"Une vraie faillite morale" : Thomas Porcher dénonce les patrons qui préfèrent le RN
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Chapitres
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Questions et réponses
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- 0:21OuverteRéponse directe
Notre candidature est-elle recevable pour la TNT 2025 ?
- 1:45OuverteRéponse directe
Le NFP a présenté son chiffrage vendredi dernier. Qu'en pensez-vous ?
- 3:32RelanceRéponse directe
Si on taxe les entreprises, les investisseurs vont-ils s'enfuir ?
- 4:36RelanceRéponse directe
Quelle est votre réponse à l'argument sur la fuite des investisseurs ?
- 4:43RelanceRéponse directe
Qu'est-ce que vous répondez à l'argument sur la fuite des entreprises ?
- 6:47OuverteRéponse directe
Les milliardaires français doivent-ils leur fortune à leur talent ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:13Invité politiqueChiffre
« On est à 50 milliards au tout départ, on est à 100 milliards à horizon de l'an prochain et je crois qu'on est à 150 milliards à horizon 2027. »
- 2:30Invité politiqueChiffre
« Vous avez 12 à 14 milliards de recettes supplémentaires liées à la réintroduction d'un véritable impôt sur la fortune. »
- 2:35Invité politiqueChiffre
« Vous avez des recettes supplémentaires liées à la mise en place d'une CSG progressive et de nouvelles tranches sur l'impôt sur le revenu, sachant que c'est quand même une augmentation d'impôt pour simplement 8% des foyers fiscaux. »
- 2:42Invité politiqueChiffre
« On a une baisse d'impôt pour 92% des foyers fiscaux. »
- 3:07Invité politiqueFait
« Il a fait des cadeaux fiscaux aux plus riches. »
- 4:50Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron l'a fait évaluer lui-même par France Stratégie, qui a priori n'est pas un repère de gauchistes. »
- 5:02Invité politiqueFait
« Qu'est-ce qu'on a vu avec la suppression de l'impôt sur la fortune ? C'est qu'un, on n'a pas eu une diminution ou une augmentation d'ailleurs des comportements d'exit fiscal. »
- 5:17Invité politiqueFait
« Mais par contre, ce qu'on voit, c'est qu'il n'y a eu pas de croissance supplémentaire, pas d'investissement supplémentaire, pas d'emploi supplémentaire. »
- 6:50InvitéFait
« Si on regardait la liste des milliardaires français, il y en a une infime minorité qui doivent leur fortune à leur propre talent. »
- 7:03InvitéFait
« Ils ont bénéficié du service public. Ils ont été à l'école, ils ont évolué en France. »
- 7:41InvitéChiffre
« Les premiers assistés de France, ce sont les très grosses entreprises. Quand vous voyez les 200 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises. »
- 9:17InvitéFait
« Le taux de marge des entreprises françaises a monté ces dernières années. »
- 10:08InvitéFait
« Le point d'indice des fonctionnaires, c'est pour tout le monde. »
- 18:31PrésentateurChiffre
« On a une dette à 110,6% du PIB en France, soit plus de 3 101 milliards d'euros. »
- 27:15InvitéFait
« il y a une vraie faillite morale »
- 27:24InvitéFait
« les partis de gauche ont été hués »
- 27:37InvitéFait
« les gens aimeraient que Macron reste au pouvoir »
- 27:40InvitéFait
« ils ont été très gâtés par Macron »
Temps de parole
- Invité54 %
- Présentateur22 %
- Invité politique11 %
- Invité 25 %
- Invité 34 %
- Invité 43 %
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Vous n'avez qu'un seul parti qui a chiffré son programme, avec des bons économistes qui ont fait des études d'économie, qui valident ce programme. Mais ce programme, il est très simple, c'est un programme de relance. Et les gens ont encore de la défiance. La plupart des gens qui parlent à la télé, ils n'ont pas fait d'études d'économie. Ils n'ont pas fait d'études d'économie. Donc si vous les croyez, à un moment, c'est votre problème aussi.
Bonjour tout le monde, vous le savez, nous avons déposé en mai dernier notre dossier auprès de l'Arcom pour diffuser sur l'un des 15 canaux TNT remis en jeu pour 2025. Et notre candidature est recevable, vous avez bien entendu. Notre dossier est suffisamment sérieux pour passer au second tour des sélections. Le média fait partie des 25 candidatures retenues pour être auditionnés cet été. Oui, oui, 25 candidatures pour 15 fréquences en jeu. Tout est possible, c'est historique. Jamais un média indépendant et populaire, qui n'est détenu ni par un État ni par un riche actionnaire, n'a été aussi prêt d'arracher un canal aux milliardaires.
Les canaux de C8, CNews, BFM TV ou encore LCI sont aussi remis en jeu. Nous sommes prêts. Mais notre petite équipe n'attend plus que le feu vert de l'Arcom est votre soutien, celui de milliers de citoyens sans vous. Nous ne pouvons pas imposer un rapport de force. Tout est entre vos mains pour faire un don défiscalisable et permettre aux médias de révolutionner le petit écran. Ça se passe sur tnt.lemediatv.fr. Donnez-nous les moyens de créer ensemble la télé libre et engagée du futur, la télé de ceux qui ne la regardent plus. Je suis ravie de vous retrouver pour un nouvel épisode de l'Instant Porché.
À l'heure où l'on est assommé par les discours de toutes parts, il est bon de se poser, faire le tri et décrypter. Bonjour Thomas.
Salut Lisa.
Alors avec toi aujourd'hui au programme, le nouveau Front Populaire présente ses chiffres, mais les réticences patronales et médiatiques perdurent. C'est parti. Sous le feu des critiques et des peurs du Grand Patronat, le nouveau Front Populaire a présenté le chiffrage du programme vendredi dernier. Nous y étions avec mon camarade André Manivit et au-delà des partis politiques traditionnels, le NFP rassemble aussi sociétés civiles, chercheurs, associations et syndicats. Lors du chiffrage donc vendredi dernier, des économistes étaient présents pour soutenir le programme dont Julia Cagé. Service public, salaire, écologie, culture, sport, le NFP promet de réinjecter du budget.
