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AutreFrance Culture — Le Temps du débat (sur Site radio)· 1 mai 2026 38 minContradictoireMixteCulture, médias & sport

Faut-il censurer Michael Jackson ?

Source d'origine 3 locuteurs

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  • Invité31 %
  • Invité 230 %
  • Présentateur20 %
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0:00
Présentateur

France Culture, question du soir, Quentin l'a fait. Biopic ou à géographie, film, spectacle ou offrande aux fans de Michael Jackson, réalisé par Antoine Fuca avec le neveu de l'icône dans le rôle-titre, le long métrage intitulé Michael bat déjà des records au box-office. Il soulève toutefois des questions importantes. Comment faire un film sur l'une des plus grandes stars de l'histoire de la musique sans évoquer les accusations répétées d'agressions sexuelles qu'il aurait commises sur des mineurs ? Un biopic peut-il être vrai, sincère, sans être plein et entier ?

Et au-delà, que faire des accusations qui visent le chanteur, que faire de sa musique, de son héritage, comme des témoignages de ceux qui l'accusent ? Trois invités pour en débattre ce soir. Richard Lecoq, bonsoir. Bonsoir. Vous êtes spécialiste de Michael Jackson et de musique noire américaine, créateur en 2001 du site mgdatabank.com, auteur de King, un portrait complet de la star qui est apparu en 2011, rédacteur en chef de Jam, revue semestrielle consacrée à Michael Jackson. J'en passe. Bref, vous êtes fan ? Oui, moi j'étais fan. Je commençais à l'époque Thriller, après ça évolvait. Avec nous et à distance, Léna Luto. Bonsoir. Bonsoir. Vous êtes grand reporter au journal Figaro.

Avec nous également et à distance, Isabelle Petitjean. Bonsoir. Vous êtes musicologue, autrice du livre intitulé Michael Jackson, Black or White, qui est apparu en 2019. Et il était une voix, c'est chez Delatour en 2017. Merci à vous trois d'être présents ce soir dans Question du Soir. Le film flatte une frange très spécifique des fans de mon père, qui vivent encore dans l'imaginaire. Le problème avec ces biopics, c'est qu'il s'agit d'Hollywood. C'est un monde irréel. Ce n'est pas la réalité, mais on vous le vend comme tel. Il y a beaucoup de fioritures, le récit est contrôlé. Il y a beaucoup d'inexactitudes et même des mensonges purs et simples.

2:08
Locuteur non identifié

Et au final, ça ne me convainc pas.

2:11
Présentateur

Je n'aime pas la malhonnêteté. J'ai donné mon avis, je n'ai pas été entendue, je me suis barrée, c'est tout. Alors allez voir ce film, amusez-vous, faites ce que vous voulez et fichez-moi la paix. Ce n'est pas ma vérité, ce n'est pas là d'où je viens. C'est Paris Jackson, la fille de Michael Jackson que l'on vient d'entendre à propos du film qui vient de sortir au sujet de son père, Michael Jackson, film intitulé Michael. Richard Lecoq, on vient d'entendre une critique acerbe de sa part. Ce qu'elle reproche, c'est que c'est peut-être d'abord un film à l'intention des fans et pas du grand public. Alors est-ce cela l'objectif premier de ce film ? Flatter les fans ?

2:48
Invité

Alors, dans ce qu'elle dit, elle a raison, elle a tort. Elle a raison parce qu'effectivement, le film omet beaucoup d'éléments et de faits historiques liés à la carte de Jackson qui expliquent aussi son ascension. Il y a beaucoup de choses qui émanent comme la rencontre réelle avec Quincy Jones, la présence de Diana Ross, tout ça. Elle a raison parce qu'effectivement, dans ce film, John Branca, l'avocat très contesté, contre qui elle est en guerre et contre qui elle lance une action en justice, s'est donné un peu le beau rôle d'avocat, manager, confident, ultime, alors que ce n'est pas toujours le cas dans la réalité.

Et puis, elle a tort parce que finalement, ce film fait le parti pris de prendre un axe narratif très précis et s'appuie quand même sur des faits réels de sa vie pour ceux qui ont vu le film et qui, en fait, la lame de fond, c'est la dualité entre Michael Jackson, son père et par extension sa famille et comment, en gros, Michael se débarrasse de cette emprise qui est à la fois psychique et aussi physique.

3:43
Présentateur

Mais ça, on en parlera plus tard, je pense. Mais c'est cela, pour vous, les principales omissions, Richard Lecoq, du film ? Ça n'est pas, par exemple, les différentes accusations d'agressions sexuelles sur mineurs dont Michael Jackson est l'objet et qui sont totalement absentes du long métrage ?

3:59
Invité

Alors, au tout début du projet, le réalisateur Antoine Fuqua a dit clairement qu'il voulait tout aborder, le clair comme l'obscur, comme on dit, il voulait vraiment aborder tous les thèmes. Ils ont tout filmé. Ils ont filmé les perquisitions dans le range des valents par les policiers pour l'affaire de 1993 contre la famille Chandler, sauf qu'ils ont été bloqués par une clause dans un accord signé en 1994 au civil avec la famille Chandler qui interdit à toute partie, donc l'un comme l'autre, d'évoquer ce dossier nommément dans tout projet de fiction ou autre. Donc voilà, ce n'est pas qu'ils ne voulaient pas, c'est qu'ils ne pouvaient pas.

