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interviewRenaissance (sur YouTube)· 24 avril 2020 33 minAutoproduit

Confiné(e)s, épisode 11 : L’Europe face à la crise du Covid-19. Avec Stéphane Séjourné

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

taele confiné aujourd'hui avec stéphane séjournait qui est député européen qui est aussi le président de la délégation française délégation renaissance au sein du groupe reignoux bonjour à toi stéphane merci m avec la dernière de prendre du temps voilà pour parler pour parler l'europe évidemment dans cette crise sanitaire un sujet extrêmement important qui est au coeur des engagements de la république en marche et je suis content qu'on puisse prendre ensemble un petit peu de temps pour décrypter les enjeux européens beaucoup de choses ont été dites sur l'action de l'europe ces dernières semaines sur l'action aussi à venir beaucoup d'idées fausses aussi s'installe parfois dans le débat selon lequel l'europe ne ferait rien ou ne rêve pas être du tout été à la hauteur je crois que les choses sont beaucoup plus complexe que ça et c'est là qu'on puisse prendre le temps avec toi de décrypter un petit peu les enjeux il ya quelques mois il ya bientôt un an tu dirigeais la campagne européenne pour renew pour renaissance en france et on voyait déjà que l'europe était au milieu à la croisée des chemins d'une certaine façon il ya beaucoup de choses qui se joue et dans cette crise sanitaire on voit que l'histoire est complètement en marge de ce point de vue là le président de la république l'a rappelé et le moment où on doit décider si l'union européenne ces revers et à projet politique ou tout simplement un marché et donc on va discuter de tout ça peut-être stéphane je propose qu'on discute peut-être d'abord de ce qui s'est passé ces dernières semaines qu'on est stable décryptons ensemble et ensuite qu'on se propose qu'on se projette un petit peu ensemble pour la suite peut-être pour commencer une question assez concrète en tant que député européen est ce que tu peux nous dire comment les choses se passent pour vous puisque les règles ne sont pas les mêmes en belgique et en france pour notamment la partie bruxelles du parlement quand est-ce que tu travailles au parlement quand est-ce que tu le travail à distance comment ça se passe pour toi actuellement bombe à d'abord merci beaucoup en tout cas de ce live c'est toujours un plaisir de parler de sujets européens ces sujets qui vont nous a émis mais pendant beaucoup de temps puisque là tu parles est effectivement des grands plans de de sauvetage de l'économie mais il y aura aussi un grand plan de relance on évoquera le sujet alors pour être très concret et pour répondre à ta question on a 23 députés français no 23 députés français sont évidemment comme tous les français confiné et donc travail à distance avec bruxelles et le parlement européen on a toujours des plénières on a toujours comme l'assemblée nationale et le sénat parlementaires se réunisse on se réunissent par se réunissent par délégation donc j'ai eu la chance la semaine dernière de représenter mon groupe politique et pas que là d'ailleurs la délégation renaissance la délégation française mais aussi l'ensemble des parlementaires de mon groupe toutes nationalités confondues pendant une semaine à bruxelles mais néanmoins nos parlementaires qui sont confinés et qui restent à domicile qu'ils soient d'ailleurs à madrid à paris à bruxelles ou à berlin eux peuvent voter il vote par correspondance on envoie nice de vote liste d'amendements et on a une organisation qui s'est créée autour des votes à distance et donc le fonctionnement démocratique de l'europe continue c'est celle là on voit peut-être que parlement européen a pour le coup un temps d'avancé sur notre parlement national j'ai couru un 100 m c'était pas la même chose de numérisation voilà c'est important c'est qu'on puisse parler de sujets assez concret comme ça parce qu'au fond c'est au coeur des questions aussi de démocratie il faut que la démocratie puisse continuer à vivre dans la période alors qu'on parlait de la période des semaines qui viennent de s'écouler on entend souvent dans les médias