On est à 50 milliards au tout départ, on est à 100 milliards à horizon de l'an prochain et je crois qu'on est à 150 milliards à horizon 2027. Et justement, il y a le choix qui nous paraissait aussi très important qui est fait de ne pas financer par de la dette, de financer par des recettes. Donc en face de ça, il y a un certain nombre de recettes. Vous avez 12 à 14 milliards de recettes supplémentaires liées à la réintroduction d'un véritable impôt sur la fortune. Vous avez des recettes supplémentaires liées à la mise en place d'une CSG progressive et de nouvelles tranches sur l'impôt sur le revenu, sachant que c'est quand même une augmentation d'impôt pour simplement 8% des foyers fiscaux.
On a une baisse d'impôt pour 92% des foyers fiscaux. Et Vassas a détaillé, il y a un certain nombre de niches fiscales qui sont inefficaces, qui vont être supprimées. Et donc en fait, vous avez un point d'équilibre. Emmanuel Macron, au cours des dernières années, pourquoi on a une dégradation des comptes publics en France ? Alors on peut dire qu'il y a la Covid. Il y a eu un décrochage dès 2018-2019 avant la crise Covid. Pourquoi ? Parce qu'il a fait des cadeaux fiscaux aux plus riches. Donc en fait, il s'est privé d'un nombre considérable de recettes fiscales sans finalement ralentir du point de vue des dépenses.
Donc nous, ici, on assume que pour faire des dépenses supplémentaires, pour investir dans l'éducation, pour investir dans la santé, pour investir dans la transition écologique, on ne peut pas se priver de recettes. Il faut davantage de recettes fiscales. Et ces recettes fiscales, on va les prendre chez les plus aisés, donc chez quelques milliers finalement de foyers fiscaux pour aussi réintroduire de la justice fiscale.
Mais alors si on taxe, est-ce que les investisseurs, les grandes fortunes, les entreprises, vous savez, ceux qui créent de l'emploi et la richesse dans notre pays vont s'enfuir et nous conduire à notre perte ? On a posé la question à Julia Cagé.
On aurait pu avoir cet argument théoriquement, il y a 5 ou 7 ans. Et on peut faire des modèles, la théorie économique peut être assez flexible, vous savez, on peut faire des modèles qui vont dire que si vous taxez moins les entreprises, elles vont créer davantage d'emplois. Ce qui est bien d'une certaine manière avec le septennat Emmanuel Macron, c'est qu'on a du recul économique maintenant. Ce qu'on voit, c'est qu'on a eu une augmentation du taux de marge des entreprises, mais que ces entreprises, elles n'ont pas davantage investi en France, elles n'ont pas davantage créé d'emplois en France. Et en fait, on n'a pas eu une augmentation de l'attractivité des entreprises françaises.
Donc ça a été inefficace d'un point de vue économique. Et devant cette inefficacité, je pense que c'est important d'en tirer le bilan en fait et de revenir sur ces politiques inefficaces qui étaient des politiques entièrement tournées vers l'offre et d'avoir une politique qui est davantage une politique de demande d'une part et ensuite une politique de justice fiscale qui permettent de financer, et encore une fois, ça c'est crucial dans ce programme, non seulement une relance du pouvoir d'achat à court terme, mais aussi sur le long terme, un investissement dans la santé, dans l'éducation, dans l'université et dans la recherche.
Pareil, une autre idée répandue, c'est oui, si on taxe les entreprises ou les plus riches, ils vont finir par partir alors que c'est eux qui créent d'emplois en France, c'est eux qui créent de la richesse.
Qu'est-ce que vous répondez à ce genre d'argument, pareil, très répandu ? Encore une fois, on a une expérience empirique qui est ce qui s'est passé depuis 2017 et ça tombe très bien. Il se trouve que sa réforme de la fiscalité, notamment la suppression de l'impôt sur la fortune, Emmanuel Macron l'a fait évaluer lui-même par France Stratégie, qui a priori n'est pas un repère de gauchistes. Qu'est-ce qu'on a vu avec la suppression de l'impôt sur la fortune ? C'est qu'un, on n'a pas eu une diminution ou une augmentation d'ailleurs des comportements d'exit fiscal, de gens qui quittent le territoire pour des raisons fiscales.
En fait, vous avez très peu de millionnaires qui sont revenus, très peu de millionnaires qui sont partis. Donc ça a été complètement neutre de ce point de vue-là. Mais par contre, ce qu'on voit, c'est qu'il n'y a eu pas de croissance supplémentaire, pas d'investissement supplémentaire, pas d'emploi supplémentaire. Deuxième chose, il y a quand même parfois des comportements d'optimisation. Qu'est-ce qui permet ce comportement d'optimisation ? C'est qu'en général, les assiettes sont trouées. L'assiette de l'impôt sur la fortune en 2017, c'était une assiette qui était extrêmement trouée, qui taxait certains patrimoines, pas d'autres patrimoines.
Donc là, on va avoir une assiette qui ne sera plus trouée, ce qui va limiter les comportements d'optimisation fiscale. Puis l'autre chose sur laquelle Emmanuel Macron était revenu en 2017, c'est qu'il avait supprimé ce qu'on appelle l'exit taxe. Là, on va réintroduire un exit taxe.
C'est-à-dire que si vous avez des contribuables qui décident de quitter le territoire français uniquement pour des raisons fiscales, c'est-à-dire pour échapper à l'impôt, en fait, ils vont devoir payer l'impôt, même s'ils quittent le territoire français, parce qu'en fait, ils auront bénéficié de l'éducation en France, de la formation des salariés en France, de la santé en France, et donc ils vont devoir continuer finalement à participer à l'effort fiscal. Ce n'est pas un truc extraordinaire. Vous avez plein de pays où ça se fait. Prenez les États-Unis, par exemple.