Donc du coup, le film est ramassé sur un axe ou en chronologie qui se déroule avant les accusations. Donc c'est pour ça. Vous ne pouvez pas dire qu'un film de 14-18 le reprochait de ne pas évoquer les faits d'autant de 1945. Vous voyez ce que je veux dire ? Si on est sur une période qui est timée 58-84-88 on va dire. Donc 93 c'est après et c'est ce qu'on nous promène dans la seconde partie.

4:49
Présentateur

C'est un choix, je dirais certain, de s'arrêter avant la date, avant 1993 qui est un peu la date bascule dans cette histoire. Léna Luto, est-ce qu'on peut raconter selon vous la vie d'une star, la vie de Michael Jackson sans les évoquer d'une manière frontale, directe, évidente cette part d'ombre-là ? Non, moi je ne pense pas du tout parce que le résultat c'est qu'on en parle plus que jamais. Donc je trouve que ce n'est pas très malin.

Et aujourd'hui Janet Jackson, la soeur qui était la plus proche de Michael a fait publier une vidéo où elle s'adresse sur les réseaux sociaux aux fans et où elle explique tout le mal qu'elle pense du film et notamment de son frère German qu'elle accuse d'exploiter l'aura de leur frère et elle rappelle tout le mal que German a fait à son frère. Donc on sent qu'il y a des vraies tensions familiales. Ça se rajoute à ce que dit Paris Jackson. Votre point de vue évidemment Isabelle Petitjean. Alors je sais que vous avez vu le film. Est-ce que vous l'avez apprécié ?

Est-ce que vous avez eu le sentiment que cette partie-là de l'existence de Michael Jackson manquait pour comprendre le personnage plein et entier qu'il l'était ?

6:03
Invité

Moi je pense qu'il faudra effectivement attendre le deuxième volet pour avoir un tableau complet. Ce film effectivement me semble s'adresser en grande partie peut-être aux nouvelles générations, aux gens qui ne l'ont pas vraiment connu et qui ont envie comme ça en deux heures de découvrir un peu différent, en tout cas la construction de l'enfance à l'âge adulte de Michael Jackson et la manière dont il s'est également construit artistiquement dans les studios Motown ou avec sa volonté absolument jusqu'au boutiste de travailler et de fournir toujours un travail qui soit le meilleur.

Mais c'est vrai que c'est un film qui fait l'impasse sur énormément d'éléments de sa carrière musicaux et autres, même de sa personnalité. On ne parle pas tellement de l'homme d'affaires dedans par exemple. Mais en même temps, comment reprocher un film qui est censé balayer 30 années de faire des impasses ? Ou on saupoudre tout et au final il ne reste rien. Ou bien on fait de franges impasses mais on développe un peu plus chaque thème. Je crois que c'est l'axe qui a été choisi. Après, la famille Jackson a toujours été un nid à conflit. Donc je veux dire, il n'y a pas plus d'objectivité dans les propos de l'un que de l'autre.

Et effectivement, vous parliez tout à l'heure de la présentation, de la manière en tout cas dont la famille est présentée dans le film. On voit bien que les frères sont présentés d'une manière assez inconsistante. Et pour cause, ils sont quand même derrière à la production. Ils ne vont pas se tirer une balle dans le pied. Le père est vraiment très très centré. Et pour cause, on va dire l'axe d'emprise et de violence. Mais on va dire que les tensions avec les frères étaient extrêmement existantes aussi. Et là encore, elles sont un petit peu balayées et mises de côté.

Donc je crois que ça peut être un point de départ, ce film, qui peut donner envie ensuite d'aller chercher un complément d'information. Mais il ne peut pas se suffire à lui-même, ni pour l'ensemble de la vie de Michael Jackson, dont on attend avec impatience la suite, ni pour avoir vraiment un portrait complet de l'artiste et de l'homme.

7:56
Présentateur

La façon même dont il a été conçu, ce film, Richard Lecoq, peut aussi poser question, au fond, une famille, la famille de Michael Jackson, qui finance directement, encadre aussi l'écriture de l'histoire. Il y a aussi, évidemment, cet acteur principal, Michael Jackson, est incarné à l'écran par son neveu. Qu'est-ce que ça pose là aussi comme question ? Peut-on là aussi écrire une histoire sincère dans ce cadre-là ? C'est le lot de tous les biopics, à partir du moment où dans un biopic... C'est le lot de tous les biopics.

8:26
Invité

Je peux développer. Qui sont produits par l'entourage proche, qui sont produits par la famille, les avocats, les conseillers. Quand la star est décédée, d'autant plus que ce sont des fameux estates qui gèrent ça, c'était le cas pour Bomer Absody, c'était le cas pour d'autres biopics. Effectivement, ça ne colle pas du tout à la réalité. La vie de Freddie Mercury dans ce film n'est pas celle qui a été dépeinte maintes et maintes fois dans différentes biographies et autres.

