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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 14 novembre 2024 8 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeEurope & international

Il y a une remise en cause de la démocratie en France ! - Aleksandar Nikolic (LCI)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 70 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteRéponse directe

    Vous estimez réellement, aujourd'hui, en France, qu'il y a un danger démocratique ?

  • 1:07RelanceRéponse partielle

    Vos accusations d'abord sont extrêmement graves. Qui est ce « on » ?

  • 2:30OuverteRéponse partielle

    La décision judiciaire est-elle légitime à produire ses effets sur la vie démocratique ?

  • 3:21OuverteRéponse directe

    Est-ce que la procureure a réellement tenu ces propos ?

  • 5:51OuverteRéponse partielle

    La décision judiciaire est-elle légitime à produire ses effets sur la vie démocratique ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:28Invité politiqueFait
    « quand on essaie d'écarter la favorite de l'élection présidentielle de 2027, qui fait partie des personnalités politiques préférées des Français, oui, on peut estimer qu'il y a une remise en cause de la démocratie »
  • 1:17Invité politiqueFait
    « Il y a dix ans, un peu plus de dix ans, M. Schultz, qui a une étiquette politique, qui est engagée à gauche, décide de monter une procédure contre nous. »
  • 2:04Invité politiqueFait
    « Je rappelle juste qu'il n'y a aucun enrichissement personnel. »
  • 2:10PrésentateurChiffre
    « il y a un enrichissement du parti, et les valeurs ne sont pas tout à fait les mêmes entre le Modem et le Rassemblement national, où on parle de plusieurs millions d'euros. »
  • 3:11InvitéFait
    « Quand elle a dit, écoutez, sur ce contrat, je n'ai absolument aucun élément, je réclamerai bien, mais je ne peux pas réclamer la relaxe, parce que ça me ferait trop mal. »
  • 6:02PrésentateurFait
    « les représentants du peuple, les députés, les sénateurs, ont voté une loi en 2016 qui, effectivement, demande à ce que tout délit de détournement de fonds publics soit puni d'une peine d'inéligibilité. »
  • 6:47Invité politiqueFait
    « La Suisse, par exemple, je le rappelle, peut condamner, mais il n'y a pas de peine d'inéligibilité parce qu'on considère que les électeurs peuvent voter pour les représentants qu'ils souhaitent. »
  • 8:04Invité politiqueChiffre
    « 33% des magistrats aujourd'hui ont voté pour le syndicat de la magistrature, qui a appelé à voter contre nous »

Temps de parole

  • Aleksandar Nikolic55 %
  • Présentateur27 %
  • Invité13 %
  • Invité 25 %

0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Alexandre Nikolic, on peut peut-être vous poser la question, même si vous êtes, vous, député européen. Il y a plusieurs questions, effectivement, qui sont intéressantes. D'abord, peut-être, le peuple contre la justice. Il y a une pétition qui a été lancée en ligne sur le site officiel du Rassemblement national. Et elle est sans équivoque. Regardez, ça s'appelle « Défendez la démocratie soutenée marine ». Vous estimez réellement, aujourd'hui, en France, qu'il y a un danger démocratique ?

0:28
Aleksandar Nikolic

Écoutez, quand on essaie d'écarter la favorite de l'élection présidentielle de 2027, qui fait partie des personnalités politiques préférées des Français, oui, on peut estimer qu'il y a une remise en cause de la démocratie et qu'on va empêcher les gens de voter pour celles qui incarnent leurs idées. Alors après, sur le fond, j'écoute depuis tout à l'heure, Mme Chabot parlait de la procureure, Mme Netton, qui, je suis désolé, mais il y a des phrases qui laissent guère de doute sur une partialité.

1:01
Présentateur

On va l'écouter, mais vos accusations, pardon de vous couper, vos accusations d'abord sont extrêmement graves. Vous dites qu'en France, aujourd'hui, on empêche une opposante de se présenter à la présidentielle. Qui est ce « on » ?

