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interviewLCI (sur YouTube)· 19 janvier 2026 113 min

Brunet sans filtre du lundi 19 janvier 2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonjour à tous et soyez les bienvenus. Comme chaque jour de la semaine, [musique] lundi ou pas d'ailleurs, nous sommes heureux de vous accueillir pour une émission 100 % sans filtre. Bonjour Éric.

Bonjour Magalie. [musique] J'espère que vous allez bien en ce début de semaine parce qu'il va falloir être costaud. Il y a des choses [musique] qui se trament entre les Européens et les États-Unis.

Imaginez un monde sans Google, sans Microsoft, sans [musique] Apple. Est-ce que c'est seulement possible à tout sans sans Visa, sans Maskercard, sans ou là là il y en aurait des choses sur les États-Unis ? Il a fallu que je dise et compagnie parce qu'il faudrait se préparer.

Ouais. Est-ce qu'on en Est-ce qu'on a des alternatives en [musique] Europe ? D'ailleurs, il serait temps en tout cas de sans GPS.

Sans GPS. Voilà. Exactement.

Ben, vous avez compris en fait, il va falloir devenir indépendant vis-à-vis de notre grand allié parce que vous l'avez [musique] compris, notre grand allié est en train de nous tourner le dos et est prêt à nous déclarer une guerre commerciale sans merci. Donald Trump n'apprécie pas du tout l'attitude [musique] de l'Europe vis-à-vis de sa politique au Groenland. Alors, il menace et Emmanuel Macron lui répond. [musique] Il brandit l'arme nucléaire économique.

On vous explique tout dans un instant. Ouais, le j'ai appris le terme, [musique] on dit euh le bazooka économique maintenant. Alors vous vous verrez dans la rue, les gens vont vous parler du bazooka économique.

On vous expliquera ce que c'est. [musique] Euh deuxième gros thème, les affaires intérieures continuent, hein. Pendant que le péril [musique] international nous menace, mesdames messieurs et les affaires intérieures, c'est le budget.

Et bien figurez-vous qu'il y a un conseil des ministres spécials cet après-midi à 16h. Conseil des ministres spécials pour savoir en gros si Sébastien lecornu et la France fait le choix du 493 pour passer en force hein sur le budget ou le choix des ordonnances. [musique] Ça serait pas le même budget d'ailleurs.

Que va-t-il se passer cet après-midi ? On en parle tout à l'heure. Enfin, vous vous [musique] souvenez du cambriage du cambriolage du Louement c'était pendant les vacances de Toussin.

Et bien ça y est, nous [musique] avons les images à l'intérieur même de la galerie Pollon. des images qui ont été captées par [musique] la vidéos surveillance, c'est absolument spectaculaire. Vous pourrez les découvrir.

On verra comment les cambrioleurs s'en sont pris à ces vitrines, comment ils les [musique] ont cassés. En tout ça, tenez-vous bien, vous allez chronométrer, ça a duré 4 minutes montrant. Ouais.

Et carrément carrément impressionnant, hein. Les images de vidéos [musique] surveillance en couleur sont incroyables. Allez, c'est parti.

Et le journal mesdames messieurs pour commencer à la une ce terrible accident de train en Espagne. Le bilan pour le moment en Espagne est donc de 39 morts mais les autorités sont extrêmement claires. Ce bilan de 39 morts est totalement provisoire.

Et une question comment est-ce possible ? Comment deux TGV ont-ils pu entrer frontalement en collision ? L'un des deux trains aurait déraillé.

Le choc a été extrêmement violent. Le ministre espagnol des transports admet lui-même son incompréhension. Notre journaliste s'est rendu sur place, Victoria David.

Bonjour. Vous êtes donc en Andalousie, vous êtes toute proche du drame. Effectivement, nous sommes à 5 km des lieux de l'accident.

Impossible de s'approcher davantage. Derrière moi, un barrage policier bloque l'accès. Les policiers qui nous expliquent que les équipes de secours sont toujours en train de travailler.

Le ministre espagnol des transports vient d'ailleurs de confirmer que le nombre de victimes est toujours provisoire. Ce que l'on sait c'est qu'à 19h39, hier soir, un train en provenance de Malaga et la destination de Madrid a déraillé. Les derniers wagons ont percuté un autre train qui est arrivé en sens inverse lancé à 200 km/h.

Les deux premiers wagons de ce train ont alors déraillé à leur tour et aé chuté d'environ 5 m de haut avec 53 personnes à bord. Les raisons de l'accident restent pour l'instant inconnu. Ce matin, Irio, la compagnie italienne propriétaire du premier train qui a déraillé, indique que la dernière révision du train a eu lieu il y a 4 jours.

Merci Victoria David. Et puis en France, les pluies diluviennes sont surveillées de très très près par Météofrance et par les les citoyens bien évidemment de ce pays car elles ont déjà provoqué des inondations notamment dans le sud du pays et cet après-midi c'est le département de l'aude qui est vraiment dans le rouge car les pluies sont en train dans l'e de s'intensifier fortement et justement on va se rester sur place dans l'e puisque notre équipe est donc dans ce département pour nous parler de la situation cours de l'après-midi. Cédric Adant.

Depuis hier soir, la pluie ne cesse de tomber ici à Bisminervois d'importantes précipitation qui font suite à plusieurs jours d'intempérie dans le département de l'aude. Conséquence directe, la rivière de la Cè est sortie de son lit et a complètement immergé cette passerelle habituellement accessible au piéton. Plusieurs habitants nous expliquaient qu'en temps normal, même en cas de forte pluie, le niveau de l'eau se situe environ 30 à 40 cm sous cette passerelle.

Aujourd'hui, vous le voyez, l'accès est totalement impossible. Même si la situation se stabilise progressivement ici, et bien le département de l'Aude reste en vigilance orange pluie, inondation ainsi que cru jusqu'à minuit. Une situation qui a conduit le préfet de l'AUDE à fermer l'ensemble des établissements scolaires de la maternelle jusqu'au lycée pour l'ensemble de cette journée de lundi.

Évidemment, on restera extrêmement attentif au cours de l'après-midi pour suivre l'évolution de ces intempéries dans le sud. Dans l'actualité également, l'Europe qui fait bloc et Donald Trump réussit l'exploit d'un européens très en colère contre leur attitude sur le Grandland. Et bien le président américain les menaces de droits de douane supplémentaires à partir du 1er février Casselan tienne.

L'Europe a de quoi répliquer une arme qu'elle n'a jusqu'ici jamais utilisé. L'instrument antioerci. On vous expliquera tout au cours de l'émission, ne vous inquiétez pas.

Mais pourquoi Emmanuel Macron a eu cette idée ? Parce qu'il le dit. Aucune intimidation ni menace ne saurait nous influencer ni en Ukraine, ni au Groenlande, ni ailleurs dans le monde lorsque nous sommes confrontés à de telles situation.

Et puis Emmanuel Macron, justement mesdames messieurs, il y a un lien qui a décidé de convoquer en urgence aujourd'hui euh un conseil de défense. Ça n'était pas prévu à l'origine à l'agenda. Et dans ce conseil de défense et bien la République française va aussi officiellement parler de trois sujets, hein.

Euh bien évidemment euh la l'Iran, la Syrie et le Groenland. Mathieu Desmoulin est avec nous, il est à l'Élysée, Mathieu Desmoulin. Et ce conseil de défense a d'ors et déjà Mathieu commencé il y a tout juste que quelques minutes.

Absolument Éric. On a pu voir arriver les convois ministériels il y a quelques minutes et franchir les grilles de l'Élysée autour de la table dans le H clos du palais présidentiel. Il y aura forcément autour d'Emmanuel Macron certains ministres dont le premier d'entre eux Sébastien Lecornu, mais aussi les plus hautes autorités militaires. 2è Conseil de défense autour du chef de l'État en moins d'une semaine sur les questions internationales.

La différence cette fois-ci c'est qu'il n'y aura pas que la question militaire qui sera au menu des discussions. Il y a aussi la question commerciale avec ces menaces de droit de douane infligé par Donald Trump. Les sujets sont nombreux évidemment.

La question du Groenland, vous en avez parlé Eric, celle de la Syrie ou encore celle de l'Iran avec un objectif pour le chef de l'État faire un point sur les échanges qu'il a pu avoir avec ses interlocuteurs et ses homologues étrangers. faire un point aussi sur la menace sécuritaire dans ces pays par exemple pour les Français mais aussi les éventuelles répercussions qu'il puissent y avoir en France et harmoniser aussi les violons autour de cette question donc commerciale avec les États-Unis avant un conseil européen prévu dans la semaine avec le chef de l'État. Merci beaucoup Mathieu avec Arthur Grelet pour les images et juste après ce conseil de défense, il y aura un conseil de ministre.

Il doit commencer à 16h. Alors c'est inhabituel, vous vous l'imaginez bien pour un lundi. D'habitude les conseils de ministres, c'est mercredi.

Pourquoi il est convoqué ? Bien parce que Sébastien Lecnu doit choisir l'instrument qu'il va utiliser pour valider son budget, le 493 ou les ordonnances. On le saura donc au cours de l'après-midi.

Un budget que le premier ministre a fait évoluer au cours du weekend. On fait le point avec Capucine Diaz. Voici ce qui pourrait changer pour vous si Sébastien Lecnu parvient à faire passer son budget.

Première annonce à retenir, l'indexation de toutes les tranches de l'impôt sur le revenu sur l'inflation sans gèle du barem, évitant donc l'entrée dans l'impôt d'environ 200000 foyers fiscaux en 2026. Autre mesure, l'augmentation de la prime d'activité de 50 € par mois pour 3 millions de foyers. Une bonne nouvelle pour Géraldine, c'est pas mal.

C'est mieux que rien hein parce qu'on souffre tous les mois donc parce que on n'est pas augmenté mais le loyer lui il est pas donné donc on a du mal tous les mois. Voilà. Ou on mange ou on paye le loyer.

Enfin le corps nu promet la généralisation des repas étudiants à 1 €. Il y a plein d'étudiants qui sont pas boursiers au vu de la situation de leurs parents mais qui pourtant ont des moyens assez restreints et du coup ça pourrait être une vraie amélioration pour leur qualité de Mais où trouver l'argent s'il faut aussi maintenir le déficit à 5 %. L'État pourrait taxer les holdings ou les bénéfices des grandes entreprises ou encore diminuer les dépenses de certains ministères.

Ces nouvelles mesures qui étaient attendues et demandées par les députés socialistes pourraient coûter jusqu'à 7 milliards d'euros à l'État. Quand je pense à tous ces débats qu'on a fait sur le le budget, ben voilà, ça a été tranché ce weekend apparemment et nous saurons dans l'après-midi si ce sera les ordonnances ou plus probablement le 493. En tout cas, sur la question des des économies faites par l'État.

Enfin, moi tout ça m'agace fortement. On a à peu près compris qu'il allait y avoir des nouvelles taxes dirigées vers les entreprises et cetera. Les Français, très bien.

Mais mais sur les économies, je trouve que le compte n'y est pas. Bon, ça n'est qu'un commentaire personnel. Mesdames, messieurs.

Faut-il y voir un lien ? En tout cas, avec l'incertitude budgétaire, le marché de l'emploi en France marque le pas assez fortement. D'ailleurs, figurez-vous que les recrutements par les entreprises sont en nette repli.

Mo- 10 % en un an, les chefs d'entreprise jouent la prudence et ce repli de l'emploi frappe en particulier les jeunes. Mais justement, on va continuer à parler des jeunes puisque c'est parti pour parcours sup. Les futurs bâcheliers peuvent dès cet après-midi donc inscrire leur choix, leur fameux choix.

Vous le savez, pour l'année prochaine, ils ont le choix entre 25000 formations par cours sup. Donc le choix va durer jusqu'au 12 mars. 25000 formations.

Et si c'était à refaire, qu'est-ce que vous feriez vous ? Euh ah la même chose. C'était mon rêve de la même chose.

La même chose. Très bien. Nous vous proposons à présent, mesdames messieurs, des images impressionnantes.

Ce sont les images du casse du Louvre. Elles ont été captées par la vidéosurveillance. Premier constat, tout s'est passé très vite.

Ça, on savait hein. Le cambriolage a duré 4 minutes. Montre en main, regardez ce reportage de l'eclois.

Pour la première fois, nos caméras retournent dans la galerie d'Apollon. Rien n'a bougé depuis le jour du casse. Vitrine fracturée, présentoir vide.

Nous pouvons vous montrer ce qui s'est réellement passé durant les 4 minutes qu'a duré le cambriolage. 9h30, les deux individus viennent de pénétrer dans la galerie d'Apollon. Équipé de disqueuse, ils s'attaquent chacun à une vitrine.

D'abord très calme, ils deviennent fébriles face à des vitrines blindées qui résistent. sursaut. Coup d'œil furtif trahissent leur nervosité.

Il termine le travail à la force des points. Là, le diadème de génie arraché sans ménagement par le voleur. Ici, des bijoux fourrés sans précaution dans une sacoche.

Aujourd'hui encore, 3 mois après le cass, la procureur de Paris en appelle au cambrioleur et leur demande de rendre les bijoux, estimés à 88 millions d'euros. On y reviendra en longueur avec nos invités, nos éditorialistes au cours de la mission parce qu'effectivement c'est assez incroyable quelle leçon on peut en tirer. On verra ça donc dans Brunet sans fil.

D'abord vous savez quel jour on est aujourd'hui ? On est lundi. Lundi.

Précisément lundi lundi. Ben je je peux pas vous en dire 3è lundi du mois de janvier. Vous savez ce que c'est ça ?

C'est pas mon anniversaire ni le vôtre. C'est pas ma fête ni la vôtre. Je sais pas.

C'est le blue monday. Vous savez le jour le plus déprimant de l'année. Pourquoi ? parce que les fêtes sont passées, il y a pas tellement de perspectives réjouissantes, il fait gris, il fait froid et bien les psy reconstatent un afflux de leur consultation parce que les gens sont déprimés à cette période de l'année.

Que faut-il faire ? La réponse avec Adrien Blter. Et si le sport était la solution ?

Laurent entame son footing quotidien, un rituel devenu indispensable pour garder le sourire tout au long de l'année, même sous un ciel gris. C'est sûr qu'il faut pas courir juste le jour du blue bond parce que là vous en verrez pas les bénéfices mais si vous courez toute l'année ouais ça aide à passer le blue monday c'est clair. Lors d'une activité physique notre corps libère des endorphines des hormones essentielles pour le moral mais il existe aussi d'autres moyens de se sentir mieux dans cet institut de beauté.

Les clients sont nombreux à venir chercher un moment de détente. Le mois de janvier, c'est le plus difficile. C'est un vrai plaisir de pouvoir euh se décontracter, se ressourcer et avoir euh avoir euh un massage pour le bien-être.

S'il n'existe aucune preuve scientifique affirmant que ce lundi serait le plus déprimant de l'année, la période reste malgré tout particulière selon cette psychologue, certains patients développent ce que l'on appelle un trouble affectif saisonnier. On est encore dans la période hivernale où il fait pas encore très beau et ça on sait que ça a un impact sur le moral. S'exposer à la lumière du jour notamment le matin, ça va être une bonne idée.

Autre solution pour lutter contre le manque de lumière, la luminothérapie compté entre 80 et 200 € selon les appareils. Voilà mesdames messieurs, on va vous parler de la finale de la Coupe d'Afrique des nations. C'est extraordinaire.

Mon équipe de cœur, le Sénégal l'a emporté mesdames messieurs. Deux pays francophones d'ailleurs qui s'affrontaient hier, le Maroc en finale bien sûr, le Maroc et le Sénégal. Pour ceux qui aiment les romans d'Arlè Coben, et ben en dramaturgie, en rebondissement, on a été encore bien au-dessus avec notamment l'arrêt d'un d'un penalty qui avait été concédé au Marocain par le gardien sénégalais euh Édouard Mendy.

