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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 4 mars 2022 26 min

Lettre de candidature d'Emmanuel Macron, Le Pen et Zemmour "décrédibilisés", le sort des réfugiés ukrainiens... Le "8h30 franceinfo" de Valérie Pécresse

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Valérie Pécresse, ça y est, Emmanuel Macron est officiellement candidat à sa réélection à l'Elysée, vous dites quoi, enfin ?

0:11
Valérie Pécresse

Je dis il est temps, il est temps parce que nous sommes à 40 jours de l'élection présidentielle, une élection qui va dessiner le destin de la France pour les 5 prochaines années, et il est temps aujourd'hui qu'Emmanuel Macron rende des comptes sur son bilan.

0:25
Présentateur

Vous avez lu sa lettre aux Français ? Oui. Qu'est-ce que vous en avez pensé ?

0:28
Valérie Pécresse

Eh bien j'ai pensé qu'Emmanuel Macron candidat voulait faire le contraire de ce qu'Emmanuel Macron président avait fait. Je pense que face au satisfait site qu'il s'adresse à lui-même, eh bien les faits malheureusement sont implacables, et les faits parlent d'eux-mêmes.

On a aujourd'hui une crise d'autorité majeure dans le pays avec une montée des violences, on a une pérésina migratoire avec des flux migratoires qui sont totalement incontrôlés, on a une école qui est fragilisée, on a un hôpital qui est à bout de souffle, des déserts médicaux dans toute la France, on a une désindustrialisation qui n'a fait que progresser, on est champion du monde des impôts et on a une dette colossale qu'on est en train de léguer à nos enfants. Oui mais ce bilan, on est obligé de le faire parce qu'Emmanuel Macron ne le fera pas, parce qu'Emmanuel Macron veut éviter d'être confronté à l'état aujourd'hui de la France.

1:23
Invité

Contrairement à ce que vous dites, il n'est pas totalement fier de ce qu'il a fait jusqu'à présent, puisqu'il écrit « Nous n'avons pas tout réussi, il est des choix qu'avec l'expérience acquise auprès de vous, je ferai sans doute différemment ». Est-ce que vous saluez quand même son honnêteté ?

1:35
Valérie Pécresse

Je salue surtout le fait qu'il rentre en campagne, qu'enfin il se confronte à la réalité de l'état de la France, à la réalité d'un pouvoir d'achat en berne, à la réalité de retraites qui ne sont pas réévaluées à hauteur de l'inflation, à la réalité de ces Français qui travaillent et qui n'en ont pas pour leur argent. Je crois qu'aujourd'hui, il ne peut pas se mettre au-dessus du peuple et ne pas venir dans l'arène pour débattre.

2:02
Présentateur

Ça veut dire un débat entre tous les candidats ? Vous lui demandez de venir débattre avec vous avant le premier tour ?

2:07
Valérie Pécresse

Moi je crois que ce débat, compte tenu de ce caractère très étonnant, de cette campagne qui va se faire sous fond de guerre, qui va se faire sous fond de pandémie, il est absolument nécessaire que le président de la République accepte ce débat parce que désormais il est candidat et qu'il doit, là encore je le dis, rendre des comptes. On ne peut pas promettre pour demain le contraire de ce qu'on a fait pendant cinq ans.

2:32
Invité

Lui-même avoue qu'il ne pourra pas faire campagne comme il l'avait prévu. En ce contexte de guerre, est-ce que vous diriez que ça lui donne un avantage sur vous, sur ses concurrents, parce qu'on fait confiance au pouvoir en place quand il y a une crise ?

2:43
Valérie Pécresse

Mais ce qui se dessine, c'est le destin de nos enfants. Aujourd'hui, ce que l'on voit, c'est que la France s'est affaiblie depuis cinq ans. On voit qu'on a perdu en souveraineté énergétique. Les prix de l'énergie s'envolent parce qu'Emmanuel Macron a eu une politique énergétique de gribouille. Il a fermé Fessenheim et ensuite il a annoncé la fermeture de douze réacteurs nucléaires, plongeant toute la filière nucléaire dans le désarroi. Et aujourd'hui, nous avons une stratégie énergétique qui doit changer à 180 degrés. Et Emmanuel Macron nous dit, je vais tout changer. On a une école qui est devenue la plus inégalitaire d'Europe.