que l'europe n'est pas à la hauteur elle est très attaquée et pourtant il ya beaucoup de choses qui ont été faites comme semaine notamment d'un point de vue sanitaire est ce que tu peux nous dire quel est ton regard député européen depuis bruxelles sur cette question là bon d'abord il faut avouer qu'il ya eu un temps à l'allumage qui a été compliqué et ça il faut quand même le la voix il n'y a pas besoin de regarder trop loin la commission a un peu tardé à coordonner les plans de confinement puisque chaque pays au niveau national a déterminé ses propres rêves à fermer les frontières on a une forme de cacophonie au début dont d'ailleurs la commission a tout de suite pris pris acte alors il ya deux il ya trois étapes j'ai envie de dire il ya le plan de sauvegarde de l'économie d'ailleurs tous les dispositifs aujourd'hui qu'on me que les états membres en place nous on a un des plans de sauvegarde les plus élaborés peut-être aussi les plus coûteux mine de rien mais il est plus élaboré les plus protecteur d'europe avec une mesure de chômage partiel qui sont très importants des reports de charges etc et là l'europe agit aussi pour essayer d'harmoniser alors tout endroit vers le mieux disant donc c'est à dire plutôt vers le système allemand et français tous les plans de sauvegarde européen l'idée économiquement pour nous c'est de garder à la fois le pouvoir d'achat des européens et notre capacité industrielle pour éviter que les entreprises ne coule et qu'on détruise nos entreprises pendant cette période et notamment à une inspiration allemande s'est chargé de lire votre post crise 2008 heures post crise 2008 reprise clairement par le président disant l'état payera quoi qu'il en coûte reprise par les allemands également et donc ce plan de sauvegarde de l'économie doit nous permettre partout en europe de sauvegarder une forme d'homogénéité du marché commun pour que quand il ya la reprise qui arrive donc savoir à peu près les mêmes stats de consommation et d'entre aide économique qui sera nécessaire pour ça la commission a mis beaucoup d'argent sur la table et dont on paye le notamment tout ce qui est chaud match partiel dans des états membres qui ne peuvent pas se le payer ou qui ont des difficultés notamment à mettre en place des dispositifs sociaux donc c'est ce qu'on appelle le plan sur sur1 le plan de la commission européenne qui vient justement ajuster tout ça ça c'est pour le plan de sauvegarde et c'est notamment ce qu'on me disait des milliards et des milliards d'euros qui sont qui sont proposées aux états membres ça c'est une bonne chose parce que ça va nous permettre de repartir et de préserver aussi nos économies s'est dans un premier temps qu'il y aura le plan économique le plan de relance économique on va en parler oui entre temps le plan de déconfinement la la commission commence à donner des recommandations de déconfinement coordonnées pour qu'on puisse que ouvrir les frontières en en termes de l'espace schengen de manière homogène bien sûr ce qui va être aussi un des gros sujets de vendre il ya peut-être eu aussi des tâtonnements au démarrage sur les mesures de coopération sanitaire on voit que le président de la république française a joué un rôle important pour convoquer un conseil dans les premiers jours de la crise sanitaire est-ce que sur ce plan là pour toi l'europe a été à la hauteur il faut dire que on a eu beaucoup de coopération et on a eu une difficulté c'est la compétence santé penser que la compétence santé n'était même pas une compétence d'état dans beaucoup d'états membres en espagne en italie en allemagne le président du gouvernement celui qui siège au conseil européen avec le président de la république française n'avait même pas les capacités lui même d'imposer des politiques de santé dans son pays puisque c'étaient les régions notamment dans beaucoup d'états membres qui ont la politique entière de santé ça a créé énormément de difficulté d'ailleurs en italie où les systèmes informatiques n'étaient pas les mêmes de région à région on n'a pas eu les mêmes on a eu beaucoup de difficultés en italie en espagne a transposé transvaser les malades comme on a pu faire nous très facilement