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Podcast / conversationGoogle Play Livres· 22 décembre 2024 13 minComplaisantPortrait personnelSolidarités & familleEurope & internationalCulture, médias & sport

Antoinette Fouque, à voix nue de Antoinette Fouque · Extrait du livre audio

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Fait
    « ma mère est venue quand elle avait 1 an en 1900 elle était née au 19e siècle »
  • 0:45Fait
    « mon père était communiste c'est pour ça d'ailleurs psychanaly et politique ce sont eux »
  • 1:05Fait
    « ma mère était enthousiasmée par l'inconscient elle racontait ses rêves tous les matins »
  • 3:00Fait
    « j'ai beaucoup de souvenir de la guerre parce qu'on m'a dit que j'étais né du désir de mon père »
  • 3:30Fait
    « mon père a été arrêté en tant que communiste au début de la guerre »
  • 5:00Fait
    « nous étions comme des parias dans notre propre ville »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Antoinette fou bonsoir bonsoir vous êtes une intellectuelle qui depuis bientôt 50 ans travaille sur la condition des femmes ou plus précisément sur la question de savoir comment être une femme psychanalyste fondatrice des éditions des femmes en 1974 vous fondez en 1968 avec vos am Josian Chanel et Monique vitig le mouvement de libération des femmes que l'on nomme par son célèbre acronyme MLF vous dites souvent que vous avez eu trois naissances la vôtre celle de votre fille et la création du MLF en 1968 vous êtes né à Marseille en 1936 autant du Front populaire vous accordez une grande importance à ce que vous avez reçu charnellement psychiquement et symboliquement de vos parents les trois ordres se fondent et se mélangent vous savez rendre hommage à ce qu'ils vous ont donné Antoinette fou vous êtes né d'un père Corse et d'une mère calabraise pourquoi avaient-ils l'un et l'autre quitté leur terre natale mais ils étaient des des immigrants ou des exilés économiques ma mère est venue quand elle avait 1 an en 1900 elle était née au 19e siècle elle est venue avec sa mère son frère est né le père était parti faire fortuneant aux Amériques et mon père lui a quitté la Corse à 16 ans 1917 parce qu'il était berger il fallait aller sur le continent de toute manière il devait faire son service militaire à Marseille donc ils étaient des des pauvres la cor c'était presque une colonie à cette époque par exemple le service militaire était le même pour les cors que pour les Algériens donc il ne pouvait pas vivre même plus que la pauvreté probablement la misère voilà donc ils sont arrivés à Marseille et ils ont survécu grâce à la mère mon grand-père était marin pêcheur et donc tous les jours il a porté la pêche et tous les jours il y avait à manger pour les enfants sur le port souvent devant la mairie quand à mon père il est devenu naturellement justement pas naturellement économiquement navigateur votre père était communiste vous dit que votre père vous a transmis la politique oui mon père était communiste c'est pour ça d'ailleurs psychanaly et politique ce sont eux ma mère était enthousiasmée par l'inconscient elle racontait ses rêves tous les matins elle avait des prémonitions elle vivait comme ça mais pas dans la superstition dans la connaissance de la vie intérieure et mon père lui était s'était engagé mais je crois d la création du parti communiste à la à laassiss de 1920 dans le parti communiste et lui c'était politique elle c'était psychanalyste voilà et et l'intérêt de votre mère Antoinette fou pour la vie intérieure comment se traduisait-il il se traduisait par le fait que bien que ne sachant ni lire ni écrire elle disait qu'elle se racontait des poésies le soir avant de s'endormir qu'elle était passionnée de mot j'ai fait une recension par exemple elle était un peu comme James Joyce à sa manière elle avait inventé des mots comme elle disait de de d'un couple qui n'était pas marié qu'il vivait en concum ménage par exemple ou bien elle disait des nuages sacumoncell ce qui était une manière de charger le nuage et toutes sortes de choses comme ça euh parfois c'était plus drôle elle disait des gesticule par exemple elle tout ce qu'elle pouvait ressentir d'un mot passé si vous voulez dans sa langue donc elle avait une langue très riche puis le Marseillais à cette époque était une langue qui existait vraiment entre le provençal et tous les apports de migration il y a un tas d'expressions que j'ai entendu pendant toute mon enfance que je ne retrouve plus que dans un dictionnaire de Marseillais aujourd'hui quand à mon père par les Français mais il n'était pas allé à l'école tellement non plus et la politique était sa comment dire le Parti communiste mais c'était pas un salignen comprenez c'était un ouvrier il appartenait à la classe ouvrière il disait nous le prolétariat et en même temps il était très joyeux plutôt Hanard plutôt libertaire et d'ailleurs il s'est enthousiasmé pour ma 68 ce qui n'était pas le cas des communistes qui avaient leur carartte à ce moment votre mère elle était de tempérament joyeuse très très ils étaient très joyeux tous les deux luiaciturne parlant pratiquement pas très peu mais sifflotant pour exprimer son amour ou sa passion pour ma mère ou ses différentes humeurs et ma mère était très très bavarde et raconta nous parlions nous étions des gens de paroles pas d'images je n'ai pratiquement pas de photo de moi de mon enfance mais on parlait beaucoup c'était une famille presque sans secret si on peut dire il devait y en avoir mais ça ne pesait pas sur sur la maison et d'ailleurs je l'ai dit plusieurs fois c'était une famille tribu deux frères avaient épousé deux sœurs donc j'avais ma mère et ma marine