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interviewFrance Culture (sur YouTube)· 8 septembre 2011 48 min

Les matins - Dominique Paillé

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

tout de suite c'est l'heure de retrouver l'invité des matin l'invité des matins c'est Dominique paayet le vice-président du Parti radical qui est aujourd'hui proche de jean-lit borlau après avoir été longtemps très proche de Nicolas Sarkozi hber hertas bon ben Dominique paayet bonjour d'abord la question je l'ai déjà posée dans les dito il y a quelques minutes alors il y va ou il y va pas écoutez je peux vous dire ce matin que Jean-Lou borlot y va et je ne vous donne pas un scoopp regardez son cheminement il a d'abord été au printemps dernier expliquer pourquoi il y pensait sur les antennes de France Télévision puis ensuite il est allé tout l'été et la fin du printemps d'ailleurs également à la rencontre des Français à regarder ce qui sur sur le terrain se faisait en terme d'expérience positive et gagnante je l'ai d'ailleurs accompagné dans ces périples au combien instructif et intéressant sur le fond au cours de l'été puis il a en début de semaine inauguré non pas son local de campagne mais le local de son association de soutien national oxygène qu' l'avait d'ailleurs déjà accompagné à Valencienne puis dans le Nord vous voyez vous introduisz là en disant le local non' pas de campagne donc tout ce que vous dit parceil y aura sans doute un autre local tout ce que vous dites nous conduite à penser qu'il y va mais quand on lui pose la question il élude et écoutez pourquoi élude-t-il parce qu'aujourd'hui dire je suis candidat quelle qu'en soit la solenité ça ne frappera pas l'opinion publique et ça passera à côté de l'entendement des Français la raison en est simple les Français sont aujourd'hui saturés d'événements politique lié à la primaire socialiste et très préoccupé et à juste titre par une situation économique on ne peut plus déliquissante et donc dans ce concert-là il est impossible de faire entendre sa petite musique d'autant plus que Jean-Louis borlau n'est pas allé au bout de son cheminement prè présentation si je puis dire car il doit désigner très prochainement son directeur de campagne qui structurera son équipe puis non non non non eu je pense que ce ne sera pas un politique mais et et ensuite publier un livre d'analyse de la société et un peu programmatique dans la 2e quinzaine d'octobre prenez patience je ne vous vois pas aujourd'hui Taner Nicolas Sarkozi pour savoir s'il sera candidat mais il le sera je ne vous vois pas Tanner François Baou pour savoir s'il sera candidat il a lui-même dit que l'heure n'était pas venu annoncer sa candidature et moi je vous dis ce matin que Baayou ne sera pas candidat mais vraiment vous ne faites jamais cette démarche avec Baou c'est pasal avec JeanLouis c'est vos propres alliés Hervé Morin qui se fait de plus en plus pressant sur son allié con urent qui a déclaré il y a très peu de temps celui qui sera désigné en clair Jean-Louis borlau au mois devra prendre l'engagement d'aller jusqu'au bout quels que soi les sondage queles que soient les pressions or vous avez publiquement accusé tout récemment François Baayou d'avoir passé un deal avec Nicolas Sarkozi afin de ne pas prendre le risque d'enregistrer une beste sensible de son électorat entre 2007 et 2012 est-ce qu'on peut pas vous soupçonner exactement la même de la même chose non parce que encore une fois François bairou est un récidiviste de la candidature avec a un résultat très moyen en 2002 pour ne pas dire assez faible 7 % et un résultat beaucoup plus honorable pour ne pas dire tout à fait respectable en 2007 pardon 2002 2007 s'il y va à nouveau cette fois-ci ça ne sera que pour du témoignage ça atteindra l'image qu'il a laissé dans l'opinion publique d'un très bon candidat et il aura dit des difficulté à jouer 2017 car son objectif est d'être président de la République Jean-Louis borlau ce serait ce sera la première fois qu'il sera candidat et si les candidats c'est non non attendez laissez-moi laissez-moi aller jusqu'au bout s'il est candidat et donc il sera candidat pour proposer une alternative sociétale car il a compris qu'aujourd'hui dans la crise l'alternance classique ne résoudra rien que fait-il de l'objection qu'on répète en permanence à l'UMP quand on pose aussi cette question parce qu'il y a vous avez beau dire mais il y a un misère B il y va ou il y va pas à l'UMP on dit mais ce serait un risque fou ce serait le risque de faire perdre la majorité de faire perdre peut-être le président de la République dès le premier tour le président de la République n'a pas besoin de Jean-Louis borlau pour perdre il est dans une situation extrêmement périlleuse il a perdu la quasi-ttalité de son électorat centriste si Jean-Louis borlau n'est pas sur les chiquier politique sur la ligne de départ présidentielle alors cet électorat centriste pour peu que François Hollande soit désigné par les socialistes ira directement dès le premier tour sur le candidat du parti opposé un dernier point et puis on va continuer on va pas passer la journée sur ira-t-il ou n'ira-t-il pas maisutant que je vous dis il ira alors justement je voulais je voulais compléter pour compléter votre réponse ce que vous nous dites là c'est votre opinion ou c'est Jean-Louis borlau qui vous l'a dit à chaque fois que nous rencontrons Jean-Louis borlau quand je dis nous c'est son entourage immédiat à chaque fois il nous confirme qu'il sera candidat il va encore le faire à la sortie de cette émission puisque je le rejoins dans un séminaire de réflexion comme nous en avons un toutes les semaines sur le projet et bien évidemment je pense qu'il est assez heureux de manière j'allais dire intime assez heureux d'imaginer que les journalistes n'ont que cela à faire mais ça le met au centre des interrogations alors entourage immédiat ça me fait rebondir sur la question que je voulais vous poser Dominique paayet parce que dans mon expérience passée de journaliste quand on cherchait