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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 3 mai 2023 26 min

Réforme des retraites : "LFI ne joue pas un rôle responsable et démocrate."

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

merci Laurent Laffont de nous accompagner pendant cette première demi-heure et lui du Val-de-Marne donc du groupe Union centriste vous présentez ici au Sénat la commission de la culture de l'éducation et de la communication on va parler de votre volonté de réformer le dieu visuel public dans quelques instants mais d'abord l'actualité c'est toujours ce climat social les suites du premier mai cette nouvelle journée annoncée par les syndicats le 6 juin prochain est-ce que vous pensez que d'ici là le mouvement social peut s'essouffler manifestement il perdure parce que pour l'instant il y a le dialogue n'a pas été restauré entre le gouvernement et les syndicats et j'ajouterai aussi avec le patronat parce que le dialogue ne doit pas uniquement avoir lieu avec le gouvernement mais avec le patronat moi ce que j'entends notamment de Laurent Berger il y a quelques instants à travers votre reportage dans ce qui dit il n'y a rien qui empêche de retrouver un chemin de dialogue nous traversons je pense plutôt sur la fin mais nous traversons une crise sociale qui n'est pas inédite malheureusement on en a de manière régulière et notamment quand on touche le système de retraite on sait que ça provoque des réactions qui sont compréhensibles il va falloir trouver la porte de sortie cette porte de sortie elle est complexe parce que il faut restaurer un dialogue social alors que les corps intermédiaires et en particulier les syndicats ont été assez malmenés ces dernières années il faut redonner la parole et leur montrer qu'on peut négocier discuter des visions partagées avec eux le travail n'a pas été fait ces derniers mois il faut le refaire pour vous la confiance n'est pas rompu entre les deux qui fait les syndicats je ne sais pas on le verra dans le temps mais en tout cas dans ce que j'entends des paroles des responsables syndicaux et en particulier de la CFDT de Laurent Berger j'entends une certaine sens des responsabilités il met l'accent ce que vous avez illustré dans votre portage sur la question de la partage des valeurs on est dans une phase économique certes complexe mais on voit bien qu'un certain nombre de grands groupes français ont fait des profits très significatifs nous nous avons souligné il y a plusieurs mois l'importance de ces profits et le fait que s'il est pas un retour notamment à destination des salariés mais aussi de la population générale ça posera un problème social on le voit maintenant le problème social Laurent Berger habite à ce qui est une discussion sur ce partage de la valeur je crois qu'il a tout à fait il va falloir un acte fort de la part de l'exécutif des concession faites au syndicat après la séquence retraite je crois qu'il faut deux choses d'abord à l'issue de toute crise sociale il faut une forme de mea culpa dire qu'est-ce qui n'a pas marché si ce n'est sur l'objet de la réforme que personnellement j'ai voté c'est au moins sur la méthode il faut reconnaître que tout ce qui a été fait pour contourner les corps intermédiaires et ben aujourd'hui on le paye on en paye le prix il faut restaurer cette confiance par rapport au corps aux intermédiaires et notamment par rapport aux syndicats et puis la deuxième chose c'est que quand on se met à la table de négociation il faut avoir du grain à moudre il faut dire ce sur quoi on est prêt à négocier et que ces avancées soient suffisamment significatives un mot sur les violences qui ont eu lieu lors du 1er mai on l'a entendu Elisabeth bornière lors des questions d'actualité au gouvernement à l'Assemblée condamnée évidemment c'est violent c'est dire qu'un nouveau palier a été franchi vous redoutez une radicalisation du mouvement oui malheureusement oui on le voit bien qu'il y a des forces qui tirent vers une radicalisation avec des scènes de violence qui sont absolument inacceptables et qui décèdent des violences notamment à l'encontre des forces de sécurité je pense que personne aucun démocrate aucun ne peut accepter ça et il faut le dire haut et fort et ceux qui ne disent pas sont responsables de ce qui se passe notamment la France insoumise là dessus ne joue pas un responsable et démocrate doivent condamner les violences qu'elles soient et ne pas d'une certaine