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interviewJordan Bardella· 16 octobre 2025 54 min

Jordan Bardella sur LCI : « La censure est possible ! »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Jordan Bardella, bonsoir. Bonsoir monsieur Rochbin, merci pour votre invitation. Merci à vous.

Nous continuons cette émission spéciale avec cet entretien en format exceptionnel. La censure, ses effets, la recomposition de tous côtés, les alliances d'un côté, les vôtres peut-être sur votre droite ou sur votre gauche, y compris le projet que vous portez en cas d' solution. Si vous aviez le pouvoir.

Amélie Carer nous rejoindra dans quelques instants à ce sujet-là. Plus tard d'autre voix. Thierry Breton après vous.

Vous êtes président du RA nationale. L'événement c'est aussi votre livre. ce que veulent les Français qui va paraître.

Commençons d'abord évidemment par le sujet et le suspense ce jeudi. Est-ce que vous croyez encore que la censure est possible ? Bah si l'Assemblée nationale et les députés qui la composent retrouvent un peu de courage, oui, elle est possible.

Ça va manifestement et d'après les informations que dont je dispose ce soir, se jouer à quelques voies. Et donc la balle est entre les mains très certainement des républicains euh des députés du Parti socialiste pour parti. ceux qui n'accepteraient pas de se fondre dans le macronisme et d'apparaître comme la boîte de sauvetage d'Emmanuel Macron et d'un budget honnêtement qui on va en parler très certainement, on va rentrer dans l'intimité du budget mais mais qui est une boucherie fiscale qui va s'abattre sur le pays dans dans quelques jours si ce budget devait rentrer en œuvre avec des augmentations de taxes, des augmentations d'impôts, une politique très dure contre nos compatriotes les plus précaires et puis qui va fragiliser la France du travail.

Donc ce budget euh est un budget dangereux pour le pays. Censuré, c'est évidemment protéger la France d'une augmentation d'impôts. Et moi, j'appelle évidemment l'ensemble des parlementaires qui ne veulent plus de la politique d'Emmanuel Macron à se porter sur la motion de censure, qu'elle soit celle du Rassemblement national ou celle évidemment qui a été déposée euh par la gauche.

Et vous nous confirmez que vous voterez-vous la motion de censure des LFI sans aucune difficulté. Moi personnellement non puisque je suis député européen mais évidemment que les députés du rassemblement national et nos alliés de l'UDR d'Éric Sieti à droite voteront évidemment ces ces motions de censure. Journal Mardella, vous avez vos pointages, nous avons les nôtres.

Les nôtres sont moins de votre point de vue optimiste. En réalité, on est assez loin pour l'instant d'un vote de censure. Est-ce que c'est pas ce que me disaient vos confrères à l'instant, mais on verra, on verra.

Est-ce que vous reconnaissez que pour l'instant s'ils y arrivent, s'ils y arrivent, c'est quand même ce que Olivier Fort a dit sur notre antenne et il pèse dans cette affaire. euh sur l'antenne de TF1 hier. S'ils y arrivent, est-ce que vous leur reconnaissez qu'ils ont réussi un coup ?

C'est-à-dire, ils vous ont pris à revers, ils cèdent quelque chose au PS et de fait bien joué. Euh oui, bien sûr, ils ont réussi un coup un coup de poignard dans le dos de leurs électeurs. Euh je ne crois pas que euh les Français qui n'ont ne partagent pas mes idées et qui ont voté pour euh le Nouveau Front populaire dont participait le Parti socialiste ont voté pour le gel euh des pensions de retraite dans une période où de plus en plus de nos retraités n'arrivent plus à se chauffer, n'arrivent plus à se soigner, n'arrivent plus à se nourrir, n'arrivent plus à payer leurs médicaments parce que le reste à charge est trop important.

Vous aimeriez encore plus la suspension la l'abrogation. Je veux dire, est-ce que monsieur Fort et les députés du Parti socialiste peuvent retourner en circonscription et regarder leurs électeurs dans les yeux ? Il s'apprête non seulement à se faire arnaquer parce que objectivement la façon dont monsieur le cornu très habile politiquement et les amis Macron premier ministre mais habile parce qu'ils entent réalité les députés et par définition les électeurs du Parti socialiste puisque pour que cette suspension de la retraite réforme borne aille au bout il faut que les députés du parti socialiste votent contraint et forcé le projet de loi de finance de la sécurité sociale.

Ja, monsieur le président monsieur président attendez attendez attendez venez de dire le Attendez attendez pour qu'on comprenne bien qu'il vote le doublement des franchises médicales, le gel des pensions de retraite et et pardon la fiscalisation des indemnités journalières qui sont données aux Français qui sont malades chroniques qui sont touchés par une affection de longue durée. Mais est-ce qu'il y a plus cynique que cela ? Mais pardon, vous venez de prononcer le mot ils entubent.

Alors je reprendrai pas votre mot exactement mais qui entouroupe qui dans l'affaire ? Est-ce que vous avez sous-estimé l'adversaire quand ils envoient madame Borne, madame Borne voiture Bélier qui arrive à être en fait plus des mago que vous parce que elle disait elle vous pointait du doigt en disant vous êtes des démagogues, des populistes, il faut absolument elle a fait passer brutalement le 493 et maintenant elle dit le contraire, elle a retourné sa veste. Et objectivement c'est une manœuvre de génie parce que ils arrivent à détacher le Parti socialiste.

D'un point de vue de la rigueur économique, intellectuelle, c'est très mauvais. Mais du point de vue de la manœuvre, coup humain, monsieur R coup humain, on ne joue pas au poker, c'est le pouvoir ce qu'on appelle des bons coups, c'est-à-dire des magouilles politiciennes pour éviter une dissolution de l'Assemblée nationale. Garder le pouvoir.

Pour garder le pouvoir. Oui, mais enque alors que les Français ont de plus en plus de mal à boucler les fins de mois, qu'ils entendent parler depuis maintenant quelques heures d'augmentation de 20 milliards d'euros de taxes et d'impôts supplémentaires, d'un gel des pensions de retraite, d'un gel du barême de l'impôt sur le revenu, de la diminution des revenus pour les apprentis, d'une politique toujours plus dure à la fois sur la France du travail et sur la France qui a travaillé. On reviendra en détailite, je vous garantis.

Mais monsieur Rochin, on parle pas de la stratégie pour l'instant. Oui, mais moi je parle pas de stratégie parce que derrière la stratégie, il va y avoir des conséquences concrètes pour la vie des français. Donc la réalité c'est que nous sommes confrontés à des gens qui sont au pouvoir et qui baladent les Français depuis des mois voir des années.

Quand madame Borne impose la réforme des retraites envers et contre tout au prix d'innombrables souffrances de mobilisation sociale dans le pays qu'on nous explique que si cette réforme n'est pas votée le pays va à la faillite et bien le jour où leur poste est menacé où la dissolution guettete où les le peuple français peut potentiellement revenir aux urnes pour se choisir une autre majorité ce qui apparaissait comme primordial imposé de force contre les français devient subitement quelque chose de secondaire quand on veut garder ses pas donc jeis vous dire moi je suis écur Je suis écœuré par ce spectacle que donnent les gens qui nous dirigent depuis des années. Les Français sont écœurés et moi je veux dire ce message d'optimisme aux Français. Nous allons continuer à nous battre parce que ce qu'ils ont contribué à faire ce soir tous ensemble républicain parti socialistes macronistes c'est de gagner du temps.

Jordan Bardella, tout se recompose. On reviendra à beaucoup d'éléments que vous avez dit compris avec Amilie Carwer tout à l'heure mais tout se recompose. Chacun là ce soir doit commencer à dévoiler son jeu, choisir ses alliances. avec participation, sans participation, avec programme programme.

Beaucoup de choses se posent. D'abord sur les LR madame Le Pen a cette formule terrible. Elle dit au moins les PS se sont vendus, les LR se sont donnés.

C'est assez juste. Comment est-ce que vous lucide sur comment est-ce que vous expliquez que les LR fassent ce qu'ils font de votre point de vue parce que les LR ont peur de la dissolution et que si les républicains retournent aux urnes, alors une grande partie d'entre eux, compte tenu du fait que depuis que monsieur Rotaillot est entré au gouvernement, encore plus qu'avant, se sont fondus, dilués dans le macronisme, et bien ils perdraient leur poste. Par conséquent, jusqu'à présent, les Républicains se sont alliés au Macronisme.

