Medef : les grands chefs d'entreprises participent-ils suffisamment à l'effort national ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00OuverteRéponse partielle
Les grands patrons sont-ils à plaindre selon vous ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Les aides aux entreprises (50 milliards) ne montrent-elles pas leur dépendance à l'État ?
- 8:00OuverteRéponse directe
Les grands chefs d'entreprise contribuent-ils suffisamment à l'effort national ?
- 10:00FerméeRéponse directe
Les grandes entreprises captent-elles trop d'avantages fiscaux ?
- 12:00RelanceRéponse directe
Les patrons sont-ils des preneurs de risque ou des demandeurs d'aides ?
- 16:00OuverteRéponse partielle
Les profits des grandes entreprises augmentent-ils suffisamment l'investissement ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Boris FortChiffre
« Les aides aux entreprises, c'est 50 milliards en France. »
- 10:00Nathalie LebasChiffre
« Les grosses entreprises captent 5 à 10 fois plus de vie fiscal qu'une PME. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Patrick Martin, le président du MEDEF, a ouvert cet après-midi l'université d'été de l'organisation patronale, la fameuse REF, rencontre des entrepreneurs de France. L'élite de la nation planche au stade Roland Yaros pendant 2 jours alors que la classe politique de gauche fustige leur privilège. Notre grand débat ce soir, hashmedef.
Les grands chefs d'entreprise participent-ils suffisamment à l'effort national ? Donnez-nous votre point de vue au 0826 300. Réponse aussi à notre consultation et puis nos vraies voix vont débattre.
Corine Tapiro, Nathalie Lebas, Boris Fort c'est un plateau très équilibré avec des courants de pensées politiques très complémentaires. On va avoir une vision précise d'autant plus que Louis de Kergorlet, notre incontournable de vraie voix de l'été est avec nous. Alors Louis donc ça y est, c'est lancé la rêve.
C'est ça exactement. Et puis en plus le ton était donné depuis plusieurs jours he Patrick Martin donc le patron du MEDF qui faisait depuis le début de semaine la tournée des médias sur France Inter dans le Figaro dans le Parisien pour le dire à qui veut bien l'entendre la complexité d'entreprendre aujourd'hui en France et dans son discours inaugura à Roland Garos s'il a tiré une série de constat on va dire peu reluisants sur la situation du pays comment ne pas s'alarmer du fatalisme ambiant face à la médiocrité de nos performances économiques mais aussi sociales je dis social. Comment ne pas s'inquiéter de notre déclassement progressif ?
Comment ne pas s'exaspérer de la chappe de plomb qu'impose un état obsédé par le micromanagement ? Mais souvent défaillant, 80 % de nos concitoyens pensent que leurs enfants vivront moins bien queux. Alors, mais Patrick Martin n'est pas que pessimiste, il le dit notamment dans son interview au Parisien, il n'est pas trop tard pourvu que l'Assemblée nationale déjà puisse s'entendre sur un budget et que le gouvernement puisse, je cite, libérer les énergies de l'entreprise.
Rebelote en ouverture donc de ces rencontres des entrepreneurs de France, ces fameuses refatrick Martin a appelé un programme présidentiel, je cite, de liberté. Et en parlant de présidentiel, ce devrait être le point d'orgue de ces rencontres. Un débat présidentiel entre sep candidats à l'Élysée en 2027.
Gabriel Atal, Raphaël Gluxman, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe, Bruno Retaillot, Marine Tondelier qui devrait aussi donner le coup d'envoi de cette rentrée politique. Louis de Kergorlet. Alors cher Boris Fort, vous le syndicaliste, ils sont à plaindre nos grands chefs d'entreprise.
Alors grands chefs d'entreprise, bon on a pris le terme générique, on en a parlé tous ensemble, c'està-dire bon les grands patrons, allez alors les grands patrons, ils sont tous colbertistes en fait chez nous en France, c'està-dire qu' vous l'avez entendu, ils se tournent toujours à un moment vers l'État pour les aider et d'ailleurs les l'État les aide beaucoup et c'est sur ça qu' a été notamment critiqué François Hollande. Les aides aux entreprises, c'est 50 milliards en France. Donc en fait, ils ont toujours besoin de l'État et on n'est pas en fait une grande ère de libéralisme.
