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interviewBLAST (sur YouTube)· 2 avril 2023 51 min

AFFAIRE AREVA / MAUREEN KEARNEY : RETOUR SUR UN SCANDALE D'ÉTAT

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

nous sommes le 17 décembre 2012 effectivement on aurait une cornet salarié de chez Rivas fait agresser chez elle dans le salon et il m'a attaché en chaise je me rappelle que j'ai senti le couteau sous mon ventre et là j'ai je sais pas j'étais plus là dans un combat contre sa direction une source là en fait en informer qu'un accord confidentiel se prépare entre EDF Areva et un spécialiste chinois du nucléaire un partenariat qui selon elle nuirait fortement au groupe Areva et surtout à ses salariés on a arrêté de folles de mythomane considérer qu'elle avait trompé la justice elle s'est retrouvée en bringué du statut de victime au statut de présumé coupable pour être condamné avant d'être innocenté devant la cour d'appel j'ai déposé hier une résolution pour demander une commission d'enquête sur ce que je crois relever d'un scandale d'État lors du premier procès je me serais retrouvée je pouvais pas dire un mot je me suis sentie tellement agressée tellement déshumanisé ont tellement de dignité que je crois que je j'étais d'après le psychiatre j'étais dans une état de dissociation c'était la seule façon pour moi de faire face à ce moment-là à ce qui se passait dans ce tribunal bonjour Maurine carnet et bonjour Clémentine notacho merci infiniment d'avoir accepté mon invitation je suis vraiment particulièrement ravie de vous recevoir sur ce plateau et ce qui a motivé mon invitation dans un premier temps c'est la sortie d'un film la syndicaliste réalisé par Jean-Paul Salomé avec son actrice principale Isabelle Huppert un film maltan aux airs du thriller politique qui retrace l'histoire d'une syndicaliste CFDT chez le géant d'une claire Areva dont la vie bascule le 17 décembre 2012 retrouvé dans sa maison par sa femme de ménage ligoté sur une chaise un couteau introduit par le manche dans le vagin violet et scarifié avec un aggravé sur le ventre aucune trace d'ADN des agresseurs n'est retrouvé la police finie par la soupçonnée d'avoir tout inventé elle est accusée de dénonciation mensongère condamnée elle est relaxée en appel en novembre 2018 vous pensez quand même pas que j'y suis pour quelque chose comme la réalité dépasse toutes les fictions cette syndicalise c'est vous Morin carnet et cette histoire celle d'une lancieuse d'alerte qui devient suspecte c'est la vôtre vous tentiez avant cet épisode tragique d'alerter jusque dans les plus hautes sphères de l'État d'Arnaud Montebourg à François Hollande on en parlera sur les risques de transfert de technologie nucléaire d'arriva vers la Chine après avoir été informé dans l'accord secret entre Areva EDF et un opérateur nucléaire chinois un accord qui menaçait sur tous les 50000 emplois de l'entreprise et que vous tentiez de sauver votre histoire c'est donc aussi une histoire de manquement et de violences judiciaires de mensonges de trahison de Kouba de rapports de classe et de sexisme bref votre histoire à toutes les allures d'un scandale d'État c'est d'ailleurs les mots que vous avez employés Clémentine Autain et qui vous ont conduit à demander d'urgence avec Mathilde panot la France insoumise je rappelle que vous êtes député de la Seine-Saint-Denis de la France insoumise la mise en place d'une commission d'enquête d'urgence j'ai déposé hier une résolution pour demander une commission d'enquête sur ce que je crois relever d'un scandale d'État nous allons au cours de cet entretien retracé votre parcours cette histoire et tenter d'en comprendre les enjeux politiques aussi avec vous Clémentine mais avant cela vous avez visionné ensemble ce film dans un lieu à hauteur symbolique hier c'était l'Assemblée nationale alors ma première question comment s'est passée ce visionnage et aussi comment un film peut bousculer les choses c'est aussi de ça qu'on a envie de savoir hier soir j'étais très émue de me retrouver à l'Assemblée nationale car il y a au-delà de 10 ans je venais régulièrement j'avais même organisé des conférences de presse et je vais organiser une rencontre avec une centaine de personnes qui venaient de partout en Europe qui travaillaient pour la revanche avec des DEPS en 2010 et donc me retrouver la barre hier soir ça m'a fait venir prendre de choses que j'avais oublié en fait et surtout des politiques de l'époque je me suis dit si j'avais fait le boulot peut-être on en parlera de cette a été au rendez-vous donc la partie financière n'était pas inintéressante aussi et hier donc j'ai tenu à faire cette projection à l'Assemblée nationale on avait de nombreux députés pour ce type de projection c'est même assez inédit puisqu'on avait 13 députés je crois présent et de sensibilité politique différente essentiellement la nups pour être honnête essentiellement la nups et je crois ce qui était présent c'est ceux qui étaient présents étaient comme moi comme beaucoup qui voit ce film sous le choc en fait il y a ça mais une claque et on se demande tous une fois que c'est terminé comment est-ce qu'on a pu être pris d'une telle amnésie parce que cette histoire elle est elle est à la fois récente et elle date pas de hier matin donc comment est-on passé à côté alors qu'il y a bien eu des papiers à l'époque exactement des documentaires sur sur cette histoire et on a l'impression tous quasiment de la découvrir exactement c'est