Depuis 2017, ils ont fourni Emmanuel Macron, ses premiers ministres, bon nombre de ses ministres et les figures du prou du macronisme. Aujourd'hui, ils se sont fondus dans le socialisme. Je veux dire, comment on peut être crédible ?

Comment on peut être sérieux ? Quand depuis des années, on explique que la réforme des retraites est une ligne rouge. Le mouvement de monsieur Vaquier, comment vous considérez le mouvement de monsieur Vier ?

Monsieur Vaquier a lui aussi a fait une manœuvre. Ah, je pense que c'est du suicide politique. Et je vais vous dire, moi je veux parler ce soir aux militants, au cadres, aux sympathisants et aux électeurs des Républicains.

Je veux avoir une pensée pour eux parce que ils doivent avoir le sentiment d'être trahis ce soir parce que ce que s'apprête à faire monsieur Vook, l'ensemble de ses députés, c'est non seulement de se renier sur leur propre conviction au regard de de ce qu'ils ont défendu jusqu'à présent sur la réforme des retraites, mais également qu'il s'apprêtent à valider une augmentation de l'impôt sur le revenu, des augmentations de taxes sur les gens qui travaillent et surtout le gel des pensions de retraite pour nous retraiter. Donc je veux dire se faire un rakiri de cette manière et bien me fait avoir beaucoup de compassion pour leurs électeurs et moi j'ai envie de leur tendre la main et de leur dire que ce renier en politique n'est pas une façon de faire et qu'on peut faire différemment. Jordan Bardella, vous ne pouvez pas traiter qu'avec les électeurs, c'est une partie de l'équation mais il y a les dirigeants politiques.

Hier sur cette sur ce plateau, votre allié monsieur Sioti dit "Je tends la main à Bruno Rotaillot, voyons-nous, rencontrons-nous. Est-ce que vous dites la même chose Mais monsieur Raillot Ah vous répondez pas mais mais d'abord qu'il commence à dire s'il doit voter l' censure ou non. Moi j'ai lu le communiqué des Républicains.

Non, il est clair monsieur il est clair. Enfin, il y a pas deux personnes dans son parti politique qui dit la même chose. Mais d'accord mais il y a pas de deux personnes dans son parti politique qui dit la même chose.

Vous avez la réponse. Monsieur, vous êtes prêt à rencontrer monsieur Rota ou pas ? Je peux le rencontrer moi.

Je suis pas secctire, je rencontre vous traitez ce rendez-vous aujourd'hui. Mais c'est la proposition de monsieur Sioti celui qui est chargé de traiter avec les cadres des républicains, c'est monsieur Soti parce qu'il était président de cette famille politique. Mais vous avez pas besoin d'un chapon.

Oui ou non est-ce que vous êtes prêt à rencontrer monsieur Rotaillou pour parler à faire. Vous allez fixer mon agenda. Je vous pose la question faire mes réponses.

Donc je vais vous répondre. Lorsqu'il y a eu des élections à l'été 2024, moi j'ai pris mes responsabilités. J'ai dit pour gagner il faut faire il faut rassembler.

Pour gagner il faut l'union. Pour gagner il faut l'alliance. Par conséquent, je me suis tourné vers le président des Républicains de l'époque, monsieur Sioti, qui a accepté cette maintendue, on s'est mis d'accord sur un pacte de gouvernement considérant qu'il fallait briser le piège mitérandien et que nous avions tous les deux des électorats qui peuvent avoir des sensibilités différentes mais qui sur le la sécurité, la défense du pouvoir d'achat, la lutte contre l'hyperfiscalisme, la défense de la nation, de nos valeurs, de notre identité partage l'essentiel.

Donc nous avons dit, on fait un bout de chemin ensemble. Pourquoi est-ce que aujourd'hui cette alliance au moment où on se parle n'est pas possible avec l'actuel président des Républiques ? Attendez, qu'en savez-vous si vous ne le voyez pas, si vous ne traitez pas, si vous ne négociez pas ?

Mais monsieur Rota il a été ministre de l'intérieur d'Emmanuel Macron. Il y a jamais eu autant d'étrangers en France. Vi claquer la porte.

Il y a jamais eu alors on va on va rentrer dans dans cette question parce que je vais vous répondre, je vais vous répondre. Il n'y a jamais eu autant d'étrangers en France que sous le ministère de l'intérieur de monsieur Rota. Ce sont les chiffres de l'INC. 400000 étrangers entrés sur le sol français en 2024. record absolu.

Monsieur Rota il a eu l'occasion à plusieurs reprises de claquer la porte du gouvernement et de le faire sur des questions politiques, sur l'incapacité d'apporter une réponse à la crise algérienne, sur l'incapacité du gouvernement de remettre en cause notamment l'aide médicale d'État, c'est-à-dire la gratuité des soins aux étrangers en situation régulière. Il ne l'a pas fait. Vous faites on n plus là.

Si. Pourquoi est-ce qu'il part monsieur Rota ? Parce qu'il n'y a ils n'ont pas eu assez de poste dans le gouvernement.

Le cornu lui-même le dit, il souhaitez que monsieur Bellami soit ministre, je crois, des armées ou de l'enseignement supérieur. Il part parce qu'il dit "On n'a pas eu assez de ministère, le deal gouvernemental ne nous convient pas et il part parce que monsieur le maire revient au gouvernement." Ça ne l'a pas dérangé, monsieur Rochbin, de s'asseoir pendant un an et demi dans un conseil des ministres entre Madame Borne socialiste et monsieur Vals ou monsieur Rsamen socialiste.

Monsieur Bard, pardon, je vous interrompre monsieur qu'on comprenne bien ce qui est en train de se passer en politique quand on a des alliés, bah évidemment c'est pas, ils sont pas tout à fait comme vous. Vous invoquez à la minute Mitterran. Mitteran, il a fait l'union de la gauche avec les communistes qui à l'époque était soutien d'une dictature épouvantable.

On peut pas dire queil a été accepté de faire beaucoup de chemin. Est-ce que c'est imaginable pour reprendre ce mot que vous ayez un programme commun dans un mois, dans 2 mois après une dissolution si elle avait lieu avec Bruno Rotaillot. Monsieur Rebin, je me bats chaque jour que Dieu fait pour mettre en place les conditions politiques de l'arrivée de nos idées au pouvoir.

Je l'ai fait en tendant la main au président des républicains il y a un an lorsqu'il y a eu des élections. Je l'ai fait en invitant les républicains au Parlement européen il y a quelques jours et ils l'ont fait autour de monsieur Bami de voter la motion de censure contre la présidente de la Commission européenne. Mais comment voulez-vous que j'ouvre mes listes aux élections, que j'ouvre un accord de gouvernement avec des gens qui sont incapables à l'Assemblée nationale de censurer un gouvernement macronisme socialiste votre logique elle vaut si vous avez une majorité absolue après une dissolution mais avouez que ça n'est pas la seule hypothèse.

Il se peut que vous ayez une majorité courte. Et bien je le ferai. Vous ferez quoi ?

Et bien si demain le président de la République, ce qui je le crois arrivera, prend la décision de dissoudre l'Assemblée nationale, je me présente devant les Français avec l'ensemble des candidats aux élections législatives qui vont défendre le programme du rassemblement national. Vous avez une majorité ? Si j'ai une majorité absolue, je vais immédiatement à ma C'est clair.

Si j'ai une majorité relative, et bien je proposerai à de potentiels alliés qui auront été élus à l'Assemblée nationale à droite mais aussi de l'avant. Franchement pas vous vous vous cachez làdessus, vous êtes obligé de répondre un peu qui avec qui c'est pas monsieur Sioti se fait il vous a rejoint. OK, d'accord mais après monsieur Sioti qui d'autre ?

Mais avec ceux qui le veulent monsieur R Oui mais il faut c'est des têtes de liste que vous c'est pas le député monsieur Rochbin. On va être très clair. Les cadres aujourd'hui des républicains sont complètement macronisés.

