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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 25 avril 2025 9 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeTravail & emploiÉconomie & entreprises

Sébastien Chenu - "ArcelorMittal France doit respecter ses engagements" ! (RTL)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:16OuverteRéponse directe

    Pour vous, comment qualifiez-vous ce drame ? Fait de société ou acte isolé ?

  • 3:26RelanceRéponse directe

    Qui fouillerait les sacs selon vous ?

  • 4:30RelanceRéponse directe

    Elisabeth Borne est-elle à la hauteur de l'enjeu en matière de sécurité scolaire ?

  • 4:47OuverteRéponse directe

    Quelle est votre réponse à Johanna Roland qui critique les politiques surfant sur ce fait divers ?

  • 5:11OuverteRéponse directe

    Doit-on voir dans la présence de Jordan Bardella aux obsèques du pape une passation de pouvoir au RN ?

  • 6:10OuverteRéponse directe

    Jordan Bardella se prépare-t-il à une stature internationale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:27Invité politiquePromesse
    « On doit mettre des portiques. »
  • 2:01Invité politiquePromesse
    « On doit aller aussi vers la réforme de la justice des mineurs. »
  • 2:04Invité politiquePromesse
    « On doit aussi donner des moyens à la santé mentale. »
  • 4:10Invité politiqueFait
    « J'ai rencontré Elisabeth Borne il y a 15 jours. »
  • 4:34Invité politiqueFait
    « Elle n'est pas à la hauteur, et elle-même a dit qu'elle n'était pas compétente en la matière. »
  • 4:50Invité politiqueFait
    « Si Mme Roland ne fait pas de politique, qu'elle raccroche, parce qu'on lui demande de faire de la politique. »
  • 5:16Invité politiqueFait
    « Jordan Bardella est le président du Rassemblement National. »
  • 6:22Invité politiqueFait
    « On ne croit pas du tout que Marine Le Pen sera empêchée. »
  • 7:11Invité politiquePromesse
    « Je vais lui demander d'abord que les investissements qui étaient promis sur la décarbonation soient tenus. »
  • 7:20Invité politiqueChiffre
    « Il a reçu des aides de l'Union Européenne et de la France. »
  • 7:47Invité politiqueFait
    « C'est un patron qui nous a menti. »
  • 8:04Invité politiqueChiffre
    « 300 millions d'aides reçues en 2023, notamment. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu76 %
  • Présentateur24 %

4,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Sébastien Choubou. Bonjour Monsieur. On va parler évidemment de ce drame à Nantes, cette lycéenne qui a été tuée hier, poignardée par un autre élève de son établissement. Il était rentré donc à l'école avec un couteau. On a appris hier soir qu'il avait été interné en psychiatrie après examen médical. Pour vous, comment vous le qualifiez ? C'est un terrible fait d'hiver, perpétré par un jeune déséquilibré, ou c'est un fait de société, comme l'a dit hier soir le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau ?

0:25
Sébastien Chenu

C'est plus qu'un fait de société, c'est un drame de notre société. La violence chez les mineurs est un drame qui, aujourd'hui, je ne peux pas m'empêcher évidemment de penser d'abord aux victimes, et aux familles de victimes, qui touche et qui fait basculer notre société tout entière. Ce drame, il est, je crois, il n'est pas traité au niveau auquel il devrait être traité. J'ai entendu les propositions, en tous les cas les pistes de François Béroux, qui dit la question des portiques se pose, un groupe de travail sur les armes blanches, mais on a envie de leur dire, mais enfin, on en est encore là.

La question se pose, un groupe de travail, la faiblesse de la réponse de l'État me fait craindre que ce sujet, ce drame de société, ne soit pas pris à la hauteur, au sérieux, à la hauteur à laquelle il doit être pris. Mais d'abord, on doit avoir, évidemment, on doit activer plusieurs leviers. Évidemment, la question, non pas simplement de la fouille des sacs à l'entrée des établissements scolaires, doit être mise, non pas sur la table, mais doit être activée. On doit mettre des portiques. Maintenant, il faut y aller. Je veux dire, j'entends Mme Borne qui dit, ah ben, on fait de la fouille de sacs de temps en temps.

Mais on ne pourra pas mettre des agents de sécurité, et tant mieux d'ailleurs, à l'entrée de tous les...

1:38
Présentateur

Ils détectent pas les couteaux, c'est des portiques qui juste qui baggent l'entrée des élèves.

1:43
Sébastien Chenu

Donc ça n'empêche pas les couteaux d'entrer dans l'établissement. Alors pourquoi dans certains pays en a-t-il si c'était si inutile ? Mais je veux dire, moi je fais confiance à la technologie, au fait de pouvoir, en tous les cas, équiper nos établissements scolaires, comme on équipe un certain nombre d'établissements publics, de portiques, de détecteurs. On doit aller vers cela, parce que c'est évidemment un enjeu. On doit aller aussi vers la réforme de la justice des mineurs. On doit aussi donner des moyens à la santé mentale.