Donc là, en fait, vous avez un écosystème de personnes qui sont impliquées dans le film, entre les avocats qui gèrent la fortune, la famille qui est en dehors du testament, qui a en avoir, mais qui quand même récupère un billet en décrochant des titres de producteur exécutif, qui permet d'avoir un cachet et un mot à dire là-dessus. D'avoir un mot à dire sur le scénario notamment. En fait, ça fait une énorme cuisine. Il y a beaucoup de chefs en cuisine pour faire un plat. Et moi, je pars du principe qu'on a évité le naufrage qu'on a eu sur le biopics de Whitney Houston, où c'était la même chose.

Vous savez, et Clive Davis qui était dedans, son manager, et sa famille, et le genin qui était un name-dropping de tout son entourage. Et au final, c'était un film très lisse, très linéaire, où, comme tout à l'heure l'a dit Isabelle, on saupoudrait sa vie en entier. Alors, effectivement, on avait tout, mais très superficiel. Là, dans ce film, on parlait de la géographie, mais je suis désolé quand on voit la scène de l'accident de Pepsi où se brûle le crâne. Enfin, je ne sais pas, apparemment, Lena Lito n'a pas vu le film. Donc, quand elle le verra, elle constatera ça par elle-même. Il y a quand même la scène où Jackson est brûlée. On le voit évacuer sur la civière.

Et là, c'est le début pour lui d'une dépendance aux médicaments qui va être croissante pendant toutes ces années. On voit aussi, la première fois où il s'est opéré du nez, la chirurgie esthétique. Donc, il y a quand même des choses, des questions qui ont toujours aussi suscité l'intérêt du public et des médias qui sont évoquées. Donc, ces thèmes-là n'ont pas été balayés. On n'a pas dit, ah bah Michael est parfait, il était né comme ça. Et puis, quand il a grandi, il était avec ce visage-là, sans aucune retouche. Retouche physique et aussi, ils assument ce côté accident qu'il a subi en 1984 pendant ce tournage.

Donc, moi, je pense que oui, ces films-là, de toute façon, sont calibrés pour un très grand public. C'est le cas et c'est assumé. Et ça fonctionne, la preuve, les chiffres parlent d'eux-mêmes.

10:29
Présentateur

Isabelle Petitjean, au fond, même question. Est-ce qu'un film peut être sincère lorsque la famille met directement et l'argent et la main à la pâte et lorsque le protagonisme est incarné par le neveu de la star ?

10:43
Invité

Non, mais je veux dire, dans tous les arts, rien n'est objectif. On prend une photo, elle n'est pas objectif. On choisit un cadre, on choisit une ombre, on coupe l'ensemble du décor. Et puis, on a son propre ressenti. Et celui qui le regardera aura lui-même, dans sa réception, tout son bagage émotionnel. Donc, sur cette terre, je crois qu'il n'y a rien qui est complètement neutre. Et quoi qu'on fasse, on ne pourra jamais revivre la vie de Michael Jackson en étant à ses côtés. Rien ne peut être exactement calqué. Donc, forcément, encore plus quand vous avez comme ça à la fois des intérêts financiers.

Et puis, on ne va quand même pas se le cacher, une volonté bien légitime aussi de raconter une histoire qui a tellement été piétinée ces dernières années. Il y a une forme de contre-pied aussi, j'ai l'impression, dans ce biopic qu'on peut tout à fait comprendre, histoire de remettre un peu les choses en perspective et de remettre un peu l'église au milieu du village. Donc, forcément, je pense qu'on peut voir les choses sous cet angle-là.

11:45
Présentateur

Alors, abordons deux fronts. Le sujet des accusations répétées d'agression sexuelle dont Michael Jackson est l'objet aujourd'hui. Je voudrais vous faire entendre le témoignage de James Safechuck. Il se dit victime de Michael Jackson. C'est un extrait du documentaire « Leaving Neverland » sorti en 2019 et signé Dan Reed.

12:06
Invité

Garder un secret, c'est pesant. Ça prend énormément d'énergie. On se sent détruit de l'intérieur, un peu comme si on était mort. Ça me demandait un effort surhumain de me montrer opérationnel dans la journée, de donner aux autres l'image de quelqu'un de normal pour ne pas couler. D'un côté, Michael avait une extraordinaire aura. Il avait de grandes qualités. Je l'aimais pour tout ce qu'il véhiculait. Et de l'autre, il a commis des actes malsains sur ma personne. Malgré ça, je ressens toujours de l'amour pour lui. C'est très difficile de concilier ces deux sentiments contradictoires. Encore aujourd'hui, je lutte avec cette dualité.

13:05
Présentateur

Commençons, Léna Luto, par la fin, c'est-à-dire par ces derniers témoignages. Par ces derniers témoignages, je voudrais vous faire commenter ce que « Leaving Neverland », ce film qui avait bouleversé le public en 2019, qu'est-ce qu'il nous permettait d'apprendre ? Pour la première fois, pendant quatre heures, on entendait deux garçons qui avaient été très proches de Michael raconter leur rencontre, leur vie avec lui, mais aussi leur famille, et notamment leur mère, ce qui était très important. et tout ça s'étalait donc sur plusieurs heures. Et c'est un documentaire très précis que moi, je trouve très bien fait. Dan Ryn est un très, très grand journaliste et qui est absolument atroce.