Je n'ai pas envie de gouverner avec madame PC. Je n'ai pas envie de gouverner avec monsieur euh Jean Brunin avec qui j'avais débattu, souvenez-vous, sur votre plateau de télévision il y a quelques mois qui est membre des Républicains, qui mourrait d'envie de devenir ministre d'Emmanuel Macron, peu importe le gouvernement et qui dit dans le cadre d'un second tour entre le rassemblement national et les communistes qui votent communiste par conséquent, je ne peux pas m'allier avec ces gens-là. En revanche, je sais qu'il y a des patriotes sincères chez les Républicains et moi je leur dis mettons-nous ensemble et et et travaillons ensemble. les patriotes sincères, il y en a à droite, il y en a à gauche et moi je serai toujours du camp du rassemblement de l'Union et de l'alliance parce que pour gagner on a besoin de la majorité que soit clair je je ne vous bouscule pas pour le plaisir de vous c'est intéressant de voir qui se positionne aujourd'hui par rapport à qu cette c'est c'est le fond de la politique c'est pas simplement il vous aura pas échappé attendez laissez-moi finir ma question une partie des républicains aujourd'hui en ne votant pas la censure se rall macroniste mais désormais un programme socialist et moi je ne suis pas socialiste, ça vous aura pas échapp J'ai compris.

Maintenant, quand on voit par exemple, entrons dans les noms et encore une fois, c'est pas le plaisir de jeter les noms, c'est ce qui représente politiquement. Sondage de la tribune dimanche et là, on va un peu plus loin. Sondage de la tribune dimanche avec un quelque chose de très flatteur pour vous.

C'est très bon score que vous avez, je sais pas si on peut l'afficher. Il y a un trio de tête Jordan Bardella, Marine Le Pen et la troisème, c'est la surprise Marion Maréchal. Beaucoup sur ce plateau étaient un peu sidéré de voir que Mario Maréchal était devant Édouard Philippe, devant vous taillot, devant Gabriel Atal, devant Géraldman.

Si vous arrivez au pouvoir, est-ce que de façon naturelle par exemple là, on a un cas très concret, Marion Maréchal fait partie de votre équipe de gouvernement ? Mais mon équipe de gouvernement, elle sera présentée en temps voulu. Maintenant, est-ce que Marion Maréchal est-ce que je considère Marion Maréchal comme une allié ?

Naturellement Marion Maréchal a été au Front National pendant longtemps. Elle a fait le choix de de quitter notre famille politique mais elle a pris elle a pris ses responsabilités en apportant un soutien l'an dernier à l'alliance que nous avons formé des Potes et je vous rappelle que trois députés qui appartiennent au parti politique de Marion Maréchal siègent dans le groupe Rassemblement national comme des alliés. Donc moi, je n'ai aucune difficulté à tendre la main, mais je veux dire, moi je veux m'allier avec des gens qui ont des convictions, qui ont des valeurs.

Et pour vous répondre sur les républicains, aujourd'hui, on a un peu le sentiment que bien, il y a deux lignes au républicains, mais je serais toujours dans la position de tendre la main à ceux qui veulent travailler avec nous. Je vous prends un exemple par vous m'avez pas répondu pardon pas pas pardon encore une fois je veux pas vous couper pour vos plaisir de vous couper mais il faut quand même répondre aux questions. Vous êtes un exemple au moins là vous êtes très clair vous dites le pouvoir si votre but c'est Marine Le Pen présidente n'est-ce pas vous avez toujours parlé d'un ticket donc vous êtes clair sur qui serait au pouvoir avec vous donc Marine Le Pen c'est clair est-ce que oui ou non Marion Maréchal fait partie d'un trio mais mais un trio pour Est-ce qu'elle serait aussi de votre équipe gouvernementale ?

Mais mais je je n'exclus rien au moment où je vous parle, monsieur Rog. Non mais attendez, attendez attendez. Euh avant de vous donner la liste de mon gouvernement, peut-être qu'on peut parler de ce qu'on va proposer dans le cas d'une campagne électorale.

Parce que euh les Français qui nous regardent ce soir, plutôt que de savoir euh qui va être le trio de tête euh des sondages que vous avez montrés, se demande peut-être ce qui va leur arriver dans quelques semaines. Mais c'est l'union de la droite. Vous savez bien que c'est un sujet de l'UR Jordan B.

C'est un sujet de leur, vous savez bien. Mais d'accord, mais moi je vous dis, je ferai le rassemblement avec tous ceux qui veulent travailler à nos côtés sur des valeurs clair. La défense de notre identité, la défense de nos valeurs de civilisation, la défense du pouvoir d'achat, la promotion et le soutien à nos chefs d'entreprise, à nos créateurs de richesse, qui investissent et la défense de la nation française.

Jordan Bardella, puisque vous parlez position, est-ce que vous êtes un homme de droite ? J'inscris un certain nombre de de valeurs que je défends et que j'ai au fond du cœur, évidemment dans un écosystème de droite. Enfin, en tout cas, je me sens beaucoup plus proche euh de ce qui a été pendant très longtemps la droite de aujourd'hui le Parti socialist pourquoi vous me faites un détour en disant j'inscris, je ne sais quoi bla bla bla vous êtes de droit vous êes de parce que je suis ben parce que je pense que les étiquettes enferment les responsables politiques et que aujourd'hui le clivage dans lequel nous sommes nous place au-dessus des partis politiques.

Donc moi, je défends mon pays, je défends l'identité française, je défends la nation, je défends la restauration de l'école, de nos services public, je défends la protection de notre identité face à l'immigration massive. Et autour de ce projet de redressement national, et bien j'ai vocation à parler à des Français de droite, à des Français qui peut-être pendant longtemps ont voté à gauche, à des Français qui ne se reconnaissent plus dans le paysage politique actuel. Et donc je ne vous ferai pas euh le plaisir de m'enfermer dans une case parce que il faut se dire de droite au motif que ça ferait bien de se dire de droite.

Mais j'ai effectivement beaucoup de valeurs qui euh euh pendant très longtemps ont été défendues euh par euh par la droite. Mais en tout cas c'est pas les valeurs que défend aujourd'hui Emmanuel Macron ou monsieur le Cornu. Marine Le Pen ici même dans une émission il y a quelques jours disait elle avait un moment d'hésitation en souriait elle-même quand on lui je posa la question est-ce que vous êtes plus proche de Retaillot ou de d'Olivier Fort d'hésitation vous hésiteriez vous aussi ?

Mais je me sens évidemment plus proche des constats qu'a posé monsieur Rotaillot euh notamment sur la question de l'immigration. Mais moi, je ne juge pas monsieur Rotaillot à ce qu'il dit. Il était ministre de l'intérieur et donc je le juge à ce qu'il fait.

Et quand je regarde son bilan, et bien je suis en mesure de vous dire au regard des derniers chiffres de l'INC qu'il n'y a jamais eu autant d'étrangers en France que sous la responsabilité du ministre de l'intérieur par monsieur Rotaillot. Je peux vous poser une question personnelle un peu psychologisante, c'est toujours dangereux la psychologie de bazar quand on est journaliste mais je vous la pose quand même. Dans votre histoire personnelle est celle de Marine Le Pen.

Marine Le Pen porte le nom qu'elle porte. On sait très bien qu'elle a été en but à un certain mépris d'une bourgeoisie dison qui trouvait que le nom Le Pen n'était pas convenable. Vous avez une autre histoire.

Vous aviez 30 ans, c'est ça ? J'ai 30 ans. 30 ans.

Pas le nom Le Pen. Vous êtes vous êtes un homme plus neuf en quelque sorte. Est-ce que ça fait une différence entre vous ou est-ce qu'au fond il y a quand même une sorte de voyez de de barrage avec la droite classique pour ça comme on veut mépris de classe qui qui est resté est-ce qu'il y a un mépris d'une partie des des dirigeants de droite à l'égard du du rassemblement et de ces électeurs ?

Oui, bien sûr, bien sûr. Et c'est la raison pour laquelle d'ailleurs une grande partie des cas des Républicains sont beaucoup plus à l'aise quand ils discutent avec Emmanuel Macron, voire même avec monsieur Fort que lorsqu'il discute avec des responsables du Rassemblement national. Mais euh moi je je veux pas faire la je veux pas faire la la lutte des classes et ma vocation c'est de fédérer les Français et je pense que pour gagner l'élection présidentielle, nous aurons besoin demain de rassembler la France du travail, la France des classes populaires, la France des classes moyennes, mais aussi de nous adresser à une bourgeoisie patriote qui aujourd'hui ne se reconnaissent plus dans les parties du système et euh à qui nous avons vocation aussi à à tendre la main.

Moi, je fais pas de distinction entre les Français, je déteste cela. Je déteste la façon dont la gauche cherche en permanence à opposer les actifs aux retraités, les jeunes, aux personnes âgées, les salariés, les ouvriers, aux chefs d'entreprise, aux patrons. Je pense que notamment en matière économique, le salarié et l'ouvrier ainsi que le patron et le chef d'entreprise sont sous un seul et même drapeau et je n'aime pas cette façon d'opposer les Français les uns aux autres.