il y a eu des documentaires il y a eu évidemment ce livre éponyme de Caroline Michel aguir il y a eu des récifs le documentaire de Nina Robert dont on parlait tout à l'heure qui est aussi très très fort et il faut que ça passe par le cinéma donc ça pose aussi question effectivement à la fois sans dilan sur le système médiatique politique et puis sur la marche des contre-pouvoirs c'est à dire qu'il faut passer par le cinéma pour qu'aujourd'hui cette affaire retentisse et heureusement une certaine manière au moins aujourd'hui nous comment vous expliquer un petit peu cette cette amnésie ce silence déjà on voit je crois la puissance du cinéma c'est assez étonnant parce que effectivement il y a eu un certain nombre de documentaires autant à la télé que à la radio que des écrits et ça passe sous levé plus de questionnements que ça et avec le film c'est en avalanche en fait de médias etc et beaucoup de gens en parlent aujourd'hui je suis contente car je suis convoie aujourd'hui mais qui peut être entendu écouter pour parler de des choses qui ne fonctionnent pas très bien dans notre pays notamment la parole des femmes pour répondre à votre question c'est vrai que c'est impressionnant il y a plus de 450 000 personnes qui ont vu le film donc c'est quand même un succès fort donc ça va laisser des traces il y a 450 000 personnes qui sont devant ce que en effet j'ai appelé un potentiel scandale d'État ça va décider tracer évidemment que la fiction elle nous aide à mieux ressentir des choses parce qu'on rentre dans la vie de Maurine et et puis sans spoiler le film comme on dit mais il y a quand même un moment de un moment de de voilà de mystère de tension qui est pas évident oui oui et c'est incroyable en fait on peine à croire que des juges puissent parler ainsi à Maureen que on puisse avoir des officines potentiellement qui qui commettent ce type de violence qu'il y ait autant d'invraisemblances dans le parcours judiciaire cueillait autant d'hommes politiques qui disparaissent enfin beaucoup de choses et c'est vrai que c'est choquant en fait c'est vraiment choquant et que le fait d'être dans un bon film parce que c'est un bon film aussi le dire je trouve très factuel il y a quelque chose de très réussi c'est que justement le film sert l'histoire en fait on n'a pas l'impression de voir un beau film ou la réalisation viendrait écraser l'histoire on a l'impression que le film sert vraiment la compréhension de ce qui s'est tout à fait on en parlera le réalisateur prend le pari justement de nommer les gens et puis c'est la première fois je crois en France que un film qui s'intéresse au milieu politique alors que les protagonistes sont encore vivants a lieu en fait donc on parlera un petit peu de ça pour vraiment dessiner le contexte le politique mais j'avais encore une petite question Maureen sur le fait que ça touche que le grand public est-ce que est-ce que c'est le début d'une possible d'une réparation pour vous je dis ça parce qu'on va commencer un peu par la fin vous dites souvent que quand on vous demande le vous tirez de votre rôle de lanceur d'alerte et bien vous dites je ne le referai pas rien on est je voudrais d'abord rebondir sur ce que Clémentine vient de dire ça me fait tellement plaisir d'entendre quelqu'un qui dise comment c'est possible parce que pendant des années des années des années je me disais mais comment c'est possible comment c'est possible et aujourd'hui moi je suis réparée en chant c'est extraordinaire de rencontrer en psychiatre militaire qui était spécialiste dans le syndrome de stress post traumatique et entre le premier et le deuxième procès cet homme d'une professionnalisme du bienveillance incroyable m'a accompagné et m'a permis de des mots sur les mots quand j'étais incapable d'en parler lors du premier procès je me suis retrouvée je pouvais pas dire un mot je me suis sentie tellement agressée tellement déshumanisé ont tellement de dignité que je crois que je suis d'après le psychiatre j'étais dans une état de dissociation c'était la seule façon pour moi de faire face à ce moment-là à ce qui se passait dans ce tribunal et dans le film on vient d'escond qui est comme quelqu'un que j'admire énormément et qui mène encore les violences faites aux femmes aux enfants c'est léger par rapport à ce que j'ai vécu quand le juge à ce moment-là me crier de ceux et on me disant que je devais avoir l'habitude des violences dans la mesure où j'étais syndicaliste et je n'arrivais pas à croire que j'entendais c'était une violence qui a raconté Jean-Paul Salomé hier et sans doute plein d'autres fois c'est le fait que cette scène où on a cette juge au premier procès c'est les mots en fait ils ont fait du copier-coller avec ce qui était vraiment dit c'est à dire qu'il y a aucun c'est pas scénarisé c'est la c'est la réalité des propos qui ont été tenus par cette juge et quand ils ont été au montage ils ont été obligés d'enlever les propos parce que c'était trop en fait et c'était tellement c'était tellement violent tellement incroyable tu magistrates puisse dire des choses pareilles que ils ont coupé pour quelque part rendre presque à peu près vraisemblant d'affaires mais la réalité est la réalité bien je suis sorti de là et je me rappelle que j'avais aidé si j'avais été fondé donc délinquants je vais tout casser bon si on vous traite comme ça moins connaître ma ou peut-être certains vont réagir autrement et avec de la violence et ça c'est grave je reviens sur cette violence