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DébatC à vous (sur YouTube)· 11 mars 2022 10 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & famille

Pécresse/Zemmour : débat ou pugilat ? Avec Nicolas Bay - C à vous - 11/03/2022

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 50 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:07RelanceRéponse directe

    Je peux parler madame Pécresse ?

  • 5:09OuverteÉludée

    Pourquoi Éric Zemmour refuse-t-il de dire pour qui il a voté en 2017 ?

  • 6:30FerméeRéponse partielle

    La charia fait-elle partie intégrante de l'islam ? Oui ou non ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:23InvitéFait
    « Tout est bidon chez vous, madame Pécresse, dans la lutte contre l'immigration. »
  • 1:41InvitéFait
    « En vérité, vous n'êtes qu'une technocrate, une gestionnaire. »
  • 1:48InvitéFait
    « Mais son idéologie l'a conduit à se tromper sur tout. »
  • 1:54InvitéFait
    « Et c'est pour cela, monsieur Zemmour, que vous êtes décrédibilisé pour présider la France. »
  • 4:13InvitéFait
    « On voit bien que Valérie Pécresse joue un rôle de composition depuis le début. »
  • 4:23InvitéFait
    « Elle est une centriste, Macron-compatible. »
  • 5:20InvitéFait
    « Je n'ai pas compris par quels moyens il compte arriver à son objectif d'immigration zéro. »
  • 5:31InvitéFait
    « Je n'ai pas compris son raisonnement quand il explique qu'islam et islamisme, c'est la même chose. »

Temps de parole

  • Invité41 %
  • Invité 218 %
  • Invité 39 %
  • Invité 49 %
  • Présentateur8 %
  • Invité 56 %
  • Nicolas Bay4 %
  • Invité 63 %

8,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Hier a eu lieu le premier débat télévisé entre deux candidats à l'élection présidentielle. Valérie Pécresse pour les Républicains, Éric Zemmour pour Reconquête. Il est 20h25 sur TF1 et tout commence de manière courtoise.

0:13
Invité

Bonsoir Valérie Pécresse. Bonsoir. Bonsoir Éric Zemmour. Bonsoir.

0:17
Présentateur

Voilà, mais assez vite, le débat vire à la foire d'Empoigne, à tel point que Gilles Boulot et Ruth Elkrieff doivent intervenir, au risque de perdre quelques téléspectateurs en route.

0:28
Invité

Même, vous-même, vous-même, un autre, pas du tout, pas du tout, pas du tout. Je ne vous interromps pas, soyez gentil, arrêtez de m'interrompre tout le temps. Je ne vous ai pas non plus interrompu cette fois-ci, donc s'il vous plaît, laissez-moi. Juste un mot de civilité et d'intelligibilité. Moi j'ai laissé parler madame. Vous interrompez, oui, superposez vos voix, non c'est inintelligable. Vous n'avez pas pour la politique qu'elles ont mené, pourquoi ? Alors, moi je vais vous arrêter, je vais vous arrêter. Non, c'est vous qui êtes ridicule, vous êtes complètement ridicule. Je vais me poser une question et vous ne me laissez pas la répondre.

Bah non, c'est ça, écoutez, vous, parce que les spectateurs ne peuvent pas vous comprendre. C'est top, laissez-moi finir, laissez-moi finir. Non, non, non, c'est pas possible de vous entendre dire des choses pareilles.

1:07
Présentateur

Je peux parler madame Pécresse ? Mais au-delà des traditionnels, je ne vous ai pas coupé, si vous m'avez coupé, non, je ne vous ai pas coupé, les candidats ont souvent ponctué les questions de fond sur lesquelles on va revenir dans un instant, par des attaques directes et personnelles.

1:21
Invité

C'est une faute, c'est de la discorde monsieur Zemmour. Tout est bidon chez vous, madame Pécresse, dans la lutte contre l'immigration. Mais vous êtes un doctrinaire. Elle cesse de dire qu'elle est là pour faire. Les femmes ont le droit de s'exprimer. Oh, là je l'attendais celle-là. Tout le problème, c'est qu'un président de la République, ça doit savoir quoi faire. Une humanité dont vous avez fait preuve. En vérité, vous n'êtes qu'une technocrate, une gestionnaire. Mais son idéologie l'a conduit à se tromper sur tout. Vous êtes profondément une centriste et vous trahierez comme vous avez déjà trahi les électeurs de droite.

Et c'est pour cela, monsieur Zemmour, que vous êtes décrédibilisé pour présider la France.

1:59
Présentateur

Un débat qui au final n'a pas vraiment surpris Jean-Michel Apathy, éditorialiste politique sur LCI, au micro de Louis Amard et Thomas Bouglet.

2:07
Invité

Dans ce débat de chiffonniers, parce que c'était un débat de chiffonniers, je pense que Valérie Pécresse a été moins chiffonnière que lui n'a été chiffonnière. En période électorale, ce sont des débats, ce sont les tranchées. C'est toujours comme ça. C'est toujours, ne m'interrompez pas, vous me coupez la parole, vous racontez n'importe quoi, vous êtes totalement bidon. Enfin oui, c'est toujours comme ça. J'ai été surpris que les gens soient surpris. Moi, je pense que les débats, en gros, c'est rarement intéressant, sauf le débat de l'entre-deux-tours présidentiel, parce qu'il y a de la solennité dans ce débat. Et que ça contraint les acteurs à un peu de tenue.

