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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 16 octobre 2026 31 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprises

Emmanuel Macron : "Nous ne lâcherons pas l’Ukraine"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 85 %Attaque 5 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 13:27OuverteRéponse directe

    Valérim Zelinski vous a réclamé 70 milliards d'euros supplémentaires pour l'Ukraine en 2027. Êtes-vous d'accord sur ce chiffrage et comment souhaitez-vous le financer ?

  • 14:55OuverteRéponse directe

    Vous aviez convaincu Donald Trump de rejoindre le camp des Européens sur l'Ukraine. Vous sentez-vous trahi par ses déclarations récentes ?

  • 17:48OuverteRéponse directe

    Vous avez évoqué des smart cuts dans le budget. Où pourriez-vous les identifier et comment convaincre les 27 ?

  • 20:34OuverteRéponse directe

    Quels étaient les points de désaccord sur la migration et quelle position la France a-t-elle défendue ?

  • 24:08OuverteRéponse directe

    Jusqu'à quand la France soutiendra-t-elle l'Ukraine ? Quel message pour les électeurs face aux déclarations de Marine Le Pen ?

  • 26:18OuverteRéponse directe

    Quel message passez-vous face aux risques de violence lors des manifestations prévues en France ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 9:07Invité politiqueFait
    « Nous ne lâcherons pas l'Ukraine et les Ukrainiens parce que c'est une guerre de résistance face à la guerre d'agression russe. »
  • 12:43Invité politiqueChiffre
    « Baisse des franchissements irréguliers de frontières - 56 % depuis 2023. On retombe en dessous du chiffre de 2021. »
  • 15:36Invité politiqueFait
    « La Russie fait le choix d'affamer ces pays et d'appauvrir l'Ukraine. »
  • 27:01Invité politiqueFait
    « Si la France comme tous les autres pays membres de l'Union européenne soutient l'Ukraine, c'est parce que nous savons que c'est notre sécurité qui s'y joue. »

Temps de parole

  • Emmanuel Macron100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Emmanuel Macron

que euh on va suivre Emmanuel Macron depuis Bruxelles, conférence de presse, ce qui a été fait à la fois lors de ce conseil, mais aussi de ces derniers jours et de ces dernières semaines sur euh sur plusieurs fronts et et des avancées, je trouve, concrètes, qu'on a pu obtenir grâce à la mobilisation collective. d'abord sur la question de l'énergie qui touche beaucoup de nos compatriotes et des compatriotes de évidemment de chaque de chaque pays européen et qui est la conséquence de la fermeture d'Ormous depuis plusieurs mois et des déstabilisations de de [raclement de gorge] toute cette région.

Il y a d'abord eu l'accord du G7 qui a permis de libérer donc des barils de pétrole brut et de gaz et de de diesel sur le marché issu de nos réserves stratégiques et qui a eu un véritable impact et qui est mise en œuvre tel que le premier ministre d'ailleurs avec l'ensemble des parties prenantes du secteur l'a annoncé lundi dernier. C'est une bonne chose parce que ça va permettre de baisser les prix de manière très concrète pour nos compatriotes. Ceci s'accompagne d'une série de mesures qui ont été confirmées par la Commission européenne.

J'avais sollicité la présidente il y a plusieurs semaines pour avoir des flexibilités pour pouvoir importer plus facilement justement du pétrole et du gaz dans le dans le contexte pour avoir des capacités de raffinage qu'on utilise mieux pour assouplir certaines réglementations. Donc sur cet agenda, on a pu avancer. C'est très concret et c'est très important pour là aussi l'ensemble de nos compatriotes et les effets vont se faire sentir et commencent à se faire sentir dès maintenant. dans le contexte pour avoir des capacités de raffinage qu'on utilise mieux pour assouplir certaines réglementations. Donc sur cet agenda, on a pu avancer.

