🔴 France Médias Monde, Radio France Internationale et France 24 devant la commission d’enquête
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Je voudrais commencer par excuser le président, monsieur Patrier Letus. Vous savez pourquoi il n'est pas làin ? Il y a il ne pouvait pas être présent en tant que membre du conseil d'administration.
Voilà. Donc je vais commencer par un prop proliminaire pour expliquer un petit peu à ceux qui nous regardent et nous écoutent ce qu'est France Médiamonde. Alors, il n'est pas très connu en tant que tel alors que votre groupe réunit trois des trois médias à vocation internationale, hein, qui sont euh France 24, RFI, Radio France Internationale qui est met en français dans ses autres langues et Monte Carlo euh MCD, voilà, une radio généraliste des des chaînes qui sont bien connues et des radios pour ceux qui de nos compatriotes qui vivent en dehors de de notre beau pays.
À ces antennes s'ajoutent plusieurs offres numériques dont un faux migrant et la toute récente ZA ZOA, je sais pas comment vous l'appelez. Voilà, ZOA. Alors, média 100 % numérique créé en octobre dernier et et pensé pour les jeunes africains francophones.
En 2024, France Méia Monde a touché 254 millions de personnes chaque semaine. 179 via ses antennes télévisé et radiophonique, 74 millions via ses offres numériques, ce qui est un chiffre en pourcentage en tout cas assez impressionnant. Autant dire que France Méamond est fondamental en cette période où les soft power révèent une importance décisive.
Alors, vous avez également investi avec force les réseaux sociaux à tel point qu'en 2024, vous avez touché plus de 200 millions de vues sur TikTok. Soit une application par 9 en une seule année. Votre budget alors il repose principalement sur des ressources publiques.
Une fraction de TVA pour environ 273 millions d'euros comme c'est le cas pour beaucoup de médias publics auquel s'ajoute une dotation d'environ 5 millions d'euros provenant du programme d'aide publique au développement qui se trouve dans la loi de finance. Vous bénéficiez également de quelques contributions externes et de revenus publicitaires mais qui ne correspondent qu'environ 5 % de votre budget. J'ajoute enfin que France Médiamonde totaliserait 1830 ETP au 31 décembre 2024 dont près de 60 % de journalistes.
Alors on le constate aisment France Médiamonde est un acteur important de l'audiovisel public et je vais pour se faire vous présenter nos invités. Donc madame Marie-Christine Saragos, je dresse votre portrait dès votre sortie de l'ENA, vous travaillez dans le secteur public audiovisuel d'abord au ministère de la communication puis au sein du cabinet de Karine Taska alors ministre délégué à la francophonie. Vous vous êtes alors chargé de l'action audiovisuelle extérieure de la France.
Après un passage par le ministère des affaires étrangères, vous rejoignez TV5 dont vous devenez la vice-présidente en 2001. Après avoir dirigé la direction de la coopération culturelle et du français au ministère des affaires étrangères, vous devenez directrice générale de TV5 Monde en 2008. En octobre 2012, vous êtes nommé PDG de l'audiovisuel extérieur de France devenu France Médiia Monde en le 27 juin 2013.
Vous êtes reconduite à la tête de France Médiamonde par le CSA en 2018 puis par la en 2023 ce qui nous amène à votre 3è mandat. Alors, monsieur Roland Husson, vous aussi sortez de l'ENAT, vous débutez votre carrière au ministère de la culture et de la communication comme adjoint puis chef de bureau du secteur audiovisuel public avant de rejoindre en 2005 la direction générale de la concurrence de la Commission européenne. En 2008, vous êtes nommé directeur des affaires européennes internationales du CNC avant d'être nommé sous-directeur en 2010.
Après un passage dans le secteur privé, vous devenez en septembre 2015 directeur adjoint de l'établissement de communication et de production individuelle de la défense avant de devenir directeur adjoint au cabinet d'Audré Azouet ministre de la culture et de la communication. Vous retrouvez Audreé Azouet à l'UNESCO comme conseiller de la directrice générale. Depuis le mois de juillet 2023, vous êtes directeur général de France médiamonde en charge du pôle ressources.
Monsieur Jean-Marc Fourt, vous débutez votre carrière de journaliste à Radio France comme présentateur et reporteur avant de devenir correspondant à Londres pendant 4 ans. De 2006 à 2010, vous êtes producteur de l'émission d'actualité internationale et pourtant elle tourne sur France Interre avant de devenir le directeur de la rédaction de France Culture pendant 4 ans. Vous retrouvez ensuite France Interre où vous êtes directeur de la rédaction, poste que vous cumulez avec celui de directeur de l'information internationale de Radio France à partir de 2018.
Vous avez été nommé directeur de RFI en mai 2023. Madame Vanessa Burgraf, je n'écorche pas votre nom, c'est bien ça. Vous avez une double formation en lettrre et en communication politique.
Vous débutez votre carrière comme assistante de Catherine Séac dans son émission bien connue Thé ou café avant de travailler quelques temps sur la chaîne Bloomberg. Vous devenez ensuite présentatrice sur TV5 Monde et en 2006 vous participez au lancement de la chaîne d'information France 24. Après une brève expérience de chroniqueuse dans l'émission N pas couché de Laurent Rquier, vous devenez adjointe au directeur de France 24 en 2017.
Vous en devenez la directrice en juin 2021. Alors déjà vous remercier d'être tous les quatre là et d'avoir répondu à notre invitation. Euh avant que vous ne puissiez là aussi peut-être débuter, je vais avoir le voilà les questions mais on va faire peut-être aussi euh le le fait qu'on qu'on ces gens-là précisent qu'ils n'ont pas d'intérêt après je peux commencer par une question.
Bon, je vais peut-être d'abord les faire voilà. Alors voilà, c'est plus une question de d'ordre. Je vais vous demander quand même avant de vous poser les premières questions.
Voilà, c'est ça, vous êtes habitués. Avant que vous puissiez intervenir, je vais vous remercier de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature influencer vos déclarations. Et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 58 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par les commissions d'enquête et bien de prêter serment de dire la vérité.
Toute la vérité rien que la vérité. Je vais donc vous inviter chacun à votre tour à d'abord le jurer ensuite à nous dire si vous avez ou non des intérêts publics ou privé. Alors, je le jure et je n'ai pas d'intérêt autre que France Médiamond en fait.
Je le jure et pas d'autres intérêt à déclarer. Je le jure et n'est aucun autre intérêt public ou privé. Je le jure et n'ai aucun autre intérêt privé. et privé.
Alors avant de c'est lui avec le micro. Avant que vous puissiez échanger avec monsieur le rapporteur et et notre cher collègue présente, je souhaiterais pour ma part vous poser deux questions. Alors, le conseil d'administration le conseil d'administration de France Médiamonde a récemment approuvé un un budget rectificatif 2025 présentant un déficit limité à 1 million d'euros soit une très nette réduction par rapport au budget approuvé en 2024 qui je le rappelle parlait d'un déficite prévisionnel aux environs de 5 millions d'euros 4 millions d'9 pour être exact.
Pouvez-vous nous détailler les économies ainsi effectuées sachant que vous avez par ailleurs bénéficié d'une hausse de subvention publique accordée à vos entreprises et et les démarches finalement que vous avez mise en œuvre pour limiter ce déficit. Merci. Je vous prie de m'excuser monsieur le président, je pensais que je pouvais avoir un proposinaire.
Je vais peut-être vous laisser le propos et puis je bien sûr je répondrai à votre question. Allonsy. Donc d'abord, moi je je voulais à mon tour vous remercier de nous avoir donné l'opportunité de parler de France Médiamonde ce matin parce qu'il me semble que dans le contexte un peu invraisemblable international que nous vivons, France Médiamonde remplit des missions de service public plus indispensables que jamais.
France Médiamond donc c'est comme vous le disiez monsieur le président c'est la la société nationale de programmes en charge de vis à l'extérieur de la France France 24 donc quatre langues 24 he/ 24 de l'info 24h sur 24 RFI en français et en 16 autres langues. Monté Carlot Doila radio française de service public en langue arabe laïque et trois offres thématiques. Vous avez cité la dernière Zoa, donc qui veut dire étoile en en mand langue du Sahel.
Et donc au total, nous émettons à l'échelle du monde en 21 langues, si je dédoublonne celles qui sont communes à la radio et à la télé. La France est donc dotée d'un audiovisuel extérieur puissant et c'est l'apanage des grands pays. Plus particulièrement, on peut dire que tous ceux qui sont membres du conseil de sécurité de l'ONU auquel je peux ajouter l'Allemagne avec Dutch V se sont dotés de tels outils.
Pourquoi ? Et bien parce que ces missions internationales ne répondent à aucun modèle commercial. Euh aucun marché ne pourrait suffire à financer 21 langues d'infos continu à l'échelle de la planète.
Nos quelques homologues existants d'ailleurs sont aussi financés sur des fonds publics. À l'échelle mondiale, France Méamonde est porteur de notre modèle démocratique à travers d'abord ce qui est la meilleure le meilleur rempart aux manipulations de l'info. C'est une information libre, indépendante, équilibrée, pluraliste, issue du terrain euh et y compris dans des régions où nous sommes souvent les les seuls médias français en tout cas à être présents.
Je pense par exemple au Nord Kivou où ce qui se passe en RDC, plus gros pays de la francophonie est très important ou au Soudan euh pour ne citer que ces ces territoires. Euh et cette cette information française que nous délivrons, même en langues étrangères, elle est toujours française. C'est une denrée rare à l'échelle du monde puisque et je vais utiliser le terme à dessin, nous vivons une guerre hybride.
Nous sommes en guerre. Nous nous vivons en guerre sur le à l'international. J'utilise le mot qui est celui de l'Étatmajor des armées françaises et celui aussi du ministère des affaires étrangères.
Et dans cette guerre hybride, évidemment, il y a la guerre conventionnelle qu'on voit, mais il y a la guerre de l'information et çaen est une composante majeure, d'autant plus qu'elle est moins onéreuse que la guerre conventionnelle. Elle est évidemment elle s'accompagne d'un essort des infos et elle est accentuée par l'intelligence artificielle. Et donc pour démystifier en français ou débanquer en anglais les fausses informations, nous sommes organisés et nous jouons un rôle un impact.
Nous sommes nous avons le principal impact pour la France auprès des publics internationaux dans toutes nos langues et en particulier des langues africaines où les inf prospèrent en arabe, en persant, en russe ou en chinois. Nos médias sont aussi des promoteurs des valeurs humanistes et des principes démocratiques défendus par notre pays dans le monde. l'égalité des femmes et des hommes, la liberté d'expression, la laïcité qui est probablement le concept le moins répandu dans le monde, la diversité et on porte évidemment les grands enjeux autour du de la lutte contre le dérèglement climatique, mais aussi un engagement très fort en faveur de la francophonie de la langue française dans un monde plurilingue.
Enfin, France Médiamonde participe à la projection internationale de notre pays parce que nous sommes une caisse de résonance mondiale et pleurilingue de nos industries culturelles et créatives, de nos artistes, de nos penseurs, de nos chefs d'entreprise, de notre art de vivre, de nos sportifs et on sait faire vibrer. On parle de temps universel sur nos médias puisque évidemment on couvre tous les fuseaux horaires et bien on sait faire vibrer le monde entier sur des grands événements et je pense en particulier à celui qui m'a le plus frappé c'est la réouverture de Notre Dame. Ça a été un engouement incroyable et puis bien sûr les Jeux Olympiques et récemment la Canne.
France Médiamonde est un acteur qui compte. Vous avez cité des chiffres monsieur le président et je les actualise puisque c'était les chiffres 2024. Je vous donne ce de 2025.
Nous comptons 270 millions de téléspectateurs, auditeurs ou internautes chaque semaine, soit une croissance de 10 % à peu près un jarondie par rapport à 2024. Et cette progression importante est portée en particulier par la forte hausse du numérique. Vous citizez le chiffre de nos visite de l'année dernière et bien cette en 2025 plutôt vous citiz 2024 en 2025 c'est 5 milliards de vidéoves et d'écoutes qui ont eu lieu soit une croissance de 27 % et nous comptons 128 millions d'abonnés sur les réseaux sociaux.
C'est pour ça que quand il s'agit de débanquer, nous avons de l'impact. Euh et partout euh et pour faire tout cela, nos moyens sont limités. Nous ne pesons que 7 % du budget de l'audiovisuel public avec 288 millions d'euros de dotation publique.
Si j'ajoute à la recette affectée sur le compte d'affectation spéciale TVA, l'aide publique au développement qui nous vient du programme 209. C'est un coût très faible pour la nation pour donner un ordre de grandeur. On a ramené à ça.
Qu'est-ce que ça représente par mois, par français de plus de 15 ans ? Euh parce que au fond, on paye nos abonnements au médias mensuellement. Et bien ce c'est 40 centimes par mois pour chaque français de plus de 15 ans, soit 5 € par an pour notre audiovisuel public international pour France médiamonde.
Alors notre groupe est très contraint émane une politique extrêmement rigoureuse en matière de de dépenses. Il est issu, vous le savez, d'une fusion depuis 2012 dans et qui a engendré une démarche d'économie permanente et de rationalisation. Nous avons eu trois plans de départ volontaires, des réformes de métier très importantes, des fonctions support mutualisées, des synergies très fortte aussi entre les chaînes et notre trajectoire budgétaire a toujours été sous forte contrainte puisque la fusion a entraîné une baisse d'entrée de 12 % de la dotation publique en 2012 et que si je regarde en euroconstant, bien la baisse pour les 13 années suivantes a été de 14,5 % de notre budget he si on raisonne en euroconstant et pourtant nous avons mené des développements importants les langues africaines de RFI qui sont fondamental dans la bande saéenne en particulier France 24 en espagnol le dispositif de sûreté qui arrime nos journalistes sur des zones dangereuses la cybersécurité car nous subissons en permanence des attaques et la transformation numérique à l'international nos concurrents amis bénéficient du budget largement supérieur au nôtre.
BBC World Service a un budget de 485 millions d'euros. Dutch v 425 millions d'euros alors que nous avions le même budget en 2012. Et c'est évidemment sans parler de la Russie ou de la Chine qui investissent des milliards dans leur audiovisuel extérieur et sans parler non plus des chaînes Panarra qui ont des budgets considérables.
Or, comme je vous je le disais, le contexte international est sans précédent, me semble-t-il, depuis la Seconde Guerre mondiale et il nous oblige à être à la hauteur des enjeux. Et donc dans ce chaos informationnel, pour nous l'impartialité des médias de France Médiia monde est essentielle. Mais je dois souligner que ces enjeux sont un peu différents pour des médias internationaux que par rapport à une problématique nationale parce que nous nous adressons à des publics mondiaux et nous devons nous conformer non pas uniquement à la réglementation française mais aussi à des réglementations locales des pays où nous sommes diffusés parfois sur des supports de souveraineté comme les FM qui dépendent du pays et où nous sommes aussi autant suivis parfois que les médias nationaux tout particulièrement en période de scrutin.
Nous couvrons aussi des zones de conflit où la polarisation est très forte entre bell gérant et où les camps s'affrontent. C'est pourquoi nos médias s'appuie sur un cadre déontologique et éditorial très exigeant avec un corpus de textes et de chartes élaboré collectivement. Évidemment, la loi est notre horizon.
Ensuite, il y a le cahier des charges et en interne, nous avons écrit une charte de déontologie. Nous encadrons nos partenariats et collaborations extérieures. Nous avons une un guide du bon usage de l'IA, un guide de l'investigation, une politique de rectification.
Nous avons une organisation dédiée à la déontologie avec un chipip qui est présidé par monsieur Hervé Brusini qui fonctionne bien et nous est vraiment précieux. Nous avons également une commission interne de déontologie qui rassemble les SDJ, les directions de chaîne, le médiateur et moi-même. Chaque rédaction s'appuie sur une organisation hiérarchique très claire. euh directeur, adjoint, rédacteur en chef pour assurer le respect du cadre éditorial et déontologique 24h sur 24.
Et ces rédactions fonctionnent en collégialité puisque chaque matin tout le monde se réunit en conférence de rédaction et ce cadre est transparent, vous le trouverez sur le site de France Media Monde, le site institutionnel. Dans nos spécificités, il faut également souligner l'enracinement de France Médiamond sur le terrain. Nos médias sont au plus près des faits pour les vérifier et ils portent donc une information souvent sourcée issue du terrain et documentée.
Nous pouvons le faire parce que nous disposons d'un important réseau de correspondant dans tous les pays. Actuellement, je pense que beaucoup de Français ont découvert Savo Gazi notre correspondant en Iran qui passe sur de nombreux médias français. Nous avons des envoyés spéciaux permanents et des grands reporters.
Euh et donc cela a un coup he d'être sur le terrain puisque nous nourrissons notre information non pas seulement de débat pour utile qu'il soit mais nous sommes en prise directe avec le monde par des reportages de terrain qui sont l'essence du journalisme pour nous. Cette stratégie de proximité avec nos publics, elle est également fournie par nos rédactions implantées localement. Dakar, nous avons une rédaction à Dakar, à Naerobi, à Legos, à Beou, à Bucarest, à Bogota et à Pnum Pen.
Ça nous permet de cultiver aussi la pluralité parce que nous ne traitons pas un événement d'un seul point de vue à sens unique. En outre, nous comptons 60 nationalités dans notre groupe. Enfin, le leur ça va être la conclusion.
Je je voulais vous dire que nous nous donnons la parole à tous et à toutes. 100 personnalités invité chaque jour sur nos antennes. Euh 60 nationalités dans notre groupe avec des parcours souvent très diversifiés et puis une interaction euh avec le public puisque nous avons beaucoup d'émissions interactives et une très grande diversité de thématiques.
Pour conclure, je voudrais ajouter que l'urgence internationale impose de nouveaux développements à notre groupe que nous menons avec nos collègues de la Dutchevé pour construire ce que nous avons appelé le bouclier pour l'information et qui rencontre un écho très favorable au niveau européen avec le soutien de la France et de l'Allemagne. Et je voudrais dire enfin que France Médiamon ce n'est pas la France d'un camp ou d'un autre, mais la France tout court et que la France ne doit pas décrocher. Son message est très singulier.
Elle doit continuer à faire entendre sa voix dans la conversation mondiale qui dessine les grands équilibres de demain. Je vous remercie monsieur le président. Merci à vous pour cette présentation.
Alors, quelques petites questions rapides. La première donc que je vous ai déjà posé concernant la trajectoire et la réduction du déficit prévisionnel de 4,9 millions à à 1 million. Voilà.
Et notamment euh les solutions que vous auriez mis en œuvre. Si vous pouvez me répondre là-dessus, vous m'autorisez à laisser le directeur général en charge du pôle. Merci monsieur le président.
Donc effectivement, on a adopté un budget initial en décembre 2024 à - 4,9 million d'euros. Euh depuis euh comme vous le savez, la loi de finance initiale avait été adoptée en février et le Sénat avait adopté un amendement visant à renforcer notre action nous donnant 2 millions d'euros supplémentaires. Nous avons fait le choix en bonne gestion de le mettre sur la réduction du déficit.
Le ministère d'affaires étrangères dans le contexte que décrivait ma présidente à l'instant nous a donné aussi 2 millions de supplémentaires pour renforcer notre action qui nous ont permis notamment de lancer une opération spécifique en Moldavie depuis notre filiale à Bucarest au moment des élections en Moldavie. Donc il nous a coûté un peu l'argent mais avec donc ces financements supplémentaires du ministère d'affaires étrangères et l'amendement qui avait été adopté par le Sénat, on pouvait ramener le déficit à moins 1 million d'euros. Et donc je vais vous faire un scoop.
On va arrêter nos comptes très prochainement et on va parvenir à être à l'équilibre puisque alors vous savez la giton d'une entreprise, il y a des surcouts et on parvient à faire des économies. Donc je vais pas rentrer dans le détail mais on a eu des surcouts importants notamment au Sénégal où le gouvernement sénégalais a augmenté à multi par 8 le coût de nos licences FM. On a réussi donc à revenir à l'équilibre avec une maîtrise des charges avec une contrainte permanente exercée sur notamment mes collègues à ma droite et sans entrer trop dans le détail des économies euh liées à bon des décalages de d'investissement qu'on a fait notamment sur notre filiale à Bogota euh de sur l'électricité par exemple euh sur certaines études qu'on a décidé de de reporter euh et aussi avec un un litige qu'on avait avec l'Ursaf euh qui nous a donné raison et donc avec ça nous arrivons à cette année à enfin en 2025 à être à l'équilibra.
Merci pour votre réponse et j'avais oublié de le dire mais vous vous êtes vous y êtes tenu essayer de répondre assez de manière assez courte dans les 2 minutes et c'était très bien. Alors avant de passer la parole à monsieur le rapporteur, quelques autres petites questions. Vous nous avez parlé de rédaction à l'international donc hein, je voulais savoir à peu près le nombre de personnes et les moyens qui étaient concentrés dans ces fameuses rédactions.
Si tentez bien sûr qu'elles soit identique, mais avoir une idée de ce que représente une rédaction internationale pour les gens qui nous suivent en nombre et en moyens. Alors évidemment selon les rédactions, elles n'ont pas la même taille. Montecarlo Douia, c'est 70 ETP, RFI, c'est 450 et France 24, c'est 580.
Et oui, les filiales sont plus petites aussi. Oui, vous par exemple à Dakar, nous avons deux rédactions de langues en Mandin et Fullfou D qui sont deux langues stratégiques au Sahel. Et c'est c'est elle représente une vingtaine de de de TP par rédaction.
Euh mais on a des rédactions plus petites à RFI par exemple le Enemmer, on est à une douzaine de personnes. Vous voyez selon on on naimait pas 24 heures sur 24 dans nos 21 langues. On aimait 24 heures sur 24 en français, en anglais, en espagnol et en arabe pour France 24. pour RFI également en français, mais sinon on peut être à 18h ou 12h selon les rédactions et c'est ça qui détermine le nombre de personnes.
Alors une question sur votre organisation, j'ai envie de vous dire entre entre vous qui dirigez tous les deux bien sûr, j'ai envie de dire ça ressemble une holding et ensuite les médias justement à l'international, est-ce que dans un souci par exemple de réduire les coûts, d'être opérationnel, vous essayez de regrouper les différentes activités sur des sites identiques peut-être même de sécurité à certains endroits où est-ce qu'au contraire chacun vit sa vie si j'ose dire. Voilà monsieur le président. Alors, nous sommes une société unique.
En fait, il y a une seule personne morale. Nous sommes fusionnés depuis 2012. Donc ni RFI ni France 24 de personnalité morale.
