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interviewLCI — L'événement du dimanche· 27 octobre 2024 55 min

L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 27 octobre 2024

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:07
Présentateur

Bienvenue dans l'événement du dimanche LCI, ravi de vous retrouver, notre invité aujourd'hui, Sébastien Genu. Bonjour et merci beaucoup d'avoir accepté notre invitation, député Rassemblement National du Nord et vice-président du parti RN. Une heure d'entretien où nous aborderons évidemment ensemble ce budget. Il y aura-t-il un vote ou pas ? 49-3 ou pas aussi à prévoir ? Barnier sous surveillance, quelle note lui donnez-vous ? Situation politique on ne peut plus compliquer. A mes côtés pour vous interroger, Arlette Chabot nous rejoindra un peu plus tard dans cette émission. Mais d'abord Sébastien Genu, j'aimerais qu'on démarre ensemble avec cette actualité tragique.

Il faut être très prudent parce que tous les faits ne sont pas encore remontés. Un enfant de 5 ans a hier soir dans la banlieue de Rennes été blessé par balle à la tête. Deux balles l'ont touché, deux projectiles. Vraisemblablement dans le cadre d'une course-poursuite liée au narcotrafic. Ce qui nous rappelle et nous ramène à un an en arrière, ce petit Fayette dans la banlieue de Nîmes, Pisse 20, touché aussi la mortellement par des tirs. A l'époque, le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, avait parlé d'Innomini. Ce qu'il nous dit ce matin, c'est quoi ? C'est l'impossibilité des autorités à juguler ce phénomène et ses victimes collatérales.

1:24
Sébastien Chenu

Non, c'est un enjeu qui est clairement devant nous. La lutte contre la drogue, les trafics de drogue, l'économie de la drogue, c'est un enjeu de société qui est devant nous, qui touche désormais tout le territoire, petites villes, grandes métropoles, agglomérations. Et c'est à la fois un enjeu qu'on doit aborder de plusieurs façons. Évidemment, il y a l'aspect sanitaire qui ne faut pas mésestimer. Mais surtout, je pense qu'on a trop laissé passer, les années durant, le combat contre les consommateurs de drogue. Donc je pense qu'il y a un combat à mener contre les consommateurs.

1:55
Présentateur

On aura l'occasion de reparler de Bruno Retailleau, le nouveau ministre de l'Intérieur. Mais quand il associe le joint au goût du sang visant, délibérément là aussi les consommateurs comme vous le faites, il a raison de le faire.

2:05
Sébastien Chenu

Bien sûr, il y a une espèce de laisser-aller ou de bienveillance quelque part dans notre société pour le consommateur, le fumeur de joint. C'est une réalité. Moi, je pense qu'il faut mener ce combat vis-à-vis du consommateur. Et puis, une justice qui doit être rapide, exemplaire, les peines planchées. Nous, on va défendre des propositions de peines planchées lors de notre niche parlementaire jeudi prochain. Je pense que ça fait partie aussi de la réponse. Mais c'est un combat qui nécessite une énergie sans faille et qui nécessite aussi qu'il n'y ait pas de laxisme de la justice, qu'on ne recule pas.

Et puis, évidemment, la mobilisation des réseaux bancaires, geler des comptes bancaires, expulser des familles de leur logement social si elles sont mêlées à des trafics de drogue. Ce sont souvent des gens qui sont très identifiés dans les quartiers. L'expulsion des délinquants étrangers aussi parce qu'il y a souvent un lien entre immigration et drogue. Tout cela, il ne faut pas être faible. C'est un combat. C'est le combat de la génération à venir, j'allais dire. Si ce combat n'est pas mené avec la force avec laquelle il doit être mené, alors c'est la génération qui vient qui est très exposée, je crois, de notre pays, qui en souffrira grandement.

3:18
Présentateur

Avec un drame, là, un petit garçon. Un petit garçon de 5 ans.

3:21
Sébastien Chenu

Un drame qu'on déplore. Et moi, je pense évidemment aux familles d'un enfant de 5 ans qui meurt à cause du narco-trafic. Notre société ne doit pas reculer.

3:31
Présentateur

Le pronostic vit-elle engagé, ce n'est pas encore déclaré, il faut être encore très prudent, mais c'est vrai que la situation et ce fait est dramatique que nous apprenons ce matin. Sébastien Chenu, avant d'en venir à la situation politique, j'aimerais juste vous interroger sur ce qui s'est passé hier, vous concernant directement un déplacement dans le département du 44. Vous étiez à Vertoux et ça s'est plutôt mal passé. Des articles de presse quotidienne régionales nous montrent ces photos. Pas de fachos dans nos quartiers pour accompagner votre arrivée. Vous vous attendiez à un tel accueil ?

4:06
Sébastien Chenu

Alors, la réunion s'est bien passée et nous, nous avons tenu notre réunion.

4:09
Présentateur

Les CRS en nombre.

4:10
Sébastien Chenu

La réunion du Rassemblement National. Nous avons été fortement protégés par les CRS, ce que je remercie. La mairie de Vertoux qui avait pris un arrêté interdisant les manifestations d'extrême-gauche. Mais il faut voir une chose, c'est l'extrême-gauche LFI, il y avait des responsables de LFI, les soulèvements de la terre, etc. Des black blocs qui veulent empêcher des hommes politiques, en l'occurrence le Rassemblement National, de s'exprimer paisiblement dans ce département de Loire-Atlantique. Il est inadmissible que des forces venues de l'extrême-gauche essayent d'empêcher des hommes et des femmes élus républicains.

4:46
Présentateur

Mais vous avez constaté la présence de militants insoumis hier, précisément.

4:48
Sébastien Chenu

Bien sûr, bien sûr. Je peux citer quelques noms si vous le souhaitez. Mais il y avait évidemment des militants de la France insoumise. Nous, le Rassemblement National, nous n'empêchons à personne de tenir une réunion. Nous n'empêchons personne de s'exprimer. Nous n'empêchons personne de militer, de distribuer des tracts, de tenir des réunions. Mais ces voyous d'extrême-gauche, ils ont détérioré la salle municipale qui nous accueillait. Ça nécessitait d'ailleurs, et je les remercie aussi, aux ouvriers et aux employés de la ville de Vertoux, de la commune de Vertoux, une remise en état. Ils ont caillassé des forces de l'ordre. Il y a eu dix gardes à vue qui ont été réalisées après.

5:24
Présentateur

Et des blessés également.

5:25
Sébastien Chenu

Et des blessés. Mais ça veut dire qu'il y a une gauche, une extrême-gauche intolérante qui veut faire taire des démocrates. Nous sommes des démocrates, qui veut faire taire des républicains. Et ce n'est pas acceptable dans une démocratie comme la France.

5:38
Présentateur

Mais est-ce que vous diriez aussi, pardonnez-moi, que finalement, la normalisation, la dédiabolisation, ce que vous représentez, est encore aujourd'hui contesté par une partie de la population ?

5:48
Sébastien Chenu

Non, c'est contesté par des militants d'extrême-gauche. Encore une fois. On représente 11 millions de Français en Loire-Atlantique. 200 000 habitants électeurs ont voté pour nous aux élections législatives. Donc, ce ne sont pas quelques voyous d'extrême-gauche qui ne respectent rien, qui ne respectent pas la loi, qui ne respectent pas la population de la commune, qui cassent, qui détériorent, qui insultent, qui nous font reculer, évidemment.

6:11
Présentateur

Mais c'est vrai que... Déposé plainte ?