1:14
Aleksandar Nikolic

Écoutez, on va rappeler les faits. Il y a dix ans, un peu plus de dix ans, M. Schultz, qui a une étiquette politique, qui est engagée à gauche, décide de monter une procédure contre nous. Parce qu'il y a une vision différente de l'utilisation des assistants parlementaires, des collaborateurs. Nous, on considère, comme beaucoup en France, que les collaborateurs doivent accompagner leurs députés européens, mais ils ne doivent pas être que des fonctionnaires, et peuvent travailler pour leurs idées parallèlement, et donc militer pour leurs idées.

C'était d'ailleurs le cas d'autres mouvements politiques, puisque du coup, comme on a été accusés, on s'est un peu renseignés sur les autres, et il y a eu une affaire, mais jusqu'à là, ça ne gênait personne, pour le Modem. Il y a eu un début d'affaires pour la France insoumise. En fait, il y a une généralisation de ça. En fait, nous, on a une vision où les collaborateurs ne sont pas que des fonctionnaires, notamment quand ce sont des collaborateurs locaux, ce qui n'existe pas dans les autres pays. Je rappelle juste qu'il n'y a aucun enrichissement personnel.

2:08
Présentateur

Non, il y a un enrichissement du parti, et les valeurs ne sont pas tout à fait les mêmes entre le Modem et le Rassemblement national, où on parle de plusieurs millions d'euros. Et effectivement, le Rassemblement national a reconnu avoir utilisé ces fonds publics, ces fonds européens, donc c'est le contribuable, même français, qui participe pour son propre parti, ce qui n'est pas légal. Ce ne sont pas les règles. Maintenant, vous avez... Alors, on va y revenir, mais vous avez pointé du doigt, effectivement, le parquet. Marine Le Pen en a parlé hier. C'est-à-dire, effectivement, apparemment, il y a une phrase qui pose problème dans le réquisitoire.

On va écouter Marine Le Pen et vous allez pouvoir réagir après.

2:43
Invité

Merci. C'est l'aveu de Mme la procureure. Quand elle a dit, écoutez, sur ce contrat, je n'ai absolument aucun élément, je réclamerai bien, mais je ne peux pas réclamer la relaxe, parce que ça me ferait trop mal. Bon, écoutez, quand un procureur est capable de dire une chose pareille, il ne faut pas s'étonner après, de la violence de ces réquisitions, de l'outrance de ces réquisitions.

3:11
Présentateur

La relaxe, je pourrais la faire, la donner, mais ça me ferait trop mal. Effectivement, c'est la phrase qui est mise en avant par Marine Le Pen et par d'autres membres du Rassemblement national. Est-ce que la procureure a réellement tenu ces propos ?

3:24
Invité

Oui, cette phrase, elle a été prononcée, rapportée par plusieurs journalistes qui assistaient à ce réquisitoire. Elle a été prononcée par une des deux procureurs, mais concernant un élément très particulier et bien précis de l'affaire, et non pas l'ensemble du système dont il est question. Et c'est là où Marine Le Pen a une déclaration à la sortie du tribunal qui est un petit peu généraliste, qui englobe tout, alors qu'en fait, il s'agit d'un contrat alliant Jean-François Jal, qui est son assistant parlementaire.

Donc voilà, ensuite, Marine Le Pen et les soutiens de Marine Le Pen sont dans cet élément de langage, une justice à charge, qui tente d'empêcher cette candidature annoncée pour 2027, même si on en est encore loin. On est en 2024, il peut se passer beaucoup de choses dans la vie politique. Et voilà, cet élément de langage, il va se répéter dans les prochains jours.

4:29
Présentateur

Alexandre Nicolique, évidemment, c'est cette phrase qui vous pose problème. Précisément, vous en avez parlé vous-même.