Aux États-Unis, si vous quittez les États-Unis pour des raisons fiscales et que vous vous installez dans un autre pays, vous avez une fiscalité plus avantageuse, vous devez payer le différentiel de fiscalité. Et si vous ne le faites pas, vous perdez carrément la nationalité états-unienne. Les États-Unis, encore une fois, ce n'est pas non plus un pays complètement communiste. Et ça marche très bien. Il faut juste aussi que la France... Les États-Unis, encore une fois, ce n'est pas non plus un pays complètement communiste. Et ça marche...
Et ces grandes fortunes-là, ces grandes entreprises, je disais ironiquement juste avant que c'était elles qui créaient de la richesse et de l'emploi dans le pays. Ironiquement, car plusieurs études ont montré que c'était finalement une grosse idée reçue. On en a parlé avec Yann Brossat, sénateur PCF et parti du NFP.
Si on regardait la liste des milliardaires français, il y en a une infime minorité qui doivent leur fortune à leur propre talent. D'abord, il y a peut-être le talent, mais enfin, il y a souvent l'héritage quand même. Et il y a par ailleurs le fait qu'ils ont bénéficié du service public. Ils ont été à l'école, ils ont évolué en France, qui est un pays qui a fait le choix, et nous avons eu raison de le faire, d'avoir un haut niveau de service public. Ils ne sont pas une génération spontanée. Ils ont grandi dans un pays, le nôtre. Et donc, en l'occurrence, c'est bien souvent faux. Personne ne s'est fait tout seul. Donc, on bénéficie de cet environnement.
Y compris les entreprises françaises bénéficient du service public, des équipements publics que nous avons fait le choix d'avoir en France.
Une subvention aussi ?
Et par ailleurs, vous avez raison de le dire, aujourd'hui, les premiers assistés de France, ce sont les très grosses entreprises. Quand vous voyez les 200 milliards d'euros d'aides publiques aux entreprises, qui, pour une part, d'ailleurs, sont concentrées sur les grosses entreprises, elles sont sans conditions, elles sont sans contrepartie, et elles ne sont jamais remboursées quand elles ont servi à verser des dividendes à des actionnaires ou quand elles ont servi à licencier derrière.
Dans ces entreprises, il y a aussi des salariés qu'il ne faut pas oublier.
Bien sûr, mais on oublie trop souvent que ce sont les salariés qui produisent les richesses de notre pays. Et c'est précisément pour lesquels nous considérons qu'il est essentiel d'augmenter les salaires. Il n'est pas normal que ceux qui font tourner ce pays – on l'a quand même beaucoup dit pendant la période du Covid – ceux qui font tourner notre pays aujourd'hui ne peuvent, pour une part, pas vivre de leur travail. C'est un scandale absolu.
Quand on voit la situation des infirmières, des assistantes maternelles, des enseignants, des caissières qui exercent des métiers absolument indispensables, sans lesquels ni l'économie, ni les services publics ne fonctionnent, qui, aujourd'hui, tirent la langue tellement leurs salaires sont bas, on doit rompre avec cette logique-là. On doit leur redonner du pouvoir d'achat à la fois pour leur permettre de sortir la tête de l'eau et aussi pour relancer l'économie. Parce que derrière, quand vous augmentez de 200 euros le SMIC à ces hommes et ces femmes, c'est de l'argent qu'ils ne placent pas en bourse.
C'est de l'argent qui, de fait, circule dans l'économie et contribue à la relance économique.
Sur l'augmentation des salaires, Jordan Bardella avait fustigé la gauche en défendant les patrons qui seraient assommés par les charges. On est allé poser la question à Alexandre Ouizi, sénateur socialiste et parti aussi du nouveau Front populaire. Sur l'augmentation du SMIC et des salaires en général, Jordan Bardella vous a attaqué en disant que ça allait appauvrir les TPE, les PME, que ça allait faire du mal aux patrons. Qu'est-ce que vous répondez sur ce genre d'argument ?
Je réponds tout simplement que, un, d'abord, le taux de marge des entreprises françaises a monté ces dernières années. Donc, en moyenne, elles ont les moyens de supporter ces hausses du SMIC. Et ce serait quand même bien que la répartition de travail capital qui s'est beaucoup dégradée dans notre pays revienne un petit peu vers le travail. Ce serait quand même la moindre des choses. Et puis, pour les entreprises qui ont des difficultés spécifiques, on ne va pas les laisser tomber. On n'est pas là pour détruire de l'emploi.
Donc, sur celles qui ont des difficultés spécifiques, il y aura un système d'accompagnement qu'on est en train d'élaborer avec les différents partenaires pour avoir là un crédit d'impôt ou un autre outil. On est en train de réfléchir là-dessus qui nous permettent de faire face dans les petites entreprises qui auraient des difficultés. Ce n'est pas le cas de toutes. Dieu merci dans notre pays. Il y a des gens qui peuvent faire des augmentations de salaire.
Et dernière question. Quand vous dites redistribuer la richesse, etc., souvent, c'est les classes moyennes, moyennes-basses qui peuvent se sentir visées qui ont peur pour leur salaire, vous, vous attaquez un petit peu plus au-dessus si je comprends bien le programme ?
Regardez, le point d'indice des fonctionnaires, c'est pour tout le monde. Catégorie A, catégorie B, catégorie C. En fait, on va augmenter pour aussi les classes moyennes. Et puis, deuxième chose, avec la hausse du SMIC, il y a toujours un effet d'entraînement sur le reste de la chaîne des salaires. Parfois, il y a un effet de tassement. Il faut faire attention. Mais il y a surtout un effet d'entraînement sur le reste des salaires. Donc, quand le SMIC augmente, en général, la chaîne des salaires qui suit, ça lui donne un petit coup de boost. Donc, c'est aussi ça qu'on vise avec les différentes mesures. Et puis, l'école gratuite, telle qu'on la promet, c'est pour toutes les familles.