6:13
Sébastien Chenu

Non, mais nous, nous réservons la possibilité de déposer plainte. On attend de voir, effectivement, ce que nos services de sécurité vont nous dire. Mais il y a eu, effectivement, des moyens qui ont été déployés pour nous permettre de tenir notre réunion. On a tenu notre réunion. Je remercie la Fédération de Loire-Atlantique, son responsable Gauthier Boucher. Nous avons pu faire valoir notre programme, nos idées, échanger. C'est ça, la démocratie ? Qu'est-ce que c'est que cette histoire de se dire qu'on va empêcher des élus de s'exprimer ? Non, nous ne reculerons jamais devant les voyous d'extrême-gauche et leurs méthodes inacceptables.

D'ailleurs, en réalité, je pense qu'ils se tirent une balle dans le pied à faire ça. Les gens les voient tels qu'ils sont. Ils voient que ce sont des gens qui utilisent la violence pour aller contre des gens qui ne pensent pas comme eux. C'est inadmissible en démocratie.

7:04
Présentateur

Sébastien Chagnon, en préambule de cette émission, j'évoquais le budget qui va nous occuper un peu, forcément. Après six jours de débats, plus que houleux, on y reviendra aussi. L'examen du budget, donc, volet recette, a été stoppé hier soir à l'Assemblée nationale, alors qu'il restait encore un peu plus de 1500 amendements. Le vote final devait avoir lieu mardi. Il n'aura pas lieu. Et les débats reprendront normalement le 5 novembre. Vous confirmez, selon plusieurs sources parlementaires, c'est le calendrier qui se profile.

7:32
Sébastien Chenu

C'est le déroulement, mais si vous voulez, ce déroulement aurait dû aboutir. Le calendrier qui était celui que nous connaissons aurait dû aboutir au vote, vous l'avez dit, mardi dernier. Les débats auraient dû stopper. Mardi prochain. Mardi prochain. Les débats auraient dû, pardon, être stoppés hier. Mais pourquoi est-ce que ça n'a pas fonctionné ? D'abord parce qu'il y a un embouteillage d'amendements déposés par la Macronie et LR. Ce sont eux qui ont déposé.

7:55
Présentateur

Qui en ont retiré quand même quelques-uns.

7:56
Sébastien Chenu

D'accord, quelques-uns, mais ça n'a pas suffi.

7:58
Présentateur

Ensemble pour la République, notamment.

7:59
Sébastien Chenu

Mais surtout, ils n'étaient pas là. Enfin, j'ai compté, je l'ai dit publiquement, la présence, lors des débats sur les amendements les plus importants de ce folet recette du budget, la présence de 18 députés LR et Macronistes. Il faut que leurs électeurs sachent que ces députés ne sont pas là, ne viennent pas défendre leurs propositions, laissent finalement l'extrême-gauche, la France insoumise, abîmer ce budget par des amendements de taxes. Moi, je les ai appelés les taxemans. Enfin, je veux dire, ce sont des gens qui, leur obsession, c'est de tout taxer jusqu'aux bouteilles d'eau. Il y avait des amendements qui ont pu être refusés.

Mais c'est le Rassemblement national qui a permis, par sa présence massive, nos députés autour de Marine Le Pen, de Jean-Philippe Tanguy, qui a mené cette bataille budgétaire avec détermination, qui ont permis d'empêcher cette folie de taxes, parce que les députés Macronistes et LR, eux, étaient aux abonnés absents.

8:57
Présentateur

Sauf qu'on reviendra un peu plus tard sur votre stratégie, Voteline, parce qu'on vous reproche aussi d'avoir voté contre des amendements sur lesquels, en commission, vous étiez avancé pour juste, sur la suite des débats et sur la suite du calendrier. Comment vous voyez la suite ? Vote ou pas vote ? Jean-Philippe Tanguy, un collègue du Rassemblement national, dit à l'instant que le RN ne votera pas le budget. Est-ce que vous confirmez que vous ne voterez pas ce budget ?

9:24
Sébastien Chenu

Absolument. Ce budget, il est inadmissible. Ce budget, d'abord, si on intègre les 40 milliards de taxes supplémentaires votées par l'extrême gauche et qu'on les associe aux 30 milliards de taxes ou de recettes ou d'impôts que souhaitait Michel Barnier, on est en plein délire fiscal. Les Français ne peuvent pas le supporter. Et puis, ce budget, il fait l'impasse sur des économies. Il n'y a pas de stratégie d'économie, ni sur l'appareil d'État, ni sur l'immigration. C'est grâce au Rassemblement national qu'on a pu voter une disposition qui permet de retenir 5 milliards d'euros de contributions supplémentaires à l'Union européenne.

Grâce au Rassemblement national et au vote que nous avons obtenu, les Français bénéficieront si, à la fin, tout cela était voté.

10:06
Présentateur

Parce qu'on peut revenir à la version initiale et ça ne nous apparaîtra plus.

10:09
Sébastien Chenu

D'accord, mais on démontre quoi ? On est en train de démontrer que d'autres chemins sont possibles. Quand nous, nous votons ces 5 milliards en moins pour la contribution à l'Union européenne, quand nous votons la fin d'une taxe sur l'électricité ou en commission affaires sociales, quand nous votons contre la désindexation des retraites, nous montrons qu'il y a des possibilités d'une autre politique. Il n'y a pas simplement d'un côté la manie des taxes, l'obsession des taxes de l'extrême gauche, ou de l'autre côté, chez les macronistes, le manque total de courage sur les économies à réaliser. Il y a d'autres voies qui sont possibles, les députés l'ont démontré.

En l'État, il est hors de question de voter pour le budget. Nous nous opposerons, en l'État, parce qu'à la discussion, nous ne sommes pas encore au vote, mais si nous votions demain, lundi, au moment où nous allons reprendre nos travaux, nous voterions évidemment contre ce budget.

11:02
Présentateur

Et donc, 49,3, plus que jamais sur la table. Ce n'est pas votre problème, parce que oui, c'est au Premier ministre de le dégainer, mais vous y croyez ? Est-ce que ça ferait vos affaires, finalement ?

11:16
Sébastien Chenu

Mais peu importe, il faut que ça fasse des affaires des Français. Michel Barnier n'a donné aucun signe, en tous les cas son gouvernement n'a donné aucun signe de bonne volonté. Ils n'ont pas voulu bouger sur les économies que l'on leur demandait, même sur des choses symboliques, on pourrait parler, et je crois que Christian de Boissier en a parlé juste avant moi sur votre chaîne, des économies comme le Conseil économique et social, qui ne sert strictement à rien, c'est 45 millions.

11:39
Présentateur

Le CESE, cette fameuse troisième assemblée.

11:41
Sébastien Chenu

Écoutez, tout ça, on aurait pu, le gouvernement pourrait avoir la décence de faire voter quelques symboles, de montrer une bonne volonté. Rien, rien n'a bougé, sincèrement, ce n'est pas raisonnable de prendre les Français, de leur demander de faire les efforts que le gouvernement refuse de faire.

12:00
Présentateur

Maude Bréjeon, la porte-parole du gouvernement dans un entretien aux Parisiens aujourd'hui, le dit, on ne cède pas à la facilité du 49-3, cela fait un mois qu'on prône le dialogue par les mots, on en donne les preuves par les actes. Je ne vais pas vous demander de commenter ce type de propos, mais néanmoins, la symbolique du 49-3, qu'est-ce que cela déclencherait, selon vous ? J'ai envie de vous interroger sur la suite. Et après, motion de censure ou pas motion de censure déposée par votre parti ?

12:27
Sébastien Chenu

D'abord, Maude Bréjeon dit, c'est le dialogue qui doit primer, etc. Enfin, pour dialoguer, il faut être deux. Quand les députés macronistes sont totalement absents, quand il n'y en a pas un en séance, quand on les cherche, évidemment, on ne peut pas dialoguer, on ne peut pas avancer.