On a baissé de niveau et rien n'a été fait depuis cinq ans pour corriger cela. Lui, il dit qu'il y a eu plusieurs crises qui ont gêlé son quinquennat, donc il n'a pas pu le faire. C'est ce qu'il dit. Il y a eu la crise Covid, mais la crise Covid n'empêchait pas de gouverner la France. On a eu une présidence totalement autoritaire et solitaire. Tout a été géré de l'Elysée. Aucune confiance n'a été faite ni aux partenaires sociaux, ni aux élus locaux. Aujourd'hui, je serai à Chartres. Je vais présenter mon programme de liberté locale, un pacte de confiance avec les maires.

Et moi, je vais m'appuyer sur ces pouvoirs locaux parce que j'ai vu pendant la crise Covid qu'ils étaient beaucoup plus efficaces que l'État. Un des grands projets que nous devons porter pour les cinq prochaines années, c'est libérer les énergies des Français, libérer, débureaucratiser, tout le contraire de ce qu'a fait Emmanuel Macron. Et moi, ce que je proposerais, c'est que les maires, les présidents de départements, les présidents de régions puissent adapter toutes ces réglementations ubuesques qu'Emmanuel Macron n'a fait qu'amplifier pendant tout son quinquennat pour qu'il puisse répondre aux réalités locales et avoir de l'efficacité.

La performance de l'État, la performance des services publics doit être au cœur du prochain quinquennat.

4:35
Présentateur

Valérie Pécresse, on est peut-être passé cette nuit tout près d'une catastrophe nucléaire en Ukraine puisque des chars russes ont tiré sur un bâtiment d'une centrale nucléaire. C'est même la plus grande centrale nucléaire européenne. Il y a eu un incendie qui a ensuite été éteint. Pas de radiation, nous disent à la fois l'agence atomique et les autorités ukrainiennes ce matin. Qu'est-ce qu'il faut faire désormais ?

4:54
Valérie Pécresse

S'agissant de la guerre en Ukraine, bien évidemment, elle nous impose à tous d'être dans une position d'extrême responsabilité.

5:04
Présentateur

Et d'une idée nationale ?

5:05
Valérie Pécresse

Et donc d'être toujours en proposition et de ne pas faire d'une opposition stérile. Moi, ça a été mon attitude. J'ajoute qu'il y a aujourd'hui à cette présidentielle des candidats qui sont totalement décrédibilisés pour gouverner la France dès lors qu'ils ont fait allégeance à Vladimir Poutine. Je pense à Éric Zemmour qui a déclaré qu'il fallait un Poutine à la France ou à Marine Le Pen qui a déclaré il y a quelques mois que la politique que faisait Vladimir Poutine était celle qu'elle voulait pour la France.

Aujourd'hui, moi, je le dis, il faut avoir un rapport de force avec la Russie, il faut installer ce rapport de force et je me félicite des sanctions qui ont été prisées par la France et par l'Europe. On doit tenir ces sanctions dans la durée.

5:48
Invité

Il faut les intensifier aujourd'hui et renforcer ?

5:51
Valérie Pécresse

Il faut les renforcer parce qu'aujourd'hui, le sujet, c'est le cessez-le-feu. Obtenir un cessez-le-feu en Ukraine, obtenir la désescalade. Et aujourd'hui, malheureusement, on en est loin. Il y a un vrai risque d'embrasement.

6:02
Présentateur

Si vous êtes élue, si la guerre continue, malheureusement, dans deux mois, Valérie Pécresse, par exemple, est-ce que vous irez voir Vladimir Poutine ou est-ce que vous l'accueillerez en France ?

6:09
Valérie Pécresse

Je crois qu'aujourd'hui, ce qu'il nous faut, c'est une médiation politique. La France fournit à travers l'Europe des armes à l'Ukraine. La France a pris le parti de soutenir la démocratie ukrainienne et le courage du peuple ukrainien. Nous sommes partis à ce conflit, même si nous ne faisons pas la guerre à la Russie, nous sommes partis. Quand on est parti, on doit choisir un médiateur indépendant. Parce que la solution à ce conflit, elle sera politique. Il faut donc envoyer un médiateur indépendant à Kiev et à Moscou pour négocier un processus de paix.

