Entretien Vincent Garenq, Antoine Reinartz, Emma Boumali - L'Abandon - FIFFH 2026
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« l'aventure est pas encore tout à fait terminée puisqu'il ressort euh aujourd'hui ou, je sais plus. »
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« moi je suis enfin je la je suisante mais j'étais élève et je savais pas pourquoi je faisais les une minute de silence chac et cetera »
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« Est-ce que vous avez rencontré d'autres membres de la famille de Samuel Paty pour préparer le film vous-même ou l'équipe ? »
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« On voulait vraiment savoir ce qui s'était vraiment passé en fait. On voulait connaître l'histoire de qu' avait derrière ce mensonge et cet issue horrible. »
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« l'essentiel de la préparation d'un film, c'est l'écriture en fait hein. C'est le ce qui ce qui commande un film, un tournage, c'est le scénario hein. »
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« j'ai réalisé à quel point j'étais ignard sur la question, où je connaissais rien de l'histoire »
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« il y a une vérité judiciaire qui existe qui il y a peu de de de combat au niveau des faits. Enfin c'est c'est pas débattu. »
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« Vous êtes aussi évidemment comédienne dans le film, vous jouez Bachira qui a une importance particulière. »
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« moi je suis une menteuse dans la vraie vie he désolé. »
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« Est-ce que ça vous semblait comme vraiment un défi vous Vincent de devoir raconter une histoire sur justement ces 11 jours ? »
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« l'unité de temps, enfin on dit toujours ça, il y a l'unité de temps et c'est les 11 jours. L'unité d'action bah il se passe c'est la même histoire qu'on raconte cette crise qui se passe dans un collège »
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« Est-ce que par exemple la direction de Vincent en tout cas dans ce film euh est-ce qu'elle a laissé place à des moments peut-être plus improvisés où c'était vraiment très écrit et respect ? »
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« il fallait mettre un peu d'un pro et de euh Mais quand on parle un pro, on a l'impression qu'on va dans tous les sens, c'est plus de recréer la véracité de ce cours. »
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« comment ça s'est passé justement pour trouver vos interprètes majeurs ? »
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« UGC mais en 3 jours, ils ont lu le scénario 3 jours après il nous appelaient, ils voulaient absolument faire le film. »
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« Samuel Patti a été invité au festival de Cann et voilà et du coup tout ça ça fait que le le le film est reçu par le public »
Temps de parole
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[musique]
Bonjour à toutes et à tous. Vincent Garinc, Emma Bouali, Antoine Renart. Merci d'être avec nous en cette édition du Festival International du film de fiction historique. Vous êtes tous les trois ici pour présenter le film L'abandon qui est un film qui est sorti le 13 mai dernier en même temps qu'il a été présenté en séance spéciale au festival de Cann. C'est un film qui donc a eu sa sortie nationale, qui a connu un succès au boxfice français, qui a été vu par voilà différents public et on est très heureux de vous recevoir plusieurs mois après la sortie du film et également plusieurs mois après sa production, son tournage, sa post-production et sa sortie.
Euh comment vous sentez-vous face au film et quel souvenir vous gardez en mémoire de cette aventure ? Ben, je crois que l'aventure est pas encore tout à fait terminée puisqu'il ressort euh aujourd'hui ou, je sais plus. Et et puis l'aventure va continuer aussi avec les scolaires. On est moi quand j'écrivais le le film, j'avais je me disais il faut absolument que les scolaires, les les jeunes, les collégiens, les lycéens voient ce film parce que ça se passe dans leur univers et là c'est en train de commencer seulement maintenant à cette rentrée. Et sinon moi mon sentiment c'est de de d'être d'être content que le film a été reçu vraiment tel qu'on l'avait conçu.
Voilà, il y a une vraie cohérence entre la manière dont dont le le public en parle et dont moi je voulais qu'il le faire. Voilà, donc je suis là là-dessus, je suis très très content. Euh moi sur l'expérience, je dirais super enrichissante parce que bah moi je suis enfin je la je suisante mais j'étais élève et je savais pas pourquoi je faisais les une minute de silence chac et cetera et donc l'expérience, elle a été super enrichissante du début jusqu'à la fin, jusqu'à maintenant et jusqu'à après encore encore. Enfin s de sa sortie. Donc ouais, je dirais enrichissante.