judiciaire c'est important parce que ce qui a été retenu enfin ce que vous avez payé aussi et c'est d'être une victime qui ne cochait pas les cases qui n'était pas comme les autres c'est-à-dire on vous reprochait d'être un peu dans la retenue vous parler de cette dissociation qui n'était ni en tendable ni compréhensible j'imagine dans le contexte de l'époque donc c'est assez dingue de voir que votre attitude vous a été un petit peu vous a pénaliser une certaine manière c'est aussi ça que vous racontez et que traduit très bien le film et donc Clémentine Houtain donc ce scandale politique ou industriel on peut dire qu'il est étrangement passé sous les radars on a un petit peu compris donc refait surface à la faveur de ce film et puis maintenant donc vous allez poursuivre on l'espère en tout cas avec cette cette appel à la commission d'enquête qu'est-ce qui vous a quels sont les éléments qui pour vous ont été déterminants dans cette histoire qui vous ont voilà encouragé à la saisir d'urgence je le rappelle d'abord le le ressenti que j'ai eu en voyant le film je l'ai vu en projection privée avant la sortie donc j'avais pas lu plein de choses comme on peut en avoir lu pour certains qui vont maintenant il y a quelques semaines et c'est un ami qui m'a appelé qui m'a dit je viens de voir le film en projector émotion privée c'est pour toi c'est toutes tes causes les violences faites aux femmes la démocratie un scandale industriel vraiment enfin c'est au cœur de tes sujets va vite voir le film donc je suis allée voir avec ma collaboratrice on était toutes les deux dans la salle de cinéma et c'est vrai qu'à la fin on est resté collé au siège vraiment collé au siège en fait de se dire mais c'est pas possible comment c'est possible qu'une chose pareille soit arrivée et comme la dernière scène là je vais spoiler la dernière scène c'est la commission d'enquête donc c'est une scène qui est fausse puisque ça se termine par une ouverture oui il y aurait une commission d'enquête évidemment en sortant de là on se dit mais oui il faut une commission d'enquête et donc immédiatement j'ai lu le livre de Caroline Michel qui permet d'avoir des précisions qu'un film ne peut pas donner et je me suis dit vraiment oui on est devant une affaire très politique éminemment politique et qui exigent des éclaircissements donc quand j'en ai parlé à mon groupe hermétique panneau tout le monde a été très partant et donc très vite on a fait la conférence de presse et on a saisi pour qu'il y ait une commission d'enquête le problème c'est que notre droite tirage pour cette année on l'a déjà utilisé c'est ma collègue Daniel Simonet qui fait une commission d'enquête sur les super files on a une par an par groupe et il y a LeBron pivée peu à discrétion dire bon bah là je le fais ce qu'elle n'a pas fait elle a le droit elle a la possibilité vraiment de le faire et elle m'a renvoyé à notre droit de tirage donc ça c'est un peu gênant pour lui dire gentiment c'est à dire que la macronie a décidé de mettre ça un peu de côté mais on va pas lâcher on va pas lâcher donc on va voir ce que vous avez la possibilité de la prendre dans notre niche qui se réouvre au mois de septembre parmi l'ensemble des sujets donc ce sera une décision collective et le cas échéant on peut aussi le faire adopter par l'Assemblée nationale par le majorité voilà avec une majorité mais il faut trouver le biais pour inscrire à l'ordre du jour ce sujet donc pour l'instant c'est compliqué de le faire demain matin mais à brèves échéance ou à moyenne échéance moi j'ai bon espoir si on lâche pas si on lâche pas parce que j'ai pas prévu de faire et c'est pour ça que hier j'étais très contente qu'on est très députés parce que ça permet aussi de sensibiliser les ce qui celles et ceux qui étaient là hier chercher à la fin de du film lui dire mais oui comment on va faire pour que cette commission d'enquête puisse avoir lieu donc je j'ai espoir j'ai espoir que qu'elle aboutisse alors si on reprend un petit peu dans la chronologie donc l'enquête judiciaire est ouverte en 2012 pour violence avec Karm viol acte de torture et de barbarie séquestration et menaces elle a été donc étonnamment Close en février 2013 par le parquet de Versailles qui a préféré dans la foulée ouvrir une enquête pour dénonciation mensongère c'est ça le premier le premier chapitre de votre histoire alors sachez que je peux vous donner en copie le classement de l'affaire c'est marqué donc je m'appelle dilie viol trop chou et ainsi de suite et c'est en dessous une phrase qui m'a fait dresser les cheveux sur la tête ou c'est marqué l'effet donc que vous dénoncez ne sont pas punies par la loi en France je vous donne le copie du classement c'est ça qui a écrit dessus c'est pas possible c'est pas possible mais si c'était possible une réaction incroyable et ça fait partie des éléments qui faudrait éclairer dans une commission d'enquête c'est de comprendre le travail de la justice même en avant et on le voit très bien dans le film il y a des façons de prendre les choses au commissariat déjà qui ne vont pas donc c'est toute la chaîne c'est on a l'impression qu'il y a eu des défaillances à peu près tous les étages à tous les étages absolument à tous les étages donc il faut les éclairer côté justice évidemment côté politique même en amont puisque le point de départ c'est comme cette bataille sur un secret qui est ses négociations avec avec la Chine et pourquoi est-ce qu'on ne peut pas en parler aux salariés