12:41
Présentateur

Sauf que certains de vos opposants vous opposent d'avoir voté aussi certains amendements, notamment sur la fiscalité des grandes entreprises.

12:46
Sébastien Chenu

Non, mais nous, on est là et on vote ce qui nous paraît aller dans le bon sens. Qu'une majorité, c'est une première sous la Ve République, ne soit pas là pour défendre son budget, c'est quand même scandaleux. Donc après, effectivement, si le Premier ministre déclenche un 49-3, c'est-à-dire pas de vote, eh bien, il s'expose aux dépôts de motions de censure. Nous, nous sommes des gens libres, nous nous sommes des gens responsables. Si on doit déposer une motion de censure, on la déposera. Si on considère que c'est le chemin qui doit être le nôtre, on le fera sans problème.

Si on devait voter une motion de censure, d'autres groupes politiques, nous l'avons déjà fait par le passé, nous ne l'excluons pas aujourd'hui. Il faut que ce gouvernement comprenne qu'il est en train de créer tout ce qui, demain, l'amènera à être censuré. Il est en train de créer les conditions de cela.

13:32
Présentateur

Vous n'excluez pas, pardon, mais votre ligne semble aussi avoir évolué. Ce n'est pas un problème. Et vous disiez, il y a quelques semaines, on ne soutiendra pas, par exemple, la motion de censure de la France insoumise. Là-dessus, vous...

13:43
Sébastien Chenu

Nous n'excluons rien. C'est assez clair. Je pense que nous l'avons démontré. Nous n'excluons rien. Nous ne sommes pas des automates. Nous n'avons pas de réflexe pavlovien comme la gauche qui dépose des motions de censure avant même que les débats commencent. Mais nous, nous n'excluons rien. Mais je le dis, et je le dis comme une mise en garde au gouvernement, vous êtes en train de créer les conditions d'une censure. Vous êtes en train de créer les conditions qu'une majorité au Parlement vous censure et fasse tomber votre gouvernement. Encore une fois, je le dis, il n'y a pas eu de geste de la part de ce gouvernement. Il n'y a pas eu de geste sur les économies.

Il n'y a pas eu de geste sur l'immigration. La contribution financière à l'Union Européenne, c'est nous qui le faisons reculer. Il n'y a pas de geste sur la désindexation des retraites. On a déjà dit que c'était une ligne rouge. Le report de l'augmentation des retraites de toutes les retraites est une ligne rouge. De six mois ? Il n'y a pas de geste de ce gouvernement. Je ne sais pas à quoi ce gouvernement... Enfin, je ne sais pas derrière quoi il court. En réalité, il n'y a pas de logique. Il n'y a pas de logique sur les... Il n'y a pas de réforme structurelle non plus. Je ne sais pas quelle est la logique de ce gouvernement.

Mais en tous les cas, je sais qu'à la fin, ce sont les Français, notamment la France qui travaille ou qui a travaillé les actifs et les retraités qui vont être mis à contribution. Et ça, nous ne l'acceptons pas.

14:59
Présentateur

Mais pour être très clair, vous en faites partie. Je parlais de M. Tanguy aussi. Il dit que le Premier ministre ne respecte pas ses engagements. Vous dites aujourd'hui, dimanche 27 octobre, que cette option-là est sur la table. Et on comprend aussi, à l'intérieur même de votre parti, que certains souhaiteraient appuyer sur l'accélérateur et y aller très rapidement.

15:18
Sébastien Chenu

Bien sûr. Et je les comprends. Et je les comprends parce que ce que nous entendons sur le terrain, c'est un cri de détresse.

15:27
Présentateur

Mais la bienveillance du début a donc bien évolué, là aussi, de votre côté, sous surveillance. Sous surveillance, ce gouvernement, vous le disiez, Jordan Bardel est en tête. Et là, c'est quoi ? C'est carton rouge et donc il faut aller plus loin.

15:40
Sébastien Chenu

En tous les cas, nous prévenons ce gouvernement. Nous lui disons, jour après jour, nous, on ne se cache pas derrière notre petit doigt. Nous le prévenons et nous lui disons, vous êtes en train de créer les conditions de votre censure. Vous êtes en train, à travers vos obstinations, à travers vos entêtements, à travers vos absences également, votre incapacité à dialoguer avec vos oppositions, vous êtes en train de créer les conditions de votre censure. Nous verrons bien. Nous sommes des hommes et des femmes responsables. On travaille dans l'intérêt des Français. Mais aujourd'hui, sur les recettes, c'est carton rouge.

16:13
Présentateur

Et votez, encore une fois, soyons très clairs, parce que, pardonnez-moi, on est aussi dans un tournant, une sorte aussi. Ça pourrait être une bascule. Voter avec les Insoumis, voter avec le nouveau Front Populaire, une motion de censure là aussi, ce n'est pas du tout exclu.

16:26
Sébastien Chenu

Non, mais on l'a déjà fait dans le passé. Vous l'avez déjà fait, mais... Si nous considérons demain que l'objectif, ça doit être de censurer le gouvernement, si nous considérons que l'objectif, ça doit être de le faire tomber car il n'a pas répondu à nos attentes, alors, eh bien, nous sommes capables de censurer, de nous emparer d'un outil qui est celui de la motion de censure, quel que soit le groupe politique qu'il présente. Parce que ce sera l'objectif qui primera. Évidemment, la gauche, elle, ne veut pas faire ça parce que la gauche est sectaire, parce que la gauche ne veut voter qu'avec la gauche, parce que la gauche ne raisonne qu'avec la gauche.

16:54
Présentateur

Et on l'évoquera sur votre niche retraite, notamment.

16:56
Sébastien Chenu

Parce que la gauche ne regarde que son nombril. Nous, on regarde l'intérêt du pays. Donc, si on considère que l'objectif, ça doit être de censurer, on censurera, quel que soit le groupe qui dépose la motion de censure. Mais le gouvernement le sait bien.

17:07
Présentateur

Le gouvernement le sait bien. Et qu'est-ce qu'il pourrait faire ? Pardonnez-moi, Sébastien Chenu, faire changer la donne, finalement. Qu'est-ce qui pourrait vous satisfaire ?

17:13
Sébastien Chenu

Un virage à 180 degrés. Revenir sur la désindexation des retraites, déjà, serait...

17:17
Présentateur

Ça, ce serait un geste.

17:18
Sébastien Chenu

Serait un geste. Annuler les hausses de taxes sur l'électricité, ce serait aussi un geste. Prendre en compte ce qu'on a pu faire voter. Le rétablissement de la nuit part pour les veufs et les veuves, ce serait un geste. Vous voyez, on a donné au gouvernement la possibilité de s'amender, la possibilité de changer de direction, la possibilité de changer de braquet. Revenir sur la politique migratoire. Il n'y a pas une dépense en matière de politique migratoire, une dépense indue auxquelles le gouvernement s'attaque. Donc, on a ouvert des portes.

17:48
Présentateur

Il y a des budgets qui ont été revus, quand même, malgré tout, néanmoins.

17:50
Sébastien Chenu

Non, je vais vous dire, les seuls crédits qui baissent, c'est ceux contre la lutte contre l'immigration. Ils étaient de plus de 300 euros dans le budget de l'année dernière. Ils sont à 170 millions d'euros. 300 millions d'euros. 300 millions d'euros. Ils sont à 170 millions d'euros à la louche dans le budget de cette année. Donc, presque divisé par deux. Donc, si vous voulez, ce gouvernement, nous lui avons ouvert des portes. Nous avons ouvert des portes pour changer la ligne directrice et pour rompre avec la politique macroniste.

Il ne se saisit pas, visiblement, des possibilités de changement de politique que nous lui demandons de faire au bénéfice, encore une fois, du pouvoir d'achat des Français, au bénéfice de ceux qui travaillent, au bénéfice de ceux qui en ont besoin. Eh bien, il s'expose à une sanction.