Sinon, c'est des matchs de catch.

2:44
Nicolas Bay

Bonsoir Nicolas Bay.

2:45
Invité

Bonsoir.

2:46
Nicolas Bay

Député européen et depuis trois semaines vice-président exécutif de Reconquête, soutien du candidat Éric Zemmour. Merci de votre présence au lendemain de ce débat. Qualifié de pauvre par l'un des lieutenants d'Éric Zemmour, il le fait de façon anonyme, mais il le fait pour le Figaro. Patrick, vous l'avez vu, vous aussi.

3:00
Invité

Oui, il n'y a pas que la source anonyme du Figaro, parce qu'hier soir, il y avait un Space Twitter, vous savez, un espace où les militants de Reconquête pouvaient partager leurs sentiments après avoir vu le débat. L'Express en rencontre cet après-midi. Et ce n'est pas la grande forme, pas gros moral. Je n'ai pas été convaincu par son sourire gognard. Ce sont des militants à vous qui parlent. On s'attendait à ce que Valérie Pécresse se fasse plier en quatre. Et le fait que c'était plutôt équilibré la rend victorieuse. Vous avez vu ça ? Vous avez entendu ? Alors moi, d'abord, j'ai vu le débat, comme vous, manifestement.

Ce débat, effectivement, Valérie Pécresse a fait preuve d'une grande agressivité. Elle était vraiment sur la défensive, très agressive. Elle a contribué à effondrer le niveau, la qualité du débat. Toute seule. Et il y avait une vraie opposition entre Éric Zemmour, dont tout le monde a vu, qui restait calme, posé, souriant, argumenté. Il était plutôt dans une vision politique. Et elle s'enfermait dans des petites polémiques, des petites attaques incessantes, coupait la parole. Alors bien sûr qu'on a tous fait des débats politiques, on est habitués à la joute. Et parfois, on se coupe la parole. Parfois, ça monte un peu. C'est normal. Mais c'est vrai que là, elle était anormalement fébrile.

Et je pense que l'essentiel, finalement, c'est sur le fond. On voit bien que Valérie Pécresse joue un rôle de composition depuis le début. C'est-à-dire qu'elle est une femme centriste. En réalité, son projet politique est extrêmement proche. Je le dis, il n'y a pas d'agressivité dans ce que je dis. Je dis simplement qu'elle est très proche d'Emmanuel Macron en termes de lignes politiques. Et on lui fait jouer un rôle différent. C'est-à-dire qu'elle essaye d'aller sur nos idées, sur nos positions, en utilisant même nos mots et nos formulations, dans l'espoir qu'une partie des électeurs de droite la considère toujours comme une candidate de droite.

Alors qu'elle n'est pas une candidate de droite. Elle est une centriste, Macron-compatible. Et comme le disait Yves Zemmour très justement hier, il lui disait, mais de toute façon, vous êtes Madame 20h02. C'est-à-dire que dès le soir du premier tour à 20h, elle appellera à voter Macron, comme d'ailleurs elle l'a fait la dernière fois. Alors, vous voulez parler de Valérie Pécresse. Moi, je voudrais vous parler d'Éric Zemmour. Parce que c'est le sujet. Et je n'ai pas tout compris dans ce qu'il a dit. Et ce n'est pas une question de conviction. C'est une question de logique, de cohérence. Je n'ai pas compris pourquoi Éric Zemmour refuse de dire pour qui il a voté en 2017.

C'est quand même assez simple. Il le dit pour toutes les élections. En 2017, il ne veut pas le dire. Je n'ai pas compris par quels moyens il compte arriver à son objectif d'immigration zéro. Il a été questionné plusieurs fois par Valérie Pécresse. Il n'a pas répondu clairement. Et puis poussé dans les cordes par la candidate LR, je n'ai pas compris son raisonnement quand il explique qu'islam et islamisme, c'est la même chose, mais qu'il ne ferme pas toutes les mosquées en France parce qu'il tolère les musulmans qui pratiquent l'islam, et donc l'islamisme. Vous avez compris, vous ? Moi, je vais vous expliquer, parce que comme vous n'avez pas compris,

5:49
Nicolas Bay

et que je suis évidemment très bienveillant à votre égard...

5:51
Invité

Là, déjà, l'islam, l'islamisme, c'est pareil, mais on tolère les musulmans qui pratiquent l'islam. Qu'est-ce qu'il dit ? Il dit simplement que, bien sûr, il y a beaucoup de nos compatriotes de confession musulmane, ou de personnes étrangères de confession musulmane, qui respectent les lois de la République, et qui s'insèrent dans la société française. Ça, c'est incontestable. En revanche, il pose la question de la nature profonde de l'islam, qui n'est pas simplement une croyance, qui n'est pas simplement une spiritualité, mais qui est aussi une organisation politique et sociale. Donc les musulmans qui sont tolérés, ce sont ceux qui ne pratiquent pas la vocation profonde de l'islam.