manière les encourager ou les entraîner ce qu'ils font pour vous oui parce que notamment Jean-Luc Mélenchon n'est pas clair dans ses propos il devrait les condamner avec beaucoup plus de force il y a un dossier que vous suivez entre autres c'est la question des Jeux Olympiques est-ce que vous redoutez des que les syndicats fassent des actions que certains syndicats fassent des actions lors de ces Jeux Olympiques 2024 est perturbent les Jeux Olympiques 2024 c'est dans un peu plus d'une année on sera je l'espère sortir de la phase de tension sociale que nous connaissons actuellement je pense que chacun sera responsable chacun est conscient que cet événement des Jeux Olympiques est un élément majeur en terme d'image de la France nous accueillons le monde à cette occasion et je suis sûr que chacun saura faire en sorte que cet événement se passe bien se passe dans les dans les meilleures conditions en tout cas c'est c'est mon souhait on va continuer à parler à de ces Jeux Olympiques pour ça on va aller voir Jacques Pâquier bonjour Jacques merci beaucoup d'être avec nous rédacteurs en chef du journal du Grand Paris on va parler des JO mais sous un autre angle puisque des questions se posent sur la sécurité de ces Jeux Olympiques absolument bonjour monsieur le sénateur vous avez rendu en juillet dernier je crois un rapport sur le la finale de la Ligue des champions au Stade de France qui s'est déroulé le 28 mai 2022 et on se souvient avec un certain nombre d'échauffés vous et vous écriviez que cette événements avaient gravement interrogé je vous cite la capacité de la France à organiser les grands événements sportifs alors là on va je crois est-ce que vous êtes serein vous faisiez une quinzaine de préconisations vous listiez série de dysfonctionnement vous dire on peut pas tout mettre sur la responsabilité des supporters de Liverpool comme certains l'ont fait est-ce que Monsieur Lafont vous estimez que vous avez été écouté vous vous préconisez la meilleure formation des stadiers une meilleure communication entre les équipes plus de souplesse on vous donne des signes pour vous dire que on vous a écouté et que tout va bien se passer pour les JO notamment pour la cérémonie cérémonie d'ouverture qui est inédite la finale de la Champions League je crois que ça a été une véritable prise de conscience et d'une certaine manière il y avait une forme de certitude des autorités françaises de dire ce type d'événement on les a déjà organisés on sait les organiser voilà une forme de certitude et peut-être d'arrogance dans le comportement de certains responsables le fait que ça ait dysfonctionné et ça dysfonctionné à tous les étages de du fonctionnement des des autorités responsables à ce moment-là a été une vraie prise de conscience que malgré notre savoir-faire on pouvait aussi faire des erreurs cet événement était un événement malheureux évidemment nous le regrettons tous mais d'une certaine manière ça a été un an un peu plus de deux ans avant les Jeux Olympiques un événement qui a permis de mobiliser chacun et de reprendre en main tous les systèmes de de contrôle alors est-ce que on est pour autant totalement rassuré de nous on nous restons vigilants en tant que les Jeux Olympiques n'ont pas eu lieu on peut pas dire par avance que ça pas bien se passer je pense que l'élément phare évidemment des futurs jeux c'est cette cérémonie d'ouverture qui peut être un très bel événement moi j'en suis persuadé l'idée de le faire sur la scène et une belle idée qui mettra en valeur la France Paris les grands monuments le long de la Seine qui sera très proportionnelle qui est pas risqué c'est dans notre tradition française on se souvient les Jeux Olympiques d'Albertville on se souvient de cette cérémonie d'inauguration qui a quelque part un peu bouleversé les cérémonies d'une inauguration donc je pense que qu'on est cette ambition là pour ceux de Paris est une belle et bonne ambition après on voit bien qu'il y a encore certains arbitrages qui doivent être rendus notamment sur la jauge 400500600 000 sur la façon de de filtrer les les spectateurs qui qui viendront je pense qu'il faut trouver le bon équilibre entre l'ambition de cette cérémonie d'ouverture et la nécessité d'assurer la sécurité sur un parcours qui est complexe on le sait mais la nécessité d'assurer la sécurité quelque part je le souhaite en tout cas que ça soit qu'un mauvais événement servent de d'une belle et une manière quelque part la finale