pour un débat un porte-parole de l'UMP vraiment proche de l'Élysée hein proche de la source pour intervenir venir dans un débat donc on avait je crois entre deux personnalités qui était on va dire soit le style un peu offensif du PIT buull de Sarkozi Frédéric lefève soit selon qu'on voulait au contraire quelqu'un de plus manéré de plus policé de plus urbain mais ironique de plus rond on avait Dominique paayet on avait vraiment le choix c'était très bien pour monter des débats et tout à coup on apprend que l'un des deux a quitté le navire sans jamais abandonner le Parti radical vous étiez quand même devenu vice-président puis porte-parole de l'UMP conseiller personnel de Nicolas Sarkozi et voilà que depuis quelques mois vous n'avez pas de mot assez assassin pour dénoncer le président de la République alors quelles sont les causes de cette rupture et bien depuis quelques mois le président de la République a changé radicalement de trajectoire politique et de positionnement sur les chiquiers il sait avec l'ensemble de l'UMP qui aujourd'hui n'est assimilable qu'à la droite populiste qui se dit populaire ou à l'ultralibéralisme de Jean-François Copé il a avec l'UMP fait un virage terriblement droitier je le lui ai dit dit et ce virage là je ne souhaite pas l'assumer personnellement parce qu'il ne correspond pas à mes convictions vous êtes sûr que ça a commencé suber ça a commencé avec le discours de Grenoble ça n'a pas commencé avec le discours de Grenoble ça a commencé en 2007 le ministère de l'Immigration déjà projet j'ai corédigé le projet j'assume l'intégralité du programme je n'ai rien à redire ce programme était équilibré il y avait cette disposition mais il y en avait d'autres social juste équitable pour l'ensemble de la population c'était un projet auquel j'ai contribué très largement comme d'autres nous étions une douzaine autour de la table chacun le l' en mém il y avait un certain nombre de points qui faisaient déjà questions et déjà débat faisait questions il ne me choquait pas l'esprit dans lequel nous les avions couchés sur le papier et mis en œuvre n'avait pour moi rien de repoussoir donc j'assume tout mais à partir du discours de Grenoble cette exacerbation excusez-moi de la xénophobie cette volonté de diviser et de stigmatiser a franchi des limites qui n'étaient pas pour moi accepbl et progressivement je l'ai dit au président j'ai quitté le porte-parole de l'UMP d'autant plus qu'avec Jean-François Copé il y a évidemment comme vous le savez un fossé idéologique et je me suis donc mis en réserve on m'a très gentiment alors que je ne demandais rien demander d'assumer la présidence de Lofi ma première réaction ma première réaction sur ces sujetsl a été de me mettre en opposition avec un certain nombre de dispositions que le gouvernement voulait mettre en place vous l'avez dit à l'époque j'ai défendu mes convictions je n'ai rien à ajouter et encore une fois le virage à droite ça n'est pas moi qui l' fait c'est Nicolas Sarkozi et l'UMP vous pensez que l'opposition dans laquelle vous vous êtes senti c'est Dominique Paillet ou bien il y a un grand nombre de personnes dans l'électorat que vous pouvez représenter cette éctorat centriste et vous êtes convaincu que cet électorat au bout du compte ne va pas rejoindre le seul capitaine qui puisse gagner les élections c'est ce qu'on dit à droite et il paraît que c'est Nicolas Sarkozi écoutez moi je ne suis pas sûr aujourd'hui à l'heure à laquelle nous parlons que Nicolas Sarkozi soit en mesure de gagner les élections et surtout d'être le leader de droite à l'issue du premier tour il a été élu avec 53 % des voix en 2007 sur un projet qui était rassembleur ce score est un score intéressant mais il faut le remettre dans le contexte il avait face à lui une candidate qui n'était pas crédible je persiste et je signe et les sympathisants de gauche le démontreront lors de la prochaine primaire il avait réussi par son dynamisme à capter un certain nombre d'électeurs de gauche qui étaient séduit par cette personnalité qui en voulait si vous me permettez l'expression et qui était euh présenté comme réformiste il avait réussi à attirer à à lui des électeurs qui étaient des électeurs des classes populaires mais qui avaient compris qu'il était peut-être à même de récompenser leurs efforts quotidiens et difficiles dans le cadre professionnel notamment par une augmentation du pouvoir d'achat bref il avait agrégé à lui au-delà de sa famille naturelle et tout ça c'est fini pensez ça c'est fini mais pire encore sa famille naturelle pour parti le lâche parce que son mode de gouvernance son comportement dès le départ on choqué cet électorat c'est un terrible réquisitoire tout de même pour quelqu'un qui a cheminé et comme l'a dit bris tout à l'heure était porte-parole l'amitié n'empêche pas la lucidité Nicolas Sarkozy quel que soit lescasses qu'il puisse me faire aujourd'hui restera pour moi un ami j'ai cheminé avec lui et j'ai vécu une belle aventure et s'il était en situation d'être réélu je me battrai pour qu'il le soit au second tour mais aujourd'hui je le lui ai dit ceux qui ont fait son succès l'ont déserté les centristes par sont partis et ils ne reviendront pas comme ça pas d'un claquement de main même s'il a un accord avec François baayon alors il y a toujours eu dans ce pays deux droites l'une populaire et autoritaire qui veut conforter l'autorité de l'État et qui se méfie donc des corps intermédiaires et des autorités supranationale comme l'Union européenne et puis une autre qui mêle libéraux démocrates chrétiens radicaux comme vous et qui plaident plutôt pour la décentralisation et l'intégration européennes ces deux droites par la Constitution elles sont obligées de s'unir au 2è tour c'est la bipolarisation mais la question est tactique l'une les deux familles ont-elles intérêt à fusionner afin de passer en force le barrage du premier tour et c'est sur la base de cette analyse que Sarkozi a poussé à la création de l'UMP en 2002 qui était une fusion du RPR et de l'UDF et puis a l'autre la