18:29
Présentateur

Quand le Premier ministre dit, dans le Parisien, on n'a pas encore trouvé le centre de gravité juste pour le budget. Vous y voyez un pas pour, finalement, des changements, ce que vous réclamez là, ou vous voyez ça de manière impossible ?

18:42
Sébastien Chenu

Non, mais je trouve ça inquiétant. Enfin, qu'il n'ait pas trouvé le centre de gravité...

18:45
Présentateur

Ça vous inquiète plus que ça ne vous rassure ?

18:47
Sébastien Chenu

Oui, nous l'avons dit, le centre de gravité, c'est le pouvoir d'achat des Français. Ça, c'est le centre de gravité de notre réflexion. C'est faire en sorte que la France qui travaille, qui a travaillé, je l'ai dit, qui voudrait travailler, eh bien, puisse bénéficier des fruits de son travail et qu'on arrête de la pressurer. Ce gouvernement refuse de faire les économies nécessaires et s'attaque plutôt, effectivement, au travail et aux fruits du travail des Français.

On ne peut pas l'accepter, parce qu'il ne faut pas oublier une chose, c'est que la situation dans laquelle nous nous trouvons, qui est une situation inédite, sous la Ve République, 3 000 milliards d'euros de dettes, eh bien, c'est la Macronie, c'est ce gouvernement, en tous les cas, c'est cette majorité, qui l'a créée, avec la bienveillance des Républicains, les années précédentes. Donc, si vous voulez, c'est leur ouvrage, et ce n'est quand même pas aux Français, de payer leurs erreurs.

19:37
Présentateur

J'aimerais, Sébastien Chenu, qu'on s'arrête sur la stratégie du RN dans l'examen de ce budget. Diriez-vous que vous cherchez un peu votre ligne ? Certains commentateurs, confrères, écrivent que, finalement, consigner l'ADN populaire de Marine Le Pen et la méthode libérale de Jordan Bardella, eh bien, ce n'est pas toujours simple. Des divergences, notamment sur des textes, c'est des débats qui viennent surtout montrer des changements de bord fréquents sur votre stratégie. Il y a une semaine, par exemple, vos députés avaient voté en commission des finances un relèvement des taux, des prélèvements forfaitaires uniques sur les revenus du capital.

C'est complexe, mais la flat tax, justement, coup de théâtre, vous changez d'avis mercredi. Et vos adversaires, évidemment, s'en emparent en disant que vous avez sauvé, par exemple, le gouvernement. Même chose aussi sur la taxe exceptionnelle sur les grandes entreprises. Vous avez du mal à trouver votre ligne là-dessus ?

20:23
Sébastien Chenu

Je veux dire, nous sommes des pragmatiques. En réalité, c'est tous ceux qui essayent de nous faire entrer dans une case. Parce que quand vous écoutez les macronistes, ils voudraient que nous soyons l'extrême-gauche. Ils vous disent que c'est le programme de Jean-Luc Mélenchon. Et quand on écoute Jean-Luc Mélenchon, ils disent que ce sont des ultra-libéraux. En fait, nous ne sommes ni l'un ni l'autre, évidemment. Nous sommes des pragmatiques. Et nous cherchons les solutions qui permettent d'avoir une économie vivante, d'avoir un pouvoir d'achat qui se porte mieux pour les Français.

20:47
Présentateur

Et dans le symbole aussi.

20:48
Sébastien Chenu

Et dans le symbole aussi, bien entendu. Nous, nous considérons que nous ne sommes ni des ultra-libéraux, ni des ultra-interventionnistes. Nous trouvons, nous cherchons. Et d'ailleurs, vous l'avez examiné sur la flat tax. Nous avons trouvé, nous avons pensé qu'il fallait d'ailleurs un plafonnement plutôt qu'effectivement relever un taux. Eh bien, nous cherchons des solutions pragmatiques.

21:06
Présentateur

Sur la taxe exceptionnelle sur les grandes entreprises, qui auraient pu rapporter 15 milliards d'euros là aussi ?

21:11
Sébastien Chenu

Et nous avons fait d'autres propositions. Nous avons proposé notamment des taxes sur les rachats de dividendes, qu'on juge évidemment plus efficaces en termes de ce qu'on peut récupérer budgétairement, mais aussi quelque part plus moral, économiquement. Nous avons d'autres solutions. Quand nous défendons un impôt sur la fortune financière, c'est pour lutter, qui pourrait rapporter 9 milliards d'euros, c'est pour lutter contre la rente. Et c'est beaucoup mieux de lutter contre la rente que de taxer l'outil de travail.

Donc, vous voyez, on a des solutions qui sont pragmatiques, qui, je crois, correspondent bien à ce qu'on veut faire de notre économie, une économie au service du pouvoir d'achat des Français, au service de notre souveraineté aussi. Il s'agit de ne pas se rendre dépendant. J'entendais que le gouvernement voulait se libérer de ce qu'on appelle les bijoux de famille. Les fameux bijoux de famille. C'est-à-dire, en réalité...

21:55
Présentateur

Proposition du gouvernement, non. Proposition de Gérald Darmanin, qui, bon, semble être trop à l'ordre du jour.

22:00
Sébastien Chenu

C'est-à-dire, en fait, c'est quoi ? Il y a 8 milliards, je crois que leur proposition, c'était sur 8 milliards d'actions que possède le gouvernement dans des grandes entreprises. Coté. Coté. Mais regardez, ça va à l'inverse, d'abord, de ce que nous, nous demandons et de ce que nous ont dit qu'ils étaient capables d'accepter sur Sanofi. Puisque le gouvernement réfléchissait, au contraire, à la participation de l'État de 1 à 2% qui va être réfectif, visiblement. De la filiale de Sanofi.

22:24
Présentateur

Produit de l'Ipran.

22:25
Sébastien Chenu

Donc, au moment, il faut savoir ce qu'on veut. Est-ce qu'on veut que le gouvernement investisse dans des filiales pour préserver des outils ou est-ce qu'il faut s'en extraire ? En réalité, ils n'ont pas de logique et de philosophie derrière tout ça. Nous, on considère que, attention, une fois qu'on s'est délesté des bijoux de famille, c'est souvent des économies de bout de chandelle. Ce sont aussi des dividendes qui ne rentrent plus.

22:45
Présentateur

Et certains décrivent que c'est aussi à un coût. C'est-à-dire que ces dividendes rapportent de l'argent chaque année.

22:50
Sébastien Chenu

Bien sûr, si on vend, c'est fini. Si on vend, c'est fini. On l'a vu avec les autoroutes dans le passé.

22:54
Présentateur

Parce qu'il faut qu'on avance. Et avant qu'Arlette Chabot fasse son entrée, je suis une question rapide sur la proposition de la ministre de la Santé, Geneviève Dariussec, de taxer les sucres. Alors, elle l'assure. Il ne s'agit pas de pénaliser les artisans, les pâtissiers. Mais oui, je suis favorable à des taxes sur les sucres transformés. Bonne, mauvaise idée ?

23:10
Sébastien Chenu

La logique des taxes, moi, me hérisse le poil. Si vous voulez, l'idée d'aller taxer des professionnels qui, effectivement, vous avez parlé des boulangers... Qui ne seront pas impactés. Oui, mais on commence toujours comme ça. On dit qu'ils ne seront pas impactés. Puis à la fin, on s'aperçoit que par des sous-traitants ou par des mois extérieurs, ils finissent par l'être. Moi, l'idée même de la philosophie de la taxe m'insupporte parce qu'à la fin, ce sont quand même les consommateurs ou les sous-traitants qui vont évidemment payer.

