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interviewC dans l'air· 5 janvier 2023 4 min

Notre boulanger va-t-il fermer ? #cdanslair - Reportage 04.01.2023

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Présentateur

Dans cette boulangerie en un an, le prix de la baguette a grimpé de 15 centimes. Une tradition coûte désormais 1,25 euros. Les viennoiseries et la pâtisserie aussi ont augmenté. Une obligation pour le boulanger, ces deux fours tournent en permanence.

0:18
Invité

Moi je payais 20 000 euros d'électricité par an. Avec l'augmentation que je vais avoir au 1er janvier, on va passer à 60 000 euros d'électricité par an. Donc ça fait une augmentation de 40 000. Qu'est-ce qui augmente comme ça de 400% ? Rien, moi je ne connais rien, c'est la première fois que je vois ça. Donc vous voulez que je fasse la même chose sur ma baguette dans ce cas-là ? Donc au lieu d'avoir 20 000, 60 000, ça fait x3, je vais faire x3 la baguette. Donc on va passer à plus de 3 euros la baguette. Seulement si je fais ça, moi je n'en vendrais pas une.

0:45
Présentateur

Pour faire tourner leur four, les boulangers ont besoin de puissances énergétiques importantes, pas protégées par le bouclier tarifaire. Le gouvernement dit avoir entendu la colère. Les boulangers peuvent désormais résilier leur contrat d'électricité en cas de hausse démesurée. La première ministre appelle aussi les fournisseurs d'énergie à faire preuve de souplesse.

1:05
Bruno Le Maire

Moi je leur demande clairement de permettre aux entreprises qui sont en difficulté d'étaler le paiement des factures sur les premiers mois de l'année. Et par ailleurs, de notre côté, j'annonce à ces entreprises qu'elles pourront demander un report du paiement de leurs impôts et de leurs cotisations sociales.

1:23
Présentateur

Un coût de main insuffisant pour les boulangers, asphyxiés aussi par la hausse du coût des matières premières.

1:30
Invité

Il y a des mesures qui sont mises en place, il faut le reconnaître. Ça va dans le bon sens. Le report, j'ai entendu dire, le report des charges, des impôts. Mais au final, il faudra les payer. J'attends qu'on soit tous sur un pied d'égalité. Et j'attends qu'on soit comme le particulier et comme ceux qui ont 36, qu'on ait un plafond et qu'on soit plafonné à 15% d'augmentation.

1:52
Présentateur

L'artisanat français, étouffé par l'inflation, le sujet devient politique. De l'extrême droite à l'extrême gauche, chacun y va de sa critique et de sa proposition.

2:05
Invité

Le Rassemblement national propose d'agir vite et fort pour vous permettre de faire face, notamment par la sortie des règles européennes de fixation des prix de l'électricité. Il faut d'abord des mesures d'urgence. Les mesures d'urgence, ça fait des mois et des mois qu'on dit qu'on peut prendre des mesures d'urgence face à une situation d'urgence. Et cette mesure d'urgence, c'est de bloquer les prix, en bloquant les prix, en mettant à contribution les profits des énergéticiens, les profits des entreprises gazières qui ont engrangé des profits extraordinaires ces derniers mois face à l'augmentation de ces prix de l'énergie.

2:35
Présentateur

Trouver une solution, vite, pour éviter des fermetures en cascade. L'opposition alerte, les boulangers ne sont pas les seuls à avoir besoin d'aide.

2:43
Invité

Vous avez les boulangers, mais alors les bouchers doivent faire quoi ? Ils doivent se faire entendre de quelle façon ? Ils sont confrontés aux mêmes difficultés ? Et notamment les artisans qui travaillent avec des machines, les ébénistes, il faut faire quoi ? Ce qui aujourd'hui est terriblement inquiétant, c'est que ce gouvernement ne sait pas anticiper.

2:59
Présentateur

Faux, rétorque le ministre de l'économie. Les restaurateurs, par exemple, seront reçus demain. Le gouvernement en soutient, mais pas non plus à n'importe quel prix.

3:10
Olivia Grégoire

Je veux bien rappeler un principe clé de l'année 2023. Les aides, désormais, seront ciblées sur ceux qui en ont le plus besoin. Nous les accompagnerons, nous serons là, mais je veux être très clair, nous ne rouvrirons pas un quoi qu'il en coûte pour toutes les professions de France et de Navarre, parce que ça ne serait pas la bonne solution.

3:26
Présentateur

La fin du quoi qu'il en coûte est déjà des premières victimes. La crise énergétique frappe de plein fouet le groupe Coffee Geo, qui possède les marques William Sorin et Panzani. La production est à l'arrêt sur quatre sites depuis lundi. 800 salariés sont au chômage partiel. 1.

3:42
Locuteur

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