en france avec un système centralisé et donc il ya eu une difficulté là sur le plan sanitaire à coordonner les choses soient y compris même les présidents de région des fois été dans l'opposition des présidents de gouvernements et donc peut-être des fois avec des jeux politiques qui jouent donc il ya eu une difficulté à coordonner l'entr'aide sanitaire mais elle est arrivée est en réalité tout ce qu'on a pu voir en transfrontalier entre les haies entre l'allemagne la belgique pour nous l'italie et l'espagne qu'on a beaucoup aidé aussi contrairement à ce qu'on pense on a beaucoup plus aider l'italie et l'espagne que la chine a aidé l'italie et l'espagne alors évidemment il y avait des caméras alors à l'arrivée des avions pas sûr d'ailleurs c'est un enseignement qu ailleurs directement c'est important de le dire et profiter son espace à part pour communiquer à ce donc donc ça il faudra communiquer beaucoup plus mais en tout cas il ya eu beaucoup d'entre elles d'entre nous il ya une volonté de coopération olivier ferrand et en lien permanent avec ses homologues pour essayer justement d'harmoniser toutes les dispositifs sanitaires qui fonctionne chez nous qui fonctionnerait ailleurs pour pouvoir les calquer en un benchmark qui se fait entre ministre de la santé sur ces sujets là donc augmente ça fonctionne et ça a fonctionné mais il y aura quand même beaucoup d'enseignements à tirer vous savez on a on a énormément d' agence européenne sur la santé en europe avec beaucoup d'argent mais très peu de pouvoir en réalité donc il faudra sûrement fusionner toutes ses agences en faire une vraie force européenne qui puisse coordonner des gestions de crise comme on a vu ça c'est les enseignements derrière de la crise qu'on devra tirer dans les prochaines semaines il ya toi tu t'es prononcé pour un renforcement d'un exécutif sanitaire au niveau européen qui sera évidemment quand c'est vrai je pense que comme nous on a eu ce stade un stade de stade iii en tout cas il y avait une prévision on a un directeur général de la santé qui tous les soirs fait un point etc je pense qu'il nous faut une forme de coordination y compris de trouver des nouvelles supranationalité européenne sur ces sujets là on voit bien que le virus et touche de la même manière des européens qu'ils soient le tchèque français ou espagnol et nos systèmes immunitaires sont pas terriblement différent face à la maladie donc ajustements à des difficultés communes il faut des réponses communes et ça ça va être un gros chantier pour nous après on a bien sûr alors donc dans les questions qui ont été tout de suite à l'ordre du jour politique il ya la question des frontières voix cas beaucoup de questions dans les commentaires la soie note live qui concerne la question des frontières ça devrait peut-être le groupe tuant dix de mots sur la stratégie européenne amateurs de frontières peut-être en déplacements intra européen et puis sur les frontières extérieures à l'espace schengen quelle est la stratégie de l'europe sur ce sujet là et comment les choses vont évoluer dans les prochaines semaines moi évidemment aujourd'hui les frontières sont fermées j'ai fait l'expérience mois en allant à bruxelles il ya le retour de la douane ça fait bizarre d'ailleurs parce que les européens on avait espèces d'habitude comme ça de traverser toutes les frontières sans jamais montrer leurs passeports là aujourd'hui pour aller en belgique qu'il faut montrer de passeports faut être faut justifier donc que les frontières sont fermées et tout enjeu pour la commission va être de coordonner la réouverture des frontières sans avoir à mettre en péril la santé des européens ou en tout cas de voir le virus se propage et dans un certain nombre d'états membres ils avaient plus tôt disparu où il était en voie rentrer dans des missions dans tout ça va être très compliqué il ya des recommandations qui sont faites par la commission de rendre publique auprès de la commission le plan de déconfinement et je crois que gouvernement en france est en train de le préparer justement il sera également proposé à la commission pour que l puisse en informer déjà tous les états membres et puis surtout nos amis