6:42
Présentateur

Vous avez proposé un nom, il y a tout juste une semaine, celui de Nicolas Sarkozy. Il n'a pas donné réponse depuis une semaine. Vous ne lui en avez pas parlé avant ?

6:51
Valérie Pécresse

Si, je lui en ai parlé, je lui ai dit que j'allais proposer son nom. Il vous a dit quoi ? Je lui ai dit que j'allais proposer son nom. Lui n'est pas candidat à ce poste, mais je lui ai dit que j'allais proposer son nom.

7:01
Présentateur

Vous avez sans doute lu comme nous le cas enchaîné la semaine dernière Valérie Pécresse qui dit Nicolas Sarkozy n'a même pas pris les appels de Valérie Pécresse, n'a même pas répondu à ses messages.

7:08
Valérie Pécresse

C'est faux, j'ai eu Nicolas Sarkozy deux fois au téléphone. Deux fois au téléphone ce week-end et je lui ai dit que j'allais proposer son nom comme médiateur. Lui m'a dit qu'il n'était candidat à rien et c'est moi qui lui ai dit que je proposerai son nom. Mais on peut imaginer d'autres noms. On peut imaginer aussi celui d'Angela Merkel. Il faut aujourd'hui organiser une médiation parce que la solution à ce conflit, elle sera d'abord politique et diplomatique et qu'il faut pouvoir tracer une voie diplomatique et politique pour sortir de ce conflit.

Alors je sais qu'à un moment où les villes ukrainiennes sont bombardées, à un moment où les civils sont tués, la perspective politique paraît hors de portée. Mais il faut, il faut la dessiner parce que sinon il n'y a pas de chemin de sortie de ce conflit. Quelle perspective politique on peut dessiner ? C'est celle que j'avais proposée dès janvier. C'est celle d'une nouvelle conférence de sécurité pour l'Europe dans laquelle on intégrerait la Russie, l'Union européenne, les Britanniques, les Turcs et où on définirait une architecture de sécurité qui rassure tous les peuples d'Europe avec un conseil de sécurité de l'Europe.

Aujourd'hui l'Europe doit prendre son destin en main et cette crise ukrainienne nous oblige à prendre notre autonomie stratégique au sein de l'OTAN. Là encore, pas question de quitter le commandement intégré de l'OTAN comme certains, comme Éric Zemmour ou Marine Le Pen le proposent, parce que ce serait une faute. Nous avons besoin de l'OTAN et on le voit aujourd'hui pour nous protéger.

8:36
Présentateur

Le fil info 8h41, Valérie Pécresse pour avoir les dernières infos sur ce qui se passe justement en Ukraine et on vous retrouve dans un instant.

8:43
Invité

Aucune fuite radioactive constatée à la centrale nucléaire de Zaporizhia, annonce du régulateur ukrainien de l'activité nucléaire ce matin. L'armée russe occupe les lieux après une attaque dans la nuit. Un incendie au cours de cette attaque a touché un bâtiment administratif, mais les six réacteurs sont intacts. Ils ont été arrêtés par précaution. Réaction à cette attaque, le président ukrainien accuse Moscou de recourir à la terreur nucléaire. Londres parle d'actions irresponsables qui peuvent menacer directement la sécurité de toute l'Europe. Une nouvelle réunion est prévue à Bruxelles aujourd'hui avec les ministres de l'OTAN et de l'Union Européenne.

En France, le jour sans fin doit s'arrêter le 14 mars. Dans 10 jours, ce sera la fin du pass vaccinal et du masque obligatoire, sauf dans les transports en commun et les établissements de santé. L'écologiste Sandrine Rousseau exclut de la campagne de Yannick Jadot après des propos très critiques contre son candidat. Propos rapportés par le journal Le Parisien et propos démentis par Sandrine Rousseau. France Info

9:44
Présentateur

Le 8.30 France Info Salia Brakia, Marc Fauvel

9:49
Invité

Bienvenue toujours avec Valérie Pécresse, la candidate Les Républicains à la présidentielle. C'est une demande qui a été réitérée cette semaine par le président Zelensky, celle d'une adhésion immédiate de l'Ukraine à l'Union Européenne. Est-ce qu'il faut accéder à cette demande ?