tactique qui vise à ratisser large en laissant les deux composantes présentai leur propres candidats au premier tour manifestement vous vous préférez cette optionlà mais est-ce que ce faisant vous ne prenez pas le risque comme le disait à l'instant Huber Huertas d'un 21 avril à l'envers si borlot obtenait un Scor très élevé ça ne pouvait être ça ne peut-être qu'au détriment de Sarkozi et du coup Marine Le Pen augmente ses chances de figurer au second tour vous imaginez ensuite les règlements de compte qui auront lieu à droite pour les législative alors pour les règlements de compte quel que soit le résultat des présidentielles vous aurez votre dose si vous me permettez cette trivialité au lendain de l'élection du 2ème tour des présidentiels quel que soit le résultat paraî qu'on en a déjà une dose vous avez vu le Nouvel Observateur de cette semaine les flingueurs c'est le à la Une oui enfin je ne sais pas vous avez vu comment se sont déroulé les universités d'été c'est vous dire à quel il y a des fractures comme je l'ai dit des des cagnones à l'intérieur des de l'UMP entre les uns et les autres où les sensibilités qui peuvent s'exprimer je voudrais revenir sur votre propos Jean-Louis borlau dans les sondages aujourd'hui qui est crédité de 7 8 9 % ne prend qu'un point à Nicolas Sarkozi un point toutes les études d'opinion confirment que le reste de l'électur à borlot ne votera pas Sarkozi en tout cas pas au premier tour quoi qu'il advevienne donc ça n'est absolument pas affaiblir sarkoosi deuxième remarque un président sortant un président sortant crédité de 23 % ou 24 % dans les sondages vous vous rendez compte mais c'est un aveu formidable de désertion populaire ce ne sont que des sondages diton ce ne sont que des sondages mais je vous rappelle que Valérie giscardestin qui était bien au-delà n'a pas réussi non plus à boucler son second tour en 81 donc encore une fois il y a deux droites comme vous le dites dans la vie politique française tactiquement la création de l'UM a été excellente à un moment précis de notre histoire mais la résurgence des divergences des différences entre ces deux droites est inéluctable et d'ailleurs excusez-moi elle arrange le président de la République imaginons Nicolas SARC non mais il peut peut-être réfléchir je l'invite à être non pas réactif mais à essayer de gagner un peu de sérénité dans l'analyse mais c'est ce qu'il fait hein vous avez vu comme il comp il comis imaginons Nicolas SAR réélu en 2012 que va-t-il se passer aussitôt c'est la guerre de succession qui s'ouvre d'une manière évidente puisque 2017 lui sera interdit il y aura donc non plus une UMP unie mais des écuries présidentielles qui iront peut-être jusqu'à l'éclatement du parti pour pouvoir être tranquille pouvoir gouverner avoir sur sa majorité suffisamment de poids Nicolas Sarkozi est obligé d'équilibrer et en prenant baayrou avec lui sans doute avant le premier tour il lui offre la possibilité de recomposer par fractionnement de l'UMP une UDF à côté de ce qui restera l'équivalent de l'ancien RPR et ainsi il a une majorité divisée équilibrée sur laquelle il peut régner et être un peu plus efficace dans l'action donc vous souhaitez vous pensez que tactiquement y compris dans l'intérêt de Nicolas Sarkozi il serait bon que l'UDF ou quelque chose comme l'équivalent de l'UDF revienne et réexiste je le crois on a vu que le monolitisme UMP lorsqu'il y a dérapage à la tête du parti droitisation conduit à la situation que nous connaissons aujourd'hui pour tout de suite c'est notre invité du jour notre invité du jour donc Dominique paayet le vice-président du Parti radical qui nous explique les causes de sa rupture avec Nicolas Sarkozi et de son ralliment à à Jean-Louis borlot alors comment par l'offre quelque peu plétorique me Perm vous me permettrez qui existe en ce moment au centre he borlau baayrou main on accuse pas mal borlot de piquer ses idées chez baayrou celui-ci comme il ressort de son livre fera campagne sur deux thèmes un thème de gauche l'école un thème de droite copier les réformes allemandes pour rétablir la compétitivité économique et l'industrie borlau on le voit en braille tout de suite sur l'école mais là où Baayou se montre sans doute plus audacieux que borlau si vous me le permettez c'est en prenant une TVA sociale relevée de deux points la suppression de toutes les niches fiscales des sacrifices sérieux dans les budgets non seulement des administrations mais aussi des collectivités territoriales alors que votre borlau à vous Dominique paayet se contente de de mesure quelque peu ind doolor comme une taxe tobine évidemment sur les transactions financières tout le monde sera pour la baisse des rémunérations minist parlementis obligé de vous interrompre car je ne peux pas ne pas tenter de rétablir à ce micro la vérité des des faits François baerou découvre l'éducation nationale il a été ministre et c'est son seul ministère pendant de nombreuses années il n'y a fait aucune réforme vous me direz que ça lui a sans doute permis de regarder de l'intérieur ce qui se passait et puis après 10 ans de disette ministérielle d'essayer de proposer des réformes les seules réformes que proposeent François baayerou c'est de copier l'Allemagne mais il me semble moi très singulier de copier de copier un pays cert ami cert voisin mais qui ne fonctionne pas comme nous qui est un pays fédéral et qui n'a pas la même histoire donc la crédibilité des quelques mesures de François les quelques mesures de François baayerou pour moi est nul et non avenu Jean-Louis borlau ne les copie pas Jean-Louis borlau n'a pas fait part encore de ses positions et de ses propositions sur l'éducation nationale comment pouvez-vous dire qu'il limite François baayerou Jean-Louis borlau n'a pas sur les sujets du moment notamment sur la né le nécessaire équilibre des finances publiques ne n'a pas ne s'est pas contenté de la taxe tobine telle que vous la décrivez ne serait-ce que sur le plan de rigueur qui est une mascarade qui a été présenté hier soir à l'Assemblée nationale