Jordan Verdel. Donc dans une minute, Amélie Carwer va nous rejoindre et on va entrer plus en détail sur le projet alternatif en quelque sorte que que vous proposez quand même encore le scénario des prochains jours. Vous disiez vous avez un autre décompte à peu près que le nôtre on aussi 270 280 députés qui seraient des senseurs bon ça va être assez serré.

Ça sera serré. Mettons mettons que Sébastien le Cornu et évidemment Emmanuel Macron derrière lui réussissent ce coup. C'est quand même un grand coup politique.

Encore une fois de fait de fait mais donc un coup pourquoi monsieur ? Attendez pour pour conservoir. Il faudrait s'en réjouir.

C'est pas un PCH. C'est pas un PCH. C'est des méthodes démocratiques.

Ils ont le droit de faire des Ils ont le droit effectivement d'acheter les partis politiques dans les cuisines de Matignon. C'est des deal deal. Peut-être plus le plus grand tort devrait être donné à celui qui par duplicité se laisse acheter par des gens qui détruisent notre pays depuis 8 ans.

Cela étant bon ou mauvais chacun est juge. Mais est-ce que ça peut durer ? Est-ce qu'on peut imaginer que ce gouvernement, il se tienne un peu par la barbichotte, mais la politique c'est ça aussi hein, c'est la politique parlementaire.

Les Italiens ont cette expression magnifique. Ils disent governo nonfidouchia, gouvernement de de non méfiance où on se met d'accord, on a un petit accord minimal. Est-ce que ça peut durer comme ça jusqu'en 2027, c'est-à-dire ils se tiennent tous un petit peu, c'est un gouvernement qui peut faire de bonnes choses aussi.

Et puis au fond, Emmanuel Macron, habilement, habilement, faut dire les choses, aura réussi à garder l'essentiel du pouvoir avec des ministères qui lui sont en grande partie acquis jusqu'en 2027. Vous devez vivre avec ça. C'est la différence fondamentale entre eux et nous.

C'est que moi je me lève tous les matins avec l'ambition de gouverner mon pays. Eux se lèvent le matin avec l'ambition de durer, de rester au pouvoir. Ça fonde une différence fondamentale entre la conception qu'ils ont aujourd'hui des souffrances des Français et celles qui nous anime chaque matin lorsqu'on se lève.

Et bien monsieur le président Bard, on va voir ce qui pour pas différences. Aménie Carer va nous rejoindre. On va rentrer dans le détail de ce projet alternatif.

C'est l'autre hypothèse, c'est celle d'une dissolution, d'une victoire relative, majorité relative avec quels alliés ? On en parlera certainement et je passe la parole d'abord à Méou. Bonsoir Darius Rochbin.

Bonsoir Jordan Bardella. Bonsoir madame. Alors comme vous l'avez peut-être un peu compris avec Darius Rochbin, la question se pose encore de savoir un peu où vous habitez politiquement visiblement en Rassemblement national.

Prenons l'exemple le plus parlant, le plus concret pour les Français ces dernières heures, c'est la suspension de la réforme des retraites. Censure ou pas censure, Jordan Bardella ? obtenu par la gauche ou pas, on va y revenir.

Mais intellectuellement, est-ce que la suspension de la réforme des retraites est une bonne chose ? Oui ou non selon vous ? Nous avons toujours été très critiques à l'égard de la réforme des retraites.

Évidemment, on en a parlé il y a quelques minutes de la façon dont elle a été imposé au pays. Euh sans vote à l'Assemblée nationale, il faut le rappeler. Et sur le fond, elle est évidemment très largement d'abord, elle est inefficace économiquement puisqu'elle ne résout en rien le déficit des retraites et elle est injuste socialement.

Et donc euh nous avons toujours nous été très clair dans nos positions. Nous avions défendu en 2022 une réforme des retraites qui était une réforme progressive qui allait jusqu'à 62 ans et 42 annuités et qui devait permettre, c'est vrai, si vous avez commencé plus tard à 24 ou 25 ans de partir naturellement avec 42 annuités, c'est-à-dire à 66 ou 67 ans. Mais si vous avez commencé à travailler tôt que vous avez un métier difficile, et bien de pouvoir partir plutôt à la retraite.

Et nous avions assumé ce nous avions assumé nous avions assumé ce choix budgétaire. Si vous commenciez à travailler avant 20 ans, vous partiez avec 40 annuité. La suspension en tant que telle est-elle une bonne chose ?

Mais je peux pas vous dire que oui puisque il n'y aura pas de suspension de la réforme des retraites. Cette proposition qui a été enfin défendue en tout cas négociée entre les macronistes et les socialistes va permettre de faire gagner 3 mois à la génération 1964. Donc je veux dire, je c'est un écran de fumée sur la base d'un accord politicien.

Voyez bien que ça ne résout rien sur le fond. Le vrai problème aujourd'hui de notre système de retraite dans un monde où ceux qui travaillent paient la retraite de ceux qui ne travaillent pas, c'est le nombre de cotisants. Donc il n'y a pas assez de gens qui en quantité travaillent dans notre pays et je prends à témoin les français qui nous regardent ce soir il y a beaucoup de gens qui travaillent qui font partie de ces un français sur deux qui pellent un potô sur le revenu aussi et qui ont le sentiment de porter sur leurs épaules les efforts de tout le monde.

Ça ne peut pas tenir. Et donc la réforme progressive qu'on avait défendu, elle consistait à permettre aux jeunes de rentrer plus tôt sur le marché du travail. Je vous rappelle que le premier emploi stable, c'est 27 ans en Allemagne.

C'est c'est 27 ans, pardonnez-moi, en France, c'est 23 ans en Allemagne. Donc pour Oliv, il faut pousser les jeunes à rentrer plus vient d'être fait, c'est une victoire pour des millions de français pour des millions de Français qui partiront plutôt à la retraite. J'entends ce que vous dites, on va pas y revenir mais sur la question, pardon, c'était leur réforme he la réforme tourne madame car c'était leur donc c'est une victoire sur leur propre réforme.

Ce sont les socialistes qui ont imposé cette réforme tourne d'accélération. tous beaucoup martelé la question de l'enfumage et du mensonge. Donc ça c'est ça y est c'est c'est entendu, c'est sur la table.

Mais mais si c'est obtenu, ce serait bel et bien une victoire pour des millions de vos électeurs puisque des millions de vos électeurs l'attendent cette cette suspension. On est d'accord là. Oui mais madame comprenez-moi bien que j'ai du mal à me réjouir d'une victoire quand de l'autre côté parce que la politique c'est un tout voyez.

On peut pas prendre ce qui nous arrange et mettre de côté ce qui nous arrange pas. quand de l'autre on va geler les pensions de retraite, quand on va doubler les franchises médicales et ajouter des franchises médicales, c'est-à-dire un reste à payer, pardon, sur les fauteuils roulants, le matériel de perfusion à domicile, les prothèses et les pompes à insuline. Lorsqu'on fait des choix d'une brutalité sociale comme s'apprête à le faire le gouvernement, je peux pas me réjouir qu'on sacrifie des millions et des millions de français pour ces 3 mois obtenir s'il y avait suspension Jordan Bardella vous en féliciteriez.

C'est ce qu'elle elle a dit Marine Le Pen. Je m'en féliciterai le jour où je verrai. S'il y a suspension, vous direz bravo.

Très bien. Mais madame, je ne peux pas dire bravo. Non, mais si c'était le cas, mais madame, je fais pas de politique, mais madame, on a le budget, donc je vais pas faire de la politique fiction pour que cet amendement, faites-moi grâce de cela, vous dites "On a fini les enfumages, on a fini les mensonges.

Pour que cette cet amendement, en l'occurrence qui sera proposé par le gouvernement soit voté, il faut que le Parti socialiste valide l'intégralité du projet de loi de finance de la sécurité sociale qui prévoit de geler les pensions de retraite, qui prévoit de dérembourser un certain nombre d'avantages qu'ont nos compatriotes, notamment les Français malades de longue durée, qui ont des indemnités journalières et qui vont voir ces indemnités journalières fiscaliser qui maintient le budget de l'aide médicale d'État, c'est-à-dire de la gratuité des soins aux étrangers en situation irrégulière. Donc pardon, on peut pas dire que c'est une victoire politique. C'est quelques mois obtenu par le Parti socialiste dont on n'est même pas certain qu'ils iront au bout et et voyez bien la manière dont le PS se débine depuis quelques heures parce qu'ils s'aperçoivent qu'ils se sont fait entuber et de l'autre une avalanche de taxe sur la France du travail.