Ça a été un truc incroyable. J'ai survécu à cette finale, je n'en reviens pas moi-même. Ça a été un moment incroyable et le football sénégalais, je crois que pour la deuxième fois de l'histoire deuxème fois de l'histoire accède à cette coupe. 54 pays en Afrique, c'est c'est cette on n'imagine pas le retentissement qu' a la coupe d'Afrique des nations.

En tout cas, c'était une un très beau match. Ouais. Deuxième trophée pour les Sénégalais alors que les Marocains chez eux, c'est eux qui organisaient la CANN cette année.

Espérer un premier titre. C'est raté. Ouais. sous sous des trompes d'eau hein.

Sous des trombes d'eau et puis bon, il y a eu quand même quelques incidents effectivement toutes ces erreurs d'arbitrage en fin de match, ça a été un peu compliqué quand même. Sous haute tension dirons-nous cette semaine sous haute tension. Bon on quitte les trompes d'eau euh de Rabat euh pour aller vers les froids les froids quasi polaires du Groenland avec beaucoup de sujets mesdames messieurs parce que derrière ce qui se passe au Groenland d'abord on sera avec Thomas Misraki qui est reparti là-bas.

Il est là-bas il nous attend à Nuc. Je ne sais pas si le jour s'est déjà levé. On sera avec lui dans les prochaines minutes.

Mais en tout cas, la question, elle est simple. Êtes-vous prêt à rentrer, nous européens, sommes-nous prêts à rentrer en vraie guerre ? Vraie guerre d'affrontement avec les États-Unis ?

C'est ce qui semble aujourd'hui se se dessiner et l'Europe semble avoir être sur le point en tout cas de dégainer son bazooka économique. Et je peux vous dire que si nous le dégainons, ce sera la guerre. Mais là, il faut vous préparer, mesdames, messieurs, à ne plus avoir vos mails, à ne plus avoir vos transactions bancaires parce que si les Américains rentrent là-dedans, ça peut faire un peu mal à notre petit quotidien confortable.

On vous explique tout dans une poignée de seconde. Mesdames, messieurs, une fois n'est pas coutume, je vais vous raconter ma vie. Ce matin en sortant de chez moi, je suis allé dans un petit bistro prendre mon petit café noir.

Je fais ça de temps en temps et un monsieur me reconnaît au bistro et me dit "Ah ben alors là vraiment sur le Groenland, les Américains, c'est scandaleux. Il faut vraiment que l'Europe affirme son autorité et qu'on aille au combat avec les Américains, qu'on s'autonomise, qu'on soit indépendant vis-à-vis d'eux au niveau économique, au niveau numérique, au niveau militaire, parce que là, c'est plus possible et cetera, faut aller au combat." Très bien, j'ai fini mon café noir et je suis monté dans mon dans mon bus pour venir travailler.

Dans mon bus, je me suis dit "Mais pourquoi tu lui as pas répondu ? Pourquoi tu lui as pas répondu ? Est-ce que vous êtes prêt à ce que votre smartphone demain matin soit totalement inutilisable ?" C'est facile de dire "On part en guerre économique et numérique contre les États-Unis, mais est-ce que vous êtes d'accord pour que vos emails ne fonctionnent plus ?" Parce que les emails c'est c'est Gmail, c'est Google majoritairement dans le monde ?

Est-ce que vous êtes OK pour le principe que il y a plus de Waaz, il y a plus de GPS dans votre voiture, dans votre téléphone portable, est-ce que vous êtes d'accord pour les comptes banca soi bloqué ? Parce que Visa, Mastercard, c'est pas seulement quand on va retirer de l'argent, c'est c'est des opérateurs qui gèrent les transactions entre les entre artificiel. Je parle même pas de Jimini, de chat GPT et cetera. le stockage des données des entreprises et des données personnelles des gens dans euh euh Google Drive, dans OneDrive, tout ça c'est les c'est les données numériques, les photos de famille des gens qui sont gérés.

Bon, quand tous ces outils seront bloqués, supprimés euh aux Européens par les Américains, et bien peut-être que certaines personnes qui veulent partir en guerre ce matin, ils réfléchiront à deux fois. Je dis pas qu'il faut pas le faire, je dis juste qu'il faut peut-être anticiper le truc. Voilà mesdames messieurs [musique] et parce qu'il va y avoir des conséquences.

Pascal Perry et Grégory Philips sont là pour nous en parler. Bonjour à tous les deux. Pierre Barbin est également avec nous parce qu'on va faire un point très précis avec vous parce qu'on voit que l'Europe jusqu'à il y a quelques minutes faisait bloc.

Attention, l'Union européenne vient de réagir. On verra ce que ça peut impliquer. En tout cas, effectivement, on a les moyens de résister à Donald Trump qui nous a menacé de 10 % de droits de douanes supplémentaires qui rentront en vigueur dès le 1er février.

Alors, pas toute l'Europe, hein, h pays dont la France et donc la France a répliqué par la voix d'Emmanuel Macron Cassan tienne. On a des armes une arme atomique économique qu'on pourrait dégainer. Quelle est-elle ?

On fait le point avec Léana Bol. C'est un instrument de dissuasion économique qui n'a encore jamais été utilisé. Face aux menaces douinières de 10 % de Donald Trump contre les pays qui s'opposent à l'annexion du Groenland, Emmanuel Macron osse le ton.

Aucune intimidation ni menace ne saurait nous influencer ni en Ukraine, ni au Groenlande, ni ailleurs dans le monde lorsque nous sommes confrontés à de telles situations. Si les surtaxes douinières sont confirmées, Emmanuel Macron demandera l'activation de cet outil surnommé bazooka commercial. Un dispositif voté en 2023 qui nécessite l'accord d'une majorité des pays de lieu pour être utilisé.

Il permet effectivement de réagir assez fortement, assez violemment des droits de douane, l'interdiction à des entreprises américaines d'investir, l'interdiction de participer à des marchés publics. Donc tout un arsenal. De son côté, le président américain est prêt à tout pour obtenir le Groenland.

On a compris que le Groenlande avait des richesses difficiles à exploiter en ce qui concerne les terres rares. Le Groenlande représente aussi un territoire stratégique. Territoire stratégique quand on voit le parcours des missiles balistiques, quand on voit le parcours des sous-marins.

Déterminé, Donald Trump appliquera les droits de douane jusqu'à ce qu'un accord soit conclu pour la vente complète et intégrale du Groenland. Alors là franchement je je savais un certain nombre de choses parce qu'al péri sa france avait le parapluie nucléaire ce bazooka nucléaire je que j'en connaissais son existence bien sûr on en a tellement parlé mais alors j'ignorais totalement que nous avions nous les Européens un bazooka une arme atomique américaine enfin contre les américains pour en cas de de menace américaine contre quiconque d'ailleurs oui menacerait notre souveraineté mais je comprends parfaitement votre point de vue. Je l'avais moi-même oublié parce que il est resté au vestiaire depuis 2023.

Le truc n'est jamais sorti en réalité. Et donc c'est on est tous aujourd'hui à chercher quelles sont les conditions d'emploi, quel est le mode d'emploi de l'arme. On est en train de chercher.

Alors bah on sait que c'est c'est provoqué enfin le déclenchement c'est l'Union européenne. On sait qu'il y a aujourd'hui avec le bazooka effectivement des mesures qui sont des mesures de restriction du commerce. euh de de de blocage de l'investissement euh d'accès limités au marché public ou limité d'ailleurs ou ou euh inexistant hein au marché public.

Mais bon, il faut bien admettre que c'est un objet assez singulier dont on avait pas véritablement connaissance. C'est un peu comme la bombe nucléaire hein, c'est mieux de ne pas l'utiliser. Ouais.

Ce bazooka, ce bazooka commercial à l'époque, il avait été imaginé, dites-moi si je me trompe, Pascal, dans un conflit, un litige commercial entre la Chine et la Lituanie. ouens les amis, petit commentaire personnel, ça me fait doucement marrer. Comment voulez-vous qu'une majorité de pays européens se mettent d'accord sur le bazooka ?

J'ai déjà vu ce matin que le premier ministre anglais disait : "Bon, ils font pas partie de l'Union européenne he ! Il faut faut surtout négocier des Européens qui vont dire "Bon dieu, bon dieu, bon dieu, faut négocier, bon dieu, faut négocier, il va y en avoir des dizaines. La position dure de Macron ne sera jamais suivie par les 27.

Arrêtons de croire que l'Europe peut soudainement partir en guerre comme ça. C'est impossible. Calmez-vous Éc.

Bah non, je me calme pas. Non. Du coup, on a regardé effectivement comme comme ce bazooka commercial n'a jamais été utilisé, on a regardé les règles d'application.

Il faut que ce soit voté une majorité qualifiée de 55 % des États représentant 65 % de la population. Voà, on commence à rentrer dans un truc compliqué. En gros, pour résumer, il faut 15 gros pays sur 27.

Oui. Bon, d'accord. Mesdames, messieurs, cela veut dire cela veut dire que vous êtes à peu près peénard pour utiliser Mastercard, Villa, Visa ou ou ou ou Waze.

C'est pas demain que les Américains vont nous couper tout, hein. C'est pas sûr. Non, parce que un, d'abord, ce sont des contrats commerciaux avec ces ces entreprises.

C'est pas les contrats doivent être honorés sur s'ils ont été payés. Les Américains y trouvent d'ailleurs beaucoup d'intérêt au passage. Euh de enfin soyons euh euh comment dire rationnel, c'est un c'est un outil un outil tactique du champ de bataille.

C'est destiné à à bah conduire à une négociation. C'est ça. C'est que toi tu menaces de 10.

Nous on a ça pour c'est le la dissuasion. C'est comme la dissuasion nucléaire, c'est ce qui est censé garantir la paix. Bah là c'est censé garantir une solution.

Et en attendant Pierre, ce qu'on a pu voir au cours du weekend, c'est qu'il y a quand même une certaine unité des Européens. Oui, il y a plusieurs réactions. La plus étonnante vient sans doute de Georgia Miloni, la chef du gouvernement italien.

On sait que elle a de très bonnes relations avec Donald Trump. C'est une oreille attentive d'ailleurs du président américain, mais elle n'a pas hésité à reconnaître ce weekend et bien qu'il faisait une erreur. Elle l'a dit lors d'un déplacement notamment en Asie.

Elle l'a eu au téléphone. C'est ce qu'elle explique. Écoutez-la.

Justement, je tenais à vous dire que la perspective d'une augmentation des droits de douane pour les pays ayant choisi de contribuer à la sécurité du Groenland est à mon sens une erreur et je la désapprouve. J'estime que dans ce contexte, la volonté de certains pays européens d'envoyer des troupes afin de renforcer la sécurité aurait dû être perçu non comme une initiative dirigée contre les États-Unis, mais plutôt contre d'autres acteurs. Réaction également du chef de l'État, d'Emmanuel Macron sur ses réseaux sociaux.

Voilà ce qu'il dit. Aucune intimidation ni menace ne saurait nous influencer tout en faisant euh un parallèle entre ce qu'il se passe en Ukraine et euh ce qu'il se passe au Groenland. Oui, c'est une façon de dire euh Trump Poutine, je vous mets dans le même euh je vous mets dans le même panier, hein.

Façon de le dire. Oui, c'est une façon de le dire. En tout cas, il y a un parallèle qui est fait entre ces ces deux situations.

Il y a aussi une réaction qui est très intéressante venue de la première ministre du Danemark. L'Europe ne cède pas au chantage. Vous l'avez évoqué il y a il y a quelques minutes.

Il y a Carstarmer qui s'est qui s'est peu qui s'est qui a parlé justement de ses droits de douanes. Il a d'abord évoqué que c'était un inadmissible mais il s'est il s'est également il a également parlé. Il s'est ravisé en tout cas notamment ce matin lors d'une conférence de presse.

Écoutez-le. Une guerre commerciale n'est dans l'intérêt de personne et mon travail consiste toujours à agir dans l'intérêt national du Royaume-Uni. C'est pourquoi j'ai discuté hier avec le président Trump, les dirigeants européens et le secrétaire général de l'OTAN.

Ouais. Alors, est-ce qu'il a peur là ? Parce qu'effectivement l'Europe envisage de répliquer quand même hein.

Oui, l'Europe envisage de de répliquer. C'est ce qui est est fait est compris en tout cas. C'est ce qu'on essaie de de faire comprendre.

Alors, on a parlé du bazooka il y a quelques instants, mais c'est vrai que l'Europe a d'autres armes dans sa besa, si on peut dire ainsi, notamment, vous voyez ce chiffre, 93 milliards d'euros, ce serait des doigts de douanes en plus justement sur l'économie américaine. En fait, c'était un dispositif. Donc, attendez, attendez.

Vous êtes en train de nous dire que là, l'Europe est prêt à activer des dispositifs conduisant les Américains à payer 93 milliards d'euros de plus de taxes et de droits de douane. Euh s'il continue à nous embêter, c'est ça en fait. C'est un dispositif qui a été envisagé il y a quelques mois au mois de juillet dernier en en juin en juillet 2025 précisément. rappelez-vous, c'est justement quand il y avait cette première guerre économique entre guillemets, entre les États-Unis et l'Europe où Donald Trump menaçait de d'infliger des de droits de douane à plus de 30 %.

Finalement, on sait qu'il y a eu un un accord diplomatique en Écosse. On se rappelle de ce moment entre Ursula Van Derleyen et le et le et le président américain, mais c'est vrai que c'est sur la table, c'est Stéphane Séjourné, le vice-président de la Commission européenne qui l'explique ce matin sur France Inter. Écoutez, à représaille européenne, c'était 93 milliards de droits de douanes supplémentaires sur l'économie américaine si nous avions pas d'accord avec les Américains.

Nous avons eu un accord avec les Américains et donc les Européens se sont engagés à suspendre ces droits de douanes. Ces droits de douan, ils ont été votés par le Conseil et les colégislateurs. Et donc évidemment euh que c'est un un des dispositifs euh que nous avons sous la main pour pouvoir aussi reposter.

Voilà, ne pas céder au chantage en quelque sorte. C'est aussi ce que dit le ministre des finances allemands ce matin. Il y aura en tout cas une riposte européenne selon lui, écoutez-le.

à représaille européenne, c'était 93 milliards de droits de douanes supplémentaires sur l'économie américaine si nous avions pas d'accord avec les Américains. Nous avons eu un accord avec les Américains et donc les Européens se sont engagés à suspendre ces droits de douanes. Ces droits de douan, ils ont été votés par le Conseil et les colégislateurs.

Et donc euh Oui, on va le ministre allemand. On écouté deux fois Stéphanné, mais on va l'écouter justement le ministre allemand. C'est très court.

Écoutez, il y aura une réponse européenne unie et ferme, mais nous préparons actuellement des contesures coordonnées avec nos partenaires européens. Ces mesures sont mises en place au cas où le président Trump maintiendrait sa menace de droit de douane. Bon et ben voilà mesdames messieurs, on est avec Yve Bertoncini qui est consultant enseignant en affaires européennes au corps des mines à l'ESCP.

C'est l'ancien directeur de l'Institut Jacques Deor. Merci d'être avec nous. Bertancini.

Euh bon, on est il y a un certain consensus européen à mon avis, mais ça c'est très personnel. J'imagine pas que l'Europe aille en position dure jusqu'au bout de ces menaces, surtout sur la question d'activer le bazooka économique contre Donald Trump. D'ailleurs, est-ce que vous y croyez à la capacité de de l'Europe à réagir avec vigueur et de façon un petit peu euh jointe, quoi, ferme et surtout en accord.

Moi je je à chaque fois qu'il y a une décision stratégique européenne, il y en a toujours un qui commence à dire "Ah non, vaut mieux négocier avec les Américains." Vous vous croyez à l'unité européenne pour une fois vous ? Oui, j'y j'y crois et surtout je je l'observe et je crois que vous avez déjà bien posé les les termes du débat. dans certaines limites.