mon père et mon oncle Parin donc nous étions mon oncle parce qu'il n'était pas mon Parin et donc nous étions toujours des enfants mon frère ma sœur ma cousine doublement Germaine et moi avec nos doubles parents vous êtes né en 1936 Antoinette fou vous avez des souvenirs de la guerre beaucoup beaucoup j'ai beaucoup de souvenir de la guerre parce qu'on m'a dit que j'étais né du désir de mon père ma mère a fait longtemps jusqu'au 5e mois ind dénis de grossesse je peux l'appeler comme ça maintenant parce qu'on que ça existe et ma sœur m' l'a donné la clé il y a quelques mois elle m'a dit jusqu'à 5 moi elle ne voulait pas reconnaître qu'elle était enceinte et d'ailleurs ça ne se voyait pas et le jour où le docteur lui a dit qu'elle était enceinte une heure après son ventre a gonflé ce qui est le symptôme comme ma sœur a 90 ans et ne connaît rien de ce qui se dit dans les médias ou dans les clubs psychanalytiques elle a j'ai pu vérifier que c'était vrai voilà et comme j'étais né du désir de mon père il voulait un enfant en 36 j'ai été conçu le 1er janvier je suis né le 1er octobre toute la bataille de l'année je l'ai vécu donc dans le ventre de ma mère mon père a été arrêté en tant que communiste au début de la guerre et donc j'ai ressenti très fortement la guerre d'abord parce que les bombes italiennes sont tombé sur Marseille en 39 et puis parce que tout d'un coup mon père m'a manqué il s'est exilé puis il a pris il est entré dans la résistance il travaillait aussi à l'Arsenal et il venait nous voir la nuit en cachette clandestinement donc je me rappelle très bien je l'ai vécu complètement et d'ailleurs depuis quelques années sur à la télévision sur France Télévision il y a beaucoup de document sur cette période et je me précipite absolument parce que c'est vraiment un P de ma vie très très très important pas seulement les bombardements et puis après il y a eu l'évacuation du quartier du vieux port où je suis né qui a été terrible c'est des Bousquet qui avaient ils ont tout fait sauter enfin quelques jours et nous étions comme des parias dans notre propre ville et puis après il y a eu le bombardement du 27 mai à La Belle de Mai aussi donc ça c'est très physique et d'ailleurs quand il y a eu la guerre en Iran et quand ils ont dit non mais il y aura pas de dégâts collatéraux on va lâcher une un tapis de bombe sur la ville je n'ai pas dormi de la nuit parce que j'entendais tomber les bombé je pensais aux enfants qui étaient dessous donc la guerre c'est et en même même temps j'ai une jeunesse très très heureuse parce que sans nos pères mon mon oncle avait été retenu au Maroc le bateau avait été bloqué et bien sans nos pères nos deux mères s'occupai de nous merveilleusement et on était très gay très joyeux vous étiez une enfant qui qui lisait Antoinette F non Maria ma cousine qui a 3 ans et demi de plus que moi disait me lisait et puis M pr à lire et à écrire mais c'est elle qui me disait la Bibliothèque rose non et vos goûts personnels et personn quand sont-ils venus ah oui là j'étais plutôt un garçon manqué et je courais partout et je m'amuser et mon père M offrait d'ailleurs un couteau un fusil enfin des jouets et mes goû bien écoutez au lycée où je ne brillais pas par l'excè lance tout d'un coup un professeur à la fin de la 3è un professeur que j'aimais infiniment que j'appelais la divine parce qu'elle était je l' trouvé divine absolument c'est nous a dit je serai encore votre professeur l'année prochaine en seconde et je vais vous faire lire un peu de montaagne et alors tout d'un coup montaagne m'est tombaé dessus tout m'a plu chez cet homme qu'il qu' vivait dans une tour avec des livres qu'il aille à dos de mulet en Italie tout ce qu'il disait me séduisait j'ai lâché mes illustrés je disisais encore je ne sais pas Superman je sais pas quoi j'ai dit à mon petit copain qui disait je te donne tous mes tous mes illustrés j'avais donc 14 ans et tout d'un coup montaagne m'a m'a appris la psychanalyse probablement c'est-à-dire j'ai découvert qu'on pouvait s'intéresser à soi l'introspection et puis tout pour moi donc j'aime la vie que philosopher c'est apprendre à mourir les l'expérience de l'évanouissement pour sa privoiser à la mort enfin je pourrais comme ça CIT et je le lis d'ailleurs toujours c'est mon c'est un de mes livres de jeevis et les essais de montaig ont ouvert la porte à à quel autre quel autre auteurs je crois que ce que j'aimais par-dessus tout au lycée c'était Corneille l'héroïsme de Corneille je crois je n'is pas tellement racine je trouvais que ces gens étaient méchants et sombres et et puis que ces femmes étaient vraiment trop hystériques mais c'était mais vous trouviez que la langue était belle la langue était belle et surtout Corneille j'aimais l'héroïsme de Corneille puis les hommes tel qu'il devrait être et pas tel qu'ils sont tel qu'ils sont en fond je trouvais pas ça très très h intéressant donc vous faites après votre baccalauréat vous faites des études littéraires oui et vous allez à ex en Provence c'est ça où vous avez rencontré votre mari ou et fait vos études voilà et vous travaillez sur Bernanos oui je travaille sur Bernanos parce que c'est un des auteurs qui nous était enseigné par le professeur hon il y avait Bernanos pegy et Baudel et je commence d'abord un deses sur saintjn pers que j'avais découvert dans les Cahiers du Sud donc j'étais une lectrice assidue parce que c'était Marseille et et là on rencontré tous les poètes on savait é Mar nous espérons que vous avez apprécié cet aperçu pour continuer à écouter ce livre audio sur Google Play livre utilisez le lien dans la description de la vidéo

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