Euh moi, j'avoue, je suis très content qu'il y ait cette nouvelle phase euh euh de ressorti pour effectivement un public plus jeune a priori et euh et ce que je retiens mais c'est un peu comme Vincent, c'est cette intelligence collective de la réception du film face à des sujets qui sont extrêmement sensibles et ben collectivement, il y a eu une réception à la hauteur. Je trouve que les débats ont été ont été assez beaux et et assez riches. Et sinon, je retiens la rencontre avec Michaell et la façon dont elle s'est elle a elle a vécu son deuil dans l'engagement et dans dans quelque chose de très constructif. Mais justement, vous citez, c'est la sœur de Samuel Patti, c'est ça ?
Avec qui vous avez travaillé. Est-ce que vous avez rencontré d'autres membres de la famille de Samuel Paty pour préparer le film vous-même ou l'équipe ? Non, c'était Michel. Elle était vraiment dans le projet, même avant que j'y sois moi. Et elle était euh elle était euh non, elle a écrit le je pense qu'elle a aidé aussi Stéphane Simon à écrire le livre dont on s'est servi puis après vite, on on a on s on a pris d'autres documentations. Mais elle est euh non, elle est dans le elle est euh elle c'est vrai que c'est une belle rencontre.
Elle est intelligente, elle voulait vraiment là où on était en [grognement] en là où on se rejoignait, c'est qu'on voulait vraiment savoir ce qui s'était vraiment passé en fait. On voulait connaître l'histoire de qu' avait derrière ce mensonge et cet issue horrible. Mais on voulait vraiment connaître les liens de causalité qui peuvent amener un collège normal à à un dénouement aussi horrible. Et là-dessus, on s'est rejoint complètement et on a vraiment essayé que le scénario en toujours en étant en concertation avec elle soit le plus au plus près de de la vérité.
Et justement sur cette idée de de ouais de la vérité du de du scénario au tournage également toute cette préparation, comment vous êtes préparé au film ? Préparer vraiment le le ouais le projet qui existe maintenant en terme de documentation, en terme de Ouais. de simplement de de préparation et l'essentiel de la préparation d'un film, c'est l'écriture en fait hein. C'est le ce qui ce qui commande un film, un tournage, c'est le scénario hein. Il y a un moment où les acteurs ils se ils vont se plonger leur imaginaire dans le scénario, dans les dialogues qu' qu'on le met à leur disposition, après ils vont les arranger un petit peu, enfin voilà, et on les laisse libres dans dans cet écran là.
C'est ça le qui fait le le le l'essentiel de ces genres 1 an 1 an et demi d'écriture à peu près. Alors pas plein temps, mais euh mais euh et de quoi tu l'as fait ? Et à partir de de de du dossier d'instruction, de toutes les enquêtes, c'est une affaire tellement énorme qu'évidemment il y a eu beaucoup d'enquêtes, beaucoup de et on s'est servi de tout ça et et aussi on est on a participé, on est on a assisté au procès au premier procès où on a entendu les gens euh le euh parler, témoigner et voilà, c'est ça qui a nourri le le scénario. Et vous Antoine, par rapport à ça, c'est un un rôle qui est très particulier. C'est une histoire récente.
Bah l'histoire forcément 2020, ça paraît ça paraît comme hier. Est-ce que vous avez hésité avant d'accepter ce rôle de Samuel Patti ? Comment vous vous êtes senti face à la proposition de ce rôle ? Non, en fait, j'ai pas hésité une seconde. Un peu comme image. Il y avait quelque chose où j'ai réalisé à quel point j'étais ignard sur la question, où je connaissais rien de l'histoire, où autour de moi, on a débattu essentiellement de du cours, de la la pertinence de ce cours et et de cette fin barbare et où en fait toute cette affaire n'est au moment d'un mensonge, elle n'est pas au moment de secours et rien ne se serait arrivé.