C'est France médiamond de la personne morale. Toutes nos nos directions support sont fusionnées. Alors le pôle ressource qui est en à ma droite avec les finances, la DRH, le juridique, la technique, les achats et cetera, tout ça mais également la communication, la distribution mondiale qui n'est pas par média mais qui est qui est globalisée.
La direction des environnements numériques dans sa partie commune est aussi elle construit les mêmes architectures pour tout le monde et si nous et donc l'essentiel est à les moulinau et d'ailleurs je profite de ça pour dire que tous les tous les députés et notamment vous monsieur le président et vous monsieur le rapporteur nous serions très heureux de vous accueillir pour vous présenter les les équipes parce que c'est très frappant quand on voit les les 21 langues en direct donc tout et si nous avons des rédactions délocalisées c'est une stratégie délibérée qui est à la de proximité, à la fois linguistique et géographique. Parfois, c'est une économie par exemple Bogota et dans le fuseau horaire de l'Amérique latine que nous couvrons en espagnol prioritairement, si nous le faisions en France, nous travaillerions la nuit, ce qui aurait évidemment un coût différent. Mais c'est aussi une question de proximité pour la nourrir la confiance avec nos auditeurs.
Nous sommes dans un monde de défiance et les souvent les citoyens n'ont plus confiance ou moins confiance en leurs médias et cette proximité alimente la confiance. Zoa que vous citiziez qui est fait par une rédaction de jeunes panafricains, enfin ils sont ils viennent de tous les pays s'adresse d'une autre façon aux jeunes africains qui représentent parfois 60 % de la population et et c'est en nourrissant cette proximité qu'on crée la confiance et qu'on crée nos audiences. Donc c'est délibéré.
La sécurité en revanche, elle ne transige avec rien. C'est c'est notre obsession. Nous avons créé une direction de la sûreté qui est dirigée par un lieutenant colonel à un jeune retraité et nous avons des procédures une carte une cartographie des risques avec des couleurs différentes selon les zones des procédures affectées à ces à ces zones une formation spécifique un arrimage quotidien en ce moment nous avons 40 correspondants qui sont dans les 12 pays concernés parce que les événements ont proche et Moyen-Orient et 20 envoyés spéciaux qui couvrent donc 12 pays et une dizaine de langues côté quotidiennement, ils sont arrimés quotidiennement et également appuyés psychologiquement s'ils sont confrontés à des choses trop difficiles parce que le choc post-traumatique peut créer une mise en danger.
Donc nous nous et nous ouvrons nos formations à l'ensemble du secteur audiovisuel public et privé. Merci pour votre réponse. Dernière question.
En décembre dernier, vous avez renforcé l'accessibilité de programme de RFI en russe. Donc une sélection de contenu euh et vidéos est désormais diffusée sur le bouquet satellitaire euh ZBO Voda opéré par Reportage sans frontière. Alors, ce bouquet qui vise à garantir l'accès à une information fiable, vérifiée et indépendante, permet de lutter, malheureusement en particulier avec la Russie contre une désinformation, une propagande qui est qui est le propre de d'autres pays.
Alors, on ne peut que saluer cette initiative. Est-ce que vous pouvez nous indiquer si d'autres initiatives ont été prises dans le même sens ? par exemple dans certains pays d'Afrique qui connaissent également des régimes autoritaires où où la pertinence de l'information pourrait être mise en doute avec notamment des médias qui sont à la solde du pouvoir en place.
Et par ailleurs, pouvez-vous nous indiquer si ces initiatives sont dictées par votre cahier des charges ou bien si elle relève uniquement de de votre initiative ? Merci. Alors, je je vais distinguer le premier exemple sur le russe parce qu'il il fait écho à ce que disait Roland Husson et à ce que je vous ai dit.
Nous avons réfléchi à un bouclier pour l'information pour protéger justement nos démocraties des manipulations particulièrement en période de scrutin et des ingérences étrangères. Euh donc ce qui s'est passé pour le russe, rentrer dans ce dans cette initiative que nous avons prise à compter du mois d'août 2025 de conforter, de monter en puissance pour la Moldavie qui avait des élections et une forte ingérence russe dans ces élections. Et donc nous avons fait monter en puissance le roumain qui est une des langues de la Moldavie et donc nous avons une rédaction à Bucarest et le russe depuis Paris.
Et c'est dans ce cadre que nous avons conforté notamment et bien un communauté manager. Nous avons recruté mais malheureusement c'était en CDD puisque cétait une aide ponctuelle du ministère euh pour conforter le russe. Et là, nous avons eu un résultat extraordinaire qui nous encourage à dire que dans le cadre de notre bouclier pour l'information à venir, dont cette opération en Moldavie a été comme une sorte de test pilote, nous devons renforcer le russe car nous avons multiplié par 5 les résultats de la des vidéoves en russe grâce à ça qui sont passés à 60 millions en quelques mois.
Donc voilà. Donc dans le bouclier pour l'information, notre projet qui semble retenir l'attention des autorités bruxelloises. Nous avons une montée en puissance du Russe, nous avons une montée en puissance de l'Ukrainien, nous avons le lancement de l'arménien car il y a des élections très importantes en Arménie en juin prochain et que là aussi nos collègues arméniens nos contactent nous expliquent que la pression est forte de l'est.
Donc euh nous voulons nous défendre une information simplement vérifiée, équilibrée. Ce travail de lutte contre la désinformation, vous avez posé la question, monsieur le président, sur l'Afrique. Euh il est une obsession en quelque sorte puisque nous sommes assaillis partout et nos marques sont détournées.
Chaque jour, nous nous sommes confrontés à des détournements de marque de RFI France 24 à qui on fait dire n'importe quoi avec des deep fake comme on dit en mauvais français et et donc des gens qui qui parlent à la place de nos journalistes avec leur voix et qui disent une fausse information. Donc nous sommes organisés avec une cellule à à France 24, les OPS qui s'appuie sur un réseau de 5000 à peu près citoyens engagés qui ne sont aucunement rémunérés mais qui font remonter des choses anormales à notre rédaction qui va vérifier. Nous avons une cellule infové RFI mais je parle à la place, ils pourront vous en parler encore plus mieux que moi.
Il y a un groupe WhatsApp qui réunit tout le monde. Il y a des correspondants dans chacune des langues qui sont spécialisées dans le débancage et notamment à Dakar dans les langues africaines. Et dès qu'on voit poindre une un Fox, on intervient pour la débanquer.
Il suffit pas de dire que c'est pas vrai hein, c'est un travail de débanquage. Et on décide aussi et on lien souvent avec Viginum si on publie ou pas parce que parfois en débquant, en démystifiant, on crée de la de la de la publicité, de la visibilité. Donc le choix de le faire ou pas est un choix stratégique.
Et nous avons pour ça une cellule qui fonctionne en permanence. Et en effet, c'est tout le temps. D'ailleurs, si vous êtes intéressé, je pourrais vous faire passer au bureau euh le le la revue que nous faisons tous les deux mois des principaux débincages que nous effectuons et les thèmes qui sont très intéressants à regarder.
Et souvent, comme vous le savez, c'est la France qui est au centre des attaques. Elle a beaucoup de succès pour être attaquée en matière de désinformation et notamment en Afrique. Monsieur le président de de compléter ce que vient dire Marie-Christine Saragos très brièvement.
Trois choses. Premièrement, c'est insensé à quel point la désinformation est omniprésente tous les jours. Je pense que les Françaises et les Français ne mesurent pas à quel point on y est confronté quotidiennement.
C'est quotidien, c'est tout le temps sur tous les réseaux sociaux, tous les jours. C'est c'est absolument inimaginable en fait. C'est le premier point.
Le deuxième point, c'est qu'effectivement, je pense que sur l'est de l'Europe, il faut aller travailler de nouvelles langues, mais il ne faut surtout pas lâcher le russe. Au bien au contraire, il faut le développer notamment visant les populations russophones d'un certain nombre de l'Est l'Europe. Je pense que c'est majeur.
La troisième chose, c'est que sur le sol africain, le le la bataille se mène dans plusieurs langues. C'est ça que je veux souligner. C'estàd évidemment, il y a les enquêtes d'ailleurs communes souvent avec France 24 en français.
Euh, il y en a encore qui vont sortir demain et en début de semaine prochaine, je vous l'annonce. Euh, mais au-delà des enquêtes faites par nos cellules de vérification à France 24 et à RFI, il y a le travail fait dans les langues africaines parce qu'en fait c'est ce qui est moins visible là encore de Paris euh c'est la désinformation dans les langues africaines avec des bassins de population qui sont énormes. Le swili, c'est plus de 100 millions de personnes, laa c'est 70 ou 80 millions de personnes.
Le mandingue, le full day et cetera. Et dans un, je dirais dans dans un monde idéal, non, dans un monde réaliste, il faudrait aller sur de nouvelles langues. Le lingala, l'Amic en Éthiopie, euh le Magalassie à Madagascar parce que c'est là que se fait la désinformation aussi beaucoup.
Et malheureusement l'État, on n'est pas en état de le faire mais je peux vous assurer que les autres ils le font hein. Mais c'est pour ça qu'on a fait essaie de trouver des financements européens pour le financer. Ça fait partie du bouclier ce que vient de dire Jean-Marc Four.
Je vous remercie pour ces réponses. Je vais passer la parole à monsieur le rapporteur pour 45 minutes et on verra. Merci monsieur le président.
Merci madame la présidente directrice générale. Merci madame. Merci messieurs pour votre participation ce matin.
Effectivement, j'ai beaucoup de questions à vous poser. Donc comme pour les autres auditions, je vous demandais peut-être de faire les réponses les plus concises et efficaces possibles. Ma première question s'adresse à vous, madame la présidente directrice générale, madame Saragos.
On l'a dit, vous êtes présidente de France Médiamond, la Holding qui regroupe la chaîne d'information en continue France 24 ainsi que la radio RFI. Chaque semaine, vous l'avez dit, vous avez révélé les chiffres notamment de l'année 2025, mais vos médias participent à l'influence de la France directement auprès de 270 millions de foyers répartis dans je crois près de 180 pays, ce qui est considérable. Euh cependant, contrairement à de nombreux médias publics du monde, veul groupe connaît une spécificité parce que France 24 et RFI, même s'il donne à voir à l'autre bout du monde une part de la France et notamment de sa vision, vos médias ne portent pas la voix de la France explicitement.
C'est c'est vraiment vous y tenez et vous êtes pas le porte-voie du gouvernement français. Vous bénéficiez à ce titre d'une liberté éditoriale qui est totale. Mais si vous ne portez pas la voie officielle de la France, si vous ne recevez pas vos consignes du ministère de la culture, ni même du qued d'Orsse, vous êtes pour autant financé à hauteur de 273 millions, près de 300 millions chaque année par le contribuable français.
Je pense que vous le conviendrez, mais ces financements publics impliquent aussi une certaine contrepartie. Il y a 2 ans, le 6 juin 2024, lors de votre audition au Sénat, vous avez alors affirmé notre influence c'est notre indépendance. Fin de la citation.
Comment est-ce que vous pouvez aujourd'hui nous garantir que cette indépendance éditoriale vous permet aujourd'hui de contribuer le plus efficacement possible aussi à la promotion de ce qu'on pourrait appeler un soft power français ? Merci pour votre question, monsieur le rapporteur. Euh nous sommes fusionnés, c'est-à-dire que je suis pas à la tête de la holding mais d'une société intégrée, une société unique depuis 2012.
He c'était juste pour vous préciser. Oui, en effet, je continue à à redire que notre notre influence, c'est notre indépendance parce que notre indépendance garantit notre crédibilité. D'ailleurs, le cahier des charges nous demande de respecter et demande à notre actionnaire l'État de de le respecter.
Et pourtant et pourtant nous portons en effet la France peut-être sa conscience profonde dans sa diversité, sa spécificité, sa singularité. Et et j'en veux pour preuve quand quand le Mali, quand le Niger, quand le Burkina Faso euh décide d'avoir comme bouc émissaire la France, il nous coupe immédiatement. La Russie aussi d'ailleurs.
Pourquoi ? Et bien parce que ils savent parfaitement que notre présence dans ces pays nourrit un attachement à notre pays, porte ses valeurs, porte ses savoir-faire, porte son art de vivre et comme je le disais tout à l'heure, c'est aussi bien ses chefs d'entreprise que ses grands cuisiniers, ses artistes que ces politiques parce que même si notre cahier des cherche limite à 25 % le la part de l'actualité française nous défile sur nos antennes l'ensemble des des courants politiques français et la France ben la France est aimée en fait dans le monde. Elle est parfois décriée, elle est parfois attaquée, mais elle est aimée et nous contribuons, nous ne sommes pas du tout les seuls mais nous contribuons à cette image et pour autant nous ne recevons pas d'instruction sinon nous perdrions cette crédibilité et donc nous n'aurions pas cette audience et cette confiance du public dans nos médias.
Je vous remercie pour votre réponse. Si je vous ai posé la la question, c'est cette indépendance d'une certaine façon la de la ligne éditoriale de France 24 a déjà donné lieu par le passé à la diffusion de discours qu'on peut qualifier de profondément antifrançais. Je vais vous donner deux exemples.
Il concernne, vous l'avez dit, le Niger ou en juillet 2023, une gente militaire antifrançaise est soutenue en sous-main par la Russie à renversé le gouvernement en place. Premier exemple, le 21 août 2023, France 24 interview l'organisateur d'une manifestation proje à Niamé avec cette question. Votre principale demande, c'est le départ des troupes françaises.
Pourquoi ? Le deuxième exemple, c'est le 4 septembre 2023 où France 24 a couvert une autre manifestation avec cette intitulée Niger nouvelle manifestation pour réclamer le départ des soldats français. Fin de la citation.
On y entendait dans le cadre de de ce reportage une manifestante expliquée en Mondovision. Je la cite "Le pays c'est pour nous. On n' pas besoin des Français." Fin de la citation.
Ces discours ont été tenus, ces manifestations ont été couvertes alors même que France 24 avait été interdit de diffusion au Niger depuis le 3 août et que vous n'aviez donc aucune raison d'essayer de garder de bonnes relations avec la ginte en place. Ma question donc est assez simple, mais alors que il y a à peu près 60 % de la population d'Afrique francophone qui écoutent ou qui regarde chaque jour, chaque semaine RFI ou France 24, comment est-ce que vous expliquez qu'il puisse y avoir des discours antifrançais qui contreviennent aux intérêts vitaux et stratégiques de l'État français qui soit tenu et qui soit diffusé sur votre antenne au risque d'ailleurs de servir une forme de favoriser une contagion, de servir des intérêts français, des intérêts étrangers par pardon profondément hostile à l'égard de notre pays. Il y a l'indépendance et il y a aussi le pluralisme et le la contradiction.
Donc nos antennes ne peuvent pas être monocouleur. C'est ainsi par exemple que le rapport du Sénat sur les ingérences étrangères qui nous a auditionné a conclu que nous devions être au fond le miroir inversé de Ruche Chatoué et autres Spoutnik ou médias. chinois.
Donc nous n'occultons pas ceux qui ne pensent pas comme la France, mais nous les nous portons la contradiction. Nous rapportons des faits, ce qui est le rôle du d'un journaliste, rapporter ce qui se passe, éclairer l'opinion sur ce qui se passe mais apporter la contradiction. Et cette couverture du Niger a laissé une très grande part à l'analyse française à nos soldats, à nos au chefs d'étatmajor, au porte-parole de l'armée, au ministère des affaires étrangères français et et je peux dire que même dans d'autres situations, nous avons pu sauver même l'ambassadeur de France par exemple Burkina Faso.
Vous parlez du Niger, il y a eu aussi un autre coup d'état au Burkina Faso. Quand la foule marche sur l'ambassade de France en hurlant que le le président renversé est caché par l'ambassade de France, et bien c'est RFI qui décroche le téléphone, appelle le monsieur donc le capitaine Traoré qui faisait le coup d'état et lui fait dire en direct que non, c'est lui qui détient le président qui n'est pas à l'ambassade de France et nous faisons stopper la manifestation. Quand les Maliens essayent de faire croire les Russes plus exactement que derrière le retrait des troupes françaises au Mali, il y a des charniers que grâce à un drone de l'armée mais qui capte aussi le son, on voit les supplétifs russes, c'est-à-dire Wagner, les légionnaires de Wagner avec des soldats maliens, traîner des cadavres pour les enterrer derrière le camp français et faire croire qu'il y avait un charnier en disant "N'enfonce pas trop, il faut que ça se voit." Il parle russe et il parle mandin campan mais nous avons des rédactions en russe et en mandin campan et non seulement nous reprenons ces images mais nous traduisons ce qui se dit et nous faisons des articles surfié France 24 qui mais écrabouillent la tentative de manipulation des maliens.
Donc je crois qu'il faut peut-être qu'il nous arrive peut-être qu'il y a des erreurs qui sont commises et nous sommes les premiers à être prêt à les rectifier. Mais je crois qu'il faut pas occulter toutes les fois où c'est le contraire qui se produit et où nous rétablissons la vérité. Mais le pluralisme fait partie de nos notre cahier des charges et de nos missions.
Voilà. Peut-être Vanessa. Oui.
Euh je pense que les deux les deux sonores c'est bon. C'est bon là. C'est bon.
Voilà. Les deux sonores auxquels vous avez fait euh référence, je pense, ont été sortis aussi hors contexte parce que nous ne faisons jamais nous sortons jamais un sonor euh euh sans contextualiser. Ça devait être donc euh à au sein d'un sujet euh voilà où ça a dû être fait dans un décryptage.
En fait, on donne euh la parole aux uns aux autres comme le disait Marie-Christine parce que le pluralisme c'est vraiment au cœur de notre ligne éditoriale. Mais les propos que vous avez cités n'ont pas été faits hors contexte, n'ont pas été fait jetés comme ça au milieu au milieu d'un journal. Ils ont été inclus dans un reportage où il y avait de la contradiction.
Voilà. Et je pense que c'est fondamental qu'on ait voilà qu'on puisse avoir différents points de vue sur nos antennes parce que c'est ce qui fait aussi notre crédibilité aujourd'hui. Je vous remercie pour votre réponse.
Je vois je vous êtes attaché et c'est l'une des lignes en tout cas d'identification de de vos chaînes au caractère pluralisse des représentations notamment géopolitiques. Lors de son audition au Sénat le 30 avril 2024. Anne-Marie Av qui était à l'époque ambassadrice de France pour la diplomatie publique en Afrique a illustré ce contraste de ligne éditoriale entre France méia monondde et vos confrères par exemple d'outreemche je vais la citer.
La BBC a résolument pris le parti de représenter le monde tel que les Britanniques le voient. Quant à l'audiovisuel extérieur français, il est à l'image de la France, il donne la parole à toutes les opinions, y compris antifrançaise. C'est peut-être ce que vous appelez le pluralisme.
Elle explique que c'est aussi des opinions antifrançaises pour lesquelles vous vous donnez un certain écho. Fin de la citation. Madame Saragos, madame la la présidente directrice générale, vous misez sur l'indépendance de France Médiamond, de France 24, de RFI pour vous dissocier aussi du gouvernement français peut-être d'une certaine façon pour éviter les mesures de rétorsion dans certains pays contre les intérêts français mais ça n'a pas empêché un certain nombre de mesures.
Ça n'a pas empêché par exemple la Gunte au Niger d'interdire la diffusion de France 24 dans le pays une semaine seulement après son son PCH. Lors de son audition au Sénat, cette même ambassadrice Annesophie avait expliqué, je la cite encore, "Nous sommes pris au piège de notre ouverture, qu'il s'agisse des leaders ou de l'opinion publique. Personne en Afrique n'accepte de croire que nous n'avons pas la main sur la ligne éditoriale des médias que nous finançons.
Dès lors que nous les finançons, nous sommes censés valider ce qui s'y dit. C'est tout ce qu'ils pensent." Fin de la citation.
Ma question est donc simple, mais à quoi ça sert au fond de ne pas porter la voie officielle de la France dans l'ensemble de ces pays comme par exemple le font nos voisins, notamment nos voisins britanniques ? À quoi ça sert d'assumer une indépendance éditoriale de France Médiamond ? De donner le micro au nom d'un pluralisme à toutes les opinions, y compris les opinions contraires aux intérêts stratégiques français.
Si cela en plus ne vous protège pas des mesures de rétorsion comme par exemple au Niger, au Mali, au Burkinafaso, quel est l'intérêt de donner la parole à tout le monde contre les intérêts français quand en plus ça ne vous protège pas de ces mesures de rétorsion ? Alors euh merci de me reposer cette question fondamentale monsieur le rapporteur. Quand madame Annesophie Av donc ambassadrice s'exprime, c'est devant le Sénat donc et c'est repris dans un article d'ailleurs que nous contestons et qui est actuellement qui fait l'objet d'un référé puisque le média en question n'a pas souhaité diffuser notre droit de réponse.
D'abord, elle exprime son point de vue personnel. elle n'exprime pas le point de vue du qu d'ors et ça je peux le l'affirmer parce que nos interlocuteurs au qu d'ors que sont le secrétaire général du qu siège à notre conseil ou la direction générale de la mondialisation ne sont absolument pas sur cette ligne et le Sénat non plus d'ailleurs puisque cette commission transpartisane conclut que notre modèle démocratique pluriel indépendant ne doit rien céder aux attaques de nos de nos détracteurs et que nous devons au contraire cultiver ce qui fait notre singularité. Nous sommes des médias démocratiques résistants et résilient face aux manipulations de l'information.
BBC World serait très surprise d'entendre madame AV indiquer qu'il donnerait la vie du gouvernement et le gouvernement sans doute britannique serait surpris lui aussi parce que disons ce qui se passe parfois chez nous pour ceux qui est qu'on serait pas assez profançais se passe très très souvent au Royaume-Uni et BBC à la réputation BBC World d'une indépendance farouche qui est revendiquée dans sa charte pareil pour Dutch V. Les grands médias internationaux de démocratie ressemblent au pays qui les a créé. Notre signature internationale à nous français, ça n'est pas d'être Russie à tout.
Et je pense qu'on perdrait grandement à changer cette ligne éditoriale. C'est pour ça que nous sommes crédibles, y compris vous disiez au Niger, vous n'aviez plus besoin d'être copain avec l'agente, mais nous au Niger, enfin pas pardon, vous n'avez pas dit ça, monsieur l'orteur, je biggar que nous nous n'avions plus besoin d'être en bon terme avec l'agente, mais nous avons besoin d'être en bon terme avec la population. Et cette population, savez-vous ce qu'elle fait alors qu'elle est privée de de RFI, de France 24 ?