C'est très concret et c'est très important pour là aussi l'ensemble de nos compatriotes et les effets vont se faire sentir et commencent à se faire sentir dès maintenant. Indépendamment de ça, on a eu un long débat sur nos stratégies parce que les modèles nationaux, comme vous le savez, sont très différents. Et au fond, ce qui a été confirmé lors de ce conseil et l'accord qui a été scellé, c'est de d'abord de poursuivre le cap que nous nous sommes donné qui est celui de la décarbonation parce que c'est le bon, c'est celui qui permet à l'Europe de tenir ses engagements pour le climat et pour la souveraineté parce que nous ne deviendrons pas des producteurs d'hydrocarbure.

et [raclement de gorge] dans ce cadre là d'accélérer le plan d'électrification de la commission qui est une étape importante et de pouvoir utiliser pleinement l'argent qui vient de TS pour flexibiliser ce chemin et permettre d'accompagner les pays et les secteurs les plus sensibles. Et donc euh c'est là-dessus la confirmation d'une stratégie et des flexibilités qui se sont données voilà pour l'énergie. Le deuxième sujet sur lequel il y a une avancée importante, c'est qu'au fond nous avons acté un changement très profond et que la France a de ses vœux depuis plusieurs années de la politique commerciale européenne.

C'est ça ce qui s'est passé hier soir et c'est le fruit d'un très long travail de discussion stratégique qu'on a eu tous ces derniers mois ensemble, ce qui était une bonne chose, d'une vraie convergence franco-allemande qui s'est scellée en juillet dernier et qui s'est traduite par notre papier commun il y a quelques semaines et qui a permis d'acter d'abord des avancées très concrètes dans les discussions de l'Europe avec plusieurs partenaires dont la Chine mais qui a vraiment acté hier dans nos conclusions et dans ce qui a été traduit à la commission un changement ement de cette politique commerciale, c'est-à-dire une politique commerciale beaucoup plus pragmatique et qui accepte de protéger ces secteurs, ses acteurs économiques face à la concurrence desloyales.

On avait commencé à le faire, vous vous en souvenez, sur les véhicules électriques il y a quelques années, mais il y avait pas de consensus au sein de notre Europe et on le faisait presque par réfraction. Là, on a vraiment acté hier un changement, une politique commerciale nouvelle européenne qui acte l'importance de la sécurité économique, de la protection de nos acteurs économiques face à la concurrence desloyales. Nous avons commencé avec les véhicules, il faudra continuer sur la chimie, sur le plastique, sur les ferro alliages, sur tous les secteurs qui sont au fond attaqués par de la concurrence des loyales. C'est une avancée importante. se concrétisé grâce à cet accord franco-allemand.

Le troisème élément qui est très important en terme là aussi de au fond d'efficacité de protection par l'Europe, c'est l'accord que nous avons trouvé entre la France et l'Allemagne ce matin sur la question de l'automobile et plus largement sur la question de nos émissions de l'automobile et de la préférence européenne. On a acté un accord qui va permettre d'avancer, qui va aider à protéger là aussi ce secteur qui est au combien touché par la concurrence des loyales qui va permettre de donner un cap au secteur automobile avec justement une ligne claire qui est donnée, un booster pour les petits véhicules, des flexibilités qui étaient demandées.

Là aussi une protection avec une préférence européenne pour notre accélérateur industriel. préférence européenne très concrète et limitée et donc tout ça est une avancée qui est tout à fait positive. Maintenant, on va tout faire pour la traduire en acte à 27, mais c'est une avancée importante et je voulais la souligner. [raclement de gorge] Ensuite, nous avons avancé au-delà de ces trois vraiment mouvements de fonds qui sont pour moi très stratégiques et essentiels pour notre Europe. On a aussi avancé sur notre agenda, une Europe à marcher.

Je voudrais ici souligner l'importance de l'accord qui a été trouvé entre nos ministres de l'économie des finances sur l'Union des marchés de capitaux il y a quelques jours. Cet accord, vous m'aviez entendu l'annoncer il y a quelques mois, dire que c'était une priorité de ce 2e euh semestre. Maintenant, on doit le traduire jusqu'au bout. C'est notre objectif d'ici la fin de l'année. Mais il va permettre d'avoir une supervision européenne enfin actée pour nos acteurs de marché. Il est clé et donc on veut aller au bout maintenant sur le plan de la procédure et l'adopter pleinement d'ici la fin de l'année avec le Parlement.

Et on veut aller aussi au bout sur la question de la titrisation qui est extrêmement importante pour le financement de nos économies et nous avons encouragé la commission à avancer plus vite sur la compétitivité du secteur bancaire. très important pour l'agenda de compétitivité. À côté de ça, [raclement de gorge] j'évoqué la préférence européenne pour l'accord franco-allemand. C'est je dirais une ligne directrice de ce qui est important pour notre compétitivité. Nous avons là-dessus insisté et le 28e régime euh de droit des sociétés est aussi un nos objectifs euh à court terme.