Et et il y a beaucoup d'autres choses, enfin l'implication de l'enfant, tout ça, tout ça, je l'ai. Donc à partir de là euh je trouvais ça juste enfin dès que je l'ai lu pardon euh j'ai trouvé ça évident de de me plonger et aussi parce que en lisant le scénario après je me suis senti euh enfin dès la première lecture je me suis senti intuitivement enfin il y a un truc où on se dit est-ce que je peux jouer ça ou pas ? Est-ce que c'est écrit de façon à ce que je puisse le jouer ? Est-ce que l'écriture me permet de de jouer ? Est-ce que je trouve ça juste ? Est-ce que je trouve ça pas cliché, pas dans des conventions ?
et ça l'était toujours et j'avais confiance sur la véracité et sur le la recherche parce qu'en plus il y a une vérité judiciaire qui existe qui il y a peu de de de combat au niveau des faits. Enfin c'est c'est pas débattu. Je veux dire, il y a eu trois procès, les faits, ils sont très très clairs. Il y a pas de discussion là-dessus. Donc on pouvait y aller sans sans crainte. Ouais, c'est une histoire qui a été éclairée, qui a été beaucoup pensée également, j'imagine, que ce soit au cours des procès et puis par plein de d'acteurs, d'actrices de ces de ces moments-là judiciaires. Vous et moi, vous êtes vous êtes la marée de notre jury jeune, pardon, cette année.
Vous êtes aussi évidemment comédienne dans le film, vous jouez Bachira qui a une importance particulière. Euh, comment ça a été de vous plonger dans ce projet-là ? Euh, qui est pas votre premier projet d'ailleurs en en en tant que collégienne dans un film ? Oui oui, j'ai tourné dans pas de vague avant ça. Euh bah en vrai, je je le rejoins. Enfin, c'était j'ai accepté direct le projet parce que bah je je pense que c'est vraiment un film nécessaire et euh et au-delà de ça, le le rôle bah il y a beaucoup de personnes qui me parlent de la difficulté de du bah de ouais de l'incarnation de Bachira tout simplement.
Moi, je le vois plus comme un défi, une nécessité et aussi je pense que c'est enfin toutes les personnes de la société se doivent d'être représenté et donc voilà en vrai c'est c'est comme ça que je l'ai pris. Ouais. Donc ça vous son rapport personnel au mensonge, ça ça peut être une question. Ah mais je vais vous le dire, moi je suis une menteuse dans la vraie vie he désolé. même dans la vraie vie, je mant quand on est comédienne, c'est que c'est la vérité qui apparaît d'une certaine façon, j'imagine. Et puis [grognement] ça a été du coup un peu comme une évidence d'accepter ce projet de de ce que j'entends.
Euh en terme de défi justement, en fait, je me pose la question, c'est quand même une histoire en terme de si on me prend la temporalité de du film, c'est une histoire qui est resserrée sur 11 jours. Donc un lapse de temps qui finalement est assez court. On sait que pour le cinéma, on peut manipuler le temps un peu comme on veut. Ici, il y a un cadre assez particulier. Euh est-ce que ça vous semblait comme vraiment un défi vous Vincent de devoir raconter une histoire sur justement ces 11 jours ? Non, au contraire, c'est euh en en quand je prenais connaissance de l'histoire de de de tous ces détails que je ne connaissais pas hein parce que c'est une histoire qui est très méconnue en fait.
C'est le le j'ai découvert plein de choses dans cette histoire que je trouvais au contraire très cinématographique, très intéressante à raconter. une des effectivement le l'unité de temps, enfin on dit toujours ça, il y a l'unité de temps et c'est les 11 jours. L'unité d'action bah il se passe c'est la même histoire qu'on raconte cette crise qui se passe dans un collège et aussi une autre unité qui m'échappe mais c'est l'unité de lieu dans un collège.
Et là ça fait ça fait une espèce de de de ça crée un univers, une arène comme ça où se passent les choses et du coup ça rend le scénario assez assez simple avec une petite dose un peu cfcayenne qui s'ajoute parce qu'on voit bien qu'il se passe plein de choses très étranges et tout ça ça faisait du cinéma. Ça faisait du cinéma et je pense que quelque chose qui m'a une des choses qui m'a le plus frappé c'est le le rôle des enfants à la fin du film que je ne dévoilerai pas là dans en vous parlant. Ça quand j'ai découvert ça, j'étais complètement sidéré et je je et et voilà et ça c'est cruel mais ça produit du cinéma aussi. C'est et donc c'était plutôt facile à écrire. D'accord. Ouais.