de la Champions League l'année dernière a été la semaine point mal pour un bien voilà absolument vous avez l'impression que la France est prête à accueillir ces Jeux Olympiques nous le verrons l'été 2024 j'ai le sentiment et notamment depuis un an qu'elle se donne tous les moyens pour y parvenir nous nous avons alerté effectivement à travers le rapport que nous avions fait avec le président de la que j'avais fait avec le président de la commission des lois mon collègue buffet sur un certain nombre de dysfonctionnements nous avons été entendu sur pas mal de points il me semble qu'il y a toujours un élément d'incertitude qui est sur la capacité de des sociétés de gardiennage privée à assurer en nombre la sécurité sur l'ensemble des sites olympiques mais aussi sur le reste du territoire national le recours à la à l'armée me paraît incontournable je pense que à un moment il faudra que l'État soit clair sur ce cette élément là pour l'instant il reste un peu ambigu la question sur un autre sujet absolument on change totalement de sujet Laurent Lafont le Val-de-Marne que vous représentez au Sénat est réputé pour avoir été un pionnier du Grand Paris Express réseau qui va bientôt voir le jour avec les premières lignes qui sont annoncées pour dans quelques mois et il se trouve que on vient de d'apprendre il y a une proposition de loi à l'Assemblée nationale qui va dans ce sens qu'on va étendre ces missions et qu'on va lui confier la coordination de ce qu'on appelle alors trivialement les réseaux de RER métropolitain et plus administrativement des services express régionaux métropolitain est-ce que vous considérez que c'est une bonne idée monsieur le sénateur ou est-ce que vous y voyez le risque qu'on dévoie cette société de ses missions et éventuellement on est l'idée de puiser dans ces caisses sur les conditions financières il faudra regarder de près effectivement je trouve que c'est une idée intéressante qui mérite d'être gardée parce que d'abord la SGP fait son travail même si les réseaux n'est pas encore terminé et mise en circulation le sentiment que ça donne c'est qu'elle fait bien son travail donc il y a un vrai savoir-faire qui a été concentré à l'intérieur de cette SGP encore une fois on réalise près 200 km de de de réseau en quelques années dans un contexte urbain compliqué tout le monde ne peut pas se permettre de faire ça et ne sait pas faire ça donc l'idée de dire que ce savoir-faire la qualité de ses équipes puisse servir au-delà de la livraison du Grand Paris Express je crois est une idée intéressante c'est l'objet de cette proposition de loi nous allons la regarder avec beaucoup d'attention comme ça personnellement je suis plutôt ouvert à cette idée il y a pas de risque vous êtes un expert en vous êtes un expert en finance publique monsieur Lafont vous n'y voyez pas un risque qu'on vienne taper dans la caisse si vous pouvez m'exprimer m'excuser cette expression triviale il faudra regarder de près parce que le financement du Grand Paris Express comme vous le savez bien puisque vous aussi vous le suivez depuis de nombreuses années c'est des recettes franciliennes qui servent à financer cette nouvelle ligne de métro et puis c'est surtout un emprunt qui va essentiellement financer en train qui va être remboursé pendant de nombreuses années il va falloir bien arriver à scinder et à clairement identifier ce qui relève du Grand Paris Express et de ce qui pourrait être les autres missions les autres chantiers de cette Société du Grand Paris sur le papier comme ça cette scission et cette cette organisation nouvelle ne me paraît pas impossible après il faut voir comment ça se traduit merci d'avoir été avec nous à la Une du journal du Grand Paris c'est le patron de la banque des territoires qui dresse un bilan de son institution c'est à dire dans le journal du Grand Paris merci Jacques d'avoir été avec nous à très vite on va parler de votre proposition de voix maintenant Laurent Lafon qui vise à réformer l'audiovisuel public on va voir ce que contient le texte avec Mathias Arès bonjour Mathias bonjour Oriane et Mathias vous allez donc nous parler de la proposition de Laurent Lafont absolument c'est un sujet qui revient avec récurrence créée une grande holding de l'audiovisuel public français à savoir France Télévisions Radio France France media-monde et Lina l'Institut national de l'audiovisuel sous une seule et grande coupole France média c'est votre proposition Laurent la