Regardez l'échec d'Allain Madelin par exemple à droite, on a jamais eu de grands grands grands politiques libéraux et je pense qu'ils ont peu les les les grands chefs d'entreprise, ils ont peu de vrais relais libéraux parmi la classe politique, y compris à droite. Donc en fait voilà, il ils tendent un peu quand même la sébille à à l'État. Donc moi je l'ai je je j'ai j'ai une relation neutre parce que je suis pas marxiste, vous voyez.
Donc je ne leur en veux pas d'être riche mais je pense qu'ils doivent contribuer évidemment à l'effort national par l'impôt. Voilà. Ils le font Corine Tapiro cet effort.
Moi je pense qu'ils le font. Ils le font de par leur l'activité de leur groupe de par la création d'emploi parce qu'il faut quand même savoir que dans ce pays euh l'essentiel on fustige les dividendes qui sont données aux actionnaires. Mais l'essentiel de l'épargne elle ne va pas qu'à des grands actionnaires, elle va beaucoup aux petits épargnants puisqu'il y a beaucoup d'argent qui est placé sur l'assurance vie.
H, on a des grands chefs d'entreprise qui outre le fait de de créer des emplois apportent aussi l'image l'image de la France. Ce qui se passe, c'est qu'on est dans un pays où malheureusement il y a des formations politiques qui cherchent des bouqu émissaires. Donc que ce soit là ce sont les chefs d'entreprise, on se croirait au grand soir de la révolution française et c'est extrêmement dommage.
On a également politiquement une très grande faiblesse en économie, c'est-à-dire qu'on a absolument à peu près quasiment aucun politique qui soit ferru d'économie, qui soit capable de de parler économie, de construire un budget. Là, on parle beaucoup du budget. J'ai été très amusé de ce qu'il a dit puisquil fait comme les autres à se tromper.
La réalité, c'est pas il faut doter la France d'un budget. La réalité c'est qu'aujourd'hui on est dans une assemblée nationale qui est morcelée politiquement et qui ne peut pas s'entendre sur une politique générale à menée. Donc sous-entendu un budget cohérent quoi il y aura pas de cohérence puisque de toute façon il y a des intentions et des intérêts divergents.
Donc ils vont ils vont sûrement faire une motion de censure. J'ai peur qu'elle ne passe. Bon alors avant de solliciter notre troisème vraie voie Nathalie Lebas, vous avez parlé de de ces emplois qu'il génèrent peut-être pas autant que les TPE PME et nous avions donc tout à l'heure notre auditeur fil rouge Jacques qui s'est retrouvé dans la position de ministre des PME.
Jacques de Castre, vous êtes toujours là Jacques ? Ouais, je suis bien. Ouais.
Alors, on vous a mis ministre des des TPE PME, mais vous quel est votre métier ? Moi, j'ai travaillé vers la restauration hellerie tourisme. Donc, vous êtes chef d'entreprise aussi.
Ouais. Ouais. Vous avez l'impression qu'il y a deux poids de mesure entre les grands patron qui ont quand même beaucoup d'avantages et les petits qui en ont pas du tout.
Oui, on dit pas qu'on a pas du tout. Euh, je pense que les grosses entreprises qui représentent, je je dis encore, le tissu économique en emploi représente 2 3 %. Euh, on distribue énormément d'argent sur 3 %.
Il y a 95 % qui sont détenus par les PME. Donc euh et quand on voit les grosses entreprises captent 5 à 10 fois plus de vie fiscal qu'une PME. Donc euh moi je veux bien le patron du MDF qui pleure mais bon au bout d'un moment il faut arrêter quoi.
Il demande toujours des contrepartis. qui demande toujours des contrepartis qui mettent à mal notre régime social, qui mettent à mal tout quoi en fait, qui mettent à mal notre gestion au continu de la France en fait hein. Donc euh moi pour faire un résumé très rapide hein, je dis que ICAP c'est à peu près entre 5 10 fois plus d'ind fiscal que les PME tout en payant un inférieur à valeur absolue, je parle hein.
Donc à deux à c fois inférieur qu'une PME. Donc moi je comprends pas euh je comprends pas qu'il pleure moi. Donc alors c'est vraiment une tendance très intéressante parce que avant à l'époque alors avant c'estàd dans le siècle précédent euh avec le développement de l'économie, il y avait d'un côté les patrons et d'un côté les ouvriers que vous représentiez en tant que syndicaliste, cher Boris Fort.