Nous avons une interdépendance économique avec les États-Unis d'Amérique, vous l'avez rappelé avec l'exemple des téléphones et des des cartes bancair, nous avons une alliance militaire avec les États-Unis, au moins théoriquement, qui est très utile dans euh la réponse à la menace russe qui pèse sur beaucoup de pays d'Europe centrale et orientale. Mais malgré ça, je pense que l'affaire du Groenland pour Trump, c'est un pont trop loin. il est allé trop loin et les Européens sont en train de lui répondre de manière assez ferme et je dirais de manière assez perverse parfois parce que quand des chasseurs alpins ont été envoyés avec d'autres au au Groenland, on a beaucoup ricané, n'empêche que Trump a été obligé de sortir du registre militaire puisque maintenant il s'est mis sur le registre commercial.

Il le fait parce que bah ça ne se passe pas comme il veut. On lui a joué un tour en faisant comme si on allait défendre la sécurité du Groenland face à la menace russe et chinoise en faisant les alliés modèles ce que d'ailleurs les Danois ont ont toujours été. Et donc il sort d'un registre et il vient sur le registre commercial.

Alors ce qui a très bien rappelé Stéan très très bon argument Yve. Yve très bon argument. C'est vrai qu'il a raison.

Soudainement Donald Trump quand il a vu ses 33 hommes arrivés en bon c'était que symbolique hein au Groenland de registre effectivement. Il est il a dit bon sur les questions militaires, ça n'aurait pas de sens de tirer sur des alliés européens. Par conséquent, je bascule sur les arguments économique.

Vous avez raison. D'une certaine façon, vous marquez un point là, d'une certa on l' fait ployer. Est-ce que Hvertini, est-ce qu'il faut aller plus loin ?

Est-ce que vous avez vu la réaction de Raphaël Gluxman il y a quelques heures ? Donc le député européen, voilà ce qu'il dit. Le temps de l'indépendance européenne est venu 1, assumer le rapport de force avec Trump 2, faire de la souveraineté l'horizon de toutes nos politiques publque, que ce soit la défense, le numérique, l'industrie ou les stratégiques.

Est-ce que vous êtes d'accord ? À un moment donné, euh le monde d'après 45 n'existe plus. Il va falloir se défaire de cette dépendance avec les Américains qu'elle soit numérique.

Je crois que Raphael Guxman a raison à moyen terme et que c'est l'horizon souhaitable pour nous européens dans le cadre effectivement d'un d'un basculement des États-Unis vers vers l'Asie et que d'ailleurs déjà Barack Obama de manière bien plus smart avait avait incarné. Bon mais face à Trump là c'est il était urgent d'agir de manière plus rapide. Donc déployer des troupes au Groenland, c'était une bonne manœuvre et ça fonctionne et ça fait augmenter pour Trump le coût politique intérieur d'une éentu d'un éventuel passage en force au Groenland.

L'autre réponse qui est déjà préparée mais parce que on avait dû y réfléchir lors de son offensive douanière, ce sont les 93 milliards d'euros de de de droits de douane qui sont déjà là. En fait, je vais vous dire, il y a rien besoin de faire parce que pour l'instant, on reportait l'application de ces droits de douane de loin en loin et il aurait fallu les reporter à nouveau en février. Si d'ici février Donald Trump continue à utiliser un tel langage impérialiste, je dirais, et méprisant pour les Européens, ben écoutez, ces droits de douane qui n'avaient pas été activé la dernière fois, parce que c'est nous qui allons les payer les droits de douane, hein.

C'est nous les Européens, hein. Euh, c'est pour ça qu'il y avait eu un petite hésitation. Les droits de douane de monsieur Trump qui les paye en ce moment, ce sont les Américains, ce sont les consommateurs américains.

Ça fait monter l'inflation, c'est pas très bon hein euh de point de vue domestique les droits de Douane. Mais là, parce qu'il est allé trop loin, les Européens n'auront d'autre choix euh que d'imposer ces 9 13 milliards d'euros de droits de douane. Il est bon he mais il est un peu long, Bertonini, il est bon mais il est un peu long, hein.

Mais mais on a parfaitement compris votre pensée. La question qu'on peut se poser, c'est comment c'est perçu là-bas ? Bah oui et donc Thomas Missraki, vous avez raison et retourner au Grenlande avec Marine Truchud.

Thomas, on vous retrouvera en loger tout à l'heure au cours de l'émission parce que on a beaucoup beaucoup de choses à dire. Donc on reparlera de ce thème. D'abord c'est au cœur de l'actualité le Groenland là depuis de semaines.

C'est sous le feu des projecteurs. Comment réagissent-ils les Groenlandais à tout ce qui se passe depuis ce weekend ? Il y a encore quelques jours, une majorité de Groenlandais voyit les Américains comme de potentiels sauveurs, notamment face au Danemark, considérés comme le colonisateur.

Les choses ont évolué depuis le sentiment anti-américain dans la population a progressé. Près de 4000 personnes ont défilé à Nou samedi, c'est-à-dire environ 20 % du nombre d'habitants de la capitale groenlandaise contre les États-Unis. Les euh parlementaires groandais ont aussi fait part euh de leur scepticisme sur les projets euh du président des États-Unis et même le plus haut représentant de l'Église évangélique lutherrienne ici s'est prononcé contre les Américains.

Nous ne voulons pas devenir américain a-t-il dit dans une lettre publiée sur les réseaux sociaux au Groenland. Le slogan Maga Make America Great Again est devenu Maga Make America go away. Faites partir les États-Unis.

Voilà donc Grégory Philips Thomas Missraki l'un des meilleurs connaisseurs du Groenland maintenant deuxème mission en un mois ou incroyable on me dit dans l'oreillette qui finira consul de France à nous si ça continue on en a un consul de France à partir du 6 février on en envoyait un à partir du 6 février on réinvestit le territoire semaine sous tension quand même là ex alors il y a deux rendez-vous qu'il faut que vous notiez absolument mercredi 14h30 Trump est à Davos où il a prévu de donner un grand discours et peut-être une conférence de presse à l'ici versier pendant question mais je pense que Trump arrivant en Suisse mercredi va avoir quelques messages à nous adresser nous européens et au monde entier et puis jeudi soir sommet extraordinaire européen avec tous les dirigeants des 27 convoqués en urgence par le président du conseil pour voir quelle réponse on apporte aux Américains. Voilà. qu'on voit là Pascal pour le moment on en est pas là, on va pas se passer de Google et et ça sort demain mais c'est un outil pas d'inquiétude mais c'est vous savez on achète beaucoup de services aux États-Unis, on achète assez peu de production industrielle.

Il y a les exemples habituels qui sont cités, le bourbon du Kentuki, les motos Harley Davidson et quelques objets et les Tesla Tesla euh qui sont plutôt fabriqués en Chine. En Chine et en Allemagne souvent. Mais bon, on achète aussi des Tesla.

Vous avez raison, on leur vend quand même beaucoup de pièces aéronautiques. Vous avez sur Boeing dans le cockpit des pilotes, il y a il y a une partie de l'équipement de l'avionic, ça s'appelle l'avionique, qui qui vient de Safran, de Talès, de d'assaut et cetera. Donc c'est pour eux, ce sera aussi pour eux.

Et moi, j'attends, on l'a pas dit encore. Alors, j'attends Wall Street demain pour il y a pas de Wall Street aujourd'hui parce que j'ai appris que c'était le Martin Luther King Day. Ça absolument c'est férier.

Bon mais demain on va voir d'ors et déjà on a quand même de part et d'autre de l'Atlantique de petits indicateurs. Vous avez par exemple le l'association des producteurs de machine outil en Allemagne qui pousse l'Allemagne à aller au bras de fer. R les industriels allemands qui et puis de l'autre côté les grands distributeurs américains qui rappellent quand même régulièrement que l'inflation augmente 2,7 % aux États-Unis beaucoup pour un américain et que les droits de douanes cèdent l'inflation.

Très bien. Ce qui veut dire que les Américains n'iront peut-être pas au bout de de cette démarche de confrontation douanière qui se radicalise avec l'Europe, hein. Bon les amis, maintenant on sait à peu près quelle couleur aura le budget.

Quand je dis quelle couleur, pas au sens politique, mais on on en sait davantage. Alors cet après-midi à 16h, on saura si ce budget va passer à travers le 493 ou si ce sera les ordonnances. Mais on sait déjà, voilà, par des indiscrétions [musique] qu'il y a tel type d'impôts qui ont émergé, tel type d'économie qui n'ont pas été [musique] faites du tout.

Mesdames, messieurs, restez avec nous. On vous dit tout sur ce qui vous attend en 2026. Alors là mesdames messieurs, je jubile.

Franchement, nous avions un premier ministre qui avait axé sa stratégie politique sur le retour [musique] du travail législatif. Le député sera roi désormais et je n'utiliserai pas le 493 car c'est [musique] une façon de mépriser cette France parlementaire. Voilà.

Très bien. Et on m'apprend que ben justement le 493 pourrait intervenir là maintenant dans les prochaines heures, hein. Mais on se moque de nous mesdames messieurs.

Que fait la police ? Que se passe-t-il surtout l'éclairage de nos éditorialistes comme chaque jour Isabelle Saporta et Renault Pila. Bonjour à tous les deux.

Pascal Perry, reste avec nous parce qu'on va besoin aussi avoir on va avoir besoin de votre éclairage pardonnez-moi. Et on va partir à l'Élysée du côté de l'Élysée où nous attendent Mathieu Desmoulins et Arthur Grelet. Mathieu, expliquez-nous.

Alors, on le saura dans l'après-midi. Ça ce que va faire le Premier ministre. Est-ce qu'il va utiliser le 493 ou les ordonnances ?

Visiblement, il y a que ces deux options là sur la table. Il y a un conseil des ministres qui a été convoqué et on a l'horaire. Ça y est, c'est à 16h.

Absolument. Conseil des ministres convoqué à la toute dernière minute. Jusqu'à encore ce matin, les cabinets ministériels étaient dans le flou quant à l'horaire de ce conseil des ministres. qui s'annonce décisif car sur la table il y a toujours deux options pour Sébastien le Cornu.

D'un côté le 493 pour faire adopter le budget qu'il s'était pourtant engagé à ne pas utiliser. De l'autre les ordonnances et à en croire l'entourage de Sébastien Lecnu. Le choix n'est pas encore tranché.

Des nouvelles discussions et des échanges avec les ténors politiques notamment du Sénat doivent avoir lieu dans la journée. Le premier ministre doit aussi prendre la plume pour écrire à l'ensemble des parlementaires et leur détailler les contours de ce nouveau budget de compromis qui leur soumet. Pas de décision donc à en croire Matignon, même si tous ceux qui ont échangé avec le premier ministre ces derniers jours et ces dernières heures sont formelles.

La balance penche davantage en faveur du 493 avec deux avantages. D'abord pour le Premier ministre la possibilité d'inclure toutes les compromis qu'il a fait aux socialistes notamment vendredi lors de son allocution. Et puis un deuxième avantage, c'est cette interview donnée par Boris Vallot, le patron des députés socialistes ce matin, qui ouvre la voie à ce qu'il n'y ait pas de censure et donc à ce que Sébastien Lecornu, en activant l'article 493 puisse rester en poste à Matignon.

Sérieux ? Bon, merci beaucoup Mathieu Desmoulins, Magalie Lunel, on s'est fait avoir. On nous a dit il y aura pas de 493.

Alors nous bien sagement comme des journalistes dociles soumis on a dit au français il y aura pas 493 et là patat nous passons tous pour des couillons Isabelle Saporta Renault Pilat on l'avait pas trop dit he qu'il y aurait pas de 493 parce qu'on l'avait un peu bien dit ici qu'il y aurait 4ab [rires] début dès le début vous n'y croyez pas c'est vous avez jamais cru vous non j'ai pas cru maintenant si vous voulez ce que je trouve extraordinaire c'est que maintenant on a au fond un budget socialiste. D'accord que c'était un budget socialiste. Moi la seule chose qui me désespère c'est non moi ce qui me désespère je vais vous dire un truc ce qui me désespère c'est qu'au fond ce soit du court thermisme et qu'il y a rien pour construire l'avenir je suis désespéré je suis au fond du saut aujourd'hui.

C'est c'est blue mond là je suis vraiment le blue mond du budget. Je suis au fond du saut. Mais si vous voulez ce que je trouve génial c'est qu'effectivement il va nous sortir le 493 parce que les ordonnances c'est quand même un passage en force qui à mon avis n'aura pas lieu.

Ils vont faire le 493. Donc ils vont empêcher enfin les socialistes n'auront pas à se à se salir les mains de pour voter ce budget qui est le leur c'est quand même le théâtre des ombres hein. C'est le bal tartufes parce que c'est leur budget au PS là il pourrait le voter.

Tu vois ce que je veux dire ? Non non c'est Pon Pilate. C'est mon budget mais je le voterai pas.

Bon ben formidable. Mais quelle hypocrisie. Vous avez raison.

C'est leur budget. Ils ont ourdi des petits complots en coulisse en disant à le cornu met ça dedans, mets ça autrement hein, on va censurer. Et là Boris Vallot a dit dans ma grande magnificence je ne censurerai pas.

Quand à le voter, faut pas exagérer, c'est vulgaire hein. Ou là là que c'est plou de voter. C'est vrai que voter son propre budget, c'est vulgaire.

Bon Renault Pila, qu'en pense Renault Pila est-ce qu'il est aussi dur et en colère contre Sébastien Lecnu ? Non, je suis en désaccord avec 70 % de ce qu'a dit Isabelle. Je note 70 % 70 [rires] % les 30 % c'est qu'effectivement c'est le tarif euh les c'est mes tarifs doués le effectivement ce qu'il y a de Navrand c'est que c'est un budget court termiste.

C'est un budget qui aggrave la dette. C'est un budget qui ne prend pas en compte euh la réalité économique du pays. Euh mais mais les 70 % arrivent.

Que faire ? H comme disait Lenine, il faut relire les grands les grands auteurs. Il faut faire et je le cite souvent avec le matériel existant.

H c'est quoi le matériel existant ? On n' pas de majorité. On est en pleine crise internationale la plus grave que l'on est connue depuis l'après-guerre.

Trump menace un territoire européen. H Nous sommes au bord du précipice diplomatique. Qu'est-ce qu'on a ?

On a une classe politique qui est incapable de trouver un budget à la France. Vous croyez que le premier ministre il a pas mieux à faire que de négocier avec la gauche ? Vous croyez que le premier ministre, il y a un conseil de défense en ce moment, un conseil de défense sur la situation en Europe, sur la situation en Iran et cet après-midi, il doit encore ficeler pour avant le conseil des ministres de 16h.

C'est scandaleux. Dernière chose, il y a quelques quelques petites quelques petits points intéressants et là Isabelle, vous devriez être contente. Vous avez passé 6 mois à dire qu'il y avait rien pour les jeunes dans le budget de la la sécurité sociale et dans le budget que c'était tout traité.

Et bien là, on a appris hier soir qu'il y a des choses pour les jeunes. 1 €. Alors là, je vous Non, c'est pas la cantine, c'est effectivement le le cruise quoi, le le restaurant universitaire.

Alors, 1 € pour tous les Alors, on est d'accord, 1 € il y avait déjà pour tous les gens qui ont pas d'argent et qui sont boursiers. Là, c'est pour tout le monde que ma fille est née. Alors, je sais, je vais recevoir 50 SMS et machin en disant "Tu qu'à pas l'envoyer là-bas pour manger pour 1 €." Ma fille est née pourrait y prétendre.

Est-ce que vous pensez vraiment que ma fille est née a besoin de ne payer qu'un € ? En fait, moi je suis pour que ma fille née paye plein pot et ça me paraît normal. Comme je paye plein pot d'un pot et ça me paraît normal.

Donc ces cadeaux de de baltring là, je trouve ça nul. Il y a beaucoup de classes moyennes qui ont besoin de cet argent. Moi, je vais vous dire une chose, Pascal Péri, heureusement que vous êtes là, mon cher Pascal.

Heureusement que vous êtes là parce que est-ce qu'il aime bien le 1 € ? Demandez-lui à Pascal Pondra sur oublié ma chute. J'ai oublié ma chute.