Et ce qui est intéressant, c'est que la succession et la famille n'ont jamais eu un mot pour les victimes. On parle quand même, là, sur 33 ans, de huit enfants qui accusent Michael Jackson d'abus sexuels. Il y a encore six enfants qui aujourd'hui sont grands mais qui ont des procès en cours. On va avoir deux procès cette année en fin d'année à Los Angeles sur le sujet, dont d'ailleurs celui de James et de Wade qui témoignaient dans Neverland. Et ce qui est intéressant, c'est que la succession n'a jamais attaqué le documentaire. Elle n'a jamais attaqué le réalisateur.

Ce qu'elle a fait, c'est qu'elle a retrouvé une vieille clause qui liait Michael Jackson à HBO, qui était la plateforme qui avait commandé le film. Et au bout de six ans de transactions, ils ont eu une énorme victoire. Ils ont obtenu, juste avant la sortie du biopic, qu'on retire le film de la plateforme et il sera visible maintenant qu'en 2019, quand Dan Reed va récupérer ses droits. Richard, le quoi que vous souhaitiez réagir ? En tout cas, je l'ai senti car vous sembliez en désaccord. Bon, Léna Luto, elle sait très bien ce qu'elle dit

15:03
Invité

et il y a une malhonnêteté effarante. Incroyable ! Parce qu'en fait, nous, on a avec...

15:08
Présentateur

Mais l'honnêteté de la part du film,

15:10
Invité

dans ce qu'elle dit et du film.

15:12
Présentateur

Bon, mais alors, je vous laisse avancer les arguments dans le respect des invités.

15:15
Invité

Il y a une autre liste, je vous permettez de donner une autre liste. C'est donc, je vais donner des noms, Taylon Zaytoun, Brighton James, Omer Batty, Brent Barth, Emmanuel Lewis, Sean Lennon, Will Skoen, Michael Gibb, Dave Deff, Jonathan Space, Aaron Carter, Jennifer Loviewicz, Kelly Parker, McCulley Culkin, Ryan White, et entre autres, ce sont tous les enfants qui, eux, pour le coup, ont défendu Michael Jackson après la diffusion de ce documentaire. C'est-à-dire que ce documentaire était censé créer un effet Me Too jacksonien parce qu'on est dans l'époque du Me Too. Dès que vous faites la bise à une fille, ça y est, vous l'aviez violée. Je ne le remets pas en cause. C'est un peu un très,

15:48
Présentateur

très, très grand raccourci.

15:49
Invité

Je ne le remets pas en cause des vraies victimes qui, des fois, d'ailleurs, souffrent de ce mouvement. C'est encore un autre débat, on pourra en parler une autre fois. Quoi qu'il en soit, ce documentaire a été débunké de A à Z. Avec Isabelle, on a fait partie d'un collectif qui s'appelait Légie Factual où on a démontré par A plus B toutes les incohérences, les inexactitudes et surtout les mensonges racontés par Dan Reed qui, d'ailleurs, a fait un volume 2 de Lévin et Valande qui a floppé en audience de façon magistrale parce qu'il est passé chez nous en France, je crois, sur Planète Plus Crime, un truc comme ça, parce que personne n'en voulait.

Channel 4 a remis le couvert avec un documentaire en début d'année qui revenait sur le procès de 2005 extrêmement orienté un petit peu à la façon de Dan Reed qui a aussi floppé. Donc, il faut comprendre qu'à un moment donné, ce qui est gênant, c'est que la suspicion vaut plus que le verdict du procès de 2005 et aussi du fait que notamment... Faut rappeler

16:36
Présentateur

ce procès de 2005.

16:37
Invité

En 2005, Jackson est accusé d'avoir agressé sexuellement Gavin Arvizo sous 13 chefs d'accusation et il est innocenté et donc il y a un verdict avec un vrai jury populaire. Il est acquitté à l'unanimité. Il est acquitté à l'unanimité, il n'y a pas d'appel. Au contraire, la mère de Gavin, elle, est condamnée pour parjure et fraude à l'aise sociale. Donc, en fait, on braque toujours le projecteur sur Michael Jackson et avec l'amalgame entre excentricité et actes criminels, je trouve qu'il y a un amalgame qui est assez dangereux qui est effectué. Le fait que Michael Jackson soit excentrique et d'ailleurs, il s'est expliqué de son mode de vie pendant ce procès, c'est une chose.

De là, l'accusé, effectivement, à avoir fait ce qu'il a fait et sans aucune preuve et avec des enquêtes du FBI sur plus de 10 ans, c'est autre chose. Léna Luto, vous souhaitez réagir ?

17:26
Présentateur

Oui, moi je dis que Michael Jackson est tout à fait présumé innocent. Il a été innocenté des 10 chefs d'accusation en 2005, mais on ne peut pas balayer que 8 enfants ont porté plainte devant les tribunaux, qu'il y a encore 6 enfants dont les procès sont en cours et qu'il y a eu deux litiges qui ont été abandonnés au pénal en 1993 et en 2020, donc bien après la mort de Michael Jackson, contre paiement pour le silence. Et il y a un procès qui a été perdu, mais pour vice de forme. Donc moi, je suis pour qu'on écoute les victimes présumées et ensuite, c'est au juge de décider. Une réaction, Isabelle Petitjean, vous souhaitez en adresser une également ?

