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Discours / meetingÉlysée (sur YouTube)· 4 mars 2011 20 minFond programmatiqueÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & électionsEnvironnement & énergie

Nicolas Sarkozy s'adresse aux ministres des finances du G20

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 5 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:30Nicolas SarkozyFait
    « le G20 a démontré toute son efficacité pendant la crise en prenant des décisions coordonnées en régulant le secteur financier en relançant nos économie »
  • 4:30Nicolas SarkozyFait
    « la croissance mondiale est inégale selon les zones géographiques elle est encore insuffisante pour faire baisser significativement le chômage »
  • 5:30Nicolas SarkozyFait
    « la coordination internationale est la seule voie qui nous permettra de renouer avec un niveau élevé de croissance »
  • 6:30Nicolas SarkozyFait
    « nous n'accepterons plus que les pratiques qui nous ont conduit à la crise se renouvelle »
  • 7:30Nicolas SarkozyPromesse
    « je souhaite que tous les centres financiers appliquent les décisions prises à Pittsburg »
  • 8:30Nicolas SarkozyFait
    « la réforme de l'ordre monétaire international ne peut plus attendre »
  • 11:30Nicolas SarkozyFait
    « nous ne partirons pas de rien en matière de financement innovant »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

monsieur le directeur général du FMI monsieur le Président de la Banque mondiale Monsieur le Secrétaire général de l' CDE mesdames et messieurs les ministres madamees et Messieurs les gouverneurs Monsieur le Commissaire Mesdames et Messieurs j'ai tenu à vous accueillir au Palais de l'Élysée pour vous témoigner de l'importance que la France accorde à votre première réunion des ministres des Finances et des gouverneurs des banques central je vous souhaite la bienvenue en France et je forme les meilleurs vœux de succès pour vos travaux de ce soir et de demain vous avez en tant que ministre des Finances et gouverneur des banques centrales des pays du G20 représentant 85 % du PIB mondial une responsabilité absolument essentielle le G20 a démontré toute son efficacité pendant la crise en prenant des décisions coordonnées en régulant le secteur financier en relançant nos économie nous avons permis au monde de sortir de la crise la plus grave depuis 60 ans le G20 c'est ma conviction ne conservera sa légitimité que s'il parvient à démontrer son efficacité dans la reprise mondiale il est donc de votre responsabilité de celle des chefs d'État et de gouvernement d'apporter des réponses aux grandes questions qui se posent aujourd'hui à l'économie mondiale depuis l'année dernière la reprise est installée elle est plus rapide que prévue la croissance mondiale est inégale selon les zones géographiques elle est encore insuffisante pour faire baisser significativement le chômage mais l'expérience de la crise nous a montré que la coordination internationale est la seule voie qui nous permettra de renouer avec un niveau élevé de croissance la coordination est un devoir il n'y a pas d'autrees choix possible notre première priorité en tant que présidence du G20 sera de mettre en œuvre les décisions déjà pris je veux saluer ici le travail réalisé par les présidences précédentes en particulier par la présidence coréenne dans le domaine de la régulation financière le bilan du G20 est considérable mais en dépit des progrès que nous avons accomplis nos concitoyens dans tous nos pays s'interrogent sur la réalité de notre action nous devons être clair nous n'accepterons plus que les pratiques qui nous ont conduit à la crise se renouvelle il ne peut pas il y avoir de retour en arrière comme s'il ne s'était rien passé personne ne nous le pardonnerait je pense en particulier à la question des bonus je souhaite que tous les centres financiers appliquent les décisions prises à Pittsburg et que le Conseil de stabilité financière cher Mario dragi évalue de manière rigoureuse la mise en œuvre effective de ces principes je souhaite aussi que le G20 puisse s'assurer que nous disposons d'une régulation financière sans faille et que tous les pays du G20 applique bal 3 et que ne se développe pas un secteur financier en quelque sorte en marge de la régulation l'autre grand acquis du G20 c'est la coordination des politiques économiques si nous ne faisons rien les déséquilibres mondiaux vont de nouveau se creuser alors bien sûr il est plus facile de trouver des consensus dans la période de crise et plus difficile de trouver des consensus dans la période de