Je suis contre la chute du gouvernement le cornu si le gouvernement le Cornu n'utilise pas le 49 les ordonnances, ça serait une catastrophe parce que on on reviendrait au projet initial et qu'il y aurait forcément une censure des socialistes. Mais s'il y a pas de 493, s'il y avait une motion de censure, ça veut dire quoi ? Des législatives en ce moment ?

Non, en même temps que les municipales. Bon bah, pas possible. Donc donc saluez ce budget Pascal soyez cohérent soyez cohér chacun a ses lignes rouges.

Vous vous voulez absolument maintenir Sébastien le corine rouge. J'ai je pourrais mais vraiment regardez-moi dans les yeux je pourrais en pleurer. J'ai un mouchoir s'il vous plaî c'est qu'on est encore on est encore dans l'aggravation des défend des dépenses.

On est encore dans l'aggravation des déficits. On est en train de faire un bras d'honneur aux jeunes que vous défendez tout le temps en disant c'est pas grave, on va continuer à dépenser du pognon et 1 € pour le CW, c'est 3 € par là et 50 € parci. C'est pas grave, c'est les jeunes qui payeront plus tard.

Ils n'en peuvent plus les jeunes. Ils vont ils vont payer ils vont couler les jeunes. Du PS qui va pouvoir nous répondre dans un instant.

Moi moi je je ne comprends pas le discours des des socialistes qui nous disent "Ce ne sont pas les Français qui vont payer mais bien sûr que si que ce sont les Français qui vont payer." Attendez quand on fait payer les entreprises parce que c'est le cas, il y a 8 milliards d'euros là sur les entreprises, on on on maintient des impôts qui étaient censés Oui, mais qu'est-ce que c'est que les grandes entreprises ? C'est des ETI, c'est pas simplement vous pensez peut-être à LVMH à quelques autres à Total énergie entre dans les 300 plus grandes entreprises français vous avez un réservoir d'emploi dans d'entreprises de taille intermédiaire qui qui emploi qui sont qui sont significatifs qui contribuent à la richesse nationale.

Est-ce que vous vous rendez compte qu'avec le budget que nous avons cette année, le PIB par tête en France va passer derrière celui de l'Italie ? Je vous aurais dit ça il y a 10 ans, vous auriez rigolé. Vous vous m'auriez montré du doigt en disant "Ce type un plaisantin." Non, nous passons derrière l'Italie.

Pourquoi ? Parce qu'on appauvritans cesse l'outil de production. On est dans une situation, je résume, on est dans une situation où il faudrait alléger les charges sur la production parce qu'on a besoin de produire plus.

Qu'est-ce que c'est que la production ? C'est le capital et c'est le travail. On va encore alourdir la fiscalité sur le capital alors qu'on en manque, alors qu'on en a besoin.

Et donc on est en train de prendre des mesures qui sont complètement contraires à nos intérêts pour des raisons politiques et idéologiques. Arthur de la porte nous écoute, il va pouvoir répondre "Bonjour, porte-parole du Parti socialiste, député du Calvados. Qu'est-ce que vous pouvez répondre à Pascal Perry qui juge ce budget ?

Non pas mauvais mais très mauvais. C'est le choix mais moi j'ai toujours la priorité de dire qu'est-ce qu'il nous faut ? Il nous faut un budget.

Et qu'est-ce qu'on a ? On a une assemblée tripartite. Et si personne ne fait d'efforts, alors on n' pas de budget.

Et ça c'est catastrophique pour l'économie, pour le pays. On avait un budget qui était à peu près au même niveau de déficit que celui qu'on va présenter à la fin. C'est juste que il était pas du tout réparti de la même manière et je crois qu'il faut le reconnaître parce que ceux qui donnent des leçons de bonnes gestion budgétaires et j'entendais à l'instant Éric Brunet qui disaient "Ah, c'est la catastrophe et cetera." Et ben ce sont les sénateurs de droite qui avaient sorti un budget à 5,3 % de déficit.

Comment ils avaient fait ? avait fait des cadeaux dans tous les sens, il av fait des exonérations fiscales dans tous les sens, ça coûtait un pogon de dingue pour des résultats qui sont absolument insuffisants. Or aujourd'hui, qu'est-ce qu'on propose nous ?

On propose un budget qui éparne les catégories populaires parce que je rappelle quand même que dans la version initiale, il y avait la question du gel du bar de l'impôt qui allait faire rentrer des gens qui ne payaient pas d'impôts dans l'impôt sur le revenu. La question du gel des APL qui allait faire en fait finalement que les appels allaient baisser pour les personnes qui n'ont pas de quoi se loger. On avait le gel enfin la la la l'abattement des 10 % sur les retraités qui va être supprimé.

On avait les apprentis qui allaient voir leur leur revenus fiscalisés. On avait aussi les ALD, les affections longue durée qui allaient également être soumises à l'impôt. Vous imaginez que vous avez de la portez je vous écoute.

Non non mais Arthur de la porte, je vous écoute et je me dis que vous avez raison. Vous avez raison quand vous dites que euh la droite a présenté un budget euh avec des perspectives de déficit pharaonique et vous avez raison de le dire. C'est un très bon argument.

Arthur de la Porte, quand est-ce qu'on aura un Parti socialiste, une gauche qui deviendra sur les questions budgétaires rigoureuses comme elle l'a été il y a pas longtemps dans les années dans les années Jospin, euh dans les années euh voilà pardon Ériche. Les seul le seul moment où on est un peu de responsabilité budgétaire dans ce pays, c'est le duo Copé Breton. Vous pouvez me raconter ce que vous voulez.

Regardez, j'essayais j'essayais de l'amener vers la gauche un social-démocrate économiquement responsable et cetera. Ça aurait ça aurait beaucoup de gueule que le Parti socialiste ça aurait beaucoup de gueule que le Parti socialiste fasse un budget plus serré, plus contraint, plus solide, plus sérieux que la droite justement. Faites-le.

C'est un créneau magnifique. On défend les classes populaires mais on est responsable budgétairement. Ça ça aurait de la gueule et c'est pas le cas aujourd'hui.

H si je peux vous répondre parce que euh voilà, on est quand même dans un débat. Euh nous ce qu'on a proposé c'est en responsabilité de chercher à faire qu'il y a un budget et que ce budget ne soit pas injuste et qu'il soit en effet mieux équilibré sur la question du meilleur équilibre et de la réduction du déficit. Je suis désolé de le dire.

Qui s'est opposé à la fiscalisation des revenus ? Ce sont les macronistes et la droite associée avec le Rassemblement national. Donc voilà, à un moment, il faut regarder ceux qui ont refusé d'avoir un déficit plus réduit. ce ne sont pas les socialistes.

Donc maintenant, les leçons de bonne gestion, c'est aussi des leçons de soutenabilité économique. Aujourd'hui, ce budget était récessif. Il allait peser sur la croissance.

Donc nous, qu'est-ce qu'on fait ? On défend le pouvoir de consommer des catégories populaires et modestes qui est ce qui est le plus favorable à la relance de la croissance et de l'économie. Ce qui est monsieur de la porte, ce qui est récessif, c'est la fiscalité sur la production.

Est-ce que vous vous rendez compte de ça ? C'est vous savez avant d'être public, chaque euro est privé. C'est c'est il faut se le mettre dans la tête ça.

Vous vous allez charger encore les entreprises alors qu'on a un taux de prélèvement obligatoire qui est considérable. Les quelques engagements favorables aux entreprises qui avaient été pris comme le le la réduction de la la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises euh euh sont remis en cause. Attendez, vous êtes en train de vous tirer une balle dans le pied.

Imaginons que vous gagnez l'année prochaine l'élection présidentielle, vous allez vous avez vous allez retrouver une situation de crise que vous avez en partie provoqué. Hm. Je j'espère qu'on gagnera l'élection présidentielle pour proposer vraiment du budget parce que je ce que je peux vous dire c'est que là le budget le cornu révisé c'est un moindre mal.

D'accord il y a des gains qu'on a réussi à obtenir. Pour autant il y a encore des choses qui ne nous vont pas. Nous on aurait présenté un budget en effet comme le disait Isabelle Saporta qui préparait beaucoup mieux l'avenir.

SERT on a réussi à maintenir ma prime Renov. Certes, on aura j'espère réussi à maintenir un peu d'investissement dans le dans le ferroviaire pour la question de la transition énergétique. Certes, on a réussi euh à protéger un peu mieux les jeunes pour le repart en euro et je suis désolé, c'est une mesure égalitaire.

Il suffit d'aller dans les queueux euh de l'aide alimentaire pour demander combien on verra vraiment le repas en euro. Vous trouverez quasiment mais la situation de revenu des parents n'est pas égalitaire comme le disait Isabelle Saporta. ignorer la situation de l'université des étudiants et les enfants d'Isabelle Saporta sont minoritaires à la fac donc faut arrêter.

Mais n'importe quoi n'importe quoi. Alors c'est vraiment c'est nul et vous savez que c'est une mesure des mago pardon mais vous savez que c'est une beauoup de classe moyenne dans l'université à la voyez comme vous la question qui se pose c'est est-ce qu'un jour il va pas falloir faire le deuil de ma prime rénove est-ce qu'un jour il va pas falloir avoir le courage de dire à gauche comme à droite hein et ben ma prime rénove c'était peut-être une bonne idée enfin ça a été géré n'importe comment mais bon c'était peut-être une bonne idée mais maintenant on a plus les moyens peut-être qu'il faudra dire ça comme un père de famille raisonnable ma prime r c'était génial mais on peut plus l'offrir voilà parce que c'est des milliards du BTP vous direz ça au secteur du BTP et vous direz ça aux Français qu'on froid dans leur logement vous leur direz que c'est pas utile de rénover thermiquement les logements franchement un France a faim la France a froid ou la fin la France fin la France a froid vous dites mais bien sûr allez demander aux étudiants à l'actue alimentaire s'ils sont contents du repas 1 € bien sûr mais votre vision misérabiliste est un des symptômes diffic nous rencontrons, ça s'appelle la réalité. Donc nous voilà, on part du quotidien des Français qui n'ont pas les moyens, il faut le faire sous condition de ressources.

On peut l'écouter 2 secondes condition de ressources. C'était intéressant aussi tout à l'heure, on avait le président de l'UDP qui ne sont pas des grandes entreprises qui disaient "Bah moi, je préfère ce budget à pas de budget du tout." Il disait peut-être que ça convient pas tellement mais finalement ce budget est acceptable. moi je préfé c'est un bon budget comm comme les pays qui pratiquent le sérieux budgétaire comme les Pays-Bas comme des tas de pays qui sont solide comme l'Italie qui nous repasse devant de dans les perspectives un mais pourquoi c'est la disolution mais moi pardonnez-moi ce que je comprends pas c'est comment on peut nous dire que c'est pour les jeunes en fait il y a une chose qui est certaine c'est qu'on ne s'est absolument pas occupé des jeunes à part cette mesure desmago il y a rien pour les jeunes il y a rien pour la jeuness rien pour leur avenir c'est que du court term que du Moi je vais vous vo je vais vous dire moi je pense à mes gamines et je me dis là vraiment avec des hommes comme vous en fait on va dans le mur mais vraiment mais ça me désespère.

J'entendais le cornus égrainer ses mesures et je me dis mais personne n'a aucun courage politique. Et d'ailleurs si vous aviez un courage politique puisque c'est votre budget, je ne comprends pas que vous ne le votiez pas. Pardonnez-moi mais s'en laver les mains en disant comme Ponce Pilate on a fait tout en coulisse mais vous savez quoi ?

On n'endsera pas ce budget qui est nul parce que vous savez qu'il est nul. Je trouve ça nul. Voilà maintenant c'est très bien c'est parfait.

C'est politiquement correct. J'ai compris. Arthur le apporte juste une réponse très courte parce que c'est terminé vous dire.

Oui. Si on avait été au gouvernement, on aurait proposé un autre budget. Évidemment qu'on l'aurait voté.

Aujourd'hui, on est dans la situation de gérer un rapport de force pour essayer qu'il soit le moins défavorable possible. Je crois que c'est ce qu'on a réussi à faire et donc voilà, finalement c'est pas une mauvaise chose et en effet, il faut mieux un mauvais budget ou un budget insatisfaisant que pas de budget du tout. C'est ce qu'on aura réussi à obtenir, j'espère.

Merci beaucoup Arthur de la porte d'avoir répondu à à nos questions. Édition spéciale à partir de 15h30 sur LCI parce que vous l'avez compris, il y a un conseil des ministres crucial dans l'après-midi. Il se tiendra à partir de 16h.

Est-ce que Sébastien Lecnu va choisir le 493 ou les ordonnances ? sera tranché au cours de l'après-midi et on va parler dans un instant des milliardaires parce qu'ils sont apparemment de plus en plus riches et de plus en plus nombreux [musique] en France. à tout de suite.

Il y en a pas assez mesdames messieurs. Comme chaque année, le rapport d'oxfamme tombe et il concerne les milliardaires et vous allez nous en dire davantage. Oui.

Oxfam la l'ONG a voulu mettre en place un une chiffre choc pour alerter l'opinion publique. Regardez, le salaire moyen des Français, c'est un peu plus de 42500 €. Donc gagner en une année et bien un milliardaire lui met 24 minutes pour ramasser cette somme.

Pire en 2025 ditoxfamme la fortune des ultra riches a battu des records alors que la pauvreté elle atteint aussi un niveau record depuis les années 90 en France. Donc on si on fait le calcul 53 milliardaires. 3 milliardaires sont plus riches que 32 millions de français.

Ça c'est ça c'est un petit jeu c'est un petit jeu c'est un petit jeu qu'adore faire Oxfam. Chaque année les ONG ont besoin de de marquer l'opinion publique parce que elles vivent de subventions euh de subvention de dons d'hivers les ONG. Donc elles ont besoin chaque année de sortir un truc bien béton qui est repris sur toutes les matinales de radio dès 6h du matin.

Regardez, c'est scandaleux. En 24 minutes, un milliardaire français gagne ce que gagne un français en un an. En tout cas, les inégalités les inégalités sont corroborées par l'INC aussi et par la Banque de France, la Banque Postale, pardon.

Euh pour Est-ce que c'est grave ? Non, mais attendez, c'est vous savez le vous savez que le feu ça brûle et que l'eau ça brouille, c'est tout grande ça. Bah et donc évidemment, vous comparez un individu, un français, vous, moi et cetera avec une entreprise dans dans laquelle il y a confusion entre l'actif professionnel et l'actif personnel.

Les milliardaires, ils sont pas riches à titre personnel. On valorise aussi le capital de l'entreprise. L'entreprise c'est un endroit qui produit de la richesse, qui paye des impôts.

Moi, je pourrais vous répondre à ça. Qui paye 4 milliards d'euros d'impôts en France ? Vous le savez ?

C'est LVMH. Oui. Non mais d'accord.

Vous en connaz Non, non mais vous connaissez des milliardaires à titre individuel. Non. Ah bon ?

À titre personnel, moi j'en connais pas. Je c'estd je les fréquente pas. Oui.

Non non mais le VMH vous dites qu'il pli, il paye 4 milliards mais ils emploient ils font le bonheur entre guillemets de 100000 ou 150000 salariés. Il y a il y a un autre élément qui est que il y a une asymétrie en France tellement le niveau des impôts sur les riches est élevé sur les entreprises est élevé. Il y a une asymétrie entre leur empreinte économique et leur empreinte fiscale, toujours supérieure à l'empreinte économique.

C'estàd vous avez une boîte comme LVMH puisque c'est souvent de ça dont on parle qui fait 10 % je crois que maintenant c'est 9 % de son activité en France et qui paye 40 % de ses impôts. Est-ce que le français de base comme moi il est dans la même situation ? La réponse c'est non.

H on confond tout dans ce pays. Isabelle, enfin, il y a quand même, pardonnez-moi, même si vous dites que c'est que ces chiffres sont choc et et et faut moi quand même l'idée que 53 milliardaires français soit plus riche que 32 millions de français. Ça me quand même ça me pose une vraie question.