Donc là-dessus, nous avons aussi acté un agenda très volontariste et notre souhait d'avancer plus vite et plus fort. Sur ensuite la l'après-midi d'hier, nous avons discuté du budget et donc du cadre financier pluriannuel. Cette discussion, il n'était pas prévu qu'elle soit conclusive, mais la France a défendu une position très simple. La pêche, l'agriculture, la politique de cohésion, un fond de compétitivité ambitieux pour préparer nos grandes dépenses d'avenir sont essentielles et doivent être au cœur de nos objectifs. Et donc à cet égard, nous voulons pleinement préserver la Pâque et la pêche et je salue d'ailleurs ce qui a été fait par la présidence irlandaise.

extrêmement important à cet égard, notamment aussi sur la réserve de crise de la crise agricole et les taux de cofinancement ainsi qu'en préservant le le POSI pour nos outres maires et je vais ici dire combien le fond de compétitivité est important. La présidence irlandaise a déjà présenté beaucoup de coupes. Nous avons exprimé que celle-ci était en fait déjà contraire à la philosophie et l'esprit de ce que nous avions défendu avec le rapport Dragy. Et nous avons souligné l'incohérence qu'il y avait parfois autour de la table.

Tout le monde disait le rapport de Dragis c'est très important mais je rapporte que le rapport Dragis c'est la simplification, c'est une politique de protection mais c'est aussi une politique favorable à l'innovation. Tous ceux qui sont pour des couples sur le fond de compétitivité, il y a 30 milliards de couples là dans le nouveau paquet sur les sur le fond de compétitivité, bah ils disent en quelque sorte, on peut réduire de 30 milliards ce qu'on met dans l'innovation. Et c'est assez simple, ça se répercute sur la période de la même manière. Ça veut dire qu'on coupe de d'un peu plus de 200 milliards l'impact sur le PIB européen. C'est pas la meilleure décision qu'on puisse prendre.

Donc en fait notre message c'était de dire stop sur de nouvelles boîtes qui viennent faire des couples. On doit maintenant parler des ressources propres. Si on veut avoir la Pâque qui est importante pour nous, notre politique des pêche, notre politique pour nos régions ultrapériphériques et une politique d'avenir pour l'Europe ensemble et ne pas augmenter notre contribution nationale qui est déjà qui est déjà élevé. Nous sommes des contributeurs nets, les deuxè vous le savez, il nous faut avoir de nouvelles ressources propres pour notre Europe. C'est le mandat clair qui sort de ce Conseil européen et pour moi, c'est une très bonne décision.

Et donc, [raclement de gorge] je trouve que ce que nous avons est tout à fait positif. Le Parlement européen a travaillé sur des options tout à fait crédibles, en particulier sur le numérique ou les cryptoactifs. Je souhaite qu'on aille plus loin sur le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières et son allocation au niveau européen. Qu'on modernise aussi ce qu'on fait sur le système doignier pour que l'Europe puisse en avoir davantage sur notre budget commun. Et donc mandat a été donné et on doit revenir dans les prochaines semaines avec maintenant des ressources propres substantielles qui soient conclu. Nous avons eu ensuite l'occasion de d'échanger avec le président Zelinski.

J'ai vu longuement le président hier soir en tête à tête. On l'a revu ce matin collectivement puis nous avons une discussion sur l'Ukraine et au fond le message des Européens est clair. Nous ne lâcherons pas l'Ukraine et les Ukrainiens parce que c'est une guerre de résistance face à la guerre d'agression russe. Et [raclement de gorge] nous considérons que dans ce moment où il y a pu avoir des ambiguïés ou certains faceillent, le rôle des Européens c'est de tenir leur ligne parce que il en va de la sécurité de l'Europe et de la défense des principes internationaux. Et donc évidemment nous avons le soutien budgétaire, nous en avons parlé, la commission a annoncé un nouveau versement.

C'est celui qui permet d'ailleurs de se doter de ces équipements indispensables pour l'Ukraine. Les drones, les missiles et cetera. On a aussi évoqué l'accélération de ce qui a été acté en juillet dernier avec l'Ukraine pour ce qui est de la France.