frontaliers européens et puis à des dates qui sont plus ou moins coordonnée pour l'instant la belgique des confine le 4 la france le 11 à partir d'une semaine après on envisagera la réouverture des frontières on fera ça de manière progressive en fonction des enjeux sanitaires des uns et des autres mais il ya une forme de coordination qui se crée là au niveau européen c'est fondamental parce que il faut à la fois protéger les citoyens un nouveau pic épidémique et en même temps pouvoir ré ouvrir l'espace schengen le plus rapidement possible donc on est entre les deux et on prendra pas de risques pour le coup d'un point de vue sanitaire je crois que c'est ce qu'a dit van der leyen la semaine dernière quelles sont les frontières extérieures de l'europe sur les faits intéressants de l'europe restent fermés resteront fermés évidemment et il faut s'attendre peut-être à une politique commune des pays européens sur les résidents qui viendraient en dehors des frontières européenne c'est à dire potentiellement d'amérique d'asie avec peut-être une politique de confinement de ces personnes là mais je préfère pas m'avancer sur le sujet passionne c'est encore en discussion mais l'intensité décès envisagés alors en matière de politiques communes tant qu'on est sur ce qui s'est passé ces dernières semaines on voit qu'il ya les questions très central sur les questions démocratiques et d'état de droit tous les états n'ont pas eu la même attitude face à la situation nous mêmes en france pour le coup moi je le faisais à l'assemblée nationale française on a voté un état d'urgence sanitaire vent qu'on a établi de façon provisoire dans notre droit un certain nombre de privation de liberté temporaire contrôlée par le parlement on voit que les choses ont été moins sains dans certains états européens pensent à la hongrie notamment elle regarde que tu portes à ce qu'elle est quels sont les moyens de pression grenard aussi pour faire respecter l'état de droit partout en europe on a quand même un gros enjeu en europe c'est de démontrer que nos démocraties sont capables de lutter aussi efficacement contre le virus que certains régimes totalitaires et saas et j'ai envie de dire l'enseignement ultime de la crise qui nous dira j'espère que on sera aussi efficace que ceux qui ont joué la carte plutôt autoritaire il ya toujours une tentation autoritaire dans une crise qu'elle soit d'ailleurs diplomatiques militaires il ya toujours une tentation de vouloir contraindre plus que ce qu'il y en a de besoin aujourd'hui en europe on est confronté à quelques états membres je pense notamment à la hongrie qui évidemment fait en sorte presque si je fais le parallèle avec la france d'utiliser l'article 16 ça sera un petit peu près à peu près la même chose en france derrière les pleins pouvoirs au gouvernement pour pouvoir gérer la crise sanitaire certains dont moi dont une grosse partie du mouvement et tous mes collègues européens pensent eux c'est démesuré que il faut faire très attention avec ces sujets là donc il y aura des résolutions parlement européen et je pense qu'il ya besoin de conditionnalité des aides à un moment donné si certains états membres vont trop loin savait qu'on donne beaucoup datent de structurelles notamment à l'est pour pouvoir avoir un rattrapage économique de certaines économies de l'est avec les économies de l'ouest pour homogénéiser le marché commun européen bah je pense qu'il faut aller jusqu'à là c'est à dire conditions à un moment donné les attaquants deschanel à la voilà à l'état de droit et au respect de l'état de droit et je pense à ça sera une bonne chose quand sortie de crise on puisse avoir une parole forte sur ce sujet là c'est aussi là est apte à raison c'était sujet important qu'ont apporté dans la campagne derrière d'aidés européennes et donc c'est maintenant qu'il faut qu'on puisse les mettre mettre en oeuvre ces principes et agir concrètement alors tu parlais tout à l'heure du champ économique l'europe à bouger a débloqué de l'argent concrètement pourrait accompagner les états et a aussi pris des mesures pour assouplir aussi les règles européennes est ce que tu peux expliquer à quelques questions là dessus l'internaute