Bien, elle contourne la censure et c'est très frappant dans appel sur l'actualité sur RFI tous les matins ou plusieurs fois par semaine d'avoir en direct ben des gens qui nous appellent du Nigéria, du Burkina, du Mali où nous sommes coupés, qui nous regardent sur YouTube où les résultats sont en explosion et qui nous gardent toute leur confiance. Et c'est pour ces gens-là que nous avons besoin d'être d'être distanciés. pour autant distancié par rapport à un gouvernement, pas par rapport à notre pays que nous portons dans sa conscience collective, dans ses sa diversité, dans ses contradictions parfois dans ses polémiques internes comme ici, ça fait partie de la démocratie et et tout ceci et bien c'est la France et nous la portons avec indépendance par rapport à un gouvernement mais fidélité par rapport à notre nation.
Pardon, un petit complément, monsieur le rapporteur, très très rapidement à avec deux casquettes. La première, c'est de l'ancien correspondant à Londres puisque le président a eu l'amabilité de rappeler que j'avais passé quelques années comme correspondant à Londres. Alors franchement, l'indépendance de la BBC vis-à-vis du pouvoir, je peux vous dire qu'elle est réelle et les exemples sont innombrables.
Innombrables. Moi, j'ai vécu le déclenchement de la guerre en Irak. J'étais correspondant à Londres.
Le moins qu'on puisse dire, c'est que la relation entre la BBC et et le pouvoir en place à l'époque Tony Blair était exécrable. Euh donc voilà juste ce point ça c'est c'est la casquette du correspondant de la casquette du directeur de RFI dit une chose simple, c'est que ce que les auditeurs et les auditrices aiment sur RFI et ce pourquoi nos audiences sont fortes notamment en Afrique mais pas seulement, c'est parce qu'il nous considère comme étant fiable, rigoureux. C'est-à-dire que quand on dit un truc, c'est vrai, le jour où on deviendrait éventuellement un outil de propagande, je pense que nos audiences se casserait la figure.
Je vous remercie pour vos réponses. On a parlé donc de de cette indépendance éditoriale qui vous caractérise par rapport à d'autres concurrents étrangers, du fait que France 24 ne portait pas officiellement la voix de la France, en tout cas du gouvernement français dans ses intérêts à l'étranger, que toutes les opinions y compris divergentes pouvaient s'exprimer. vous avez l'air de de d'y tenir.
Vous parlez de pluralisme, vous vous distinguez d'un certain nombre de médias d'état euh qui fait d'ailleurs aussi votre celle et votre intérêt. Euh mais je je me permets d'insister parce que il y a un certain nombre notamment de reportages de paroles qui ont été données parfaitement contraires et même hostiles aux intérêts stratégiques français qui selon moi n'auraient pas leur place à l'antenne. Je vous donne un exemple.
C'est en octobre 2024 l'un de vos journalistes, William Nasser, a interviewé Amadun Kufa. Alors Amadun Kufa, c'est pas simplement l'expression d'une opinion divergente de celle de la France. C'est pas simplement l'expression du pluralisme tel que vous le définissez.
C'est le chef d'un groupe djihadiste. C'est le chef d'un groupe djihadiste parfaitement meurtrier, Katiba Massna du Djin, qui est affilié à Al-Qaïda. C'est l'un de nos adversaires les plus farouches, les plus féroces qui s'est vit notamment au Sahel.
Alors, je note he tout de même que vous précisez pour être totalement objectif, je vous cite pour ne pas relayer la propagande djihadiste, RFI ne diffuse pas mais on rapporte ici les principaux enseignements. Fin la citation. Malgré tout, est-ce que vous trouvez normal que des journalistes du service public payés à hauteur, je prends le groupe de 300 millions d'euros, près de 300 millions d'euros chaque année, donne la parole à au chef, au responsable d'un groupe djihadiste qui attaque chaque jour nos intérêts stratégiques, les intérêts stratégiques aussi de la population dans ce pays africain.
Est-ce que c'est notre rôle à nous de financer ça ? Alors, monsieur le rapporteur, il s'agit de Wassim Nastre euh qui est journaliste spécialiste des questions djihadis qu'un certain nombre de parlementaires connaissent d'ailleurs puisqu'il est très régulièrement auditionné ici même à l'Assemblée nationale tant expertise est est reconnue. Euh d'abord, j'aurais rectifier quelque chose.
Il n'a pas fait une interview de ce djihadiste, de ce chef djihadiste. Il a envoyé une vingtaine de questions à ce chef djihadiste par écrit. Donc il ne s'agit pas d'une interview.
Et on lui a répondu par écrit. Il n'a pas retranscrit mot à mot les réponses du chef djihadiste, mais il a fait une chronique où il a contextualisé et remis en perspective les réponses de ce chef djihadiste. Donc on ne lui a pas donné la parole.
On a on il a eu des informations et à partir de ces informations, il a fait une chronique en relatant donc les faits, en recontextualisant euh pour voilà pour donner des clés de compréhension à nos audiences pour bien comprendre la situation la situation au Sahel. Euh parce que pour comprendre des conflits et ça je pense que c'est c'est très important de le comprendre, il faut entendre toutes les parties euh qui sont dans des conflits pour bien saisir un conflit. Euh pour autant, on ne lui a pas donné la parole sur les antennes de France 24.
Et d'autre part, j'aurais dire je voudrais aussi dire ça parce que c'est c'est important concernant Wasim Nastre et son travail. Je voudrais dire aussi qu'il a été attaqué et plus que attaqué euh puisque il y a une enquête qui a été ouverte par les pays euh de l'organisation du Sahel par le Niger, Burkina et Mali euh pour apologie du terrorisme alors qu'il fait parfaitement bien son travail et avec beaucoup de et avec beaucoup de recul et qu'il prend des risques et qu'il donne la parole, non pas donner à la parole mais qu'il a des sources du côté des djihadistes, mais il a aussi des sources du côté du pouvoir malien euh ou nigérien ou Burkinabé. Juste pour ajouter un point de principe, donner la parole sur nos antennes à quelqu'un, ça n'est pas donner raison à cette personne.
Je crois que c'est très important de se dire ça. Nous pourrions ne parler qu'entre gens qui sommes d'accord. auquel cas je pense que nous raterions notre mission qui est d'aller aussi convaincre ceux qui ne sont pas d'accord et donc donner la parole par je me pose souvent cette question si demain nous avions une interview de Vladimir Poutine qui acceptait de parler à France 24 et RFI devrions-nous la refuser parce que euh ben disons que son attitude en Ukraine n'est pas forcément celle qui est soutenue par la France ?
Je voyez ce type de question ce qui existe. Oui. Non non non, je voulais je parlais de façon plus générale.
Ça peut se poser quand le vice-ministre des affaires étrangères iranien au tout début de la guerre veut nous parler, veut s'exprimer. Alors, nous faisons attention aux conditions. Il ne s'agit pas de d'avoir une interview qui serait faite sur place là-bas sans que ce soit notre journaliste qui pose des questions, sans qu'on puisse contrôler.
On le fait pas forcément en direct pour vérifier qu' y aura pas quelque chose de Mais c'est intéressant de ressentir ce qui se passe en Iran à ce moment-là. La quête, c'est une quête de pluralisme, d'exhaustivité, de clés de compréhension. Et pour autant, ça n'est pas parce que quelqu'un passe sur notre antenne qu'à aucun moment nous ne lui donnons raison.
C'est la contradiction. C'est c'est ça ce que fait le journaliste qui interview. Il porte la contradiction.
Merci. Que mais je tiens à redire, excusez-moi, que ce n'était pas vraiment, j'insiste là-dessus, ce n'était pas une interview. C'était des questions écrites qui lui ont été envoyées.
C'est important de le dire. Et retravailler ensuite et ce qui permet de le nourrir et qui permet aussi bah de vous nourrir aussi vous. puisqu'il est très régulièrement auditionné sur ces sur ces questions.
Je vous remercie pour vos réponses. Madame Burgrave, vous insister sur le fait que il ne s'agissait pas d'une interview. Vous l'avez répété à plusieurs reprises, ce n'est pas une interview.
Quand je regarde, je lis le chapeau de l'article, euh le chapeau dit "C'est la première fois, je cite le chapeau, c'est la première fois qu'il répond à une interview. C'est votre chapeau de points. Après 2 années de tractation, Amadoun Kufa, chef de la Katiba Massinat du Jy lié à Al-Qaïda accepté de répondre aux questions de Wassim Nasser, journaliste à France 24 et spécialiste des groupes armés.
Après avoir reçu 17 questions notre confrère, il a répondu à 14 d'entre elles. Est-ce que honnêtement vous trouvez normal ? Donc là, vous voyez que même vous-même, vos équipes, vos services expliquent que c'est une interview.
Est-ce que vous trouvez normal que l'argent du contribuable, l'argent des Français contribue à 2 ans d'effort pour aller donner la parole et pour aller recueillir les impressions d'un chef djihadiste sanguinaire euh sur les antennes du service public. Et je le rappelle, l'article que vous avez publié sur les sites en tout cas du service public, donc l'article intitulé Russie au exaction exaction du dnim projet d'expansion les réponses du chef djihadiste Amadoun Kfa. Donc les réponses du chef dijihadist Amadunkufa c'est une forme de tribune aussi qui lui est donnée.
C'est une interview de toute façon c'est le chapeau de l'article qui le qui explique. Est-ce que vraiment vous pensez que les Français veulent continuer à payer pour ça ? Est-ce que c'est le rôle aussi de vos chaînes et de vos de vos sites internet de donner la parole à de tels groupes djihadistes ?
J'insiste. Une fois encore, ce n'était pas une interview. En effet, il y a eu un sujet, je le redis, il y a eu un sujet en effet sur le chapeau.
Oui. Oui, mais vous avez raison de le dire. Il y a eu un sujet en fait sur le chapeau.
C'était une erreur que nous avons d'ailleurs ensuite rectifié parce qu'il était inscrit sur le site de France 24 que c'était une interview alors qu'il ne s'agissait pas d'une interview et on a demandé à ce que le rectificatif soit fait. Voilà. Mais une fois encore, je le redis, pour comprendre des conflits, il faut parfois parler, pas donner la parole mais parler avec des gens qui nécessairement ne partagent pas nos valeurs.
Vous savez, Hubert Vedrine disait qu'en diplomatie, ce n'est pas uniquement parler avec ses amis, mais c'est parfois aussi parler avec des personnages monstrueux. Ben, c'est ça aussi le journalisme, c'est parfois parler avec des gens qui ne partagent pas nos valeurs, mais pour comprendre une fois encore un conflit, il faut pouvoir entendre toutes les parties. Et je le redis, Wassim Nastre euh et aujourd'hui est un un journaliste très reconnu sur la question djihadiste.
Il est régulièrement interrogé par les parlementaires. Il est régulièrement récemment, il était encore interrogé aux Nations- Unies par Antonio Goutérres sur ces questions là. Voilà, je crois qu'il apporte aussi à la France peut-être aussi des informations sur ce qui se passe à nos audiences, des analyses sur ce qui se passe dans la région du Séal.
Mais là où je vous rejoins, c'était une erreur. En effet, la titraille de cet article était une erreur et nous avions d'ailleurs demandé à le rectifier. Et vous ne pensez pas que donner une tribune au chef d'un groupe djihadiste qui combat les intérêts français pourrait lui donner une légitimité à ce chef du groupe Jadils, pourrait contrevenir aux intérêts vitaux et stratégiques français, pourrait affaiblir aussi la position de la France dans ces pays qui en plus est contesté par une propagande russe qui est relayée aussi par ses dijihadistes.
Vous avez pas l'impression d'une certaine façon en donnant une tribune, en exposant les réponses de ce chef de groupe djihadiste d'affaiblir les intérêts de la France dans ces pays. Je le redis, c'est pas une c'était pas une tribune puisque c'était un décryptage sur 3 ou 4 minutes qui était euh recontextualisé par ailleurs sur les antennes de France 24 et d'ailleurs ça a été dit dans ce papier, je vous encourage à le euh à l'écouter, euh où on parle des exactions euh des euh des djihadistes. On en parle régulièrement sur les antennes de France 24 et il l'a rappelé aussi dans son papier.
Le djihad n'est pas présenté comme un un personnage positif qui fait des choses fantastiques au Sahel. C'est tout le contraire. On rappelle quotidiennement d'ailleurs sur nos antennes les exactions des djihadistes et qui posent d'ailleurs problème aujourd'hui aussi au pouvoir en place au Mali, au Burkina, au Niger.
Euh alors que les Français sont partis, les Russes visiblement ont beaucoup de mal aussi à faire reculer les djihadistes dans la zone et on le rappelle tous les jours sur les antennes de France 24. Je redis, c'était pas une tribune. Vraiment, j'insiste là-dessus.
Moi, je je vous remercie pour votre réponse. Si j'insiste sur ce point-là, c'est aussi parce que ce ce journaliste de France 24, monsieur Wassim Nasser, spécialiste Nastre, spécialiste des mouvements djihadistes, communique régulièrement avec les groupes terroristes parmi lesquels il dispose, vous l'avez rappelé, de d'un certain nombre de sources. il hésite pas souvent à comparer la version de ces groupes terroristes et celle de l'armée française, donc de les mettre d'une certaine façon sur un pied d'égalité comme si il s'agissait de deux sources tout aussi légitimes.
Et c'est là, je trouve le cœur du problème, c'est d'institutionnaliser une parole terroriste et djihadiste au même niveau qu'une parole officielle, une parole d'armée régulière de l'armée française qui défend nos intérêts. Le 3 janvier 2021, je vais vous prendre un autre exemple. L'armée française a mené une frappe importante aérienne au nord du village de Bunti au Mali contre des forces djihadistes.
Il y a une ONG qui accuse alors l'armée française d'avoir commis une bavure en frappant un mariage alors que les jihadistes ne s'y trouvaient plus. Et le journaliste de France 24, ce même monsieur Wassim Nastre se rend sur place et le 2 février 2021, après avoir cité la version de l'armée française, il y oppose celle des forces djihadistes. Je vais vous citer ses propos au micro de France 24.
Je le cite le 8 janvier, j'ai eu la confirmation des djihadistes comme quoi ils étaient présents sur les lieux le jour même mais le matin fin de la citation. Donc vous voyez, c'est une version qui met à mal la version de l'armée française, qui met à mal aussi un certain nombre de renseignements que l'armée française pourrait recueillir. Comment est-ce que vous expliquez ?
Encore une fois, c'est un autre exemple, que France 24 soit financé par nos impôts pour aller donner une tribune à des groupes djihadistes, leur demander quelle est la version des faits sur une opération militaire stratégique importante névralgique menée par l'armée française. Est-ce que c'est le sens des impôts qu'on paye d'aller brouiller les cartes, les pistes et contrevenir aux intérêts de l'armée française sur ce type d'opération quand même très critique ? Monsieur le rapporteur, il y a des choses que je sais pas exactement quelles sont les règles de de confidentialité ou pas que je serais ravie de vous adresser par écrit si vous le voulez bien et que je ne pense qu'il serait inopportant de divulguer là.
Et je peux vous dire que nous sommes en contact régulier avec l'étatmajor de l'armée française et notamment sa composante qui intervient en Afrique. Donc mais si vous voulez bien, je je vous répondrai tout cela en détail par écrit ou oralement. OK, je vous remercie effectivement je serais très intéressé, je comprends d'ailleurs la nature confidentielle et je serais ravi de de d'avoir ces éléments par écrit.
Et dernier point sur ce sujet-là, si je vous dis ça, moi ça m'a choqué en tant que citoyen français. J'ai pas aux mêmes informations que vous, mais je vois par exemple qu'il y a eu un communiqué de l'armée française suite notamment à cet article, à ce reportage qui explique que elle a bien frappé les djihadistes, même si les djihadistes réfutent cette thèse. La version de la de l'armée française, c'est le 7 janvier.
Les forces armées maliennes ont affirmé que des djihadistes avaient été ciblés. une version corroborée par l'état-major français qui a parlé d'une surveillance avec des drones et des lieux exacts des frappes qui contredit aussi la version qui a été diffusé sur les antennes. Voilà, fin de la fin de la citation.
Euh une autre question, je vous parlais tout à l'heure de l'audition au Sénat de l'ambassadrice Annesophie Avril 2024. Elle a eu des mots qu'on peut qualifier quand même de très dur sur la ligne éditoriale portée par vos médias. Je vous citer aussi d'autres propos qu'elle a tenu inextenso.
Euh je la cite "Certains éditorialistes de RFI ont pu être nos pires détracteur. Leur présence sur les médias français leur offre une certaine notoriété, un certain crédit et en parallèle, ils diffusent sur les réseaux sociaux de la propagande antifrançaise. En un sens, nous donnons l'impression de valider de tels propos. ce qui nous place dans une position extrêmement compliquée, nous laissons à penser que ces positions sont acceptables.
Puis elle répète, je la cite à nouveau, ce que je dis c'est que sur France Méia, il y a des journalistes, notamment des éditorialistes dont le discours est totalement dans la ligne de la propagande antifrançaise. Cette situation est très mal comprise par certains de nos partenaires, certains chefs d'état d'Afrique. Ils nous disent "Comment voulez-vous que nous luttions contre le discours antifrançais quand vos propres chaînes les diffusent ?" Fin de la citation.
Comment est-ce que vous expliquez qu'une ambassadrice française chargée du continent africain vienne se plaindre sousement devant la représentation nationale ? C'était au Sénat que les médias que vous dirigez France 24 et RFI ne sont pas seulement des leviers d'influence mais peuvent aussi être des organes de propagande antifrançais qui contreviennent à nos intérêts stratégiques. C'est pas moi qui le dit.
Je ne fais que relayer les propos d'une ambassadrice euh parole du qu d'ors qui est venue devant la représentation nationale. rapporteur pardon de me répéter que madame Anne Sopia V n'est rien porte-parole du K d'oré et elle est ambassadrice oui mais vous savez il y en a 160 donc si chacun a son il y a un porte-parole officiel il y a un ministre il y a une un secrétaire général qui siège à notre conseil il y a une direction de la mondialisation qui travaille avec nous de très très étroitement et et donc je je ne Je pense pas qu'on puisse considérer que la parole de cette ambassadrice représente quoi que ce soit. Et d'ailleurs, comme je je vous l'ai déjà dit, les sénateurs dont un certain nombre étaient assez choqués de ces prises de position nous ont auditionné ensuite et dans leur rapport qui est public et donc monsieur le rapporteur, je vraiment je je vous en donnerai si vous le souhaitez les les extraits qui nous concernent, il soutient il il salue notre rôle en matière de lutte contre la désinformation, de de fourniture d'une information digne de ce nom professionnel. indépendante, libre, vérifié, issue du terrain.
Il demande l'augmentation de nos moyens ce rapport tout comme d'ailleurs deux autres rapports de l'Assemblée nationale, un de la commission de la défense de l'été dernier, de juillet dernier et un autre qui date de décembre 2025 de la commission des affaires étrangères sur l'intelligence artificielle et les ingérences étrangères. Et donc le l'exemple d'une ambassadrice ne saurait occulter le travail fait par des centaines de journalistes dont aujourd'hui même une quarantaine sur le terrain dans 12 pays sous les bombes dont notre rédaction également à berou de jeunes gens de jeunes journalistes arabophones cinq filles et cinq je dis filles parce que c'est des vraiment jeunes femmes donc cinq femmes cinq hommes je veux dire ils sont là pour que les français soient informés dans un monde global au plus près du terrain, il faut un travail remarquable et il y a pas d'éditorialiste à France Médiamonde. Donc j'ai peur que madame AV n'ait pas les bonnes sources d'information.
Il n'y a aucun éditorialiste à France Médiamonde. Nous avons des chroniqueurs. Un chroniqueur, ça n'est pas quelqu'un qui donne son opinion.
D'ailleurs, on on comment dirais-je ? Au fond, on s'en fiche de son opinion. Nous, on a des journalistes, on a des débats, des experts qui viennent et des chroniqueurs qui contextualisent. explique parce que le monde est complexe, que nous avons affaire à des publics divers et nous donnons des clés de compréhension.
Donc voilà, euh moi je veux dire que si nous n'aurions pas 5 milliards de vidéos vu euh 278 millions de contacts chaque semaine si nous n'étions pas crédibles et nous ne serions pas coupés sauvagement par des pays qui détestent la France si nous n'étions pas au contraire à faire valoir de la France. Je vous remercie pour vos réponses. Je vous laisserai rebondir.
J'ai encore deux dernières questions sur ce sujet de de des intérêts français notamment à l'étranger. Quand les chefs d'État africains nous disent "Comment voulez-vous que nous luttions contre les discours antifrançais quand vos propres chaînes en vous ciblant les diffusent. Quand ce sont les chefs d'État africains qui nous reprochent de ne pas défendre nos intérêts, nos convictions, nos valeurs, est-ce que c'est pas au fond ? quand même la preuve qu'on est allé un peu loin dans la parole donnée laissant un peu n'importe qui s'exprimer sur les chaînes que vous représentez si vous avez pas l'impression que ça traduit un certain malaise sur cette exigence de pluralisme qui est tout à votre honneur mais qui parfois desserre stratégiquement les intérêts français à l'étranger.
Alors plusieurs éléments de réponse rapides qui vont rebondir sur les propos de Marie-Christine Saragos. Premièrement, euh les le propos que vous rapportez est celui d'Annes Sophie Av, c'est Anne Sophie Av qui dit "Des chefs d'État africains se sont plains, on on est bien d'accord ?" Euh donc c'est ce qu'afferman Sophie avait, c'est c'est sa liberté de dire ça, mais c'est son propos à elle et à elle personnel.
Elle a tout à fait le droit de dire ça et de le penser. Oui. Oui, absolument.
Mais je je vous dis juste ça, c'estàd que c'estàd que encore une fois ce n'est pas les retours très majoritaires que nous pouvons avoir du corps diplomatique. Voilà, je vais pas citer des noms mais je je pourrais en dehors de ce micro. euh et encore moins des sénateurs euh euh ou des députés, Marie-Christine Caragos faisait euh référence au au propos euh conclusifs de de ces de ces commissions.
Première chose. Deuxième chose, je je le répète parce que je pense que c'est important, c'est ce que vient de dire notre présidente. Il n'y a pas d'éditorialiste sur nos chaînes.
Il y en a pas. En fait, ce statut n'existe pas. Il n'y a pas d'éditorialiste.
Donc quand madame avait dit des éditorialistes, je ne sais pas à qui elle fait référence car il n'y en a pas. Il n'y a pas cette position. cette position n'existe pas sur nos antennes.
Et enfin troisème point et c'est ça que je trouve problématique et dommageable, c'est que cela fait une sorte de d'abstraction de l'énorme du gigantesque travail admirable de courage, d'abnégation, de rigueur, des centaines de journalistes qui sont sur le terrain et qui font leur travail avec une minucie, avec un un un un un esprit d'attention au fait extrême et qui sont souvent en plus dans des situations extrêmement périlleuses. Donc elle a tout à fait le droit de dire ça. C'est c'est sa liberté, nous la respectons.