C'est donc on a accéléré une nouvelle livraison de de missiles de capacité et tout le travail qu'on fait à la fois sur les drones et l'antimissile avec [raclement de gorge] là aussi des réunions qui se tiendront dans les prochains jours pour accélérer le licensing, la permission de de de produire plus vite à des tiers sur le territoire ukrainien de certaines de nos capacités, mais également la volonté de travailler ensemble sur de nouveaux projets.

Et puis nous sommes en train de travailler aussi ardemment pour aider l'Ukraine à renforcer sa capacité à résister sur les images satellitaires, les dispositifs d'alerte avant avancé qui sont au combien nécessaires et et l'Europe a des solutions en la matière. Je pourrais revenir si vous avez des questions sur tous les points, mais c'est le cœur de la discussion que nous avons eu et une discussion stratégique qui a permis de de conforter [raclement de gorge] évidemment nos positions. Si vous avez des questions, je pourrais évidemment revenir sur le le Moyen-Orient, sur notre défense et notre sécurité, la lutte contre les désinformations sur lesquelles nous avons eu aussi des conclusions.

Deux mots pour finir. Nous avons eu un bon débat sur l'élargissement hier, pardonnez-moi. Plusieurs pays candidats, le Montenegro, l'Alpanie, l'al Moldavie et l'Ukraine ont franchi des étapes importantes dans leur négociation d'adhésion qui témoignent des progrès réalisé des réformes. Et nous avons la souligné la nécessité de de repenser le cadre de ces futures adhésions en incluant des mesures protectrices fortes, une intégration graduelle comme la France et l'Allemagne l'avait proposé et l'évaluation de l'impact de ces futures adhésions. À cet égard, la commission a proposé des choses tout à fait pragmatiques que nous soutenons sur l'élargissement.

Et [raclement de gorge] puis nous avons enfin eu un débat sur les migrations cet après-midi. Et si je devais vous résumer euh les choses, nous avons eu un mauvais débat sur des bons résultats. Mauvais débat parce qu'en fait il a été très politisé et extrêmement source de division autour de la table, ce qui ne m'a jamais paru être une bonne chose, en tout cas une source d'efficacité. mon expérience des 10 dernières années, c'est que c'est ces situations là qui ont à chaque fois bloqué l'Europe.

Mais des bons résultats parce que la commission a rendu compte de ce qui est mise en place et le pacte as migration que la présidence française avait permis de réaliser et qui débloquait des années de paralysie lié justement aux divisions idéologiques entre États-Membre. Bah ce pacte, il est maintenant mis en place, il est exécuté et il permet des résultats. La commission l'a présenté de manière extrêmement claire. Ce slide qui est présenté par la Commission européenne est des plus clairs. Baisse des franchissements irréguliers de frontières - 56 % depuis 2023. On retombe en dessous du chiffre de 2021. Donc c'est efficace ce qu'on fait.

Et surtout une augmentation du taux de retour comme vous le voyez. euh qui a atteint 32 % en 2026. Est-ce qu'on doit se satisfaire de ça et s'arrêter ? Non, mais il faut renforcer, améliorer là-dessus, nous sommes d'accord plutôt qu'idéologiser. En tout cas, c'est le la position de la France. Il est à noter d'ailleurs que la France, quand il s'agit des interceptions d'étrangers irréguliers aux aéroports ou quand il s'agit des retours dans les pays d'origine est à chaque fois parmi les trois premiers d'Europe sur les retours de très loin même la première. ce qui montre l'efficacité aussi des politiques que nous avons mis en place.

Voilà, je serai pas plus long, je vais répondre à vos questions. Monsieur le président, bonjour Valérif Télévision. Volodimir Zelinski vous a réclamé à vous les Européens 70 milliards d'euros supplémentaires pour l'année 2027. D'abord, est-ce que vous êtes d'accord sur ce chiffrage et comment souhaitez-vous financer ? Est-ce que c'est le retour de l'utilisation de l'idée d'utiliser les avoirs russes gelés ? Est-ce que c'est un nouvel emprunt commun ? Euh, par ailleurs, toujours sur l'Ukraine, [raclement de gorge] Laudin Selins par rapport à Donald Trump s'est dit euh c'est a déclaré s'être senti trahi.