10:03
Valérie Pécresse

Vous savez, aujourd'hui ce que je crois, c'est qu'il faut approfondir l'Union Européenne et donc renforcer ses pouvoirs, renforcer ses capacités de décision, y compris en matière de défense. Et on le voit aujourd'hui, la crise ukrainienne nous impose de conforter l'Union Européenne. Donc je ne suis pas favorable à d'autres élargissements, mais la situation est exceptionnelle. Et compte tenu de la solidarité que nous devons au peuple ukrainien, et pour marquer cette solidarité, je pense qu'il est nécessaire d'ouvrir une perspective d'adhésion à l'Ukraine.

L'Ukraine est un État européen, donc nous avons un accord, vous le savez, de partenariat renforcé depuis 2014 avec l'Ukraine, qui est déjà un partenariat très fort, très exigeant. C'est d'ailleurs une des raisons qui a poussé Vladimir Poutine, j'allais dire, à se crisper sur cette Ukraine qui se rapprochait de l'Union Européenne. Donc je crois qu'il faut clairement dire à l'Ukraine, oui, une perspective européenne nous est ouverte.

11:02
Invité

Si vous êtes élu dans deux mois, est-ce que vous profitez d'avoir la présidence du Conseil de l'Europe pour entamer une procédure accélérée pour l'adhésion de l'Ukraine ?

11:13
Valérie Pécresse

Je dis, la perspective pour l'entrée de l'Ukraine est ouverte. Mais vous savez, le processus d'adhésion, il doit être validé par les 27 à l'unanimité. Et c'est un processus qui nécessite qu'on vérifie énormément de choses, y compris la fiabilité du gouvernement, y compris qui et comment l'Ukraine mène sa politique économique. Tous ces sujets-là doivent être traités.

11:38
Présentateur

Un million de réfugiés ukrainiens ont déjà fui le pays depuis le début de l'invasion russe, il y a un peu plus d'une semaine. Est-ce que la France doit en accueillir le maximum possible ?

11:47
Valérie Pécresse

La France doit être au rendez-vous de sa tradition humaniste du droit d'asile.

11:52
Présentateur

Autant que possible ou pas ?

11:53
Valérie Pécresse

Aujourd'hui, dans ma région, j'ai débloqué déjà 500 000 euros d'aide en faveur de l'Ukraine, qui va être acheminée en Ukraine et en Pologne. Nous avons aussi débloqué 600 places d'accueil pour les réfugiés qui souhaiteraient venir sur notre sol. Aujourd'hui, l'Ukraine a besoin de nous et nous, nous saluons le courage du peuple ukrainien.

12:18
Présentateur

Est-ce que tous les réfugiés qui veulent venir en France pour quelques mois, quelques années, on ne sait pas combien de temps va durer cette guerre, Valérie Pécresse, doivent pouvoir y rentrer et rester ici ?

12:27
Valérie Pécresse

Aujourd'hui, les Ukrainiens doivent avoir la protection qui s'attache à un pays en guerre, un pays menacé. Maintenant, ce que je crois, c'est qu'il est préférable, effectivement, d'organiser leur accueil dans les pays limitrophes pour qu'ils puissent rentrer chez eux le plus rapidement possible. C'est aussi pour cela que nous travaillons avec la Pologne, avec la Moudaline.

12:50
Présentateur

Vous dites un peu comme Eric Zemmour, mieux que ce soit la Pologne qui les garde.

12:53
Valérie Pécresse

Non, je dis, nous devons les accueillir, nous devons être fidèles à notre tradition. Mais priorité aux pays limitrophes ? Non, j'ai dit, nous devons les accueillir.

13:07
Invité

On les accueille sans quota pour les pays européens ?

13:10
Valérie Pécresse

On leur donne la protection, qui est la protection que nous donnons à tous les peuples persécutés et en guerre.

