Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewFrance Inter — L'invité de 6h20 (sur Site radio)· 8 février 2016 6 minContradictoireActualité / polémiqueÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsEurope & internationalSécurité

Nicolas Bay

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:24OuverteRéponse directe

    À quelle conclusion êtes-vous arrivé à ce séminaire pour que le Front National puisse briser cette sorte de plafond de verre ?

  • 1:28OuverteRéponse directe

    Quelle stratégie mettez-vous en place pour aller chercher des électeurs à droite, au-delà peut-être du seul Front National ?

  • 2:15RelanceRéponse partielle

    Vous ne passez pas le second tour.

  • 2:43OuverteRéponse partielle

    Ce qui pêche dans le programme du Front National, c'est notamment sa crédibilité en termes d'économie.

  • 2:59RelanceRéponse directe

    En quoi est-ce que vous avez avancé ce week-end sur ces questions-là ?

  • 3:53RelanceRéponse directe

    Mais sur le plan économique, vous ne mettez pas en sourdine votre projet de sortir de l'euro.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Invité politiqueChiffre
    « 24% aux européennes il y a un an et demi, 26% aux départementales il y a un peu moins d'un an, 28% aux régionales il y a seulement quelques semaines »
  • 0:57Invité politiqueFait
    « Nous avons aujourd'hui des élus régionaux dans toutes les régions »
  • 2:10Invité politiqueChiffre
    « d'obtenir 42 ou 45% dans des très grandes régions, qui représentent un dixième ou un douzième de la France »
  • 3:08Invité politiqueFait
    « On a aujourd'hui un chômage de masse, on a une croissance nulle, on a une situation économique et sociale catastrophique »
  • 3:32Invité politiqueFait
    « Un État stratège, un État protecteur, qui intervient pour que nos pans industriels ne disparaissent pas »
  • 3:40Invité politiqueFait
    « à la justice fiscale pour que les TPE et PME cessent d'être matraqués fiscalement quand les grands groupes du CAC 40 payent très peu d'impôts »
  • 4:20Invité politiqueFait
    « nous voulons retrouver notre souveraineté territoriale, c'est-à-dire le contrôle de nos frontières »
  • 4:28Invité politiqueFait
    « On a une économie qui court derrière une monnaie, qui dessert nos intérêts »
  • 4:41Invité politiquePromesse
    « de sortir de l'euro monnaie unique »
  • 4:44Invité politiquePromesse
    « Nous voulons faire évoluer l'euro vers une monnaie commune »
  • 4:54Invité politiqueFait
    « l'euro sous sa forme actuelle dessert nos intérêts et n'est pas un système viable »
  • 5:04Invité politiqueFait
    « C'est que l'euro sous sa forme actuelle dessert nos intérêts et n'est pas un système viable »

Temps de parole

  • Nicolas Bay71 %
  • Présentateur21 %
  • Présentateur 28 %

1,6 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

France Inter, Catherine Boulay, Éric Delvaux, le 5-7. Votre invité ce matin, Éric Delvaux, c'est Nicolas Bay, le secrétaire général du Front National. Oui, le Front National qui s'est réuni tout le week-end, et même trois jours depuis vendredi en fait, à huis clos dans l'Essonne pour une grande introspection et trouver des pistes qui permettraient aux partis de remporter autre chose que simplement des premiers tours. Bonjour Nicolas Bay. Bonjour.

A quelle conclusion êtes-vous arrivé à ce séminaire pour que le Front National puisse briser cette sorte de plafond de verre, je ne sais pas si l'expression vous ravit, plafond de verre qui va toujours empêcher le parti de remporter des seconds tours ?

