Nous sommes devant une opération politique qui vise à déstabiliser le RN !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
l'agacement hein. Bah l'agacement parfaitement infondé et la justice le sait pertinemment puisqu'elle a accès par l'intermédiaire de la commission nationale des comptes de campagne à l'intégralité des comptes de campagne du RN et de ses candidats depuis plusieurs années. L'intégralité des comptes de campagne de mon mouvement et de ces candidats ont été validés lors des élections qui sont précisément concernées par ces grif.
Nous n'avons non seulement rien à nous reprocher mais la commission nationale des comptes de campagne dispose déjà des différents justificatif. Donc je veux dire à nos électeurs et je veux dire aux Français qui nous regardent et qui nous écoutent ce soir que tout sera mis en œuvre pour nous empêcher d'arriver au pouvoir. Le harcèlement et l'acharnement judiciaire, politique et financier que subit le Rassemblement national est inédit sous la 5e République et aucun autre mouvement politique n'a subi un acharnement aussi dur et aussi violent.
Les locaux du Rassemblement national ont été perquisitionnés tout au long de la journée. L'intégralité des ordinateurs, des boîtes mail de mes collaborateurs ont été aspirés par les policiers de la brigade financière. Ce soir, le Rassemblement national n'a donc plus de secret pour personne puisque des magistrats ont décidé d'aspirer les données du premier parti d'opposition.
Et je crois que ça pose un véritable problème. Est-ce que vous aviez des secrets jusqu'à présent ? Mais nous n'avons rien à cacher.
Je suis à la tête d'un mouvement politique qui depuis depuis sa création est lasérisé, étudié, regardé matin, midi et soir. Donc nous n'avons strictement rien à nous reprocher. Permettez-moi quand même plus 4 millions d'euros de somme du M perçu.
Non, on parle pas pardon monsieur, on parle pas de cette affaire. Bon, mais on pourra parler si vous voulez de cette affaire. J'ai aucune difficulté et permettez-moi quand même de m'étonner de la la concomitance de parution de ces différentes affaires.
Euh depuis plusieurs années, les banques françaises refusent d'accorder des prêts au Rassemblement national pour financer ces campagnes électorales. Par conséquent, nous avons été contraints de solliciter les Français qui par des systèmes de prêt, des Français lambda, honnêtes, des braves gens, prêtent aux élections Rassemblement national par l'intermédiaire de convention de prêt. Ce système de prêt, il est légal.
Ce qu'on reproche à ces personnes-là est d'avoir prêté à plusieurs reprises au Rassemblement national et de s'être par conséquent soustrait au rôle qui serait celui d'un établissement bancaire. Tout cela est invraisemblable. Je vous le dis très honnêtement.
Tout cela est invraisemblable. Et si l'objectif de cette procédure était simplement de euh bénéficier de regarder les conventions de prêt, alors il suffisait soit de les demander au président du Rassemblement national, soit simplement de se tourner vers la Commission nationale des comptes de campagne qui a fait l'objet de ce signalement. Mais moi, je considère que cette procédure, elle avait d'autres buts que celle qui est précisément indiquée par les magistrats et que très certainement l'objectif de ces perquisitions que nous avons subi depuis ce matin visait très certainement à fouiller mon bureau, à fouiller les ordinateurs de mes collaborateurs et aspirer l'intégralité des informations qui portent sur les activités électorales de notre mouvement.
Et vous sans savoir que les personnes physiques très encadrées depuis 2017 et ce qu'on appelle les prix habituels auquel vous faisiez référence sont illégaux, sont interdit ? Est-ce que vous vous assumez y avoir eu reconte ce que vous venez de dire ? Alors, pourquoi la Commission nationale des comptes de campagne a-t-elle validé à la fois mon compte de campagne des européennes, mais l'intégralité des comptes de campagne aux élection régionales, présidentielle et en l'occurrence sur ce sujet aux élections législatives ?
Donc, on peut pas d'un côté valider des comptes de campagne et venir quelques années après expliquer que les prêts que nous avons consentis étaient illégaux. Mais euh soit on explique que un prêteur, qu'un particulier ne peut pas prêter un mouvement politique et à ce moment-là, c'est inscrit noir sur blanc dans la loi. Vous savez bien qu'il y a un flou juridique autour de cette notion et que précisément la notion de prêteur régulier fait précisément l'objet d'une zone grise sur le plan juridique.
Et si les prêts que nous avons consenti particulier étaient illégaux, alors à ce moment-là, il ne fallait pas valider les comptes de campagne. Non seulement ces conventions de prêt ont été approuvées, non seulement nous avons fourni l'intégralité des justificatifs, mais en plus ces prêts et les comptes de campagne derrière ont été validés par la Commission nationale des comptes de campagne. Donc on n' rien à se reprocher.
On est là dans une opération qui est une opération politique qui vise non seulement à déstabiliser le Rassemblement national mais également à l'empêcher de candidater aux prochaines élections et évidemment à le mettre à mort sur le plan financier. Donc je tiens à rassurer tout le monde, nous serons là quoi qu'il arrive et nous serons là quoi qu'il arrive sur la grille de départ de la prochaine présidentielle et rien ne pourra nous empêcher de représenter l'espoir aujourd'hui que portent des millions de Français au travers du vote et de leur suffrage pour le Rassemblement national. Et on a un peu le sentiment que la France vit une dérive antidémocratique extrêmement inquiétante qui me fait plus penser à un pays comme la Russie qu'à une grande démocratie digne de ce nom comme la France.
Vous dénoncez une opération politique qui est derrière selon vous. Bah en tout cas, il y a une volonté réitérée de mettre à mort financièrement le Rassemblement national. Je laisse les Français qui nous écoutent ce soir en tirer les conclusions, mais j'ai un peu le sentiment comme beaucoup de Français ce soir que dans la France d'Emmanuel Macron, mieux vaut être trafiquant de drogue opposant politique.
Ça veut dire que le pouvoir actuel est derrière l'opération que vous dénoncez. En tout cas, nous subissons depuis plusieurs mois et depuis plusieurs années un acharnement politique comme aucun autre mouvement politique ne subi un acharnement. Et encore une fois, rien ne justifie que l'intégralité des données de la comptabilité des fichiers de mon mouvement politique se retrouve ce soir entre les mains d'autorité tierce.
Vous allez contester cette cette acquisition ? Nous allons protester. Nous allons nous défendre comme nous l'avons toujours fait.
Mais j'ai compris comme beaucoup dans mon mouvement politique que le combat judiciaire faisait partie du combat politique et que je pratiquais une discipline où les règles étaient plus dures pour moi et pour nous qu'elles ne l'était pour les autres et pour mes opposants politiques.
Jordan Bardella