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interviewEurope 1· 6 juillet 2025 4 min

«L’immigration n’est pas une réponse à la crise démographique», soutient François-Xavier B

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il faut évidemment faire respecter les règles et ne pas faire de la des immigrés qui rentrent en session irrégulière, des gens très précaires et et effectivement à la mercie de de toutes les mafias. Mais simplement, est-ce qu'il faut pas parler aussi de la réalité économique ? exemple en Italie, Georgia Méloni qui a fait dans son programme le contrôle de ses frontières, une de ses priorités a fait rentrer 500000 émigrants de manière d'ailleurs légale et elle prévoit d'en accueillir 500000 nouveaux dans les deux prochaines années. 1 million de travailleurs immigrés en Italie parce que la démographie ne répond pas aux besoins de de l'économie du pays.

Est-ce qu'il faut pas aussi avoir un discours de la réalité économique et ne pas jouer toujours sur les peurs, sur l'immigration ? Moi, je ne crois pas un instant que l'immigration puisse être un palliatif à la crise démographique que connaissent nos pays. La crise démographique, elle est réelle.

Faire un travailleur. Je veux dire, il faut 20 ans pour faire naître un enfant. Bien sûr, c'est pour ça qu'il faut s'y prendre dès maintenant et que la déconstruction de la politique familiale en France a été une faute très grave contre l'avenir à long terme parce que c'est évidemment un enjeu de moyen et de long terme.

Mais l'Italie est pas comparable avec la France pour beaucoup de raisons. Il y a pas le droit du sol, il n'y a pas de naturalisation et et là encore une fois nous parlons d'immigration légale. Le problème que je vois pour ma part, c'est l'immigration irrégulière.

Et là où il y a une connexion entre les deux, c'est que si on subit en permanence une immigration irrégulière qu'on ne contrôle pas, on s'interdit de pouvoir accueillir ce qui pour le coup est nécessaire dans y compris dans des perspectives de court terme de délivrer des visas. Par exemple, aujourd'hui, on a des universités de premier rang qui nous disent que euh des étudiants brillantissimes qui viennent d'Amérique du Nord, qui viennent d'Asie n'arrivent pas à avoir de visa en France parce que on a une telle difficulté à gérer le problème migratoire que c'est finalement à ceux qui demandent loyalement le droit de rentrer qu'on on finit par le refuser. Ce qui est absurde.

Sortir de cette situation d'impuissance sur le plan de l'immigration irrégulière, ça veut dire mettre en œuvre quelques principes simples. Le premier de ces principes, c'est que il faut que le retour forcé devienne la norme. Aujourd'hui, la norme, c'est le retour volontaire.

C'est si on vous délivre une OQTF, vous avez théoriquement plusieurs mois pour partir de votre propre chef plutôt que d'être expulsé. Évidemment, ces quelques mois on les met généralement pas à profit pour euh partir poliment mais pour s'évanouir dans la nature. Ça c'est la première chose à faire, c'est de faire en sorte que les États puissent expulser immédiatement ça implique aussi une révision des visas consulaires parce que généralement l'État euh l'état tiers ne ne ve ne délivre pas de visa consulaire.

On se retrouve bloqué. Ensuite, vous avez raison de le dire, l'un des premiers problèmes qu'on a aujourd'hui, c'est le manque d'identification de la nationalité des personnes concernées qui ne coopèrent pas et qui ne veulent pas dire d'où elles viennent. ou bien le manque de coopération de la part des pays de départ qui refusent de recevoir leurs ressortissants alors même que ces ressortissants sont totalement identifié.

Et donc là, ce que nous disons aujourd'hui et ce que nous allons faire, ce que nous allons faire c'est que nous allons permettre que les États refoulent les migrants entrés illégalement sur leur sol, non pas seulement dans leur pays d'origine, mais dans d'autres pays qui accepteraient de les reprendre. C'est ce qu'on appelle les hubs de retour, donc des pays avec lesquels on aura une coopération. Ce qu' a fait l'Italie avec l'Albanie par exemple.

Alors l'Albanie c'est pour l'examen de demande d'asile. Là c'est pour l'expulsion des personnes qui par exemple ont été déboutées du droit d'as. Vous pensez déjà à des territoires.

Mais par exemple aujourd'hui on a l'Italie a signé cette coopération avec la Tunisie et la Commission européenne tout entière s'est engagé dans ce partenariat. Demain, on voit très bien que l'Algérie ne coopère pas. On pourrait proposer de reconduire une partie de cette immigration vers la Tun.