Euh vous lors du sommet de de déviant, vous aviez déroulé le tapéous à Donald Trump et vous étiez réjoui de l'avoir convaincu de rejoindre le camp des Européens sur l'Ukraine. Est-ce que aujourd'hui vous vous sentez aussi trahi ? [grognement] Merci. Merci beaucoup. Alors d'abord il la question du financement c'est en premier lieu une question de trésorerie. Vous savez qu'on a acté un un financement de 90 milliards par près l'année dernière. La clé c'est de le débourser et de le débourser plus vite en fonction des besoins de l'Ukraine. Ces besoins sont là et donc il y a un besoin de trésorerie côté ukrainien qui est important. On y répond. Ça c'est la priorité.

Deuxième chose, c'est permet aussi l'Ukraine d'avoir des rentrées aujourd'hui dans ce que font les Russes qui est dramatique pas simplement pour évidemment la situation de guerre mais pour les finances ukrainiennes et pour nous tous, c'est le blocus sur la mer noire. La Russie par son action empêche les céréales l'Ukrainienne de sortir. Je cite cela pour répondre à votre question parce que ce sont des rentrées pour le budget ukrainien. Il y a une des récoltes records qui ont été faites par l'Ukraine qui permettent d'ailleurs de nourrir beaucoup de pays en en voie de développement et de pays pauvres.

Je pense à l'Égypte et beaucoup d'autres pays d'Afrique vers lesquels ces ces céréales sont exportés. Aujourd'hui, la Russie fait le choix d'affamer ces pays et d'appauvrir l'Ukraine. Bon, on va y répondre mais c'est c'est criminel à tous égards. Donc ça c'est le deuxième axe de travail, c'est débloquer ses revenus. Et le troisème bah ça va être de considérer justement et d'analyser ces ces demandes et la commission a acté de lancer un travail avec l'Ukraine sur ce sujet. Donc la copie sera finalisée et donc on va regarder en effet les financements les financements qui seront à mobilisés par les pays du G7, par les partenaires et évidemment par les Européens.

L'Ukraine a a fait sa demande, c'est trop tôt pour articuler un chiffre. On on reste pour le moment dans l'enveloppe des 90 milliards qui sont à débourser et on étudie évidemment toutes les demandes supplémentaires. Mais il faut déjà épuiser cela pour avancer. Le tout c'est que l'Ukraine puisse soutenir sa population, résister à la garde d'agression et tenir son effort de résistance. Sur le deuxième point, [raclement de gorge] je je pense président Zelinski a eu des mots extrêmement clair. Moi, je pense que surtout la décision qui a été prise n'est bonne pour personne. Elle est bonne pour personne parce que les volumes de diesel qui sortent de la Russie, ils existent.

Ils sont achetés par des pays aujourd'hui, ils sont déjà sur le marché mondial. Donc, c'est pas vrai qu'ils vont régler le problème du marché mondial. Il y a des pays qui n'impliquent pas ces sanctions, qui les achètent. On sait très bien, c'est cartographié, c'est connu. Donc je pense que ça n'aura pas d'impact pour le président Trump. Ça envoie un message négatif et c'est un élément de division ou de doute. Donc je pense que ça n'est pas très utile et que ça crée plutôt de la défiance.

Donc, je vais moi continuer d'essayer de d'expliquer cela, de réengager avec bonne volonté au côté des Américains pour les convaincre de d'avoir des chiffres et essayer de faire des choses utiles pour baisser les prix parce qu'on est tous d'accord sur une chose, il faut baisser les prix du diesel, de l'essence et du gaz. Mais c'est pas ça qui va les faire baisser de manière efficace. C'est pas la bonne réponse. Donc voilà, je pense c'est inapproprié, inefficace et après sur le reste, faut rétablir la confiance et la clarté.

Il y a eu beaucoup de débats sur les la question des images, des dispositifs d'alerte avancé et donc ça, il faut clarifier ce débat et on aidera à le clarifier pour qu'il y ait une certitude et une et un plein soutien. On sera dans ce rôle. Merci beaucoup Anna Hubert. Pour contexte, une question budget. Vous avez parlé des ressources propres comme un moyen d'éviter les coupes. Il me semble que vous avez aussi évoqué la possibilité parfois de faire des smart cuts dans le budget. Est-ce que vous pouvez nous Est-ce que vous avez déjà identifié où on pourrait couper où on trouverait ces smartcuts ? Et puis comment vous pensez faire pour convaincre les 27 de trouver un accord en décembre ?