Enfin, vous voyez, il y a plusieurs sujets sur lesquels on doit avancer, et je ne vois pas santé mentale, qui était soi-disant une priorité nationale il y a quelque temps, rien. Justice des mineurs, on n'avance pas suffisamment vite, et notamment sur les exécutions de peine, sur le fait de pouvoir enfermer des mineurs sur des courtes peines dans des centres dédiés. Enfin, tout ça n'avance pas, et notre société subit des drames pareils.

2:32
Présentateur

Sur ce qui s'est passé, on a parlé beaucoup d'attaque au couteau, par exemple, dans des contextes de bagarre de bandes. Là, on est dans un collège-lycée privé, privilégié de Nantes. Ce jeune garçon était totalement inconnu des services de police et de justice. Il a signé un texte absolument confus. On ne comprend pas du tout les revendications qui sont visiblement, enfin, en tout cas, les faits qu'il évoque. Là encore, on n'est pas face à quelque chose de très identifiable, d'un point de vue de la délinquance.

2:56
Sébastien Chenu

Non, mais même si ce n'était peut-être pas totalement identifiable, il fallait, et il faut en tous les cas, se préserver de cela par une sorte de prévention. Elle peut être technique face à la violence, je vous ai parlé des portiques, des fouilles de sacs systématiques, mais je vous parle aussi de la justice des mineurs pour l'après, et je vous ai parlé des moyens sur la santé mentale. Donc, vous voyez, il y a des leviers, parce qu'à ce moment-là, on dit, on ne fait rien, on continue, on fait une marche blanche, trois bougies, on déplore, on dit qu'on va réfléchir sur des groupes de travail. Et à un moment, il faut que l'État soit quand même un peu plus réactif.

Très concrètement, qui fouillerait, selon vous, les sacs, par exemple ?

3:29
Présentateur

On entend les CPE, les chefs d'État respondent dire, on ne va pas fouiller les sacs des gens, on ne peut pas, on n'a pas envie de le faire, on n'a pas le temps de le faire, on n'a pas les moyens de le faire.

3:37
Sébastien Chenu

Qui peut fouiller les sacs des élèves ? Il y a par exemple un partenariat dans les lycées à voir avec les régions, il y a un partenariat dans les départements à voir avec les collèges, les agents territoriaux qui sont les agents des régions et des collèges, pourraient avoir ce type de mission. Mais là, on en est, j'allais dire, à de l'encadrement, on en est à la modification de législation. On peut le faire. Enfin, si on ne peut pas le faire, à ce moment-là, on retire l'échelle et on éteint la lumière, il n'y a plus rien à faire. Si on ne peut rien faire, si on n'explore aucune piste, ce n'est pas la peine de déplorer ensuite des drames pareils.

Donc, mettons-nous en action, allons plus loin, que Mme Borne se bouge. Moi, j'ai rencontré Elisabeth Borne il y a 15 jours. Bon, tout ça est bien gentil, mais enfin, elle ne prend pas la mesure du drame.

4:17
Présentateur

Elle a annoncé à Lebois que les contrôles allaient être renforcés aux abords des collèges et lycées,

4:20
Sébastien Chenu

par les forces de l'ordre, pour le coup. Des contrôles aléatoires, et il suffisait simplement de regarder, car on ne pouvait pas fouiller les sacs, regarder ce qu'il y avait dans le sac. Ce n'est pas à la hauteur de l'enjeu.

4:29
Présentateur

Elisabeth Borne n'est pas à la hauteur de l'enjeu,

4:31
Sébastien Chenu

avec sa mission en matière de sécurité pour nos collèges, nos lycées, nos écoles ? Non, elle n'est pas à la hauteur, et elle-même a dit qu'elle n'était pas compétente en la matière, elle le prouve désormais.

4:38
Présentateur

Johanna Roland, la maire de Nantes, a dit « je ne fais pas de politique » hier soir, et elle a fustigé les politiques de tous bords, qui surfaient en quelque sorte sur ce fait divers. Qu'est-ce que vous lui répondez ?

4:48
Sébastien Chenu

Non, mais si Mme Roland ne fait pas de politique, qu'elle raccroche, parce qu'on lui demande de faire de la politique. On lui demande de trouver des solutions aux problèmes concrets. Elle est maire d'une ville qui s'est beaucoup dégradée en matière d'insécurité, elle est dans une philosophie de gauche qui est anti-flic. Moi, je demande à Mme Roland, au contraire, de faire de la politique, sinon qu'elle rende les clés.

5:06
Présentateur

Alors, on va parler maintenant des obsèques du pape François. Demain, c'est Jordan Bardella qui va s'y rendre, et non pas Marine Le Pen. Est-ce qu'on doit y voir, déjà, une forme de passation de pouvoir ?