Jean-Louis borlot a fait des propositions claires une tranche d'impôt sur le revenu complémentaire à 46 % ça touchera combien de contribu auelà de 150000 € de revenus net par an ça va rapporter combien alors que notre déficit s'élève à 149 milliards d'Ur l'anné dernière écoutez non ne soyez je je vous prie d'excuser mon propos mais ne soyez pas de mauvaise foi vous êtes aujourd'hui de mauvaise foi à ce micro nous sommes sur un plan de rigueur qui doit dégager 11 milliards avec des bouts de chandell taxes sur les sodas taxes autrefois sur les par sur pneev voilà d'accordce qu' aura une que propose jeanlis serér c'est 50 milliards tout de suite c'est-à-dire la suppression de la niche Copé qui permet à des entreprises qui vendent des filiales et même à des particuliers ou des pars d'entreprises de ne pas être taxé impôt sur les sociétés ça a fait perdre à l'état 18 milliards en 3 ans donc nous sommes autour de 6 à 7 milliards par an c'est en second lieu la création d'une tranche d'impôt sur le revenu complémentaire à 46 % définitive ça rapporte combien ça rapporte 4 à 5 milliards donc on est à 10 c'est attendez ça n'est pas fini c'est également la CRÉ la la création d'une taxe exceptionnelle sur les très haut revenus lié à la durée de la crise de 4 % c'est ça rapporte combien ça rapporte 400 à 500 millions complémentaires c'est également la fin d'un certain nombre de mesures décidées par le gouvernement auquel Jean-Louis borlot appartenait et que j'ai soutenu mais dont on se voit bien aujourd'hui qu'elles sont dans la crise injuste et inefficace la TVA sur la restauration 5 milliards Jean-Louis borlau va la fin définitive Jean-Louis borlau l'a dit des exonération sur les heures supplémentaires bref le plan borlot immédiat sans que cela soit lié à la mise en place d'une taxe tobine c'est 20 à 25 milliards et il nous en manque 149 tous les an attendez mais attendez là c'est sa réaction au plan de rigueur qui est un plan de 10 à 11 milliards et encore donc Jean-Louis borlot a pris la mesure de l'urgence et il propose des dispositions qui permettent d'économiser immédiatement et de faire rentrer d'ailleurs par la même occasion des recettes complémentaires à hauteur de 25 milliards et pour le reste il vous présentera son architecture de refonte fiscale et de fonctionnement de l'État à l'occasion notamment de la présentation de ce ouvrage que je vous ai indiqué être pour la fin du mois d'octobre donc je vous en supplie pas de désinformation Jean-Louis borlau ne copie personne d'ailleurs ça ne sert à rien de copier bairou vrait mieux copier directement l'Allemagne vous l'avez dit vous-même bairou n'a de n'a d'idée qu'en copiant celle de l'Allemagne de Madame Merkel donc Jean-Lou borlot a un projet de société il l'affine il l'a dit hier au micro de vos confrères de France Télévision il le présentera en temps et heure il n'y aura pas de copie c'est à la fois une nouvelle gouvernance une nouvelle approche de la société et des mesures de fondtas oui une petite parenthèse il peut pas y avoir de désinformation à ce micro dans la mesure où vous êtes l'invité ou naturellement si nous affirmons un N appor la contadic vous avez vu à quel point vous me faites réagir je réagis toujours devant l'injustice quelle qu'en soit la forme et voilà c'est un peu notre travail de vous faire réagir il est très réussi ce matin bien et ben merci beaucoup du compliment alors je voulais vous vous vous avez énuméré un certain nombre de mesures que Jean-Louis borlau allait prendre et qui sont quelquefois des mesures plus difficiles à mettre en œuvre qu'à annoncer vous pensez vraiment que Jean-Louis borlau pourra rentrer dans n'importe quel bar restaurant de France et affirmer je reprends la TVA vous vous vous me faites effectivement sourire et même rire je je prie les auditeurs de m'en excuser oui la réponse est oui parce que Jean-Louis borlau ne souhaite pas être candidat pour faire carrière il souhaite être candidat pour changer les choses il sera donc le candidat du changement juste et peu lui importe ce qu'il adviendra de lui derrière il a une idée fondamentale qui est celle de rétablir la justice dans ce pays il estime qu'il y a pour y parvenir des mesures qui doivent être prise au niveau européen il appartient à la droite et au centre européen et d'autres mesures qui n'ont pas besoin de l'accord de Bruxelles mais que nous pouvons nous-mêmes mettre en œuvre en ne dépendant de personne ces mesureslà exigent du courage Jean-Louis borlau viendra devant les électeurs avec ce courage là il ne viendra pas devant les électeurs pour faire carrière il viendra devant les électeurs pour changer le pays de vous parlez de courage alors donc devant les électeurs et potentiel et donc devant les auditeurs il y a quand même une sorte de de mystère pourquoi est-ce que Jean-Louis borlot a approuvé ce qu'il désapprouve aujourd'hui la TVA les heures supplément de la même Mani com de la même manière que je viens de vous indiquer que je partage cette idée de la nécessité de les remettre en cause pour une raison très simple quand nous sommes arrivés au pouvoir en 2007 nous étions en phase d'expansion économique de croissance ces mesuresl étaient des mesures ex François Fillon disait pays en faillite déjà extrêmement utile nous avions une croissance je ne vous dis pas que les finan publi était dans le vert je vous dis que nous avions de la croissance le LET motif de la campagne électorale de Nicolas Sarkozi pour rétablir une certaine justice sociale c'était de permettre à ceux qui voulaient travailler plus de le faire pour gagner plus la préoccupation de nos concitoyens à cette époque là c'était et c'est toujours la même aujourd'hui d'ailleurs l'augmentation du pouvoir d'achat nous étions moins sur la nécessité de créer les emplois que de satisfaire une aspiration légitime à l'augmentation du pouvoir d'achat ce que nous avons mis en place et notamment à travers la loi TEPA participait de cette idée et c'était à l'époque une très bonne idée le fait de diminuer la TVA sur la restauration