Et sinon, jusqu'à quand êtes-vous en capacité à trouver un accord ? Euh j'avais dit ça en juillet dernier sur la en quelque sorte la boîte de la commission. Là, sous le contrôle collectif, on doit être par rapport à la boîte de la commission à 160 milliards d'euros de coût sur la période. Il y a eu des cuts smart et unsart. Donc mon sujet et l'approche, c'est de c'est pas de dire il faut en rajouter. Je pense qu'il y en a déjà eu beaucoup. En vérité, la la la boîte de négociation à laquelle on arrive aujourd'hui et a réduit beaucoup les flexibilités de la commission et a endommagé le fond de compétitivité.

Donc je pense qu'aujourd'hui c'est pas tellement sur les coupes mais c'est beaucoup plus sur les ressources propres qu'il faut qu'il faut avancer. Ça c'est ma première réponse. Deuxième question comment les 27 Alors c'est [raclement de gorge] l'art de la négociation. Il faudra passer par des crises et des désaccords avant de trouver des accords. Nous connaissons tous la chorégraphie. J'espère qu'il y aura le moins de drame possible dans la période. Euh je crois que c'est possible pour la fin d'année. C'est l'objectif qui est que s'est donné la présidence du conseil.

Si s'il y a pas de de décision en décembre et qu'après le conseil suivant est en mars, je pense c'est pas une bonne méthode qui a un conseil au mois de mars, en tout cas dans la deuxième partie de mars qui cherche à conclure sur le budget parce que on sera à quelques semaines des élections en France. Je pense que c'est pas une bonne méthode démocratiquement. Donc j'ai exprimé les choses, enfin j'ai rappelé les choses pour pour tout le monde. Donc je pense qu'on a suffisamment de temps dans les semaines à venir suffisamment avancé pour essayer de trouver un accord. Je vais pas ici donner un jour fatidique.

Il y a pas une il y a pas un moment de l'horloge où les choses bougent mais c'est une forme de bon sens démocratique que je que je rappelle. Voilà donc je pense que il y a une volonté de tous d'essayer de trouver un accord sur un budget qui doit garder cette ambition et notre unité. J'ai répondu à toutes les questions. Question migration. Elisa Bron pour rapporteur. Donc monsieur le président, vous avez évoqué des discussions sur la migration qui ont de nouveau cité des débats très nourris et on comprend qu'il y a eu des critiques à peine voilées contre l'Espagne notamment de la part du Danemark, de l'Italie ou de la Pologne.

Pouvez-vous nous préciser un peu plus ces points de désaccord et quelle était la position de la France que la France a défendu au cours de ces échanges ? Merci. Écoutez, moi j'ai pas pour habitude depuis 10 ans presque bien maintenant de de d'être le petit rapporteur des discussions autour de la table des 27 mais plutôt d'essayer de bâtir l'unité. Il y a pas eu besoin d'aujourd'hui pour savoir qui a attaqué l'Espagne le lendemain de ce qui s'est passé à Soita. Il y a une lettre publique qui a été écrite. La position de la France a été claire. Nous n'avons pas signé cette lettre. Pourquoi ? Parce que l'Espagne a fait l'objet d'une attaque, on appelle ça attaque hybride, que voulez-vous ?

Mais c'est une attaque informationnelle qui s'est passé. C'est-à-dire que des gens ont fait croire à à des gens des des trafiquants et sans doute des gens qui voulaient déstabiliser l'Espagne ont voulu ont fait croire à beaucoup de personnes qui étaient dans la misère qu' avait une opportunité. Ceci basé sur des fausses informations en faisant monter une bulle informationnelle. Et donc la première chose quand on parle de Saita, je vais vous dire qu'on doit dire, il y a eu plus de 140 morts. Qu'on puisse avoir des débats nous européens sur ces sujets, nous qui sommes le continent de l'humanisme qui s'est construit là-dessus en oubliant tout ça, en déshumanisant ces débats, pas pour moi.

Donc d'abord Soy ça a été un drame humanitaire. Deuxièmement, Soita, c'est une attaque informationnelle contre l'Espagne. Troisièmement, elle l'a ensuite réglé et elle est en train de finir de régler ce sujet parce qu'il a beaucoup diminué les choses avec une coopération étroite avec le Maroc. Il faut remercier l'Espagne et le Maroc pour leur bonne coopération pour régler ce qui s'est passé. Et j'ai rappelé juste les choses. À chaque fois qu'on a eu ça, quel que soit le pays de première entrée, ce que les Européens doivent faire par intérêt même pour eux en plus des principes auquels je tiens, c'est d'être solidaire.