18:11
Invité

Oui, tout à fait. Bon, par rapport à ce documentaire « Living Neverland », moi, je suis quand même assez atterré de la manière dont il est reçu sans nuance, comme s'il était la vérité. D'ailleurs, j'ai lu récemment sur France Culture, alors ça parlait en 2019, justement, c'était un billet dans le billet culturel qui évoquait ce documentaire en posant déjà la question de savoir si on devait censurer, est-ce qu'on pouvait escamoter la pop avec Michael Jackson notamment, et où on pouvait lire que finalement, entre le déni des fans et la censure des diffuseurs, ce qui était dommage, c'était le refus, je cite, infantilisant du réel dont personne ne s'en grandit.

Le réel étant quelques lignes plus haut, le documentaire de Dan Reed. Alors moi, si le réel est vraiment déclamé de cette manière sur la base, quand même, dans ce documentaire, il faut savoir qu'il y a ne serait-ce que trois énormités de mensonges, de témoignages. Par exemple, Seth Shuck qui parle d'être violé dans une gare qui n'avait même pas été encore construite. Il ne faut pas plus que trois minutes pour retrouver le document judiciaire qui avère les dates de construction de cette gare dans laquelle il aurait été violé avant même qu'elle existe.

Cette histoire aussi selon laquelle Robson était resté chez Michael Jackson toute la semaine, seul, sans ses parents qui seraient partis visiter le Grand Canyon et c'est pendant cette semaine-là que Michael Jackson aurait commencé à s'approcher de lui alors que finalement sous serment la maman de Robson par deux fois sous serment a dit que son fils n'était jamais resté seul à Neverland durant cette période. Il y a des documents judiciaires qui sont consultables en ligne et n'importe qui peut le faire.

Et ces fameux Robson et Seth Shuck dont on nous a seriné qu'ils ne s'étaient jamais rencontrés avant le Sundance qui donc leur témoignage ne pouvait être que vrai puisqu'ils étaient tellement parallèles et représentés tellement Michael Jackson de la même manière. Et là encore on a un témoignage notamment en présence de leur avocat qui est d'ailleurs le même avocat Maître Finaldi qui explique qu'ils se sont rencontrés en 2014 en sa présence donc c'est-à-dire juste après la plainte de Robson et juste avant celle de Seth Shuck.

Donc quand on a déjà en partant trois faux témoignages qui sont vraiment avérés pour le coup les documents sont là moi je me demande comment on ne peut pas poser le doute déjà sur le reste du documentaire et sur l'ensemble pourquoi prendre ça comme du pain béni je m'interroge donc vraiment je trouve qu'il y a deux poids deux mesures il y a énormément alors il y a quand même pas mal d'artistes qui se sont retrouvés y compris en France avec des affaires de cet ordre moral là moi quand je regarde dans les médias on n'a pas d'interrogation sur le fait de savoir s'il faut les censurer ou pas alors sans citer ces acteurs ou ces hommes politiques ou autres on a plusieurs mots à la bouche que ce soit sur France Culture ou Radio France en général c'est toujours alors la présomption d'innocence des principes

21:09
Présentateur

élémentaires en somme

21:10
Invité

oui voilà c'est quand même important de les rappeler par exemple je pense à monsieur Cohn-Bendit tout d'un coup quand même à sous-crédit il y a quelques lettres de soutien des parents donc finalement on peut s'en accommoder ou bien monsieur Polanski par exemple pour lequel finalement on estime qu'on ne doit pas censurer son film c'est scandaleux qu'on censure son film en scène Saint-Denis parce qu'à cause de ses accusations mais qu'on doit laisser le libre arbitre aux gens et que finalement son oeuvre elle appartient à la mémoire collective et qu'elle est utile pour l'établissement d'une conscience et qu'il n'y a aucune raison de l'interdire alors là pour là on a toujours des mots

21:45
Présentateur

je voudrais juste faire réagir l'ENA LUTO pardonnez-moi l'ENA LUTO sur une autre affaire celle qui a ouvert peut-être le train des accusations contre Michael Jackson l'affaire de 1993 qu'est-ce que vous pouvez nous dire à ce sujet elle se solde d'ailleurs par un montant versé à la victime présumée 20 millions de dollars versés par Michael Jackson à la victime oui et en échange comme le témoin ne pouvait plus ne voulait plus témoigner la procédure pénale a été abandonnée et ça c'est le premier grand procès qui a attiré l'oeil de tout le monde immédiatement le procureur a ouvert une enquête pénale il a perquisitionné Nerveerland et le petit Jordan Chandler avait donné des détails physiques très précis sur l'anatomie de Michael Jackson à l'époque Wade et James les deux fameux du documentaire de Dan Reed avaient témoigné pour défendre Michael Jackson et finalement au bout de quelques mois très rapidement Michael Jackson a préféré signer un accord de confidentialité et versé un chèque d'une somme colossale et ce qui est intéressant c'est qu'à l'époque la sœur de Michael Jackson avait dit sur MTV oui mon frère est à l'origine de crimes sur des enfants innocents et j'ai vu des chèques avec des sommes colossales versés aux parents et l'atoya va se rétracter sept ans plus tard en 2000 c'est troublant quand même Richard Lecoq que Michael Jackson verse effectivement ses montants ses sommes à ses victimes présumés en fait je vous écoute

