François Ruffin demande sur BFM : "Le couvre-feu, ça s'arrête quand ?"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
à quand la fin du couvre-feu à 18 heures c'était la question que pose et françois ruffin tout à l'heure il est notre invité bonsoir vous êtes député de la france soumise de la somme et tu auras au plateau avec nous le professeur robert sebbag bonsoir vous êtes infectiologue à l'hôpital de la pitié salpêtrière à paris bonsoir françois ruffin le président vous a répondu en quelque sorte puisque l'information ce soir c'est qu'il se donne huit à dix jours pour trancher et lead en huit à dix jours on y verra plus clair sur l'épidémie pas de décision à d'ici là est-ce que c'est suffisant est ce la réponse que vous attendez il ya plusieurs choses d'abord le couvre-feu par exemple c'est pas une mesure qui doit être banalisé comme une routine bon ben il se persuade qu il a pu voir pendant quatre mois et on entend dans l'entourage du président il faut le normaliser c'est une mesure exceptionnelle peut-être qu'ils répondent à un état exceptionnel mais on ne peut pas la banaliser je rappelle que pendant l'occupation il n'y a jamais eu de couvre-feu à 18 heures il était à 20 heures pendant la durée de la guerre d'algérie le couvre-feu était à 20 heures ils n'étaient pas 18 heures donc c'est quelque chose d'absolument est inédit dans notre histoire et il faut pas que ça se perpétue comme ça sans que ça soit tranchée démocratiquement et sans qu'ils aient une discussion autour et ensuite moi la manière dont ça se décide avec le souverain qui vient nous dire dans huit à dix jours on verra quelle sera votre sort et moi je continue à réfléchir dans mon coin avec mes petits conseillers c'est une manière de faire qui est devenu inacceptable les pendant les premiers temps sur le premier confinement on était pris par surprise et là on pouvait dire bon ben voilà on agit dans l'urgence et on pouvait accepter cette manière de faire aujourd'hui que ce soit le chef de l'état tout seul avec un conseil occultes qui vient décider des mesures qui seront prises pour les étudiants pour le sport des enfants pour les commerçants de notre voisin à côté là qui fait de la sono et de l'éclairage qu'ils y bon ben voila moi pour moi ça peut plus durer je peux plus tenir est ce que je dois mettre la clé sous la porte je suis en train de bouffer ma trésorerie malgré des aides que je reçois ça peut pas être des décisions qui repose non entre les seules mains du souverain donc en fait là pour moi il ya une absence de stratégie il n'y a pas de lumière qui a allumé dans le tunnel et pour moi ça c'est lié une absence de discussion démocratique avec les acteurs qui pourraient être directement concernés c'est-à-dire que vous ayez une date que le président dira t'elle jours on va sortir du couvre-feu mais vous savez bien il est impossible de prédire pour l'instant l'épidémie n'est pas encore maîtrisée il avait donné un cap il avait dit à 5000 cas par jour on pourra sortir des mesures restrictives toujours est il qu'on n'y est pas aujourd'hui mais en tout cas le cap l'horizon la direction il y en a pas il y en a plus est ce que le vaccin et larmes miracle qui doit nous permettre de faire ça ils disent que oui bon si dit ça à partir de quel moment de quel pourcentage de la population qui est vaccinés à partir du moment où on a quelques pourcentages les plus de 65 ans qui sont vaccinées on peut se remettre à vivre un peu plus normale normalement il n'y a aucun indice qui nous est de se donner de ce côté là il n'y a aucune ouverture qui est fait pour nous dire voilà la direction comprend la ya plus de 600 scientifiques qui ont mis sur la table une stratégie zéro co vide en disant que par exemple il fallait utiliser l'été le les tests qui peuvent être faits à partie des eaux usées qu'il fallait y voir comment on pouvait utiliser masques ffp2 qui propose des outils pour une stratégie de là on est dans le zéro imagination c'est juste vous savez j'entends le rapporteur du projet de loi état d'urgence qui est un médecin qui intervient