Pas l'Espagne qui a dit "Venez à moi, ils ont subi cette attaque." Donc c'est d'être solidaire avec l'Espagne pour l'aider à régler ce problème comme on le fait quand la Grèce a subi des flux migratoires. Comment on le fait quand l'Italie a subi des flux migratoires ? Parce que c'est ce que nous devons faire pour aussi être efficace. Donc voilà, moi ma position est simple, les faits, rien que les faits, ne transformons pas ce qui s'est passé à Soita, l'humanisme des personnes sont mortes. Et troisièmement, on doit avoir du pragmatisme. Et la position moi que j'ai tenue, c'est celle que je tiens depuis le début. On sait les clivages idéologiques entre les gens autour de cette table.

Ils sont respectables. Ils font l'objet d'ailleurs des la vie des démocraties des 27. Mon constat, c'est que quand on politise ce débat autour de la table, on divise. Quand on divise et qu'on revient à des solutions nationales, on on est inefficace. On a réussi à bâtir ce pactas immigration en 2022 sous présidence française dans une réunion des ministres de l'intérieur à Tourcoin. On a ensuite été au [raclement de gorge] bout ici, puis on l'a fait voter sous présidence espagnole. [grognement] C'est une bonne décision. Ce pact, il permet d'avoir des résultats. C'est ce qu'on voit aujourd'hui. On a pris nos décisions sur le retour. Bonne décision qui permet d'être plus efficace.

Est-ce qu'on doit aller plus loin ? Continuer ? Oui, mais le faire dans un esprit pragmatique et d'union. Jamais dans un esprit de division ou d'idéologie. On n pas besoin de mots sur ce sujet. On a besoin de continuer à agir de manière efficace en étant conforme avec nos principes et en luttant efficacement contre l'immigration clandestine, c'est-à-dire en prévenant les mouvements et en étant efficace sur les retours et en le faisant avec de la solidarité entre États-M. Voilà ma ligne. Bonsoir monsieur le président Léopole de Debert pour BFM TV. Alors j'ai deux questions. La la première concerne l'Ukraine.

Vous avez dit "Nous ne lâcherons pas l'Ukraine." La question qu'on peut se poser, c'est c'est jusqu'à quand ? Euh vous avez sans doute évidemment écouté les dernières déclarations notamment en France Marine Le Pen qui a affirmé que si elle arrivait au pouvoir au bout de 6 mois euh couperait l'aide financière à l'Ukraine. Euh quel est le regard que vous portez sur celle qui pourrait peut-être vous succéder à l'Élysée euh en en mai prochain ?

le message que vous adressez aux électeurs également sur cette question euh précisément et puis la deuxième question concerne ce qui se passera demain avec cet appel à manifestation un peu partout en France d'après le ministère de l'intérieur plus de 500 actions qui pourraient avoir lieu dans différentes régions. Des risques de violence aussi de ce qu'on comprend de la part de certains entourages de ministres de la part d'une ultra gauche. Quel Quel est le message que vous passez et est-ce que vous craignez des débordements ? Bon, sur deuxème question, j'ai évidemment qu'un message à passer, c'est celui de l'appel au calme.

On peut [raclement de gorge] on peut je pense c'est le le fait même de notre démocratie, j'ai toujours été vigilant et attentif à cela. Il y a un droit constitutionnel de manifester, s'exprimer. Il est pleinement respecté. Mais je pense que le enfin je pense pas ce qui va avec ce droit c'est le respect le respect des personnes, le respect des biens et donc de ne pas insulter, de ne pas casser. Et donc moi j'appelle au calme et au respect pour préserver ce droit. Nous tous, on en est le dépositaire. C'est une responsabilité qui va avec ce droit.

Cette responsabilité, c'est d'être respectueux, d'organiser les cortèges comme savent le faire d'ailleurs les grandes formations politiques ou les syndicats. Le problème, c'est quand ils sont justement non organisés et qu'il y a des éléments qui sont là uniquement pour casser, pour créer du trouble. Et ça c'est non.