Mais là aujourd'hui Nathalie Lebas, on sent bien qu'il y a pas d'un côté les patrons. Non non, il y a certains grands patrons et puis les patrons qui aussi euh ont des petites structures et qui galèrent et c'est pas le même métier. Nathalie, alors tout d'abord, il faut distinguer patron et dirigeant d'entreprise.
Oui. PG vous avez des tas de gens qui n'ont pas mis leur argent, qui n'ont pas mis leur maison en caution. Euh le patron d'un restaurant, potentiellement le banquier lui demande de mettre sa maison en potion.
S'il fait faillite, il sera responsable. Un directeur ne l'est pas. Donc c'est aussi là où faut faire une différence.
En revanche, quand j'entends certains dire il faut encore plus taxer, on est déjà sur le podium de la taxation en France aussi. Donc faut faire aussi attention à ce qu'on fait parce que si on a envie que les grosses entreprises partent tous toutes et euh il faut faire attention. Euh on a un état qui taxe de plus en plus et en parallèle des services publics qui sont de moins en moins performants.
Faut aussi se poser la question de la bonne gestion de cet argent qui est prélevé surtout dans un pays où l'essentiel de l'argent qui finance l'État euh qui finance notre protection sociale est prélevé sur les emplois, les salaires et les entreprises. Bon alors pas sur tous pas sur tous. Pardon.
Allez-y Jacques. Oui oui allez-y. Désolé.
Euh exonération de chargeur SMIC. Désolé ça représente 30 % ça représente 30 % les gens qui travaillent et une fois de SMIC c'est 50 %. Donc là on n pas de charge patronale.
Donc je suis désolé moi quand j'entends ça je peux pas dire oui on on prélève pas assez justement ce côté-là. On nous dit que le coût du travail coûte cher pas pour eux. Je veux dire si vous prenez un entrepreneur qui a besoin de peintre, il prend pas au SMIC, il trouve pas, il va payer.
C'està dire vous prenez un SMAR, vous payez 18000 € c'est simple, vous prenez quelqu'un, vous payez 2000 € ça vous coûte 39000, il y a pas un problème. Donc ouais et à l'arrivée et à l'arrivée l'employé gagne pas plus que SMAR donc faut arrêter. Bon, écoutons écoutons justement ce que disait euh tout à l'heure euh Patrick Martin euh Louis de Cer Gorlet, vous vous avez retenu un un passage très précis ça exactement où c'est une demande en fait qui est fait précisément euh à l'État et à tous les candidats du coup de la présidentielle, c'est demain travailler non pas contre les patrons mais vraiment avec les patrons.
Bon écoutez-le. Ce qui nous fait vibrer, c'est créer, investir, innover, embaucher, transmettre et contribuer au bien commun. Ces chiffres lancent surtout un appel très clair à nos décideurs publics.
Soyez lucides, soyez courageux. Avancez avec les entrepreneurs, pas sans eux et surtout pas contre eux. Bon, c'est vrai Boris Ford c'est c'est important d'inclure tout le monde, ça on est d'accord.
Alors, c'est marrant parce que le son ça raisonne. On croirait un petit peu le pape qui voilà. Mais encore une fois, Patrick Martin appelle l'État, hein.
Euh oui, encore une fois, ça va dans le sens de ce que je disais précédemment. On a du mal à voir des patrons qui sont de pur comment dire preneurs de risque et je rejoins totalement, voyez, le propos de notre respirateur ministre ce soir. Ça pourrait être le mien en fait.
D'ailleurs, vous voyez, il y a des y a des convergences possibles qu'on soit syndicaliste ou patron. Euh effectivement, tout le monde a bien compris qu'en France euh les vrais gisements peut-être de richesse, c'est de création de richesse, c'est les les PME. Euh bon voilà, on a on a un problème, c'est vrai qu'on a un tissu industriel qui s'est effondré, tout le monde le sait ça.
On a des grands patrons d'industrie, on en a beaucoup moins qu'avant. C'est peut-être là le problème. Ils sont où nos patrons d'industrie ?
Oui. Aujourd'hui, les profits des grandes entreprises, donc les profits de ceux qui qui les dirigent augmentent. Corine Tapier ?
Oui. Alors, c'est heureux parce que du coup ça permet Mais est-ce qu'il joue vraiment le jeu ? Est-ce qu'il y a suffisamment d'investissement ?
