Stellantis : soutien aux salariés qui luttent ! - Bérenger Cernon | #QAG
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:30Bérenger CernonChiffre
« Pendant ce temps, d'autres sites du groupe obtiennent des investissements, des productions nouvelles et des centaines de millions d'euros »
- 3:30Bérenger CernonFait
« Malgré des milliards d'euros d'argent public versés à Stellantis, vous n'exigez toujours rien en contrepartie en matière d'emploi et de production »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
J'ai grandi dans un pays où l'on était fier de son chemin de fer, fier de sa métallurgie, fier de son industrie automobile. Une fierté ouvrière, une fierté syndicale, une fierté nationale. À Poissi, dans les Yvelines, en ce moment même, les salariés de Stellantis se mobilisent contre la case de leur usine et je les salue chaleureusement car à Poissie, [applaudissements] ce n'est pas seulement un site industriel que son s'apprête à sacrifier.
Ces 80 ans d'histoire ouvrière, la dernière usine automobile d'Île-de-France, plus de 1000 emplois directs et autant d'emplois indirects qui sont aujourd'hui menacé. Pour justifier cette case sociale, la direction de Stellantis change d'argument comme de chemise. Hier, on demandait au salariés de faire des efforts pour obtenir un nouveau véhicule.
Ils les ont fait. Ensuite, on a invoqué les normes européennes puis la concurrence chinoise. Pendant ce temps, d'autres sites du groupe obtiennent des investissements, des productions nouvelles et des centaines de millions d'euros.
La vérité est simple. Poiss a les compétences, les outils et les salariés pour produire. Ce qui manque, ce n'est pas le savoir-faire, c'est la volonté politique de défendre notre industrie.
Car derrière cette décision, il y a un choix de société. Veut-on continuer à arroser de fonds publics des multinationales qui délocalisent la production et suppriment des emplois ? Où veut-on reconstruire une filière automobile française au service de la transition écologique et des classes populaires ? [applaudissements] À Poissi, une alternative existe.
Produire un petit véhicule électrique ou hybride, sobre accessible, fabriqué en France sur le modèle des kices petites voitures légères japonaises. Un véhicule populaire, utile, décarboné. Exactement le titre de projet dont notre pays a besoin.
Malgré des milliards d'euros d'argent public versés à Stellantis, vous n'exigez toujours rien en contrepartie en matière d'emploi et de production. Alors, ma question est simple. Quand allez-vous enfin agir et êtes-vous prêt à soutenir l'implantation à Poissi d'un véhicule populaire fabriqué en France pour sauver les emplois et l'avenir industriel de notre territoire ?
Je vous remercie. M.
Bérenger Cernon