Donc voilà, j'appelle au calme, au respect de ce qui va de ce qui accompagne le droit de manifester et je veux ici redire ma confiance évidemment premier ministre et le ministre de l'intérieur qui qui ont passé beaucoup de temps à préparer tout cela en plus des tout ce qui s'est fait ces dernières semaines et aussi mon soutien aux forces de l'ordre parce que ce sont des moments qui sont très durs pour nos forces de l'ordre qui sont confrontés à une extrême violence et nul ne s'engage dans la police ou la gendarmerie pour subir des assauts comme ceux qu'ils ont subi par exemple il y a quelques jours de la part de de gens qui ne connaissent que la violence et le désordre.

Pour ce qui est de votre première question, si la France soutient comme d'ailleurs aujourd'hui l'ensemble des pays membres de l'Union européenne puisque depuis les élections en en Hongrie, nous sommes 27 dans cette position. Si la France comme tous les autres pays membres de l'Union européenne soutient l'Ukraine, c'est parce que nous savons que c'est notre sécurité qui s'y joue. Et donc quiconque aujourd'hui explique aux Français on va faire des économies parce que tout ça n'est pas sérieux, on va arrêter de soutenir l'Ukraine, placerait à la première seconde la France dans une position inédite, nous serions les seuls à ne plus le faire.

les seuls et considérerait en quelque sorte que notre sécurité ne vaut pas grand-chose. Je ne m'imise pas dans la campagne, mais je suis étonné du manque d'humilité parfois qu'on certaines ou certains à s'exprimer comme s'ils étaient déjà en poste. Soyons respectueux des Françaises et des Français, ils voteront. Restez humble, vous serez confronté à ce vote et le jour viendra, quelqu'un sera choisi qui aura la responsabilité à avoir. D'ici là, cette responsabilité est exercée conformément à la Constitution par votre serviteur qui a été élu pour cela. Mais je dis juste que ça n'est pas notre bon vouloir d'aider l'Ukraine.

C'est notre intérêt et c'est l'unanimité des Européens et c'est notre sécurité. Et donc celles et ceux qui aujourd'hui disent qu'il faudrait arrêter de soutenir l'Ukraine et couper ses financements passe par-dessus bord la sécurité de notre Europe et surtout la sécurité des Françaises et des Français. La capitulation c'est la faiblesse. La faiblesse, c'est le danger. Je considère que la meilleure façon aujourd'hui de protéger les Français et les Françaises, c'est d'aider l'Ukraine comme nous le faisons parce qu'elle assure les avant-postes de notre sécurité. Merci beaucoup. Une dernière question peut-être et je veux je vais devoir partir. Merci bien.

Monsieur le président, vous avez dit au debout mais je voudrais euh comment s'est passé la discussion d'hier soir sous l'argissement euh concernant les provosion de Commission européenne pour préparer l'Union européenne à l'orgurissement. Euh sur quoi les dirigeants sont-ils d'accord ? Est-ce que qui bloque encore au fait prêt à ouvrir les autres groupes de chapitres avec la Moldavie mais d'abord de quel était le climat de discussion d'hier soir pendant l'ordinaire ? Merci beaucoup. Il y a une je l'ai dit plusieurs pays dont la Moldavie ont fait des progrès qui ont été constatés.

Notre volonté c'est d'avancer conformément à la méthode que nous avons arrêté, celle justement des mérites propres à chacun. Nul ne peut ignorer tous les progrès fait par la Moldavie. Et vous savez combien la France ces dernières années s'est engagé au côté de la Moldavie pour lutter contre la désinformation, pour lutter contre les ingérences extérieures et là aussi pour notre sécurité.

Et donc moi, je soutiens très profondément ce qui a été fait par votre présidente, ce qui continue d'être fait par le chemin aussi de réforme de votre gouvernement et il a été très clair hier dans la discussion que tout le monde reconnaît les progrès qui sont faits par la Moldavie et donc en fonction des progrès faits, tous les chapitres seront ouverts pour que les mérites soient reconnus et que les choses puissent avancer. Merci beaucoup mesdames et messieurs. Je vous souhaite une bonne fin d'après-midi. Et voilà donc pour cette conférence de presse du président de la République Emmanuel Macron depuis Bruxelles à l'issue de ces deux jours de Conseil européen.

une conférence de presse essentiellement sur l'Ukraine