L'idée que finalement quand vous êtes riche, vous avez après 4000 fois plus de chance de devenir politique que si vous ne l'êtes pas, ça me pose aussi beaucoup de questions. C'est-à-dire que est-ce que on vit dans un monde maintenant à deux vitesses ? avec une élite qui s'émancipe quasiment du reste de la société parce qu'elle est plus riche que tous les États confondus parce que en plus elle peut rentrer en politique comme pas comme comme elle veut et ça c'est aussi la démagogie de dire en permanence qu'il faut plus payer les politiques.

Bah vous voyez vous aurez plus que des corrompus ou des milliardaires. Non en France en France. Oui, enfin en tout cas ceux qui peuvent faire de la politique ceux qui peuvent faire de la politique aujourd'hui, il se trouve que j'en ai fait un peu, sont quand même tous dans l'ensemble, ont tous beaucoup de moyens.

D'accord hein. Donc si vous voulez, on a quand même un Non mais non mais enfin je peux pas, je vais pas donner des noms. Écoutez présent qui part Jean-Luc Mélz-vous. d'avoir présenter en France.

Donc c'est comme ça. Alors c'est pas comme aux États-Unis d'accord mais c'est quandme un vrai un vrai un vrai sujet. Allez-y Renault Pil reviens au revenez au milliardair.

Non je reviens au milliardaires. Premièrement le scandale c'est pas qu'il ait c'est pas qu'il y ait des milliardaires en France. D'ailleurs, j'y reviendrai.

Il y en a pas assez. Il y a absolument pas assez de milliardair en France. Le scandale c'est d'avoir 9 à 10 millions de Français qui sont sous le seuil des pauvretés.

Ça ou le scandale, c'est d'avoir euh trop de gens qui sont pauvres en France qui à partir du 10 ou 11 du mois calculent, arrêtent la viande, n'arrive pas à acheter des jouets à leurs enfants. On a 50 % des Français qui ne partent jamais en vacances. D'accord ?

Ça c'est scandaleux. Pourquoi ? Parce qu'on a une France qui a qui est économiquement affaiblie depuis 30 ans.

Je peux vous poser une question ? Est-ce que c'est de la faute des milliardaires ? Non, justement, j'y viens.

Et la note de Lombard, quand Lombard, notre ancien ministre de l'économie, dit qu'il y a des milliardaires qui aujourd'hui payent pas d'impôt sur les revenus. Pardon, mais alors dans ces cas-là, c'est de la faute de qui ? Il paye pas d'impôt sur les revenus.

Ils sont battu avec le ministre actuel de l'économie en disant "Oui, elle existe, elle existe pas cette note." Pardon, mais j'ai terminé, j'ai terminé. Terminé, terminé.

Le grand scandale, c'est qu'il y a trop de gens pauvres en France et ça c'est dû à la faiblesse des salaires et à la faiblesse de notre structure économique. Si on avait plus de PME, plus d'entreprises, ça irait mieux. Pourquoi ?

Il y a pas assez de milliardaires en France, il y en a 52. Déjà, c'est compliqué à à savoir le chiffre entre ceux qui sont domiciliés en Suisse ou ailleurs et ceux qui sont bon et et on est le 5e pays européen en nombre de milliardaires. Le 5e, on est la deuxème puissance économique, il y a un Yatus.

Il y a plus de milliardaires en Allemagne évidemment. Il y a beaucoup plus de milliardaires en Grande-Bretagne, il y a beaucoup plus de milliardaires dans les Pays-Bas. Dernière chose en Belgique.

Dernière chose, nos milliardaires ressemblent au pays. Les milliardaires français sont vieillissants. Les milliardaires français ont des rentes.

Ont des rentes. Les milliardaires français ne sont pas dans la tech. Les milliardaires français ne sont pas dans l'IA et les secteurs d'avenir.

Ils sont dans le patrimoine, dans des vieilles industries. Donc il faut vraiment que les jeunes se bougent. non pas pour avoir un héritage mais pour pouvoir construire des fortunes immenses qui créent des emplois dans les secteurs de demain.

J'ai terminé. [rires] Et ben voilà. Bon ben voilà qui est dit ça.

Ça clos un peu le débat. Merci beaucoup. Vous restez avec nous.

Mais c'est mais en tout cas tout le monde pourra se faire une opinion. Euh merci beaucoup. Vous restez avec nous.

On va partir au Groenland dans une poignée de minutes parce que Thomas Misraki nous attend sur place. On verra euh comment les Groenlandais réagissent à tout ce qui se passe depuis quelques jours. Ils sont sous le feu des projecteurs et il y a une espèce de guerre. h commercial [musique] qui est en train de se mettre en place les États-Unis et l'Europe jusqu'où ça va aller Oui.

Oui. Parce que la la question qu'on a évoqué déjà c'est est-ce que ceux qui veulent l'indépendance, l'autonomie de l'Europe l'indépendance par rapport aux États-Unis d'Amérique ? Très bien.

Très bien. Mais est-ce qu'ils sont prêts à se passer du GPS, de leur visas, des transactions internationales entre les entreprises et les les voilà Netflix. Netflix.

Est-ce qu'on est prêt à ne plus avoir Netflix et Google ? Est-ce qu'on est prêt à ne plus avoir nos mails ? Est-ce qu'on est plus ne plus avoir cloud ?

Mais non, mais pas capitular. Monsieur Brunet Capitulard. Mais non, pas capitular.

Mais ça se ça se prépare [musique] l'indépendance. Ça se prépare. À tout de suite. [musique] Méfiez-vous les amis de ceux qui vous disent attention, Trump menace l'Europe.

L'affaire du Groenland, c'est terrible. Il faut que nous réagissions. Il faut vraiment qu'on [musique] leur montre les muscles aux Américains.

Très bonne idée. Il faut qu'on soit indépendant économiquement vis-à-vis des Américain. Très bonne idée.

Mais ce sont [musique] des choses qui se préparent hein. Si on ferme la porte tout de suite, il faut s'habituer à l'idée que voilà, c'est fini les les mails par exemple où Google et et Gmail sont archi dominants. Voilà, il faut s'attendre à ce que les GPS ne fonctionnent plus.

Il faut s'attendre à ce que les transactions bancaires ou Visa Mastercard tiennent le haut du pavé ne fonctionne plus avec les entreprises. Donc encore une fois, il faut vraiment réfléchir à la l'intelligence artificielle bien évidemment [musique] Chat GPT, les plateformes Netflix et compagnie c'est ça fait vraiment beaucoup de choses. Les [musique] smartphones deviendraient totalement inutilisable si les GAFA décidaient de bloquer l'Europe.

Donc encore une fois, réfléchissons à deux fois avant de dire "Ouais, l'autonomie c'est demain l'indépendance économique ou aïe aïe a a pour l'instant il vaut mieux préparer ça tranquillement dans notre coin plutôt que jouer la brutalité. C'est mon opinion, vous n'êtes pas obligé de la partager." En tout cas, il y a un bras de fer qui est en train de [musique] se mettre en place entre les États-Unis d'un côté et l'Europe de l'autre.

Donald Trump s'est fait extrêmement menaçant au cours du weekend. Il menace 8 pays européens de droite dou supplémentaires plus 10 % à partir du 1er février. Cassan tienne Emmanuel Macron a répliqué on a dans notre besas une arme atomique économique.

On vous explique tout avec les anaboles. C'est un instrument de dissuasion économique qui n'a encore jamais été utilisé. Face aux menaces douinières de 10 % de Donald Trump contre les pays qui s'opposent à l'annexion du Groenland, Emmanuel Macron osse le ton.

Aucune intimidation ni menace ne saurait nous influencer ni en Ukraine, ni au Groenland, ni ailleurs dans le monde lorsque nous sommes confrontés à de telles situations. Si les surtaxes douanières sont confirmées, Emmanuel Macron demandera l'activation de cet outil surnommé bazooka commercial. Un dispositif voté en 2023 qui nécessite l'accord d'une majorité des pays de lieu pour être utilisé.

Il permet effectivement de réagir assez fortement, assez violemment des droits de douane, l'interdiction à des entreprises américaines d'investir, l'interdiction de participer à des marchés publics. Donc tout un arsenal. De son côté, le président américain est prêt à tout pour obtenir le Groenland.

On a compris que le Groenland avait des richesses difficiles à exploiter en ce qui concerne les terres rares. Le Groenlande représente aussi un territoire stratégique. Territoire stratégique quand on voit le parcours des missiles balistiques, quand on voit le parcours des sous-marins.

Déterminé, Donald Trump appliquera les droits de douane jusqu'à ce qu'un accord soit conclu pour la vente complète et intégrale du Groenland. Mesdames, messieurs, vous êtes chez vous et vous vous dites "Mais qui est sur le plateau de Brunet en filtre ?" Il y a Jean-Dominique Julianie.

Bonjour. Bonjour. Vous êtes président de la fondation Robert Schumman.

Merci d'être avec nous. Isabelle Saport, Renault Pilas sont de la partie. Grégory Philippe est également là.

Et nous sommes avec vous, Pierre Barbin, parce que vous allez nous parler plus en précision de ce que peut déploiller l'Union européenne en cas de conflit commercial un peu rugueux, un peu abrasif avec les États-Unis d'Amérique. Mais nous sommes également avec un de nos journalistes qui est peut-être qu'il voit peut-être le jour se lever à NUC, capitale du Groenland. Et oui, ça y est, le jour vient de se lever.

Il y a un gros décalage horaire et et bonjour Thomas Misraki, merci d'être avec nous. Vous nous donnerez la température, vous nous donnerez l'heure à laquelle vous intervenez, laquelle heure il est, mais surtout vous nous répondrez à cette question. Est-ce qu'aujourd'hui la société groenlandaise, les 57000 Groenlandais ont envie de tomber dans le giron américain ?

Est-ce qu'ils sont radicalement opposés à cette idée ? Quel est l'état d'esprit des habitants du Groenlande ? Écoutez, l'état d'esprit, il est très clair.

Ils ne veulent pas devenir groenlandais. C'est américain, c'est cohenlandais, pardon. Effectivement, depuis une semaine, beaucoup de choses ont changé ici.

D'abord, évidemment, une présence militaire renforcée. On a croisé des militaires depuis qu'on on est arrivé, il y en a beaucoup beaucoup plus. Alors, on ne peut pas vous montrer les bâtiments militaires qui sont ici arrivés au au port de Nou parce qu'on est on est de l'autre côté de la ville pour tout vous dire.

On a dû venir ici en centre-ville pour pouvoir et bien s'équiper de carte SIM pour pouvoir faire ce direct notamment. Mais il y a dans le port de pêche tenou qu'on a pu constater ça hier soir avec Marine Truchotud et bien des bâtiments militaires, un patrouilleur, une frégate, un total d'une centaine de marins qui sont présents ici à Nou. Alors avec un double message d'abord pour rassurer les Groenlandais, les 57000 Groenlandais et accessoirement évidemment aussi des habitants de la capitale du Groenland, nous que vous êtes en train de découvrir grâce aux images de de Marine Truchud, mais aussi et bien pour adresser un message très clair à Donald Trump, les Danois, puisqu'il s'agit de bâtiment danois, mais aussi les Européens prennent les menaces du président américain très au sérieux et si le bras de fer est entamé et bien les Européens, les Danois et les Groenlandais ont bien l'intention de se battre pour faire face au aux États-Unis.

Alors pour l'instant, il ne s'agit que d'une bataille de de mots, une sorte de de face- à face. Évidemment, ici, on attend beaucoup du soutien du Danemark, beaucoup du soutien européen. Crucial, me disait David.

Vous savez, c'est le le gérant de la boutique qui vend ses t-shirts et ses sweets shirts. Le Groenlandais n'est pas à vendre. Il me disait "C'est crucial, la semaine a été folle.

On a vu des centaines de journalistes étrangers ici et puis il y a eu cette manifestation samedi. 4000 personnes ont défilé ici même dans les rues de nous pour dire non aux États-Unis, non aux Américains. Euh un monsieur me précisait ce matin, ce n'est pas contre les Américains le euh que nous en avons, c'est contre l'administration Trump.

On ne veut pas et bien redevenir une colonie. On compte maintenant, et c'est un paradoxe évidemment puisque le Groenland a été sous contrôle danois depuis 300 ans, mais euh on compte sur le Danemark et sur l'Europe pour nous défendre face à cette administration américaine sans foi ni loi. Voilà ce que me disait ce ce monsieur.

On a rien contre les peuple américain mais nous ne cèderons pas notre territoire. Voilà pour pour l'atmosphère. Cette manifestation, elle est quand même assez Je vais demander à Marine de traverser, de faire attention parce qu'ici les routes, je vais vous montrer ça, sont toutes recouvertes de neige et sous la neige, il y a de la glace.

Donc inutile de vous dire que le moindre faut pas et vous retrouvez les fesses par terre. Euh ce qui compte ici, donc je vous parlais de cette manifestation, 4000 personnes euh dans les dans les RENO, c'est 20 % de la population de la euh de la de la capitale. Donc c'est ce n'est pas rien.

Et on espère ici et bien que ce bras de fer va retourner à l'avantage des Européens et des Danois euh parce qu'encore une fois, personne ne veut devenir américain. Le le la plus haute autorité religieuse du pays, c'est un un prêtre évangélique luthérien, a même pris la plume. Il a écrit une lettre qui a été diffusée sur les réseaux sociaux à l'intention du peuple américain pour lui expliquer bien que les Groenlandais voulaient vivre libre des Groenlandais qui vous le voyez ne sont pas très nombreux dans les rues ce matin ici à à Nou alors que le jour est en train de se lever. 3h de décalage horaire on a 3h de moins que vous.

H D'accord. Thomas Missraki, restez avec nous parce qu'on a plein de questions. Vous n'aurez pas répondu à la question centrale et déterminante.

La seule la seule qui nous motive tous, quelle est la température quelle est la température à nuque capitale du Groenland ? [rires] Alors la très bonne nouvelle pour nous avec Marine Truchotud, c'est qu'il fait chaud, il fait - 7°gr avec un ressenti de - 10 - 11. ce qui nous fait euh euh ce qui nous terrifie avec Marine, c'est ce qui arrive demain et après-demain avec des températures réelles de d'environ moins 15° avec un ressenti beaucoup plus bas parce que la neige va s'arrêter, le vent euh va se lever et donc on pourrait avoir du - 20 - 25 en en ressenti pour tout vous dire.

Éric et je vous montrerai ça demain si vous me prenez en direct. On a pris des affaires de ski pour venir ici avec des pantalons de de neige parce qu'on on a peur vraiment de pardonnez-moi l'expression mais de se les geler. Très bien. 20 25° Jean Dominique Gerberci.

Vous restez avec nous quand même hein. Vous allez vous légeler encore quelques minutes pour rester [rires] avec nous. Jean-Dominique Julianie président de la fondation Robert Schumman.

Merci d'être avec nous. Bon ben, contre toute attente cette opération européenne dont je me suis quelque peu moqué la semaine dernière. J'ai remarqué 15 militaires françaises nonmés avaient bien présidé.

Bon ben finalement ça a porté ses fruits d'ailleurs ça a conduit. Donald Trump a déporté ses menaces. Il avait des menaces de nature militaire au début de la semaine dernière et maintenant il a des menaces qui se situent sur le terroir le territoire pardon économique.

C'est quand même très intéressant. Il menace plus. Il dit pas attention vous allez voir mes JI mes Navy Sals.

On va on va tout maintenant. il dit, "Je vais prendre des mesures douanières contre l'Europe et les pays qui sont dans cette affaire du Groenland." Intéressant quand même.

Donc ça a marché. Comme quoi euh l'Europe est plus puissante que ce que j'entends euh sur beaucoup de plateaux, n'est-ce pas ? C'était un petit caillou dans la chaussure de Trump qui a fonctionné, vous avez raison, et qui a qui l'a obligé à à la surenchère en quelque sorte.

Et là euh je crois que les Européens ont autant d'armes que les Américains sur le plan économique tant l'interdépendance entre les deux économies européennes et américaines sont euh est importante. En fait, vous avez des exemples de euh comment on pourrait les les plomber les Américains. Tiens, si s'il y avait cette guerre douanière avec des mesures américaines et des mesures européennes les uns contre les autres, compliqué hein.