0:36
Nicolas Bay

Le Front National s'est réuni pendant le week-end pour travailler d'abord. Nous sortons d'un cycle électoral qui a été marqué par des succès du Front National, des succès d'étape très importants, 24% aux européennes il y a un an et demi, 26% aux départementales il y a un peu moins d'un an, 28% aux régionales il y a seulement quelques semaines, donc le Front National est en pleine croissance, en plein développement. Nous avons aujourd'hui des élus régionaux dans toutes les régions et c'est important de prendre le temps de se réunir, de travailler sur notre projet pour 2017 pour porter Marine Le Pen à l'Elysée et dégager une majorité du Front National à l'Assemblée Nationale.

Donc ensuite, nos débats étaient largement consacrés aux questions stratégiques. Nous avons aussi évoqué la question de la formulation de notre projet et notamment l'importance de donner de la visibilité à tous les aspects de notre projet économique.

1:26
Présentateur

Pour passer des seconds tours, il faut séduire plus largement. Quelle stratégie mettez-vous en place pour aller chercher des électeurs à droite, au-delà peut-être du seul Front National ?

1:34
Nicolas Bay

Je crois que la force du Front National aujourd'hui, c'est précisément de s'adresser à tous les électeurs, qu'ils viennent de la droite ou de la gauche, qu'ils ont été déçus par les uns et par les autres. Et il ne s'agit pas de mettre les Français dans des petites catégories. L'UMP et le PS ont successivement déçu les Français, les ont trahis, les ont abandonnés. Aujourd'hui, le Front National représente une alternative politique. Nous, nous tendons la main à tous les patriotes, quelle que soit leur famille politique d'origine, si je puis dire.

Et je crois qu'avec un Front National qui aujourd'hui a été en mesure, dans des configurations très difficiles régionales, en duel face à la droite, dans des situations créées de toutes pièces, parce que l'UMPS a été une réalité bien concrète, d'obtenir 42 ou 45% dans des très grandes régions, qui représentent un dixième ou un douzième de la France...

2:15
Présentateur

Oui, mais vous ne passez pas le second tour. Oui, on n'en est plus très loin. Vous ne le concrétisez pas au second tour.

2:19
Nicolas Bay

On n'en est plus très loin. Donc ce qui est important, c'est de continuer à progresser, ne plus être à 28% au premier tour, mais demain à 30, 32 ou 34. Et c'est comme ça qu'on pourra l'emporter. Mais le Front National n'est pas loin d'être en situation de gagner dans certaines régions. Et je pense que dans l'avenir, ce sera possible. Et je crois surtout que ce sera utile pour la France, parce que ce que nous avons fait dans nos villes, dans les villes dirigées par le Front National aujourd'hui, avec succès, baisse des impôts, amélioration de la sécurité, nous pourrons le faire à grande échelle.

2:43
Présentateur

Vous l'avez touché du doigt tout à l'heure, ce qui pêche dans le programme du Front National, c'est notamment sa crédibilité en termes d'économie, le souverainisme économique, la sortie de l'euro, la réindustrialisation de la France. À quoi bon si, effectivement, concrètement, on ne peut pas proposer des mesures ? Alors, en quoi est-ce que vous avez avancé ce week-end sur ces questions-là ?

3:01
Nicolas Bay

D'abord, je crois que le Front National est crédible sur les questions économiques, contrairement à tous ses adversaires qui ont tous échoué dans ce domaine de façon lamentable. On a aujourd'hui un chômage de masse, on a une croissance nulle, on a une situation économique et sociale catastrophique. Le Front National, aujourd'hui, a un programme cohérent. Ce programme cohérent, c'est quoi ? C'est à la fois un État qui joue tout son rôle, mais rien que son rôle. Un État stratège, un État protecteur, qui intervient pour que nos pans industriels ne disparaissent pas, qui interviendraient aussi pour protéger notre économie, ce que font tous les pays du monde.