Bah, il y a quand même une grande partie qui est investi. Il y a beaucoup de recherche et développement hein dans toutes les grandes entreprises qu'on a. Mais ce qu'on a surtout c'est qu'on perd de plus en plus les grandes entreprises familiales comme les Michelins parce que il y a des droits de succès sont importants à payer lorsque les familles créatrices enfin fondatrices disparaissent.
Enfin, pas les familles, les fondateurs pardon disparaissent. les les ayants droits donc se retrouvent à devoir payer des sommes colossales qui ne peuvent pas assumer. Donc je crois qu'on doit préserver, on a on a plus en fait de patrimoine industriel comme on avait ces grands groupes qui portaient le nom d'une famille.
Et c'est vrai que ça manque beaucoup à la France parce qu'il y avait aussi la possibilité à l'époque dans ces groupes qui sont parfaitement différents de ce qu'on connaît aujourd'hui la possibilité pour ceux qui n'étaient pas allés très loin à l'école de se former en interne d'essayer d'avancer et ça l'entreprise je trouve qu'elle donne de moins en moins la chance plaisir d'avoir vos points de vue complémentaires à tous parce que c'est vrai que encore une fois parmi les grandes entreprises ben il y a aussi les grandes entreprises familiales. Vous avez raison de le rappeler Corine Tapirot, il y a quelque chose qui vous a marqué. Nathalie Lebas, vous étiez donc tout à l'heure juste à côté de nos studios donc à Roland Garos à cette ref du MEDF et vous avez entendu Patrick Martin dire que il y avait un risque qu'on est passé d'employer.
Alors il y avait le rapport sur la démographie et le choc démographique. Aujourd'hui, on sait que les chiffres de la natalité sont en baisse en France. Alors, pas seulement en France, mais il y a un vrai sujet.
On n' jamais eu des chiffres de la nastalité aussi bas depuis la Seconde Guerre mondiale. Et donc, il s'inquiétait de ne pas avoir suffisamment de main d'œuvre à terme, alors de main d'œuvre de salariés et tout simplement de travailleurs en France euh pour faire vivre les entreprises, pour faire vivre notre pays et financer le système social. Bon, c'est c'est c'est surprenant.
C'est-à-dire que alors que on parallèlement à ce que à ce que ce que vous dites, on a quand même Elon Musk a annoncé que à terme nous allons avoir des robots qui vont tout faire à notre place et on travaillera plus avec il va falloir créer un revenu universel. Donc c'est assez c'est assez paradoxal. Enfin, le fait qu'il y a moins de naissance, c'est pas paradoxal puisque ça on l'a remarqué depuis un certain temps, mais c'est pas étonnant quand on voit le coût des loyers, le coût de la vie, euh la difficulté de rester en couple des longues des longues périodes, les recompositions familiales, il y a beaucoup de choses qui sont en jeu et qu'on n'examine pas du tout et qu'on analyse pas.
Et si on parle des vastes communiants euh puisque euh il nous allons être contraints d'allonger euh le le le départ à la retraite, voilà, enfin la la durée de vie s'allonge et que les plus de 50 ans ont vraiment beaucoup de mal à trouver de l'emploi, bah ils peuvent aller aussi chercher de la main d'œuvre chez les plus de 50 ans, mais ils seront obligés de les payer un peu plus cher. C'est ça le problème aussi. En tout cas, ils travaillaient sur ces sujets-là et ils apportaient des solutions et des propositions aux euh politiques présent pour euh peut-être faire bouger les choses, améliorer la vie des Français et puis redonner la confiance chez les jeunes puisqueaujourd'hui euh c'est aussi ça qu'on on peut nommer et qu'on peut marquer, c'est la confiance.
La confiance dans le fait de faire des enfants, la confiance dans la capacité à se relever. Et et puis bah justement pour faire des enfants, faut être bien payé aussi pour pouvoir les nourrir correctement. Bref, dans un instant le résultat de la consultation, il est passionnant ce débat.
Hashtag MEDEF, les grands chefs d'entreprise participent-il suffisamment à l'effort national ? Quentin Soier viendra nous dire ce que vous en avez dit. Euh bravo euh Jacques, notre ministre, très bon débatteur.
Je pense qu'on va euh le challenger encore pour après, pour le jeu tout à l'heure. À tout de suite. 17h20h, les vraies voix sud radio.