Étonnamment même si c'est resserré bah finalement ça vous a permis de d'écrire ça et peut-être de le développer peut-être plus plus rapidement. Il y avait Ouais, c'était simple à écrire. C'est un scénario et voilà, il suffisait juste de travailler de travailler de passer de c'est c'est de la du voilà c'est mais je me suis jamais perdu dans le scénario. Ouais bien sûr. [grognement] Emma vous êtes vous avez été évidemment dirigé par Vincent dans ce film qui est réalisateur. Il y a une la partition de de d'Antoine est également particulière parce que c'est un professeur, c'est un professeur qui donne évidemment des cours.
Est-ce que d'une certaine façon vous vous êtes senti aussi un peu dirigé par lui dans certaines scènes ou comment ça s'est passé la direction des comédiens et comédiennes ? En vrai, j'ai pas eu plus de jours que ça avec avec Antoine Renart. On avait vraiment quelques scènes quelques scènes de cours. Là où je me suis senti le plus enfin pas forcément encadré parce queon était on était vraiment libre mais le plus entouré et cetera.
C'était vraiment au niveau de vo de bah Vincent Garan qui et et et même si on repart du tout début au niveau de l'écriture comme il disait tout à l'heure enfin on a fait plein de rendez-vous où on réécrivait le texte et tout donc en vrai j'étais bien managé après bah avec Antoine Renartoui mais pas forcément tout au long de tout au long du tournage. Mais c'est ça qui est fou c'estàd que on a l'impression queon est au cœur de l'histoire mais en fait il ne se parle jamais enfin elle n'est même pas présente. Elle n'est même pas présente à ce cours.
Donc en fait nous au tournage, moi tous les autres acteurs, c'est les gens qui ont un impact énorme dans la vie de Samuel qui ont sur son meurtre enfin qui qui il les il leur parle jamais, il les croise jamais. Ouais. Il y a cet effet de de bah de non communication en fait qui revient beaucoup dans des situations comme ça qui est particulier et effectivement enfin c'est vous quand vous avez été dirigé par Vincent. Oui. Est-ce que par exemple la direction de Vincent en tout cas dans ce film euh est-ce qu'elle a laissé place à des moments peut-être plus improvisés où c'était vraiment très écrit et respect ? Il y a une grande confiance. Enfin Vincent il donne une grande confiance.
Il considère qu'il y a un moment on a travaillé que il dit toi tu sais mieux que moi, c'est ton rôle. Enfin bon après en vrai il est au-dessus, il sait exactement tout ce qui s'est passé et cetera mais il y a quelque chose où il y a vraiment une confiance qui se passe et donc il il c'est on avait aussi retravaillé enfin reparlé du scénario, revu toutes les scènes ensemble.
Donc l'improvisation c'était plus sur la question de cours, c'était plus essayer de faire vivre un peu ses élèves, les surprendre un peu parce que le scénario, il y a des endroits où il écrit donc enfin sur sur des jeunes élèves qui ont pas forcément beaucoup joué et qui sont une classe, on n'ose pas on est très scolaire et d'un coup on va respecter le scénario à la lettre et il va ça va manquer de vie. Et donc, il y avait aussi l'enjeu de faire vivre un peu cette classe. Et c'est là où il fallait mettre un peu d'un pro et de euh Mais quand on parle un pro, on a l'impression qu'on va dans tous les sens, c'est plus de recréer la véracité de ce cours. Qu'est-ce que c'est qu'un cours les gars ?
Comment vous êtes en cours quoi ? Et comment je vous fais réagir ? Comment je vous fais écouter ? De quoi on parle ? Qu'est-ce que le voilà. Ouais. Et puis bah le milieu scolaire finalement c'est aussi bah tout tout l'endroit du film si je puis me permettre ce terme où bah énormément d'événements se passent quand même dans le le collège avec une Emmanuel Berco qui qui tient bon ou pas toujours justement dans dans ce film par rapport au casting justement Vincent comment ça s'est passé enfin j'imagine qu'Antoine on vous a proposé le rôle ou pas forcément peut-être que vous avez passé un casting également mais comment ça s'est passé justement pour trouver vos interprètes majeurs ?