23:28
Invité

et moi ce qui me fascine c'est les formulations que lui a payé qu'il y a 6 ou 8 procès actuels le procès actuel juste là-dessus une petite parenthèse la famille Casso qui porte plein contrôle moi j'ai bien connu Franck parce que j'ai côtoyé quand il est venu à Paris à faire la promo de son bouquin qui était une ultra géographie sur Jackson en fait c'est lui qui a vendu notamment les chansons sur lesquelles Jackson ne chante pas en fait il faut aussi voir qui accuse et encore une fois ce ne sont que des démarches aux civils 93 il se passe quoi Jackson va aller au procès il veut faire le procès il veut y aller son assurance et son entourage surtout ses avocats dont le Jean Branca qu'on voit dans le film qui se donne le méga rôle du coup t'es en tournée t'es numéro 1 partout le procès ça va être long ils ont trouvé une clause dans le dossier pour aller au civil encore une fois au civil sur un arrangement à l'amiable que paye l'assurance donc qui met son droit de veto à ce que veut faire Jackson du coup ça se termine comme ça et du coup au pénal de ses continus mais la famille encaisse le chèque surtout le père

24:29
Présentateur

et tout le monde prend le maquis et il n'y a plus de nouvelles pour bien comprendre ce que vous nous dites c'est que sa stratégie à l'époque c'était de se dire au fond il vaut mieux payer et ce même si les accusations sont infondées exactement surtout qu'au départ on a du mal à saisir le raisonnement

24:44
Invité

l'histoire c'est que c'est surtout le père de Jordan qui voulait réaliser un film qui s'appelle Robin des bois des hommes en collant d'ailleurs qui existe vous pouvez le voir c'est pas un chef d'oeuvre mais il existe et effectivement il volait 20 millions de dollars pour produire des films Michael refuse et donc à partir de là il dit si tu refuses ça va mal se passer je vais faire un truc tu ne pourras pas dire non et donc il fomente cette accusation il donne à son fils comme il est dentiste un anesthésiant enfin un sérum de vérité pour le faire accoucher de certaines paroles un peu sous un état un sérum de vérité c'est ce que les enquêtes disent c'est ce qui est retranscrit donc moi quand il décrit bon pour parler un peu graphiquement le pénis de Michael il le décrit de façon ironique parce qu'il dit qu'il est circoncis alors que lui il n'est pas circoncis enfin bon je ne vais pas entrer dans les détails qui devait scabreux Jackson se fait photographier deux fois les parties génitales par les policiers et ça ne donne rien le dossier continue il met dessus le FBI et il ne trouve rien donc le dossier se termine en septembre 94 merci au revoir mais c'est vrai que dans l'esprit du public c'est toujours et ça c'est relayé et je suis désolé de vous le dire beaucoup par les médias c'est il a payé non son assurance a payé alors le truc l'entourloupe l'assurance il boursait bon on paye en finale c'était un prêt parce que Jackson doit rembourser les années suivantes c'est le somme de boursé qui est à peu près estimé à 20 millions de dollars donc je pense qu'il faut pas seulement juste balancer des il a payé 8 ou 6 victimes machin c'est aller plus dans les détails parce que c'est toute la théorie de Brandolini il y a une fake news ça prend deux secondes à dire mais ça prend des heures voire des semaines voire des années à démentir ou en tout cas à expliquer

26:09
Présentateur

sans faire toute l'émission sur ce sujet une dernière question à propos justement de ces accusations Léna Lutto il y a peut-être Michael Jackson qui a participé lui-même à alimenter la rumeur à son encontre quand il expliquait qu'il n'avait aucun mal à partager son lit avec un enfant avec des enfants alors là aussi comment comprendre cette assertion Oui c'était mal tombé c'est-à-dire qu'en plein pendant le grand grand procès contre le petit garçon Gavin Arvizzo là où il y avait les perquisitions où les policiers avaient trouvé à Neverland une grande collection de pornographies et de photos d'enfants dénudés au même moment la télévision anglaise sort un documentaire auquel lui-même a participé et où il explique effectivement qu'il aime dormir avec des enfants comme ça c'est pas un problème mais c'est sûr que dans le contexte ça a fait des remous Je voudrais quand même qu'on parle de musique qui est au centre du film je sens que ça rend Richard Lecoq heureux mais je vais commencer par Isabelle Petitjean justement lorsque vous avez vu ce biopic est-ce que le talent de Michael Jackson son talent musical son talent scénique aussi vous en semblez bien retranscrit