Je vais terminer. Ceux qui renoncent à une partie de ce qu'est l'islam. Posons la question différemment, Patrick Cohen. Est-ce que vous êtes d'accord avec moi sur le fait que la charia fait partie intégrante de l'islam ? Oui ou non ? Non. Ben si, elle fait partie intégrante, puisqu'elle est dans les textes sacrés de l'islam. Non, non, non. Donc bien sûr que si. Non, c'est pas le cas. Non, mais bien sûr que si. Et si les musulmans renoncent à l'application de la charia, qui est l'organisation politique et sociale de la société, s'ils renoncent à cette partie-là, qui est à l'évidence incompatible avec la...

6:56
Nicolas Bay

Donc vous avez interrogé tous les musulmans de France pour leur demander, renoncez-vous à la charia ?

6:58
Invité

Il suffit simplement que, dans leur comportement, ils y renoncent. C'est aussi simple que ça. On n'en demande pas davantage. Mais écoutez, quand vous avez des sondages qui disent qu'aujourd'hui, plus de la moitié des musulmans, notamment des jeunes musulmans, considèrent que la charia, la charia, a une valeur supérieure aux lois de la République, eh bien ça pose évidemment un énorme problème, parce que c'est à la fois un code civil et un code pénal, la charia. Alors vous pouvez faire semblant de ne pas comprendre, Patrick Cohen, faire semblant d'ignorer la nature politique de l'islam. Mais c'est une réalité.

Et c'est une réalité qui nous rattrape quotidiennement et qui aboutit aujourd'hui à avoir un islam radical. Quand Éric Zemmour a dit... Non mais vous avez la clé, ce qui compte c'est la vision de l'islam, telle que les musulmans qui sont en France, la pratiquent. Écoutez, quand vous avez des centaines de mosquées, 500 mosquées, qui sont soit tenues par les salafistes, soit tenues par les frères musulmans, soit tenues par Milligouris... Mais ça c'est l'islamisme. Mais c'est pas l'islam. Zemmour dit l'islam et l'islamisme, c'est la même chose. Vous vous dites c'est l'islamisme, mais en réalité c'est un islam intégral, intégrant dans sa mise en œuvre, dans son application.

La charia c'est les textes de l'islam. Alors vous, vous êtes en train de... Vous voulez faire votre petite religion à la carte, s'il y a bien compagnie. Vous êtes en train de me dire... La charia fait pas partie de l'islam. Je ne connais pas de musulmans qui veulent imposer la charia en France, ni d'organisation. Malheureusement, vous ne connaissez pas de musulmans qui... D'organisation musulmane qui veulent imposer la charia. L'UEF, vous pensez qu'il ne veut pas... L'UEF, sa position officielle, c'est d'imposer la charia en France, vous êtes sûr de ça ? Et puis, ils ne disent pas forcément tout ce qu'ils veulent, mais... J'en reviens, on aura quelques mots à dire...

Vous faites les défenseurs des frères musulmans, alors. Moi ? Je ne sais pas, l'UEF c'est ça, c'est les frères musulmans. Mais l'UEF... Mais l'UEF... C'est des notions sur lesquelles vous êtes un peu flou. C'est moi qu'on puisse dire, mais... Je ne crois pas que l'UEF... Est-ce que vous trouvez normal qu'il y ait une majorité des jeunes musulmans en France qui considèrent que la charia a une valeur supérieure de la République ? Et c'est évidemment grave. Je ne débat pas. Donc, mais si, vous pouvez débattre. Ça ne pose pas de problème, c'est la démocratie, ça. Après, si ça vous traumatise, les débattes, c'est dommage. J'en viens.

Vous êtes extrêmement caricatural, alors du coup, c'est difficile de discuter. Qu'il y ait un mouvement à l'intérieur du monde musulman, l'islamisme, qui est profondément réactionnaire, et qui effectivement, y compris, veut remettre la charia, disons, acceptons-le, même si ça peut se discuter, c'est incontestable. Et que ce soit un phénomène largement minoritaire, mais influent, y compris chez nous de manière minoritaire, c'est influencée. Mais je vais vous dire, en fait, la vérité, c'est que depuis que les luttes de classe ne structurent plus le politique, il y a deux camps qui remontent.

Les nationalistes et à l'intérieur des religions, c'est-à-dire qu'on a repris deux vieux systèmes de pensée, le nationalisme que vous incarnez, effectivement, l'islamisme qui incarne les phénomènes de même nature dans d'autres cultures religieuses, d'ailleurs. C'est une chose qu'on ne dit jamais sur l'Ukraine, l'affrontement entre les orthodoxes ukrainiens et les orthodoxes de référence russe, qui compte aussi. Donc, effectivement, on a un retour du religieux et du nationalisme sur la scène politique. Bon, ils ne sont pas plus extrémistes que vous, à peu près autant.