C'est pour tout le monde. Donc, vous voyez, on a des mesures à portée générale. On ouvre des droits universels. Et c'est ce qui est, à mon avis, beau dans ce programme. La politique fiscale d'Emmanuel Macron, ce n'est pas une politique pour les classes moyennes. C'est une politique pour les très hauts revenus. Et quand vous regardez les économies d'impôts qu'ont fait les très hauts revenus dans ce pays, c'est les classes moyennes qui se devraient vraiment se sentir cocu de la politique d'Emmanuel Macron. C'est ça, la réalité. Ce n'est pas le défenseur des classes moyennes. Nous sommes le défenseur des classes moyennes et des classes populaires. Et on va le montrer le 30 juin et le 7 juillet.
Pour les impôts, le NFP assure que jusqu'à 4 000 euros par mois, rien ne changera ou baissera. Le programme chiffre aussi sur une hausse de l'investissement de l'État et de la commande publique, ce qui augmenterait l'activité des entreprises françaises. Il compte donc sur l'effet multiplicateur. Alors, après ce petit compte rendu sur le chiffrage, vous l'attendez tous. On va se tourner vers Thomas pour débriefer. Alors, il y avait Éloi Laurent qui est économiste et qui était présent à la présentation du programme du Nouveau Front Populaire. Il a fait une mise en garde un peu sur l'aspect de crédibilité en disant crédible pour qui, pourquoi.
Est-ce qu'on peut plutôt parler de bien-être, d'espérance de vie par rapport au changement climatique, etc. Je vais quand même te poser la question, Thomas, car elle est brûlante. Elle enflamme tous les débats sur tous les plateaux. Pour toi, est-ce que le programme du Nouveau Front Front Populaire au niveau économique, il est crédible là ?
Il est très crédible. Déjà, dans ta présentation, tu as cité deux économistes qui sont très crédibles. Éloi Laurent qui est un chercheur à l'OFCE, très bon chercheur. Julia Cagé, grande chercheuse, professeur à Sciences Po. Il y a d'autres économistes. Éric Baer qui est un professeur à l'université, membre des économistes atterrés, très bon chercheur également. Thomas Piketty, chercheur de renommée internationale. Esther Duflo qui a apporté son soutien également. Là, on a quand même des économistes de haut vol, des vrais économistes qui ont fait des études d'économie qui valident ce programme. Mais ce programme, il est très simple.
C'est un programme de relance, c'est-à-dire d'investissement public, de taxation des personnes les plus aisées avec une forme de progressivité, de retour sur un certain nombre de réformes qui ont été mises en place par Macron et qui n'ont pas eu les effets escomptés. Je rappelle aujourd'hui que le déficit budgétaire, 50% du déficit budgétaire pour lequel on n'arrête pas de nous rabattre, rabâcher, que ce serait une catastrophe si la gauche passait. 50% du déficit budgétaire aujourd'hui est dû principalement aux mesures fiscales faites par Macron sur les grandes entreprises, sur les plus riches, avec la flat tax, l'ISF, la baisse de l'IS, etc.
Donc, il y a un certain nombre de mesures sur lesquelles ils vont revenir. Donc, c'est un programme crédible, plutôt keynésien, qui n'a rien d'un programme de gauche radical. C'est même plutôt un programme social-démocrate parce qu'il n'y a pas de nationalisation, il n'y a pas toutes ces choses qui étaient dans le programme de 81 où on prendrait des entreprises privées, on les nationaliserait totalement. On n'est pas là-dedans, on est sur un programme qui rééquilibre un peu plus les rapports de force qui ont été déséquilibrés en partie par la deuxième partie du quinquennat de Hollande mais aussi et surtout par Emmanuel Macron.
Donc, oui, c'est un programme crédible et la preuve en est, c'est que des gens mettent en jeu leur réputation et s'affichent, comme on l'a dit, Julia Cagé, etc., en soutien à ce programme et je ne pense pas qu'ils le feraient si ce programme ne tenait pas debout.
Pierre Delassé, ce n'est pas le nouveau Front populaire qui propose un programme et des économistes qui le suivent, c'est plutôt le nouveau Front populaire qui s'est inspiré des travaux de ces économistes pour établir le programme.
C'est exactement ça et là, il y a aussi une différence avec principalement Marine Le Pen puisque Macron s'était inspiré d'un certain nombre d'économistes plutôt libéraux de très haut niveau également. D'ailleurs, on les entend moins là. Ce serait marrant de les entendre. L'autre fois, j'ai vu un débat sur le service public entre Anne-Laure Delattre et notre économiste qui soutient plutôt le programme du nouveau Front populaire qui est très grande chercheuse aussi qui est professeur à Dauphine avec M. Pizani Ferry qui était un ancien soutien de Macron et qui lui-même a dit qu'il ne soutenait pas Macron et c'est très difficile de voir aujourd'hui les économistes qui sortent.
Il faudrait peut-être que Macron les appelle qui sortent pour sortir pour soutenir Macron. Il n'y en a pas beaucoup et quand on parle du RN, il n'y en a quasiment aucun et je pense qu'ils vont avoir du mal à trouver des économistes à droite et à gauche qui les soutiennent.
Le nouveau Front populaire propose aussi le blocage des prix de première nécessité pour qu'il ne soit pas touché par l'inflation. Dans le point, on s'inquiète et on présente des effets pervers d'une telle mesure, création de pénuries, hausse des prix sur d'autres produits, etc. Le journal présente l'exemple de la Hongrie en 2023, je les cite, le blocage des prix a créé des pénuries et contribué à alimenter l'inflation car les producteurs ont reporté les hausses sur d'autres produits. Toi, Thomas, qu'est-ce que tu penses de cette mesure-là sur le blocage des prix ?