fois elle sera examinée dans un peu plus d'un mois maintenant l'objectif affiché exister et peser dans les débats avant tout face à l'état mais également face aux partenaires privés Laurent Lafont on a l'impression que c'est un vieux serpent de mer cette proposition pourquoi maintenant effectivement c'est pas forcément une idée nouvelle nous l'avons sorti ici au Sénat en 2015 je crois que nous étions les premiers aller sortir je le dis d'autant plus modestement que ce n'était pas moi ni Jean Raymond yvonnet qu'on voit à l'écran mais nos prédécesseurs Jean-Pierre Leleu et André gatolin qui avait sorti un rapport dès 2015 l'idée acheminer à l'époque elle était tout à fait nouvelle l'état n'y pensait pas enfin c'était pas dans son champ de vision depuis il y a eu des conventions d'objectifs et de moyens ou systématiquement l'État a dit à l'audiovisuel public il faut que vous travaillez ensemble il y a eu en 2019 un projet de loi émanant donc du gouvernement l'occurrence du ministre de la Culture francerie esthero prenait cette idée malheureusement à cause de la covid ce projet de loi a été interrompu nous le reprenons parce qu'il y a pour plusieurs raisons que je vais développer dans quelques instants à travers vos questions j'en suis sûr nécessité de de le faire on sent surtout qu'il y a un temps politique qui est un temps particulier et dans lequel la question de l'audiovisuel va se reposer pourquoi parce que vous savez l'année dernière on a supprimé la redevance proposition du gouvernement il me suppression de la redevance on vient d'apprendre il y a quelques semaines que le système de financement qui a été mise en place à l'époque c'est-à-dire réaffecter une partie de la TVA au financement de devises publics ne pouvait pas fonctionner au-delà de 2024 tant qu'il n'y avait pas quelqu'un qui n'y aurait pas une modification de la lol or pour qui modification de la Golf c'est une organique il faut qu'il ait l'accord du Sénat il faut qu'il y a quand l'Assemblée nationale bien entendu donc il y a une discussion qui va s'engager entre gouvernement Sénat Assemblée nationale le Sénat majorité sénatoriale à travers la PPL que j'ai déposé apporte la pierre à l'édifice et son élément de comment dirais-je de discussion avec les deux autres partenaires mais ça veut dire que clairement il y a des inquiétudes sur le financement de Dieu visuel public aujourd'hui pour vous bien sûr bien sûr il y a des inquiétudes dans la mesure où le système qui a été mis en place l'année dernière la même époque il y a un peu moins d'un an ne peut pas fonctionner tant qu'il n'y a pas modification de la Golf donc il faut modifier la lol question volontairement provocatrice qu'est-ce qui distingue votre projet aujourd'hui de ce qui a pu un jour être l'ORTF ces deux choses de nature totalement différentes le RTF c'était un système de contrôle de l'audiovisuel public là c'est pas un système de de contrôle par l'État c'est un système de coordination et de définition stratégique commune entre les différentes acteurs entre les quatre entités que vous avez cité c'est un outil de pilotage et économique et stratégique pour dire quels sont les investissements stratégiques qui doivent être réalisés comment on aborde la question du numérique comment on aborde la question de l'intelligence artificielle comment on aborde la question de la télévision connectée on sait que ce paysage est en pleine évolution il y a nécessité d'avoir un outil plus fonctionnel opérationnel réactif c'est ça nous proposons on va en parler du numérique dans quelques secondes juste pour qu'on comprenne bien quelle différence entre la holding que vous proposez une fusion la fusion c'est que on regroupe toutes les entités les quatre entités dans une seule et même entité c'est un schéma que moi je trouve intéressant mais qui est extrêmement complexe c'est à dire qu'il faut revoir tous les statuts des tous les contrats des agents les uniformiser remettre en question d'une certaine manière l'histoire de ces sociétés leur culture les spécificités entre le monde de l'audio le monde de la télévision on sait que c'est très compliqué est-ce que la holding a vocation aboutir à la fusion ça c'est l'avenir qui dira et c'est la façon dont cette holding est évoluera à ce stade c'est pas ce que nous écrivons et ce que nous disons mais l'avenir le dire en tout cas l'idée c'est que nous ayons un outil relativement qui peut être relativement mis en oeuvre puisque au 1er