27:30
Invité

Alors comme j'ai pas pu quand même répondre à ce qui a été dit avant vous me permettrez de faire un petit détour simplement pour dire que l'accord financier qui avait été établi avec Chandler contenait une clause qui stipule une non reconnaissance de culpabilité voilà première chose ensuite vous trouverez très facilement en ligne l'enregistrement de l'appel téléphonique du père du jeune Chandler qui dit justement à David Schwartz c'était le 9 juillet 93 qu'il va faire souffrir Michael Jackson et qu'il va lui en faire voir de toutes les couleurs puisqu'il ne veut pas financer le film voilà et pour revenir au fait que Michael Jackson partageait son lit non il faut être précis sur les mots il partageait sa chambre et il faut aussi savoir que sa chambre est en duplex et que Michael Jackson ne dormait pas dans le lit avec les enfants il ne dormait pas avec eux mais il dormait dans la même chambre et les enfants étaient à un étage et lui à un autre donc je pense que la précision c'est quand même le nerf de la guerre et encore une fois il ne faut pas être trop vague dans les propos histoire de brouiller un petit peu les choses alors maintenant moi je ne suis pas une musique puisque je suis musicologue et effectivement je trouve que Jafar a réussi cette performance quand même je crois qu'il a sué sang et haut pour atteindre en tout cas dans les plans qui sont montrés une approche assez honnête et réaliste des prestations et de l'énergie que Michael Jackson avait sur scène et même le petit garçon qui l'incarne enfant je trouve qu'ils ont vraiment fait un beau travail ils ont été portés par quelque chose mais même si la morphologie n'est pas exactement celle de Michael Jackson on peut parfois s'y tromper surtout sur les profils et en tout cas dans les restitutions des danses alors heureusement d'un point de vue vocal on n'a que la voix de Michael Jackson qui interprète les chansons de toute façon il aurait été très compliqué de faire des imitations ça aurait été plus ridicule qu'autre chose mais sur le plan en tout cas effectivement de la présence artistique et scénique moi je salue Jaffar qui a quand même réussi une sacrée prouesse

29:24
Présentateur

Jaffar je le redis qui est le neveu de Michael Jackson et qui incarne donc son oncle à l'écran Richard Lecoq sur la qualité justement de cette prestation scénique et musicale c'est un film qui aussi prend le pari

29:39
Invité

de ne pas avoir été tourné sur fond vert ou des décors artificiels où ils sont allés à la maison d'une sino de la famille ils ont tourné sur les lieux où les clips je pense à thriller ont été tournés en place d'un industriel à Los Angeles et puis effectivement il y a un vrai travail en même temps vu le budget ce serait quand même le compte que ce soit mal fait mais il y a un vrai travail de reconstitution de maquillage des exactitudes très très très simplement il y a un petit détail mais quand il y a un plan où donc Jafar Jackson a tous les Grammy Awards de Michael dans les mains dans nos cérémonies c'est dans les vrais Grammy bon c'est un détail donc c'est un peu à la marche mais on se rend compte qu'ils ont vraiment apporté un grand soin là-dessus ils savaient qu'ils étaient très attendus au tournant et puis en fait ce qui se passe c'est que le film en fait repose vraiment sur cette dualité aussi du père et du fils donc Joe et Michael et je trouve que l'acteur qui joue Joe est aussi incroyable et la musique c'est une vraie bande son parce qu'ils ont quand même sorti 2-3 titres pas forcément évidents et un peu moins connus notamment des frères pour appuyer des moments du récit pour illustrer des fois un moment du récit et ça c'est quand même

30:38
Présentateur

bien vu je trouve comment comprendre encore une fois Isabelle Petitjean que Michael Jackson dans l'histoire de la musique ait marqué une telle rupture qu'est-ce qui dans sa façon d'écrire de composer d'incarner aussi peut-être cette musique et ses chansons ont permis de marquer une rupture fondamentale dans cette histoire

30:56
Invité

je dirais que c'est un artiste visionnaire et pluridisciplinaire il a quand même ce particularisme d'être à la fois chanteur et danseur et d'avoir vraiment une finesse d'esprit par rapport à la manière de mettre en scène et en musique et en image d'ailleurs tout cela puisque les courts-métrages scénarisés tels qu'il les a mis tels qu'il les a en quelque sorte créés parce que pour le coup avant lui certes il existait des vidéos mais c'était plutôt des musicoramas et des scopitones il n'y avait pas de scénarisation d'effets spéciaux de choses comme ça ni de narration d'ailleurs parallèle aux chansons donc c'est quelqu'un qui a à la fois été novateur qui a porté la pop-musique aussi à des canons qui n'avaient pas été égalés pop-musique était égal un peu un mot péjoratif artificialité correction en studio c'est tout à fait le contraire Michael Jackson a une approche très artisanale très jusqu'au boutiste loin de tout cela il a aussi reconvoqué la danse et le visuel dans une musique pop qui était devenue une musique simplement d'écoute et puis avec ses courts-métrages scénarisés et cette espèce de manière d'être un peu multimédia avant l'heure il a réussi à porter finalement son message et je crois que Michael Jackson est en cela indéboulonnable qu'on discute du fait de le censurer ou pas c'est quelqu'un dont on ne pourra pas effacer c'est pas un artiste du passé finalement c'est un peu une mémoire vivante de la musique populaire il est un jalon central entre le passé et ce qui va être l'avenir après lui il a vraiment synthétisé toutes sortes d'influences qu'il a finalement agrégées à sa propre personnalité qui font que quand on le regarde aujourd'hui on ne dit plus oh tiens on dirait Fred Astaire ou Jane Kelly ah ben non c'est Michael Jackson voilà que ce soit d'ailleurs des influences blanches noires européennes classiques ou modernes ou urbaines et puis finalement aujourd'hui quand on voit tous les artistes d'aujourd'hui se réclament de lui donc même si lui on voulait l'évincer de quelque part on ne peut pas effacer un artiste qui est finalement devenu une grille de lecture et même si on voudrait l'oublier on continuerait à le voir à travers les autres donc il est vraiment un point de conjonction particulier de l'histoire de la musique