à un peu comment les choses ont fonctionné sur ce sujet est vaste et liée au plan de sauvegarde de l'économie c'est à dire que tous les pleins de souvenirs de l'économie comme je le disais coûte cher et évidemment on met à mal nos finances publiques dans ce moment là alors c'est essentiel pour justement pas détruire la valeur de nos entreprises on mettrait tellement de temps à reconstruire des entreprises à remonter des entreprises que l'arbitrage a été fait en france et partout en europe de les sauvegarder le temps de la crise et c'est ça qu'il faut bien comprendre c'est que cet argent qui est dépensé ce n'est pas de l'argent qui est dépensé pour rien mais c'est vraiment sur le long terme pour garder notre vitalité industriels et d'entreprises donc donc a eu des réponses de la commission la thur donc on a fait sauter les 3% qui ces fameux ces fameux règles budgétaires qui normalement interdit aux états membres d'aller au delà d'un certain déficit c'est une bonne chose par contre le deuxième point le pendant de ça ça sera d'avoir un plan de relance économique à la hauteur et ça s'arrête là 3d de la troisième partie après le plan de sauvegarde le plan de relance bien sûr et alors ça ça nous amène justement à ce qui a été pour toi l'enjeu la semaine dernière au parlement européen ce que le parlement a voté une résolution de façon unanime ou quasi unanime mais tu vas nous dire ça justement pour que les européens fassent face ensemble aux grands enjeux qui sont devant nous est ce que tu peux nous donner un petit peu les contours et quels sont les enjeux pour la suite pour que ce que vous avez fait au parlement puisse continuer à avancer sur la scène européenne balland julie était très fort au parlement parce que vous voyez bien que ça bloqué au niveau des chefs d'état et de gouvernement on a tous vu dans les médias et dans les commentaires que un certain nombre de pays bloqué sur le volet solidarité mutualisation a des dettes tout ça c'était un grand débat européen et donc le parlement avait une responsabilité c'était de se mettre d'accord sur une forme de majorité politique sur un plan de relance économique on a trouvé une majorité politique malheureusement nos oppositions en france n'ont pas suivi leur groupe politique au parlement européen pour la plupart et et soit se sont abstenus soit ont voté contre contrairement d'ailleurs à leurs partenaires européens mais c'est le jeu politique français et ça nous montre aussi quelque chose sur l'ambiance aussi politique en france où nos collègues européens font plus de politique nationale que la politique européenne malheureusement et donc on a on a voté le principe de ce qu'on appelle des récollets ribbons qui est en réalité un endettement de la commission européenne ça sera une mesure historique parce que ça actes là pour la première fois que l'union européenne peut s'endetter par elle-même aujourd'hui c'était les états membres qui s'endettaient mais l'union européenne avait un budget c'était 1% du pib européen mais ce budget il était donné par les états membres sous forme de dotation là on a acté le principe de pouvoir endettés l'union européenne donc on était la commission européenne qu'il lèvera sur le marché des obligations des obligations qui nous permettront de payer le plan économique de relance et d'aller abondé à la fois les budgets nationaux pour les pour éviter que les états soient en déficit et en même temps faire des grands plans d'investissement et là on compte beaucoup sur les grands plans d'investissements parce que ça sera aussi une manière d'aller plus loin sur le green deal sur notre transition écologique etc et donc c'était fondamental parce que le jeudi jeudi prochain enfin ce jeudi là d'ailleurs les chefs d'état et de gouvernement se rejoignent pour mandater la commission européenne on va voir si la présidente de la commission arrive à avoir ce mandat-là sur les recovery bon mais en tout cas le parlement européen a fait le job et 1 on était assez fiers de cette résolution mes collègues de tous les groupes puisque la droite conservatrice à voter ce plan y compris les allemands les socialistes ont voté ce plan et reignoux d'un groupe politique