Mais je veux qu'on remette ça dans la perspective générale. Voilà. Il s'agissant Alors, moi j'ai même un témoignage visuel euh d'Alasan Watara qui euh d'abord écoute RFI en se réveillant le matin et regarde France 24 toute la journée à son bureau comme d'autres chefs d'état et qui défend précisément quand on a été coupé au Mali qui a qui a diligenté avec le Sénégal et le Bénin mission pour qu'on soit rétabli au au Mali.
Donc je veux dire, on a des chefs d'état qui disent un peu le contraire de ce que pense madame Avé. Merci pour votre pour vos réponses. Je pense que c'est des points, vous en conviendrez, qui qu'ils sont importants et c'est aussi pour ça que c'est important qu'on qu'on passe un peu de temps.
Euh je reviens à ce sujet-là lorsque mes collègues sénateurs ont demandé des précisions sur les personnalités qui tenaient des discours antifrançais. Euh cette personne madame euh que que vous venez de de d'expliquer, ambassadrice donc représentant la France en Afrique, a d'abord refusé de donner des nom. Avant de céder, cette ambassadrice a notamment cité le journaliste camerounais Alain Foca.
Alors Alain Foca, c'est un ancien journaliste de RFI. Il a quitté la citation en octobre 2023 après 32 ans de collaboration. Le journal Jeune Afrique le présente également comme un rédacteur en chef et producteur de magazines.
Preuve de son influence, il conseille aussi plusieurs chefs d'État africains. Monsieur Foca dispose également d'une chaîne YouTube qui compte plus d'un million d'abonnés. Preuve aussi de son influence, mais son obsession visiblement pour lui c'est la Russie.
Le 21 octobre 2021, alors qu'il était encore journaliste sur RFI, sa chronique s'intitulait, je le cite France ou Russie, qui choisir ? Sa tribune a été pour lui l'occasion de faire la promotion des mercenaires de Wagner, des mercenaires prorusses face aux troupes françaises. Le 13 août 2022, il récidive avec une chronique qui soufflait, on peut le dire de manière encore plus claire sur les braises du sentiment antifrançais.
Un mois plus tard, vous le savez, le 30 septembre 2022, le Burkinafaso tombait aux mains d'une jinte prorusse. 1 an après, c'était le 26 juillet 2023, c'était autour du du Niger. Et ce même éditorialiste, ancien journaliste de RFI pendant 32 ans, continuait à diffuser sur sa chaîne YouTube ses discours antifrançais alors même qu'à l'époque, il continuait à être rémunéré par RFI.
Donc encore une fois, c'est un exemple parmi d'autres, mais comment est-ce que vous pouvez expliquer qu'un influenceur aussi important qui a plus d'un million d'abonnés sur sa chaîne YouTube continue alors qu'il est payé par nos impôts, par vos chaînes, à diffuser des contenus profondément antifrançais qui ont probablement préparé les esprits à Wagner, aux milistes prorusses, à des luttes contre les intérêts français. Comment est-ce que vous expliquez que vous ayez pas coupé le cordon avec cet éditorialiste ? Est-ce que il y a pas des gardes de fou chez vous ?
éditoriaux qui consiste à arrêter des collaborations quand ces personnes-là sont manifestement très hostiles à l'égard de la France. Monsieur le rapporteur, c'est ce qu'on a fait donc puisque nous sommes séparés de monsieur Alain Foca qui comme ça peut arriver chez certains journal journalistes au départ s'est engagé de plus en plus en politique et qu'à un moment le choix s'impose. On a le droit de vouloir faire de la politique mais on peut pas être et journaliste du service public et faire de la politique.
Et nous nous sommes donc séparés de lui. Il est actuellement, je crois basé au Togo où il conseille les États maliens, nigériens et et burkinabé en matière de communication. Avant ça, pendant des années, vous avez cité 32 ans, Alin Foca a été un visage important de nos antennes.
Quand on est un médiia français, on se doit de s'adresser avec un effet miroir au bassin d'audience qu'on adresse. un journaliste politique africain interroge par exemple pour le forum pour la paix de commémoration de la Première Guerre mondiale s'adressant à trois chefs d'État africains et leur posant des questions sans concession, il peut aller un peu plus loin dans la façon de poser ses questions, dans la façon d'agir que peut-être si on avait l'air de surplomber depuis depuis le la France parisienne le continent africain. Donc pendant des années, il a joué un rôle de passerelle.
Il a il a pu avoir les plus grands noms africain. Il a pu aussi avoir les gens du peuple. Il touchait tout le monde.
C'était un visage qui était extrêmement populaire en Afrique. Quelque chose s'est produit mais général en Afrique, sans doute noyauté depuis des années par la Russie et par Wagner. Moi, je je fais remonter les premières manipulations euh dès que la chaîne en français a été lancée en 2016, Russia Toué en français.
C'est là que le noyautage a commencé en Afrique. Nous, on le voyait, on le disait et l'effet a été progressif et une partie de la jeunesse africaine a évolué en s'éloignant de notre pays. À l'infoca, dans un premier temps pouvait être au contraire une passerelle, un lien et puis les chemins se sont écartés et ça s'est accéléré jusqu'à ce qu'on se sépare.
Voilà. Euh mais vous savez en France, monsieur le rapporteur et et peut-être qu'on doit s'en réjouir aussi, je pense même qu'on doit s'en réjouir, le principe de liberté d'expression est un principe constitutionnel. Il faut donc le concilier avec bah un principe tout aussi fondamental qui est l'impartialité du service public.
Comment les frontières se se font-elles ? Ça n'est pas quelque chose de mathématique et d'imuable. Quelque chose qui allait un an avant ne va plus un an après.
Et il nous faut réagir en tenant compte de ça parce que devant les tribunaux, nous n'aimons pas être condamnés, monsieur le rapporteur. Et ça nous arrive malheureusement parce qu'en général, il donne raison à la liberté d'expression. Donc il faut que les choses soient très claires pour que notre groupe ne soit pas sanctionné.
Merci. Je vous remercie pour votre réponse. On osé expliquer que le cas de monsieur Foca était un cas qui a été traité puisqu'il ne travaille plus pour vous.
Je rappelle quand même que alors qu'il était payé par RFI par nos impôts, il diffusait quand même ce discours antifirançais préparant les esprits aussi à l'arrivée de de Wagner et de la Russie en Afrique sur sa chaîne YouTube. Déjà, ils y étaient déjà. C'est par c'est parce qu'ils y étaient déjà.
Oui, alors ils étaient déjà mais bon en tout cas il ils tenaient un discours quand même parfaitement contraire à nos intérêts. Euh je vais vous donner un autre exemple d'une personne qui est toujours journaliste chez vous. C'est euh le journaliste Claude Sillard qui a évoqué l'ambassadrice Saint-Sophie Av lors de son audition.
Elle a même expliqué liser ce qu'il écrit sur les réseaux sociaux. Bon j'ai suivi son conseil et j'ai pu voir que monsieur SAR est journaliste chez RFI. Il est animateur producteur de l'émission Couleur Tropicale.
C'est un influenceur de première ordre parce que lui aussi sur sa chaîne YouTube, sur son compte Facebook pardon, là où il se présente comme un journaliste et panafricaniste, il compte plus d'un million d'abonnés. Euh visiblement, il ne respecte pas le moindre devoir de réserve, notamment par rapport à ses missions sur le service public. Il multiplie un certain nombre de déclarations proche de l'extrême gauche.
Le 14 novembre 2025, par exemple, il comparait Rima Hassan à Nelson Mandela. Le 26 janvier 2026, il qualifiait ses news de chaîne d'ramoite. Il partage un certain nombre de contenus de c ce fameux influenceur panafricaniste Alain Foca dont on vient de parler très contesté et dont vous êtes séparé.
Son son compte X aussi et je trouve assez inquiétant. Dimanche dernier, par exemple, le 22 mars, il prenait il prenait la défense de l'Iran et du régime des Molas qui pourtant aujourd'hui classé comme état terroriste par la France et par l'Union européenne. Je le cite, "L'Iran a le droit et le devoir de se défendre.
Il regrette d'ailleurs que le point de vue de l'Iran ne soit pas entendu à la télévision" et salue la chaîne Azira qui prend ce parti éditorial. Ces tweets donc de monsieur Siard se résument pas à la géopolitique. Il accuse la classe journalistique française, je le cite, de collaboration avec le fascisme du 21e siècle.
Il pose beaucoup de cibles aussi dans le dos d'un certain nombre de ses confrères, de journalistes, de militants. Il traite par exemple le journaliste Alexandre de VCO de raciste notoir. Ce sont ces mots, l'accusant donc directement de racisme lui mettant une cible dans le dos qui est une cible, je pense que vous pouvez l'imaginer, parfaitement dangereuse.
À l'heure où on le voit aux États-Unis, on peut être tué parce qu'on est accusé de de racisme ou en tout cas de fascisme supposé. Il accuse également Alice Cordier à la tête du mouvement Nemmésis d'être tout bonnement responsable de la mort du jeune Quentin. Quand je me suis intéressé aussi au modèle de ce monsieur de Claudiard, j'ai pu voir qu'il retweetait allègrement Mathilde Panot, Carlos Bilongo, Antoine Léomand, Dieu Don le compte de l'Union populaire et beaucoup de tweets aussi de soutien à Raphaël Arnaud et remercie aussi Mathieu Pigas lorsque celui-ci appelle à à combattre le Rassemblant national.
Voilà, je vous je vous brosse un peu le portrait de quelqu'un qui est euh journaliste sur le service public, payé par nos impôts, qui a tribune sur vos euh chaînes, qui détient une un compte Facebook de plus de d'un million euh d'abonnés. Pardon si ma question a été un peu longue, mais c'était pour mettre dans le contexte, mais comment est-ce que vous expliquez que un tel influenceur aussi orienté politiquement puisse continuer à être rémunéré avec l'argent du contribuable alors qu'il fait de la politique ? allègrement et qu'il met même des cibles sur le dos de certains de ses confrères, des cibles qui peuvent être éminemment dangereuses.
Est-ce que là encore, quels sont vos gardefou éditoriaux pour garantir que on ne paye pas des militants et des activistes politiques même dangereux et qui pourraient tenir des propos et des positions contraires aussi aux intérêts français ? Alors s'agissant de Claudicière, on on a un petit peu un parallélisme avec FOCAS, c'est-à-dire que c'est une grande ça a été une très grande figure de l'antenne. Il est il est sur RFI depuis 31 ans, je pense.
Euh non pas journaliste, je dirais chez nous, il a un contrat de grille, d'animation. Je je voulais pas vous Il a un contrat de gris d'animation d'une émission musicale très emblématique de la chaîne qui s'appelle couleur tropicale. Et d'une certaine façon comme à l'infoca, il a été une une incarnation pour la jeunesse africaine d'une d'un certain engagement qui parfois pouvait s'éloigner de la France.
Il nous a donc été important, enfin, il était important pour nous d'avoir des gens qui continuaient à avoir le lien avec cette partie de la jeunesse africaine. Je rappelle encore une fois que 60 % de la population a moins de 25 ans, d'avoir quelqu'un qui leur parle encore. Parce que si nous ne parlons qu'avec les gens qui nous aiment, nous serons plus heureux mais nous ne ferons pas notre métier parce que notre métier, c'est d'aller convaincre, partager auprès de de populations qui n'ont pas nécessairement notre cadre démocratique français, de les convaincre de de l'intérêt de la de du rayonnement de notre pays. mais lui aussi a suivi de plus en plus accentué c'estàd l'engagement politique est devenu de plus en plus fort même si à l'antenne les émissions musicales c'est des émissions musicales he on parle parce que là on parle de compte privé et comme vous savez compte privé ce ne sont pas les comptes officiels de France Méia monondde ce ne sont pas les antennes de France médiia monde et en général ce ne sont jamais là que les problèmes se produisent sauf exception on est et on est toujours perfectible Alors ce qui s'est passé c'est que depuis plusieurs semaines et dans le cadre de la nouvelle politique musicale qu'on a que Jean-Marc a impulsé avec l'arrivée d'un directeur musical, on on a annoncé à Claudiciard l'arrêt de l'émission couleur tropicale.
On en discute depuis septembre, je crois. Et c'est donc c'était c'était prévu pour quand on change de gris hein, on change de gris deux fois par an puisqu'on on on change de gris quand il y a un changement horaire pour ne pas changer d'horaire pour nos nos auditeurs africains pour que pour eux les la grille reste la même. Il faut que nous on change d'horaire à Paris et donc on a deux grilles par an.
La prochaine grille rentre en vigueur ce weekend et le contrat de grille de Claudiciard n'a pas été renouvelé. Euh donc l'émission sera remplacée dans la prochaine grille et donc l'udicière qu' on salue pour ce qu'il a fait parce que il y a eu 30 ans d'une émission qui a qui a été qui a suscité un enthousiasme fou en Afrique qui remplissait des stades. Donc on le remercie pour ça.
Aujourd'hui il a d'autres engagements et bien il les poursuivra indépendamment de RFI. Merci madame présidente. Une dernière question.
Ah, vas-y, rapidement, s'il vous plaît. Oui, je complète rapidement. La pardon, la question était longue, mais elle méritait d'être longue parce que il y a quand même plusieurs aspects dedans.
Le premier point, pardon, je je le répète mais et après je vais parler de Claudicia. Ne faisons pas abstraction de l'énorme paysage de tous les journalistes qui font un travail courageux, rigoureux, indépendant. indiscutable.
Donc je ne veux pas qu'il y ait euh si vous voulez pour employer une formule triviale qu'un arbre cache la forêt. Euh le deuxième point c'est que je moi je je veux rendre hommage à Claudicia. Euh oui, c'est une figure emblématique de la chaîne.
Il il depuis 30 ans, il a fait une émission qui est remarquable, qui est une émission très connue, une très belle émission musicale couleur tropicale qui est un lien avec les gens qui nous écoutent et ça fait partie de notre cahier des charges aussi. c'est marqué dedans d'aller chercher ses publics. 3è point euh et c'est c'est majeur en fait euh il il n'est pas journaliste, il n'était pas en CDI, il avait un contrat de grillé.
Euh donc euh ça cela explique que nous avions une discussion depuis le mois de septembre pour que cette émission s'arrête et c'était vu avec lui. Mais au-delà de ça, d'un point de vue plus juridique, on ne peut pouvait pas lui opposer la charte de déontologie des journalistes pour la raison que je viens d'évoquer. Et c'est pour cette raison que euh devant la euh la hausse et c'est son choix et il est respectable de son engagement politique, cette hausse progressive, nous avons choisi il y a un peu plus d'un an, un an et demi de euh durcir les clauses de son contrat euh afin de l'adosser en partie sur cette fameuse charte de déontologie qu'on ne pouvait lui opposer jusqu'à présent.
Voilà. Merci monsieur le directeur. Merci pour vos réponses.
Je voudrais vous poser une question à laquelle je pense vous vous attendez parce que elle a suscité un émoi et même plus qu'un indignation évidente auprès de de beaucoup de Français. Le 25 juillet 2025 le collaborateur de France 24 à Gaza Fad Osam qui était en charge de couvrir la bande de Gaza pour France 24 depuis 9 ans, a été rapatrié en France le 30 juillet 2025. France 24 lui a même consacré une interview.
Quelques jours après, le média en ligne, les surligneurs a rapporté que ce collaborateur palestinien de votre chaîne, payé par nos impôts à Gaza, aurait tenu des propos antisémites sur les réseaux sociaux en 2014. Il aurait appelé, je cite, à tuer, à brûler les juifs comme l'a fait Hitler. Je vais le citer encore.
Je suis pour tuer les Juifs comme Hitler. Les juifs sont des fils de chien. Que Dieu bénisse Hitler.
Fin des citations, mais il y en a d'autres. Ces déclarations ont été exhimées en 2022. ont même poussé et c'est bien normal le New York Times à suspendre sa collaboration avec ce journaliste.
Visiblement c'est pas le cas de France 24. En tout cas, on n' pas entendu la moindre déclaration de votre part alors que vous avez eu un certain nombre de saisines depuis rester sans réponse. On a même le média en ligne les surligneurs qui a révélé ces informations là qui a expliqué que vous n'avez pas souhaité répondre à ce média.
Quelle est aujourd'hui la situation de cet ancien peut-être ou en tout cas de ce collaborateur de France 24 qui a été payé par nos impôts ? Euh quelle est aujourd'hui sa sa situation vis-à-vis de France 24 ? Si monsieur le rapporteur de cette question, ça va permettre de enfin pouvoir m'expliquer.
Alors tout d'abord, une première chose, Fad Anouna n'a jamais jamais été salarié de France 24. Fad Anouna n'a jamais travaillé dans les locaux de France 24 comme j'ai pu le lire ici et là sur les réseaux sociaux. Fad Anouna était le fixeur de France 24 tout comme il était le fixeur du Figaro et de LCI.
Il était le fixeur pour ces trois médias français. Je voudrais quand même vous rappeler ce qui est un fixeur. Un fixeur, c'est pas un journaliste.
Un fixeur, c'est un facilitateur sur le terrain qui aide nos correspondants, nos envoyés spéciaux à trouver un chauffeur, à organiser des rendez-vous, mais en aucun cas, il ne produit des contenus. En mai 2025, le Figaro, puisqu'il était le fixeur aussi du Figaro, euh nous a proposer à nous et à LCI euh de sortir Fad Anouna de la bande de Gaza avec son frère Tarek qui avait été grièvement blessé. Le tweet que vous citez, nous n'en avions pas connaissance à ce moment-là pour une raison très simple, c'est que ce site, il l'avait effac, pardonnez-moi, ce tweet, il l'avait effacé qui remontait il y a 12 ans.
Il l'avait effacé et l'enquête réputationnelle qu'on avait fait ne montrait aucun signe d'antisémitisme. Au contraire, euh il a dénoncé et vous pouvez le retrouver sur l'ensemble de ses réseaux sociaux les attaques terroriste du 7 octobre. Il les a dénoncé.
Il a dénoncé durant les 2 ans de la guerre entre Israël et le Hamas, il a dénoncé les actions du Hamas à Gaza et au péril de sa vie. Il a pris des risques et ça aussi vous pouvez le retrouver sur les réseaux sociaux de Fad Hanouna. Donc on a décidé de le sortir de la bande de Gaza avec le Figaro et avec LCI parce qu'à ce moment-là, nous n'avions pas connaissance de ce tweet.
Il est arrivé à Paris avec son frère après avoir eu parce que je pense que c'est très important de le dire aussi parce que souvent il a été présenté comme un dangereux terroriste mais il a eu le feu vert des autorités israéliennes pour quitter la bande de Gaza parce que vous pouvez pas quitter la bande de Gaza si vous avez pas un feu vert des autorités israéliennes. Et il est arrivé à Paris fin juillet avec son frère. Il est venu nous remercier à France 24.
Il a fait un plateau. On lui a demandé de faire un plateau. Pourquoi on lui a demandé de faire un plateau ?
Parce que comme vous le savez aujourd'hui, on peut pas euh on n' pas de témoignage de Gaza parce que les autorités israéliennes interdisent à tous les journalistes de couvrir la guerre entre Israël et le Hamas dans la bande de Gaza. Donc il a témoigné sur nos antennes. Un témoignage que vous pouvez réécouter qui est très factuel.
Il parle de la famine à Gaza, des difficultés d'exercer le métier de journaliste euh à Gaza. Et il est parti le 7 août comme il s'y était engagé avec son frère Tarek. Donc il n'est pas resté des mois et des mois comme j'ai pu le lire sur les réseaux sociaux euh en France et encore moins en France 24.
Le 7 août, il est parti avec son frère Tarek, il a rejoint l'Égypte où était réfugié sa famille. Voilà. Donc Fadia Nouna n'est pas le dangereux terroriste salarié de France 24.
Il a jamais été salarié à France 24. Il a fait un tweet il y a 12 ans. C'est vrai, et je tiens à dire un tweet que nous condamnons parce que c'est contraire à toutes nos valeurs.
Toutes nos valeurs. Merci. Merci madamusion.
Pardonnez-moi quel euh sur ce point qui me semble important. Euh vous avez fait allusion, monsieur le rapporteur. J'ai pas bien compris à un site auquel on a'urait pas répondu, mais ce que je dois vous les surligneurs, je je n'ai eu aucune saisine officielle de même que je n'ai eu d'ailleurs aucun courrier officiel d'aucun parlementaire.
Bien que c'estes ces courriers aient été publiés sur les réseaux sociaux, nous avons répondu à chaque parlementaire qui nous a écrit. Ah non non non. Alors non, monsieur Goldanel m'a inter pardon monsieur Goldanel m'a interpellé à plusieurs reprises sur les réseaux sociaux mais monsieur le rapporteur moi je ne réponds pas sur les réseaux sociaux.
L'affaire est trop grave d'ailleurs pour répondre sur les réseaux sociaux. En revanche, j'ai envoyé une lettre à tous les députés qui m'avaient saisi euh par courrier. Euh j'ai répondu euh euh à Laurent Jacobelli, j'ai répondu à Mathias euh Renault, euh j'ai répondu à Sébastien Chenu également, j'ai répondu à Valérie Boyer, sénatrice des bouches du rôe.
Voilà, parce que ça nécessitait, comme je vous l'ai expliqué tout à l'heure, de recontextualiser, de rappeler cette affaire parce que les faits en effet étaient graves. que je voulais ajouter, c'était moi former la présidente la présidente de l'Assemblée nationale puisque plusieurs élus nous s'étaient ém de cette question qui est en effet que je comprends puisque la phrase était absolument atroce he je tiens à le dire et que cette phrase là si on l'avait vu euh on franchement enfin on ne l'a pas vu et on a pourtant fait une enquête hein et à la demande de nos collègues d'ailleurs du Figaro et de et de LCI donc on avait regardé en plus et on l'a pas vu. Donc, j'ai saisi la présidente et je pense que je ne trahis rien en disant qu'elle qu'elle m'a répondu en me disant qu'elle regrettait que cette affaire ait pu être instrumentalisé pour remettre en cause l'intégrité des équipes de France 24 dont je connais, dit-elle, la rigueur déontologique comme l'attachement aux valeurs de la République.
Soyez en ce sens assuré de mon entier soutien. Je excusez-moi et je voudrais quand même ajouter parce je voudrais quand même ajouter parce que j'y tiens beaucoup euh que la lutte contre l'antisémitisme, elle est au cœur de notre ligne éditoriale à France 24 et ce depuis 20 ans, depuis le début de la chaîne. Nous traitons très régulièrement de l'antisémitisme sur nos antennes.