reprise la tentation de donner la priorité aux intérêts nationaux est grande mais je vous le dis clairement ce serait la mort du G20 c'est tout l'enjeu du cadre pour une croissance soutenable qui doit nous permettre ensemble de trouver les moyen d'atteindre une croissance plus élevée au bénéfice de tous je souhaite que votre réunion nous permett d'avancer sur le mandat que vous ont confié les chefs d'État et de gouvernement à seou vous débattrez demain des indicateurs commun des déséquilibres afin de mieux cibler les mesures correctrices que chacun devra prendre pour rééquilibrer la croissance c'est un sujet qui est peu technique et qui est en vérité très politique on ne peut pas avoir en avoir une approche uniquement mécaniste je souhaite éviter que vos débats ne s'enlisent dans des discussions interminable sur ces indicateurs qui nous détourneraiit de l'essentiel l'essentiel c'est que chacun s'engage et prenne des mesures pour aboutir à une coopération gagnant gagnant entre pays qui sont libres de leur choix de politique économique chacun est bien conscient que l'immobilisme et le statut quo nous soms parfaitement interdits nous avons fixé un agenda ambitieux à la présidence française je le sais un an c'est court bien sûr nous ne réussirons pas tout mais rien ne serait pire que de refuser de traiter les vrais sujets qui se posent à nous il s'agit pas de définir un nouvel ordre monétaire international en un an mais qui peut contester que la question de l'ordre monétaire international ne serait pas une question essentielle il s'agit pas de résoudre tous les problèmes de la volatilité des prix des matières premières mais qui peut contester que ce sujet est un sujet crucial tant sur le plan économique que social même si naturellement il ne nous vient pas à l'idée de contester les mécanismes de marché mais justement un marché qui n'a pas de règles n'est plus un marché le marché porte en lui la définition de règle réguler le marché c'est presque employer les deux mêmes mots un marché sans règle c'est la loi du plus fort la spéculation peut faire tout ce qu'elle veut le marché porte en lui des règles qui le régulent sur ces questions je compte sur votre mobilisation alors aujourd'hui enfin nous faisons face à deux risques pour la croissance les tensions inflationnistes qui le premier risque alimenté par la hausse des prix des matières premières c'est à la fois une question économique qui peut remettre en cause la reprise en cour et une question sociale avec le risque d'meut de la fin une question développement pour les pays les plus pauvres ce que nous proposons c'est une stratégie globale qui a pour ambition de lutter contre la volatilité de réguler les marchés dérivés d'accroître la transparence sur les marchés physiques de renforcer les outils de la sécurité alimentaire la Banque mondiale cher Robert zck les institutions des Nations Unies chè madame Clark ont fait des propositions très pertinente dont le G20 doit se saisir ma conviction c'est qu'audelà des mesures immédiates que nous pourrons proposer nous devons réhabiliter le rôle des agriculteurs dans nos sociétés deuxème risque la volatilité des changes et des mouvements de capitaux alors là il ne s'agit pas d'avoir une vision idéologique de ces questions et encore moins de mettre en cause tel ou tel mais la réforme de l'ordre monétaire international ne peut plus attendre je suis heureux que le gouvernement chinois nous invite à zenZen à la fin du mois de mars pour engager la réflex sur ce sujet dans le cadre d'un séminaire que nous souhaitons largement ouvert sur la communauté académique comme sur les état non memes du G20 j'ai une conviction c'est que l'émergence de nouvelles puissances économique conduira inéluctablement à l'émergence de nouvell monnaiees international la transition en cours peut-être un facteur d'instabilité c'est le cas dans le domaine des flux de capitaux qui sont de plus en plus volatiles c'est le cas sur les réserves de change qui atteint des niveaux exceptionnels c'est le cas sur l'offre d'actif de réserve je souhaite que vous puissiez travailler sur des règles du jeu dans tous ces domaines ce qui suppose c'est ma conviction que le FMI dispose de moyens et de pouvoir de surveillance renforcé c'est un sujet central qui est essentiel je voudrais dire qu'au cœur des propositions de la présidence française il y a clairement l'ambition de renforcer j'allais dire de rehausser le rôle du FMI pour que parce que plus que jamais le FMI doit être la pierre d'angle de la coopération monétaire internationale enfin pardon de dire ça comme