à l'assemblée nationale monsieur jean pierre pont qui nous dit bon si vous voulez confinement c'est un espèce de robinet quand il ya trop de cas ben on ferme le robinet quand ya pas assez de chaos lourd donc finalement le seul mesure qu'ils ont et qu'ils utilisent maintenant depuis un an mais sur les six derniers mois ça me paraît particulièrement cris lui criant c'est de douvres et ouvrir ou fermer le flux de population pour dire bon ben voilà c'est comme ça qu'on va gérer les choses on va restreindre les réduit les libertés individuelles on va les augmenter non maintenant il faut qu'il y ait une stratégie soit si le pourcentage de personnes vaccinées qui servent de guides soyez à d'autres instruments de traitement et ainsi de suite qu'on met sur la table mais là y'a ya aucune discussion publique vous savez c'est pas l'assemblée nationale que c'est discuter et cinq minutes discuter nulle part ailleurs qu'est ce qu'on propose aux étudiants qui non seulement là sont dans le tunnel dans un tunnel de pauvreté dans un tunnel de dépression parce que les mesures qui sont prises depuis un an à quoi ça conduit ça conduit à ce que un jeune sur deux se dit inquiet pour sa santé mentale un tiers disent avoir des idées suicidaires à ce qu'on soit pas servent à 20% de dépression dans la population donc ça ça doit être mis en la scion quand même avec un certain nombre de mesures qui pourraient être prises autrement auquel il faudrait réfléchir collectivement et là on est dans le zéro imagination françois ruffin qu'est ce que vous dites exactement est ce que vous dites que vous président là vous commenceriez ad confiner le couvre feu se serait terminée ou vous dit juste il nous faudrait une grille de lecture si tel ou tel indicateur est remplie il se passe ceci écoutez moi président pour reprendre la formule de françois hollande ça fait longtemps que j'aurais mis en place des groupes de travail beaucoup plus large rassemblant des étudiants rassemblant des commerçants rassemblant le monde de la culture raconte rassemblant les gens qui gèrent le sport et en particulier le soir pour les enfants est mis tout ça autour d'une table en disant voilà comment on peut se remettre à vivre normalement rassemblant des scientifiques qui amène des idées neuves et pas juste manier les oeufs à la fois le couvre-feu allez on va mettre 4000 policiers dans les rues de paris ce week-end pour vérifier qu'il ya pas de relâchement qu'est ce que ça veut dire le mot relâchement ça veut dire que les gens ont envie de revivre c'est pas criminel non plus est ce que l'on doit gérer c'est juste sa part des mesures policières je pense que quand on est dans le lait premier temps je leur dis dans les premières semaines qu'on est pris par surprise par ce virus on le comprend aujourd'hui un an plus tard ça n'est plus compréhensible que la totalité du pouvoir soit entre les mains d'un seul homme qui estime que bon bah finalement les universités vont peut-être pouvoir rouvrir un jour par semaine et puis à les commerces qui sont essentiels d'autres qui le sont pas et ainsi de suite ça n'est plus comme ça que ça peut être géré les trois parfums vous reconnaissez que la situation est quand même assez compliqué est-ce qu'on peut accepter onze mille morts par mois comme cela il est ce qu'on peut accepter cela est ce qu'il ne faut pas étant donné l'épidémie en venir à des mesures restrictives mais les jours restrictive on les a depuis un an maintenant simplement je dis ça ne peut pas être une décision qui repose entre les mains d'un seul homme vous savez il nous a dit nous sommes en guerre et une news a fait une longue comparaison avec la guerre de 14-18 où il y avait eu il ya eu pendant six mois c'est ça a été la dictature de l'état major pendant six mois on accepter que l'état major et la totalité des décisions parce qu'on pensait que ça serait une guerre brève et au bout de six mois et ballades micra ci s'est remise à fonctionner et on a pu laisser de tout ça entre les mains de l'état major ce que je demande c'est la même chose aujourd'hui c'est