Face à l'offensive réactionnaire, solidarité avec les femmes polonaises !
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Donc, bonjour. Déjà, je veux dire que c'est une grande fierté d'être ici dans le centre ABOTAC avec les militantes d'Abortion Dream Team, dont on admire à la fois le courage et l'engagement pour les droits des femmes et pour les droits humains. Nous venons d'abord vous apporter notre soutien, mais aussi une action de solidarité concrète avec des pilules abortives et des contraceptions d'urgence.
Cette initiative de solidarité concrète, elle a été possible par le soutien du planning familial et de sa présidente, Sarah Durocher, qui est donc la plus grande organisation féministe française, mais aussi le soutien des députés et militants insoumis qui ont contribué pour que justement on puisse avoir ces pilules. Et je veux ici les remercier. Et cette initiative, elle vient aussi de travail maintenant de plusieurs années avec Abortion Dream Team. Donc, la première fois qu'on s'est rencontrés, c'était pour une audition en 2023 à l'Assemblée nationale. Puis en mars, lors de l'inscription dans la constitution de l'avortement à New York, à l'ONU, on s'est revus.
Et en mars dernier, avec un colloque que j'avais organisé sur les mobilisations féministes contre l'extrême droite. Mais cette initiative de solidarité, elle vient aussi d'une histoire longue qui unit les Françaises et les Polonaises, puisque avant 1975 et la légalisation de l'avortement en France, c'était les Françaises qui allaient en République populaire de Pologne pour pouvoir mettre fin à une grossesse. Et aujourd'hui, ce sont les Polonaises qui viennent en France pour pouvoir avorter.
Nous sommes ici pour réaffirmer ensemble que nous ne nous tairons pas et que nous savons que la politique est une question de vie ou de mort, alors que sept femmes polonaises sont mortes depuis la quasi-interdiction de l'avortement. Et donc, nous sommes là ensemble pour dire plus jamais ça, plus jamais une des nôtres qui meurt à l'hôpital, plus jamais du détergent à ingurgiter, plus jamais des épis de blé, plus jamais des aiguilles à tricoter qui mettent en danger les femmes, parce que la seule conséquence d'interdire aux femmes de mettre fin à une grossesse, c'est des avortements non sécurisés et parfois la mort.
Nous sommes donc ici pour affirmer que les femmes polonaises ne sont pas seules, qu'elles ne seront jamais seules. Et à la veille des élections présidentielles polonaises, qu'on se le tienne pour dit, ce sont toujours les mobilisations populaires qui permettent d'arracher des victoires et de changer les lois. C'est la mobilisation populaire et le lien étroit entre les associations et les élus qui nous ont permis d'emporter la victoire il y a un an pour inscrire le droit à l'avortement dans la Constitution française.
Et nos victoires sont à chaque fois des défaites de l'extrême droite, comme l'ont magnifiquement montré les polonaises, avec une participation massive aux élections de 2023 qui ont permis de chasser l'extrême droite du pouvoir. Le féminisme est une histoire multimillénaire de l'émancipation. Garantir le droit à l'avortement, ce n'est pas juste défendre la justice reproductive, c'est défendre la démocratie, celle d'être sujet de sa vie. Nous n'en sommes qu'au début de la coopération avec Abortion Dream Team.
Les polonaises récupéreront le droit à l'avortement, la contraception d'urgence, et nous continuerons de nous battre partout en Europe pour une véritable éducation à la sexualité, pour un accès sûr et gratuit à l'avortement, et pour le droit des personnes LGBT. Je termine par deux choses. D'abord, notre présence ici est un signal, alors qu'en Europe et à l'international, l'extrême droite s'organise contre nos droits. Notre réunion ici est aussi ce signal. Nous nous organisons aussi.
Nous sommes prêtes à la riposte et nous nous tiendrons toujours ensemble face aux attaques, qu'elles soient ici devant le centre à Botac ou devant les centres du planning familial, qui eux aussi se font attaquer régulièrement en France. Et je termine par un message pour le candidat à l'élection présidentielle, puisque c'est le candidat de la coalition actuellement au pouvoir, M. Rafal Tchaskowski, qui apparemment parle extrêmement bien français. Donc je lui adresse un message en français que peut-être il comprendra mieux qu'en polonais. M.
le candidat, à défaut de tenir vos promesses sur les droits des femmes à disposer de leur corps, je vous demande de garantir la protection des militantes et du centre d'avortement, qui font aujourd'hui un travail fondamental pour les droits humains. Car M. Tchaskowski, vous pourriez alors être à la hauteur d'un heureux hasard, qui fait que vous êtes né un 17 janvier, qui est une date très importante pour le peuple français, car le 17 janvier, nous fêtons l'anniversaire de la loi Veil, qui a légalisé l'avortement. Soyez à la hauteur aussi de cette histoire.