à voter ce plan également avec une grosse abstention voir à votre contre de la part des verts français qui est un peu inexplicable dans la situation qu'on vit oui et c'est c'est vrai que nous aussi on était fier parce que vous avez été à la manoeuvre reignoux mais je pense qu'on peut dire que ce qu'on avait d'ailleurs promis pendant la campagne européenne c'est-à-dire de vraiment posé au parlement européen d'avoir un groupe qui est totalement centrale qui fait aussi basculer les votes voilà dans un moment historique comme celui là on a vu à quel point il était à l'oeuvre et à quel point d'une certaine façon le vote efficace bien la danse c'était le vote renew puisque tu le disais sur notamment les parlementaires de droite où les verts absolument pas été au rendez-vous à rebours ou même les autres formations politiques dont c'est très important or tu me disais de deux peut-être hors-jeu 1 pour être très clair sur ce créneau et coupe la dette qui serait contracté une dette future s'agit pas de mutualiser les dettes du passé on est bien d'accord avec ça restait un gros débat qui avait justement et c'est pour pour faire en sorte qu'il n'y ait pas de blocage de la part des pays bas et notamment les allemands et donc pour que les gens comprennent bien les pays bas doivent payer leurs emprunts à moins 10 moins de 0,3 pour cent de leurs emprunts les italiens beaucoup plus évidemment parce qu'ils ont des peut-être des finances publiques un peu moins assainies et donc il ya un blocage d'un certain nombre de pays qui veulent pas faire la moitié qui veulent pas harmonisés ce remboursement des emprunts parce que bah du coup il payerait plus pour éviter ça on a dit qu'on allait s'endetter sur l'avenir c'est à dire qu'on va gâcher l'emprunt sur les marchés sur le budget européen et on va lever 500 milliards 1000 milliards peut-être on verra bien ce qu'il en ce qu'il en ressort pour justement aider tous les pays qui en ont besoin pour la reprise économique ça c'est assez historique en réalité si on y arrive évidemment la france et le président de la république sont en pointe sur ce sujet là il reste encore à convaincre des états membres s'est pas encore définitif mais je pense qu'on n'a jamais été aussi près de l'objectif c'est un peu mon sentiment après après la réunion du parlement européen et la plénière du parlement donc le travail a été très bien préparée au parlement et le conseil de jeudi est totalement décisif évidemment on peut compter sur l'action du président mais il va falloir emmené force qui pose d'ailleurs des questions parce que tu mentionnait les jeux olympiques nationaux qui peut y avoir derrière ces questions là notamment la position des allemands des néerlandais qu historiquement des positions assez orthodoxe vis-à-vis de ces questions mais ce sont des nationalités qui sont aussi représentés dans la famille review pour autant vous avez réussi à trouver des positions communes comment ça marche à ce que tu peux nous parler un peu ces enjeux là à l'intérieur du groupe priori c'est vrai que c'est un c'est un autre monde que la politique française et tout le monde a un intérêt à trouver un accord et un compromis au niveau européen et quand vous rentrez dans une discussion vous savez que vous n'êtes pas majoritaire par définition et qu'il faut comprendre le problème de l'autre pour pouvoir trouver une solution commune et c'est ce qu'on a fait un peu avec notamment au sein de notre famille politique on a compris le parti majoritaire d'euros ce qui est le premier ministre néerlandais des pays bas qui est aussi membre de cette famille politique et c'est ce qu'on a fait avec eu beaucoup de discussions beaucoup de conviction regarder aussi la contrainte des opinions publiques là bas puisque eux mêmes sont sous pression de leur opinion publique et donc comprendre les enjeux aussi politique qui le vivent pour pouvoir avoir une réponse commune et trouver un compromis satisfaisant pour tout le monde c'est un peu la démarche dans laquelle on est en europe alors évidemment on n'a jamais tout mais en même temps il faut regarder on n'a jamais rien non plus donc c'est ça aussi la démarche du consensus européen et donc