13:15
Invité

Votre discours aujourd'hui est surprenant, Valérie Pécresse, parce que la droite n'a pas eu la même position quand il s'agissait de réfugiés syriens, afghans ou irakiens. C'est une question de quoi ? De couleur ? De religion ?

13:25
Valérie Pécresse

Mais absolument pas. Moi, j'ai toujours dit, et je n'ai jamais varié, que j'étais attachée aux droits d'asile. Ce que je conteste, c'est les abus du droit d'asile. C'est lorsque des migrants économiques se présentent en se prétendant persécutés dans leur pays, alors qu'ils ne le sont pas. Vous savez que nous avons eu cette année 100 000 demandeurs d'asile qui ont déposé leurs demandes en France. 100 000, on sait que la grande majorité de ces 100 000 ne seront pas des vrais demandeurs d'asile et surtout, on sait qu'ils ne rentreront pas chez eux.

Moi, ce que je demande dans mon programme, c'est que quand on fait une demande d'asile, on la fasse à la frontière, on la fasse dans nos ambassades et qu'elle soit traitée dans le mois qui suit de façon à ce que les faux demandeurs d'asile soient rapatriés chez eux et que les clandestins rentrent chez eux. Pardon, y compris dans le cas présent ? Mais les Ukrainiens auront la protection qui s'attache à un pays en guerre. C'est une protection qui leur donne le droit à un titre de séjour d'un an. C'est comme ça que ça fonctionne et vous le savez très bien.

14:29
Présentateur

Valérie Pécresse, les sondages, aujourd'hui, si vous les regardez, vous donnent. Entre la troisième et la cinquième position, au premier tour, est-ce qu'ils se trompent ? Ou est-ce que vous pensez que vous allez remonter la pente ?

14:40
Valérie Pécresse

Je vous l'ai dit, je crois qu'aujourd'hui, tous les candidats qui ont soutenu Vladimir Poutine de quelque manière que ce soit sont disqualifiés. Donc il va y avoir un effet Poutine dans les sondages ? Parce qu'ils sont sous influence d'une puissance étrangère, ils sont sous influence d'un dictateur qui fait la guerre, qui amène le feu sur le continent européen. Et donc je pense qu'ils sont aujourd'hui discrédités dans cette campagne. En revanche, moi je porte un vrai projet d'alternance à Emmanuel Macron, un projet qui réparera la France. Qui réparera la France parce que je ferai toutes les réformes qu'il n'a pas eu le courage de faire.

La réforme des retraites pour garantir à nos retraités une retraite digne. Et avec ma réforme des retraites, plus aucun retraité qui a travaillé toute sa vie n'aura une retraite inférieure au SMIC. Une réforme du travail avec une augmentation de 10% des salaires. Mais oui, mais c'est important. C'est important parce que nous devons réparer la France. Et aujourd'hui, nous avons des candidats extrêmes. Et ces candidats extrêmes, eux, n'ont pas financé leur programme. Ne présentent aucune réforme courageuse. Ils vont le faire la semaine prochaine. Ne présentent aucune réforme courageuse. Et si on chiffre les programmes de M.

Zemmour ou de Marine Le Pen, c'est encore des dizaines de milliards d'euros qui seraient déversés. Je ne sais pas où ils les prennent. Nous avons 2 800 milliards de dettes. Pourtant, Valérie Pécresse, ce que vous dites là, n'a pas compris Emmanuel Macron.

16:01
Invité

Mais Mme Brachia, Renaud Muselier, Régueur, Natacha Bouchard. Et maintenant, Jean-Pierre Raffarin ont décidé de soutenir Emmanuel Macron. Jean-Pierre Raffarin qui dit, Emmanuel Macron est le plus jeune et le plus expérimenté. Il explique que vous, vous ne serez pas un barrage à l'extrême droite.

16:16
Valérie Pécresse

Qu'est-ce que vous lui répondez ? Je lui réponds qu'il a tort. Mais Jean-Pierre Raffarin avait rejoint Emmanuel Macron depuis déjà 5 ans. Donc, vous le savez bien, tous ces ralliements sont des ralliements qui ont été faits il y a 5 ans. Il y a Renaud Muselier, il a pris position. Renaud Muselier a quitté les Républicains et a fait une alliance avec LREM pour garder sa région il y a un an.