Car les femmes ont toujours avorté, elles avorteront toujours, et le corps des femmes n'appartient ni à l'État, ni à l'Église, ni à la famille, mais aux femmes et à elles seules.
Je vais commencer avec un message très rapide, en anglais, pour que c'est très simple. Merci pour le travail que vous faites, parce que ce que vous faites en Pologne, c'est pas seulement de protéger le droit d'abortion pour les gens polonais, vous êtes protéger le droit d'abortion pour toutes les femmes au monde. Je suis partie de cette génération en France qui connaît que nous étions avec le droit d'abortion, mais nous savons que c'est tout à l'intérieur.
Et sur la part de beaucoup de femmes qui ont regardé un voyage, qui ont regardé un voyage, qui voulaient dire merci, je veux commencer avec ça directement pour vous, parce que nous savons qu'il est costumé de lutter contre le droit d'abortion. C'est évidemment un plaisir et un honneur d'être là ici. Mathilde mentionnait le soutien du planning familial. Je voulais aussi remercier mes collègues au Parlement européen qui eux aussi ont contribué, eux aussi se mobilisent dans tous les pays européens pour que vive le droit à l'abortement.
Et nous aurons l'occasion de revenir avec une délégation de députés européens au début du mois de juillet pour renouveler notre soutien à Abotac et je l'espère aussi ramener de nouveau des pilules facilitant l'avortement. Mathilde, je ne sais plus si elle l'a mentionné, mais on est venu en Pologne en vanne, donc on a amené ces pilules dans le vanne. Et ce qui est frappant, c'est que ce qu'une pilule ici est légale en France, ici est illégal. Si je vais donner cette pilule aujourd'hui à Natalia ou à Justina, je commets un crime dans ce pays. Mais en France, le fait de faire cette même chose n'est pas illégal. Et donc aujourd'hui, ce qui est frappant, c'est ce deux poids, deux mesures.
Au sein d'un même continent européen, on a un marché unique, mais pas des droits uniques. Et notre venue se fait aussi dans un contexte particulier à trois niveaux. Le premier niveau de ce contexte particulier, c'est un véritable backlash qu'on observe partout en Europe de remise en question des droits fondamentaux et pas plus tard qu'il y a quelques semaines, au Parlement européen, des députés d'extrême droite polonais viennent nous dire que le droit à l'avortement est un meurtre de masse. Deuxième élément de contexte, la Commission européenne vient de démarrer son nouveau mandat.
Et pour la première fois, il n'y a pas de commissaire en charge des droits des femmes, alors qu'ils sont en recul partout en Europe, que l'Union européenne ne trouve rien à redire à la Pologne qui viole les droits fondamentaux et le droit des femmes à disposer de leur propre corps, que la commissaire européenne, qui est soi-disant en charge des droits des femmes, ne l'a même pas dans son titre, et que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, estime que, quand on lui pose la question sur quel est son programme de travail sur les droits des femmes, qu'en pratique, tout a été déjà fait, et qu'il faut juste le mettre en œuvre, dit autrement, circuler, il n'y a rien à voir, il n'y a plus rien à faire pour les droits des femmes.
Les femmes polonaises seront ravies de la prendre. Et troisième et dernier élément de contexte, la Pologne occupe la présidence de l'Union européenne. Ça veut dire que ce pays et la vitrine est à la tête de l'Union européenne. Et quand nous sommes venus avec les présidents de groupe en début d'année, jamais la question du droit à l'avortement n'a été évoquée. On a rencontré Donald Tusk.
J'ai été la seule au nom de mon groupe de la gauche à parler du droit à l'avortement, comme si finalement, Donald Tusk essayait de donner l'impression au niveau européen que le problème était réglé, alors que des femmes continuent de mourir en Pologne, soit parce qu'elles veulent avorter, soit parce qu'elles désirent un enfant, mais que les médecins ne lui disent pas que sa vie est en danger parce qu'ils ne veulent pas, ne savent pas pratiquer l'avortement.
Je terminerai par dire que le combat est loin d'être terminé et que notre présence ici est évidemment pour organiser la solidarité concrète, évidemment pour remettre des pilules, mais nous savons que nous gagnerons ce combat le jour où il n'y aura plus besoin de la solidarité française, de la solidarité européenne pour que les femmes polonaises puissent avorter en toute liberté, en toute sécurité. Et il y a pour ça plusieurs objectifs que nous nous sommes donnés.