c'est comme ça qu'on avance c'est comme ça qu'on a avancé ces dernières semaines il ya des questions d'internautes un peu sur ces sujets là il a la belle qui le demandent notamment la prochaine présidence du conseil sera allemande après une présence croate si c'est ça ça va changer les choses ou les rapports de force pas forcément non pas forcément puisque la présidence notamment mais en tout cas fait une proposition d'ordre du jour en réalité et notamment va être déterminante dans les textes que le parlement européen va devoir voter puisque c'est elle qui détermine les priorités dans lesquelles le parlement va s'exprimer donc la présidence a son importance par contre elle n'a pas d'un elle a moins d'importance sur le sont en réalité elle n'a pas plus la présidence allemande n'a pas plus de voix quand elle préside que quand elle est membre donc l'importance à se mettre d'accord sur les priorités avec les allemands plus que maintenant mais pas de rapport de force différents d'accord je ne veux pas te faire parler trop longtemps de toutes les instances européennes parce qu'on pourrait y passer du temps c'est passionnant mais on perd vite ce qui nous qui nous écoutent peut-être une question sur la presse justement tu nous parlais à l'instant des instruments financiers qui vont être utilisés je l'espère qu'il prend être mutualisés pour investir qu'est ce que ça doit quand même changé pour l'europe pour la presse on est dans un moment d'histoire pour tous nos deux pays et que les changements très profonds toi à l'échelle européenne qu'est ce que tu vois comme grand jeu pour demain mais on est d'abord il va falloir être ambitieux et imaginatif dans la presse parce que les opinions publiques notamment italiennes ont très mal vécu cette séquence et la perception de certains peuples européens est que l'europe n'a pas été au rendez donc j'espère que dans les prochaines semaines ça sera le cas et le risque c'est que le front anti européens se renforce en europe et le jour où les italiens quitterait l'europe comme les les anglais l'ont fait on serait dans des très grosses difficultés donc c'est un sujet qui est aussi politique qui n'est pas que fonctionnel organisationnel matériel c'est aussi un sujet politique et 1 il faut peut-être passer d'une europe qui est d'abord le ce que disait un peu le président la république à une europe qui est encore trop diplomatique un espace politique faut assumer la contradiction assumer le fait qu'on puisse amener du débat politique en europe a su mais aussi du coup les désaccords aujourd'hui à chaque fois que la france et l'allemagne ne sont pas totalement d'accord on vit ça comme une crise diplomatique alors que quand des oppositions une majorité ou des partenaires de coalition sans désaccord sur un certain nombre de points dans certain nombre de gouvernements on dit que c'est la vie démocratique donc je pense qu'il faut assumer une part de conflictuelle it est positive dans notre débat futur être imaginatif sur les projets européens faut beaucoup plus développée la culture notre souveraineté alimentaire la pax important pour les français dans les prochains mois et puis aller plus loin dans un degré d'intégration européenne qui nous protégera aussi parce que je pense que c'était ça aussi l'objet de notre campagne électorale dernière au niveau refaire c'était l'europe qui protège et pour montrer et pour prouver au citoyen que l'europe protège nous manque encore un certain nombre de dispositifs et protéger réellement et est donc ça il va falloir avancer sur l'environnement sur la défense puisque la prochaine crise peut être aussi une crise militaire on n'en sait rien aujourd'hui on voit bien d'ailleurs imaginer mais pas du tout d'avoir cette crise sanitaire il ya quelques mois donc on peut avoir d'autres crises d'autres types de crise il faut qu'on se prépare et qu'on se prépare au niveau européen pour pas non plus avoir à faire face aux mêmes critiques qu'on a eu à faire face aujourd'hui bien sûr et avec la question de la souveraineté qui est beaucoup dans le débat on voit aujourd'hui avec lui une bataille et je dirais à mort entre nationaliste progressiste sur ce sujet là avec une