En fait, bloquer les prix pour les bloquer ad vitam aeternam, ça ne fonctionnera pas. Ce n'est pas ça, le but. Le but, c'est de bloquer les prix, déjà un, pour peut-être remettre à plat la fiscalité, par exemple, des carburants, mais deux, pour essayer de comprendre quelles sont les marges. Parce que là, quand on parle de marges des distributeurs, qu'ils soient dans le carburant ou qu'ils soient dans l'alimentation, on n'arrête pas de nous dire que les marges sont infimes, on n'arrête pas de nous dire qu'ils ne gagnent pas d'argent.
Et quand on voit les résultats finales, les Français se sont appauvris, les distributeurs ont gagné beaucoup d'argent, les producteurs ont gagné beaucoup d'argent. Il va falloir un moment qu'on comprenne cette marge. Et pour la comprendre, on ne peut pas travailler sur des fluctuations des prix, c'est extrêmement difficile. Les prix des carburants fluctuent quasiment tous les jours, les prix des matières premières agricoles fluctuent. Donc, c'est très difficile d'évaluer dans ce contexte-là les marges. Moi, par exemple, j'avais beaucoup travaillé sur les carburants et je me rendais compte que quand les prix augmentaient, les distributeurs reportaient très rapidement les prix.
Mais quand ils diminuaient, ils mettaient un certain temps à reporter la diminution et ils la reportaient souvent dans d'une moindre mesure. C'est-à-dire que vous avez les prix qui descendent et vous ne reportez pas les prix, vous faites des marges de dingue qui explosent. Et là, vous faites beaucoup d'argent. Et après, vous allez rattraper progressivement la baisse, pour pas que les consommateurs soient trop fâchés, mais pas autant que les hausses. Les hausses, elles étaient systématiques, rapides, de même niveau que la hausse des prix du pétrole. Les baisses, elles avaient du retard et elles étaient moins élevées. Donc vous voyez, quand ça varie, c'est très difficile.
Et nous, on l'avait identifié sur 20 ans. Bloquer les prix pendant 6 mois, comme le code du commerce le permet, permet dans une période de forte fluctuation de pouvoir à peu près identifier ces marges et de voir qui est-ce qui s'engraisse et qui est-ce qui s'est engraissé sur cette inflation. On a des résultats avec les profits, mais là, on le saura réellement. Donc oui, bloquer les prix permet à un moment une stabilité pour pouvoir vraiment discuter de quel prix doit être fixé, quelle marge font les distributeurs et en quoi on juge que cette marge n'est pas positive et comment elle se forme aussi. Et ça, ce serait important. Et c'est un travail qui n'a jamais été fait.
Et il faudrait le faire. Là, il faudrait le faire. Donc le blocage des prix est un moyen important pour enfin savoir comment se partage cette valeur entre le consommateur, les distributeurs et les producteurs.
C'est pour créer un rapport de force aussi ?
Et c'est aussi pour créer un rapport de force parce qu'il faut le dire, les distributeurs ont baladé le gouvernement. Les producteurs aussi, ils l'ont baladé. Ils ont dit non, non, on ne fait pas de marge, etc. Ils ont vu les profits après. Donc Bruno Le Maire, en fait, il est toujours là derrière en disant qu'est-ce qu'on peut faire ? Il les appelle à baisser les prix, il les appelle à ne pas trop faire de marge. On n'en sait rien. Ils ont été baladés. Donc là, ça crée un rapport de force. Ça remet tout le monde autour de la table sur quelque chose.
Voilà, on va vous surveiller, on va bloquer les prix et on va analyser, on va faire une commission ensuite pour analyser les marges et peut-être même après pour remettre à plat une forme de fiscalité sur les carburants qui est effectivement très injuste. Mais le blocage des prix ne peut pas être une finalité mais c'est un moyen nécessaire.
Alors, pendant ce chiffrage, une question revenait sans cesse, celle de la dette.
Tout d'abord, le nouveau Fonds populaire a répondu que les dépenses étaient toutes couvertes par une augmentation des recettes en face et ils ont aussi rappelé le creusement de la dette par Emmanuel Macron malgré des mesures très libérales même s'il ne faut pas confondre la dette et le déficit on l'a rappelé plein de fois enfin tu l'as rappelé plein de fois nous actuellement on a une dette à 110,6% du PIB en France soit plus de 3 101 milliards d'euros on est plutôt à la moyenne haute européenne on ne va pas se mentir Thomas, est-ce qu'on peut imaginer toutes ces dépenses-là avancées par le NFP malgré notre dette comme on l'entend partout ?
En fait, moi ce qui me fait trop marrer c'est que il y a eu un constat qui a été fait même par Macron même par les libéraux quand il a fait son grand discours sur l'Europe Macron il a dit nous avons été trop naïfs nous avons été trop naïfs face à la Chine et face aux Etats-Unis résultat des comptes nous sommes en retard sur des secteurs très des secteurs d'avenir comme l'intelligence artificielle les renouvelables les batteries électriques nous sommes en retard et même sur un certain nombre de choses les semi-conducteurs nous sommes en retard qu'est-ce qui se passe ?