Nous avons couvert le 80e anniversaire de la libération des camps. Nous avons commémoré les attaques terroristes du 7 octobre, les 2 ans des attaques terroristes du du 7 octobre. Le 27 janvier, c'était la journée internationale de mémoire aux victimes de la choa.
Nous avons consacré de longues pages dans nos éditions spéciales. Nous avons une experte et sur toutes les chaînes. Ben quand je parle de France 24, ouais, tu as raison de le souligner. les sols.
Merci hein. Je crois que voilà monsieur et nous avons une spécialiste. Excusez-moi mais voilà important quand même de très merci monsieur.
Merci monsieur le présent. Vous expliqué hein que vous aviez pas connaissance de ce tweet. Je je vous fais euh confiance évidemment euh même si bon ces tweets avaient été je crois en 2022 donc bien avant d'ailleurs euh que que vous ayez cette collaboration avec ce ce monsieur.
Certes, il était pas salarié mais j'imagine qu'il a été rémunéré pour son rôle de fixeur. Vous expliquez qu'il y avait aucun antisémitisme. Au contraire, vous dites même quand on voit les tweets de ce monsieur, je pense qu'on peut en douter.
Je suis pour tuer les juifs comme Hitler. Les juifs sont des fils de chiens. Oui.
Mais de de là à dire que il y avait aucun témoignage d'antisémitisme au contraire. Bon, ça ça laisse un peu sonur. Et et mon dernier point et madame Bog, mon dernier point, c'est que il y a beaucoup de personnes qui s'interroge sur le silence officiel de la chaîne qui ne comprenaient pas et qui n'avaient pas l'information si ce monsieur continuait à collaborer ou pas avec la chaîne.
Là où par exemple le New York Times a été assez explicite, le jour où ils ont eu connaissance de ces propos, ils ont communiqué officiellement sur le fait qu'ils arrêtent toute collaboration. Si je vous pose la question, c'est parce que même nous, on ne savait pas aujourd'hui, des mois après que les faits ont été révélés, si ce monsieur continuait à travailler ou pas pour vous. Donc il y aurait pu à minima avoir une communication officielle de votre part dénonçant ses faits, dénonçant ses propos.
On a attendu une commission d'enquête et que vous prêtz serment pour en avoir la confirmation officielle. Donc c'est aussi toute la raison de ma question et c'est ce qui a pu émouvoir, ce qui a pu aussi vous valoir un certain nombre de sollicitations sur les réseaux sociaux auxquels vous l'avez rappelé, vous n'avez pas répondu mais vous avez répondu à un certain nombre de députés. Je vous laisse répondre rapidement et je donne la parole à mes collègues.
Merci. notre nous avons pour politique de ne pas polémiquer sur les réseaux sociaux quand nous sommes saisis parce que ça pourrait être vous savez on a même une entreprise de modération tellement c'est énorme quand vous couvrez le monde en 21 langu et et donc nous notre politique c'est de ne pas rétorquer sur les réseaux sociaux. On n même pas eu l'idée de faire sur notre site parce que c'était tellement incroyable.
C'était le fixeur à titre principal du Figaro qui s'était adressé à nous pour parce que estimant qu'on était capé en matière internationale, on aurait des facilités pour le sortir. Donc vraiment on on a on a on a même pas pensé qu'il puisse y avoir le moindre crédit et on a répondu encore une fois à tous ceux qui ont eu pas toujours la courtoisie de nous écrire mais au moins de publier une lettre sur les réseaux sur laquelle nous avons pu nous appuyer pour répondre mais nous ne répondons pas sur les réseaux sociaux. Merci de vos précisions.
Alors chers collègues, je vais commencer par madame Piron qui est arrivé en première. Ensuite, monsieur Saintour et madame Yadan. Alors s'il vous plaît 2 minutes et vous demanderez aussi 2 minutes pour répondre.
Merci. Vous répondez à chaque intervention. Merci monsieur le président.
Je sais combien la sécurité de vos équipes est pour vous un souci indiscutable. Vous l'avez mentionné, vous avez donc depuis plus d'un ancaux à Beyrout. Avez-vous pu les maintenir dans la situation actuelle ?
Est-ce qu'ils ont été touchés ? Mais la situation doit forcément avoir un impact même s'ils n'ont pas été physiquement touchés sur vos équipes installées là-bas ? Donc je voulais savoir donc si vous avez donc dû mettre sûrement des mesures en place pour peut-être apprer des gens, pour augmenter leur sécurité sur place, pour les déplacer localement vu ce qui s'est passé ces derniers temps en Broute.
Donc même si l'aspect financier n'est pas dans ces circonstances votre principale préoccupation, ça dû avoir des conséquences quand même je pense sur le budget depuis 2 ans accordé à la zone Moyen-Orient. Donc je voudrais savoir si justement c'est peut-être éventuel dérapage du budget Moyen-Orient euh a pu être compensé autrement sur l'État national ou est-ce que ça dû est-ce que ça peut-être affecté d'autres zones géographiques dans le monde et quels ont été vos choix faits à ce moment-là ? Merci madame la députée.
Oui, en effet donc nous avons inauguré en février 2025 une rédaction 100 % numérique euh qui alimente en arabe France 24 les comptes les comptes et les et les sites de France 24 en arabe et de Montecarlo Douia la radio arabophone. Euh ils sont alors nous avions veillé à la sécurité en construisant l'implantation he déjà donc nous avons choisi une emprise française. Je je la précise pas complètement, c'eston jamais, mais c'est une reprise française euh avec des des abris enfin des choses qui étaient qui qui veillaient à la sécurité.
Euh tous les journalistes ont été formés à ces questions par notre directeur sûreté. Ils sont une douzaine de journalistes sous la direction d'une rédactrice en chef qui est une journaliste aguérie. Depuis le début de la guerre, nous sommes notre directeur sûreté est en contact quotidien.
Euh ce qui est ce qui a été organisé, c'est que les gens ne se déplacent pas forcément. Certains dorment sur place parce qu'ils peuvent parce que c'est une école en même temps. Enfin bon, bref, donc ils peuvent dormir sur place.
Certains ceux qui sont il pourrait être dans des zones exposées, ils sont sur place. Euh ils travaillent en télétravail ou euh certains ont été travaillés dans des zones euh éloignées des bombardements. En règle générale, les bombardements donnent lieu à une alerte juste avant, ce qui permet aux gens de se protéger.
Psychologiquement, ça n'est pas facile. Ça n'est vraiment pas facile. C'est pas la première fois qu'on est qu'ils sont confrontés à des bombes puisque nous avons construit en fait le hub de Beyrout sous les bombes un peu.
Nous avons été amenés à livrer par la valise diplomatique, les équipements, faire de la formation à distance, nous déplacer parfois alors que il y avait des tensions. Et c'est d'ailleurs ce qui nous a valu une reconnaissance extrêmement forte euh des des Libanais parce que on a inauguré le site au moment où il y avait enfin un gouvernement, un président de la République et on apparaissait comme au fond le le la le symbole que la la vie retournait à la normale et puis c'est pas le cas. Donc peut-être que Roland qui les a eu ce matin encore peut dire quelque chose.
Alors en 2 secondes he vous êtes à 2 minutes déjà. Non, juste pour dire exactement ça. Donc effectivement les gens qui dormaient sur place maintenant ont pu rentrer chez eux et donc sont en télétravail parce que les trajets ne sont pas sûrs entre leur domicile et le travail.
Merci monsieur Saint-ou, s'il vous plaît. Merci monsieur le président. Merci beaucoup de de vos précisions.
Moi, j'aimerais revenir un instant sur le le cas de monsieur Siard qui a été évoqué tout à l'heure par le rapporteur. en particulier pour généraliser en tout cas prendre un peu de hauteur et se demander ce qui comment il est possible que une personne puisse rester 30 ans avec un contrat précaire en fait à France Médiamand parce que vous l'avez précisé comme forme de contrat de grille mais c'est un contrat c'est un CDD en réalité et donc voilà au titre de tout simplement du droit du travail est quand même assez surprenant qu'on puisse rester pendant 30 ans avec ce genre de contrat je sais que le problème s'est posé ailleurs hein dans le dans l'audiovisuel public de des chroniqueurs euh des animateurs qui sont restés pendant des années et des années avec des contrats de de ce type qui ont gagné au Prudom. Mais j'aimerais savoir en réalité quelle est la politique et la stratégie de France Méia Monde dans le dans l'accompagnement de ses collaborateurs parce que ça me paraît quand même très difficile.
Donc est-ce que vous pourriez nous donner aussi un chiffre tout simplement de la part de ces de ces contrats dans dans le fonctionnement de de l'entreprise ? et combien vous avez répertorié de de collaborateurs qui auraient des contrats comme ça CDD euh qui seraient renouvelé depuis plus de de de 2 ans par exemple. Merci monsieur le député.
Ça permet effectivement d'apporter une clarification. On est un cas très particulier donc de d'animateur de d'émission de radio et donc le le contrat gris comme son nom l'indique, il est lié au renouvellement des grilles. Donc c'est pour ça qu'ils sont renouvelés.
Donc effectivement, la question peut se poser au bout d'un certain temps si euh la personne peut être internalisée euh en CDI euh ou pas. Il se trouve que dans le cas de Claudiciard et d'un autre présentateur euh d'émission musicale de RFI, cette proposition leur avait été faite de euh passer en CDI à un moment et qu'il l'avait refusé. Et donc, on a continué avec ce système des contrats de de grille.
C'était aussi leur choix et donc comme ça a été évoqué ici parce que Claudiciard en dehors de RFI a bien d'autres activités et c'était donc le choix qu'il avait fait de pouvoir continuer à la fois être animateur sur RFI et à mener d'autres activités qui je pense il va continuer maintenant par la suite. Je je confirme que c'est un cas extrêmement rare, c'est-à-dire que effectivement il y a que à ma connaissance, il y a que deux personnes qui font ce choix-là en fait. Voilà.
Euh madame Yadan, s'il vous plaît. Oui, merci monsieur le président, madame la présidente, mesdames messieurs. En 2021, une enquête interne a confirmé que des journalistes de France 24 utilisaient leur fonction pour diffuser une haine virulente, conjugant, antisémitisme, apologie du nazisme et glorification du terrorisme islamiste.
Plusieurs médias internationaux ont également recensé des propos intolérables tenues par des correspondants arabophones de la chaîne. Quelques exemples, voici quelques exemples des propos tenus par vos collaborateurs alors qu'ils étaient en poste. Joël Maroun correspondante à Beou publié sur X le 16 juin 2022, c'est à chaque Palestinien de tuer un juif et l'affaire est close.
En 2014, en juillet 2014, levez-vous, monsieur Hitler, levez-vous. Il y a des personnes qui doivent être brûlées si seulement Hitler était libanais. Sur la choa la même Joël Maroun écrivait déjà en Hitler aurait répondu : "J'ai juste fait un barbecue avec eux.
Laila Odé qui continue à se présenter comme correspondante de votre chaîne à Jérusalem a durant des nombreuses années publié sur les réseaux sociaux des messages glorifiant des auteurs d'attentat contre les civils israéliens en les qualifiant notamment de martyr et en évoquant leur ascension l'ascension des terroristes. Dina Abisab correspondante à Genève a aussi durant plusieurs années célébrer des tirs de roquettes visant des populations civiles en Israël le 15 novembre 2019. Elle évoquait ainsi quel beau matin à propos d'une salve de centaines de de centaines de requêtes tirées par le dhadhad islamique contre Israël.
Le 12 mai 2021, elle comparait les frappes israéliennes sur Gaza aux attentats terroristes du 11 septembre 2001. Et le 24 mars 2019, elle glorifiait également Omar Abou Laila, terroriste palestinien auteur d'une attaque meurtrière en Israël en le qualifiant de martyr. Madame la présidente, si des ruptures avec certains correspondants ont été effectivement actées et c'est heureux, le malaise persiste.
Comment de tels profils ont-ils pu franchir vos filtres de recrutement et continuer à porter la voix de France Méia monde à l'étranger ? Ma question est donc la suivante : au-delà des sanctions disciplinaires passées, quelle garanties concrètes pouvez-vous nous apporter aujourd'hui sur l'intégrité de vos collaborateurs locaux ? Disposez-vous d'audit indépendants attestant qu'aucun de vos journalistes ou correspondant d'entretien de liens direct ou indirect avec des réseaux de propagande islamistes ou des structures affiliées au gardiens de la révolution.
Je vous remercie. Merci madame la députée. Nous avons déjà eu l'occasion de de débattre de ce point puisque je pense que c'était déjà en juillet 2023 et ce sera pour ma part la 5è fois que je suis interrogée.
Mais je suis absolument d'accord pour continuer à en parler. C'est une question très importante que vous soulevez là. Oui, vous avez raison. en 2000 c'était pas en 2021 l'enquête interne, mais je suis prête à regarder he moi je c'est en 2023 que nous avons été euh alerté par un article de caméra qui faisait état de tweet en arabe donc antérieur évidemment à à ce qui au moment et que nous ignorions.
Donc en effet, l'enquête interne, je l'ai diligenté immédiatement pour vérifier que ces tweets étaient vraiment attribués aux bonnes personnes et pour les traduire de façon certifiée puisque ils étaient en arabe et que c'est pas forcément la langue de la direction de France Méia Monde. Et oui, le tweet de Joël Marun était atroce, mais le tweet de Joël Maroun n'a jamais été prononcé ni sur les antennes de France 24, ni sur les comptes officiels de France 24. Et on pourra le répéter et et s'en indigner à l'envie, euh il n'en demeure pas moins qu'il avait été écrit alors qu'elle n'était d'ailleurs même pas même pas journaliste d'un prestataire de France 24 à Beyrout.
Et je sais bien à quel point c'était c'était un tweet antérieur puisque devant le fait devant ce tweet qui m'avait scandalisé, non seulement j'avais demandé au prestataires de rompre toute relation avec cette personne immédiatement et Manu militarie si je puis dire, mais j'avais saisi le procureur de la République puisque au départ je voulais porter plainte contre une de teles de tels propos insupportable. Je voulais porter plainte et bah l'avocat m'a expliqué pourquoi j'avais pas intérêt à pour agir. Enfin vous êtes vousmême avocate, vous savez que donc je c'était pas un tweet qui nous était destiné.
Nous n'étions pas un organisme ayant principalement pour tâche la lutte contre l'antisémitisme. Donc j'ai fait un signalement au procureur article 40 et il m'a répondu que le tweet était prescrit. La durée de vie des tweets est étonnamment courte.
Oui, c'est le droit de la presse. C'est le droit de la presse et donc ben je pouvais il pouvait plus y avoir de d'enquête diligentée. Donc ça a été une frustration d'ailleurs parce que le préjudice réputationnel, vous voyez bien, on en parle encore aujourd'hui, c'est c'est dire à quel point cette personne nous a porté préjudice et a entaché l'ensemble des journalistes en arabe de notre chaîne.
Donc la deuxième, celle que vous avez cité à Genève dont les propos on nous ont donné beaucoup de mal à être traduits quand ils étaient incohérent, nous nous avons cessé également toute collaboration avec elle. Rester Lela Odé. Ces tweet ont été donnés, je les ai donné personnellement à deux avocats différents, différents plein de points pour qu'il disent si parce que moi je suis pas juge non plus hein, l'antisémitisme parfois il vous il vous éclabousse, parfois il est plus peut-être plus subtil.
Donc et tous les deux ont dit que c'était des tweets qui étaient militants mais pas antisémite. Alors qu'avons-nous fait ? Nous nous sommes dit qu'il fallait qu'un journaliste service public comprenne la différence entre militantisme et journalisme.
Donc, nous avons traduit notre charte en arabe pour éviter toute ambiguïté vis-à-vis de cette personne qui n'est pas francophone. Et elle a nous lui avons demandé de signer cette charte, ce qu'elle a fait immédiatement. Nous avons organisé un séminaire déontologique à Jérusalem regroupant l'ensemble de nos correspondants de la zone dans toutes nos langues et radio télé.
Ça a été un moment, je pense décisif pour partager une certaine idée du journalisme. Depuis, je n'ai Nous suivons. Vous savez que un employeur vous sûrement vous le savez aussi puisque mais un employeur français ne peut pas suivre en permanence et tout le temps les tweets de ses salariés.
Ce serait contraire au droit. on peut le faire dans des circonstances particulières pour une durée limitée. Donc néanmoins, je n'ai donc nous n'avons rien vu.
Par ailleurs, je voulais dire aussi que les autorités israéliennes avec lesquelles nous sommes en contact, puisque nous avons des accréditations, ne nous ont jamais signalé, remonter quelque chose, un problème avec les Laudés qui continuent à être notre correspondante à Jérusalem en arabe et les garanti madame la députée puisque c'est que notre directeur sûreté désormais épluche avec les limites que ça peut avoir puisqu'on l'avait fait pour Fadia Nouna mais épluche les tweets sur sur les réseaux sociaux, lui ou notre une entreprise dédiée pour l'arabe et et nous vérifions aussi le professionnalisme des journalistes que nous recrutons. Voilà. Euh une dernière une dernière question pour pour conclure justement qui qui fait rebond.
Euh on est en train de parler de de de journalistes ou de personnes qui interviennent et qui sont recrutées à l'étranger. Euh alors les risques de tout bord existe he en matière d'infiltration de personnes malintentionnées et et ce malgré le fait que vous puissiez avoir une vision claire de la chose. Vous nous avez dit tout à l'heure que vous aviez notamment embauché quelqu'un pour des questions de sécurité.
Est-ce qu'aujourd'hui, vu justement votre particularisme en matière d'émission provenant de pays où on sait qu'il existe de la désinformation, vous le disiez tout à l'heure, est-ce que vous avez mis en place des des critères bien on parle de légal là bien sûr hein, de critères d'embauche, de peut-être se renseigner un peu plus avant de de de prendre les gens parce que on a l'impression que vous découvrez, monsieur le rapporteur et et vous l'avez dit, des tweets anciens et que vous nous disiez ben on était pas au courant mais j'ai envie de vous dire peut-être que sur des choses aussi euh symbolique sans encore une fois tomber dans ce qui n'est pas légal en matière de de protection des données privées, mais afin d'éviter le plus possible, nul n'est parfait, que ce genre de choses ne se reproduise. Monsieur le président, ce que aujourd'hui nous regardons les tweets, il se trouve que quand ils sont effacés, nous n'avons pas forcément la capture. Nous nous n'avons nous n'avons pas eu l'antériorité de la capture.
Non mais parce que du coup je je alors donc quand les tweets ont été effacées, nous n'avons pas l'antériorité de la de la capture nécessairement. Le monde a beaucoup c'est beaucoup radicalisé, polarisé, accéléré tout particulièrement depuis le le conflit au Prochrient. Donc le les choses ont changé.
Nous n'avons pas toujours l'antériorité de capture de tweet qui aurait été effacé. Néanmoins, comme je vous le disais, à partir de de ce que rappelait madame la députée Yadance, nous nous avons nous avons mis en place un système d'enquête allant sur les réseaux sociaux et sur les tweets qui n'existait pas forcément avant 2023 et tout particulièrement dans des langues sensibles et ça n'est pas la seule enquête que nous ons. Nous avons d'autres sources là aussi, je j'en parlerai volontiers avec vous hors hors antenne si je puis dire et et donc nous faisons très attention.
Alors après évidemment c'est on est dans une situation plus exposée puisqu'on a 60 nationalités 21 langues. Mais mais je mais très sincèrement, j'aimerais, c'est pour ça je vous redis, j'aimerais que que vous veniez comme vous l'avez fait, mais enfin j'aimerais que vous puissiez parler avec les journalistes, y compris ceux dont vous pouvez suspecter qui seraient pas notamment les journalistes arabophones parce qu'ils sont tous francophones et et je pense que ce serait important que vous puissiez avoir un dialogue avec eux. Monsieur Four et madame Yad, deux points de complément.
Le premier, on porte pour vous répondre directement euh une attention très stricte aussi à certains recrutements dans les équipes de certaines langues. Je je pourrais vous en parler pareil à part, mais j'ai un exemple très précis en tête où nous avons renoncé pour des raisons de sécurité à un recrutement après échange avec les services concernés. Euh on peut vous en faire part évidemment à à à part.
Euh le le deuxième point est plus général. Je trouve que au regard de ces échanges, je trouve que le le peut-être le législateur ou peut-être, je ne sais pas, mais aurait matière à s'intéresser à cette problématique de l'expression en dehors des antennes. C'est-à-dire que nous, on arrive à avoir un contrôle finalement, je crois, très strict et très très sérieux et c'est notre boulot, hein, d'ailleurs sur ce qui est publié sur nos antennes, que ce soit les supports numériques ou ou broadcast linéaire classique. et sur l'expression sur les réseaux sociaux personnels.
C'est c'est il y a un véritable défi qui est extrêmement compliqué, non seulement en terme pratique de de d'aller vérifier, on l'évoquait à l'instant, d'aller vérifier tout parce qu'il y a pas que les les comptes X, il peut y avoir YouTube, on évoquait tout à l'heure les chaînes YouTube. Enfin, il y a une difficulté pratique à l'organiser et il y a aussi une forme d'écueil juridique. C'est-à-dire que jusqu'à quel point et c'est vraiment un débat je trouve très intéressant jusqu'à quel point des personnes qui travaillent dans dans qui ont des émissions de service public dans dans l'audiovisel public sont libres de de s'exprimer de dire j'ai envie de dire tout tout et tout et n'importe quoi sur leur réseau personnel.
Euh c'est c'est vraiment une question qui est délicate à traiter vraiment je je je la partage avec vous parce que je pense que le le législateur aussi doit s'y intéresser. C'est un vrai sujet. J'ajoute que nous avons nous avons été auditionnés par monsieur Bruno Lasser dans le cadre de sa mission sur l'impartialité du service public et que c'est un point que nous avons vraiment mis sur la table.
Ces deux principes que je rappelais, le principe constitutionnel de liberté d'expression et l'impartialité du service public. Comment il s'articule et quelle est la marge de manœuvre du chef d'entreprise ou du directeur de rédaction face à ça. Ça me semble un point essentiel.
J'en ai pas mal. Moi qui Allez-y madame, pardon. Merci madame monsieur le président.
Euh oui, j'entends hein quand quand vous nous quand vous nous dites alors deux choses. Quand vous nous dites on a saisi notre avocat par je parle de Layla Od qui sauf erreur ou mission de ma part aujourd'hui a été réintégrée sur votre chaîne restée correspond elle est restée correspondante. Laila Od, vous avez considéré que les propos qu'elle avait pu tenir sur les réseaux sociaux n'étaient pas assez graves, on va dire, pour mériter qu'elle ne soit plus aujourd'hui correspondante de votre chaîne.
