ce que vous vous êtes senti ciblés par ces critiques moi je fais pas voilà je pense que ceux qui sont en première ligne c'est avant tout mes équipes sur le terrain c'est les chefs d'établissement c'est leurs adjoint c'est leurs équipes c'est les enseignants qui eux-mêmes évidemment sont confrontés à ces situations et doivent expliquer les choses faire de la pédagogie non mais je suis pas là pour parler de moi moi encore une fois l'important c'est d'expliquer les choses d'expliquer la règle et surtout d'être toujours aux côtés de mes personnels d'être aux côtés des enseignants d'être aux côtés de celles et ceux qui font vivre l'école et qui transmettent les valeurs de la République un dernier mot encore là-dessus vous avez une précision géographique à nous apporter c'est 67 d'abord c'est 298 personnes qui se sont présentées avec un Amaya et ses 67 qui ont refusé de l'enlever c'est où non il y a pas de concentration spécifique sur certains territoires particuliers autour de grandes agglomérations et de grandes métropoles mais encore une fois il y a plus y avoir des situations dans à peu près toutes les académies l'an dernier vous savez dimanche pour préparer la pâte qui a été épargnée par ces questions-là pour préparer la rentrée dimanche j'ai fait un point en visioconférence avec l'ensemble de mes rectrice et mes Hector et on a parlé de ce qui s'était passé l'année dernière et dans toutes les académies à des degrés différents mais ça représente les 67 c'est dans 67 c'est une par établissement ou c'est quelques établissements particuliers je pense moins d'une centaine d'établissements Gabriel Attal l'uniforme ou la tenue unique Emmanuel Macron hier s'est dit favorable des expérimentations sur la tenue unique d'abord c'est quoi la différence entre uniforme et tenue unique uniforme c'est quand vous avez un vêtement Haddock qui est produit pour l'école tenue unique c'est quand vous avez des règles qui sont fixées ça existe dans certains établissements outre-mer notamment aux Antilles ou en Guyane vous avez par exemple des règles qui disent votre enfant doit venir vécu je donne un exemple mais d'un jean et d'un t-shirt de telle couleur voilà c'est le même exemple qui a utilisé d'ailleurs le président de la République t-shirt ça pourrait être l'idée moi ce que j'ai dit sur ce sujet là c'est que je ne sais pas si l'uniforme est une solution un peu miracle qui permettrait de régler les problèmes de harcèlement d'inégalités sociales de laïcité et autres ce que je sais c'est que c'est un débat qui est présent dans le pays et depuis un certain temps et moi je pense qu'un débat il faut toujours le faire progresser là encore je précise d'ailleurs que votre prédécesseur n'y était pas favorable là aussi c'est un changement de doctrine en tout cas moi je suis comptable encore une fois de de ma ligne je pense que ce qui permet de faire progresser un débat c'est de passer par des expérimentations de tester les choses et de regarder ensuite si ça a un impact ou pas et donc ce que j'ai annoncé c'est que il y a un certain nombre d'élus ou d'établissements qui ont manifesté ces dernières semaines leur souhait de pouvoir expérimenter l'uniforme ou la tenue scolaire unique je les invite à se rapprocher de mes services il y a un certain nombre vous avez d'ailleurs eu au téléphone Eric ciotique qui a dit qu'ils étaient qu'il y était favorable vous avez eu peut-être aussi Robert Ménard non non favorable pour Béziers et il y a Martine va ça la présidente du département des Bouches-du-Rhône qui demande à ce qui éventuellement son département puisse être un département pilote il y a aussi des maires d'autres communes en France qui se sont déjà non mais je pense pas qu'il y a que des gens de droite comme vous dites qui soient en l'occurrence ceux-là sont tous manifestés auprès de mes services moi ce que je dis manifestez-vous auprès de mes services et ensuite à l'automne je présenterai des modalités et un calendrier d'expérimentation dans un certain nombre d'établissements il faut qu'on se fixe un calendrier il faut qu'on fixe aussi une méthode d'évaluation c'est très important quand on expérimente d'être d'accord sur la manière dont on va évaluer les effets de l'expérimentation pour se poser ensuite la question de savoir si on généralise la question aussi de qui paye c'est à dire que si c'est Jean teacher les parents si c'est uniforme ça peut aussi être avec l'aide de l'établissement ou de l'éducation nationale c'est pour ça que je pense qu'il faut tester différentes organisations et regarder ce qui fonctionne ou pas jean tee-shirt ça pourrait être pour garçon et fille encore une fois moi je priante pas l'expérimentation qui sera faite je pense qu'on peut tester un certain nombre de sites de solutions quand je vous pose la question et quand je vous dis que votre prédécesseur n'y était pas favorable c'est pas pour dire que vous êtes différent c'est pour poser la question de la colonne vertébrale du président de la République je pense que c'est ça qui m'a donné je pense que c'est un sujet sur l'uniforme il y a je pense qu'il y a beaucoup de personnes qui sont partagées moi-même à titre personnel j'avoue être partagé sur cette question donc moi je suis favorable à l'expérimentation et je suis j'y suis favorable notamment parce que je pense que ça me permettra et nous permettra aussi pour un certain nombre de nous forger une opinion [Musique]