donnant ainsi satisfaction à une revendication légitime nous l'avons soutenu parce qu'il y avait des contreparties que la profession s'engageait à tenir elle dit qu'elle les a tenu oui sauf que tous les rapports un tout petit peu objectifs estiment que les justement ces objec ne sont pas atteints à partir du moment où vous faites ce constat là vous avez un devoir c'est de vous remettre en cause si vous ne le faites pas vous êtes coupable donc nous nous remettons en cause car ce pays a besoin de vérité et la vérité ça n'est pas travestir les chiffres de la réalité c'est les mettre sur la table et c'est la raison pour laquelle Jean-Louis borlau comme moi-même souhaitons revenir sur ces mesures c'est très simple bien wertas on ne peut pas nous reprocher de pratiquer la langue de bois on ne peut pas nous reprocher de ne pas regarder ce que nous avons fait et de ne pas nous remettre en cause alors je ne sais pas si on peut vous le reprocher mais ce que vous dites et la tonalité très oppositionnel de votre propos depuis 8h Mo le quart ravira peut-être les les socialistes alors on va peut-être un petit peu changer de viseur on a beaucoup parlé de Nicolas Sarkozi no socialistes je parle de no socialistes les socialistes que nous observons vous avez entendu peut-être en partie hier le discours de Martine auri vous avez peut-être vu François Hollande à la télévision il paraît qu'ils ont le vent en poupe est-ce que vous considérer que ils ont maintenant compris ce qui était la crise et qu'ils ont une compétence ils ont acquis une compétence sur le plan économique écoutez moi je ne dirais pas que les socialistes sont devant en poupe je je dirais que Nicolas Sarkozi a le vent contraire et que c'est par défaut que les socialistes ont une connaissent un regain d'opinion favorable dans l'opinion publique et il est temps pour Nicolas Sarkozi il est encore temps pour Nicolas Sarkozi de changer de cap et de se montrer rassembleur cela étant dit les socialistes n'ont jamais rien prouvé et dans ce domaine en tout cas ceux qui sont candidats sont singulièrement en manque d'expérience pour pouvoir accréditer l'idée qu'ils ont une capacité à résoudre les problèmes qui se posent à nous aujourd'hui et si j'écoute bien Martin Aubri je le fais avec attention j'ai comme l'impression quand je l'écoute de retrouver des recettes qui sont complètement sur années avec des dépenses publiques sans arrêt renouvelé et amplifié c'est le cas des emplois jaunes et c'est le cas de bien d'autres de ces propositions comme l'augmentation certes sympathique mais au demeurant impossible de 50 % du budget de la culture par conséquent je crois très sincèrement que la population française lorsqu'elle aura à regarder les projets à jaoger la crédibilité des candidats quel qu'il soit à gauche saura faire la part des choses mais encore une fois elle ne la fera cette part des choses que si le président de la République change de cap donc vous nous dites que les sondages mettent la gauche en tête par défaut en réalité parce qu'il y a je maintiens une fin fin d'amour pour Nicolas Sarkozy vous avez été Nicolas Sarkozi on le disait au début de cette émission pendant longtemps si vous l'étiez à nouveau aujourd'hui qu'est-ce que vous lui conseilleriez pour regagner le cœur des déçu du sarkozisme est-ce qu'il peut les récupérer dans une course au centre ou est-ce qu'il doit les récupérer du côté de la Droite populaire là il y a vraiment un choix tactique et même stratégique tout il doit rassembler à la fois le centre et la droite c'est un exercice difficile mais il y était parvenu en 2007 tout simplement parce qu'il n'avait pas commis d'excès dans la donc vous lu recommandez l'attraction l'attraction des électeurs de droite il avait su garder un juste milieu et donc je lui ai dit en tête à-tête je le redis à votre micro fais attention la droitisation c'est l'exclusion de l'électorat centriste repositionne-toi au centre au centre d'uton électorat non parce que encore une fois nos concitoyens même de droite même lorsqu'ils vote par exaspération pour le Front national savent lorsqu'ils mettent un bulletin dans l'urne pour désigner un président de la République que c'est un acte lourd et cet acte lourd il entraîne leur réflexion et nos concitoyens ne sont pas des bœus excusez-moi de de de cette terminologie ils sontent évidemment CAPA de réflexion il faut les amener à la réflexion et démontrer que ce que propose Marine Le Pen comme la sortie de l'euro et quelques autres mesures de cette nature serait suicidaire mais il faut le démontrer il ne faut pas continuer à courir dans le même couloir que Marine Le Pen mais derrière elle sur un certain nombre de thématiques car jamais chacun le sait quand on fait de la course ou de l'athlétisme on ne peut passer devant un concurrent lorsqu'on est derrière dans le même couloir est-ce que le président ne vous a pas d'ors et déjà entendu ce que dit l'Élysée et ce que le président veut démontrer depuis quelques mois c'est qu'il prend de la hauteur il se présente aux affaires du monde il a il a je ne vous dirai je ne répondrai à votre question par l'affirmative que lorsque le temps se sera écoulé car je connais la politique et la vie politique souvent on prend des postures qui sont des postures tactiques ce que je veux c'est une conversion de Nicolas sarkoosi sur le fond car je suis convaincu que sa droitisation elle est aussi une droitisation sur le fond donc il a besoin dans ce domaine là de faire un coming out quand il dit que il veut substituer à la Droite populaire ou en tout cas la équilibré avec la droite juste ça ne vous suffit pas moi je suis un adepte de la justice mais la justice elle ne se proclame pas elle se constate est-ce que vous lui concédez tout de même des succès est-ce que la conduite du G20 il est président du G20 est-ce que sa réactivité sa réaction devant les bourrasques économiques je lui je lui fais crédit de beaucoup de succès lib je lui fait crédit de beaucoup de succès notamment en matière de réforme je les ai soutenu elles sont