Et vous nous avez dit également que vous aviez consulté un avocat pour savoir deux avocats pour savoir si les propos pouvaient être considérés comme antisémite. Et on juridiquement parlant, il y a des propos qui peuvent faire une apologie de la haine sans pour autant entrer exactement dans le cadre de la loi qui est très restrictif puisque le cadre de cette loi justement est la loi de 1880. C'est-à-dire que des propos peuvent être parfaitement condamnables journalistiquement par rapport à l'exigence de neutralité que vous avez et que vous devez respecter euh sur votre chaîne euh et ne pas être condamné euh juridiquement.
Et vous avez vous-même cité l'ONG Caméra et lorsque l'on va sur le site de l'ONG Caméra euh qui défend la rigueur journalistique au Moyen-Orient et lorsqu'on euh se penche sur les propos de Lailla OD, pardon, ces propos mériteraient long mais vraiment très largement de mon point de vue qu'elle ne soit plus correspondante de votre chaîne. Pourquoi ? parce que elle parle de martyr concernant des terroristes qui ont abattu de leurs mains des civils en Israël parce qu'elle parle d'ascension d'ascension.
Ils sont montés au ciel euh concernant ces mêmes terroristes parce que on voit que sur un un tweet, alors je sais plus c'est sur Facebook ou autre, elle a un pouce levé euh dans la glorification euh des euh de ces mêmes de ces mêmes terroristes. Euh voilà. et et et elle parle euh elle parle d'un d'un père euh elle parle de donc martyr Palestiniens à Gaza sur par rapport à un un attentat terroriste du djihad islamique euh en 2019.
Elle fait la distinction entre le martyre de cette Palestinée à Gaza. Donc c'est c'est le martyre alors même qu'il y a parmi ces palestiniens trois combattants à minima et deux membres du djihad islamique et je cite la mort d'un colon israélien Eskelon comme si c'était c'était après tout que c'était justifiable alors même que je rappelle que ce colon mort c'est Moché Agadi 58 ans, père de quatre enfants originaire d'Ashkelon qui est une ville située du côté israélien de la ligne verte ce qui est absolument pas en plus des territoires disputés du territoire israélien. Donc voilà, ça ce sont des faits qui ne sont pas condamnables juridiquement, qui sont condamnables en revanche pour un journaliste qui a normalement une exigence de neutralité et une exigence qui doit à mon sens être la vôtre à à France 24 qui doit être celle de l'exemplarité et de de l'intransigence, d'autant que ces journalistesl sont rémunérés par les contribuables français.
Madame madame la député, oui, j'entends ce que vous citez justement, ça fait partie de de cette enquête et en effet les avocats nous ont indiqué que devant des tribunaux, nous n'aurions pas nécessairement gain de cause qui n'est jamais une bonne chose pour envoyer un signal quand vous perdez sur une question comme ça. Ça peut entraîner un signal tout à fait négatif quant à ce qui est permis ou pas si vous perdez. Vous voyez ce que je je veux dire ?
Si si oui si vous dites bah c'est ces propos sont et cetera, on va devant le tribunal et que vous êtes condamné parce que vous n'auriez pas le d licencié, vous envoyez comme signal un signal qui est le contraire de ce que vous souhaitez. Et donc à la suite de cette de de l'analyse de nos deux avocats différents, encore une fois de culture très différentes, nous avons donc écrit la charte en en arabe parce que en français même en anglais, c'était pour que ce soit la langue maternelle. Et depuis ça, ça date de 2000 juin 2023 séminaire.
D'accord. Un séminaire qui a été vraiment un moment très fort à Jérusalem. Je mais je je vous laisse je vous laisse juge évidemment de ça mais je pense que la posture sur les comptes privé parce qu'il s'agit bien de comptes privés, on ne parle jamais de nos antennes ou de nos comptes officiels, je pense qu'il y a une évolution de perception de cette idée de métier de journaliste qui conforme à ce que nous Français on estimettre notamment pour le service public.
Par ailleurs, le mot de martyre a fait couler beaucoup d'ancre au sein de notre parce qu'en arabe, les gens disent très très souvent martyre comme nous on dit victime. Donc dans la charte, nous avons traité cette question. Pour éviter qu'on distingue des victimes ou des martyres et que ce soi des mots différents, nous avons fait un peu de l'xigologie, je dois le dire, pour exiger.
Alors, parfois vous avez un expert extérieur qui n'est pas journaliste qui peut dire ça sur nos antennes parce que c'est très courant. Mais nos journalistes en vertu de la charte ne doivent pas utiliser ce vocable qui est courant. Voilà, vous avez d'autres questions, je crois monsieur le rapporteur.
On va essayer de te donner encore 40 minutes si vous en êtes d'accord pour être présent avec nous. Très bien. Merci.
Merci monsieur le président. Le 21 avril 2025, un article du point vous accusé d'avoir diffusé dans une note interne des éléments de langage pour traiter le conflit israélo-palestinien sous couvert de cohérence éditoriale. Ce sont les termes de cette note.
Le vocabulaire proposé par France Médiamonde serait, je cite le point, délibérément orienté pour atténuer le caractère terroriste du Hamas. Fin de la citation. Je vais vous citer quelques exemples qu'on peut voir figurer dans votre note.
Le Hamas ne doit pas être systématiquement qualifié à l'antenne de terroriste. Il faut simplement se contenter de rappeler que l'Union européenne ou les États-Unis le désignent comme tel. Autre remarque, si le terme génocide n'est pas repris à notre compte pour Gaza, il convient d'évoquer évidemment les accusations de génocide par telle ou telle organisation.
Vous remarquerez l'emploi du terme évidemment. Bon, chacun en conviendra. Il y a un certain nombre d'autres injonctions qui figurent dans la note qui ont été révélées par le journal Le Point.
Je pense que vous conviendrez ces injonction ne relèvent pas d'une simple charte journalistique qui aurait pu viser à uniformiser un un vocabulaire envoyé par les journalistes de France Média Monde. Il y a je vais vous laisser je vais vous laisser répondre mais il y a un parti prix évident qui a été constaté dans cet article du point. Il y a une lecture des faits que d'ailleurs ne renierait pas le le Hamas.
Euh vous semblez me dire et je vous laisser la parole que vous contestez les faits rapportés par le point. Euh est-ce que ce qu'ils ont écrit, est-ce que vous les avez attaqué en diffamation ? Sinon, qui aurait pu rédiger cette note et ces injonctions à destination de vos journalistes ?
Est-ce que vous condamnez ou vous contestez ces injonctions à expliquer que les accusations de de génocide par telle ou telle organisation sont évidemment et bien à à ne pas reprendre à votre compte pour Gaza. Enfin, si le je répète si le terme génocide n'est pas repris à notre compte pour Gaza, il convient d'évoquer évidemment les accusations de génocide par telle ou telle organisation. Je vais vous laisser, vous m'avez interrompu mais je vais vous laisser répondre à à cet article et à ces propos qui ont été et bien découverts dans dans le point.
Allez-y. Je je je commence. Euh alors, premier point, oui, nous contestons totalement ce qui est écrit dans le point.
Euh je développe. Euh un euh oui, il existe absolument de la lexicologie et du vadimekum. Absolument.
Et euh c'est indispensable, c'est une demande collective de toutes les rédactions. Quand vous travaillez dans 20 langues, 21 langues même sur nos deux chaînes, c'est en réalité totalement indispensable. Il faut pouvoir harmoniser les propos que l'on tient, euh avoir le même vocabulaire, c'est indispensable.
Donc c'est un travail collégial qui est fait par les équipes évidemment avec arbitrage de la direction infine. Premier premier élément. Deuxième élément et ça n'est pas spécifique au conflit au proches et au Moyen-Orient.
On le fait sur bien d'autres choses. On le fait par exemple sur l'est de la RDC où c'est une situation extrêmement complexe. Donc on le fait aussi là par exemple.
Mais on pourrait multiplier les exemples et moi je je vais vous dire je je m'inquiète que ça ne soit pas fait dans d'autres endroits, même si ça ne me regarde pas. Je trouve ça très préoccupant. Ce qui me semble utile, c'est de le faire.
Bon, deuxème chose deè chose sur le le le conflit au moyen au proche et au Moyen-Orient, euh nos nos arbitrage sur la lexicologie et la DCL sont basés sur le droit international. C'est not c'est notre balise, notre boussole, elle est simple. Euh donc le résultat n'est pas celui que décrit le point.
Ce sont des propos ce sont des extraits tronqués et déformés. Ce sont des extraits tronqués et déformés. Je nous l'avons à votre disposition si vous le souhaitez le le Vadimikum j'ai celui de RFI sur 7 octobre et guerre à Gaza.
Euh 7 octobre attaque terroriste. Voilà notre formulation. C'est assez simple.
S'agissant de s'agissant de de euh euh du de Marmouabas par exemple, il y a plusieurs appellations possibles. On ont choisi de ne pas retenir à ce stade président de l'État de Palestine mais plutôt président palestinien. Euh s'agissant du Hamas, nous rappelons que le mouvement est qualifié de terroriste par l'Union européenne et les États-Unis.
Nous ne reprenons pas à notre compte le terme de génocide, mais oui, on peut rappeler les accusations de génocide par telle ou telle organisation. C'est factuel, c'est et tout et tout est comme ça, hein. Donc je franchement voilà, moi ma réponse est assez simple sur le sujet.
Je je je mais je conteste vraiment euh ce qui est ce qui est dans cet article du point qui est à mon sens eronqué et tronqué et erroné par rapport à ce que nous au travail que nous faisons qui est indispensable. et auquel SDJ d'ailleurs avait répondu auquel nos SDJ d'ailleurs avaient répondu. Comme le dit Jean-Marc, c'est un travail qui est indispensable pour la cohérence éditoriale de nos de nos antennes, surtout quand on a 60 nationalités, ça c'est pour l'ensemble du groupe, 30 nationalités à France 24.
Et ce que je voudrais dire aussi, c'est que ce lexique permet aussi d'assurer la sécurité de nos équipes sur le terrain parce que c'est un lexique qui s'appuie sur le droit international. et que si vous êtes en Israël et si vous parlez si vous êtes journaliste et vous parlez de génocide à Gaza, c'est problématique. Donc c'est aussi un moyen d'assurer aussi la sécurité de nos équipes sur le terrain.
Je je vous remercie pour vos réponses. J'ai vous expliqué que ce sont des extraits tronqués et déformés par le point, mais j'ai pas l'impression que vous contestez les différentes citations que j'ai pu vous en faire. Vous les avez d'ailleurs reprises qu'ils sont simples, vous êtes sous serment. parce que vous n'avez pas transmis pour consigne notamment dans cette note que le Hamas ne doit pas être qualifié à l'antenne de terroriste.
Il faut simplement se contenter de rappeler que l'Union européenne ou les États-Unis le désignent comme tel. J'ai l'impression que vous avez cité exactement la même chose que moi de ce que j'ai pu lire dans le point. Est-ce que vous nous affirmez qu'aucune consigne n'a été faite et n'a été transmise pour ne pas qualifier le Hamas d'organisation terroriste ? rappeler simplement que certaines organisations internationales comme l'Union européenne ou les États-Unis les qualifient comme terroristes.
Je vous lis Vademikum pour le Hamas, nous rappelons que ce à l'antenne que ce mouvement est qualifié de terroriste par l'Union européenne et les États-Unis mais c'est factuel. Voilà. Donc effectivement ce que le point a pu dire comme quoi le Hamas selon vous he dans la note vous transmettez pour consigne au journalistes le Hamas ne doit pas être qualifié systématiquement à l'antenne de terroristes.
Il faut simplement se contenter de rappeler que l'Union européenne ou les États-Unis désigent comme tel. Vous vous en contestez le fond et la forme, ça ne figure pas dans votre note. pas du tout dans il est possible parce que je ne sais pas que pardonnez-moi je ne sais pas exacte enfin l'article du point d'ailleurs c'est c'est une éditorialiste extérieure au point qui s'en est saisie mais je peut-être que c'était le fait de ne pas être obligé de respect de répéter à chaque fois que c'était un groupe terroriste quand par exemple on donne les chiffres je pour selon le ministère de la santé du HAS on à ce momentl le journaliste ne disait pas groupe terroriste C'était ça le la chose qu'on c'était un groupe terroriste mais on éétait pas obligé de le dire à chaque fois dans certaines phrases ça et et dans tous les médias c'est le cas si vous écoutez tous les médias c'est dit régulièrement mais il y a des fois où les gens disent masse sans préciser groupe terroriste derrière je pense que c'est là je voulais vous préciser que le moi j'ai saisi notre chipipip à la demande de l'observatoire juif de France sur cette lexicologie hein puisque ils m'ont demandé de le faire donc et notre chipipip Donc il a le comité pour l'honnêteté, le l'indépendance le plusuraliste de l'information et des programmes a vraiment regarder tout ça notamment parce qu'on disait que c'était pas conforme à notre charte et non c'est non seulement conforme à notre charte mais nous avons même obligation de bien nommer les choses sans même citer Camu pour ne pas rajouter au malheur du monde.
Mais c'est vraiment parce que c'est dans 21 langues, trois médias différents avec des horaires, des amplitudes d'horaires de nuit où les gens sont seuls. Au contraire, c'est quelque chose qui permet d'avoir une cohérence éditoriale et en tout état de cause, ce document n'est aucunement orienté euh je dirais et antisémite. Ce que laisseraiit entendre les propos du point.
Je pense que sur ce dossier très souvent, il y a des réactions épidermiques qui sont liées à l'engagement affectif de de de gens et que c'est très douloureux. Je je comprends bien, on le vit dans nos emprises où nous avons toutes les catégories qui sont représentées à France Media Monde. Je vous remercie pour votre réponse.
Je fais le parallèle parce que notre collègue madame Yadan est expliqué a dénoncé un certain nombre de propos postés par votre correspondante à à Beou à Beou pour France 24 entre 2021 et 2023. Je la cite. Ils ont demandé à Hitler qu'as-tu fait des juifs ?
Il a répondu rien d'extraordinaire, juste un barbecue. Un autre exemple, je cite encore, "Levez-vous, monsieur Hitler, levez-vous. Il y a des personnes qui doivent être brûlées.
Vous avez répondu euh euh à cette question-là. Si je vous pose la question, c'est parce que cette fameuse journaliste ayant appelé à brûler des juifs comme Hitler appartenait à la société de production médian. Cette société fournit de nombreux journalistes et d'autres moyens logistiques au Canal arabophon de France 24 au Moyen-Orient et en Afrique sub-saharienne.
Je pense que vous conviendrez que la mission d'informer au nom de la France, c'est une mission qui est stratégique qui d'ailleurs dispose de beaucoup de moyens accordés par le contribuable français. Elle contribue au rayonnement de notre pays. Elle doit être préservée de toute forme d'influence ou d'ingérence.
Mais comment est-ce que vous expliquez que France 24 soit contrainte ou a fait le choix de recourir à des moyens d'une société de production externe pour assurer sa mission d'information dans nombreux pays ? Est-ce qu'il y a pas là une contradiction ? Alors, monsieur le rapporteur, il est fréquent chez beaucoup de médias et tout particulièrement de médias étrangers, de télévision en particulier, d'avoir recours à des sociétés de production euh qui sont des prestataires de services pour euh le média.
Pourquoi ? La télévision c'est cher, c'est plus cher que la radio. Ça demande des investissements.
Ça demande si on a des investissements d'amortir. Ça demande si possible de mutualiser entre plusieurs personnes des investissements plus lourds. Et pour ça, le support le plus commode est souvent de créer une société.
France 24 a été construite. Toute cette équipe n'y était pas encore sur ce modèle. Euh et en particulier pour une société qui est plurilingue, mutualiser des équipements de télévision entre plusieurs langues, je dirais d'un point de vue économique, c'est plus rentable.
Donc nous nous sommes organisés comme cela. C'est un héritage d'ailleurs pour nous. C'est organisé comme ça et nous sommes loin d'être les seuls sur la planète à faire ça.
Au contraire, par ailleurs, faire ça, ça permet d'avoir un marché et pour nous qui dit marché dit passage en commission des marchés mise en concurrence et visa du contrôleur général économique et financier qui assiste à notre commission des marchés. Donc c'est une garantie supplémentaire de bonne utilisation des deniers publics. Il se trouve que dans la zone que que couvre Médian, ben et qui est hors du droit européen, hors du droit français, donc on ne serait pas tenu en fait de faire des appels d'offre, mais nous faisons des appels d'offre, il est très difficile de trouver une société répondant à nos critères d'exigence d'exigence technique, déontologique de qualité. par ailleurs, c'est pas parce que Médian est un intermédiaire que la hiérarchie de France 24 ne regarde pas ce qui se passe sur les antennes.
Et donc ben tout est absolument contrôlé de la même façon que ce soit un envoyé spécial de France 24 qui a fait la chose ou un journaliste correspondant à travers la société médian. Il se trouve qu' encore une fois si je vous disais certains dossiers de réponse à des appels d'offres que nous avons reçus de cette zone euh ça pourrait vous donner froid dans le dos en terme de lien avec des organisations politiques derrière. Donc médiance c'est pas le cas.
C'est visé par le contrôle général économique et financier. Je me dis que la Cour des comptes aurait certainement trouvé s'il y avait eu le moindre la moindre anomalie, elle aurait elle l'aurait trouvé puisqu'elle elle elle a étudié France Méia. Donc et nous n'avons pas le choix.
Alors je je ne sais pas ce qui ce qui est reproché à médium mais nous ne confions pas, nous ne déléguons pas notre ligne éditoriale et peut-être que Vanessa peut le préciser puisque c'est au quotidien que tu travailles avec le de je vais vous poser une autre question sur le sujet, ça vous permettra de rebondir parce que j'ai un certain nombre d'autres d'autres questions à vous poser avant la fin de cette audition. Toujours sur le même sujet, le 1er avril 2019, la lettre A a publié un article intitulé Qui est médiant ? cette fameuse société donc de production qui assure tous les directs de France 24 dans le monde arabe.
On y lit, je cite, "Le printemps algérien a mis en lumière la main mise de médian, société créée par Frédéric Dumont, ex journaliste de RFI dans la couverture de plusieurs pays du Maghreb et du Moyen-Orient par France 24. Un monopole qui intrigue dans les couloirs de la chaîne internationale de l'auel public français. Fin de la citation.
Est-ce que vous pouvez nous dire aujourd'hui, même si vous m'expliquez que vous n'êtes pas les seuls, mais est-ce que vous pouvez m'expliquer aujourd'hui, quel est votre niveau de dépendance vis-à-vis de cette société de production médian ? Est-ce que vous pouvez aussi nous préciser le montant des contrats que vous avez signé par exemple l'année dernière et sur les dernières années précisément avec cette société ? Alors déjà pour par rapport à l'article, l'Algérie, bah il y a pas de correspondant en Algérie.
Il y a pas du tout de correspondant pour nous en Algérie actuellement et depuis plusieurs années. Donc c'est plusieurs pays du Maghrebalgée. Non non mais sur les autres pays, il y a pas de médian.
C'était sur l'Algérie si vous lisez je crois enfin je connais pas l'article par cœur mais en l'occurrence l'article parlait de la main mise à travers l'Algérie. Il y a plus de non et le Maghreb c'est c'est plus sur le proche à Moyen-Orient qu'on a des contrats sur le sur le Liban des contrats de prospection ou de couverture éditoriale. Je sais pas si tu les as en tête du contrat. on pourra bien sûr mais si vous voulez on on pourra vous donner la liste exacte des pays et du et du montant des contrats et et donc il y a aucun problème.
Je j'avoue que je ne l'ai pas en tête là mais comme je vous le disais ça passe en commission des marchés ça le visa du contrôleur général économique et financier. Ça fait suite à une mise en concurrence alors même que le droit en l'État ne nous y tiendrait pas et que malheureusement dans cette zone il n'y a pas de concurrence de concurrence viable. Je veux dire, on a des réponses totalement farfelues de société où on il faut absolument pas être en contrat avec eux, je vous assure.
Donc du coup pour couvrir cette zone là, ben ça se passe bien d'ailleurs. Enfin mais Médi n'est pas la la seule société sur la zone, pardon. Ouais.
Oui. Donc médian nous fournit certaines prestations sur certaines zones mais il y a pas du tout de monopole de médian sur la zone. France 24 comme RFI ont d'autres correspondants des des reporters qui qui vont sur place.
Donc c'est pas une c'est une partie de notre couverture hein. Euh je veux pas laisser s'installer l'idée qu'on cur de monopole de médias sur le prochain. Mais quel est le vous vous expliquez que c'est une partie de votre couverture, mais est-ce que vous pouvez nous préciser l'ordre de grandeur des montants de contrats passés avec cette société ? parce que j'ai encore d'autres questions mais il y a quand même nombre de suspicions sur sur cette société et c'est fondateur.
Alors alors le fondateur je précise qu'il est décédé hein, il est ou non je peux pas vous je je suis sousmon donc j'aurais peur de faire une erreur sur le montant mais on va vous adresser la liste des zones couvertes et les montants associés. Je remercie. Si je vous pose ces ces questions parce qu'on va y venir à son fondateur la société médian avec laquelle vous travaillez pour couvrir ces zones a été fondé par Frédéric Daumont qui je le précise vous avez raison est mort en août 2024.
Monsieur Dumont est franco-libanais, il disposait également d'un passeport diplomatique syrien. Il est écrit en 2004 avec Walid Sharara un livre sur le esbola. Pour vous donner un ordre d'idée, monsieur Sharara est l'ancien correspondant à Paris de la chaîne Almanar qui est détenue par le Esbola. chaîne interdite en France depuis 2004 après notamment de nombreux dérapages antisémites.
Le diplomate français très pondéré ses objectifs Denis Bauchard, ancien ambassadeur en Jordanie, ancien président de l'Institut du monde arabe, a publié un commentaire sur ce livre coécrit donc par le fondateur de la société médian et monsieur Charara. Il explique notamment que ce livre n'est pas d'angélisme, que ces auteurs ne cachent pas leur sympathie pour le esbola. ces auteurs.
Parlant de monsieur Frédéric Demont, fondateur de la société médian avec laquelle vous travaillez ou encore, je cite encore l'ambassadeur, leur objectif est de rectifier la mauvaise image d'un mouvement qualifié comme terroriste. Comment est-ce que vous justifiez ? J'imagine que avant de contractualiser avec une telle société, vous renseignez aussi sur les fondateurs de cette société.
Comment est-ce que vous avez fait le choix de contractualiser avec une société créée par une personne sympathisante et qui a des convictions assumées en faveur d'un groupement terroriste comme le Esbola ? Est-ce que ça vous a pas choqué de donner de des contrats via le service public à cette société ? En 2004, je ne sais pas quelle était la politique ou la position des uns ou des autres sur le Esbola.