23:41
Présentateur

Midi 22 sur LCI. Lors de sa niche parlementaire prévue, donc, on en parlait jeudi. Le parti, votre parti, va proposer l'abrogation de la réforme des retraites. Arlette Chabot nous rejoint. Pour en discuter, abrogation de cette réforme et entend cibler publiquement aussi les députés d'opposition qui ne voteront pas pour cette proposition. On verra votre stratégie. Bonjour, Arlette.

24:01
Sébastien Chenu

Bonjour, bonjour Sébastien Chenu. Alors, effectivement, c'est le grand jour pour vous. Vous nous l'avez lancé, ce grand moment parlementaire, niche, effectivement, qui vous permettra de défendre votre proposition de loi, d'abrogation de la réforme des retraites. Alors, ça commence trôlement mal, parce qu'en commission des affaires sociales, elle a été vidée de son sens. Les deux premiers articles, c'est-à-dire, il y en a trois, donc les deux premiers, qui, effectivement, c'est l'abandon de cette réforme, l'abrogation, ont été retoqués. Certains disent même que vous pourriez être contraints de renoncer à défendre cette proposition de loi.

Non, nous ne renoncerons pas à défendre cette proposition d'abrogation de la réforme des retraites, pour plusieurs raisons, d'abord. D'abord, parce que c'est attendu par l'opinion publique. Une majorité de Français souhaite qu'on abroge cette réforme des retraites. Parce que nous avons été aussi, il faut bien le dire, privés d'un vote de l'Assemblée nationale. C'était l'extrême-gauche qui avait déposé tellement de milliers d'amendements qu'on n'a pas pu voter à la fin. On est arrivé au bout du temps un parti. Donc, nous avons la possibilité de mettre, quelque part, les parlementaires devant leurs responsabilités.

Et ça explique peut-être d'ailleurs pourquoi certains ont voulu vider notre proposition pour ne pas avoir à voter et à assumer, notamment à gauche. Bien sûr, ils ne veulent pas assumer le fait de voter cette abrogation à partir du moment où c'est le Rassemblement national qui l'a proposé. Et puis, la réforme de Emmanuel Macron, elle est coûteuse. Elle devait faire faire des économies. Finalement, elle est très coûteuse. C'est, je crois, 5 milliards d'euros supplémentaires. Parce qu'évidemment, quand on arrive à la retraite en mauvaise santé, eh bien, c'est un coût pour l'assurance maladie. C'est un coût pour la collectivité. Sauf qu'on vous répond

25:28
Présentateur

que l'abrogation, l'étude d'impact du gouvernement s'est coûtée aussi. C'est 15 milliards d'euros.

25:32
Sébastien Chenu

Minimum 15 milliards. Non, non, non. Alors, ça, c'est un chiffrage qui est contesté. Nous avons un chiffrage à 9 milliards d'euros. Donc, vous voyez, on est quand même... Vous financez comment, vous, le manque à gagner ? Il y a plusieurs leviers. Vous le savez bien, que ce soit la politique familiale, faire entrer les jeunes plutôt sur le marché du travail. On a expliqué tout ça. Mais là, il ne s'agit pas de créer un débat sur la construction d'une nouvelle réforme de retraite. Il s'agit de revenir au modèle précédent.

C'est-à-dire d'arrêter les deux années supplémentaires, c'est-à-dire les deux années de cotisation supplémentaires qu'Emmanuel Macron a imposées aux Français et le recul de l'âge de départ à la retraite imposée de deux ans de plus par Emmanuel Macron. Mais il ne vous a pas échappé quand même, par exemple, que la France est regardée en ce moment. Vous voyez bien les agences de notation, le FMI, la réforme des retraites. Ça compte dans le jugement qu'il porte sur la France et sa capacité de revenir dans les clous, c'est-à-dire un déficit de 3%, même en 2029. Alors vous, vous dites pof, 15 milliards, bon, on efface cette réforme.

Ça, ça risque d'avoir un impact sur le jugement qu'on a de l'extérieur, la capacité française à réduire son déficit. Madame, je vous le redis, ce n'est pas 15 milliards, c'est 9 milliards. 9 milliards, c'est une réforme importante, là. Non, mais là encore, quand on parle de croissance, quand on parle de natalité, quand on parle de productivité, quand on parle de fiscalité, ce sont des leviers qu'il faut obtenir pour mener d'autres politiques. Nous, par exemple, sur la natalité, on considère que depuis des années, il n'y a pas de politique nataliste dans notre pays.

Eh bien, on a considéré que c'était un des leviers importants pour, effectivement, asseoir ce projet de réforme des retraites et on a des propositions qui permettraient de relancer la natalité, ce qu'ont fait, d'ailleurs, certains pays européens. Donc, on voit bien que c'est un choix de société, on voit bien qu'il faut y consacrer une part importante du PIB, du produit intérieur brut à cette réforme des retraites, mais c'est aussi ça, la justice sociale. Vous savez ce que disait, ce qu'écrivait François Giroux, la politique, c'est choisir entre différents inconvénients.

Eh bien, donc, nous nous faisons le choix d'une retraite qui, lorsque vous avez travaillé avant 20 ans, eh bien, vous pouvez partir, quand vous avez vos 40 annuités, à partir de 60 ans et puis après, d'une façon progressive, jusqu'à 62 ans et 42 annuités. En tout état de cause, la proposition qu'on fait, elle fait gagner aux Français entre 1 à 2 à 3 ans par rapport à la réforme actuelle d'Emmanuel Macron.

27:47
Présentateur

Et vous appelez la gauche, pardonnez-moi, je vous interromps parce qu'on va faire une courte pause et on verra quelle sera la stratégie de votre parti là-dessus. Précisément, à moins de sectarisme, voterez-vous vous leur proposition qui interviendra un peu plus tard dans le calendrier parlementaire. A tout de suite sur LCI.

28:06
Invité

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34:26
Présentateur

toujours avec notre invité Sébastien Chenu, vice-président du parti Rassemblement National, député du Nord. On évoquait ensemble, avant la pause, votre niche parlementaire et cette demande à nouveau, cette proposition de loi d'abroger les retraites. Et cet appel à la gauche à moins de sectarisme, sera-t-il entendu, Arlette ?

34:45
Sébastien Chenu

Oui, comment allez-vous ? Puisque on rappelait tout à l'heure qu'effectivement, la gauche a voté contre cette proposition de loi en commission. Donc, en séance, est-ce que la gauche, selon vous, peut être convaincue que l'essentiel, c'est effectivement de voter votre proposition de loi ? Et si ça ne marche pas, est-ce que vous, vous accepterez plus tard, au mois de novembre, le 28 novembre, lorsqu'il y aura effectivement aussi une niche parlementaire qui posera la même demande d'abrogation de voter un texte de la gauche ? D'abord, je crois qu'il y a un débat à gauche. Toutes les gauches ne sont pas sur la même position en ce qui concerne le vote sur notre niche parlementaire.

Moi, je crois qu'il faut en revenir à des choses simples. Quand vous engagez devant les électeurs, nous, on a été élus au Rassemblement National sur un programme dans lequel il y avait l'abrogation, la réforme des retraites d'Emmanuel Macron. Les candidats du Nouveau Front Populaire, moi, j'ai lu leur profession de foi, se sont engagés avec un programme dans lequel il y avait l'abrogation de la réforme des retraites d'Emmanuel Macron. Nous leur apportons sur un plateau la possibilité d'abroger cette loi. Et on va à l'efficacité, c'est-à-dire qu'on ne leur demande pas de construire une loi avec laquelle ils ne seraient pas d'accord, etc.