5:15
Sébastien Chenu

Non, pas vraiment. Jordan Bardella est le président du Rassemblement National. Je crois qu'il avait envie de marquer une forme de respect en allant aux obsèques du pape. Un pape, moi je l'ai dit, d'humilité, de charité. Un pape aussi qui a fait culpabiliser l'Occident sur la cahier des migrants. Un pape, moi, qui faisait de la politique. C'est pour ça qu'elle n'y va pas ? Non, mais Marine Le Pen n'allait jamais, n'allait pas aux obsèques, n'est pas allée aux obsèques du précédent Benoît XVI, qui n'avait pas exactement le même discours. Marine Le Pen a choisi, lorsqu'elle était présidente du Rassemblement National, de ne pas aller aux obsèques du précédent. Donc, voilà, c'était un choix.

Jordan Bardella en vit, parce qu'il y a eu une émotion importante, plus que pour Benoît XVI, puisque Benoît XVI n'était évidemment peut-être pas considéré de la même façon. Il a envie de marquer un respect. Il n'empêche qu'on peut porter un regard aussi critique sur l'action du pape.

6:09
Présentateur

Est-ce qu'il est aussi déjà en train de se préparer, et préparer notamment sa stature à l'international ? Est-ce qu'il y a une stratégie du RN qui se prépare quand même, de fait, à ce que l'éventualité d'un empêchement de Marine Le Pen soit sur la table dans les mois qui viennent ?

6:22
Sébastien Chenu

Non, on ne croit pas du tout que Marine Le Pen sera empêchée. Et je pense que ceux qui font ce pari-là, en imaginant que Marine Le Pen, tout doucement, se retirait sur la pointe des pieds, se trompent et en auront pour leurs frais. Ce n'est pas le genre de la maison, ni au RN, ni chez Marine Le Pen, de reculer face à l'adversité. Donc, on va se battre. Marine Le Pen, on la combat, et elle se bat. Et elle fera, je crois, éclater la vérité.

6:43
Présentateur

Vous êtes député du Nord, Sébastien Chenu. François Langlais en parlait à l'instant, les grandes difficultés de la sidérurgie en France. ArcelorMittal qui va supprimer 600 postes, et notamment dans le Dunkerquois. Je crois qu'il y a près de 200 postes qui sont menacés sur ces sites-là. Vous allez rencontrer le PDG de France d'ArcelorMittal. Qu'est-ce que vous allez lui dire ?

7:02
Sébastien Chenu

Bon, d'abord, je pensais aux salariés à Dunkerque, à Mardi, qu'également dans l'Oise. Je vais rencontrer le président d'Arcelor avec notre responsable RN local, Maxence Accard. Je vais lui demander d'abord que les investissements qui étaient promis sur la décarbonation soient tenus. C'est-à-dire qu'il ne lâche pas les engagements. Et pour lesquels il a reçu des aides de l'Union Européenne et de la France. J'allais y venir, notamment, bien entendu, des aides de la région. Donc, il a des devoirs, un devoir social vis-à-vis de notre région. Il va falloir, évidemment, qu'il l'assume. Et puis, de l'autre côté, parce que Arcelor se porte bien, Arcelor n'est pas une société en difficulté.

Arcelor fait même un plan de rachat d'action. Vous savez que nous, on est pour taxer, d'ailleurs, les rachats d'action. Donc, voilà, je vais lui dire d'abord qu'il a cette responsabilité sociale.

7:46
Présentateur

Donc, c'est un patron qui se comporte mal.

7:47
Sébastien Chenu

Ah ben là, aujourd'hui, à mes yeux, c'est un patron qui nous a menti. En tous les cas, pas lui-même, puisque c'est le PDG France, et que les engagements du groupe, en tous les cas, le groupe nous a raconté visiblement n'importe quoi. Donc, il va falloir qu'il assume ses responsabilités. Une fois qu'on a dit ça...

8:02
Présentateur

Il faut qu'il rende l'argent de la France.

8:04
Sébastien Chenu

300 millions d'aides reçues en 2023, notamment. Je pense qu'il y a, je vous l'ai dit, une responsabilité sociale. Quand on ne l'assume pas, on doit en tirer les conséquences. Mais derrière, il y a une filière à protéger, celle de l'acier. Derrière, vous savez que c'est le coût de l'énergie qui nous a empêché, en tout cas, qui empêche d'être compétitifs en particulier. Ce n'est pas uniquement les taxes Trump. Donc, derrière, il y a une filière à protéger. Il y a des investissements à faire. Il y a des clauses miroirs à l'air négocié. Il y a du boulot pour sauver Arcelor. Merci beaucoup, Sébastien Chenu, d'avoir été avec nous sur RTL.

Sébastien Chenu - "ArcelorMittal France doit respecter ses engagements" ! (RTL) — Sébastien Chenu · Pourquijevote