16:39
Présentateur

Vous ferez barrage à l'extrême droite ?

16:41
Valérie Pécresse

Mais enfin, c'est mon ADN, c'est mon ADN depuis toujours.

16:45
Présentateur

Quel que soit votre score, si par exemple vous n'êtes pas qualifié au second tour et qu'il oppose Emmanuel Macron à l'un des candidats de l'extrême droite dont vous venez de parler, vous appellerez clairement à voter pour Emmanuel Macron. M. Fauvel, Fauvel, Fauvel, Fauvel, c'est un autre.

16:56
Valérie Pécresse

Pardon, M. Fauvel, pardon, excusez-moi, M. Fauvel, M. Fauvel, M. Fauvel, M. Fauvel, si je suis dans cette campagne, c'est pour la gagner et donc pour être au deuxième tour et je serai au deuxième tour.

17:09
Présentateur

Mais vous ferez barrage quel que soit votre score.

17:11
Valérie Pécresse

Je serai au deuxième tour.

17:13
Présentateur

Bon, 8h50, le fil info, Valérie Pécresse, vous restez avec nous, Lisa Guyane.

17:17
Invité

La France confirme qu'il n'y a pas d'alerte radioactive autour de la centrale de Zaporizhia en Ukraine. Sur France Info tout à l'heure, la ministre de la Transition écologique Barbara Pompili indiquait que les balises n'avaient pas relevé d'anomalies. Ce matin, l'armée russe occupe le site de cette plus grande centrale d'Europe après une offensive lancée dans la nuit. L'incendie qui avait pris dans un bâtiment administratif a pu être éteint. Les 6 réacteurs ne sont pas touchés. La Russie, de son côté, renforce son arsenal répressif. A l'instant, les députés viennent d'adopter un texte qui rend les informations mensongères sur l'armée passables d'une peine de prison.

Les informations mensongères, ainsi que diffusées par certains médias, l'accès à 4 médias indépendants dont la BBC vient également d'être restreint depuis ce matin. La fin du faux suspense à quelques semaines de la présidentielle. Emmanuel Macron annonce sa candidature dans une lettre aux Français publiée ce matin dans la presse. Réaction de Marine Le Pen. Hormis l'Ukraine, il est responsable de toutes les crises intervenues durant son mandat. 150 pompiers mobilisés depuis 5h30 ce matin en Seine-Saint-Denis après une explosion dans un immeuble à Aubervilliers. Il y a au moins 3 blessés graves, 19 blessés légers. France Info

18:31
Présentateur

Le 830 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel.

18:36
Invité

Valérie Pécresse, on m'en parlait tout à l'heure. Vous avez dû réécrire votre principale proposition en matière de pouvoir d'achat à la demande du patronat, du MEDEF, celle qui prévoit d'augmenter la plupart des salaires de 10%. Elle a été mal ficelée ? Vous étiez mal préparée ?

18:49
Valérie Pécresse

Mais absolument pas, je ne l'ai pas réécrite. J'ai dit que j'augmenterais de 10% les salaires pendant mon quinquennat. Et j'ai expliqué ensuite comment j'allais le faire. J'ai expliqué le chemin. Le chemin, il est très clair. Dès juin, un tiers des cotisations retraite sur la feuille de paye seront supprimées. Donc ça fera 3% de hausse des salaires prise en charge par l'État grâce aux mesures d'économie que je vais faire.

19:14
Présentateur

3% l'été prochain. Économie des 3% pour tous les Français de hausse des salaires. Alors qu'à l'origine, votre mesure était uniquement jusqu'à 3 000 euros. Là, finalement, ça sera pour tout le monde.

19:23
Valérie Pécresse

C'est parce que ce n'est pas constitutionnel de ne pas le faire pour tout le monde.

19:27
Présentateur

Alors 3% l'été prochain pour tous les salariés du privé. Absolument.