On leur dit qu'on revient au système antérieur, on abroge les deux ans de plus pour faire simple. Eh bien, si vous êtes honnête, si vous pensez que c'est l'intérêt des Français, il faut le voter. Car comme le disent quelques leaders de gauche, peu importe d'où ça vient, ce qui compte, c'est le résultat.

36:03
Présentateur

Jean-Luc Mélenchon parle d'un texte arnaque, une arnaque.

36:07
Sébastien Chenu

Non mais l'arnaque, c'est ce qu'ils font à leurs électeurs. Ils les ont arnaqués avec le faux barrage républicain qui a amené aujourd'hui les macronistes à être au gouvernement, associés à LR. Ils les ont arnaqués avec leur programme dans lequel ils disent qu'il faut l'abrogation des retraites mais quand ils ont la possibilité de le faire, ils refusent de le faire. Nous, vous savez, on est des gens, je vous le disais tout à l'heure, pragmatiques.

Si ça va dans l'intérêt des Français que notre réforme, notre proposition en tous les cas d'abrogation de la réforme ne passe pas, qu'il y a à un moment une autre possibilité pour abroger cette réforme des retraites, on ne va pas s'empêcher de réfléchir à la votée. On verra. Ça ne veut pas dire oui.

Mais parce qu'il n'y a rien Oui, mais on fait ça ensemble avec le groupe, avec Marine Le Pen, avec nos commissaires aux affaires sociales, Christophe Benz, Thomas Ménager, Joël Melin, Emmanuel Delapagerie, Théo Bernard, tous ces députés qui siègent nuit et jour à la commission des affaires sociales, eh bien, nous allons leur demander quelle est leur préconisation si notre texte ne peut pas passer. Et puis on déterminera. Nous, ce qu'on veut, c'est une meilleure solution pour les Français et l'abrogation de cette réforme des retraites. Je rappelle qu'il y a presque, je crois, 93% des actifs qui voulaient l'abrogation de cette réforme des retraites.

On nous dit, oui, mais on travaille plus ailleurs en Europe, on travaille plus. Mais attention, on obtient, on a une retraite avec une décote. Je regardais les chiffres en Allemagne, on part à 65 ans et en plus, il y a une décote. Donc nous, on veut un système qui soit juste, qui tienne la route économiquement et ça passe d'abord par l'abrogation de la loi Macron.

37:35
Présentateur

Question rapide sur votre alliance avec Éric Ciotti. Est-elle, je ne sais pas, à mettre entre parenthèses, quand on voit le rapprochement d'un Éric Ciotti et d'un Laurent Wauquiez aimable ensemble et d'un Éric Ciotti qui ne votera pas ? Il a fait campagne durant la présidentielle pour une retraite à 67 ans. Donc, on s'interroge avec Arnett Chabot notamment quant à votre alliance avec aujourd'hui Éric Ciotti au Parlement.

38:02
Sébastien Chenu

Notre alliance avec Éric Ciotti, elle a du sens parce que dès le début, Éric Ciotti nous avait dit moi, sur ça, je ne suis pas en accord avec vous donc je ne voterai pas.

38:11
Présentateur

Ça, c'est clair. Il n'y aura pas.

38:12
Sébastien Chenu

Un allié n'est pas un clone. Un allié n'est pas quelqu'un qui pense 100% comme vous. Regardez au Nouveau Front Populaire, ce n'est plus des nuances qu'il y a, c'est des crevasses, ce sont des gouffres qu'il y a entre eux. Donc, nous, on a des alliés avec lesquels, sur certains sujets, celui-ci, nous ne sommes pas totalement raccords. Et alors, est-ce que c'est très grave ? Non, chacun va faire vivre la proposition qu'il croira la plus juste possible après, si on réussit à abroger cette réforme des retraites.

Mais pour le reste, nous nous retrouvons parfaitement, notamment, dans toute la bataille budgétaire, où nos députés se sont constamment donnés la main, épaulés, pour demander au gouvernement des économies, pour demander au gouvernement une politique qui ne soit pas faite sur le dos des Français.

38:54
Présentateur

Arnaud Chabot, question sur l'indexation, rapidement.

38:57
Sébastien Chenu

Oui, vous avez dit tout à l'heure, évidemment, que vous êtes opposé au report de six mois de l'indexation, effectivement, des retraites sur l'inflation. Mais est-ce qu'on ne peut pas se séparer, faire une différence entre des retraités qui, effectivement, ont des toutes petites retraites et ceux qui ont une retraite beaucoup plus confortable ? Est-ce qu'il y a un seuil ? Est-ce qu'on pourrait, j'allais dire, presque couper en deux cette mesure ? Oui, mais moi, je ne sais pas où on met le seuil et le curseur. Je ne sais pas ce que c'est qu'une retraite confortable.

Ce n'est probablement pas la même chose lorsque vous êtes élu de Denain, là où je suis élu, le montant d'une retraite confortable, et lorsque vous êtes un élu macroniste de Neuilly-sur-Seine, vous n'avez pas la même perception des choses. Donc, nous, nous considérons que l'indexation... C'est toujours une perception. S'ils gagnent 6 ans, 2 000 euros de retraite, 5 000, ce n'est pas pareil. Mais à la fin, la logique, c'est d'aller chercher, d'aller puiser dans la poche des Français finalement les efforts que ce gouvernement ne veut pas faire, y compris sur son train de vie,

39:50
Présentateur

y compris sur le millefeuille

39:53
Sébastien Chenu

de l'État, y compris sur les agences et les opérateurs de l'État. Enfin, là, les 4 milliards, on les a. Si on va chercher de ce côté-là, on a les 4 milliards, y compris sur la réforme de l'audiovisuel public, où là, on peut avoir jusqu'à 3 milliards d'euros d'économie. Vous voyez, l'État ne veut pas entreprendre de grandes réformes structurelles, et il considère qu'il vaut mieux aller demander des efforts aux retraités, quels que soient les retraités. Moi, je dis que les retraités, ce n'est pas la vache à lait du gouvernement.

40:18
Présentateur

Sébastien Chenu, après des années de brouille, le président de la République entame demain une visite d'État que certains qualifient d'XXL au Maroc sur plusieurs jours, censé relancer le partenariat entre la France et le Royaume, au menu notamment des discussions et dans les valises du président Bruno Retailleau, le ministre de l'Intérieur, il sera question de ces laissés-passés consulaires. Arlette Chabot a plusieurs questions à vous poser. Oui,

40:42
Sébastien Chenu

laissés-passés consulaires qui permettent donc effectivement d'expulser ceux qui sont sous OQTF, obligation de quitter le territoire français. Ça ne marche pas avec le Maroc et d'ailleurs avec d'autres pays, aussi avec l'Algérie. Que peut-on faire ? Est-ce qu'il faut faire des pressions ? On a déjà essayé de limiter les visas. Ça n'a pas marché. Est-ce qu'on peut contraindre ? Est-ce qu'on peut prendre des mesures ? Ou est-ce qu'il faut compter juste sur le bon vouloir des Marocains ? Pour d'abord, il faut avoir un peu de volonté. Moi, je me félicite qu'on puisse retrouver une relation de dialogue, de partenariat amélioré avec le Maroc. Vous dites qu'il était temps.

Il était temps de se dépasser. Emmanuel Macron nous a quand même encore une fois mis dans des dispositions avec un pays ami qui est le Maroc et qui était quand même inacceptable. Je note que la France, par exemple, ne sait pas non plus faire appliquer un certain nombre d'accords. On a un accord qui nous lie au Maroc sur les mineurs non accompagnés qui a été signé en 2020. Cet accord qui fait que le Maroc devrait reprendre un certain nombre de mineurs non accompagnés n'est pas bloqué par le Maroc. Il est bloqué par l'administration française qui considère qu'au Maroc, les capacités d'accueil de ces mineurs non accompagnés ne sont pas adéquates. Et donc, on n'applique pas cet accord.