qu'est-ce que ça trame qu'est-ce qui se trame sur une industrie qui est pas une petite industrie le nucléaire donc enfin je veux dire il y a vraiment beaucoup de sujets mais au démarrage bien sûr ce dysfonctionnement judiciaire est impressionnant et donc vous avez été condamné en 2017 pour avoir inventé ce viol avant d'être hallucinant avant d'être relaxé l'année suivante par la cour d'appel de Versailles en raison des carences manifestes de l'enquête donc ça veut dire et donc c'est 5 ans 4 ans après 6 ans mais sur une chose aussi simple que le fait que c'est pas possible en fait matériellement de s'attacher elle-même c'est à dire en fait c'est matériellement pas possible donc c'est quand même le minimum de normalement ce qu'on demande à une enquête c'est de montrer la matérialité est-ce qu'on peut montrer des choses on ne peut pas montrer ça peut être parole contre parole et en particulier sur les questions de viol on sait à quel point parole contre parole c'est c'est évidemment une des difficultés la question de la preuve mais là précisément il y a un élément assez simple elle ne pouvait pas être elle-même attachée telle qu'elle était attachée des rotateurs de l'épaule droite et j'avais un rendez-vous ce jour là à 8h IRM pour voir s'il fallait faire un intervention chirurgicale ou pas donc le orthopédiste a fait un certificat comme quoi j'ai donné mobilité totale de conjugaison des juges ça a été mis elle pouvait se servir de sa main sous main au conscience alors par la demande de la commission d'enquête porte aussi sur une autre affaire qui est d'ailleurs révélée dans le film elle implique un ancien cadre de Veolia qui subit des menaces et dont la femme a été agressée à son domicile en tout cas c'est très troublant le mode opératoire est strictement le même jusqu'au dernier phrase qui ont été prononcées je précise que vous ne connaissiez pas cette femme qui s'appelle donc Marie Lauren Bocquet petit à donner à son témoignage de manière comment dirais-je à visage découvert à l'observateur donc il y a quelques semaines pour la première fois et ce qu'elle dit est quand même assez stupéfiant puisque c'est exactement le même mode opératoire avec donc je disais c'est trace finale qui est de dire cette phrase lâchée par les par les agresseurs c'est le dernier avertissement vous ça a été c'est le deuxième il y en aura pas un troisième donc ça c'est un élément supplémentaire que vous mobilisez bien sûr bien sûr dans la demande de commission d'enquête on parle aussi de cette deuxième affaire parce qu'effectivement elle elle ressemble il s'agit quand même d'un haut cadre chez Veolia qui veut s'opposer justement à des contrats qui assistent et qui le dit et qu'il le dit dans un dîner où il y a de mémoire Alexandre jouet et ben oui il faut dire non mais j'allais dire c'est ce calque c'est Emmanuel Petit qui a été licencié après cette opposé à l'intermédiaire en tout cas c'est comme ça exactement qui le présente Alexandre jury voilà pour des raisons dans un dossier de création d'une filiale de Veolia au Moyen-Orient donc il le nomme cette intermédiaire et à la tête de Veolia à cette époque c'était Henri Proglio voilà c'est tout ce qu'on peut puisque Henri Proglio a réagi voilà au film en disant qu'il était diffamant et qu'il poursuivrait en diffamation toute personne qui publiquement insinuerait que l'aurait un lien direct avec cette intermédiaire sachant que c'est aussi la thèse du film en tout cas voilà mais établir par une commission d'enquête je je signale quand même que le parquet ne sait pas auto saisie je comprends que Maureen n'est plus envie d'avoir de près ou de loin avoir avec cette justice vu ce qui a été ce qu'elle a subi tout simplement mais en revanche que le parquet lui ne se disent pas il y a quelque chose qui n'est pas réglé il y a des zones d'ombre incroyables il y a potentiellement des entorses magistrales à l'État de droit et il se passe rien ça c'est complètement complètement anormal donc effectivement la femme de ce d'Emmanuel petit voilà marine Lorraine Marie Lorraine pardon beauté petit donc et quand Caroline la journaliste Caroline la journaliste fait le parallélisme entre les deux fois me raconter c'est vraiment c'est quand j'ai vu les images des comment on appelle ça mon Dieu et sur le ventre et sur le ventre voilà je trouvais pas le mot et voilà rien que d'y penser vraiment la scarification voilà qui est inscrit sur le ventre et pour elle sur le sur le sur le sein sur le sein elle dit elle voit ses deux images et en fait elle se dit mais c'est signé quoi une croix sur le ventre et un cercueil sur la poitrine pour Marie Lauren bocquetable préalable comme vous en plus évidemment effectivement ça dont on parle on parle de viol effectivement et cette femme n'a pas été cru pendant 17 ans on a été en 2006 il faut le régler et donc on lui a dit qu'elle avait tout imaginé tout en bonté on doit être un paquet de femmes hystériques en France j'imagine autant de d'agression sexuelle alors vous le disiez on va on va soulever aussi c'est vraiment cette dimension là du sexisme et de la misogynie dont vous avez été victime au-delà évidemment en plus du viol tout ce parcours vous disiez en préambule notamment à l'issue de la projection d'hier que vous étiez sidéré par le manque d'action politique en fait jusqu'à présent et on note effectivement François Hollande Bernard Cazeneuve enfin vous n'avez plus du tout une nouvelle après cet événement tragique comment vous expliquer