des réussites comme l'autonomie des universités par exemple et je pourrais vous en citer bien d'autres elles sont des réussites aujourd'hui qui vend ces réformes personne je suis obligé moi de dire que c'est des réussites mais si Nicolas sarkoé le dit personne ne le croira parce qu'on n' pas expliqué ces réformes convenablement dans le temps deuxème 2uxème élément de succès oui c'est vrai la Libye la Libye est un succès on peut se demander d'ailleurs pourquoi intervenir en Libye aussi tardivement après avoir reçu qu'fit mais peu importe on a chassé le dictateur c'est très bien il y a d'autres points de la planète sur lequel il faut avoir la même attitude et notamment la Syrie mais je le mets au crédit de Nicolas Sarkozi que d'avoir mené une action positive et volontariste moi je ne suis pas sectaire je dis simplement à Nicolas Sarkozi que il n'y a plus personne en tout cas dans l'UMP pour représenter le centre humaniste qui cherche une justice sociale permanente et que donc Jean-Louis borlot est idoine sur les chiquier politique pour être le porteur de ses valeurs est-ce qu'il y a pas une leçon à tirer du passage au quinena qui fait qu'on a vu un hyper président s'occuper de tout en interne et finalement déserter quelque peu le front international l'abandonnant parfois des ministres qui commettaient quelques GAF comme on l'a vu face à la révolution tunisienne est-ce qu'une des leçons à tirer de cet échec que de Nicolas Sarkozi en tout les cas c'est ce que vous constatez vous diagnostiquez est-ce qu'une des leçons à tirer ça serait pas précisément que le président comme autrefois s'occupe un petit peu plus de ce qu'on appelait autrefois le domaine réservé et laisse un petit peu plus d'espace à son premier ministre écoutez non je crois que ça tient la personnalité de l'actuel président qui est un président hyper actif et qui a besoin d'être sur tous les fronts et donc à un moment précis il a préféré le Front national puis ensuite le front international ça n'est pas lié à la durée du mandat regardez pour les présidents américains le mandat est de 4 an et ils sont sur tous les fronts je vais revenir un petit peu en arrière on a parlé des socialistes tout à l'heure d'ailleurs je voudrais qu'on en reparle également parce qu' il est pas exclu que au fond on va avoir une primaire d'abord et puis il est exclu qu'un candidat socialiste ne devienne président de la République c'est d'ailleurs si j'en crois les sens aujourd'hui assez probable avec il faut pas dire probable quand on parle de sondage il faut dire que aujourd'hui donc nous verrons bien alors en ce qui concerne ces primaires au fond est-ce qu'elles ne vous font pas envie est-ce que si les primaires étaient organisé à droite ça ne règlerait pas tous ces problèmes Jean-Louis borlau serait candidat et basta écoutez moi je vais vous dire je n'ai jamais critiqué cette expérience de primaire j'attends de voir comment ça va se dérouler inf car le ton commence à monter ce matin dans Le Figaro Madame Royale est un peu agressive c'est le moins qu'on puisse dire à l'encontre de ses concurrents mais si ces primaires se soldent par une réussite c'est-à-dire une tenue des candidats qui soi qui reste digne et une participation qui soit importante au-delà du million en tout cas alors je dirais que c'est une réussite et évidemment là ça me fera très envie parce que ça crée un élan dans la population ça donne une légitimité démocratique qu'il est très difficile derrière de pouvoir gommer ou de pouvoir minimiser donc les primaires socialistes je l'ai dit c'est sans doute une avancée dans l'hypothèse où elle se déroulerait convenablement c'est-à-dire dans les circonstances que je viens de décrire c'est une avancée démocratique qui de toute manière s'imposera à l'ensemble des partis politiques vous allez pas y voter hein quand même non je ne vais pas votter au priè socialist vous nous faites signe on suis pas socialiste je ne suis pas sympathisant socialiste mais encore une fois idée était bonne pour autant que les socialistes la mènent à bien Dominique paayet dans un livre pour lequel on vous avait reçu dans notre émission du grour qui s'appelait les habits neuf des faux centristes que vous avez publié en 2009 vous avez étrié François baayrou dont vous avez dirigé la campagne aux européennes 99 parce que vous avez un itinéraire politique qui est quand même assez long vous accusiez François Baayou d'avoir je vous cite à l'époque instrumentalisé le centre pour mener une carrière etelé vous parliez à son sujet de démarche tortueuse et improbable alors dans l'hypothèse d'école où il serait élu président écriviez-vous il lui faudrait pour gouverner s'allier soit avec la droite soit avec la gauche mais quel est le sens par ailleurs de la candidature borlot lui non plus ne pourrait gouverner qu'avec la droite oui mais Jean-Louis borlot est dans un parti qui appartient à l'alliance majoritaire il a des alliés au centre dans le cadre d'une confédération qui se met en place qui s'appelle la rè et l'Alliance républiaine écologique et social qui sont eux aussi composant de la majorité eux aussi dans la majorité donc je je ne comprends pas le sens de votre question François bayerou n'a pas choisi en 2007 au 2e tour il était ailleurs c'est pour ça qu'il a perdu toutes ses troupes parce que ces troupes se situent dans la majorité présidentielle et bien pour Jean-Louis borlau il n'y a pas d'ambiguïé c'est l'heure de 18h35 c'est l'heur de retrouver le coup d'œil sur les titres de la presse de Thomas Clusel bonjour bris bonjour Thomas alors ce matin j'ai choisi pour vous le le nouvels qui est paru aujourd'hui avec en titre à la Une les flingueurs comment l'Élysée m pas ce qui dérange ah bah Dominique P ça vous concerne très directement absolument alors depuis pas l'impression d'avoir été mise au part fling non je ne suis pas un flingué vous allez être cité attendez un petit peu alors depuis toujours donc Nicolas Sarkozi nous ditons se vite en chevalier blanc de la politique rien ne lui serait plus étranger que les