les Etats-Unis aujourd'hui ils creusent leurs déficits ils s'en foutent de la dette je veux dire c'est un principe d'économie qu'on apprend en macroéconomie en première année c'est le principe contracyclique quand vous voulez relancer l'activité dans une période plutôt morose vous creusez les déficits les Etats-Unis ils le font ils ont un déficit plus élevé que nous une dette plus élevée que nous mais là il y a même la Chine qui le fait qu'est-ce que vont vous dire les éditorialistes ou les commentateurs bontins ils vont vous dire ah oui mais vous savez les Etats-Unis ils ont le dollar et nous on n'a pas le dollar on a l'euro c'est toujours la même chose donc eux ils peuvent le faire mais en fait nous aussi on pourrait le faire l'euro c'est une monnaie qui est quand même importante la zone euro c'est la première c'est le premier PIB et la première zone d'activité au monde la Chine qui c'est pas encore le cas qui est une grande puissance mais qui n'a rien à voir avec la zone euro qui n'a pas une monnaie aussi rassurante on va dire que la zone euro qui reste un pays comme Mils etc là ils ont rajouté plus de 100 milliards à leur déficit ils ont dit notre monnaie peut tenir nous allons augmenter de 100 milliards notre déficit pour financer l'activité ils sont moins cons que nous vous voyez ils sont moins cons que nous et donc nous on pourrait le faire on pourrait le faire on refuse de le faire donc oui il y a un moment effectivement où la relance de l'activité passe tout le monde le dit y compris Pizami Ferry qui est un ancien conseiller de Macron sur ce rapport sur la transition énergétique il va falloir financer à un moment des dépenses mais quand on finance quelque chose il faut regarder ce que ça rapporte et pas ce que ça coûte parce que ça rapportera plus que ce que ça coûte c'est l'effet multiplicateur alors c'est très difficile pour des gens qui n'ont jamais fait d'économie pour beaucoup de gens ça n'existe pas mais dans tous les pays où il y a eu des coupes drastiques de la dépense publique on s'est rendu compte qu'il y avait une coupe enfin une baisse très forte de l'activité et monsieur Blanchard qui était l'économiste en chef du FMI quand il a appliqué des coupes drastiques comme certains think tanks du patronat veulent qu'on l'en fasse en France sur la dépense publique il y a eu l'économie grecque qui s'est écroulée et il a fait un article académique dans la meilleure revue scientifique au monde l'American Economic Review et son article disait très clairement qu'il avait sous-estimé les multiplicateurs il y a des multiplicateurs dans l'économie on en a un chez nous qui est au-dessus d'un donc ça veut dire que tout ce que l'on investit dans des secteurs on va en récupérer plus vous voyez et moi je vais même aller plus loin dans ce raisonnement c'est à dire que quand on parle d'investissement une infirmière un professeur n'est pas considéré comme un investissement mais moi je considère que ce sont des investissements quand vous avez des bons professeurs quand vous avez des bonnes infirmières quand vous avez un bon service public vous avez en fait vous investissez en réalité dans le capital humain donc il y a un effet multiplicateur donc je veux dire ce programme est validé par des grands économistes parce qu'il est crédible c'est juste qu'il va y avoir un rapport de force un peu différent une répartition des richesses et une conduite une répartition des richesses différentes et une conduite de l'économie différente c'est à dire que là il va y avoir de la relance plutôt que de la réduction des déficits à marge forcée qui n'ont pas été efficaces comme le prouve aujourd'hui et ils ont raison de le rappeler le bilan d'Emmanuel Macron
sans oublier enfin t'en as un peu parlé le climat l'écologie si on n'investit si on n'investit pas maintenant ça va nous coûter si on parle que économie en plus c'est un peu cynique on parle même pas d'humain si on parle économie ça va nous coûter très cher si on n'investit pas au niveau de la transition climatique et énergétique
tout à fait il y a les investissements majeurs dans la transition énergétique la rénovation des bâtiments par exemple la rénovation des administrations la rénovation des qui vont créer de l'emploi non délocalisable la rénovation des entreprises et la rénovation des habitations et puis après aussi il faut le dire la préoccupation première des français ça reste encore le pouvoir d'achat selon un dernier sondage le pouvoir d'achat qui est quand même loin devant et le seul finalement parti qui s'intéresse à cette question là c'est les partis de gauche Macron à part encore un micmac avec les cotisations sociales il n'a rien vraiment à proposer et nous avons déjà vu ce programme et le RN lui non plus et d'ailleurs dans un premier temps ils ont dit qu'ils n'allaient pas faire grand chose finalement ils reculent quasiment sur tout ils reculent encore sur les prix de l'électricité ils reculent sur tout et il n'y avait pas déjà grand chose dans le programme initial il n'y avait déjà pas grand chose pour le pouvoir d'achat à part le fait de retirer les décharges patronales
malgré leur discours qui se dit très proche des français je parle du rassemblement national de toute façon je peux vous inviter aussi à regarder l'épisode de la semaine dernière où on a bien parlé du programme du RN pour montrer en quoi en fait ils n'aidaient pas du tout les plus pauvres malgré tout les attaques sur la crédibilité du programme perdure celle du NFP c'est d'ailleurs la ligne de conduite de Gabriel Attal candidat pour le parti macroniste
l'extrême gauche la menace de la ruine économique et le retour du matraquage fiscal la nupesse unie derrière la France insoumise malgré les pires outrances et les pires compromissions de l'autre côté il y a nos candidats ensemble pour la république pour nous la France notre France c'est celle de l'unité de l'apaisement et du progrès les extrêmes eux attisent les colères et divisent les français notre France c'est celle qui défend les valeurs de la république la liberté l'égalité la fraternité la laïcité les extrêmes eux veulent le communautarisme et la stigmatisation notre France c'est celle du travail et du pouvoir d'achat autour d'un mot d'ordre gagner plus et payer moins ce sera la baisse de 15% des factures d'électricité dès cet hiver la revalorisation des retraites sur l'inflation ce sera aussi une règle d'or pas de hausse d'impôts les extrêmes eux promettent l'explosion fiscale et le rabot sur les pensions de retraite notre France c'est celle qui donne un accès aux soins à tous et une éducation de qualité à nos enfants les extrêmes eux mèneraient à la faillite de nos services publics