cela mais c'est un sujet absolument majeur où se fera la coordination des politiques monétaires pendant un temps elle s'est faite dans le cadre du G7 je crois même me souvenir que le G7 avait été créé pour cela est-ce qu'on peut considérer que les problèmes monétaires ne concernent que cette pays ça n'a pas de sens nous avons une instance internationale qui est le FMI il me semble si même on rapproche la composition du du conseil d'administration de la composition du G20 le G20 c'est pas 20 c'est 20 + 5 et le fhém on doit être à peu près aux alentours de ça je crois 24 donc il y a là me semble-t-il poser les bases de ce que pourrait être une organisation future et je je ne vois pas d'ailleurs quel pays pourrait refuser une telle évolution qui est parfaitement logique on peut pas dire il faut plus de coordination entre nous et ne fonder la coordination que sur la seule réunion du G20 une fois par an ça n'a pas de sens s les le G20 doit être concentré sur les les décisions les plus fondamentales les arbitrages certainement mais il y il y a il y a tout un travail day to day tout au long de l'année alors dans le domaine monétaire ce qui est essentiel aux yeux de la présidence française c'est qu'en 2011 nous nous mettions d'accord sur un programme de travail et des première réforme concrète une ambition que nous partageons bien sûr avec Christine Lagarde enfin le G20 devra aussi s'occuper des questions de développement qui font partie de notre agenda depuis le sommet de sou nous avons mis en place un panel de haut niveau sur les infrastructures afin d'agir sur le long terme il s'agira pour le sommet de can d'identifier avec l'aide des banques multilatérales de développement des projets d'infrastructure ainsi que leur financement et de s'engager les mettre en œuvre à plus court terme la France vous demandera d'être prêt à vous mobiliser pour accompagner nos amis tunisiens et égyptiens sur le chemin de la démocratie du progrès économique et du progrès social le succès de la mutation dans lequelle la Tunisie l'Égypte s'engage sera aussi le succès du G20 et puis enfin il y a la question des moyens que nous consacrerons au développement presque tous nos budgets sont en déficit alors que les engagements que nous avons pris sont considérables alors que faisons-nous tous ensemble on accumule des déficit mais en même temps on a pris des engagements considérables comment comment résoudre ces contradictions je n'imagine pas qu'un seul pays puisse dire qu'il souhaitêre par jure à sa parole et en même temps je n'imagine pas qu'un seul pays puisse me dire qu'avec ses déficits il v en faire plus je veux dire déficit donc clairement se posera la question des financement innovant clairement pas du tout une question idéologique c'est une question de respect de la parole donnée et de réalisme sur l'état de nos budgets alors en ce qui concerne la France nous sommes convaincus qu'une taxeinfinitésimale sur les transactions financière serait à la fois juste utile et efficace je sais que c'est un sujet difficile cher team qui suscite beaucoup d'opposition et je comprends la spécificité des débats dans chaque pays je le comprends parfaitement bien bon mais je voudrais faire deux remarques ici la première est-ce qu'il ne serait pas possible que certains avancent pendant que d'autres continuent à y réfléchir est-ce qu'on est obligé d'avoir comme choix t son avance ou personne comme tout le monde n'est pas d'accord ça veut dire qu'on se condamne à l'inefficacité est-ce que c'est un drame si quelquesuns avance et d'autres continuent réfléchir voilà ne faisons pas l'idéologie deuxièmement nous nous les Français nous sommes favorables à une taxe sur les transaction financière Après tout après tout après tout si la crise que nous connaissons estta si forte c'est parce que la finance n'a pas été toujours exemple de quelques reproches dire cela ce n'est insulter personne hein est-ce qu'il n'est pas juste est-ce qu'il n'est pas compréhensible est-ce qu'il n'est pas raisonnable raisonnable de considérer que ceux qui ont tellement contribué à une crise d'une telle ampleur contribue un petit peu au développement des pays les plus pauvres qui ont le plus souffert de la crise parce que c'est totalement des raisonnable de dire ça moi je pense que c'est raisonnable je pense que c'est pas une question de gauche ou de droite je pense que c'est pas une question de pays du Nord pays du Sud c'est juste une question de bon sens voilà sont des su sujet dont nous voulons débattre très très ouvertement mais mais mais qu'on peut pas mettre de côté je je