cette passivité à minima on peut appeler ça comme ça le seul peut-être qui a montré un petit peu plus d'intérêt on va dire si Arnaud Montebourg parce qu'il fait exception il a il a laissé entendre que vous aviez effectivement dit des choses qui ne fallait pas dire il a témoigné pour vous je précise que j'ai témoigné au procès de Madame cornet qu'est-ce que vous pouvez nous dire aussi qu'est-ce que je peux dire de tous ces trahisons que j'ai vécu j'avais l'impression d'être une lèvres d'avoir la lèvre et que si on s'approchait de moi on risquait d'être contaminé et l'objectif à mon avis de cette agression c'était de qui a très bien marché et donc à ce moment-là il fallait m'offrir au plus vite et au plus loin que possible et ils ont fait ce sont enfouis donc qu'est-ce que ça veut dire dans le courage et de leur valeur et principes et du sens des responsabilités on est dans une étape le doigt s'applique à tous je vais vraiment vraiment ça en tête et je me suis rendu compte que c'était pas vrai que les valeurs les principes sur laquelle j'avais construit ma vie ce sont effondrées totalement effondré et j'ai mis des années à retrouver ses valeurs et ses principes mais ça y est aujourd'hui ils sont bien debout à nouveau il s'agit là de ouais quels sont comment on peut qualifier ça moi je veux faire aussi cette commission d'enquête pour pouvoir les auditionner tous ils sont quand ils viennent dans des commissions d'enquête à l'Assemblée nationale il est prêtement donc ils ont quand même une obligation de dire la vérité or ce qu'on observe avec Bernard Cazeneuve en particulier c'est que d'un seul coup il a disparu la circulation Arnaud Montebourg a été auditionné dans le cadre d'une commission d'enquête sur l'indépendance énergétique française je crois en ce moment en ce moment donc moi je suis pas membre de cette commission mais j'y suis allé pour l'interroger sur la ferme Henri kernay à cette occasion il a donné les éléments qu'il a toujours donné en fait il la redit qu'il avait témoigné il a dit mais il reste des zones d'ombre notamment sur des rapports aussi que François Hollande était censé avoir commandé et dont personne n'a vu la couleur oui justement sur ces contrats est-ce que c'est qu'est-ce que c'est que l'histoire de ces contrats avec la Chine alors dans le cadre d'un rapport plus général mais qui ciblait aussi ses contrats avec la Chine où est ce rapport visiblement personne ne l'a jamais vu personne ne l'a jamais lu Henri là était visiblement commandée de la même manière on s'interroge sur ce que la DGSE et là aussi une commission d'enquête peut permettre d'éclairer les choses du point de vue de la DGSE et ça c'est comme une très bonne note qu'aucune justement aucune note n'a été établie par les services secrets oui a priori sensément en tout cas c'est ce qui enfin ça fait partie des carences justement à essayer de si c'est le cas de clarifier comment est-ce possible comment est-ce possible qu'une affaire pareille qui était dans le domaine public en plus je veux dire ils ont mal fait leur travail ils ont pas été capable de repérer c'est dans le domaine public il ne s'auto saisis pas devant une affaire pareille c'est pas possible sachez que à peu près un an auparavant on a eu une copie de la commande EDF et GMPc l'entreprise d'État chinois en été à l'époque avec Jean-Marc Ayrault a écrit à François Fillon et on a on nous a dit par la suite que le contrat était stoppé qui avait bon voilà c'est arrêté donc on était soulagé et quand les socialistes sont arrivés au gouvernement en 2012 en 2012 six mois après pendant 15 ans m'a appelé une journée concevoir de l'agence alors je n'allais jamais voir les politiques sol j'en ai toujours accompagné et j'étais accompagnée du responsable de l'acidité chez Areva et nous a dit et en août contrat ça c'est pas arrêté ça a continué alors sur le moment j'ai sûrement été très naïf même peut-être un peu bête parce que je me suis pas dit pourquoi lui fait rien pourquoi il m'en parle à moi et je suis partie à la recherche de ce nouveau contrat j'ai fini par mettre la main dessus et là j'ai on a écrit au bureau 700 courriers à tous les exulter tous les sénateurs en France pour les alertés soit ce nouveau contrat on était aussi pendant une quarantaine à qui j'ai donné ce contrat et rien c'est passé absolument rien c'était presque comme quand je leur donnais si je faisais pas comme ça il voulait pas être contaminé viens de passer si ce n'est que vous avez été menacé à ce moment-là que vous faites des menaces et des pressions tout à fait mes enfants également et ça ça m'a fait sur le moment je pensais que mes enfants on a dit avec mon mari c'est exagère qui nous a dit qu'elle était suivi et on lui a dit non mais nous façon d'Emmanuel petit aussi apparemment au camionnette blanche devant chez moi aussi moi je l'ai pas vu c'est les voisins qui ont parlé aux policiers en disant il y avait un Lionel plonge carré d'accrocher mes souhait madame Go et ça n'a pas été plus loin ils ont pas été voir à qui appartenaient cette camionnette blanche comment est-il possible qu'il y ait en France des officines de ce type c'est pas possible en fait c'est difficile sans que personne ne fasse rien ça non c'est pas possible Caroline hier soir que elle elle a été menacée dans son travail et récemment liée à récemment et aussi des enquêtes en fait et notamment au début notamment au début de cette histoire et elle est ivoire les secrets moi je connais rien vous