Donc, avant de demander d'ailleurs au Maroc quelque chose, le Premier ministre et le ministre de l'Intérieur seraient fondés à demander à notre administration d'appliquer les accords qui nous lient au Maroc. Après, sur les OQTF, les visas, bien entendu, qu'avec certains pays, il va falloir aller au rapport de force. Un rapport de force aussi avec le Maroc, donc, ou pas ? En tout cas, avec le Maroc, je pense qu'il y a des capacités de négociation et de discussion puisque, par exemple, cet accord nous le montre. Nous montre qu'il y a la volonté probablement pour le Maroc de travailler main dans la main. Mais par exemple, avec Algérie, on est lié par des accords. Celui de 68 est bien connu.

Nous le dénonçons depuis très longtemps mais Edouard Philippe qui aujourd'hui le dénonce ne l'a pas réouvert lorsqu'il était, alors qu'il avait rencontré deux fois Tebboune, ne l'a pas réouvert. Des accords qui permettent à l'Algérie, finalement, d'avoir plus de facilité pour envoyer ses ressortissants ici. Pareil sur la capacité à délivrer des visas pour des autorités, des politiques, des industriels de ces pays-là qui viennent... On fait le tour. On va dans d'autres pays. Ça se contourne. Non, mais en tous les cas, entreprenons ses bras de fer.

Même chose sur la coopération, l'argent que nous déversons sur ces pays, y compris d'ailleurs sur des pays qui ne nous veulent pas forcément du bien. Je rappelle que la France déverse des millions d'euros a des pays avec lesquels elle a des relations absolument exécrables. Donc, je pense qu'il y a des...

43:03
Présentateur

Vous évoquez l'aide au développement verset à certains.

43:05
Sébastien Chenu

Les politiques de coopération, ce que j'appelle les politiques de coopération économique. Mais ça peut être aussi la taxation de l'argent qui est envoyé dans ces pays-là. Vous avez chaque mois des gens qui, à travers Western Union ou d'autres, pour ne pas citer un de ces agents, eh bien, envoient de l'argent qui a été obtenu en France à travers ou des allocations ou un travail et qui est envoyé dans ces pays-là. Est-ce qu'on peut y réfléchir à l'idée de taxer plus fortement ces migrations fiscales, finalement ?

43:34
Présentateur

Oui. Sébastien Chenu, on l'entend, Bruno Retailleau en déplacement demain et un gouvernement qui annonce à le début de l'année 2025 une nouvelle loi immigration. Est-ce que vous dites oui, il faut le faire alors que certains ont quand même décrit une loi votée il y a quelques mois dont toutes les dispositions ne sont pas encore appliquées ? Bonne, mauvaise méthode. Vous applaudissez.

43:56
Sébastien Chenu

Non mais bien sûr qu'il faut aller plus loin parce que nous nous l'avions dit la loi d'Armana et on l'avait votée était une petite loi avec des petits résultats elle a été d'ailleurs détricotée plus sur la forme que sur le fond par le conseil constitutionnel donc il faut aller plus loin il faut aller plus loin sur la durée de rétention dans les centres de rétention administrative il faut aller plus loin sur le délit de séjour irrégulier qu'il faut rétablir.

Ça c'est ce que propose effectivement Bruno Retailleau sur le délit de séjour irrégulier je ne sais pas parce que j'ai cru entendre ou plutôt je crois me souvenir que le garde des Sceaux lorsqu'il était député socialiste avait voté en tous les cas avait signé plutôt une proposition de loi contre le délit de séjour irrégulier donc il faut aller plus loin nous on sera là pour pousser le curseur au maximum je repense vous savez à l'abolition du droit du sol à Mayotte mais nous on pense que ce n'est pas uniquement réservé à Mayotte à toutes les barrières administratives qui empêchent les expulsions de délinquants étrangers sur tout ça nous attendons Bruno Retailleau au tournant mais je le redis quand je vois le budget 300 millions d'euros dans la lutte contre l'immigration était dans le budget les dernières 173 cette année ce n'est pas un bon signe l'AME l'AME pardon et j'en termine j'entends la ministre de la Santé dont dépend l'aide médicale d'Etat qui ne dit pas question qu'on y touche et de l'autre côté Bruno Retailleau qui disait oui il faut transformer ça en aide médicale d'urgence ce à quoi nous sommes favorables qui va gagner ce bras de fer j'ose espérer que ce soit le ministre de l'Intérieur si on en est sur les lignes rouges j'avais dit lignes rouges parce que la ligne rouge était déjà on veut une nouvelle loi sur l'immigration vous allez avoir cette loi il y a des lignes rouges sur le contenu de cette loi ce que doit contenir cette loi vous dites alors là s'il n'y a pas effectivement la suppression de l'aide médicale d'Etat on ne la votera pas c'est peut-être pas la même approche parce que nous on veut qu'elle aille le plus loin possible qu'elle soit la plus large possible quand il y avait eu cette petite loi d'Armanin avec la possibilité de petits résultats on l'avait quand même votée parce qu'on s'était dit c'est un tout petit pas dans la bonne direction donc plus les pas seront grands plus nous serons amenés à les voter et à soutenir mais l'important c'est que le ministre de l'Intérieur fasse une loi ambitieuse sur l'immigration et qu'il ne se contente pas de quelques rafistolages de la loi d'Armanin

46:09
Présentateur

Politiquement Bruno Retailleau partout tout le temps qui va sur vos terres finalement aussi et vos thématiques ça c'est pas une nouveauté certains disent dans votre propre parti que parfois en l'entendant c'est un peu votre porte-parole est-ce que finalement politiquement ça pourrait vous nuire à terme ?

46:27
Sébastien Chenu

Non parce que je vais vous dire malheureusement Bruno Retailleau va vite révéler que lorsqu'on n'a pas tous les leviers on ne peut pas mener des lois ambitieuses de lutte contre l'immigration c'est-à-dire avoir tous les leviers la capacité à déclencher un référendum nous nous y sommes favorables j'avais cru comprendre que Bruno Retailleau était favorable aussi mais enfin c'est pas lui qui va pouvoir le déclencher

46:45
Présentateur

dans cet alliage gouvernemental

46:46
Sébastien Chenu

donc il faut en réalité une majorité il faut un Premier ministre et une Présidente de la République demain qui déclenchent ce référendum il faut la capacité à réformer Schengen par exemple donc aller négocier avec l'Union Européenne j'ai pas le sentiment que ce soit ce qui soit inscrit dans la ligne dans la feuille de route du ministre des Affaires étrangères ou dans la volonté du Président de la République que d'aller renégocier Schengen donc vous voyez il faut avoir tous les leviers pour avoir une politique de lutte contre l'immigration qui soit ambitieuse Bruno Retailleau j'ai peur je le redoute je le crains ne fasse que du rafistolage mais en même temps s'il réussissait c'est pas bon il va vous piquer vos électeurs donc au fond vous avez plutôt intérêt effectivement à dire qu'il ne faut pas réussir non madame il faut réussir tout ce qui peut permettre aujourd'hui de rétablir le contrôle de l'immigration qui est totalement hors de contrôle dans notre pays doit être entrepris et nous nous voterons tout ce qui le permettra que ce soit de meilleure capacité d'application des OQTF que ce soit je vous ai parlé du droit du sol que ce soit le délit de séjour irrégulier tout ce qui permettra nous le voterons mais je le dis je ne me fais pas beaucoup d'illusions parce qu'à la fin Bruno Retailleau pas plus lui qu'un autre aujourd'hui au ministère de l'Intérieur qui est borné d'ailleurs par le ministre de la Justice n'a pas tous les leviers en main donc nous dirons français donnez-nous les leviers en main ce qui va être intéressant c'est que Bruno Retailleau va peut-être montrer qu'on peut faire qu'on peut mener une autre politique quand on en a la volonté il y a des perspectives possibles pour ça il faut avoir les leviers en main malheureusement il ne les a pas et surtout on ne les lui donnera pas ce gouvernement Michel Barnier Emmanuel Macron ne lui donneront pas