rappelle que nous étions tous à Copenhague et qu'à Copenhague nous avons signé des papiers nous avons pris des engagements devant les pays les plus pauvres on peut pas dire non on a oublié ça nous concerne plus non on na pas oublié alors nous ne partirons pas de rien en matière de financement innovant beaucoup de nos pays en ont adopté la présidence française a reçu àou le mandat d'examiner les conclusions du rapport du groupe de haut niveau des Nations Unies coprésidé par Monsieur mells dont je veux dire la grande qualité de ses travaux sur le financement de la lutte contre le changement climatique pour ma part au nom de la présidence du G20 j'ai confirmé à Monsieur Bill Gates qu'il en soit remercié une mission sur le financement du développement à la fois sur la nécessaire mobilisation de l'aide publique et sur le développement des financements innovants à que Bill Gates présente ses conclusions au chefs d'État et de gouvernement lors du sommet de can j'avais d'ailleurs évoqué cette question Tim geitner et Christine lagard son souviendront dans le déjeuner que j'avais eu à Washington avec le président Obama et je pensais j'ai pensé que Bill Gates était quand même un un homme dont dont la la l'expertise et l'engagement peut rassurer tout ceux qui sont pour les financements innovants et tous ceux qui sont qui sont opposé je souhaite que vous abordiez la discussion que lancera Christine laarde dès demain sur le sujet je je vous le demande dans un esprit ouvert simplement de comprendre qu'il y a que votre réunion ici il y a des il y a des dizaines des centaines de millions de gens dans le monde qui regardent ce que vous allez faire notamment sur cette question et qu' se disent est-ce qu'ils vont bloquer ou est-ce qu'ils vont avancer parce que il y a un acte nouveau des discussions du G20 il y a les gouverneurs il y a les ministres il y a les institutions il y a les présidents chefs de gouvernement et puis il y a l'opinion publique internationale qui compte et qui regarde ce que nous ferons pour mettre en vre ces priorités il nous faudra également adapter la gouvernance mondiale au monde du 21e siècle nous avons créé le G20 nous avons réformé le FMI et la Banque mondiale j'ajoute que sur l' FMI se posera certainement la question des statuts un jour ou l'autre parce que je ne vois pas comment on peut dire le FMI doit avoir plus de responsabilité mais on ne touche pas au statut ça me paraîtrait enfin je parfaitement incompréhensible si on veut donner plus de responsabilité au FMI il faut que on soit prêt à poser les bases d'une réforme des statuts du FMI euh cohérente avec ses responsabilités ou alors euh ce sont des discours qui ne correspondent à rien a clairement la question des statutes du fé on peut dire on a le temps 10 ans 20 ans un siècle moi je pense que si on est d'accord pour confier une nouvelle responsabilité au FMI ben la question des statuts du FMI doit pouvoir être résoutre c'est pas un sujet extraordinairement compliqué en vérité ENF ça comprenez-moi ça peut l'être ce sujet compliqué mais si on a comme objectif de faire du FMI une instance de régulation le le la la modification des statuts je suis certain que le FMI a ses propres propositions et qu'il n'hésitera pas le FMI à nous les présenter Monsieur le Directeur Général mesdames et messieurs je sais donc que votre agenda est très chargé c'est un honneur de vous recevoir à Paris pour cette première réunion présidé par Christine Lagarde et Christian Noyer nous comptons beaucoup sur votre engagement beaucoup sur votre détermination à poursuivre dans la voie qui a permis au G20 de s'imposer comme le premier forum de coordination économique financière mais au-delà ce sont les opinions publiques et les peuples qui attendent de leurs dirigeants qu'ils apportent des réponses au défis qui se pose aujourd'hui au monde je vous dirai très simplement qu'en choisissant un agenda très ambitieux la France choisit la voie de la prudence c'est en choisissant un agenda sans contenu et sans ambition que la France aurait choisi la voix la plus imprudente car les opinions publiques du monde entier sentent bien que dans vos mains va se jouer la solidité et l'ampleur de la reprise vous vous vous vous n'avez pas le droit d'échouer et vous n'avez pas le droit d'être immobile et nous la présidence nous n'avons pas le droit d'ignorer les lignes rouges de chacun donc entre les lignes rouges de chacun et la nécessité de se coordonner il va y avoir un bon travail je suis sûr qu'il sera fructueux je vous remercie

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