savez secret et tout ça je connais pas et on lui a dit c'est pas nous et c'est son nom officine et de penser que on croit d'État français peut dire qu'il y a des officines qui fonctionnent en France ça dépasse longtemps de moi ce qu'on entend en tout cas la Maureen cornet c'est que vous vous faites face aussi un monde d'hommes de policiers fait de policiers de gendarmes de députés de ministres et vraiment on se rend compte et le film le rend très bien que les hautes sphères n'échappent pas à la misogynie quoi vous êtes vraiment victime de dans sexisme même quand il s'agit d'une femme comme la magistrate c'est-à-dire que la mise en génie n'est pas vraiment un contact c'est le contexte général et aussi de non prise en considération de ce que normalement parce que c'est pas si vie on n'est pas en train de parler d'une histoire dans les années 50 on est en train de parler d'une histoire en 2012 2012 donc il y a 10 ans donc certes c'est avant la vaguemi tout j'entends bien enfin quand même normalement et et pour tout ce qui est en tour les questions de la violence faites aux femmes les questions qui sont posées la façon même dont les médecins prennent en charge Maureen c'est incroyable vraiment incroyable ne comprennent rien à la sidération et ne comprennent rien à la mémoire qui est une mémoire tronquée je raconte souvent parce que c'est très saillant moi j'ai été victime de viol avec un un homme qui a été condamné qui a reconnu avoir commis entre 20 et 30 il y a ma voix se toujours comment on appelle ça prend un chat dans la gorge à ce moment-là mais qu'importe mais c'est je suis quand j'ai déposé plainte on m'a demandé de montrer la taille du couteau et en fait j'ai montré la fin j'ai dit voilà pour moi le couteau je sais plus la taille mais oui j'ai dit je parle au couteau il est comme ça la vérité c'est qu'il faisait deux fois moins la taille du vrai couteau qui a été retrouvée il était deux fois plus petit et forcément parce qu'il y a ce qu'on voit et ce qu'on peut raconter donc moi le type a été retrouvé le couteau a été retrouvé il y a pas de souci si vous voulez de malade de mise en cause de ma parole mais je vois bien comment s'il n'avait pas été retrouvé s'il avait nié l'effet etc on pouvait aussi s'appuyer sur le fait que ma mémoire était tronquée parce que les mémoires des victimes qui vivent un choc elles sont état de sidération elle ne ressentent plus on ne ressent plus il y a un moment donné le corps le corps ne je sais pas comment dire il est comme tétanisé il y a une association il y a le corps qui est violet et à nous qui sommes je sais pas où mais en tout cas en protection en fait c'est un état de protection mais forcément après quand on raconte ce qui nous est arrivé ça peut pas être parfaitement juste et on peut avoir aussi des réminiscences on le sait la mémoire traumatique est telle que un moment donné on peut avoir un flash mais ça peut être un an deux ans 10 ans 20 ans après ce re souvenir de quelque chose et normalement les policiers les magistrats ils devraient être formés à connaître tous ces mécanismes qui sont des mécanismes très bien identifiés par les chercheurs sachez quand même qu'il y a 3 expertises psychiatriques ou concernant et que les trois expertises ont tous dit que ce que je vous racontais correspondait tout à fait ce que j'avais vécu et ces trois expertises avaient été demandées par le procureur ils ont été mises de côté et il y a quelque chose dans le film que j'ai compris alors qu'à l'époque je comprenais pas c'était l'espèce de reconstitution sur le siège je comprenais pas à l'époque je me dis mais qu'est-ce qu'ils sont en train de faire là pourquoi et c'est à ce moment-là qui se sont rendus compte qu'ils avaient oublié de prendre la chaise sur laquelle j'avais été attachée et cette espèce de reconstitution que je ne savais pas que c'était en reconstitution est-il fait son siège je sais pas bizarre je me dis mais ils font simplement incompétent à ce qui est la sidération et comment peut être une femme après on agression on nous demande d'expliquer des choses alors que nous-mêmes on n'arrive pas à s'expliquer à nous-même comment ça a envisager aujourd'hui d'ailleurs parmi les éléments il y a cette histoire de de qui ont fait douter les enquêteurs c'est ce fameux couteau qui qui que vous avez gardé et qui aurait dû ça c'est le gynécologue aussi qui enfin d'une violence assez émue qui essaye de comprendre et donc de refaire des tests avec vous pour savoir pourquoi ce couteau n'a pas été expulsé en fait c'était impossible que vous le gardiez il y a un procès invraisemblance c'est toujours la même chose en fait on dit mais non c'est pas vraisemblable parce que vous racontez alors sachez que le médecin qui a dit que je vais dû expulser le couteau je t'ai examiné son table gynécologique vous avez pardon examiné son table gynécologique ça je me rappelle et il m'a demandé si mon mari et moi on avait des rapports sexuels et cette phrase me restait je me tiens qui va dans la phrase avec ce que j'ai vécu et donc le lendemain ou le sol lendemain j'arrive pas à le situer quand il y a eu l'espèce de reconstitution sur la chaise le médecin a écrit dans son rapport que c'était tout à fait possible mais que il aurait fallu que l'agresseur me tient le ventre avec un mât ou quelque chose et j'ai pas dit avec sa main donc je montais et il y avait aussi quelque chose de scandaleux et encore l'année dernière pour le procureur son radio public que je ne