Manuel Valls : "Le mot 'socialiste' est un mot mort"|LCI
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:10Manuel VallsFait
« Je suis un républicain de gauche et je le reste. »
- 0:25Manuel VallsFait
« Je pense que le mot socialiste est un mot mort. »
- 0:35Manuel VallsFait
« La doctrine socialiste ne veut plus rien dire par rapport au monde d'aujourd'hui. »
- 2:30Manuel VallsFait
« Il faut aujourd'hui proposer de nouvelles voies, de nouvelles concepts, de nouvelles idées, de nouvelles propositions. »
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Moi, je suis un républicain de gauche et je le reste. Et parce que je suis un républicain de gauche, je n'accepte ni le populisme, ni la violence, ni l'antisémitisme, ni une vision totalitaire et totalisante de la société. Tout ça m'éloigne de Jean-Luc Mélenchon.
La grande différence par rapport au Parti communiste que vous évoquez il y a quelques années, c'est que le Parti socialiste était fort. C'est lui qui entraî la gauche. Ça n'est pas le cas aujourd'hui.
Pour cela, il faut retrouver mais ce n'est pas mon sujet. Je suis plus au Parti socialiste. Je pense que le mot socialiste est un mot mort.
Je pense que la doctrine socialiste ne veut plus rien dire par rapport au monde d'aujourd'hui. Ça m'empêche pas d'être un républicain de gauche et d'avoir Mais ce que vous dites fort. Vous pensez même que le mot socialiste, le non socialiste, dieu sait si dans l'histoire des idées ça a compté, c'est fini.
Mais dans une inter, j'étais premier ministre dans un long entretien nouvel observateur en 2014, ça m'avait été reproché. J'avais dit qu'il fallait que le Parti socialiste change de nom parce que le mot socialiste était un mot mort inventé au 19e siècle. Mais ça veut dire oui, il faut inventer des concepts face à cette jeunesse ou à ces électeurs qui doutent et c'est normal, il faut aujourd'hui proposer de nouvelles voies, de nouvelles concepts, de nouvelles idées, de nouvelles propositions parce que sinon au fond c'est le bruit, c'est la fureur, c'est la radicalité euh qui attire et c'est vrai à gauche, c'est vrai à droite.
C'est pas seulement vrai en France, nous le voyons bien. Donc nous sommes dans un moment important, crucial. la guerre en Iran peut-être la guerre en Ukraine, une tension, une violence dans notre société, un doute profond sur la démocratie.
Donc ne prenons pas à la légère ces débats, mais je pense que sur l'essentiel, tout nous éloigne de Mélenchon. Mais ça veut dire qu'il faut bâtir quelque chose d'autre. Il faut sortir des petits jeux des alliances parce que les mêmes qui disent aujourd'hui c'est fini avec Mélenchon si demain ils acceptent des alliance au municipal législativ ou à la présidentielle pour des plats de lentilles avec euh Jean-Luc Mélenchon ses amis, ils sombreront politiquement et moralement.
Yeah.