janvier 2024 on est inscrivait inscrit dans la PPL je vais l'inscrire à la PPL ça pourrait être fait et dès lors il y aura je pense une ligne un objectif qui ça sera clairement affichée pour l'ensemble des responsables de cette audiovisée publique Laurent Lafon parlait du numérique c'est l'un des premiers arguments cette transition numérique de arte par exemple qui a surbrassé plus rapidement le virage numérique reste du service public audiovisuel c'est l'un de vos arguments car là encore il s'agit de peser dans les nouveaux rapports de force de l'audiovisuel et notamment face au plateformes américaines comme l'explique Jean Raymond Hugonnet sénateur LR qui pourrait être peut-être votre premier cosignataire l'arme supplémentaire évidente déjà c'est sur le numérique et l'intelligence artificielle pensez-vous que des entités séparées travaillant séparément peuvent aboutir à quelque chose forcément efficace mais surtout de rapides aujourd'hui ne serait-ce que pouvoir regrouper cette intelligence artificielle et ce travail sur le numérique donnerait plus de puissance c'est déjà un élément forcément déterminant avec son fonctionnement que certains qualifient de fonctionnement en silo est-ce que l'audiovisuel public souffre d'une perte d'énergie d'économie ou de manque à gagner tout simplement oui absolument ce sont des entreprises certes sur des entreprises publiques mais ce sont des entreprises et les entreprises dans un secteur économique extrêmement concurrentiel et c'est le cas leurs concurrents c'est plus TF1 c'est plus M6 c'est Netflix et Amazon c'est des sociétés qui fonctionnent avec une vitesse une rapidité etc sur lequel on est bien obligé de s'adapter et c'est ça que nous disons et vraiment je connais l'illustre à travers les enjeux en termes de numérique en termes d'intelligence artificielle le temps administratif ne correspond pas au temps économique dans lequel sont ces entreprises et il faut à travers cette nouvelle structure les accompagner les aider il y a un vrai enjeu de souveraineté audiovisuel qui se pose aujourd'hui Mathias répondent les opposants à ce projet alors on sait Delphine Ernotte présidente de France Télévisions plutôt favorable si il veille de Radio France plutôt contre alors il y a déjà des atermoiements de rapprochement alors pas de fusion attention entre France Bleu et France 3 par exemple le SNJ d'ailleurs de Radio France par le là d'un projet inacceptable ce qui inquiète certains sur ce sujet c'est la centralisation l'uniformisation de médias dit complémentaires avec des lignes éditoriales différentes et la peur d'une perte d'indépendance pour quelques économies de bout de ficelle ce sont les mots de Xavier Couture ancien numéro 2 de France Télévisions par ailleurs on parle là d'un chantier juridique faramineux pour certains qui pourraient prendre plusieurs plusieurs années plusieurs années selon des sociétés de conseils en audiovisuel alors pour autant Laurent Lafont votre ambition dans ce texte c'est de voir naître cette holding au 1er janvier vous le disiez tout à l'heure comment il parvenir écoutez c'est 9 articles de loi modifier c'est la PPN que j'ai présenté hier non juridiquement la chose est assez facile à faire d'ailleurs je le dis en toute honnêteté simplicité je me suis beaucoup inspiré du projet de Loire ister qui a été déposé commencé d'être débattue à l'Assemblée nationale en 2019 donc juridiquement crée une holding c'est assez simple très honnêtement on n'est pas innovant on croit toujours quand on touche aux structures publiques qu'on crée quelque chose de génial et d'innovant dans le secteur privé créer une ligne ça se fait en quelques semaines et en quelques mois donc ne croyons pas qu'on est en train de construire un monstre etc c'est une structure légère c'est 20 30 personnes qui vont travailler au niveau de cette holding le texte de idée là on va le en débattre nous au Sénat nous avons oui mi-juin nous avons aussi des échanges avec nos collègues de l'Assemblée nationale puisqu'il y a une mission d'information qui a été lancée maintenant il y a plusieurs mois sur l'édition du service public moi je suis en contact avec Quentin bataillon qui est le rapporteur et nous travaillons aussi avec Jean-Jacques Gauthier Jean Raymond Hugonnet sur ces sur ces sujets ce que je constate c'est que ils arrivent aussi à cette conclusion apparemment en tout cas quand un bataillon l'a dit hier aux échos de la nécessité de de faire optimiste