19:31
Valérie Pécresse

Et l'important dans cette proposition, c'est le mot économie. Parce que personne dans cette campagne n'ose dire les mots qui fâchent. Il va falloir dépenser moins. Il va falloir dépenser mieux. Pour cela, je vais décentraliser. Je vais supprimer les doublons qu'il y a dans la sphère publique. Nous sommes champions du monde des impôts. Et pourtant, nous avons des services publics qui ne fonctionnent pas. Et une hyper bureaucratie qu'Emmanuel Macron n'a fait qu'amplifier et qui ligote les Français. Les 7 autres pourcents, ils sont pour quand ? 3% d'augmentation des salaires dès le mois de juillet. Ensuite, je ferai une conférence des salaires avec l'ensemble des partenaires sociaux.

Et je verrai quels efforts les entreprises sont prêtes à accomplir, elles aussi, en matière de salaire. Aujourd'hui, ce qu'elles disent et ce que disent les prévisions de la Banque de France, c'est qu'elles sont prêtes à augmenter de 2% les salaires en moyenne de plus que ces 3%. Donc l'objectif, c'est 5 pour 2023. Et ensuite, nous avons jusqu'en 2027 pour continuer cette augmentation méthodique des salaires. C'est une déclaration d'intention, la Valérie Pécresse ? Non, pas du tout.

20:34
Invité

C'est-à-dire que si les entreprises ne veulent pas, il n'y a pas d'augmentation ?

20:36
Valérie Pécresse

Non, Mme Baclia, c'est un engagement. Ce que je vais faire aussi, c'est que je vais continuer toutes ces réformes. Réformes des retraites, réformes de l'assurance chômage, réformes de l'État, réformes des collectivités locales. Toutes ces réformes, réformes lutte contre la fraude fiscale. Toutes ces réformes qu'Emmanuel Macron n'a pas eu le courage de faire. Et dès qu'on économisera de l'argent, on baissera les impôts. On baissera les impôts de production des entreprises. On débureaucratisera les choses. Parce que moi, j'ai pris l'engagement de diviser par deux la durée de toutes les procédures administratives.

J'ai pris l'engagement vis-à-vis des entreprises d'arrêter toutes les surtranspositions et de désurtransposer les normes. Pourquoi ? Parce que si elles ont moins de normes, elles gagneront plus d'argent. Donc j'aurai un donnant-donnant avec les entreprises, un dialogue avec elles, pour que les salaires continuent d'augmenter. Et si elles ne les augmentent pas d'elles-mêmes, c'est l'État qui reprendra la main et qui continuera de baisser les charges. Mais cet engagement de 10% de hausse des salaires, il doit être tenu. Pourquoi il doit être tenu ? Je vous l'explique. C'est parce qu'aujourd'hui, on a des revenus de l'assistanat qui ne sont pas assez différents des salaires.

Et aujourd'hui, si on veut que les Français aillent travailler dans des métiers qui sont souvent pénibles, dans des métiers dans lesquels il faut payer son essence pour aller travailler, donc qui sont coûteux pour eux, eh bien il faut que les salaires augmentent.

22:00
Présentateur

L'essence, justement, le gaz, l'électricité, le gouvernement a mis en place ce qu'il appelle un bouclier tarifaire. Il y en a pour 17 milliards d'euros, déjà, ces derniers mois, entre le chèque inflation, le gel du prix du gaz, de l'électricité. D'abord, est-ce que vous le maintiendrez, ce bouclier, jusqu'à la fin de l'année ?

22:16
Valérie Pécresse

De toutes les façons, il est voté pour jusqu'à la fin de l'année, donc il sera maintenu jusqu'à la fin de l'année. Mais vous voyez bien que le sujet, là encore, c'est l'imprévision. L'imprévision d'un gouvernement qui, depuis 5 ans, n'a pas mis les moyens sur l'indépendance énergétique de la France. Et en fermant Fessenheim, en annonçant la fermeture de 12 réacteurs nucléaires, Emmanuel Macron a fait totalement fausse route sur la politique énergétique de la France. Il fallait, au contraire, réinvestir. Vous savez bien que le premier EPR nucléaire, celui de Flamanville, a encore pris du retard.