cabinets noirs et autres coup fourés au contraire donc de Jacques Chirac mais aussi de François miteran il devait être un président irréprochable à l'image d'ailleurs de la République qu'il avait promise au français en 2007 seulement voilà oublier les leçons de morale plus sa code baisse et plus il devient parano dans sa forteresse assiéger le chef de l'État estime que tous les coups sont permis pour se protéger c'est comme ça Sarkozi n'aime pas qu'on lui résiste ou qu'on le contredise ceux qui s'y sont risqués l'ont presque tous payayer au prix fort tu es avec moi ou contre moi la vieille formule du Sarkozi des débuts vaut toujours aujourd'hui il tranche la tête de ceux qui lui résistent et donc vous êtes bien entendu cité monsieur Paillet votre crime est de rouler désormais pour Jean-Louis borlau et d'avoir qui plus a résisté nous dit-ons à la tentative de Nicolas Sarkozi de vous ramener au berkaaille au mois de juin idem pour ramayad l'ancienne secrétaire d'État au droits de l'homme puis au sport ex-ambassadrice à l'Unesco Nicolas Sarkozi pour lui il était insupportable de l'entendre régulièrement défendre la candidature d'un homme qui s'il se présentait menacerait sérieusement sa propre réélection en 2012 bien entendu Jean-Louis borlau et puis c'est aussi à l'ône de cette obsession donc il faut interpréter l'incident de la semaine dernière avec Jean-Pierre rafarin on connaît l'histoire Sarkozi juge irresponsable ancien Premier ministre coupable de s'être élev contre l'augmentation de la TVA sur les parcs de loisirs l'ancien Premier ministre comme tous ceux qui osent le critiquer sera donc puni mais alors pourquoi pourquoi tant d'histoire à propos d'une mesure que d'autres élus ont également critiqué pourquoi je vais vous le dire le président n'a pas oublié que le sénateur de la Vienne a reçu Jean-Louis borlot sur ses terre au mois de juillet et il lui pardonne encore moins d'avoir déclaré publiquement qu'une candidate borlau pourrait être utile à la majorité alors au final un député UMP in temp au cœur du dispositif interrogé par l'heebdomadaire explique le président et son entourage ont le sentiment que l'État leur appartient ils peuvent agir comme bon leur semble l'excès de pouvoir leur est naturel baisse un peu la parano tel devrait être le Conseil des amis du Président le problème c'est qu'il le renforce au contraire dans sa conviction d'être cerné par les méchants Dominique paayet votre réaction et bien nous avons besoin du une bouffée d'oxygène en référence au local de campagne et à l'association de soutien de Jean-Louis borlau merci Thomas Clusel vous avez le le sentiment que ce qui émane c'est une forme de brutalité hein ce qui émane de ce de ce reportage ce dont se plaignait Jean-Pierre rafarin c'était une forme de brutalité ce qui émane de des derniers avatars on va appeler ça comme ça cette polémique entre Chantal joanau vous êtes Pierre char on n'est pas non plus dans une dans un raffinement extrême au niveau de cette de de de cette polémique vous qui avez vécu cela de l'intérieur c'est nouveau à l'Élysée ou bien ça s'est créé après votre départ je n'avais pas le sentiment d'une aussi grande brutalité quand j'étais à l'Élysée je pense donc que le phénomène a dû s'amplifier depuis mon départ pour le vivre à mes dépend il est évident que cette attitude est forcément douloureuse et qu'elle traduit je le dis très nettement et et ça a été cité dans l'article une sorte de paranoïa le président de la République ne réussira pas à se faire réélir s'il se prive de ses propres amis de ses propres amis du premier cercle qu'il nont aider à se faire élire par la population président de la République et surtout s'il les maltraite et il a une tendance c'est une c'est une attitude très fréquente chez Nicolas Sarkozi il a une tendance à satisfaire ses ennemis de l'intérieur tout simplement parce que il estime que ses amis lui sont acquis à jamais vous savez comme moi que les rapports humains ne sont pas de cette nature vous souhaitez qu'il qu'il gagne ou qu'il perde Nicolas S je souhaite que mon camp gagne dans l'intérêt de la France je souhaite donc que mon candidat gagne Jean-Louis borloti et si ça n'était pas lui bien évidemment je souhaite que le Président de la République poursuive son œuvre mais dans des conditions différ et quoi qu'il fasse contre moi je continuerai à dire ce que je pense les querelles de personnes on disait à l'instant se multiplie à droite il y a Rachid adati qui est en guerre contre François Fillon le Premier ministre pour l'investiture de l'UMP à Paris il y a Pierre Charon conseiller de Nicolas Sarkozi suspendu par l'UMP pour avir présenté une liste discidente face à Chantel joano aux élections sénatoriales ça fait désordres et puis surtout c'est on a l'impression de l'effet d'une défaite annoncée tant que Sarkozi tenait bien les reennes du pouvoir et pouvait distribuer les places et les investitures tout le monde de filet dou et puis d'un seul coup tout le monde quitte le mais encore une fois nous sommes déjà dans l'après dans l'après 2012 au sein de l'UMP chacun joue sa carte personnelle regardez le nombre de présidentiable entre guillemets qui ont constitué autour d'eux des écuries c'est-à-dire des petits clubs au sein de la maison et dont l'objectif c'est d'essayer de de se positionner pour 2017 dans les meilleures conditions dès 2012 certains même je le dis ont intérêt intrincequement à la défaite de Nicolas Sarkozy il s'est entouré de ses meilleurs ennemis je oui bien sûr Jean-François Copé ne peut pas imaginer être élu en 2017 en agissant comme un mauvais clone de Nicolas Sarkozy si ce dernier est élu en 2012 je n'imagine pas les français donc Copé souite la défite 2012 écout écoutez il va le démentir lorsqu'il aura vend de ses propos mais je ne vois pas comment sincèrement dans un schéma clair d'analyse de la situation on peut imaginer qu'il y a un intérêt imaginons euh Nicolas Sarkozi je vous l'ai dit tout à l'heure réélu c'est la guerre immédiate entre euh la génération Copé et et les quelques cinq