sur la navette parlementaire le texte sera repris à l'Assemblée nous verrons je voudrais pas préjugé des résultats mais en tout cas pour l'instant il y a une convergence et je souhaite que cette convergence quelque part c'était quelque chose d'un peu innovant c'est à dire que les deux chambres dans un contexte politique particulier on le souhaite en tout cas les les les les parlementaires qui travaillent sur ces sujets on le souhaite d'avancer ensemble c'est très bien par mi les inquiétudes il y a aussi la question de l'emploi est-ce que la création d'une holding ça signifie des suppressions de poste dans ces groupes aux événements sportifs pour les téléspectateurs aujourd'hui ça coûte souvent cher d'avoir accès aux événements sportifs rien qu'aux match de foot il faut avoir plusieurs abonnements à différentes chaînes est-ce qu'il y a une injustice sociale aujourd'hui dans le fait de pouvoir regarder du sport à la télé oui de plus en plus c'est ça les gens n'en sont pas forcément conscients c'est-à-dire que nous sommes encore dans l'idée de dire on va pouvoir regarder le Tour de France Roland Garros c'est les équipes les matchs de l'équipe de France de football ou de rugby sur le service public et donc on voit bien que ça se passe plus comme ça et ça n'est pas fini ça va être ça va aller en section cette privatisation d'une certaine manière des grands événements sportifs et notre cadre juridique sur les événements d'importance majeurs est assez fragile assez faible on l'a vu l'année dernière à travers Roland Garros ou Amazon a récupéré une partie des droits et le match Nadal Djokovic qui était un des principaux matchs de cette de ce et voilà était décalé à le soir pour passer sur Amazon et pas sur France Télévision il y a un semble tout aussi similaire sur le tournoi des destinations en rugby ou probablement il va y avoir un allotissement et une possibilité que les matchs de l'équipe de France reste sur France Télévisions mais que le reste passe sur une autre chaîne évidemment dans ces cas-là France Télévision est aux concurrence avec qui c'est pas avec M6 et TF1 un peu mais c'est surtout avec Amazon avec Netflix avec ses grandes sociétés américaines dont la puissance financière est considérable et s'ils veulent obtenir des droits il les obtiendront justement parce que ils ont cette masse financière importante il nous estime enfin nous avons estimé que militaire important que le législateur prennent position et à travers la loi c'est notre outil protège les la souveraineté de de d'un certain nombre d'acteurs français et permettent justement que le plus grand nombre est accès à ces grands événements sportifs un dernier sujet dans votre texte en quelques mots vous souhaitez aussi rééquilibrer le partage de la valeur entre les distributeurs et les producteurs ayant des équilibre aujourd'hui oui très clairement d'abord nous avons un système de financement de la production cinématographique audiovisuel qui est performant et c'est extrêmement important que nous soyons créateurs de ce point de vue là d'un certain nombre d'émissions de films de Téléfilm je crois que le problème actuellement on n'est pas un problème de financement de ce secteur il y a des des financements publics ou à travers les les différentes éditeurs le problème est acquisition de un problème de partage de la valeur entre ceux qui les ont financés et notamment évidemment les les chaînes et les sociétés de production je vais vous citer un chiffre pour illustrer France Télévisions finances chaque année près de 520 millions de de production indépendante et que ce soit pour la télévision pour le cinéma ils n'en tire que 10 millions de revenus annuels commercialisation chaque année donc voyez bien que il y a un problème de retour sur l'investissement du point de vue des éditeurs et ce qu'on demande juste c'est qu'il y a un rééquilibrage qui est une renégociation entre producteurs et les différentes chaînes françaises et le texte sera donc examiné la semaine du 12 juin on en parlera évidemment dans cette émission merci Mathias et merci Laurent Laffont d'avoir été notre invité pendant cette première demeure dans 20 minutes dans le club des territoires débat sur le projet d'autoroute entre Castres et Toulouse les travaux ont commencé mais le projet est toujours contesté reportage sur place et débat entre de sénateurs sur ce plateau dans 20 minutes d'abord on accueille notre prochaine invité Christophe Béchu nous rejoint