bataille vous pris idéologique sur ce qu'on met derrière le mot souveraineté repli sur les frontières pour les uns ou une vraie souveraineté européenne qui est l'idée que nous on porte avec le président de boucler avant l'entente sera l'un des enjeux pour la suite avec gros enjeu parce qu'il ya une forme de contradiction totale à penser que les réponses ne peuvent être que national un sujet qui mondialise est et donc on aura besoin évidemment d'aller vers plus de réponse collective au niveau européen on a besoin de créer un modèle européen c'est un peu l'échec du modèle sinon américain en quelque sorte la réponse à la crise quand on regarde bien les choses du côté asiatique on voit bien les difficultés dans lesquelles on nous on a eu à se préparer avec des informations potentiellement qui nous ont manqué du côté américain on voit bien le retard au démarrage et avec un modèle de santé ou les gens qui sont en réanimation vont devoir payer toute leur vie pour être passé en réanimation parce qu'ils n'avaient pas de modèle de social adapté donc ces deux modèles sont pas les modèles qu'on doit caler et copié dans la crise le vrai modèle des européens on doit être fier de ce modèle et on doit l'enrichir et on doit trouver des réponses collectives on s'est encore une fois que les réponses doivent être national et se recroqueviller sur nous-mêmes je pense que c'est une erreur fondamentale et j'espère que pour le coup les français et des européens tomberons pas dans le piège parce que c'est aussi ça que on regarde de l'autre côté ceux qui veulent du mal à l'europe qui n'ont pas intérêt à ce qu'on se mettre d'accord que l'europe soit forte ont aussi intérêt qu on se divise sur cette question-là l'inscrire à un large consensus politique ensuite on a va de l'avant et peut-être qu'on peut conclure là dessus parce que notre engagement est de faire des lives d'à peu près une deux perdent donc on pourrait passer l'après midi ensemble mais mais sur aussi on voit là les stratégies de ceux qui veulent du mal au multilatéralisme et à ses réponses là c'est notamment la réponse américaine face aux déficiences de la gouvernance mondiale la coopération mondiale voit ce qui s'est passé avec l'om est ce encore il ya quelques jours et la réponse américaine qui est de quitter et de retirer les fonds à l oms qui est évidemment aussi la bataille qu'on va avoir abonnés dans les années qui viennent exactement en épi autant on peut peut-être être d'accord avec le constat de naipaul dix ans de metz a failli peut-être on peut trouver des éléments mais en tout cas la réponse peut pas être de se désengager la réponse doit être justement de trouver éventuellement de nouvelles supranationalité qui permettent à l'om est d'aller sur place d'investiguer de donner des vrais chiffres de compris donner des éléments de préparation à une épidémie à des états qui sont pas encore touchés donc tout ça il faut l'organiser et c'est le faux débat sur lequel il faut pas tomber entre souveraineté et mondialisation pas la mondialisation qui est en cause par contre il nous faut une forme de souveraineté justement qu'ils portent c'est la mondialisation subi d'une certaine façon quand on a calé il nous faut il nous faut l'être et bah écoute merci beaucoup rire toi j'espère qu'on a pu répondre au maximum de deux questions sur les grands enjeux puis aussi les points assez concret qui se pose là demain je recevrai cédric aux pourparlers des outils numériques qui ont fait largement débat en france et qui sont aussi un sujet européen parce que nos voisins travaille sur ces sujets là et donc on pourra en débattre avec lui depuis jeudi on reparle d'europe avec cuisine à dakar au boulot donc kim de tes collègues ça euro députés et médecins et c'est aussi à ce titre l'action je voulais qu'on puisse pas échangé avec avec les who were no pital militaire en plus en france exactement et grecs ayant toujours vécu élevé plus on vécu en italie donc et koch beaucoup de cases vous pourrez rouler sur le sujet je pense exactement ben écoute merci beaucoup stéphane bonsoir à tous et continuez à prendre soin de vous à rester chez vous et à respecter les règles à bientôt restez chez vous