Mais en tout cause, on est 22 ans plus tard, on est en pleine guerre et ces ces ces sous-entendus pourraient laisser entendre que nous jouions contre notre propre pays, ce qui n'est pas le cas. Euh nous avons une rédaction au Liban. Nous savons que le gouvernement libanais est engagé dans une lutte pour le désarmement de Esbola.
Euh et euh et et il n'y a dans Médian aucun lien particulier avec Esbola ou avec la Syrie. Le livre de 2004, je n'ai pas eu l'honneur de le lire. D'ailleurs, j'en ai découvert la connaissance seulement dans ce dans votre question, mais je pense que la situation n'a plus rien à voir.
Monsieur d'ailleurs Frédéric Daumont est décédé. Le contrat entre Médian et France 24 était bien antérieur à notre arrivée. Il s'est poursuivi après la mort de son fondateur et à ma connaissance Médian n'a aucun lien avec le Esbola actuellement.
Et par ailleurs, comme je vous l'ai dit, ça ne se bouscule pas au portillon en terme de société digne de confiance pour répondre à nos appels d'offre sur cette zone. Et Médian n'a pas le monopole non plus des choses. Donc je pense qu'il y a une sorte de de persistance rétinienne de certains à France Media mononde.
Peut-être parce qu'antérieurement il avait été journaliste à RFI, je ne sais pas. Mais mais aujourd'hui la réalité c'est que s'il y avait le moindre problème, nous n'aurions pas de rapport avec médian et le contrôleur général économique et financier et la cour des comptes et notre commission des marchés aurait mis fin à ces contrats. Donc là, je crois qu'on nous fait un vraiment un mauvais procès. et juste ajouter concernant la production éditoriale.
Ouais, c'est bon. Voilà, juste pour ajouter parce que concernant la production éditoriale qui est faite par Médian, elle est validée à Paris par des rédacteurs en chef. Tous les contenus éditoriaux sont validés à Paris par les rédacteurs en chef et les journalistes qui travaillent pour médian et qui interviennent en duplex sur les antenne de France 24.
Il y a également un suivi des rédacteurs en chef à Paris sur ce qu'il délivr à l'antenne. Et puisque nous parlons de parlons donc de la tête de tout ça, c'est-à-dire de l'Iran. Euh parce que ça voudrait dire par exemple que France 24 est un féodé à Esbola et l'Iran.
Or, et je le mettrai dans le lien de réponse au questionnaire, si une chaîne a dénoncé les exactions du régime des MOLA au mois de janvier dernier en faisant un documentaire qui s'appelle la révolte massacrée qui est exceptionnelle, que nous avons décidé de ne pas censurer en dépit de la de sa de l'horreur des images qu'on y voit, que nous avons diffusé en français, en anglais, en arabe, en espagnol et grâce à la rédaction de RFI euh Bah en Perçant qui a fait plusieurs millions en perçant. Donc si une chaîne a fait ça, c'est France 24, c'est France 24 qui fait ce documentaire qui n'a pas d'équivalent, qui a été d'ailleurs qui nous a été demandé partout dans le monde. Donc très sincèrement, j'avoue qu'être assimilé à l'Iran et à Esbola ça me pose un problème personnel.
Monsieur le rapporteur, on pose cette question parce que je pense qu'elle est légitime dans la mesure où vous contractualiser avec une société médian importante qui a été créée par un sympathisant du Esbola. Je pense qu'on peut tous l'affirmer, c'est même pas moi qui l'affirme, c'est un diplomate français, ancien ambassadeur en Jordanie, ancien président de l'Institut du monde arabe qui explique hein, les auteurs du livre ne cachent pas leur sympathie pour le le Esbola. Euh la société médian en fait.
Pourquoi je vous pose cette cette question aussi ? C'est parce que j'ai l'impression qu'il y a pas de simple juste de simple liens contractuel même si ces liens contractuels sont condamnables. La société médian a notamment participé à constituer avec le soutien financier de France Méia monde c'est-à-dire sur fond sur fond public le hub de France 24 à Beou.
À l'origine de de ce projet, je je vais vous laisser répondre. Il y a deux personnes, monsieur Domont donc fondateur de médian, Marc Sky, son ami de 30 ans qui est directeur des chaînes de France 24 en poste à Paris. Le problème c'est que la décision de créer le hub de France 24 à Beyrout financé par France Méamond aurait été prise alors que Marx et Kylie était encore directeur de France 24.
Pour résumer donc on a ce directeur de France 24 qui approuve le financement sur fond public d'un projet mené par un ami qui démissionne peu après, rejoint ensuite ce projet en tant que associé et continue à en bénéficier à titre personnel puisqu'il devient prestataire de service de France 24 au Liban. Vous le savez hein, il y a un article, l'article 432-12 du code pénal qui explique que le fait pour une personne dépositaire de l'autorité publique ou chargé d'une mission de service public ou par une personne investie d'un mandat électif public de prendre, recevoir ou conserver directement ou indirectement un intérêt de nature à compromettre son impartialité, son indépendance ou son objectivité dans une entreprise ou du ou dans une opération dont elle a au moment de l'acte où toute partie la charge d'assurer la surveillance, l'administration, la liquidation ou le paiement est puni de 5 ans d'emprisonnement ou d'une amende 500000 €. Euh fin de la citation de cet article.
J'ai pu voir aussi, je vous laisserai répondre, pardon de pas m'interrompre madame, je vous interromps pas quand vous répondez. Le 14 mai 2021, la lettre A a dévoilé que Marc Sekaili, directeur des chaînes de France 24 a perçu au moment de son départ de France 24 une indemnité de départ de 500000 € d'argent public payé par le contribuable. Donc encore une fois, c'est des faits qui sont étayés.
Comment est-ce que vous expliquez au-delà euh de ce conflit d'intérêt qu'une personne ancien dirigeant de France Médiamonde sous votre présidence a pu percevoir 1 demi million d'euros d'indemnité de départ pour ensuite créer une société de production financée par France Médiamonde. Est-ce que vous avez pas l'impression qu'il y a un conflit d'intérêt évident sur le sujet ? Monsieur le rapporteur, je vais essayer de bien trouver parce que je crois qu'il y a surtout une très grande confusion dans ce que vous avez pu lire dans certains articles totalement incroyable.
Alors, je sais même plus par quelle boule prendre. Le hub de Beou, c'est il y a une confusion totale, le Hub de Beou n'est pas du tout n'a aucun rapport avec Marx Cali ou média. Le Hub de Beou d'ailleurs il figurait dans mon projet de de janvier 2023.
Marcel Calier avait quitté l'entreprise depuis 2021. Le HUB de Beou fait partie de la stratégie de proximité définie dans notre contrat d'objectif et de moyens appuyé par le ministère des Affaires étrangères qui se trouve que à Dakar, on a créé des rédactions de langues, à Bucarest, on a créé de l'Ukrainien, en plus du roumain. Et là, c'est cette rédaction numérique qui n'a rien à voir ni avec Médian, ni avec Marie Cali.
Je là très sincèrement je je sais pas enfin je sais pas quoi je ne sais pas quoi dire. Ça n'a aucun rapport. D'accord.
Donc le hub de Beou est médiant ça n'a aucun rapport. On parle d'une rédaction numérique 100 % numérique qui alimente les comptes de France 24 et de MCD qui est financé mais dans un cadre totalement transparent. Enfin, je sincèrement je ne Bon alors médian, je je alors après je ne sais plus Marc Saali.
Alors Marc Saali, j'ai lu des choses. Alors il serait il serait euh un suppos d'Esbola lui aussi. Mais mais Marc Saikali, est-ce que vous savez quel site il dirige ?
À Beouh ? Ça s'appelle IS Beyouth. Ici Beou.
Il vit sous protection parce qu'il reçoit des menaces de mort de Esbola. Si vous cliquez sur courrier international, une simple recherche, vous suffira à voir que le site est très très antibola. Donc je je vois pas bien le lien le enfin pardon hein, mais je en toute bonne foi, il y a une confusion totale dans ce qui est dit.
Donc voilà. Alors, il y a un site ici Beout qui n'a rien à voir avec notre hub qui est financé je ne sais pas comment. On a rien à voir avec ça non plus.
Marc Saali avait quitté depuis longtemps France Médiamond quand on a lancé le le site. Je je ne comprends pas mais sincèrement je ne comprends pas. Donc je je suis prête à regarder par écrit pour être plus précise mais là j'avoue je suis un tout petit peu stupéfaite.
L'indemnité. Ah oui l'indemnité. Pardonnez-moi.
Vous est-ce que vous démonttez que monsieur c'est Kili n'est nullement intervenu pour la création du H de France 24 à Beille route ? Vous démantez formellement qu'il n'est absolument pas intervenu ni de près ni de loin pour la création de ce H qui a été financé sur Front Public. lui demander à lui parce peut-être qu'il a je sais pas qu'il a parlé à des gens mais ce a été monté par notre direction du développement international en lien avec l'ambassade de France n'est-ce pas à à Beou il a c'est nous qui l'avons monté les formations ont été faites par nous les recrutements ont été faits par nous il est dirigé par une rédactrice en chef que nous avons choisi qui n'a rien à voir avec Marcalier ou avec Icy Berout donc très sincèrement je je vraiment je ne voit, il y a pas d'intervention de Marc Chakali et ce projet de de rédaction numérique jeune, c'est dans mon projet à moi de janvier 2023 quand je suis reconduite, il est il est indiqué, il est dans notre contrat d'objectif et de moyens.
Je et donc c'était après même le départ de Marc. Donc franchement je je vois je très sincèrement je ne vois pas le lien et sur ça je continue sur les le donc vous vous contestez toute intervention directe ou indirecte de monsieur Ky dans la création du hub de France 24 à Beyrout. Si vous contestez aussi euh la participation de la société médian dans le financement de la création de ce hub là.
Tout à fait, tout à fait. Je crois que il y a eu une confusion peut-être mais c'est le je sincèrement et je c'est vraiment je suis tout à fait prête à à essayer de décortiquer ça mais je je ne il n'y a aucun lien. C'est financé par l'aide publique au développement notre hub de Beyrout.
Donc je crois qu'il y a eu une confusion dans les mots de hub peut-être et que du coup le le déroulé a été faussé par une mauvaise compréhension de départ. S'agissant du départ de Marxali de 500000 €. Bah oui, c'est pas moi qui fait les lois.
Pardonnez-moi. C'était pas moi non plus. C'est je veux dire ni les anciennetés, ni les lois, ni en revanche ce que moi j'ai dû décider et dans l'urgence c'est que j'ai je sais enfin c'est ça va me faire dire des choses peut-être qui relèvent du secret médical ou bon mais je tant pis he je dis j'ai été saisie par la médecin du travail en urgence pour une responsabilité pénale pour moi de vie ou de mort sur sur la personne qui qui était en état de surmenage dépassé parce que tout le monde n'a pas le le la distance de Vanessa.
Enfin, je veux dire là, il y avait 9 ans 9 ans de quatre chaînes d'info continue 24. Je peux vous dire que ça ça secoue et donc le la médecin du travail m'a m'a dit que je devais euh arrêter mettre fin à ces fonctions et c'était pénal. Donc Marcali ne voulait pas passer devant une commission médicale et en tout cas donc nous on a fait les calculs avec le droit français qui s'applique et le fait que c'était nous qui demandions également à la personne de partir.
Euh c'était pas son choix mais il fallait qu'il parte et c'est passé en conseil d'administration, c'est passé au CGFI. Euh donc moi, j'ai respecté le droit. C'est des sommes importantes parce qu'il était directeur général, que c'est un homme qui avait une grande ancienneté dans le service public, mais je n'ai fait qu'appliquer le droit, c'est tout.
Et le conseil d'administration m'a donné gain de cause. Donc je voilà. Dernière question sur Je remercie.
Dernière question sur ce sujet précis. J'en aurai d'autres ensuite qui concernent les sujets que vous avez évoqués. Vous confirmez encore une fois que monsieur Sekali par exemple n'était pas directeur de France 24, n'a été pas impliqué directement ou indirectement au moment de la décision de la création du Hub de France 24 à Beyrout.
Il était pas directeur de France 24 à ce moment-là. Je je je j'ai du mal vraiment à à vous à vous croire, pardon hein, c'est des informations qui sont publiques qui ont été relatées dans des articles. Vous semblez en tout cas euh expliquer qu'elles sont totalement fausses.
À l'époque, il était directeur de de France 24 lorsque la décision a été prise et ensuite il a été licencié. Il a bénéficié de 500000 € d'indemnité. Il a rejoint ce même prestataire pour pour France 24.
Non, je je vous en prie. ce ce que on appelle nous tout le temps hub de Beout, c'est une filiale qu'on a créé donc en 2024, filiale à 100 % de France Média monde qui est financé donc sur un financement qu'on reçoit sur le programme 209 du ministère des affaires étrangères intégralement. Et donc moi je suis arrivé en juillet 2023 à France Médiia monde et c'est à ce moment-là donc c'était le le début du mandat de Marie-Christine qu'on a commencé à travailler et qu'on a créé la filiale en 2024.
Donc si c'est de ce cette filiale qui est c'est qui est la seule chose que nous on appelle le deoute hein dont il s'agit là on peut être formel effectivement Marseille Cali avait quitté l'entreprise en 2021 et dans le processus de création de la filiale de recrutement et cetera et le financement surtout le financement euh ni Marxali ni médian n'ont strictement rien à voir. Rien à voir. Merci.
Euh madame Yad, vous avez une question je crois. Merci euh monsieur le président. Euh je voulais euh je voulais revenir euh sur le lexique euh puisque je faisais partie des élus.
Alors je sais pas s'il y en a beaucoup qui vous ont interpellé sur euh sur cette question. Euh donc vous dites que votre mail du 14 octobre 2025 qui impose donc ce lexique au à l'ensemble des rédactions pour évoquer, je cite les territoires palestiniens occupés, vous dites que c'est un simple souci de cohérence éditoriale et que vous n'êtes pas d'accord avec l'article du point. Pourtant, cet article du point euh euh propose une euh des simplement euh un expose euh des des faits.
Et à mon sens, et je vais vous expliquer pourquoi, et bien cette votre qui est imposé ne se contente pas de recommander des mots à des journalistes comme par exemple, ils peuvent le faire sur le l'Ukraine sur la la le le le pardon l'orthographe du mot Kiev, mais à mon sens, votre lexigue du 14 octobre 2025 oriente réellement la narration des journalistes qui sont les vôtres. Lorsque vous dites par exemple sur la 6 Jordanie qu'il faut évoquer systématiquement je je dis bien systématiquement la si Jordanie occupée et le faire aussi en commentaire sur Gaza et Jérusal Est alors même que je vous rappelle au niveau de Gaza queil y a plus d'Israéliens à Gaza depuis 2005 et que ce territoire peut parfaitement ne pas être considéré comme un territoire occupé en tout cas jusqu'au jusqu'en octobre jusque jusqu'à l'attentat du 7 octobre. Alors, il faut évoquer systématiquement si Jordanie est occupé pour la si Jordanie, mais par contre sur le ramas, il ne vaut il ne faut pas ajouter systématiquement terroriste.
Sur le terme par exemple Judée Samarie, ce terme selon votre lexique, sauf erreur ou omission de ma part, est interdit alors même que ce terme Judé Samari figure dans le plan de partage de l'Onure en 1947. À propos de Gaza, il ne faut pas parler d'évacuation de population alors même que c'est un terrain qui pourrait être parfaitement défendu puisque je vous rappelle qu'au moment des bombardements des tractes étaient diffusés par l'armée israélienne pour aider les populations civiles à s'en pour les prévenir qu'il fallait s'enfuir, il ne faut donc pas parler d'évacuation de population mais de déplacement forcé. Et en revanche sur le mot génocide, il faut évidemment évoquer les accusations de tel génocide par telle ou telle organisation.
Euh évidemment donc il y a systématiquement il y a évidemment à mon sens cette imposition de langage et j'en aurais terminé relève oui relève d'un parti prix éditorial de l'imposition d'un narratif qui encore une fois sauf erreur aux omission de ma part n'existe pour aucun autre conflit dans le monde à ce niveau-là. Je vais commencer, je vais laisser essayer de faire une réponse toujours dans les 2 minutes, s'il vous plaît. C'est c'est un sujet complexe quand même.
On va faire au mieux et je laisserai la parole à Vanessa Burographe pour compléter. Première observation, il s'agit de préconisation, pas d'imposition mais de préconisation mais venons-en à l'essentiel. J'ai j'ai ce Vademékum RFI lexologie sous les yeux.
Dans ce document qui fait foire pour les équipes qui sont les miennes, il n'y a ni les adverbes évidemment, ni les adverbes, ni l'adverbe systématiquement. Ils n'y sont pas, ils n'y sont pas. Donc quand vous dites évidemment ou systématiquement, ils n'y sont pas.
Je je ne peux pas dire mieux. Donc or, ce sont, me semble-t-il euh dans les propos que vous évoquez, ces adverbes qui pourrait créer le sentiment d'une orientation politique. Ils n'y sont pas dans ce document.
Voilà. Euh donc nous parlons de territoires palestiniens occupés. Oui, ça c'est marqué, je vous le confirme.
Nous rappelons que le mouvement est qualif que le Hamas est qualifié de terroriste par l'Union européenne et les États-Unis. Oui, il y a pas d'adverbes. Il y a pas d'adverbe non plus dans nous parlons de territoires palestiniens occupés.
Et enfin, dernier point, mais là on va peut-être pas ouvrir un débat qui nous prendrait des heures. Euh écoutez, s'agissant de Gazage, je pense que les populations, si on leur demande, elles ont quasi unanimement le sentiment d'être de devoir d'être victime, elle de déplacement forcé. Je je mais on peut en débattre des heures.
Après, on va basculer sur un sujet qui nous dépasse. Voilà. Et je laisse peut-être Vanessa compléter sa gissant de France 24.
Comme l'a rappelé Jean-Marc, il s'agit de rappeler Jean-Marc Four, il s'agit de préconisation. D'abord, il n'y a aucune sanction si ce lexip n'est pas appliqué à la à la lettre. Euh voilà, on s'est euh appuyé, je le rappelle, sur les terminologies préconisées euh par les Nations Unies.
En effet, nous n'ajoutons pas systématiquement le terme terroriste au Hamas parce que comme vous l'avez expliqué Marie-Christine Saragos tout à l'heure et c'est vrai pour tous les médias, on dit pas systématiquement le Has, mouvement terroriste. En revanche, si on fait un focus spécifique sur le Hamas, on rappelle bien que c'est un mouvement terroriste, enfin qualifié ainsi par les États-Unis et par l'Union européenne et pour nous dans notre rédaction, ça ne fait aucun doute. Donc je veux quand même aussi parce que ça jette aussi un peu une et c'est ce qui me pose un peu problème un peu une sorte de de soupçon d'eau probre sur sur la rédaction.
Je crois que sur la rédaction on est tous d'accord pour dire que le 7 octobre ce sont des attaques terroristes, que le Hamas est un groupe terroriste et que nous n'avons aucun doute là-dessus. Et je veux d'autant plus le dire que c'est un conflit qui a été, c'est très important pour moi de rappeler ça, qui a été très éprouvant pour la pour la rédaction parce qu'on a 30 nationalités que j'ai des journalistes qui sont originaires d'Israël, d'autres qui sont originaires de Gaza, de Sjordanie, du Liban et qui tous les jours sont confrontés à ces images extrêmement violentes de cette région qui ont perdu des membres de leur famille, soit dans les attaques terroristes du 7 octobre, des amis, des familles mais qui ont perdu aussi du monde à Gaza, des gens proches en à Gaza, en Sis Jordanie, au Liban et que ce sont des journalistes qui sont touchés aussi dans leur chair dans ce conflit et que ce l'excite d'une certaine manière, il nous a permis aussi euh de se retrouver tous ensemble autour d'une table et de euh et de se retrouver autour de valeurs communes. et ces valeurs, c'est notamment ce besoin aussi de neutralité, ces préconisations issues de la charte des des Nations- Unies.
Voilà. Mais je le répète, il y a pas de Ah pardon, allez-y il y a pas de sanction et vraiment, j'insiste là-dessus, nous n'avons aucun doute sur ce qui s'est passé le 7 octobre au sein de la rédaction de France 24. Ce sont des attaques terroristes.
Nous n'avons aucun doute sur le Hamas, c'est un mouvement terroriste. Voilà. et je voudrais pas que ça jette quelques soupçons que ce soit sur l'ensemble de ma rédaction.
Merci pour ces précisions hein. Merci et très professionnel. Je repasse la parole à monsieur le rapporteur.
Merci monsieur le président. Je le demanderai effectivement que que ce pointlà ça a été aussi l'objet de vos questions et de mes questions effectivement que ça puisse être annexé au rapport. J'en ferai la la demande effectivement.
Je je me permets de de revenir au sujet que je vous posais précédemment, notamment sur l'indemnité de de départ de monsieur Sili de près de enfin d'un demi million d'euros he 500000 €. Vous nous avez expliqué madame la présidente que c'est je vous cite c'est pas moi qui fait les lois et j'ai respecté le droit. Pourtant en avril 2024 la Cour des comptes a sanctionné trois membres éminents de votre équipe dirigeante madame la présidente pour je cite des manquements aux règles financières.
La Cour les a condamné à verser des amendes qui s'élèvent à plusieurs milliers d'euros. Ces sanctions font suite à une enquête de la Cour des comptes sur la gestion de France médiamonde entre 2013 et 2021. Selon le média spécialisé la lettre, cette enquête a mise en cause, je cite, votre gestion des salaires des indemnités de départ des dirigeants du groupe, votre politique d'achat, fin de la citation de cet article.
C'est la raison d'ailleurs de mes questions. Vous-même, si vous avez été relaxé, c'est simplement car selon l'article, le préjudice financier en résultant n'a pas pu être estimé de façon probante. Pour autant, la Cour des comptes a relevé dans son communiqué qu'il a été établi que des marchés avaient été passés à diverses reprises en méconnaissance des règles de la commande publique, ce qui constitue une faute graphe de gestion fin de la citation du rapport de de la Cour des comptes, du communiqué de la Cour des comptes.
Quant au versement des primes exceptionnelles et d'indemnité de départ litigieuse, la cour précise qu'aucune de ces dépenses engagée par vos soins n'a été engagée au sens de la réglementation. Pourtant, vous venez de vous nous dire que vous respectez le droit, que c'est pas vous qui faites la loi, mais pourtant vous la respectez. Madame la présidente, je crois que vous êtes présidente de France médiamonde depuis 2012.