33:04
Présentateur

comment abordez-vous Léna Luto cette question de l'effacement de la censure de Michael Jackson oh ben elle n'a pas du tout eu lieu parce que plusieurs générations sont nées avec la musique ou ont grandi avec la musique de Jackson et sa musique est tellement extraordinaire les chorégraphies les clips que ça prend le dessus sur tout ce qui est poisseux et trouble moi ça me paraît tout à fait normal là j'ai vu qu'aujourd'hui la famille a réussi son coup parce que l'album La Bio du Biopic est numéro 1 des ventes devant tous les rappeurs en France Thriller et Bad sont devenus les numéro 1 et numéro 2 albums les plus vendus en bas de catalogue en streaming et aujourd'hui vous avez 12 titres de Michael Jackson qui sont dans le top 200 streaming donc c'est très très bien et moi je pense que sa musique elle est tellement géniale elle est tellement iconique qu'elle est intemporelle Richard Lecoq là aussi question musicale Michael Jackson beaucoup mieux beaucoup plus fort que Prince voilà

34:11
Invité

non en fait alors il faut savoir que vous savez que j'étais chez la mère de Michael le jour où Prince est mort je l'ignorais donc je peux vous dire qu'il y avait un énorme respect entre les deux on en a parlé un petit peu parce qu'effectivement il y a eu cette rivalité mise en place surtout par les médias à l'époque où Jackson fait Thriller et Prince fait Pulp Rale on est en 84-85 et effectivement il faut trouver un peu quelque chose qui va déboulonner Michael parce qu'il est tellement présent partout qu'il s'atture l'espace public et ça se comprend parce que voilà vous savez que les journalistes se trouvent de quoi dire et qu'on a tout dit sur Thriller bon qu'est-ce qu'on fait après c'est toujours notre faute alors pas tout le temps mais écoutez vous êtes pas mal de le dire je suis venu faire les points non mais bon il n'y a pas que vous il y en a d'autres aussi mais quand même vous n'êtes pas très loin je vous laisse poursuivre alors sur cette rivalité et donc il y avait la rivalité Stone, Beatles ah mais c'est magnifique Prince arrive plus ou moins même look un peu plus trash qui porte des stipans de cuir qui fait des solos de guitare incroyables qui a des filles autour de lui c'est super sexy c'est complètement sexué comme un hiver contrairement à Jackson qui est asexué beaucoup dans sa production et là c'est magique après non quand Jackson décède Prince s'isole pendant une semaine il parle à personne il est complètement défait il y a un vrai et puis bon tous les deux ont aussi ce problème avec l'âge qui avance de dépendance aux médicaments aux opus et d'autres et donc Prince quand on parle avec les fans de Prince ils savaient qu'il y avait aussi ce problème là qui était latent et qui risquait un jour de provoquer la chute non moi je trouve que ce sont deux génies dans leur domaine Prince c'est un multi-instrumentiste prouvé enfin vraiment incroyable qui peut vous sortir six albums en trois semaines mais Jackson c'est autre chose et puis Jackson c'est plus l'approche comment dire la vision d'un Walt Disney on regarde aujourd'hui un clip de Jackson comme des fois on regarde un Silly Melodies ou un vieux Disney parce que ça transcende un peu les années moi ce qui m'a un petit peu ébloui enfin surpris là récemment quand je suis allé à la soirée du lancement du film Au Grand Rex c'est de voir des 20-25 ans qui sont à peine nés quand Jackson est mort et qui sont là en train de chanter de se cosplayiser d'être un faux comme moi je les voyais il y a 30 ans quoi en fait et c'est ça

36:26
Présentateur

qui est assez incroyable Isabelle Petitjean en une minute car c'est le temps qui nous reste c'est ça aussi qui est fascinant son oeuvre traverse le temps et atteint les jeunes générations

36:36
Invité

ah oui moi qui fréquente beaucoup d'adolescents ils connaissent tous Michael Jackson même s'ils sont nés après sa mort parce qu'ils y viennent toujours beaucoup de choses aujourd'hui ressemblent on parle de Bruno Mars de Weekend voilà mais si vous regardez le nombre d'artistes qui aujourd'hui citent Michael Jackson comme étant une référence importante dans leur envie de faire de la musique ou autre parfois même des gens qu'on n'attendrait pas je pense à Julien Doré en France finalement ça attire la curiosité et les jeunes reviennent à Michael Jackson et moi je vois quand parfois ils me demandent de mettre des vidéos ils ont les yeux qui pétillent donc il y a quelque chose vraiment qui reste encore d'actualité chez Michael Jackson et finalement la vague actuelle ne fait qu'être dans sa suite mais pour l'instant voilà on n'est toujours que dans ses pas

37:19
Présentateur

merci beaucoup à tous les trois de ces explications de ce débat surtout Richard Lecoq Léna Luto Isabelle Petitjean tous les trois spécialistes et fans en partie de Michael Jackson merci également à celles et ceux qui ont préparé cette émission Antoine Hérald Diane Devancé Mathias Mégi Joseph Schlegel à suivre après le journal Tout Autre Univers mais dans l'art une fois de plus Georges Sand cette fois-ci Georges Sand est-elle une écrivaine socialiste ?

37:47
Locuteur

Merci d'avoir regardé cette vidéo !

Faut-il censurer Michael Jackson ? · Pourquijevote