on n'est plus dans une guerre qui est courte on est dans une guerre qui est longue et donc c'était il ya plus de raisons que le tout le pouvoir s'est laissée entre les mains d'un état major qui en plus ne sait pas ce qu'il fait qui me font des décisions inefficace faut quand même le rappeler sur les masques sur les tests sur les vaccins il n'y a pas de stratégie vaccinale a par exemple aujourd'hui on pourrait nous dire à partir de quel pourcentage de la population française vaccinée c'est bon on peut se relâcher comme ils disent non ça ne nous est pas du tout dit est ce qu'on peut nous dire pourquoi on n'utilise pas la licence d'office pourquoi on n'utilise pas la réquisition pour produire en france davantage de vaccins plus vite non ce n'est pas du tout dit le seul outil qu'ils ont c'est de se montrer comme des folles face aux citoyens en lui disant sûr pas après 18h fais bien ton attestations et jeu et est peut-être que ce sont des mesures qui peuvent être utiles pendant un temps mais aujourd'hui il faut faire preuve de davantage d'imagination et les maîtres des tas d'autres mesures sur la table je le redis aujourd'hui à plus de 600 scientifiques qui ont mis sur la table un programme zéro co vide pour l'élimination du coc vide alors on peut discuter on peut dire c'est pas sérieux il ya des choses qui sont pas faisable à l'intérieur et tout ça mais il est trop en mai zéro kaulitz et ça le problème reste avec mon nom en soirée fars juliennois médecins il est possible mais est ce qu'on peut se retourner à la hausse reste avec moi je vous réponds corium dakar bon je vous dis quand même il n'est pas trop tard ça fait ça fait un an que ça dure et ça va peut-être encore durer pendant un an donc on a le droit d'avoir une stratégie qui soit pas de la semaine à la semaine mais qu'ils soient qui nous permette de d'ouvrir notre regard sur l'été l'automne et comment on va s'en sortir avec ça comment on va permettre aux gens de respirer à nouveau le professeur robert sebag et avec nos infectiologue à l'hôpital de la pitié salpêtrière à paris bonsoir professeurs mais c'est bien oui et d'opérations essayons d'être à oui je sais pas si tu écris sur ma feuille j'avance pas grave essayons d'être optimiste si jamais on va vraiment dans huit à dix jours vers un scénario de des serpents il faudra pas le rater ce ceux des confinement sais pas comment on peut l'appeler ceux des couvre-feux ce sera crucial à ce moment là bonsoir monsieur rufin il ya des mots interdits confinement et déconfinement on a de plus en plus peur de les prononcer moi j'ai regardé la situation en moselle et la situation à dunkerque quand on voit qu'en moselle par exemple j'ai pas été le seul à lire vous aviez 300 cas de variants comme on n'est pas très bon cinq ans séquençage ans l'adie sud africain et brésilien alors que c'est pas bail d'un caire variés anglais 80% avec des taux d'incidence parce que le gros problème c'est l'hétérogénéité avec des taux d'incidence qui était à 300 400 500 et là on n'a pas modifié les vacances des enfants alors qu'à cinq jours on aurait pu dû renferme les écoles on a apporté deux mille doses qui était un peu ridicule de vaccins et on n'a pas confiné entre guillemets ans au niveau territorial alors quand je vois cette situation s'il voulait qu'on nous voyons cette situation dit bon ben on confiera plus jamais parce que si l' on prend pas des mesures radicales on en prendra jamais on en prendra jamais on en prend très peu monsieur rufin a raison de parler des eaux usées en a on a vraiment un outil exceptionnel c'est le projet aubépines qui permet si vous les mêmes dentiste mais l'arrivée l'arrivée de l'épidémie l'arrivée de contamination on sait qu'à marseille les pompiers font un super on peut arrive à isoler une ville une maison cartier un village et là on pourrait alors là il ya des mesures on pourrait tester tous les endroits où on a trouvé la rn virale dans les eaux usées en test tout le monde est là on isole activement ce qu'on n'a pas fait moi je fais des notes là dessus alors on a apporté en moselle