portais pas de donc il a su en tant que je pouvais être une femme respectable et crédible si je ne pratique pas de culotte sur mon colon on en est là c'est assez incroyable et c'est toujours la même vieille histoire des auto-stoppeuse dans les années 70 avec le procès de Gisèle à la limite ou ben voilà pourquoi ils ont fait de l'auto-stop pourquoi ils ont dans quoi elles étaient habillées comme ils étaient habillés enfin c'est mais on l'aurait bien cherché et on est responsable c'est comme le seul crime dans lequel vous avez une victime qui doit faire la preuve qu'elle est bien la victime et qu'elle n'est pas qu'elle n'est pas la coupable c'est c'est le monde à l'envers je dis souvent quand on va voir les enquêtes les policiers ou les Français on n'a pas besoin de prouver que nous a volé notre sac à main on est cru aussi sexuelle c'est la seule crime ou c'est la victime qui doit prouver qu'elle est qu'elle a été agressée alors on l'aura compris vous êtes toutes les deux des combattantes féministes de la première heure Morin kernet vous dites que votre Renaissance aussi elle passe par votre implication bénévole auprès de d'associations féministes aujourd'hui vous occupez aussi de femmes victimes de violence judiciaires et conjugales Clémentine Notin vous étiez et on le sait maintenant au fait autorité dans le domaine politique sur la question des violences sexistes et sexuelles vous-même avez exprimé vous avez parlé du viol dont vous avez été victime et qui a été aussi un moment de renaissance à la culture féministe justement et politique de naissance de naissance juste une naissance de naissance donc on voit bien là c'est un c'est vraiment un point commun de vos parcours vous pouvez peut-être me dire un mot de votre engagement aujourd'hui moi c'était à la fac dans les années 70 je me suis intéressé à la cause des femmes et pendant 50 ans j'estime que j'étais féministe que j'ai chez arriva j'ai présenté un projet à la Commission européenne sur les qualités des chances les qualités femmes qu'on a pu mettre en place dans 12 pays européens donc ça a toujours été en proton pour moi qui m'a touché elle avait deux choses il me disait l'éducation l'éducation de l'éducation et le deuxième chose il faut que tu sois en dépendant financièrement et ça c'est quelque chose qui est inscrit dans mon ADN voilà donc du ministre oui je leur répondit et je me battrai toujours pour la cause des femmes et des enfants également Clémentine Notin politiquement c'est assez on voit bien en ce moment c'est c'est assez difficile de mettre en place on parlait justement de changer les mentalités on voit bien dans le domaine politique en face les cellules internes notamment à la fi vous mettez des mécanismes en place et vous dites c'est vraiment un stade expérimental dans le contexte cosmiton on voit bien qu'il y a des choses qui sont faites mais qui sont difficiles à mettre en place et qui par moments dysfonctionne un petit peu oui comment vous voyez votre action la grosse masse on sait très bien ce qu'il faudrait mettre en place il faudrait une loi cadre comme il y en a eu en Espagne avec des moyens donc on sait très bien c'est pas vrai qu'on sait pas ça c'est il y a une avancée extraordinaire planétaire sur la prise de conscience avec la libération alors je suis d'accord il y a des féministes qui dit c'est pas la libération de la parole c'est la libération de l'écoute ce qui est à mon avis les deux marches un peu ensemble c'est-à-dire d'un seul coup des femmes disent je vais le dire mais il y a aussi des oreilles qui stands qui acceptent déjà elle le dit mais je la crois voilà donc il y a ce phénomène là qui est qui était en fait indispensable pour que le reste arrive et le reste n'arrive pas et maintenant la balle est dans le camp des pouvoirs publics parce que si vous ne mettez pas le moyen justement pour former les magistrats les policiers pour qu'ils arrivent à accueillir cette parole correctement pour si vous venez pas les asociations féministes si vous ne donnez pas des moyens d'accompagnement psychologiques derrière etc etc on peut pas concrètement en fait on dit bien le phénomène or je vois bien que la tendance est sans arrêt à vouloir durcir la loi comme ils veulent pas mettre de moyens alors on va encore et encore étudier des textes et puis discuter d'un petit bout vous voyez ce que je veux dire ah mais ce qu'il faut et tous s'échapper pour savoir s'il faut repousser d'un nom machin mais le cœur du sujet il est pas là c'est ce qu'on est capable de mettre un 2 milliard d'euros ce qui est pas si fou sur cette enjeu qui est un enjeu qui touche tant de femmes je vais pas tout chiffrer mais vous le savez c'est c'est des millions et des millions de femmes c'est un phénomène de masse c'est ça qu'on a découvert avec toi et qui est censé être une cause on en parlait tout à l'heure nationale national vous a été une des syndicalistes les plus influentes du pays finalement vous avez représenté 75000 salariés vous aviez vous entrer au Sénat à l'Assemblée vous disiez que vous n'aviez aucun mal à interpeller donc parfois aussi ça ça étonnant ça vous avez un contact très direct avec les avec les représentants politiques parfois on vous le reprochait ça faisait douter aussi en disant que bon c'est quand même pas très normal une syndicaliste qui soit finalement aussi proche du pouvoir donc j'aimerais bien que vous disiez un mot sur cette votre vision du syndicalisme qui est presque afin qui est peut-être un petit