Nous sommes plus exportateurs de biens que les Américains vers l'Europe, mais ils sont plus exportateurs de services vers l'Europe. Et vous évoquez le numérique et cetera. Au passage, je fais un petit amendement.

Galileo, c'est l'indépendance du GPS. On fonctionne, vous l'avez sur votre téléphone ainsi qu'un milliard et demi d'Européens qui ne le savent pas. Galileéo.

Oui, d'accord. et c'est plus précis que le GPS américain. Donc, mais ça c'est une c'est pour vous montrer quand même que les choses avancent et en fait l'Europe comme elle est c'est pas un état h c'est 27 États qui essaient de se mettre d'accord ou quelques-uns euh c'est plus compliqué et ce n'est pas le discours outrancier de Trump de puissance c'est au contraire quelque chose de beaucoup plus fin on l'a vu sur l'Ukraine. sur l'Ukraine, les Européens ont eu raison de la folie de Trump qui voulait se mettre d'accord avec les Russes dans le dos des Européens et des Ukrainien.

Et le plan qui est sur la table, c'est un plan acceptable par l'Ukraine. Aujourd'hui, il nous manque il nous manque juste un bon alors j'entends ce que vous dites, hein. Ça mme presque.

Il nous manque juste un bon direc. Il nous un bon directeur de la communication pour dire ce que vous êtes en train de dire parce qu'effectivement en vous écoutant, je me dis Julianie a raison mais ça saute pas aux yeux. Merci de le dire.

Merci. [rires] Je suis tout à fait d'accord. Voilà le porte-parole.

Voilà le porte-parole. Vous avez raison. Je peux le dire parce que je suis indépendant mais les gouvernements n'ont pas intérêt à le dire puisque chacun dit je suis plus fort que le voisin et cetera et cetera.

En réalité là, on a le pouvoir d'instaurer des droits de douane en réplique ce qu'on ce qu'on voulait en fait au mois de juillet quand madame Van Deron a signé un accord avec Trump qui était un peu déséquilibré parce qu'il y avait des intérêts notamment allemands et cetera qu'il fallait prendre en compte. Là, je crois que Trump a dépassé les bornes. Il oblige les Européens à réagir, réagir et ils vont réagir.

Alors justement, comment est-ce qu'il est-ce qu'ils font bloc jusqu'ici ? Parce que les pays les uns après les autres réagissent. On va voir ce que dit l'Union européenne d'abord.

Pas d'accord, ils font pas bloc. Ouais, je suis d'accord. Question.

Est-ce qu'ils font bloc Pierre Barb ? Quelles ont été les réactions depuis le début du weekend ? D'abord, c'est vrai, c'est important de le dire, presque tous les pays européens ont réagi quasi immédiatement et simultanément.

C'est vrai que la première réaction la plus étonnante vient de George Meloni. On sait ses très bonnes relations avec le président américain. Elle est presque l'oreille attentive de Donald Trump.

Mais elle a reconnu qu'il faisait une erreur ce weekend et lui a dit directement au téléphone "Écoutez là, c'était l'heure d'un voyage au Japon." Je tenais à vous dire que la perspective d'une augmentation des droits de douanes pour les pays ayant choisi de contribuer à la sécurité du Groenland est à mon sens une erreur et je la désapprouve. J'estime que dans ce contexte, la volonté de certains pays européens d'envoyer des troupes afin de renforcer la sécurité aurait dû être perçu non comme une initiative dirigée contre les États-Unis, mais plutôt contre d'autres acteurs.

Réaction cette fois d'Emmanuel Macron, le chef de l'État. Lui, directement sur ses réseaux sociaux, aucune intimidation ni menace ne serait nous influencer tout en faisant un parallèle entre ce qu'il se passe actuellement en Ukraine et au Groenland. très très malin.

C'est une façon de dire attention Trump ou Poutine, il y a un signe égal entre les deux. Venez pas chercher l'Europe divisé pour mieux régner où c'est vrai que ça ça reste marquant dans dans ce tweet. Il y a un autre message qui est important bien évidemment dans cette situation du du Groenland, c'est celle c'est ce message de la première ministre du Danemark.

L'Europe ne cède pas au chantage. Voilà pour les réactions du weekend. Mais depuis ce matin, il y a un autre son de cloche d'abord de la Commission européenne par la voix de son porte-parole ce matin qui dit "Prenez surtout le dialogue plutôt que l'escalade." Cela va de sens avec ce que dit cette fois Kir Starmer, le premier ministre britannique.

Alors le pays n'est pas dans l'Union européenne, on le sait tous, mais il dit il faut tout faire pour éviter la guerre économique. Écoutez-le. Une guerre commerciale n'est dans l'intérêt de personne et mon travail consiste toujours à agir dans l'intérêt national du Royaume-Uni.

C'est pourquoi j'ai discuté hier avec le président Trump, les dirigeants européens et le secrétaire général de l'OTAN. Bon, on voit qu'il y a quand même une petite désescalade aujourd'hui. Il y a peut-être, ils ont peut-être peur les Européens.

Quelles seraient les armes dans sa besas à l'Europe ? Parce qu'on a vu effectivement cette arme de coercition là. Ce bazooka commercial.

Ce bazooka, exactement, ce bazooka commercial qui a mis en avant Emmanuel Macron hier. Mais c'est vrai qu'il y a il y a d'autres armes, notamment une arme de 93 milliards d'euros. En plus, ce serait des doits de des droits de douane supplémentaires contre l'économie américaine.

En fait, c'est un procédé. C'est c'est ce qui a dans sa main la l'Union européenne, la Commission européenne parce que c'est un dispositif qui a été pensé au mois de juin, juillet dernier, on en parlait, lorsqu'il y avait eu cette première guerre économique entre guillemets entre les États-Unis avec Donald Trump qui menaçait de mettre des droits de douane à hauteur de 30 % sur l'Union européenne. On sait que Ursula Vleen avait signé au final en Écosse mais il y avait cette possibilité donc elle revient sur la table.

Écoutez Stéphane Séjourné c'était ce matin sur France Inter. à représaille européenne, c'était 93 milliards de droits de douanes supplémentaires sur l'économie américaine si nous avions pas d'accord avec les Américains. Nous avons eu un accord avec les Américains et donc les Européens se sont engagés à suspendre ces droits de douanes.

Ces droits de douane, ils ont été votés par le Conseil et les colégislateurs. Et donc évidemment que c'est un un des dispositifs que nous avons sous la main pour pouvoir aussi reposter. La Commission européenne vous disait ce matin, elle disait dialogue surtout le ministre des finances allemands qui est vice-chancelier.

Alors lui il dit pas ça du tout, il dit il faut qu'il arrive poste européenne. Écoutez-le, il y aura une réponse européenne unie et ferme mais nous préparons actuellement des contesures coordonnées avec nos partenaires européens. Ces mesures sont mises en place au cas où le président Trump maintiendrait sa menace de droit de douane.

Ouais. Bon, alors on voit ces discordants, vous allez pouvoir y revenir Renault parce que ça vous fait bondir les réactions des uns et des autres. D'abord un point sur cette semaine Grégorie, elle est cruciale.

Il y a le sommet de Davos et on nous promettait un sommet européen. Tout va se jouer là dans les quelques jours. Alors bah la réponse européenne, on l'aura sans doute au plus tard jeudi soir avec ce ce sommet européen improvisé où les dirigeants des des 27 vont se retrouver.

Donc ça ce sera la j'imagine la réponse européenne. Et juste avant notez bien la date de mercredi 14h30 Donald Trump à Davos qui arrive avec une énorme délégation américaine et à mon avis va falloir écouter attentivement le message que vient délivrer Trump devant ce forum économique parce qu'il va s'adresser évidemment aux Suisses, aux Européens et au reste du monde. Qu'est-ce que vous voulez attendre d'une réponse européenne où les gens se mettent autour de la table ?

Les pays d'Europe voilà donc il y aura un petit peu il y aura des vates en guerre. Macron est un des des de ceux qui qui défendent la fermeté. Il y aura les lâches comme d'habitude qui diront "Oh, les Américains quand même, on les aime bien." Il voilà, il y aura des positions intermédiaires.

Donc on aura un communiqué de l'Union européenne qui qui sera un truc un peu moyen, un machin 10/ 20, vous voyez. Vous en attendez quoi de l'Union européenne ? Attendez, attendez juste un point très rapide sur le bazooka là commercial.

Enfin, je parle sous votre contrôle, monsieur Dejulani. Donc, pour qu'il soit adopté, enfin pour qu'on décide d'aller vers ça, il faut une majorité qualifiée. Ça veut dire 55 % des États avec 65 % de la population européenne.

Donc, en gros, on a calculé, il faut qu'il y ait 15 États, 15 gros états sur 27 qui soient d'accord. Le chancel allemand à l'instant vient de dire la surtaxe de Donald Trump nuira autant aux Européens qu'aux Américains. D'accord.

Donc, on attendait effectivement la réaction du chancelier allemand. Euh c'est très important cette phrase. On l'attendait depuis hier soir.

Enf en tout cas moi je l'attendais vraiment avec impatience. On a on a une il parle pas de repost. On a la phrase il parle pas de repost.

À moins qu'on est si je sais pas si c'est un urgent de la FP. OK. Ça nuira autant.

D'accord. Mais ça c'est d'accord. Mais ça c'est le commentaire d'un journaliste économique.

C'est pas le commentaire d'un chancelier allemand qui devrait dire évidemment on va rposter. Trois points rapides. Premièrement pourquoi Donald Trump est invité à Davos ?

Ouais. Hm. Il me semble que le commissaire européen Thierry Breton, l'ancien commissaire européen est interdit de territoire aux États-Unis.

Il aurait fallu une mesure de rétorsion. Mais évidemment, vous êtes plus invité, vous ne venez pas. Mais c'est pas un chef d'état non plus Thierry Breton.

Non, mais c'est pas un chef d'état. Non, mais d'accord. Moi, non, mais il a été interdit des États-Unis de parce que parce qu'il s'est mêlé des gars femmes.

Non, mais c'était pas un chef d'état parce qu'il était mais au nom de la il a pas dit et au nom de l'Europe, au nom de la Commission européenne, il a été interdit parce qu'il était celui qui négociait euh Exactement. le niveau des des taxes des gars femmes au sein de l'Union européenne, c'est très grave. Mag Magali, vous avez raison, ce n'est pas un chef d'état mais si Trump a décidé de qu'il soit personnal grata sur le territoire américain, il passe pas au douane, c'est qu'il est quand même très important.

Donc je pense qu'il il fallait dire à à Trump go home vous êtes pas le bienvenu. Deuxièmement, j'espère que le Conseil européen de jeudi va avoir lieu à Copenhag. Il faut puisque pour l'instant on n'est pas extrêmement puissant, il faut une mise en scène de la puissance urgente.

A priori à Bruxelles. Br oui BF fait à Bruxelles. Bruxelles Bruxelles c'est c'est la faiblesse dans dans l'imaginaire dans l'imaginaire mondial.

Bruxelles. Bruxelles. Bonne idée.

Je salue Bruxellois. Mais je veux dire c'est Non mais Bruxelles, on va à Copenhague là où l'Europe est [rires] attaquer. On va à Copenhag.

On l'a trouvé le direc de l'Europe en fait. Troisièmement. Bonne idée.

Troisièmement. Troisièmement, je regrette il y a une désunion depuis hier soir. Georgia Meloni, enfin vous avez vu ce que dit Georgia Meloni ?

Non mais c'est c'est c'est excusez-moi, c'est c'est c'est une mozzarella dans le dos. C'est une mozzarella dans le dos. Qu'est-ce qu'elle dit ?

Elle dit oui, vous comprenez ? On on a on a eu des mauvaises manières d'envoyer quelques bataillons quelques bataillons au Greenland. Euh c'est vrai que Trump l'a mal pris, il a pas tort.

Ouais, elle est plus sévère que ça quoi. On rêve. Comment ça elle est plus sévère que ça ?

Qu'estce qu'elle dit ? Elle dit "C'est une erreur. Je l'ai eu au téléphone, arrêtez." Bon, enfin c'est c'est le cheval de 3 américain.

C'est le cheval de 3 américain en Europe. Évidemment, elle a des bases américaines et elle a beaucoup d'intérêt à exporter de ta mozarella. Non non non Pierre Pierre, elle dit pas tout à fait ça.

Elle est quand même un peu plus sévère. Elle est un peu plus sévère mais elle reste mesurée malgré tout. Après c'est c'est assez euh étonnant, assez original de l'entendre prendre le contrepied du président américain.

On sait qu'ils sont très proches, je le disais, c'est son oreille attentive mais tout en disant qu'on l'a bien cherché quelque part. C'est ça qui est insupportable. Raison Ouais.

Un petit un petit conseil pour décrypter ce qui se fait en Europe, n'est-ce pas ? On n'est jamais d'accord priori mais on arrive à des conclusions et madame Méloni elle votera l'augmentation des droits de douane en représaille. Je prends le paris devant vous.

C'est qu' 250 milliards dont on arrose l'Italie si elle les vote pas ça nous ferait un petit peu mal aux fesses. Exactement. Voilà. parce qu'il y a plus d'intérêt à être uni dans cette affaire que l'inverse.

C'est comme ça. On respecte les identités nationales. On peut considérer que c'est une faiblesse.

On l'a abandonné parce que au 19e au 20e siècle, on s'est tellement divisé qu'on a choisi de temps en temps de s'unir. Et là, on va s'unir. Et corrige un peu, ce n'est pas la Commission européenne qui va décider.

Ce sont les États membres. Oui, ce sont les États et donc apparemment il y a une majorité pour décider une représaille. On va voir laquelle.

Coercition bien sûr. Vous l'avez où votre majorité Jean-Dominique ? Vous l'avez où ?

Aujourd'hui, on l'a 60 on l'a 7 population européenne, on l'a bien sûr sans l'Italie. Mais bien avec l'Italie, vous verrez qu'elle verra, vous verrez qu'elle sera d'accord parce qu'elle a une économie à protéger aussi. Donc dernier point.

Alors attendez, attendez. Non mais ça c'est quand même intéressant parce que Jean-Dominique Julian, c'est le président de la fondation Romert Schuman. Il est un peu plus expert que nous sur les questions européennes et que non mais c'est c'est il faut l'entendre quand il nous dit depuis depuis des décennies et quand il nous dit pour des raisons qui sont liées aux intérêts particuliers et à l'intérêt collectif européen, on aura cette majorité dès lors qu'il faudra prendre des mesures contre les États-Unis d'Amérique.

Monsieur Julian, vous faites comme si la commission allait jouer dans le même sens que la France. Est-ce qu'on est certain de ça ? Parce que si vous voulez, moi j'ai très bien vu l'Italie changer son fusil d'épaule sur le Mercour parce qu'elle a très bien compris que vu comme elle était arrosée de ses 250 milliards, elle avait quand même tout à fait intérêt à être dans le sens de la commission.

Moi, je ne partage pas votre enthousiasme sur le fait que Ursula Vlen touché par la grâce deviendra incroyablement courageuse qu'elle n'a pas été quand il s'est agit de de signer. Non, mais ce que je veux dire, d'accord. Enfin, quand le lendemain de la de de de la destitution de Barnet, elle va signer dans notre dos le le préaccord du Mercour, c'est peut-être pas, pardon, mais c'est exactement comme ça qu'il y avait Barnier, il y avait Barnier sur ce plateau, il disait exactement ça.

On peut continuer le débat. Il y a juste Thomas, on lui a dit qu'on venait vers lui Thomas et Marine Thomas lui traqu Mar là je viens de le dire se réchauffer les rien mo 7 degricule c'est la canicule mo de ça lui va très très bien cette petite capuche s levé et là on voit bien que Thomas là c'est pas la même histoire commence à avoir très très froid allez on va vous libérer dans une poignée de secondes je sais pas si le Groenland est en train de d'assister avec attention à la guerre commerciale qui est en train de se préparer entre l'Union européenne et les États États-Unis, ça les intéresse ça ou pas ? Ah !