Parmi ceux-là, il y a une initiative citoyenne européenne qui a recueilli au niveau européen plus d'un million de signatures pour faciliter l'accès des femmes au droit à l'avortement partout en Europe, une forme de garantie universelle du droit à l'avortement, de sécurité sociale européenne. Cette pétition, maintenant, elle est dans les mains de la Commission européenne et depuis la Pologne, nous demandons à la Commission européenne qu'elle donne une suite sans délai à cette initiative pour qu'elle puisse être débattue au Parlement européen et qu'elle puisse faire l'objet d'un projet de directive européenne dans les six mois, comme lui obligent les textes européens.
Et la dernière chose, c'est qu'on continuera à se battre pour inscrire le droit à l'avortement dans la charte des droits fondamentaux. La liberté de commercer est garantie dans les textes les plus fondamentaux en Europe, mais pas celle de choisir pour son propre corps, de disposer de son propre corps, celle de pouvoir avorter. Donc il faudra continuer à se battre pour inscrire le plus rapidement possible le droit à l'avortement dans la charte des droits fondamentaux. Quand Mathilde a commencé la bataille en France, on lui avait dit que c'était impossible. On nous dit maintenant qu'en Europe, c'est impossible. En France, on a gagné. Alors en Europe, on va aussi gagner.
On va gagner contre tous les conservateurs. On va gagner pour les femmes polonaises ici qui risquent leur vie au quotidien pour faciliter l'accès au droit à l'avortement, qui font face à des attaques d'acide juste devant la permanence. C'est pour protéger les femmes qui les aident, mais aussi pour protéger toutes les femmes européennes qu'on va gagner cette bataille comme on a gagné en France. Et c'est ce vent d'espoir avec lequel on est aussi venu. Et moi aussi, je voudrais terminer avec un petit mot pour M. Tchavkoski, si j'arrive à bien le prononcer. Il paraît qu'il est surnommé ici « bonjour ». Je crois que ce mot-là n'aura pas besoin de traduction. Eh bien, M.
Tchavkoski, il y a longtemps, les femmes françaises m'ont appris à dire « bonjour » en polonais parce qu'elles venaient se faire avorter ici en Pologne dans un temps où le droit à l'avortement n'était pas légal en Pologne. Maintenant, ce sont les femmes polonaises qui viennent en France et qui apprennent à dire « bonjour » parce qu'elles se font avorter. Ce que je vous propose, c'est que les femmes polonaises apprennent à dire « bonjour » ici en Pologne pour qu'elles puissent avorter en toute légalité, en toute sécurité et que celles qui les aident soient aussi protégées, ont compté sur vous.
Nous sommes très reconnaissants pour cette relation polsko-francusque et très reconnaissants pour votre présence ici. et aussi pour le cargo que vous avez apporté. Merci. Nous sommes très reconnaissants pour votre présence ici et aussi pour le cargo que vous avez apporté.
Ça va nous durer quelques temps, mais pas très loin, parce que c'est très nécessaire ici. Je voudrais aussi souligner que l'amitié polone-française ne dure pas depuis quelques jours. J'ai reçu beaucoup de soutien de la part des députés françaises, activistes françaises, pendant le processus du siège que j'ai traversé.
! qui m'a accompagné au cours
et aussi merci à toutes et à tous qui font possible que chaque mois quelques femmes de Pologne voyagent en France pour avorter.
Sous-titrage Société Radio-Canada.
Ça concerne surtout les cas où il y a un grave danger contre la santé et la vie des femmes. Toutes les personnes qui ont reçu ce traitement sont très reconnaissantes pour que leur dignité a été tellement préservée. Merci. Merci.
Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci. Merci.
Moi, j'aimerais bien vous dire qu'il y a deux ans que j'ai rencontré Mathilde. elle était en train de pousser l'inscription de l'avortement à la Constitution française, mais elle m'a dit qu'elle a très peu d'espoir parce que c'est toujours la situation électorale qui fait pousser, repousser l'avortement dans les ombres. Mais elle a réussi, elle a gagné, on a gagné et par contre nous sommes ici dans la même situation. Tout avant les élections, l'avortement est toujours repoussé dans les ombres.
Je pense que France est en tant qu'il est un pays, qui nous devons prendre un exemple, si nous avons un exemple de l'avortement à la sécurité et de l'avortement à la sécurité. Je suis très reconnaissante pour cette amie, pour cette présence, parce que nous nous nous permettons, que les femmes, ne dépendant de l'avortement, de l'avortement, de l'avortement, de l'avortement, de l'avortement, de l'avortement, de l'avortement, de l'avortement, de l'avortement, de l'avortement, de l'avortement, de l'avortement.