48:26
Présentateur

vous dites qu'il est uniquement dans la posture et qu'il ne pourra pas il n'aura pas la présence la présence de Didier Migaud

48:30
Sébastien Chenu

à la justice ou Mme Dariussec à la santé démontre que en réalité Bruno Retailleau va beaucoup parler beaucoup s'exprimer mais que dans les faits vous l'avez vu budgétairement il gagne assez peu d'arbitrage

48:41
Présentateur

parce que le temps file Sébastien Chenou on aimerait aborter avec Arlette l'actualité internationale Israël a frappé l'Iran hier attendu depuis des semaines l'attaque contre l'Iran marque un tournant dans ce conflit toutes les chancelleries quasiment unanimement ont appelé à une désescalade à ne pas aller plus loin est-ce que vous dites vous il faut finalement frapper le nucléaire iranien aller plus loin finalement dans ce que fait Israël

49:05
Sébastien Chenu

mais l'Iran a d'abord bombardé Israël le 1er octobre dernier remettons les choses dans l'ordre l'Iran veut l'extermination de son voisin veut exterminer Israël veut détruire Israël Israël a été victime du pire pogrom de la pire attaque que ce siècle est connu donc Israël se défend Israël est un pays ami Israël porte les mêmes valeurs que les nôtres dans cette zone du globe donc nous sommes fondés à soutenir Israël pas d'une manière inconditionnelle parce que on met des conditions à un soutien et c'est normal le seul pays qu'on soutient inconditionnellement c'est notre pays c'est la France donc moi je peux avoir évidemment des désaccords avec la politique de Netanyahou mais je pense que tant qu'Israël sera menacé dans son existence propre il faut soutenir Mais c'est une guerre de civilisation que mène Israël aujourd'hui vous êtes d'accord avec ce que dit Benjamin Netanyahou contre le Hamas contre le Hezbollah c'est la capacité à faire survivre leur civilisation leur valeur et c'est notre combat c'est votre combat dit-il aussi aux européens et aux français bien entendu que c'est notre combat et d'ailleurs moi je regrette qu'on ne comprenne pas la logique et la philosophie d'Emmanuel Macron dans ce domaine Emmanuel Macron est brouillon j'espère qu'il ne l'est pas pour de sombres intérêts domestiques intérieurs pour considérer que tout tout ce qui en France ne soutient pas Israël doit être regardé avec bienveillance

50:29
Présentateur

sous-entendait

50:30
Sébastien Chenu

par un confort politicien de communauté qu'il relierait d'ailleurs d'une façon systématique qui reste à démontrer à une haine d'Israël c'est-à-dire qu'il considérait que tout ce qui est pro-arabe est forcément anti-israélien et bien il se dit que pour conforter ces gens ces populations ces communautés il ne faut pas soutenir Israël au point d'ailleurs de ne pas aller marcher contre l'antisémitisme puisqu'il était absent également donc moi je crois qu'Emmanuel Macron parle très mal d'Israël parle très mal à Israël et je crois qu'il ne rend pas service à un pays ami et peut-être même à un des rares pays ami que nous ayons dans cette zone du globe

51:08
Présentateur

à propos du président de la république cette semaine on ne défend pas une civilisation en semant la barbarie visant donc Israël et son premier ministre appelé au calme appelé à peut-être de la retenue il sort de son rôle selon vous

51:19
Sébastien Chenu

je ne sais pas qu'il sort de son rôle c'est qu'il ne se comporte pas en ami d'Israël il ne sait pas où sont nos alliés en disant cela il est inutilement blessant vis-à-vis d'un état d'une démocratie qui est attaquée dont je rappelle qu'il y a encore des otages qui sont prisonniers et je ne pense pas qu'en étant inutilement blessant vis-à-vis d'Israël Emmanuel Macron fasse avancer les choses

51:42
Présentateur

J-9 avant l'élection présidentielle américaine Arlette

51:47
Sébastien Chenu

Est-ce que vous soutenez la candidature de Donald Trump parce qu'on se souvient il y a 4 ans Marine Le Pen avait dit il va défendre les états il est le meilleur candidat pour la France on se souvient aussi 4 ans plus tôt Marine Le Pen qui avait essayé de rencontrer Donald Trump Regardez cette image

52:03
Présentateur

elle était restée en bas de la tour elle n'avait pas pu

52:05
Sébastien Chenu

le rencontrer Alors est-il le meilleur candidat pour la France voire le meilleur candidat pour l'Europe est-ce que vous dites pourvu que Donald Trump l'emporte retourne à la Maison Blanche Non je vais vous dire je crois qu'il y a assez peu de différence finalement pour les Européens et pour les Français dans les politiques que mèneraient Donald Trump ou Kamala Harris c'est-à-dire que ce soit économiquement bien entendu ils défendent les intérêts des Américains d'ailleurs j'aimerais qu'on ait un président qui nous défendre les intérêts des Français au lieu de défendre les intérêts de l'Europe ou de je ne sais trop qui donc je pense qu'en fait il n'y a pas beaucoup de différence sur le marché européen en réalité il se désintéresse un peu les Etats-Unis mais sur l'OTAN la défense il y a des grosses différences quand même la différence elle est effectivement plutôt considérable pour les Européens sur effectivement la politique de défense Trump est pour probablement s'éloigner d'un soutien à l'Ukraine alors que Kamala Harris sera dans la ligne classique des démocrates du soutien à l'Ukraine ça nous impacte assez peu en réalité il y a l'OTAN alors c'est vrai que vous n'êtes pas des inconditionnels de l'OTAN ce que je veux dire nous on est pour la sortie du commandement intégré de l'OTAN donc vous voyez je pense que finalement l'un ou l'autre il y aura peu de répercussions pour les Français et les Européens il y aura des répercussions pour les Américains certains disent que Trump est meilleur pour l'économie d'autres disent que Kamala Harris est plus apaisante pour le pays je laisse les Américains choisir je ne vais moi je n'ai pas je n'ai pas d'avis je n'ai pas de de préférent je ne suis pas américain mais je sais qu'ils défendront l'un et l'autre les intérêts uniquement des Américains

53:34
Présentateur

Sébastien Chenier on arrive quasiment à la fin de cette émission j'aimerais juste rapidement vous poser et vous interroger sur le procès de Marine Le Pen on ne peut pas revenir évidemment sur les audiences est-ce que vous député très proche de Marine Le Pen les possibilités d'inégibilité de la présidente l'ancienne présidente du Rassemblement National vous empêche de dormir et donne des sueurs froides

53:55
Sébastien Chenu

on ne croit pas du tout à ça vous n'y croyez pas du tout on ne croit pas du tout à une condamnation de Marine Le Pen qui chaque jour démontre son innocence un peu plus au point même de mettre le Parlement européen en contradiction avec son propre mode de fonctionnement donc nous nous croyons que Marine Le Pen est en train de démontrer jour après jour notamment son innocence mais celle des autres députés européens et surtout la mise en cause du Parlement européen qui lui se comporte très mal et a commis beaucoup d'infractions visiblement

54:21
Présentateur

Merci beaucoup Sébastien Chenu d'avoir été notre invité ce dimanche l'événement c'est terminé mais on se retrouve dans quelques minutes pour LCI Midi week-end à tout de suite

L'Événement du Dimanche LCI du dimanche 27 octobre 2024 — Sébastien Chenu · Pourquijevote