Alors Jordan Bardella, je vais quand même vous citer encore les socialistes et je pense que c'est pas terminé parce qu'ils sont quand même au cœur du sujet. Olivier Fort dit quand on fait quand on a fait un 44 présidenti fa quand on fait de la politique dit-il on le fait pour changer la vie des gens. Provoquer une une dissolution ne change pas la vie des gens.

Est-ce que avec une dissolution puisque c'est ce que vous souhaitez vous changeriez plus la vie des gens qu'avec ce qui est discuté à partir de maintenant potentiellement pour les Français c'est-à-dire réforme des retraites et budget ? Mais vous trouvez qu'ils vont changer positivement la vie des Français là ? Parce que quand on regarde euh l'avalanche fiscale, la saignée fiscale et la saignée sociale qui se prépare avec ce budget de monsieur le cornu, encore une fois si demain la censure n'est pas votée, quant de l'autre côté et encore une fois, je ne me contente pas de la critique quand de l'autre côté on a des éléphants au milieu de la pièce qui sont des éléments au milieu de la pièce sur le plan budgétaire que personne ne veut voir.

Le coût de l'immigration, le coût de la fraude, le train de vie de l'État, le coûpt des opérateurs publics. Comment est-ce qu'on peut légitimement dire aux Français qu'on va doubler les franchises médicales quand de l'autre côté on maintient la gratuité des soins aux étrangers en situation irrégulière ? Madame, comment est-ce qu'on peut regarder les Français dans les yeux en leur disant que c'est une victoire politique quand on va augmenter la fiscalité sur les biocarburants ou geler le barême de l'impôt sur le autre mot sur la table l'opposé de la victoire la défaite pour François Hollande.

Ce qui s'est passé, ce qui c'est écrit c'est la défaite du Rassemblement national de LFI aussi mais du Rassemblement national. Je vous propose de réécouter l'ancien président de la République. Je pense que c'est une défaite pour le Rassemblement national.

Pourquoi ? Parce qu'il voulait la censure, il voulait renverser le gouvernement. Il voulait la dissolution pour gagner.

Je ne sais pas parce que rien ne dit comment les électeurs auraient voté. Mais ils voulaient le chaos. De la même manière, je dirais, je ne les compare pas, les filles étaient dans la même disposition d'esprit, aller de plus le plus vite possible pour vers des élections pour essayer de distituer le président de la République puisque c'est leur objectif.

Et bien ces deux mouvements euh qui sont animés de motifs peut-être différents sur le plan idéologique poursuivait le même objectif. Tout simplement votre réponse à François Hollande. Le seul projet de ces gens-là, madame, le seul projet politique, c'est d'empêcher le Rassemblement national d'arriver au pouvoir.

Ils sont prêts à se couper un membre. Ils sont prêts à vendre leur propre maire pour garder leur fauteuil, pour qu'il n'y ait pas de dissolution de l'Assemblée nationale et pour rester en place. Il y a qu'un malheur, c'est que ce qui vient de se passer est en fait une défaite pour monsieur Hollande parce que ce dont se réjouit le Parti socialiste, c'està-dire d'avoir gelé l'accélération des cotisations, je simplifie, d'avoir gelé la réforme tourne.

C'est une réforme qui a été mise en œuvre, décidée et votée par les socialistes, par monsieur Hollande et par monsieur Fort à l'époque. Donc voyez bien là qu'on est dans un dans un gigantesque cinéma, dans un comique de répétition qui consiste à se mettre autour du temple entre partie du système, à négocier, à se mettre d'accord. non pas dans l'intérêt des Français, non pas dans l'intérêt de de la France du travail, de la France qui a travaillé, mais dans leur propre intérêt pour empêcher la dissolution de l'Assemblée nationale.

Rien ne me garantit que si demain il devait y avoir une dissolution, j'obtiendrai une majorité absolue pour gouverner. H mais c'est cela la politique et je ferai tout pour. Donc je veux juste dire que ce qui s'est passé à l'Assemblée nationale et ce qui se passe dans les dans les couloirs de Matignon depuis plusieurs jours est absolument lamentable.

Jordan Bardella. Gouverner contre les Français ne sera jamais un projet politique viable. L'un des arguments du gouvernement en directionieux de de ceux qui appellent à la censure à la censure du gouvernement, c'est de dire que la censure, elle coûte plus cher au pays que la suspension de la réforme des retraites.

Bref, que la censure, elle coûte cher. Selon Améline Monchalin qui est ministre chargé des comptes publics, le 22 juin dernier, la censure du gouvernement barnier aurait coûté 12 milliards d'euros parce qu'on a perdu de la croissance et qu'on a on n pas eu de budget. Vous êtes prêt à assumer ?

Vous sortez de stylo là, vous avez compte de telles conséquences. Madame seronomique pour les ce qui nous coûte cher, c'est de laisser monsieur Macron et les Macronistes au pouvoir parce que ce qui nous coûte cher depuis 2017, c'est d'avoir fait d'avoir atteint aujourd'hui 3400 milliards d'euros de dettes dans la 6e puissance économique mondiale. Ce qui nous coûte cher, c'est l'explosion du train de vie de l'État sous la responsabilité d'Emmanuel Macron depuis 2017.

Ce qui nous coûte cher et ce qui va coûter cher aux prochaines génération, c'est la déraison budgétaire dans laquelle est plongé le pays qui consiste à à dépenser chaque jour davantage de l'argent dont on ne dispose pas. Ce qui nous coûte cher, c'est d'avoir fait plus de dettes depuis qu'Emmanuel Macron est au pouvoir que dans les 50 ans, madame, dans les 50 ans qui ont suivi l'après-gerre. Ce qui nous coûte cher, madame, c'est d'avoir des taux d'intérêt aujourd'hui qui sont supérieurs à ceux de la Grèce, à ceux du Portugal et même à ceux de l'Italie.

Madame, c'est ça le bilan de permett. Est-ce que je me raccroche à ce que vous venez de dire ? Vous venez de citer les taux d'intérêt mais depuis hier depuis cette prise de position de Sébastien Lecnu, bah le le CAC 40, il s'est plutôt bien porté.

À l'ouverture ce matin, c'était de 40 %. Les taux d'intérêt demandés à la France ont baissé de façon importante. Le spread de ce fameux écart de taux entre la France et l'Allemagne est en baisse.

Est-ce que c'est pas la preuve que en fait les investisseurs et donc potentiellement l'économie attendait bah cette forme de respiration ? Madame, pardon, mais euh développer cet argument euh relève sur le plan économique d'une naïveté confondante. Les marchés financiers, les entreprises françaises détestent l'instabilité.

Oui, c'est vrai. 6800 défaillances d'entreprises à cause de l'instabilité. Vous avez parfaitement raison.

Mais refuser de donner à la France une majorité stable est éminemment un choix qui renforce l'instabilité budgétaire. Pourquoi ? Parce que dans 3 semaines quand on va discuter du budget et qu'il va y avoir sur la table le débat d'une nouvelle motion de censure et donc d'une nouvelle dissolution de l'Assemblée nationale et bien par définition les marchés financiers le spread et la réaction d'un certain nombre d'acteurs économiques.

Vous savez bien qu'ils vont continuer à dealer. Pardon, vous dites ça, vous avez peut-être raison, peut-être que l'avenir vous donnera raison, mais ils vont continuer à d concession contre soutien. Les milieux économiques ont besoin de stabilité, ils ont besoin de confiance.

La France a besoin qu'on déverrouille toutes les contraintes qui pèsent aujourd'hui sur la croissance. Parce que je vais vous répondre et j'en termine. On n'affrontera pas le mur de la dette uniquement en allant faire la chasse au gaspillage d'argent public.

On affrontera le mur de la dette en remettant le pays sur le chemin de la croissance, en remettant le pays sur le chemin de la production. Et si demain je suis premier ministre, je donnerai instruction à mon ministre de l'économie pour mettre en place à la fois une politique de simplification parce que il y a l'impôt qui pèse sur le plan monétaire sur nos chefs d'entreprise, mais il y a aussi un impôt papier et cette surtransposition permanente de normes qui anesthésie aujourd'hui l'économie française. Nos chefs d'entreprise, ils ont besoin de liberté et si demain je suis à la tête de de l'État, à la tête d'un gouvernement, je leur redonnerai cette liberté de créer, investir, innover et produire.