4:35
Aleksandar Nikolic

Oui, justement, effectivement, on sent un parti pris au moment où cette phrase est prononcée, mais on sent un parti pris également quand il y a une demande d'exécution provisoire, ce qui veut dire que la peine doit être appliquée directement quand il s'agit de l'inéligibilité. On peut quand même s'inquiéter de se dire au regard de l'affaire, c'est-à-dire qu'on nous reproche une utilisation de l'argent par rapport aux collaborateurs parlementaires. Il s'agit d'un problème financier de là à ce que ça doit entraîner l'impossibilité pour nos représentants de pouvoir se présenter dans le futur, par exemple, ou de perdre leur mandat.

Et avec effet immédiat, sans même qu'on puisse avoir l'appel, le recours, on voit qu'évidemment qu'il y a une volonté de rendre inéligible Marine Le Pen et ceux qui sont aujourd'hui accusés. C'est, je pense, l'obsession derrière ce procès qu'il y a. Oui, je pense qu'il y a une sorte de procès un petit peu politique, oui.

5:37
Présentateur

Vous avez vu que le parquet, pardon de vous couper encore, mais effectivement, le parquet l'assume cette décision. Dans les journales, notre journaliste Alison Tassin a assisté au réquisitoire hier. Elle nous le dit. Voilà ce qui a été dit hier par le parquet. La décision judiciaire est-elle légitime à produire ses effets sur la vie démocratique ? Oui, répondent les procureurs, et ce rôle lui est imposé en partie par le législateur émanant lui aussi des électeurs. Parce que les représentants du peuple, les députés, les sénateurs, ont voté une loi en 2016 qui, effectivement, demande à ce que tout délit de détournement de fonds publics soit puni d'une peine d'inéligibilité.

6:15
Aleksandar Nikolic

Oui, mais c'est tout le débat. Parce qu'encore une fois, il n'y a pas eu de détournement de fonds publics pour un enrichissement personnel. Marine Le Pen n'a pas gagné un centime avec ça, comme les autres prévenus. Il s'agit d'une différence d'interprétation, je le répète. Et ensuite, sur cette affaire d'interprétation et donc d'utilisation de l'argent de la part des députés européens, enfin des collaborateurs, pardon, juste, il peut y avoir un jugement par rapport à ça. Mais quand on va sur l'inéligibilité, d'autres pays ont tranché.

La Suisse, par exemple, je le rappelle, peut condamner, mais il n'y a pas de peine d'inéligibilité parce qu'on considère que les électeurs peuvent voter pour les représentants qu'ils souhaitent. Or là, on met une limite par rapport à ça sur une affaire, encore une fois, où il n'y a pas de profit personnel et il n'y a pas d'emploi fictif parce que parfois, l'interprétation médiatique, par exemple, qui peut en être faite, eh bien, a travesti la réalité de l'accusation. Et donc, c'est important, je pense, qu'on le rappelle.

Et on peut s'inquiéter de voir l'obsession qu'il y a par rapport à cette inéligibilité, que ce soit dans son application immédiate et l'impossibilité de se défendre ensuite, en tout cas, c'est ce qui le requiert, et de systématiquement donner une peine d'inéligibilité, quelles que soient les prévenus et ce qu'on leur reproche. Ils ont tous cette peine dans les réquisitions, je le rappelle. Mais je rappelle encore une fois qu'il ne s'agit que de réquisitions. Et moi, j'ai confiance en la justice de mon pays, qui ne va pas, au final, je l'espère, suivre ces réquisitions politiques.

Et j'espère sincèrement, on parlait tout à l'heure de la partialité de cette phrase, mais j'espère sincèrement qu'il n'y a pas plus de volonté, justement, politique et électoraliste, parce qu'on peut être inquiet dans notre pays de voir que 33% des magistrats aujourd'hui ont voté pour le syndicat de la magistrature, qui a appelé à voter contre nous, mais peut-être pire, qui a appelé à supprimer les prisons. Et ça, c'est encore plus inquiétant pour le peuple français.