Non non, c'était ça s'est fait comme ça. Euh on se réunit avec les producteurs, on fait des listes, on réfléchit, on est ressorti comme ça euh sur Antoine directement et euh et pareil pour Berco et ils ont dit oui. Alors des fois dans le cinéma euh on il y a un nom qui sort et et puis on se prend un nom 15 jours après et voilà. Mais là là ça s'est fait c'est parti comme ça tout de suite. Et d'ailleurs, c'est un peu l'image du film qui finalement a été accueilli partout très bien. On a été accueilli par UGC mais en 3 jours, ils ont lu le scénario 3 jours après il nous appelaient, ils voulaient absolument faire le film. France Télévision c'était 10 jours.
10 jours après, ils voulaient faire le film. Canal Plus, c'est pareil. La région Île-de-France. Enfin, dire, on a eu un espèce de d'alignement des comètes. Les gens avaient envie de faire ce film tout simplement. et euh et toutes les peurs qui pouvaient y avoir sur euh bah oui, c'est quand même un sujet euh touchy tout ça. Bah toutes ces peurs n'ont n'ont jamais vraiment été évoqué en réalité. Les gens voulaient que ce film existe. Ça s'est fait aussi simplement que ça et ça continuaé avec le public. C'était pas du tout gagné que ça que ça marche auprès du public. Si maintenant on peut pas savoir en fait, on sait pas.
et et puis Cann voilà pareil voilà on avait vraiment envie d'y être mais on a c'est pas nous qui avons les clés de Cann donc Samuel Patti a été invité au festival de Cann et voilà et du coup tout ça ça fait que le le le film est reçu par le public et nous on est on est on est ravi quoi. Mais ça c'est Samuel Pat, c'est son histoire qui fait ça. C'est raconter son histoire, ça ça déclenche ça chez les chez les chez tout le monde dans il y a une espèce de Ouais. de d'accueil unanime du film en fait dans dans la société française. Ouais.
Et pendant le chemin le moment du tournage en documentant, je j'ai compris que c'est finalement l'atmosphère était peut-être pas si pesante que ça sur le tournage et vous avez réussi à avoir un cadre assez enfin déjà bienveillant et et et qui fonctionne. Comment vous sentez que justement cette cette ambiance a pu être possible ? Une ambiance plus peut-être plus Bah parce que déjà moi je sur mes films, il y a toujours une bonne ambiance. Moi je voilà, je suis tellement content de tourner et puis et puis il y a une confiance avec les acteurs. On avait on a travaillé en amont, on a fait des lectures.
Donc c'est vrai qu' a un moment c'est à eux, je leur fais c'est vrai, je leur fais confiance, c'est pas de la c'est pas de la démagogie, c'est que vraiment un moment je sais que c'est eux, ils vont aller chercher leur le ils vont mettre d'eux-mêmes dans le dans leur personnage. Il y a que eux qui peuvent le faire et c'est vrai, je les accompagne enfin je leur fais confiance, ils ont été tous les deux admirables tous hein. Et tout le monde tous les acteurs du film étaient ils ont enfin tout le monde a été traité de la même manière. C'est on passait du temps ensemble, on faisait des lectures ensemble, on revoyait le texte ensemble.
Donc du coup il ils arrivent sur le tournage avec un texte qu'ils ont où ils ont mis leur patte et et leur ils ont plongé dedans quoi dans leur personnage. Et c'était un bonheur partagé avec tous les acteurs du film. On était tous heureux de rendre hommage à Samuel Paty, de raconter son histoire, même les les enfants dans les classes. Enfin, c'était ça s'est fait dans un vrai bonheur citoyen, hein, j'ai envie de dire si c'est pas un peu pompeux, mais ouais. Non non, il y avait pas c'était c'était très heureux comme tournage. Ouais, vraiment quelque chose une sorte de cohésion qu'on sent quand on vous entend parler. Merci à tous les trois d'avoir été avec nous.
En tout cas, le film ressort effectivement dans les salles. C'est l'occasion de le découvrir ici mais également bientôt dans les salles de cinéma de France. Et merci encore d'avoir été avec nous aujourd'hui. Merci beaucoup. Merci. Merci beaucoup.