ou six qui s'imaginent avoir le potentiel présidentiel puis la génération qui vient derrière et qui n'est pas non plus à écartter et et qui est bourrée de de femmes et d'hommes de talent de de leur non de Leurent voquier je parle des carires de luren voquier à Nathalie CUS comorisé euh Barouin Xavier Bertrand et cetera sont de la génération de Copé sans oublier qu'il y a encore François Fillon qui peut revenir donc si vous voulez c'est une division assuré des écuries personnelles garanties Nicolas Sarkozi a intérêt à ce que l'UMP ne soit plus la seule composante forte de sa future majorité d'où ce que je vous explique un deal clair avec François baayerot Jean-Louis borlau vous nous dites depuis le début de cette rencontre et de cet entretien va annoncer sa candidature et pour vous et il non mais quand je dis va c'est pas demain matin je vous ai donné un ING mais justement justement dans le délai euh est-ce que Jean-Louis borlau attend les élections sénatoriales est-ce qu'il est permis de penser au fond que sans le centre euh le Sénat peut vraiment basculer est-ce qu'il y aurait quelque chose comme un échange je t'aide au Sénat mon cher président et toi tu acceptes ma candidature et on fait plus d'histoire et tu ne me coupes pas les vivre avec l'UMP non d'abord non d'abord personne ne peut dire ce qu'il va advenir des élections sénatoriales du 21 septembre en tout cas le centre il y a que le centre pour sauver la droite av un impératif nous avons un impératif c'est de ne pas jeter d'huile sur le feu des divisions déjà nombreuses qui existent à l'occasion de ces élections je rappelle que les divisions ne sont pas seulement le fait de dissidents tel que vous m'avez cité quelques noms tout à l'heure mais dans en Mosel par exemple il y a deux listes um patenté c'est-à-dire autorisé dans le valdoise il y a deux liste UMP autorisé comment l'électeur peut-il s'y retrouver donc un ne pas jeter d'huile sur le feu avant les sénatoriales un d'une part parce que nous ne voulons pas être accusé d'être des troublillons et deuxièmement parce que nous souhaitons concourir à garder à notre majorité le Sénat et si possible à Gérard Larcher donc c'est un premier un premier une première réponse pas d'accord de ce côté-là mais une grande responsabilité de notre part deuxièmement pas d'accord sur quoi que ce soit d'autre nous continuerons à cheminer vers la présidentielle en appliquant le calendrier qui est le nôtre mais c'est un calendrier responsable et donc nous nous adresserons au français mais nous n'entraverons pas la démarche de nos partenaires autrement dit on peut s'attendre à ce que la guerre à droite démarre tout de suite après les élections sénatoriales parce que vous avez besoin des je vous ai dit qu'il n'y aura pas de guerre nous ne nous mettons pas dans cet état d'esprit si Nicolas Sarkozi pense par paranoïa que nous sommes contre lui et bien tant pis ça n'est pas le cas nous sommes dans la majorité nous souhaitons élargir cette majorité mais nous ferons une campagne sur nos thématiques avec un rythme qui sera le nôtre et avec des propositions qui seront véritablement très différente de celle que pourra proposer le président sortant tout à l'heure en parlant de François baayrou c'est un petit peu avant 8h on avait l'impression entre les lignes que vous nous annonciez un accord entre lui et le président de la République c'est c'est des idées effectivement là qu'on a déjà entendu mais pourquoi avez-vous cette conviction écoutez d'abord je ne vous annonce pas officiellement un accord bien sûr vous ne pouvez pas mais c'est lui qui l'annoncerait dans ce cas simplement je je note un certain nombre d'éléments qui sont pour moi assez parlants ind voilà comme on dit dans les enquêtes de police et d'abord il a été reçu par deux fois cet été par Nicolas Sarkozi une fois officiellement le 25 juillet sans motif apparents rencontre républicaine dit mais pourquoi avec un seul chef de parti pourquoi avec il y a deux personnalités qui ont été reçues cet été Dominique de Villepin et François baayerot bien deuxème élément François Baillou a sorti un livre récent dans lequel il aimait une ou deux idées et un des rares livres politiques de cette rentrée qui vendent j'en suis heureux pour lui il il aimit quelques idées deux pages deux pages seulement de prose un tout petit peu incisive à l'encontre de Nicolas Sarkozi qui par rapport à ce que nous avons connu est une évolution à noter a priori les avaent payé ces ces pages dans lesquels il se pay le président de la République 3 3è oui enfin je veux dire quand on a des convictions plusieurs fois he et quand on est à sec et bien on je ne sais pas on se bat quand même 3ème élément il a fait 18 % je l'ai dit lors de l'élection présidentielle de 2007 c'est un très bon score et je dois dire que c'est sans doute un des meilleurs scores centristes sous la 5e République si l'on excepte Valérie Giscard desestin ce score lui permet d'avoir une aura une crédibilité une respectabilité dans l'opinion il fait suite à 7 % de 2002 si les candidat en 2012 il ne pourra pas faire 18 % nous ne sommes plus dans la même configuration et donc le score qu'il fera s'il le situe en 5e 6e 7e position l'affaiblira complètement et trois tentatives à la présidentielle sans avoir une un seul succès cela vous rit de la carte politique en tout cas des poids lourds de la carte politique par ailleurs il n'a pas de Mo son parti est exang il n'a pas de moyens financiers mais il n'a pas de troupe puisque tout le monde est parti c'est très insuffisant pour faire une campagne CR pour vous donc s'il veut jouer désormais 2017 il se r allé à Nicolas Sarkozi avant d'aller se compter sur le terrain en échange de quoi Nicolas Sarkozi lui permet de reconstituer l'UDF de l'ancienne période et d'ailleurs il s'y emploie puisqu'il a une université d'été qui va se dérouler dans les prochaines semaines à laquelle ne sont invités les POS lourds de l'umpignerie d' et cetera qui sont des centristes

Les matins - Dominique Paillé — Jean-Louis Borloo · Pourquijevote