Ça voudra dire faire migrir l'État. Vous savez que s'il y a toujours plus de normes, c'est aussi parce qu'il y a toujours plus de fonctionnaires. Marine Le Pen dans cette même émission a fait sensation à la question "Est-ce que vous êtes prêt à faire moins de fonctionnaires ?" Avait dit "C'est un truc de droite." Alors ça avait provoqué beaucoup d'agitation.

Est-ce que vous êtes prêt à diminuer ? Oui ou non ? Oui ou non ?

Parce queon voit bien que la l'ammigrissement de l'État est un sujet central. Pour l'instant les prélèvements obligatoires restent champion champion en France encore dans tout le budget. Faire maigrir l'État.

Moins de fonctionnaires. Est-ce que vous y êtes prêt ? Il faut évidemment faire maigrir l'État.

Mais moi, je me méfie de ces réflexes qui consistent à dire le problème de la France à trouver des bouqu émissaires. Le problème de la France c'est Bernard Arnaud de riche. Le problème de la France c'est les fonctionnaires.

Le problème de la France c'est la dépense publique. Bon il y a évidemment du vrai dans dans dans tout cela. Donc fonctionnaire il faut alors nous nous allons réduire le train de vie de l'État.

Il y a trop de bureaucratie. Donc nous allons commencer par réduire le nombre d'opérateurs publics, réduire le nombre d'agences. Ça veut donc dire que nous allons d'abord dans un premier temps couper les dépenses de publicité.

On peut citer l'ADEM, on peut parler des agences régionales de santé qui viennent ajouter un échelon dans la gestion de la santé en France. Je pense que la santé devrait être gérée à la fois par le ministre de la santé et par un préfet délégué à la santé dans les départements. Mais l'État est aujourd'hui obèse.

Il faut évidemment alléger la bureaucratie d'État. Il y a trop de fonctionnaires dans les bureaux et pas assez de fonctionnaires sur le terrain. Il y a trop de gens derrière des ordinateurs dans la bureaucratie d'État. trop de gens qui sont missionnés pour produire des normes qui euh euh alourdissent la vie de nos chefs d'entreprise, qui alourdissent la vie du pays et pas assez de policiers, de soignants, d'enseignants ou de gardiens de prison en première ligne.

Donc nous allons remettre de l'ordre dans la gestion de l'État. Nous allons évidemment diminuer le train de vie de l'État et si demain nous avons la possibilité de le faire dès la première année, nous allons réaliser un plan d'économie, nous présentons un contrebudget le 23 octobre sous la responsabilité de Jean-Philippe Tangi, un peu plus de 4 milliards d'euros dès lors dans les agences euh publiques en coupant notamment une partie des dépenses de de fonctionnement. Mais nous allons évidemment remettre de l'ordre dans la bureaucratie de l'État.

Et ces agences, il y a une grande partie de ces agences qui ont dit il y a quelques instants. Alors peut-être un petit lapsus parce que vous avez dit si je suis à la tête de l'État et vous êtes repris en disant si je suis la tête du gouvernement. Euh je pense que certains le souligneront mais on fait pas de l'analyse comme ça.

Euh ceci dit vous êtes prêts je parle pas de du Rassemblement national, je parle de vous en fait. Je parle de vous personnellement. Si effectivement la situation se présentait, vous êtes prêts, les discours sont prêts, le le budget est prêt, vous êtes vous êtes prêt demain, après-demain ?

Euh je l'humilité de vous dire, madame Carwer, que nous avons l'ambition et je porte l'ambition de faire différemment. Alors, avec beaucoup d'humilité, j'apprends au côté des Français chaque jour. Euh je les écoute, je les entends et je m'efforce depuis euh maintenant plus de 10 ans que je me suis engagé euh en politique, que ce soit au cours de mes mandats de parlementaires européens, que ce soit comme président du premier parti de France, de traduire politiquement les attentes, les espérances et les souffrances qui sont aujourd'hui celles des Français.

Donc chaque jour qui passe, nous nous rapprochons du pouvoir. Nous avons évidemment travaillé, beaucoup travaillé pour rédiger des projets de loi. Si demain je suis à la tête du gouvernement, je signerai dès mon arrivée à Matignon un certain nombre de décrets pour par exemple pour simplifier l'avis de nos chefs d'entreprise en rayant des normes qui aujourd'hui pèsent sur l'économie française parce que je pense que le plus urgent c'est de relancer la production.

Je signerai des normes pour euh engager par exemple des décrets, pardonnez-moi, pour engager effectivement la construction de nouvelles places de prison. Euh je dénoncerai très vite la convention qui lit la France à l'Algérie et qui nous place sous une situation de de d'ostcilité migratoire à l'égard de ce pays qui conteste en permanence nos valeurs, notre honneur et notre notre indépendance sur la scène internationale. Je signerai par exemple un décret, je prendrai des mesures très vite pour interdire les téléphones portables dans les collèges et les lycées. aujourd'hui le cas dans les collèges, pas au lycée, mais je veux prendre des mesures très vite pour remettre le pays sur le chemin à la fois de l'ordre et de la prospérité.

Vous avez dit prospérité et vous avez parlé budget et je demanderai pardon très vite parce que je crois qu'il y a aussi urgence et le ministre le je le ministre des armées maintenant premier ministre monsieur Lecorn n'en a pas dit un mot. Si demain je suis à la tête de Matignon, je demanderai dès les premiers jours de mon action à mon ministre de l'intérieur d'adresser au préfet une circulaire pour interdire toute régularisation d'étrangers en situation irrégulière sur le sol français. Je je voudrais qu'on revienne un instant sur le budget.

Vous avez vu, on a écrit en bas de l'écran une boucherie fiscale. C'est ce que vous avez dit. Vous êtes pas le seul au sein du Rassemblement national et utiliser cette expression ces ces derniers heures.

Inquiète. Mais est-ce que vraiment tout est acheté Jordan Bardella ? Est-ce que c'est tout noir ou tout blanc ?

Quand Sébastien le cornu dit qu'il refuse que le patrimoine professionnel soit touché par des mesures d'effort fiscal, quand il évoque une baisse de contribution sur la valeur ajoutée des entreprises, est-ce que ça ce ne sont pas des des gestes qui sont de nature à vous convenir ? Est-ce qu'il faut tout jeter tout le temps ? Alors, il y a jamais tout à prendre, il a jamais tout acheter.

Ouais. Euh moi, j'essaie d'avoir de de la nuance et vous savez le le notre groupe à l'Assemblée nationale, le RN et le groupe ça a été souligné il quelques semaines par vos confrères du Figaro et le groupe politique qui a l'Assemblée nationale a voté le plus de textes qui ne venaient pas du Rassemblement national. C'estd que quand quelqu'un qu'il soit de gauche ou de droite ou du centre propose quelque chose qui correspond à ce que je pense et qui correspond à l'intérêt des Français à la différence de tous les autres.

Nous ne sommes pas sectaires. Nous écoutons, nous respectons et nous votons dans l'intérêt du pays et dans l'intérêt des Français. Donc vous m'interrogez sur la CVAE.

Moi, je je porte l'ambition avec Marine Le Pen et Éric Si de de de relancer la croissance. Par conséquent, je crois qu'il faut, s'agissant des impôts de production, un réalignement compétitif de la France sur les partenaires européens. Nous avons aujourd'hui une fiscalité sur la production qui est extrêmement injuste parce qu'elle pèse sur le haut du compte d'exploitation qui est deux fois plus importante que la moyenne européenne.

Donc si demain nous sommes à la tête du pays, nous alignerons sur le plan de la production, la fiscalité de la production le la fiscalité sur nos partenaires nos partenaires européens. qui dit budget aujourd'hui dit retour de la taxe Zucman dans le débat Jordan Bardella. Le Parti socialiste veut réintroduire cette taxe et par amendement et c'est Olivier Fort qui l'annonce promet.

Et cette taxe, elle été jugée inefficace et dangereuse par Marine Le Pen il y a encore quelques jours. Mais elle est populaire dans l'opinion. Elle est populaire dans votre opinion Jordan Bardella.

Selon l'iphop, 75 % de ces électeurs, de vos électeurs 3 sur qu veulent faire payer les ultra riches. Est-ce que vous n'êtes pas un peu tiraillé entre votre volonté de de parler à la base populaire et votre volonté de parler au milieux d'affaires, au MEDF et cetera ? Madame, il y a un français sur deux d'après un sondage de l'OP qui est à 10 € près quand il fait ses courses.