Ah ! Oui, évidemment tout ce qui est déclaré, que ce soit du côté européen, du côté danois ou du côté américain, tout ça et bien les Groenlandais le suivent avec énormément d'attention. Je voudrais vous montrer deux petites choses qu'on avait pas vu la dernière fois avec Marine.

Marine tourne le téléphone vers nous. Je vous ai montré des icebergs d'abord qui sont juste là et qui sont en train d'arriver doucement s'échouer sur cette plage du vieux Nou où nous nous trouvons. Alors vous avez une vue formidable sur l'ensemble de la ville.

Marine va vous montrer. Il y a une statue qui est celle de Hans Guedé qui est un missionnaire danois surnommé l'apôtre du Groenland que vous voyez de l'autre côté. Alors ça ça va vous plaire c'est l'équivalent un peu groenlandais de de Notre-Dame de Paris.

Cette cathédrale que vous voyez ce bâtiment rouge construite par les Danois en 1848 je crois. Il a fallu un an pour la construire et puis elle est devenue euh au moment du retrait du Danemark dans les affaires religieuses du pays, le véritable emblème religieux euh de Nou, une cathédrale donc qui est évangélique luthérienne et qui est le centre religieux de ce pays. La raison pour laquelle je vous parle de ça, c'est que tout à l'heure, je vous disais que le principal responsable religieux du pays avait lui-même réagi et adressé une lettre aux Américains pour leur dire "Et bien, écoutez, nous ne nous n'avons rien contre vous, mais nous voulons rester indépendants." Tout ça pour vous dire que tout ce qui est dit et fait par les États-Unis, par l'Europe ou par le Danemark, et bien ici, on le suit avec une attention folle parce que on sent bien que les choses avancent, qu'elles avancent vite et pour tout vous dire qu'elles n'avancent pas dans le bon sens.

H ouais, c'est pardon mais merci pour ces images incroyables. Vous restez avec nous hein. C'est pas maintenant que vous allez vous mettre au chaud.

J'ai d'autres questions pour vous. Et ces images incroyables du Groenland. Non mais franchement, j'avais pas vu avec on a vu, il y avait des des des petits immeubles he qui étaient face à la mer.

C'est ces iceberg qui étaient en train de de converger vers la côte. C'est c'est assez dingue. Thomas Misraki, vous avez interviewé lors de votre précédent voyage il y a une dizaine de jours, vous avez interviewé le représentant MAGAGA pro Trump des inuites en tout cas du Groenland.

Bon vous nous avez expliqué d'ailleurs que à l'origine les inuites venaient du de vraiment de de l'Arctique et qu'il s'étaient répandu en partant de l'extrême nord pour certains vers le Canada, pour d'autres vers l'Alaska et pour d'autres vers le Groenland. En gros, vous vous nous disiez ces inuites d'Amérique du Nord sont les frères ou les cousins de ces inuites du Groenland qui sont plutôt européens du coup et que c'était cette idée que les Groenlandais n'étaient pas spécifiquement européens, c'était une idée qui faisait son chemin. Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui qu'il y a des Groenlandais qui ne se sentent pas du tout européens, qui trouvent que c'est bien gentil de voir les Danois, les Européens, les Français se battre pour eux, mais qu'au fond Groenlandais inuite, 80 % de la population du Groenland quand même, grenandeur inuite, je je pourrais être américain comme européen.

Est-ce que cette idée fait son chemin Thomas ? Ouais, les les choses sont compliquées pour tout vous dire. Éc est juste la plupart des init la grande majorité d'entre eux et bien se sentent plus proche des Américains à cause de ces racines commune de ces racines inuïes que l'on trouve effectivement en Alaska que l'on retrouve au Canada et eux nous disent on est ethniquement plus proche de l'Amérique que de l'Europe mais ça c'était avant les déclarations de Donald Trump avant les les menaces américaines. les inuites et les Groinlandais de manière générale sont à 100 % pour l'indépendance vis-à-vis du Danemark.

Ils veulent se débarrasser du Danemark. En revanche, ils ne veulent pas retomber sous une autre forme de colonisation et et ils considèrent que si Donald Trump venait à prendre le contrôle de ce pays, que ce soit par la force ou de manière disons économique, et bien ce serait retombé dans ce qu'ils essaient eux euh et bien de fuir, c'est-à-dire une une main mise d'une puissance étrangère sur leur pays. C'est pour ça que c'est très complexe qui est en train de se passer.

C'est aussi pour cela eth bien que euh l'alliance avec les les Danois, alliance de circonstan si j'ose dire attention Marine de ne pas glisser alliance alliance de circonstan et bien euh c'est renforcé euh assez paradoxalement ces ces derniers jours euh parce que les Groenlandais savent très bien euh qu'ils ont besoin euh des Danois pour résister à Donald Trump et à ses véléités de conquête du du territoire. Elles ont besoin des Européens. Mais euh une fois que cette affaire sera terminée, si elle se termine bien pour les Groenlandais, ceux dont franchement tous les toutes les personnes à qui nous avons parlé ce matin doutent de plus en plus, et bien euh si tout cela se se termine, ils reprendront leur marche vers l'indépendance, non pas vis-à-vis des États-Unis, les Grenollandais, mais vis-à-vis du Danemark.

Leur objectif et bien c'est d'être libre, d'être indépendant et de pouvoir se débrouiller tout seul. Voilà ce qu'ils cherchent. Ils cherchent à être en contrôle de leur propre destinée.

Thomas, quand vous êtes arrivé hier soir, vous nous avez envoyer très rapidement des images de deux navires de guerre danois si je me trompe pas dans le port de Nuc. Est-ce que à votre arrivée vous avez constaté qu'il y ait plus de militaires que lors de votre mission précédente dans la ville ? Alors, on on est arrivé tard hier soir, le centre-ville était était fermé.

Vous savez les les magasins ferment à 18h. Effectivement, on est allé directement à l'hôtel. L'hôtel où nous nous trouvons, vous le verrez tout à l'heure parce qu'on va y retourner.

Euh se trouve à côté du port de pêche et quand j'ai ouvert les rideaux de ma chambre, j'ai vu face à moi, face à à dans ce port et bien une frégate militaire danoise. Alors ça nous a interpellé avec Marine, on est descendu voir cette frégate après un petit duplexe chez Darius et on s'est rendu compte qu'il y avait non seulement une frégate mais aussi un patrouilleur. J'ai retrouvé ces bateaux qui sont répertoriés. médias sans marins, sans militaire à bord de ces deux bâtiments militaires.

Ce qui juste par le fait que ces bateaux-là soient présents double la présence effective des militaires danois sur le territoire groenlandais. J'ai parlé ce matin avec euh un militaire groenlandais sous couvert d'anonymat qui me disait que euh le Groenland était en train de continuer à envoyer euh pardon le Danemark était en train de continuer à envoyer des renforts militaires ici euh euh au Groenland, que la présence navale danoise au Groenland devrait être doublée extrêmement rapidement et que les patrouilles aussi avaient été multipliées par deux patrouilles navales danoises ici au au Groenland. que ce que font les Danois, ils n'ont pas une une flotte extraordinaire.

Ils ont je crois neuf frégates au total, quelques patrouilleurs. C'est pas c'est pas la l'armée américaine ou la Navy américaine, mais enfin ce qu'ils font, c'est qu'ils sont en train de de renforcer considérablement ici leur leur présence militaire. Ils ne le font pas seul, même si Donald Trump s'est moqué du nombre de soldats européens qui avaient été dépêchés ici ces ces derniers jours.

Mais tout cela et bien ça rassure la population. Toutes les personnes à qui on a pu parler ce matin nous disent la même chose. On est content de voir ces soldats danois ici euh au Groenland.

Je mets mon billet qu'il y a un mois, il vous aurait dit tout le contraire. Et oui, c'est marrant ça. Merci, merci, merci.

He c'est ces images sont dingues, mais enfin franchement, j'ai Merci hein Thomas Misraki et merci Marine Truch Marine Truchud derrière la caméra. Ouais. Attendez, je vais vous montrer ces iceberg parce que moi [rires] ça me les iceberg.

Regardez ça. Ce sont des Ouais, ce sont des blocs ce sont des petits blocs de glace qui sont en train de venir s'échouer sur les plages. On avait pas ça la semaine dernière et voilà.

C'est assez impressionnant. On en a vu en survolant le Groenland au retour la dernière fois mais pas en vrai, pas comme ça, pas aussi proche des côtes, même si ce sont de de gros glaçons ici par rapport à ce qu'on peut trouver un peu plus au large. Et bien Thomas Misraki et Marine Truchotud, j'ai une bonne nouvelle pour vous.

J'ai sur les yeux votre nomination sous les yeux votre nomination, vous êtes correspondant permanent de LCI au Danemark et vous pouvez y rester jusqu'à 2036 au Grande, pardon. Grenande. Grenande, vous pouvez rester jusqu'à 2036 à Nou hein.

Vous pourrez trouver un appartement enfin vivre quoi. C'est sympa. Quand je vois votre enthousiasme, je me dis vraiment c'est la chose qu'ils attendent. [rires] Isma, il est sympa.

Il a l'air content donc tout va bien. Merci Thomas, merci Marie. On va rentrer dans quelques jours, je vous promets.

Ouais, c'est vrai. Bon, de toute façon, on vous retrouve demain. Vous nous l'avez promis avec une tempête de neige.

On espère pouvoir vous avoir. Merci beaucoup. Euh, il y a deux informations que je voulais vous donner mais d'abord Jean Jean-Dominique Julian, je vous voyais réagir.

Oui, très intéressant n'est-ce pas ? Et si on veut bien comprendre nous français ce qui est en jeu, imaginez que Donald Trump décide pour faire face à la Chine de s'emparer de la Polynésie qui est autonome comme le Groenland qui est française qui le revendique, il devient qui est indépendantiste de plus en plus et bien il redeviendrait français et il demanderait la solidarité de l'Europe. C'est exactement ce qui est en ce qui ce qui est à l'œuvre.

Deux choses. Je vous disais, le chancelier allemand vient de réagir, on en parlait tout à l'heure, il précise sa pensée. Donc Frégel Schmerz veut tenter de rencontrer Donald Trump mercredi à Davos.

À Davos parce qu'on le rappelle, le président américain sera à Davos pour le forum économique, prendra la parole pour un discours et donc le chancel va essayer de le rencontrer pour éviter, je cite, l'escalade douanière. On verra s'il a l'œil l'oreille de Donald Trump. Et j'ajoute qu'adavos son apprend à l'instant que les Danois vont boycotter le forum économique.

Bah voilà. Ouais. mesure parce que Trump il va et et vous fer vous feriez mieux de moins écouter Donald Trump contrairement à ce que vous avez dit.

Il faut pas l'écouter et il faut regarder les faits les faits de la politique américaine, de la politique européenne chinoise aussi et russe. Mais regardez juste juste parce que il y a quand même eu des menaces proférées hier par l'administration Trump par la voix du secrétaire au trésor qui est le ministre de l'économie. Regardez ce que dit Scott Bessent.

Les leaders européens finiront par se raviser et comprendre qu'ils doivent se trouver sous le parapluie de sécurité des États-Unis. Que se passerait-il en Ukraine si les États-Unis se retirent retirent leur soutien ? Et ben, ils l'ont déjà retiré.

Il y a plus rien en Ukraine des États-Unis aujourd'hui. C'est l'Europe qui assume y compris les armements. 185 milliards d'euros a donné l'Europe.

L'Europe a donné à l'Ukraine contre 115 les États-Unis. Le renseignement encore un peu hein. Encore un peu.

Ah ben voilà le renseignement mais c'est capital. Oui, mais Macron a expliqué qu'il y avait 2/3 de renseignement qui étaiit d'origine européenne. Aujourd'hui, les avions en Ukraine, ils sont européens.

Les chars, ils sont européens. Euh l'artillerie, elle est européenne, ils sont pas du tout américains. Les Américains ont quitté l'Ukraine au début de l'année précédente 2025.

Et ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'aujourd'hui alors effectivement, on est dans un monde qu'on est plus puissant. Non, mais c'est intéressant.

Évid, c'est intéressant. C'est très intéressant parce que on traite de ce sujet euh tous les jours nous de l'Ukraine. Je je ne mesurais pas que le le tuilage enfin que c'était à ce point, c'està dire que que le que les Européens avaient à ce point remplacé les forts de guerre américain.

L'Europe c'est un vieux diesel, elle le démarre lentement, elle avait pas d'Ule produit 2 millions d'OB à priori pour l'Ukraine en 2025 comme promis. Donc si vous voulez, c'est long. Vous avez entièrement raison mais ça a mis 3 ans.

Mais oui, ça a mis 3 ans et vous savez s'il y a un vous connaissez ça par cœur Jean-M s'il y a la mise en place d'un instrument anticoer anticoerci qu'un état le demande un un pays le demande mettons que la France le demande il faut effectivement 15 États membres qui représentent 65 % de la population donc il faut l'Italie. Après la commission de Bruxelles enquête pendant des mois. Non non moins de 4 mois c'est dans le règlement.

Oui, enfin moins de 4 mois ça sera pas 15 jours. On peut faire confiance au fonctionnaires de Bruxelles. Donc février, marr nous sommes plus dans le temps de la guerre commerciale.

Nous sommes dans le temps des années 80. Voilà. Alors vous vous avez raison.

Vous êtes un passionné, un défenseur de l'Europe depuis des décennies. Vous avez raison de modérer nos propos au niveau. Vous rendez compte le chancel allemand je vais essayer de rencontrer Trump en gros quoi ?

Le coincer dans un dans un couloir à Daabos. Je vais essayer de le coincer dans un couloir. Mais on a l'air de quoi ? l'Allemagne.

Est-ce que est-ce que la mission est pas est pas en train de se débarrasser de l'Europe ? C'est trop lourd, trop coûteux pour lui. Considère [rires] que l'Europe est un ennemi parce que Mais bien sûr, l'Europe n'est pas un empire et ils veulent être un empire.

L'Europe n'est pas un état et ils sont de plus en plus nationalistes. Ça gêne Poutine. C'est surtout attaqu faible.

Pardonnez-moi de vous dire, c'est comme le pack de Varsovie, il s'attaquent à nous parce que pour le moment, on n' jamais été capable de s'élever contre eux. Je trouve que le tweet de Thierry Breton d'hier ou d'avant-hier qui mettait effectivement cette signature de Ursula Van Derleyen sur les sur les taxes douanières avec euh comment dire Donald Trump en disant "Vous avez vous allez perdre la guerre et vous aurez la l'humiliation enfin la la phrase de de Churchill." Bon, il a raison que là, qu'est-ce qu'on attend pour en fait il n'est fort qu'avec les faibles en fait il n'est pas fort avec la Chine.

Il s'est dégonfl il n'est fort qu'avec faible. Dégonfle. Pourquoi ?

Parce que le Qatar, l'Arabie Saoudite lui dit, vous savez vous savez pourquoi on n pas été jusqu'au bout les droits de douanas des groupes industriels français ont refusé. C'est pas grave hein. Mais bon, mais tout n'est pas parfait.

Je suis parfaitement d'accord avec vous. Mais on si on a signé ça, c'est pour par exemple l'accord du mois de juillet qu'on a critiqué que Thierry Boton critique à juste titre. Il met de côté euh toute l'industrie aéronautique française, non seulement Airbus, mais aussi d'assau et cetera.

Et donc ils sont en dehors et ils sont ils n'ont pas de droit de douane. Pourquoi ? Parce que les chaînes d'approvisionnement sont tellement liées que Boeing a plus intérêt à ne pas avoir de droits de douane à l'entrée des produits que l'inverse.

Boeing a des usines en Europe. Donc il faut pas sous-estimer cela. Et le l'Europe c'est le temps long, c'est peut-être l'image de la faiblesse, mais c'est certainement une puissance qu'il s'ignore et qui prend conscience.

Est-ce que Jean-Dominique Julian, président de la fondation Robert Schumman, est-ce que l'Europe apprend de ce qui se passe aujourd'hui ? Est-ce qu'elle peut changer certains process ? Est-ce qu'elle a vu ses faiblesses ?