certains estiment aussi que les recettes des taxations prévues par le NFP sont estimées de manière trop optimiste Thomas pourquoi ces méfiances là perdurent
alors c'est ça qui est étonnant c'est que je pense que les gens sont tellement habitués ils ont tellement vécu un lavage de cerveau depuis ces 30 dernières années où on leur dit que la seule politique possible c'est la politique qui viserait à flexibiliser le marché du travail réduire la fiscalité baisser les charges c'est à peu près ça qu'on nous vend tout le temps et laisser faire les entrepreneurs et que les gens ont admis les inégalités salariales les inégalités de revenus ils ont tout admis et aujourd'hui vous avez trois groupes parce que c'est à peu près ça en politique trois groupes c'est à dire le centre la gauche et le RN vous n'avez qu'un seul parti qui a chiffré son programme avec des bons économistes ça personne peut remettre ça en cause et les gens ont encore de la défiance moi je à un moment si vous croyez plus je sais pas moi quelqu'un qui vous dit à la télé avec bac plus 2 ou qui n'a jamais fait d'économie n'est jamais d'étudier l'économie que c'est pas crédible plus qu'un programme qui est chiffré par des experts il faut aussi mettre les lecteurs face à ses responsabilités si vous pensez que le système est parfait comme il est dans ce cas là continuez comme ça si vous voulez aller sur un parti qui met en premier lieu la lutte contre l'immigration et qui n'a finalement que ça dans son programme et qui est la seule constante qu'il a depuis qu'il a été créé et qui n'a fait que varier dans tous les sens voilà et puis si vous avez si vous voulez un peu changer les choses vous avez un programme qui est chiffré c'est le seul qui est chiffré et qui est soutenu par des grands économistes et qui n'a jamais vraiment été tenté donc allez-y donc voilà un moment aussi je comprends pas c'est le programme le moins crédible et en même temps c'est le seul programme qui est chiffré soutenu par des économistes donc vous allez pas expliquer à des économistes de métier justement leur métier
alors le nouveau front populaire est passé au grand oral du MEDEF et ils n'ont pas fait l'unanimité devant le parterre des patrons ils ont dit on veut vous taxer sur les plateaux télé on a pu entendre que le programme du RN pouvait être moins dangereux économiquement que le programme du NFP toi Thomas qu'est-ce que t'en penses ?
alors moi là il y a une vraie faillite morale c'est-à-dire je sais pas si on aurait vu ça en 2002 c'est-à-dire que maintenant tout le monde affiche très clairement moi j'ai lu un article des échos où ils expliquaient vraiment la journée les partis de gauche ont été hués je pensais que moi les patrons savaient se tenir finalement les partis de gauche ont été hués on a vu clairement que les gens aimeraient que Macron reste au pouvoir et ça je peux les comprendre ils ont été très gâtés par Macron mais qu'ensuite viendrait le RN plutôt que les partis de gauche et là donc les gens s'accommodent et je pense que on peut remercier une grosse partie de chaînes comme CNews qui ont bien lavé le cerveau de gens depuis un certain nombre d'années c'est qu'une personne s'accommodent de choses de pratiques parfaitement discriminatoires avec xénophobes par exemple quelqu'un va être malade on va pas le soigner parce qu'il est étranger voilà ou on va lui demander de payer et s'il n'a pas de moyens on le soigne pas donc sauf dans des conditions bien sûr ils l'ont dit ou ce serait mortel mais je sais pas quelqu'un a tuberculose on le laisse circuler comme ça on va pas le soigner parce que tous les médecins sont contre et là vous avez un parti qui prône ça qui va dire oui toi tu peux pas faire ce métier parce que tu es étranger et toi tu peux le faire parce que tu es français et tout le monde trouve ça normal et tout le monde s'accommodent de ça il n'y a personne qui tire la scène d'alarme je remercie Mathieu Pigasse soit dit en passant qui est un patron qui est milliardaire et qui lui a dit qu'il soutenait le programme de gauche face au RN qu'il n'hésiterait pas et qu'il a eu une critique envers le MEDEF et je trouve ça bien qu'il y ait des gens comme ça et je pense que moi si j'étais entrepreneur là je ferais des tribunes pour dire que non non on n'est pas représenté par le MEDEF parce que là c'est un peu particulier ce qui se passe quand même on peut discuter des programmes sans huer et puis choisir un programme avec une composante xénophobe parce que on juge qu'il y a plus de chances que ce que ces interlocuteurs reculent puisque c'est à peu près ça reculent face aux demandes du patronat c'est une vraie c'est une vraie faillite et faillite morale et de toute façon quand on allume la télé ça fait à peu près deux semaines on la voit la petite musique des éditos économiques du matin c'est toujours la même chose dans le meilleur des cas on met dos à dos le RN et le programme de gauche le nouveau Front Populaire parfois il y en a même qui disent que le RN est beaucoup plus crédible que le programme du Front Populaire alors vraiment je rappelle encore une fois la plupart des gens qui parlent à la télé ils n'ont pas fait d'études d'économie ils n'ont pas fait d'études d'économie donc si vous les croyez à un moment c'est votre problème aussi il faut mettre les gens face à leur responsabilité si tu crois un mec qui te met une disquette en une minute et que tu regardes qu'il n'a pas fait d'économie c'est ton problème c'est très bien dans ce cas là on peut te dire n'importe quoi tu vas croire tu vas te prendre dans la rue quelqu'un va te dire tiens voilà achète moi ça tu vas le croire non mais à un moment il faut aussi avoir un peu un esprit critique si tu crois quelqu'un qui n'a pas fait d'études d'économie qui t'explique des trucs c'est ton problème mais il y a quand même eu une dérive une acceptation de ce programme du RN qui est parfaitement scandaleux parce que quand on regarde la partie sur l'immigration je ne sais pas si les gens trouvent que ça ce n'est pas très gênant que c'est juste un petit détail du programme et bien c'est grave c'est qu'on en est là vraiment on est passé on a passé une étape supplémentaire dans dans dans l'horreur