Donc si vous allez voir les Français en leur disant "Faut-il que euh les grands patrons français, les grandes fortunes françaises euh payent euh de l'impôt, plus d'impôts évidemment que tout le monde et peut-être certains ici à cette table vous diront oui." Euh mais attention à ne pas apporter une mauvaise réponse à une vraie inquiétude et à un vrai sujet qui est soulevé par beaucoup de Français qui est la répartition de la fiscalité dans notre pays et dans un pays qui ça a été rappelé tout à l'heure par monsieur Rochbain est parmi les pays qui prélèvent le plus dans l'OCDE. Donc moi, je suis opposé à cette taxe Zucman parce que je considère que c'est une folie socialiste qui consiste à taxer des projections économiques. quand on intègre dans un tel dispositif fiscal des projections économiques qui vont toucher des entreprises qui ne sont même pas encore rentables.

On a pris l'exemple de Mistral d'entreprise de start-up de la tech de licorne française qui font des levées de fond qui peuvent présenter de des sommes qui paraissent à priori énormes pour beaucoup de Français. Mais au moment où où où où la taxe va s'abattre sur le chef d'entreprise, sur l'entreprise en soi, sur l'organisation en soi, et bien cette entreprise ne ramène pas encore d'argent. Ça on vient si vous voulez à à à à taxer des entreprises qui travaillent en France qui font de la levée le fond et qui s'agissant par exemple de licorne lié à l'intelligence artificielle défendent aussi la souveraineté numérique de la France.

Donc nous on a mis en place dans notre projet et c'est une proposition que nous formulons qui a vocation à ramener 3 milliards d'euros chaque année dans les caisses de l'État sur la fortune immobilière non un impôt sur la fortune financière qui consiste non seulement parce que moi je défends l'enracinement à supprimer l'impôt sur la fortune immobilière c'est-à-dire à détaxer de de ce marteau fiscal la résidence principale ou la résidence unique. La résidence unique, c'est par exemple si vous avez un piét à terre à Paris mais que vous rentrez tous les weekends, je sais pas, en Bourgogne à 2h d'ici dans ce qu'on pourrait donc considérer comme votre résidence unique et à ne taxer que sur les anciennes assiettes de l'ISF, c'est-à-dire au-dessus d'un Mlion3 le la fortune financière. Mais je sors de très très très important.

Est-ce que vous vous au total vous êtes vous êtes prêt à prendre l'engagement de diminuer les impôts ? risqué pour quelqu'un qui est candidat au pouvoir. La plupart Emmanuel Macron l'a fait à un moment donné, pardon.

Rares sont ceux qui ont tenu leur leurs promesses. On est le 15 octobre 21h27. Si vous faites la promesse, ça vous engage hein.

Au total, je dis bien au total hein, riche pas riche au total, est-ce que le contribuable français serait moins imposé que aujourd'hui si vous arriviez au pouvoir ? Oui, c'est notre ambition bien sûr parce que j'irais faire les impôts baisser. Oui, je vais vous répondre monsieur Remin.

Si juste vous me permettez de répondre à KW sur l'impôt sur la fortune financière, je vous réponds promis, je n'esquive pas la question. Euh nous souhaitons détaxer de fiscalité la résidence principale parce que nous croyons dans l'enracinement. Notre vision économique, c'est celle d'une économie enracinée qui est au service de l'homme et qui est au service de la nation.

Donc pour que les Français restent propriétaires de la Maison France, qu'ils restent je dirais fier et fier propriétaire de ce qu'ils ont mis parfois une vie entière de travail à acquérir et bien nous déchargeons la résidence principale. Deuxièmement, dans notre impôt sur la fortune financière, il n'y a pas les biens professionnels parce que nous nous n'envisageons pas de taxer le MED in France et nous excluons les investissements jusqu'à 75 % qui sont faits dans les TPEPME et dans les ETI françaises. Ça c'est pour l'impôt sur la fortune financière.

Ça rapporte 3 milliards d'euros par an et ça va nous permettre précisément et je fais la transition monsieur Rogemin de financer, pardon, vous me posez beaucoup de questions en même temps, de financer la baisse de l'impôt sur le revenu et notamment de financer une part fiscale pleine dès le deuxème enfant parce que notre objectif c'est non seulement d'alléger la fiscalité parce que il y a trop d'impôts en France mais c'est surtout d'encourager la natalité. Donc il y aura évidemment des baisses d'impôts, mais encore faut-il qu'on fasse de la chasse au gaspillage d'argent public. Nous ambitionnons de faire et encore une fois tout cela sera présenté si demain il y a une campagne électorale un plan d'économie qui ira jusqu'à 100 milliards d'euros d'ici euh à 5 ans et ces 100 milliards d'euros seront effectués 1/3 pour euh la euh la la baisse de la fiscalité, 1/3 pour le remboursement de la tête et 1/3 pour de la bonne dépense publique, c'est-à-dire typiquement la sécurité, la construction de place de prison ou la défense.

Vous avez raison, on a prévu l'équivalent de 3 heures d'émission beaucoup de questions parf en même temps donc j'essaie de dérober aucune question je vais faire encore plus compliqué, je vais essayer de synthétiser deux questions en une comme ça. Vous avez vu certainement ce qu'a dit Bruno Rotaillot sur les réseaux sociaux ces dernières heures. C'était un peu de temps avant qu'on rentre là en plateau pour cette émission.

Il dit "Emmanuel Macron installe donc un paysage politique aux couleurs de la gauche mais aussi du RN qui n'a pas voté la réforme des retraites et s'est abstenu sur la taxe dumane. Question une que répondez-vous à Bruno Rotaillot Question 2. Effectivement, vos députés se sont abstenus en février lorsque l'Assemblée a adopté une proposition de loi instaurant ce mécanisme.

Que ferez-vous la prochaine fois ? Bruno Retaillot et l'abstention. Mais monsieur Retaillot, il fait du bruit.

Voilà, parce qu'il s'aperçoit sans doute que en 5 jours, il a perdu 1 an et demi de capital politique. Voilà. Euh, il nous accuse d'être socialiste et ce qui est pour moi est assez euh vexant.

Euh je lui rappellerai que il a été assis pendant un an et demi en conseil des ministres entre monsieur Vals, monsieur Ramè et madame Borne. Donc vous voyez les leçons de cette droite qui se dilue depuis 8 ans dans le macronisme et qui se dilue désormais dans le socialisme me fait penser à cette phrase de feu Patrick Buisson dans la cause du peuple qui écrivait qu'il y a en France deux il y a en France deux parties de gauche dont un s'appelle la droite. C'est ce qu'il dit aussi.

Rotaillo a la même expression. Oui, mais moi je ne juge pas ce qu'il dit, je le juge à ce qu'il fait. Et s'il considère que revenir sur la réforme des retraites est une ligne rouge, alors pourquoi ne vote-il pas la censure ? pour vous passez à taper sur mais parce que je ne me si vous voulez moi je je suis pas dans la je regarde pas la vitrine je regarde ce qu'il y a au fond de la boutique et donc c'est pas parce qu'on se dit de droite que on défend une politique de droite quand monsieur Barnier donc tout le monde nous a dit monsieur Barnier il est de droite faut s'allier avec monsieur Barnier parce que c'est le retour de la droite au pouvoir.

Quand on propose un budget à 40 milliards d'euros de prélèvement obligatoire supplémentaire, alors on ne peut pas se dire de droit. Vous prenez des risques, vous faites comme si vous vous étiez sûr de gagner seul. Or, vous l'avez dit vous-même, la possibilité est grande que vous ayez une majorité relative.

Pardon, j'étais le premier à vous dire surtout vos concurrents, sur vos concurrents, vous tapez à bras raccourci. Non, je tape sur les gens qui ont été au pouvoir et qui ont un bilan. Pourquoi ? parce qu'ils font du mal à mon pays et que précisément je me je me bats contre les politiques néfastes qui sont menées dans mon pays.

Mais vous m'avez interrogé, pardon, tout à l'heure, ne me dites pas tout et le contraire de tout. Vous m'avez interrogé tout à l'heure sur ce que je ferai en cas de majorité relative. J'ai été le premier à vous dire que j'irai chercher des alliés autour de moi et que je m'adresserai au patriotes de droit qui seraient élu à l'Assemblée nationale en leur proposant de travailler avec moi.