Donc là encore, Emmanuel Macron est responsable, en partie, de cette situation, qui fait qu'on n'arrive pas à sortir des projets industriels de terre, aujourd'hui, en moins de 15 ans.

23:03
Présentateur

Le PR, il a été lancé, effectivement, il y a 15 ans. Emmanuel Macron est responsable d'une partie de son retard.

23:07
Valérie Pécresse

Nous devons, aujourd'hui, réindustrialiser la France et réussir à raccourcir tous ces délais, ces délais administratifs, cette bureaucratie, ce choc de simplification. Ça fait 15 ans qu'on en parle. Personne ne le fait. Moi, je le ferai.

23:23
Invité

Sur l'inflation, parce que c'est maintenant 3,6% d'inflation, un chiffre qui va forcément impacter la croissance. Est-ce que vous allez changer ou amener d'autres propositions dans votre programme pour faire face à cette inflation et donner plus de pouvoir d'achat aux Français ? On a entendu votre proposition sur les salaires, mais est-ce qu'il y a d'autres choses ?

23:42
Valérie Pécresse

Alors oui, oui, j'ai plusieurs mesures sur un bouquet de pouvoir d'achat. Moi, ce que je souhaite, c'est que tous ceux qui veulent travailler plus puissent le faire. Donc ça veut dire quoi ? Ça veut dire défiscaliser les heures supplémentaires sans plafond, pouvoir cumuler un emploi et une retraite sans limite et sans réglementation comme aujourd'hui, pouvoir transformer les RTT. Vous savez qu'il y a beaucoup de Français qui n'ont pas pu prendre leur RTT à cause de la crise Covid. Pouvoir transformer ces RTT en salaire sans charge patronale pour que les entreprises puissent les racheter.

Je supprimerai la taxe, la TVA sur les taxes, sur la facture d'électricité pour modérer cette facture d'électricité. Et puis surtout, je veux aider les familles. Parce que vous le savez, aujourd'hui, on a un vrai problème. Nous avons une natalité qui baisse parce que François Hollande et Emmanuel Macron ont complètement sacrifié la politique familiale en n'en faisant qu'une politique sociale. Moi, je souhaite que l'on revienne à une politique familiale avec des allocations universelles dès le premier enfant. Parce qu'un pays qui n'ose pas faire des enfants, dans lesquels les jeunes couples n'osent pas concrétiser leur désir d'enfant, est un pays qui décline.

Ce n'est pas un hasard si la Chine, si l'Allemagne remettent en place une vraie politique familiale. Donc il faut absolument que nous aidions les couples à avoir une vraie politique familiale. Et puis, je veux aussi une France de propriétaires. Vous le savez, dans la France de l'après-Covid, les Français redécouvrent la vie dans les villes moyennes, dans les bourgs, dans les villages. Et ils peuvent, parce qu'il y a de l'épargne qui a été accumulée pendant le Covid, c'est le paradoxe. Il y a à la fois des Français qui sont dans la précarité, mais il y a aussi des Français qui ont pu épargner.

Je veux qu'on puisse avoir des prêts à taux zéro sur tout le territoire français pour pouvoir permettre de réhabiliter ces cœurs de villages, ces cœurs de bourgs et revitaliser la ruralité. Donc vous voyez un programme avec un vrai bouquet de pouvoirs d'achat pour permettre aux Français de vivre mieux.

25:43
Présentateur

Merci beaucoup Valérie Pécresse, candidate des Républicains. Invité ce matin de France Info, bonne journée à vous. Si vous aimez le 8.30 France Info, on vous conseille Élisée, la bataille, le podcast du service politique de France Info pour tout savoir sur la présidentielle et ses coulisses. A découvrir sur votre appli de podcast préféré et sur franceinfo.fr C'est le monde, je sais.

26:02
Locuteur

lumineux. Là, on va aussi. Maue L denim . Excuse-moi la culture. Suff stehen que dans une vieilleuse Moderne, il n'y a pas du tout moment-soulet à faire varias 臺.

Lettre de candidature d'Emmanuel Macron, Le Pen et Zemmour "décrédibilisés", le sort des réfugiés ukrainiens... Le "8h30 franceinfo" de Valérie Pécresse — Valérie Pécresse · Pourquijevote