peu éloigné de celles qu'on est en train de vivre tu viens aussi de votre culture anglo-saxonne pour aller vite voilà tout à fait je viens d'une pays une façon politique au ministre on parle de principe qui sont là pour nous donc ils ont des comptes à nous rendre et voilà ma mère écrivait au politique ma grand-mère écrivait aux politiques ma mère est un militante en faveur de Nelson Mandela et quand j'avais je sais pas six sept ans j'avais on avait on était 4 on avait une badge free Nelson mandala et je me rappelle j'avais jamais vu monsieur noir dans ma vie et en Irlande de l'Ouest le badge il fallait qu'il aille son nouveau manteau et également en train de gueuler mais je crois que ça nous a forgé tous les quatre notre esprit humaniste et peut-être politique également vous avez un regard particulier sur le moment politique et syndical précisément qu'on est en train de vivre c'est actuellement actuellement bon je dirais que la réussite Macron sait qu'il c'est les syndicats il a réussi à ce que les unis tous les syndicats dans une cause qu'on a ça fait longtemps qu'on avait pas vu ça et donc voilà c'est bien que on parle d'une seule voix au niveau des syndicats je crois que c'est important pour le peuple Clémentine matin sur ce moment cette intercendicale ce moment historique on est en train de vivre une émission dans un peu un tournant aussi du mouvement avec un gouvernement qui n'a pas écouté les syndicats qui n'a pas écouté la majorité des Français qui n'a pas écouté le Parlement qui restait comme on disait droit dans ses bottes et puis qui maintenant efface un peuple qui lui en revanche renoue avec les plus belles heures de son histoire et qui et qui tient tête et là la réponse c'est la répression c'est à nous on voudrait de l'État de droit et on a un état de répression et il utilise l'instrumentalisme en fait la police contre les manifestants et on l'a vu dans les manifestations depuis des semaines où ça devient fou avant c'était dans les quartiers populaires les violences policières après c'était les gilets jaunes et puis maintenant c'est les manifestants tout-venant c'est-à-dire quelqu'un qui passe même en faisant du jogging aux abords du manifestation peut être mis en garde à vue donc on se demande où on est et les scènes de à Sainte-Souline dise quelque chose de très profond sur la stratégie du maintien de l'ordre entre guillemets qui est vraiment pas du tout un maintien de l'ordre mais une stratégie de l'attention et du désordre en tout cas j'ai des ordres du point de vue de la démocratie et de l'État de droit c'est très inquiétant c'est très inquiétant et là c'est à la fois très inquiétant du coup du côté du pouvoir en place qui répond en se rédissant devant la crise de régime et en même temps très exaltant du côté de ce peuple qui lui tient bon prend conscience de sa force et probablement va écrire des pages de l'histoire progressistes je le crois en tout cas venir ça nous permet oui 5 méthodes dans tout ça c'est le certitude qui ont certaines personnes politiques que si on n'est pas d'accord avec eux donc on fait partie d'une foule de terroriste et de suite et on décrit de Bélize les manifestants pacifiques et d'une certaine façon c'est ça qui m'est arrivé il fallait décrit debelliser et on est toujours dans le même mécanisme c'est des frais de bélisées ce qui ne sont pas d'accord et je me pose aussi la question qu'est-ce que ça veut dire de quelqu'un qui n'a pas la capacité intellectuelle de se dire peut-être j'ai tort d'être obstiné de ne pas avoir doute très très embêtant parce que nous parlons du chef de l'État donc c'est particulièrement grave et je suis d'accord avec la stratégie d'intimidation il y a la possibilité de faire vous vous dites je referai pas voilà tellement c'est violent ceux qui sont allés à Sainte Soline et qu'on vue ces scènes de guerre certains disent je ne retournerai pas des parents disent aux jeunes ne va pas dans cette manifestation je veux que tu rentres entiers j'ai peur il va pas donc c'est cette vente donc il faut qu'on tienne bon et la masse de ceux qui tiennent bon c'est pas ce qu'on va être nombreux qu'on va pouvoir tenir bon en face et remettre tout ce qui va pas sortir de cette impasse en tout cas ce qu'on entend vous dites d'ailleurs avoir parié de ces mécanismes d'intimidation qui vous ont fait qui vous ont dégoûté aussi une certaine manière de la justice ou de n'y croient plus à la justice pourtant ce qu'on entend quand même c'est ce qu'on a entendu dans tout cet entretien c'est que vous restez une défenseur acharnée de la justice sociale tout à conflit par votre par vos implications diverses aujourd'hui et puis par l'attachement à cette culture aussi donc vous avez parlé hérité de votre maman de votre grand-mère donc parler donc pendant je pense à l'époque on parlait de progrès social je cherche la dernière progrès social qu'on a pu avoir dans notre pays bon si vous pouvez me le dire je suis preneuse Clémentine peut-être il va falloir merci beaucoup merci à toutes les deux j'ai vraiment été ravi de vous recevoir et puis j'invite évidemment tous nos spectateurs téléspectateurs à avoir ce film et puis surtout à s'intéresser à votre histoire vraiment et à encourager la création alors je ne sais pas quel pouvoir ils vont pouvoir avoir mais peut-être justement de donner encore plus de retentissement à cette affaire pour qu'une commission d'enquête puisse être mise en place merci infiniment merci beaucoup [Musique] [Musique]