Question très technique mais c'est très importante. Si vous avez une majorité relative et vous dites vous-même, vous dites c'est possible vous faites pas le hur là, vous dites pas que vous êtes sûr d'avoir une majorité absolue. Emmanuel Macron vous nomme est-ce que vous y allez, c'est-à-dire avant même, on voit que c'est compliqué au parlement d'avoir une majorité ensuite, mais est-ce que vous commencez par y aller ?

Vous voulez vraiment dernière fois, c'était matignant en cas de majorité relative ? Alors, pardon hein, je vais vous faire Il y a les gens qui se contredisent et il y a les gens qui se répètent. Moi, je fais partie de ceux qui se répètent.

Donc, je vais vous dire exactement ce que je vous ai dit lors des élections législatives l'an dernier. J'irai à Matignan si j'ai l'assurance d'avoir une majorité sur laquelle m'asseoir pour conduire la politique de redressement que sur laquelle nos députés, sur laquelle mes députés auront été élus. Donc je je vais pas vendre du vent et dire aux Français que je veux aller à Matignon juste pour inscrire euh premier ministre sur ma carte de visite et être renversé en 24 heures.

Donc je vais à Matignon si j'ai une majorité absolue. Je vais à Matignon si par conséquent je n'ai pas de majorité absolue et que j'ai une majorité relative et que j'ai des alliés pour m'assurer non seulement d'une non censure mais d'un vote sur un accord de gouvernement sur les mesures sur lesquelles nos députés auront été élus. Je ne peux pas être plus clair.

Est-ce que Reconqu fait partie de ses alliés ? Reconquête Sarah Knafo monsieur Zémour. parce qu'ils font partie de ses alliés naturels.

Ils pèent pas grand-chose mais enfin il faut qu'il va au moment où on se parle, ils n'ont pas de députés à l'Assemblée nationale mais au Parlement européen, les eurodéputés de Reconquête ont voté pour la motion de censure que j'ai déposé il y a quelques jours contre la présidente de la Commission européenne. Et je souhaite effectivement demain avoir la non seulement l'alliance la plus large possible mais je souhaite que les députés qui seront élus encore une fois reconquête est aujourd'hui donné à 3 % dans les sondages le RN est donné à à 35 36 % mais si demain il y a des députés qui sont élus hors de l'alliance que nous mènerons avec Ericoti et bien évidemment ils seront amenés à travailler un mot sur Nicolas Sarkozy. Nicolas SarkoZi a eu des mots plutôt élogieux à votre égard.

Il est de notoriété publique. Je crois que ça a été dit hein que vous êtes rencontré absolument. Combien de fois ?

Une fois une seule fois est-ce qu'il puisqu'on parle bien de recomposition du paysage politique aujourd'hui on vous apprêté parfois on disait vous êtes un peu chirakien vous vouliez paraître comme chirakien parfois sarcoite. Est-ce qu'il est un aspirateur ? Je veux paraître moi-même ce qui c'est très bien c'est déjà une bonne c'est déjà une bonne chose.

Si s'il y a besoin d'un de quelqu'un qui inspire une forme de rapprochement des droites. On sent bien qu'il est dans cette veine là est-ce qu'il peut être celui-là ? Monsieur Rochbin la droite au pouvoir à déçu Sarkozy mais pardon Nicolas Sarkozy en 2007 il fait cette jonction entre un électorat plus populaire entre la France du travail et une forme de bourgeoisie patriote.

Je pense que cette alliance qui est une alliance de tous les Français patriotes me semble aujourd'hui nécessaire si l'on veut gagner demain l'élection présidentielle. C'est pour ça que je vous dis que je ne m'adresse pas à la droite, je ne m'adresse pas à la gauche et je ne mime pas le général de Gaul en disant cela. Mais je sais que il y a des Français qui pendant très longtemps ont eu le cœur à gauche, qui pendant très longtemps ont eu le cœur à droite, qui ne se retrouvent plus aujourd'hui et qui ont le cœur qui saigne en regardant l'État de la France.

Et moi, je veux leur dire, on n peut-être pas d'accord surtout. On a tous au fond du cœur des sensibilités différentes. Mais notre amour du pays et l'État de la France aujourd'hui nous impose de travailler ensemble.

Et je vais vous dire de Gaul en lorsqu'il parle à Malerot dans dans le chaîne qu'on abas à cette phrase, il lui dit "J'appelle français tous ceux qui ne veulent pas voir la France mourir." Et bien moi, j'appelle patriote tous ceux qui ne veulent pas voir la France disparaissent disparaître. Tous ceux qui veulent voir la France vivre au 21e siècle et qui croient que notre grand pays a tous les atouts pour réussir et que notre grande nation a encore quelque chose à dire non seulement à son peuple mais aussi au monde et je me battrai euh évidemment pour cela et j'y suis prêt.

Et Olivier Fort disait que tout ce qui était en train de se passer le début de la campagne présidentielle. Vous êtes d'accord avec ça ? Les Français ont été privés de campagne en 2022.

Genre il faut être honnête. Nous, on a fait campagne mais notre principal opposant que nous avons affronté au second tour a tout fait pour retarder la campagne. Alors bien sûr, la France a vécu des crises majeures.

On a vécu la crise sanitaire d'abord. On a vécu ensuite l'invasion et l'agression de de l'Ukraine par la par la Russie. Donc on a vécu des crises majeures, mais je pense qu'on a besoin non seulement d'apaisement dans le débat démocratique, mais qu'on a besoin de de campagne saine sur le fond, projet contre projet, en arrêtant les hurlements, en arrêtant les outrances, en opposant des arguments.

Parce que la grandeur de notre pays et la grandeur de notre démocratie, c'est précisément de permettre ce climat apaisé. Moi, je n'aurais jamais peur du débat. J'en ai fait plus d'un sur votre plateau de télévision.

Je n'auraiis jamais peur de la confrontation, mais je dis juste aux autres mouvements politiques, arrêtez de penser à vous-même et pensez aussi aux Français qui nous regarde. Jordan Bardella, une dernière question, un mot, vous l'avez mentionné tout à l'heure, ça m'a frappé deux fois même. La première fois, c'était moi.

Le mot bourgeoisie, c'est vrai que c'est un vieux mot. On va recevoir dans un instant quelqu'un qui incarne la bourgeoisie conservatrice. C'est Renault Girard du Figaro.

Voyez, il prend l'Union des droites, lui un peu comme bon la bourgeoisie, c'est très important. Si si Militeran est arrivé au pouvoir en 81, c'est parce qu'une partie de la bourgeoisie a dit on essae hein, une partie de la bourgeoisie a toujours peur de vous. Je voyais un grand patron il y a quelques jours, il disait, je posais la question, vous avez rencontré Bardella le P ?

Non non, ça non, c'est pas encore, je suis pas mur pour ça hein. En une phrase, qu'est-ce que vous voulez dire à la bourgeoisie qui qui la rassurerait si tentez que vous puissiez la rassurer ? Arrêtez de vous fier aux caricatures et arrêtez de d'écouter ce qu'on ce qu'on vous raconte sur le projet que nous portons avec Marine Le Pen depuis des années.

Nous sommes des patriotes, nous aimons notre pays et contrairement à la gauche, nous ne voulons pas de la lutte des classes. Voyez, moi je ne suis pas socialiste. Je ne désigne pas des bouqu émissaires.

Je ne considère pas non plus que tout se règle à coup de fric, à coup de taxe ou à coût d'impôt. Et je pense que le pays a besoin d'unité, a besoin de rassemblement et je vais vous dire, moi je suis prêt à discuter avec tout le monde. Donc si ce patron que vous connaissez souhaite échanger et opposer des arguments et peut-être mieux nous connaître, et bien je le ferai avec grand plaisir.

Vous savez, mon mon objectif, c'est que notre camp arrive au pouvoir et donc c'est d'instaurer un climat de confiance aussi avec ces milieux économiques parce que je sais que l'économie ça n'est rien d'autre que de la confiance. Jordan Vandela, merci beaucoup. C'est votre livre Ce que veulent les Français qui va paraître.

Allez madame Le Pen, elle a pris un risque de plus que vous la dernière fois. Elle elle a répondu à la question "Est-ce que vous croyez en Dieu ?" Risque métaphysique, est-ce que vous croyez en Dieu ?

Jordan Bardella ? Euh je suis je suis agnostique mais je je sais à quel point la France puisse son identité et ses racines dans la chrétienté et j'ai une déférence très forte pour la foi et pour pour ceux qui croient. En tout cas, je je les respecte et je respecte tous les croyants quel qu'il soi d'ailleurs.

Merci beaucoup Jordan Bardella.