Pour moi, la France est un exemple du côté du respect des droits des femmes, des droits des décisions des femmes autour de leur corps, comment protéger la liberté, comment garantir l'avortement l'avortement. et je suis très reconnaissante pour cette collaboration. Merci aussi pour les paquets, les cargos que vous avez apporté. de l'avortement.
Et l'autre question ? Les femmes doivent s'attirer à l'avortement de l'avortement. Ah, l'avortement de l'avortement. Oui, exactement.
Ici nous nous montrons la solidarité contre la droite, mais aussi contre la droite cachée, qui se présente comme le centre, comme les gens rationnels, mais qui est toujours très conservatrice, très conservatrice. Merci.
I to jest czas, naszym zdaniem, na praktyczne działania, na aktywne działania, na konkrete, a nie na obietnice. Et voilà, aujourd'hui, nous avons obtenu ce contrat. Et nous pouvons aider ces tablettes, surtout les jeunes, et les organisations qui travaillent dans les services pour les migrants et les migrants.
pour moi, le moment n'est pas pour les promesses, mais c'est le moment pour les concrets. Et voilà, des paquets de concrets qui vont nous aider à assister aux gens, surtout aux adolescents, et aussi aux gens qui sont dans le centre pour les immigrants, le centre d'archeille des immigrants, des exilés, les gens qui sont venus ici, qui sont vraiment dans la situation la plus difficile côté l'avortement, si c'est nécessaire.
J'ai eu l'occasion de parler avec quelqu'un de haut niveau, de pouvoir en France, je dirais, qu'il y a une fois, j'aurai eu l'occasion de parler avec quelqu'un de haut niveau, de pouvoir en France, je dirais que la France peut beaucoup plus pour les femmes polonais, pour les femmes polonais, au niveau d'avortement, que les gouvernements, de pouvoir en France.
Et c'est une fois, j'ai eu l'occasion de parler avec quelqu'un de haut niveau, de pouvoir en France, je dirais que la France peut beaucoup plus pour les femmes polonais, au niveau d'avortement, que le gouvernement de Pologne.
Et c'est toujours grâce aux femmes françaises qui a aidé au polonais de décider de son corps quotidiennement. Merci.
J'ai bien pensé sur ce qu'on peut vous offrir comme un cadeau.
Je me suis dit, c'est qu'est ce qu'il y a la France dans l'est, qu'est ce qu'il y a la France dans la parole, c'est un peu plus « Viagra ».
C'est quoi que c'est qui est pas facile sur France ? Mais qui est accessible sur Pologne ? C'est « Viagra ».
Polska est le pays où l'Union européenne, où Viagra peut acheter sans recepter. Il y a beaucoup de couleurs, même des couleurs. J'ai vu des couleurs, jacquotaux et jacquotaux, comme une gamme. Il faut avoir 18 ans, il suffit de 20 à 25 ans. Il y a 4 tablettes Viagra. sont aussi, vous voyez, nebis, pour que les gens ne devaient. Et cela nous a dit à nos francez-vous comme un symbol de ce qu'est-il qu'est-il que les pays vous sont et de ce qu'est-il qu'est-il qu'est-il qu'est-il ?
Ils sont au-delà de la France, où les aborces et les anty-conceptes sont sans recepter, ils sont en place, où les anty-conceptes sont disponibles à 18 ans, de cette année de vie, il faut parler de la pharmaceutique et les tabletes n'est-ce pas possible d'avoir dans le pays en tout le monde, alors que c'est pour 1000€, donc c'est une changement d'argent pour montrer comment nous sommes quelque chose d'autre, quand on parle des droits des femmes.
La Pologne est un seul pays à l'Union européenne où on peut librement acheter le viagra over the counter pour environ 5€, aux parfums de couleurs variées. Voilà, on peut choisir le parfum de pomme ou peut-être de pêche, la couleur bleue ou rouge, comme à volonté, à gogo. Par contre, voilà, donc c'est un symbole. Vous allez partir d'un pays où le viagra est librement acheté à la pharmacie, mais où aussi la contraception n'est pas légale que pour les gens adultes, autres 18 ans, et seulement à la discussion de la femme, de madame ou de monsieur à la pharmacie.
Mais vous partez, vous allez au pays où la contraception et aussi l'avortement est libre, mais par contre on peut régler un peu les autres médicaments.
Et donc, à la fin, je vous remercie que ces tabletes, que nous avons obtenu aujourd'hui aujourd'hui, des Français... ... ... ... ... ... ...
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Manon Aubry