Est-ce qu'elle apprend de ses erreurs, de ses lenteurs, de ses dysfonctionnements, de sa son incapacité à agir dans certains secteurs ? On parle de depuis 20 ans de l'Europe de la défense, de l'Europe fiscale, de l'Europe sociale, de l'Europe voilà et on les voit toujours pas. Ça reste une union économique.

Bon, ça c'est bien, on a eu l'euro, c'est chouette, c'est sympa et cetera, mais est-ce que est-ce que l'Europe va se renforcer ? Est-ce que on va devenir un jour les États-Unis d'Europe avec un exécutif fort, avec un vrai numéro de téléphone quand on appellera l'Europe ? Écoutez, posz la question aux députés français, vous verrez ce qu'ils vous répondront, n'est-ce pas ?

Ils sont contre depuis toujours. Donc, mais encore une fois, il ne se passe rien à Bruxelles que les États acceptent, décident ou tolèrent. Hm.

Donc si on tolère des choses, on s'en prend à nous-mêmes et on réagit. L'Europe s'est énormément transformée depuis 5 ans, peut-être trop lentement, peut-être que ça ne se voit pas. Il y a un fond européen de défense, on vient de faire 150 milliards de prêts pour qu' aider les États à se réarmer.

Ça bouge. 1500 milliards, ça va être le budget de la défense aux États-Unis. Oui.

Oui. Non mais voyez ce que jeous pas un empire et la dernière fois que nous avons été un empire, on a eu des guerres civiles et on a eu 50 millions. Donc restons faible, restons faible.

Et les vassaux soit de Poutine, soit de X, soit on est faible dans la tête. Il faut prendre conscience, disiez-vous tout à l'heure, qu'il faut être fort. Et vous avez dit la même chose que notre invité précédent et Grégory, ça m'interpelle.

Est-ce que Trump a pas été trop loin cette fois-ci ? Non. Alors, je je vais prendre ça à l'inverse.

Paradoxalement, je crois que demain ça fera 1 an que Trump est de retour à la Maison Blanche. Est-ce que finalement ça a pas été un mal pour un bien ? C'est que regardez ce qu'il nous a fait en un an.

Il nous a fait la conférence sur la sécurité à Munich en en insultant les Européens par la voix de Jed Evens. Il nous a imposé des tarifs douaniers. Maintenant, il veut conquérir le Groenland.

Finalement, est-ce qu'on n'est pas en train de se réveiller à cause ou grâce à Trump ? C'estd que on réalise que là, on a plus le choix. C'est peut-être finalement un mal pour un bien après une année chaotique à la Maison Blanche.

Bien, merci beaucoup messieurs. Sujet suivant que nous voulions partager avec vous, c'est ces images absolument incroyables que nous avons découvert sur le case du Louvre. Le C du Louvre il y a un petit moment, c'était pendant les vacances de la Toussin, mesdames messieurs.

Mais il y a encore des des éléments qui nous parviennent comme ça au goutte à goutte. Et les toutes dernières images qu'on a découvert hier soir, vous on va vous les faire on va vous les montrer. Elles sont absolument euh saisissantes c'était dans l'émission 7 à 8 sur TF1.

Effectivement, image spectaculaire parce que grâce à la vidéosurveillance, on sait ce qui s'est passé à l'intérieur même de la galerie Apollon. On voit donc les cambrioleurs pénétrer dans cette galerie et comment ils s'en sont pris aux vitrines. Vous prenez votre monde, vous chronométrez, ça a duré moins de 4 minutes.

Regardez 9h35, le PC sécurité du musée alerte le commissariat. Une minute plus tard, le premier homme achève le travail à coup de point et s'empare sans ménagement du diadème de l'impératrice génie. Puis il part prête mains fortes à son complice plus à la peine. [musique] Tous deux emporte là encore sans ménagement ces chefdœuvres de l'histoire française.

L'opération a pris moins de 4 minutes. Ass sais minut assez saisissant. On le disait, ça fait 3 mois le casque du Louvre.

Et là, on voit ce qui interpelle aussi, c'est la façon dont il se dirige vers certaines vitrines. Donc ça veut dire ils savent où il fallait aller et déjà les bisjou étaient déjà désignés à l'avance. Alors c'est c'est drôle parce que sous un autre angle, on voyait aussi les agents de sécurité qui avaient pris les plots, vous savez, pour délimiter et ils avaient les plots à la main.

Je leur en veux pas. Moi, j'aurais fait pareil hein. C'est pas c'est pas du tout pour me moquer mais ils avent les plots à la main genre je sais pas ce qui me retient et manifestement il y a quand même quelque chose qui les a retenu parce qu'ils y sont pas allés et ils ont très bien fait de pas y aller et de se mettre de ne pas se mettre en danger.

C'est pas ça que je veux dire. Mais du coup il y a une espèce de d'ambiance de pied niyclé en France. C'est quand même le premier musée au monde.

C'est le premier musée de France. C'est un musée incroyable. Et cette façon dont ces gens rentrent, cassent le truc, mettent les mains dedans, se barrent avec les agents de sécurité qui sont derrière le truc à la main et il se passe rien.

Je c'estàd qu'on s'attend à avoir un truc à la je sais pas mission impossible avec des hommes qui vont surgir de partout pour empêcher les vols et tout et ben c'est pas ça hein. C'est c'est plutôt les pieds ni clés. Bon bah c'est la France, un beau pays en même temps hein.

On est heureux d'y vivre. Ouais vous ôz les mots de la bouche d'Éric Brunet. Euh Renault ?

Non non mais moi j'ai Qu'est-ce qu'elle vous apporte en plus ces images par rapport à tout ce qu'on savait du cas ? Moi j'ai pas grand-chose à à rajouter avec euh avec ce que dit Isabelle. Euh ces images elles sont exceptionnelles de par leur netteté.

Regardez la facilité avec les vitrines avec laquelle les vitrines sont cassées. Alors le deuxième apparemment euh il est aussi peu manuel que moi. Mais le premier le premier trois points comme ça dans la boule de neige et il et il prend le diadème.

H trois points dans la vitrine mais il ne se fait même pas mal au phalange. Apparemment fasciné par les voleurs monsieur Pilard. Non, mais si on a des nouvelles si ils peuvent nous donner des nouvelles effectivement de leur phalange, mais apparemment euh voilà, on tape du point, on tape du point en France, on tape du point sur la non pas sur la table mais sur les vitrines et on part avec le diadème.

Maintenant, ces images sont singlandes pour les directions du Louvre parce que je rappelle que ça fait 20 ou 30 ans qu'il y a pas eu d'investissement très fort sur la sécurité malgré des malgré des mises en garde des rapports, je ne sais combien de rapports parce que la France ce qu'on produit le mieux vraiment là où on est au top du top, c'est pour produire des rapports. Ça les rapports qui disent comment on a raté et comment on va continuer à rater ça. Alors on est champion de Isabelle, on les met dans les vitrines.

On les met [rires] dans les vitrines et on les laisse. Oui, exactement. et on les met, on les classe verticalement comme on dit vraiment et on les laisse prendre la poussière.

C'est la français c'est beaucoup. Vous êtes en train de raconter malheureusement les la triste histoire de la cour des comptes hein qui fait des rapports tout le temps qui sont en général très bons et que en général personne ne suit. Et il y a toujours des journalistes et il y a toujours des éditorialistes et des politiques qui disent "Oui mais la cour des comptes ou en a marre la cour des comptes." Non, ils font un très bon travail.

Ben ils font un très bon travail. On les salci à la cour des comptes. Merci à la cour des comptes.

Peut-être notre espoir c'est qu'un jour je sais pas on rentre obligatoire l'application des rapports de la cour des comptes. On en est pas là. Non ça on n pas loin.

Sopian Aboucker est avec nous. C'est le président de l'Union des métiers de la sécurité l'UMS. Bonjour Sopiane, merci d'être avec nous.

Très heureux de d'être avec vous. Bon, vous avez regardé ces ces images qu'on a découvert hier, ces images du casque du blouvre filmé en couleur avec précision depuis bah les caméras de de vidéo surveillance. Bah au moins on avait quelques caméras de vidéos surveillance qui fonctionnaient sur le musée.

C'est déjà c'est déjà pas mal. défaut d'avoir une vidéo sur le périmètre nous permettant de détecter que les voleurs se soient se soient présentés sur cette sur cette affaire, on avait au moins des caméras qui nous permettent de filmer filmer l'intérieur l'intérieur du en tout cas sur cette salle. Non, mais c'est c'est c'est concernant en fait en réalité euh et ça démontre encore une fois euh le manque euh de de d'investissement et le manque de compréhension euh de la présidente directrice du Louvre euh des questions de sécurité pour l'intégralité du musée.

C'est ça moi qui me qui me choque. C ces auditions ont été enfin déjà elle revient ancien tomb de sujets à chaque fois au fur et à mesure de ces de ces auditions que ce soit au Sénat, à l'Assemblée puis au Sénat pour au final vous expliquer que le dispositif de sécurité a fonctionné et que quelque part il y ait pas de problème. Enfin, est-ce qu'il y a quelque chose ?

On marche sur la tête. On va revenir sur Laurence Desc la la présidente du du Louvre effectivement. Mais est-ce que en voyant ces images, est-ce qu'il y a des choses qui vous ont surpris ?

Est-ce que c'est la les vitrines comme Renault en parlait il y a un instant ? Est-ce que c'est la rapidité du cas ? Est-ce que c'est le manque de personnel dans la salle ?

Qu'est-ce qui vous a le plus surpris vous ? Alors, ce qui ce qui ce qui peut être surprenant effectivement, c'est la réaction des des vitrines face aux disqueuses. Euh effectivement le la capacité, cette simplicité, on a envie de dire, lorsque l'on voit les images de ces voleurs de pouvoir s'emparer du bulin à l'intérieur à l'intérieur de ces vitrines.

Ça effectivement c'est quelque chose de c'est quelque chose d'extrêmement surprenant. Sachant que on se souvient l'ancien l'ancienne vitrine qui existait permettait en cas de en cas de choc de de faire tomber les bijoux dans un coffre sécurisé en dessous. Là effectivement on se rend compte que à coup de disqueuse on a réussi à coup de disqueuse à coup de point on a réussi enfin les les malfaiteurs ont réussi à s'emparer de de nos trésors nationaux.

Ça effectivement c'est très très étonnant. Après, il y a effectivement un un point qui moi me m'interpelle sur les sur les sur les vidéos surveillances qu'on ne voit pas effectivement sur celles qui ont été diffusées, c'est effectivement euh la réaction des agents de euh d'accueil et de surveillance du musée. Je le rappelle, ce ne sont pas des agents de sécurité privée.

Ils n'ont pas la même formation, ils n'ont pas les mêmes fonctions, le même rôle. Effectivement, on nous explique qu'ils ont la direction du Louve nous explique depuis le départ qu'il y a pas eu de problème, qu'ils ont respecté toutes les procé sécurité alors qu'on les voit effectivement sur ces images avec des espèces de plot euh quelque part voulant aller au contact au contact des voleurs. J'avance, je recule, j'avance, je recule.

Enfin, ça c'est quand même totalement parce que ça c'est totalement contraire aux procédures de sûreté qui ont en place sur le bus. Ouais. C'est sur sur les vitres là.

Je je suis désolé mais je raconte ma vie mais euh je j'ai j'ai un copain qui a a mis chez lui une baie vitrée double vitrage antiffraction. Euh il me l'a montré il y a quelques jours. Euh bon, j'ai pas essayé de la casser mais on sent quand même qu'il y a des solutions technologiques dans dans la pour pour retarder qui sont aujourd'hui éprouvé qui existent et qui sont même en vente dans le grand public hein.

Euh et je suis sûr que on a'urait pas cassé sa fenêtre en en deux ou trois coups de point quoi. Alors bien sûr tout est possible. Il y a aujourd'hui des dispositifs retardants qui sont efficaces.

Non, mais il y a il y a effectivement une interrogation sur le choix des vitrines qui ont été qui ont été mises en œuvre pour pouvoir protéger ces joyaux. Ça c'est ça c'est clair. On a on a vraiment cette problématique là.

C'est pas c'était pas des vitrines par bal. Il y avait pas un dispositif de sûreté autour de de façon totalement objectif. Voilà, tout ça a été permis parce qu'encore une fois, il y a probablement des manquements dans la conception même du dispositif de sécurité qui a été mise en œuvre autour euh enfin au sein de la galerie Boltrou d'Apollon pour protéger nos joyeux nationaux.

Hm. Vous parliez de Laurence Descart, la la présidente du Louf qui était invitée il y a quelques jours justement dans dans cette A8 de sur TF1. Écoutez, elle par ce moment-là, ce cambriolage au sein de son du musée national, ça a été un moment très dur, très violent, dit-elle.

Écouter, je me suis évidemment précipité au Louvre pour évidemment constater le vol. C'était un moment très dur, très violent. Je rappelle que les voleurs opéraient avec des disques à béton qui pourraient être des armes par destination.

Donc vraiment les agents ont ont tout fait pour protéger et évacuer. D'ailleurs dans le plus grand clas, nous sommes en petit comité au cœur du Louvre, dans le silence du Louvre qui a été évacué évidemment de tous ces visiteurs. Mais je me doute, je me doute que nous sommes dans l'œil du cyclone par là.

Mais enfin c'est c'est facile de dire je suis victime du populisme, c'est les gens ne m'aiment pas. Enfin franchement, il y avait il y avait des millions qui devaient être déployés. C'est quand même un budget de plus de 300 millions d'euros par an.

Il y avait des millions qui auraient dû être déployés dans la sécurité. Au lieu de ça, on s'occupait de l'acquisition d'un nouveau tableau. C'est bien alors que les tableaux, on en a tellement qu'on peut pas les montrer.

Il faut quand même savoir qu'il y a des tableaux magnifiques qui sont dans stockés qu'on ne voit qu'on ne voit pas, qu'on ne verra sans doute jamais. C'est pas la seule à prouver ce genre de politique en France. La conservation plutôt que la sécurité dans les monuments français.

Mais non, mais même pas la conservation. D'ailleurs, c'est le rapport de la cour de compte. Même pas la conservation.

Il y a eu vraiment des trucs d'apparat en fait. Mais c'est la France ça en fait quand vous lisez le rapport de la Cour des comptes et tous les derniers rapports, c'est l'apparat plutôt que la sécurité. Mais c'est ahurissant en fait, c'est-à-dire le court terme, le j'ai l'air d'être la patronne du du Louvre et c'est chic, c'est tout.

Moi, je n'arrive pas à comprendre. Vous savez, il y a quel ouvrier qui ferait n'importe quelle faute sur une chaîne aujourd'hui en France pour n'importe quelle faute, il se ferait viré dans l'instant. Vous avez la patronne du Louvre, pardon hein, qui est là en train de pleurnicher à notre antenne.

Donc on se réjouit parce que nous avons les images, hein, merci TF1 mais qui est en train de pleurnicher à notre antenne et qui est toujours en place en fait. Je ne comprends pas. Je veux dire comment vous voulez que qui que ce soit comprenne que le patron du Louvre quand il y a eu le cas qu'il y a eu là et qu'on a toujours pas retrouvé les bijoux et que tous les rapports prouvent qu'elle n'a pas investi suffisamment dans la sécurité, comment se fait-il qu'elle soit encore en place ?

Je ne comprends pas. Bon, la question est posée. Merci beaucoup Sopiane Aboucker.

Merci également d'avoir répondu à nos questions sur ces images. Donc encore une fois assez spectaculaire du casque du Louvre il y a 3 mois. Vous restez avec nous parce que dans un instant vous retrouvez Marie-Aline Mélmission spéciale en préparation puisqu'à 16h il y a un conseil des ministres.

Est-ce que Sébastien Lecornu va adopter le 493 ou alors les ordonnances pour faire passer son budget ? La décision sera prise dans les heures qui viennent. Vous restez donc sur LCI.

Excellent après-midi.

Brunet sans filtre du lundi 19 janvier 2026 — Sébastien Lecornu · Pourquijevote