Mais en même temps, nous sommes très attachés à la liberté d'entreprendre, à l'allègement de la fiscalité sur les entreprises, à la justice fiscale pour que les TPE et PME cessent d'être matraqués fiscalement quand les grands groupes du CAC 40 payent très peu d'impôts. Et puis, il faut évidemment alléger aussi les charges sociales, il faut simplifier aussi toutes les contraintes administratives très lourdes qui pèsent sur nos entreprises et qui sont souvent, d'ailleurs, le résultat des directives européennes de Bruxelles.

3:53
Présentateur

Mais sur le plan économique, vous ne mettez pas en sourdine votre projet de sortir de l'euro. Or, c'est une stratégie qui pourrait justement effrayer des électeurs à droite ou à gauche que vous aimeriez bien rallier.

4:06
Nicolas Bay

Je crois que ça fait partie des sujets où il faut bien clarifier nos positions. Nous sommes attachés, nous, à la souveraineté. C'est-à-dire, la souveraineté est à une nation, ce que la liberté est à un individu. Donc, nous voulons retrouver notre souveraineté législative, nous voulons retrouver notre souveraineté territoriale, c'est-à-dire le contrôle de nos frontières, et nous voulons aussi retrouver notre souveraineté monétaire, c'est-à-dire avoir à nouveau une monnaie qui est un outil au service de l'économie, ce qu'aujourd'hui n'est pas le cas.

On a une économie qui court derrière une monnaie, qui dessert nos intérêts, qui dessert derrière les intérêts de quasiment tous les pays de la zone euro. Donc, nous considérons qu'il est fondamental pour relancer notre économie et pour cesser cette spirale infernale du chômage de masse et de l'austérité, de sortir de l'euro monnaie unique. Nous voulons faire évoluer l'euro vers une monnaie commune. C'est un projet qui est raisonnable, nous le ferions en concertation avec les autres pays concernés. Une monnaie commune.

Nous le soumettrions bien sûr à référendum aux Français, donc il ne s'agit pas du tout, comme on l'entend parfois, d'une sortie brutale, simplement nous faisons un constat que tout le monde fait aujourd'hui. C'est que l'euro sous sa forme actuelle dessert nos intérêts et n'est pas un système viable. Je note d'ailleurs que dans le monde, il n'est imité nulle part. Il y a tous les pays du monde qui ont leur liberté monétaire, utilisent la monnaie au service de l'économie, les seuls pays qui en sont privés aujourd'hui, ce sont les pays de la zone euro.

5:19
Présentateur

N'empêche que tout le monde n'était pas d'accord sur sortir ou pas de l'euro au sein même de votre parti. C'est nouveau, ça l'est courant au sein du Front National. Comment Marine Le Pen apprend-elle à faire la synthèse ?

5:29
Nicolas Bay

Je crois que tout le monde était d'accord sur l'objectif et ensuite on discute des modalités et de la façon de formuler notre projet.

5:35
Présentateur

Jean-Lin Lacapel n'était pas d'accord avec Philippot sur la question.

5:38
Nicolas Bay

Si, encore une fois, il y avait un consensus sur la nécessité de retrouver notre liberté monétaire. Ensuite, comment on procède ? C'est ce qui a fait l'objet de discussions au sein du mouvement, mais ça c'est normal. Et puis je dirais que le fait qu'il y ait des sensibilités, c'est assez sain, il y a des parcours différents, nous ne sommes pas une secte, mais il y a une vraie cohérence et il y a une vraie unité derrière Marine Le Pen.

5:55
Présentateur

Cette unité, je crois que beaucoup de partis nous l'envient. Pas question de changer le nom du parti, ça a été longuement débattu ça au séminaire ? Ça a été béèvement débattu, je crois qu'il y a un certain consensus

6:04
Nicolas Bay

pour considérer que de toute façon, ça n'est pas le moment, ne serait-ce que parce que c'est au moment d'un congrès du Front National que cette question pourrait se poser.

6:11
Présentateur

Nicolas Bay, secrétaire général du Front National, invité ce matin du 5-7 de France Inter. Merci et bonne journée. Merci.