Si vous avez été relaxé, la Cour des comptes a quand même établi la réalité d'une faographe de de gestion. Comment est-ce que vous vous expliquez qu'autant d'infraction à la réglementation financière et puis échapper à votre vigilance ? J'ai évoqué juste avant le cas de monsieur c'est Kylie vous a expliqué que tout ça n'avait rien à voir et que vous respectiez le droit.
Euh comment vous expliquez alors ces conclusions et ces sanctions de la Cour des comptes ? D'abord, je pense qu'il est très important en effet de dire que la Cour des comptes n'a retenu aucun griff au titre d'un préjudice financier. Donc que ce soit clair, l'argent des contribuables français Non non mais ça c'est c'est l'argent des directeurs, mais l'argent des contribuables français n'a jamais créé le le moindre préjudice.
Il n'y a jamais eu le moindre préjudice financier. Et je peux vous enfin compte tenu de l'engagement de la cour des comptes de la compétence de ces magistrats, je peux vous dire que si le la moindre faille avait été existé, il n'aurait pas abandonné l'ensemble des grifs. Donc pas de préjudice financier, que ce soit clair, c'est écrit noir sur blanc dans la décision.
De quoi parlons-nous ? Nous parlons donc de défauts de procédure, ni d'enrichissement personnel ni de conflit d'intérêt. Nous parlons du non respect de procédures administratives par trois directeurs et et qui s'explique d'ailleurs par le fait que le contrôle de la Cour des comptes portait sur 2013-29, pas 2021, il a été rendu en 2021 mais il portait sur 2013-29, c'est-à-dire notamment dans la la première partie de la période à une période où bah France France médiamonde d'ailleurs n'a existé qu'en juin 2013 comme le rappelait le président, mais une période où la fusion était une fusion de papier.
Tous les accords étaient tombés, 104 accords étaient tombés, il y avait aucune procédure interne harmonisé. Donc, il y avait une fusion juridique des sociétés qui se retrouvaient gérées ensemble sans rien. Donc, il a fallu un peu de temps.
Ce que le contrôleur général économique et financier reconnaît lui-même. On ne met pas en un claquement de doigt en place une société aussi importante avec des procédures budgétaires, des procédures pour le les RH, un accord d'entreprise. Il y avait absolument rien quand j'ai pris mes fonctions, rien from scratch.
Donc ça a mis un peu de temps et nous parlons de procédures administrative. Donc le directeur général de l'époque a été a été condamné notamment parce qu'il y avait des délais qui que le contrôle général économique et financier de l'époque estimait trop court entre la saisine et et il considérait qu'on avait déjà pris par exemple des décisions de recrutement sans l'avoir saisi. Il voulait une saisine plus en amont.
C'est c'est des procédures. C'est des procédures. Un oubli sur une saisine parce que c'est il a reconnu que c'était sa vote.
C'est le directeur général lui-même qui l'a reconnu. Il avait omis de saisir pour des primes pour des salaires dépassant 85000 € qui est la le seuil de saisine. Il avait oublié de saisir alors même que ce même directeur avait fait disparaître 900000 € de prime qui existait qui étaiit à la main unilatérale de la direction quand nous sommes arrivés.
Donc euh ce sont des procédures quant aux deux autres directeurs, euh les seuils de computation, c'est une difficulté dans un système. Si si pour un même fournisseur, le seuil de computation n'a pas bien fonctionné, vous pouvez croire que vous êtes dans votre délégation de signature et en fait elle est légèrement dépassée. C'est ce qui s'est passé pour deux d'entre eux.
Donc il n'y a eu aucun préjudice financier, je le redis et j'ai été moi relaxée de tous les griefs. Donc j'ai un peu de mal à entendre dire que ce serait mal géré parce que je redis que enfin en tout cas j'ai le plus grand respect pour la cour des comptes pour ma part et si un magistrat avait vu la moindre faille de sais qu'ils ont été nombreux et plusieurs à se succéder, nous aurions été condamnés pour préjudice financier. Ça n'est pas le cas.
Et je vos mots sont forts, hein. Vous vous contestez vivement, vous expliquez qu'il y a pas la moindre faille relevé par la course. C'est écrit noir sur blanc.
Il y a pas eu de mauvaise gestion. Pourtant hein, je je lis encore le le rapport de la Cour des comptes. Il a été établi que des marchés avaient été passés à diverses reprises en méconnaissance des règles de la commande publique.
Ce qui constitue une grave faute de gestion. C'est écrit noir sur blanc par la cour dans leur communiqué. Vous voyez bien que je je n'affabule pas.
Je pense que vous pourrez retrouver ce communiqué, je pourrais vous le transmettre et je pense que vous en avez largement connaissance. Et quant au versement de prime exceptionnelle et d'indemnité de départ litigieuse, la cour précise qu'aucune de ces dépenses engagées par vos soins n'a été engagée au sens de la réglementation. Fin de la citation.
Donc vous voyez, c'est c'est quand même des c'est quand même des reproches qui sont euh lourds, qui sont écrits noir sur blanc, qui sont relevés dans les communiqués de la Cour des comptes. Comment est-ce que vous pouvez euh madame la présidente devant nous et sous serment les nier ? Il s'agit pas de de nier et euh les mots euh peuvent impressionner mais en fait il y a une réalité.
Euh et j'en parle très librement puisque moi je suis arrivé donc à l'été 2023 donc c'est euh il s'agit de de de mon prédécesseur et puisqu'on dit toute la vérité sous sermon qui est un grand serviteur du service public et un homme parfaitement honnête. Voilà. Euh donc la la condamnation donc mon prédécesseur effectivement a été condamné à 5000 € d'amende.
Pour quelle raison ? effectivement c'est une infraction à la commande publique parce que il n'a pas saisi dans les bonnes formes et les bons délais le contrôle économique et financier pour certaines transactions qui ont été passées. Très concrètement, c'est mon métier au quotidien.
Quand je j'embauche ou je conclus un contrat de travail de plus de 85000 € ou euh un un marché de plus de 170000 € je dois avoir au préalable l' vie contrôle économique et financier et il a 15 jours ouvrés pour me répondre. Mon prédécesseur qui avait une culture plutôt orale faisait un point mensuel avec la contrôleuse de l'époque oralement et il avait tendance à penser que quand elle lui donnait un accord oral, ça suffisait. Il se trouve euh que non.
Effectivement, la bonne procédure, c'est d'avoir un accord écrit, ce que bien entendu désormais nous faisons. Et donc euh mon prédécesseur a été condamné pour cela pour euh un défaut de procédure et donc comme la Cour le relève elle-même, donc certes, c'est une infraction à la commande publique, mais il n'y a eu aucun préjudice financier et aucune malhonnêteté euh dans ce qui a été fait. et concernant donc les deux autres dirigeants, donc la directrice des ressources humaines et le directeur des environnements numériques, c'est également donc sur des questions de euh procédure euh parce que effectivement euh ils ont un seuil de délégation, ils peuvent signer des achats jusqu'à un certain montant.
Il se trouve que sur un poste de dépense au fil du temps, les montants peuvent s'accumuler. Ça s'appelle donc c'est la computation des seuils, c'est comme ça le le terme technique. Et ils s'était pas rendu compte qu'ils avaient dépassé le le montant qui leur était pour lequel ils avaient une une délégation et c'est pour cela qu'ils ont été sanctionnés.
Donc encore une fois effectivement ce sont des questions de procédure qui n'ont pas été respectées qui auraient dû l'être et nous faisons tout maintenant pour qu'elle soit qu'elle soit strictement respecté. Et pardonnez-moi j'ajoute que dès mon arrivé j'ai créé une commission. Dès mon arrivée, j'ai créé une commission des marchés en octobre 2012 que nous nous sommes dotés d'un service qui est devenu une direction des achats, que nous avons un système qui s'appelle sage qui organise l'ensemble des dépenses et dans lequel nous avons cessé de progresser dans l'encadrement des délégations et la computation des seuils justement pour éviter ces problèmes que aujourd'hui nous sommes nous n'osons pas dire à 100 % de conformité pour nos commandes publiques. au droits des marchés publics.
Alors, nous disons, nous sommes à plus de 99 %. Nous avons repassé un un accord, je sais pas, c'est sur base d'un arrêté avec le contrôle général économique et financier en 2024 avec l'actuel contrôleur général économique et financier en en cadrant exactement tous nos rapports et tout se passe de manière extrêmement fluide et il pourrait en témoigner lui-même car ce sont ses propres mots. Merci de votre réponse.
Il nous reste un petit quart d'heure. Ouais, je mieux. Merci monsieur le président. vos réponses, je trouve sont lourdes et vous savez, vous êtes sous serment.
Euh il y a des risques de parjure encore une fois euh la le communiqué de presse de la Cour des comptes, je je l'ai je lis c'est pour ça que j'ai mon téléphone en date du 21 juin 2024 suite à l'audience publique du 23 avril 2024 affaire numéro 860 France Médiamonde. Je je le lis. euh la présidente directrice générale et directeur euh et le directeur général délégué avait également été renvoyé devant la cour sur le fondement de l'article et cetera et cetera.
La Cour les a relaxé à double titre bien qu'il eû été établi que des marchés avaient été passés à diverses sur reprises en méconnaissance des règles de la commande publique, ce qui constitue une grave faute de gestion. Les infractions visées aux articles L131-9 et L131-10 du code des juridictions financières n'étaient pas constitué dès lors que le préjudice financier en résultat n'avait pas été estimé de façon probante mais en aucun cas le préjudice financier n'avait pas été annulé ou invalidé. c'est simplement que le montant n'avait pas été estimé de de façon probante.
Donc j'ai j'ai du mal à entendre vos réponses. Sachant que dans le communiqué exact de la cour des comptes, on voit bien que il y a une faute de gestion grave, qu'il y a eu des reproches qui sont engagées. C'est aussi pour ça que quand je vous entends vous expliquer qu'il y a pas la moindre faille qui a été relevée par la Cour des comptes.
Moindre faille, c'est ce que vous avez dit, pas la moindre faille, je je tout ça est enregistré. Vous vous l'avez dit madame la présidente et et ce que vous dites, vous prêtez serment, il y a aussi des des parjures qui peuvent être appliquées. Vous êtes très offensif sur les réponses que vous apportez.
Là, vous revenez sur vos propos en expliquant je n'ai pas dit la moindre faille qui a été constatée par la Cour des comptes. Bon, j'ai l'impression qu'on avance dans le raisonnement mais je vais vous demander d'avoir des réponses un minimum sincères aux questions que que je pose et je vous laisse répondre si vous le souhaitez. Alors, elles sont pas un minimum sincère, mes réponses elles sont totalement sincères.
Donc euh bien entendu tout ce que ce que tout ce que vous dites, c'est la Cour des comptes qui le dit, c'est exact. Mais qu'est-ce qu'elle dit la Cour des comptes ? Qu'il y a eu des infractions à la commande publique ?
Je vous ai dit oui, mais j'ai essayé de vous décrire quelles infractions euh de quelles infractions on parlait. Donc c'est celle que je vous ai euh expliqué. Donc c'est les modalités de saisine du contrôle économique et financier et la question de la computation des seuils.
Donc oui, il y a eu des infractions mais j'ai essayer d'expliquer pour éclairer la commission d'enquête de quoi il s'agissait. Voilà. Euh ça c'est la première chose.
Et après effectivement la cour dit que euh elle n'a pas pu prouver de préjudice financier parce qu'il y en avait pas. Et donc c'est ce que dit la cour. Donc bien entendu à Non non non non, il y a pas eu de si si vous le j'ai bien entendu ce que ce que vous avez dit.
Il n'y a pas de enfin j'ai pas en tout cas j'ai bien compris ce que vous ce que vous disiez. Donc il n'y a il n'y a pas eu de préjudice financier. Dernier dernière dernière question sur le sujet.
Comment est-ce que vous expliquez que le rapport de la Cour des comptes de 2016 sur France Télévision puis le rapport de la Cour des comptes de 2021 sur France Médiia monde aborde tous les deux la question d'indemnité d'icenciement excessive ? C'est un des points importants de notre commission d'enquête. J'ai évoqué le cas de cet ancien directeur qui a pris un demi million d'euros en partant de de votre groupe.
Est-ce qu'il y a pas une propension parce qu'il s'agit quand même de d'argent public à d'une certaine façon dépenser un peu sans compter à sortir parfois du cadre légal pour financer des indemnités de départ excessives ? Est-ce que vous le reconnaissez pas reconnaître ? Alors, je ne sais pas ce que je dois reconnaître et si je dois donner un sentiment personnel contenu des montants et et je comprends que pour certains français ce soit des montants qui paraissent élevés.
Euh le fait est que euh la situation à laquelle on est confronté et j'imagine c'est la même que rencontrent nos collègues des autres entreprises de l'audel public, c'est que dans une situation où on doit se séparer de quelqu'un euh parfois dans des conditions qui peuvent être conflictuelles ou on risque d'aller devant le tribunal et en général ça se finit au tribunal. On a une évaluation qui est faite par les avocats du risque devant le tribunal et le droit social français étant ce qu'il est et je pas porté de jugement loin sans faux. euh les montants sont effectivement les risques qu'on en cours dans les tribunaux sont effectivement élevés et donc les transactions que l'on peut être amené à à faire euh ont effectivement des montants qui peuvent parfois être élevés.
C'était donc une une transaction, c'était pas le cadre légal, ça dépassait le cadre légal. Il y a eu transaction et donc négociation pour éviter d'ailleurs peut-être des un conflit au prudom. Ah ben euh la la réponse que je formulais était générale générale.
Euh je j'étais pas là au moment de le pour Marseill Cali. Donc je peux pas vous répondre sur le cas spécifique de Marseill Cali. C'était une réponse générale.
Autre question et ce sera l'une de mes dernières et je vous remercie en tout cas pour votre patience et l'ensemble de vos réponses ce matin. Le 11 janvier 2023 donc l'ARCOM vous a nommé madame la présidente pour un 3è mandat de 5 ans à la tête de France Médiamonde. Votre 3è nomination a cependant quand même été contestée. un article du monde en date du 17 février 2023 qui rapporte que trois des quatre candidats qui vous faisaient face ont envoyé le même jour un courrier à l'arrcom pour demander des explications sur les circonstances de votre nomination.
Alors, il s'agissait de candidats sérieux. Il y avait le journaliste Sylvain Atal, il y avait un entrepreneur du numérique Pierre Pierre Étienne Pomier, il y avait l'ancien cadre de CFI David Ivet dans leur courriers. car comme tous les trois ont mentionné des rumeurs et des informations divergentes qui leur seraient parvenu notamment d'un vote en deux tours, une mise en minorité du président de l'époque Rock Olivier Mestre au sein de son collège de l'Arcom et même une intervention de Brigitte Macron en votre faveur.
Est-ce que vous êtes en mesure de nous dire sous serment si à votre connaissance, même directement ou indirectement, Brigitte Macron sera intervenu pour soutenir votre nomination et donc rompre ces obligations légales d'indépendance, de nomination d'une présidente de France Méamonde. Écoutez, ce je pardonnez-moi, ça me ça me fait rire parce que je vois pas je n'ai pas de lien avec Brigitte Macron qui justifierait une telle intervention, mais très sincèrement, je ne peux pas dire ce qui s'est passé à l'intérieur de de vous le comprendrez bien du collège. Je n'y étais pas.
Je seul Roc Olivier Mestre pourrait sous serment pouvoir témoigner de de la vérité puisque moi tout ce que je peux dire c'est que cette je sais pas s'il y a eu plainte mais ça n'a ça n'a pas prospéré et que le score que j'ai réalisé mais qui m'a été donné m'était hors de concurrence tous les autres quel été leur talent tout à fait sérieux et et voilà, mais je n'étais pas à l'intérieur mais très sincèrement, je pense que Brigitte Macron là, c'est je sais même pas comment c'est possible que ça a été écrit. Voilà. Donc la L'Arcom vous a nommé pour un 4e mandat, c'était on le rappelle, le 11 février 2023.
En avril 2024, ça était l'objet des questions précédentes. La Cour des comptes vous a relaxé pour des motifs formels tout en établissant la réalité d'une faographe de gestion lors de votre mandat. C'est écrit noir sur blanc dans leur communiqué.
Vous pouvez le nier. Madame la présidente, c'est écrit noir sur blanc, une faographe de gestion. L'enquête d'ailleurs de la cour porte sur la période 2013-2019.
Est-ce que vous pensez que cette décision avait été connue plus tôt, notamment avant la décision de renouvellement de l'ARCOM en février 2023 ? Est-ce que vous pensez que vous auriez été malgré tout renommé à nouveau pour un nouveau mandat ? Très sincèrement là, quelle que soit ma bonne volonté et ma et mon honnêteté, je ne je ne je suis pas dans la mesure de de répondre.
Je ne crois pas non plus qu'il y ait eu le moindre calcul en tout cas pour retarder euh une délibération et la et faire en sorte que je sois reconduite et avoir une délibération. Après très sincèrement, je ne crois pas. Euh le président de l'ARCOM de l'époque étant un magistrat de la Cour des comptes, recolisier maestre, euh c'est à lui qu'il faudrait le demander d'ailleurs, mais et je et dans la mesure où je n'ai eu, vous pouvez répéter là aussi à l'envie qu'il y a une faute grave de gestion, s'il y avait une faute grave de gestion, j'aurais été sanctionnée et je ne l'ai pas été.
Donc voilà, on pourra toujours demander également à la cour des comptes qu'est-ce qu'elle voulait dire. Mais en tout état de cause, s'il y avait eu faute grave de gestion, j'aurais fait l'objet d'une sanction. Je je n'ai pas fait l'objet de sanction et euh et je du coup je ne pense pas que ça aurait modifié ma reconduction.
Mais je vous voyez, même en étant honnête, je ne suis je ne sais pas si je dis exactement les faits puisqu'une partie m'échappe. Madame la présente, encore une fois le relevé euh de la Cour des comptes, le communiqué de la Cour des comptes que je vous cite, je le cite, il a été établi que des marchés avaient été passés à diverses reprises en méconnaissance des règles de la commande publique, ce qui constitue une grave faute de gestion. Je je c'est le le la cour la cour l'affirme la cour la cour l'affirme.
Donc et et tout toute dernière je vous en prie je vous en prie. Mais ces ces faits ont valu sanction au directeur général qui était en charge des rapports avec le contrôle général économique et financier comme c'est le cas pour le nouveau directeur général et pour les deux directeurs en cause ces faits ne m'étaient pas imputable et donc pour mon compte je n'ai pas commis de faute grave de gestion sinon j'aurais fait l'objet d'une sanction. Bon, c'est l'interprétation du communiqué de la cour qui explique que c'est aussi le montant du préjudice qui avait qui était difficile à estimer qui a conclu ça.
Mais bon, on en a déjà parlé. Il y a eu un certain nombre de questions et de réponses. Je vous poserai une dernière question en votre faveur.
Vous le reconnaîtrez, vous vous verrez l'objectivité des des questions. C'est c'est une question, on en a beaucoup parlé dans le cadre de cette commission d'enquête. Elle nous a choqué, c'était les conditions de la nomination de madame ANT en 2015 puisque lors d'une précédente commission d'enquête sur l'attribution des fréquences KNT, l'ancien président du CSA, l'anêtre de l'ARCOM, monsieur Shramek, a reconnu avoir fait l'objet de pression de la part du président de la République de l'époque, François Hollande, alors que monsieur Hollande avait fait passer une loi pour que l'ARCOM et ex CSA soient parfaitement imperméable à des pressions politiques extérieures et que le président de la République ne se mêle pas au processus de désignation et nomination des présidents de groupe audiovisuel public.
À l'époque, en 2015, vous aviez candidaté au côté en face de Delphine Arneut pour succéder à à monsieur Pimelin à la tête de France Télévision. Le président François Hollande visiblement de laaveu de monsieur Schramc sous serment en commission d'enquête aurait interféré aurait décommandé votre nom auprès du président du du CSA au cours d'un entretien téléphonique. Ces aveux sont choquants, sont graves.
On a demandé d'ailleurs, on a envoyé une convocation le président de la commission d'enquête a envoyé une convocation à monsieur Hollande pour qu'il puisse s'expliquer sur cette intervention. Je crois qu'on n'a pas encore à 7 heure eu de réponse de sa part. Qu'est-ce que vous pensez d'une telle intervention ? en rupture totale d'ailleurs de la loi et des principes d'indépendance de l'audis public.
Là aussi, je ne peux parler que enfin d'autant plus soucment que de ce que je sais. Euh moi, j'ai j'ai finalement été très encouragée par des tas de d'intervenants à être candidate, ce qui était pas mon premier souhait parce que j'ai je j'étais arrivée 3 ans avant à France Médiamonde et j'ai un très très grand attachement à cette entreprise et à l'international parce qu'il me semble que dans un monde mondialisé, c'est essentiel. Euh j'ai finalement fait cette candidature.
La chose que je regrette, c'est qu'on ne m'est pas dit et parce que c'est la raison qui m'a été donnée à postériori qu'on ne m'est pas dit euh nous ne nommerons pas euh quelqu'un qui est déjà en charge d'une entreprise de service public parce que franchement c'était un gros travail de préparer une telle candidature et je m'en serais volontiers passé. Et donc je ne comprends pas pourquoi on ne m'a pas fait la confiance de me dire que le bah l'État actionnaire préférait que ce soit quelqu'un d'autre et de ne pas déstabiliser des habillés Pierre pour habiller Paul ou il est fait pour d'autres il fait pour d'autres des gens. Alors bon je j'ai été étonné c'est un peu ça qui m'a étonné.
J'ai été étonnée d'être prévenu par un journaliste un jeudi soir à 21h et non pas par l'ARCOM tout de suite. J'ai entendu la ensuite Olivier Schramc s'exprimer je crois que c'était sur France Interne les jours suivants pour dire que je ce qui m'a fait plaisir il a elle fait un très bon travail à France Médiamonde. On va la laisser à France médiamonde.
Bon ça me faisait plaisir. J'ai été également je pour la petite anecdote très contente de recevoir des salariés des chocolats, des fleurs. Je n'avais rien caché de ma candidature.
J'avais choisi de tout leur dire, ce qui avait pas toujours été accueilli avec enthousiasme. Certains syndicat avait protesté mais là pour le coup, j'ai eu énormément de fleurs et de chocolat de rester et je ne le regrette pas. Et je pense que Delphine Erneut fait un travail difficile, très lourd à France Télévision et d'une certaine façon, je suis vraiment très heureuse d'être où je suis aujourd'hui.
Merci. Écoutez, je vous remercie de nous avoir accordé autant de temps, d'avoir répondu du mieux possible et je vais lever la séance et je vous souhaite une bonne journée. Au revoir.
Merci beaucoup.
Jean-françois Husson