parce qu'il y a une protection une défense de ses propres intérêts en tant que chef d'entreprise parce que le programme du RN n'est pas un danger pour les chefs d'entreprise donc il y a une sorte de défense d'intérêt de classe vis-à-vis de l'intérêt général
mais il faut avoir un peu une vision à 180 degrés c'est-à-dire qu'il ne faut pas regarder que son bilan comptable il faut un peu regarder les choses dans son ensemble je veux dire il y a eu des je sais des entrepreneurs ils ont fait des études ils ont eu des cours d'histoire en quatrième ou en troisième il y a des cours d'histoire où on vous montre quand même qu'un certain nombre d'entreprises françaises étaient très bien contentes de travailler avec les allemands par exemple Renault c'est pour ça que ça a été nationalisé et j'en passe et des meilleurs donc il y a des moments où il y a des moments où le choix ne peut pas être que son bilan comptable etc etc il y a aussi des choix qui dépassent ça et quand on a fait un peu d'études on le sait donc moi je pense que là qu'ils soutiennent Macron je trouve ça parfaitement normal encore une fois ils ont été gâtés c'est un programme pro business c'est un programme pour eux voilà mais qu'après ils se disent qu'ils ne vont pas faire le barrage au rassemblement national on n'aurait jamais entendu ça en 2002 on n'aurait jamais entendu ça en 2002 et là c'est parfaitement normal et c'est la musique qu'on nous joue et qu'on nous joue dans le patronat dans un certain nombre d'éditos échos et c'est grave c'est parce que tout le monde si ça passe tout le monde aura une responsabilité ça c'est clair et net
puis il ne suffit pas de enfin on peut ne pas être raciste si on a fait zéro étude c'est vraiment un truc d'humanité basique mais en ce moment j'ai l'impression qu'on l'oublie un peu
non tout à fait mais après quand je vous parlais des économistes c'est à dire que on a une facilité aussi à effacer des gens qui se sont tapés huit ans d'études sur un domaine c'est pas rien huit ans d'études qui se tapent des publications académiques dans un domaine on a tendance à effacer ça d'une main via un édito de quelqu'un qui n'a jamais fait d'économie et c'est ça qui est grave c'est à dire qu'il y en a qui en ont fait l'économie je l'ai toujours dit ici c'est pas que des chiffres qu'on énonce c'est pas que des c'est des raisonnements aussi ces raisonnements il faut un certain nombre d'années pour les acquérir et aujourd'hui en fait on met sur un pied d'égalité des chercheurs confirmés dont on a parlé aujourd'hui avec des mecs qui sont des journalistes économiques c'est pas mal mais ils ont jamais fait l'étude d'économie c'est pas la même chose donc ils commentent c'est très bien mais là ils dépassent ils donnent un avis mais on peut pas enfin un moment c'est comme un commentateur de football avec un joueur de foot qu'il aille sur le terrain on va voir comment il va jouer et ben là c'est pareil les gens discutent discutent je veux dire moi je l'ai toujours dit ici discuter des programmes sur un pied d'égalité c'est la démocratie vous avez des économistes qui soutiennent le programme de Macron on peut discuter des programmes il n'y a pas de soucis le programme du RN n'est pas soutenu mais on peut encore une fois en discuter mais faire passer un message avec un ordre de grandeur en disant Macron c'est le crédible le RN c'est moins crédible mais c'est mieux que le Front Populaire je trouve ça très très très très grave
il y a aussi on en a peu parlé mais les électeurs de gauche ont voté à plusieurs reprises pour Emmanuel Macron faire barrage au RN à l'inverse il n'y a pas de retour à l'envoyer
tout à fait là on le voit bien c'est à dire que il y a beaucoup de gens qui ont voté pour Macron au deuxième tour énormément de gens qui ne partageaient absolument pas son programme économique de casse sociale mais qui ont voté justement contre la dominante xénophobe du frau du RN et aujourd'hui on voit bien qu'une grosse partie des gens préféraient finalement le RN à la gauche je bon voilà et que les attaques principales se font on le voit bien en partie sur le et ce qu'a dit Attal sur le programme économique alors même que c'est le seul qui est chiffré soutenu par des par des grands économistes donc normalement les gens devraient avoir un minimum de confiance
merci Thomas et merci à vous chez vous d'avoir suivi cet épisode de l'instant porché j'attrape une dernière fois votre attention avant de se quitter la situation politique est inédite urgente de direct par jour du terrain du reportage mais aussi de l'enquête le média c'est 25 travailleurs et travailleuses qui produisent de l'information au quotidien et ça y est nous nous rapprochons grandement de la TNT vous le savez nous avons déposé en mai dernier notre dossier auprès de l'ARCOM pour diffuser sur l'un des 15 canaux TNT remis en jeu pour 2025 et notre dossier est suffisamment sérieux pour passer au second tour des sélections le média fait partie des 25 candidatures retenues pour être auditionnée cet été pour 15 fréquences en jeu tout est possible c'est historique jamais un média indépendant et populaire qui n'est détenu ni par l'état ni par un riche actionnaire n'a été aussi prêt d'arracher un canal aux milliardaires notre petite équipe n'attend plus que le feu vert de l'ARCOM et votre soutien celui de milliers de citoyens sans vous nous ne pouvons pas imposer un rapport de force tout est entre vos mains pour faire un don défiscalisable et permettre aux médias de révolutionner le petit écran ça se passe sur tnt.lemédiatv.fr donnez-nous les moyens de créer ensemble la télé libre et engagez du futur la télé de ceux qui ne la regardent plus nous sommes ravis de décrypter l'actualité avec Thomas chaque semaine merci pour tous vos pouces en l'air et commentaires qu'on lit sous la vidéo YouTube spectateurs abonnés donatrices et sociaux je vous dis à la semaine prochaine