on a demandé aux pompiers de marseille de venir pour faire un petit peu au niveau des eaux usées alors après dès qu il a fait froid on à dire là il fait froid les gens vont être chez eux ça va être extrêmement extrêmement dangereux parce qu'en milieu clos c'est pas ventilé et là il fait beau oh là là il va y avoir un relâchement mais les gens vont sortir donc il faut voir aussi le côté positif des choses et puis là où il ya vraiment un problème et nous on le voit avec nos patients il ya un problème d'acceptabilité des mesures aujourd'hui et donc ça ça doit être pris en compte je veux dire les problèmes si vous voulez de dépression d'anxiété et d'insomnie que nous voyons ils sont de plus en plus important le problème des jeunes aussi parce que les personnes ou un hôpital beaucoup de jeunes mais les personnes me parlent de leurs enfants de leurs petits-enfants et là il ya un sujet qui est un sujet majeur et c'est pas simplement disant vous avez un euro et il ya la notion de perspective et puis vous savez tout ce qui est pris aujourd'hui toutes les mesures qui sont prises enfin on le répète depuis longtemps c'est pour ne pas faire exploser notre système hospitalier oui tout est fait là dessus et donc on regarde alors comme le lait sur le feu alala 3400 en réanimation il ya 5000 places au départ sera pas augmentée malheureusement depuis plusieurs mois et quand on dit à une pression de 60 à 70% réanimation ça veut pas dire que les 30% ils sont libres parce que demain on a un accident de la route à un infarctus un diabète des compensées on l'aimé où il ya une note pathologie on passe pas de la pathologie orco vide oui mais on en parlera on va en parler dans un instant et déjà on vient d'en parler merci à vous dr on voulait aussi revenir sur votre tweet qui a été bien commenté françois ruffin ce sera ma dernière question coin ça à paris pour cause assemblée et puis aucune boutique ouverte avec le couvre-feu obligé de me raser avec le liquide vaisselle il n'a pas forcément été bien compris ce message il est drôle en tout cas s'il n'y a pas de problème avec ça vous savez ben voilà vous savez lee moore n'est pas interdite même partant de covile je voudrais dire en réaction avec ce que disait le médecin c'est que il ya dans ce pays une immense intelligence je suis sur les eaux usées sur tout ça comme il le signaler il ya on a des scientifiques on a des chercheurs dans plein de domaines est ce que je vois c'est parce que on a concentré les décisions au sommet entre le mains de quelques hommes on se prive de toute cette intelligence pour le pays ce qui amène à des décisions complètement aberrante qui deviennent de plus en plus insupportable est ce que dit encore ce médecin c'est que il faut bien mettre aussi la ville et les vies épargnées mais aussi la vie sociale et qu'est-ce que ça produit sur les individus quand ils peuvent plus sortir de chez eux moi vous savez que j'ai que j'ai pas dis que je me la raze avec du liquide vaisselle une journée peu importe mais en revanche je pense à à tous les gamins qui font plus de foot qui font plus de vendre qui font plus de sport oui il ya des pubs sur votre antenne pour le pour lutter contre l'obésité moi je reçois des messages de personnes qui me dit voilà avant j'avais déjà les dans les salles de sport pour perdre du poids j'avais j'avais vaincu mon obésité je suis en train de regagner du poids j'ai des messages de mère de famille qui me disent bas je pu faire mes courses le soir à 18 heures parce que je vois directement récupéré mes gamins et donc il faut que je me presse allait faire entre midi et deux alors que c'était mon temps de respiration donc tout ça ça doit être pesé et ça peut pas être laissée entre les mains d'un seul homme il faut que les gens ils puissent avoir des lieux de débats des lieux d'expression des lieux d'intelligence publique collective avec tout le pouvoir soit pas laissée comme en 14 pendant six mois entre les mains de l'état major mais comme en 14 que ensuite la démocratie retrouve un peu d'ampleur pour se fixer des buts
François Ruffin