Audition sous pression au Sénat de la centrale d’achat européenne de Leclerc
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Alors, ma première question portera pardon sur votre positionnement géographique et sur bien sûr les lois auxquelles vous êtes soumis puisqu'il semble il apparaît que vous êtes également soumis aux lois françaises. Vous fournissez ou en tout cas aux lois égalimes, vous fournissez le leader de la distribution française qui a plus de 25 % de part de marché. C'est donc normal qu'une loi qui concerne l'encadrement à la fois des pratiques euh mais aussi des prix en quelque sorte puisque il y a effectivement euh la question des prix euh au producteurs et de la la matière première agricole euh vous concerne également.
Euh pourtant vous êtes vous avez beaucoup lutté pour ne pas être concern enfin pour ne pas répondre à la direction générale de la concurrence de la consommation et de la répression des fraudes en février 2024 lorsqu'elle a demandé un certain nombre d'éléments. Est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi vous avez à ce point-là lutté pour ne pas répondre à notre instance de de concurrence ? là de en tout cas qui vérifie que nos règles sont bien respectées.
Madame la rapporteur, effectivement Eurelec euh euh je vais parler au nom notamment de nos actionnaires aussi Réveux et et Aold de l'aise euh qui probablement se sont euh senti interpellés et n'ont pas forcément compris pourquoi on leur demandé d'appliquer un droit qui n'est pas le leur en tout cas qui n'est pas déjà le droit de la société Eurelec puisque la société Eurellec comme vous le savez est basée en est basé déjà en Belgique. Mais d'autre part et surtout effectivement je vais revenir probablement après comme vous parlez de 2024 nous avons fait valoir nos droits en terme de société belge et surtout le droit par rapport à nos contrats et fait reconnaître par le tribunal de Bruxelles l'applicabilité du droit belge sur nos contrats et surtout la protection du secret d'affaires qui nous a effectivement qui nous a qui a a mis en comment dire à confirmer que la DGCRF n'avait pas compétence pour aller intervenir en dehors des frontières françaises et comment dire intervenir sur les activités économiques de RELEC qui étaiit en Belgique. Et peut-être pour reprendre parce que je pense que c'est je vais peut-être je vais peut-être rebondir tout de suite puisque le 14 août 2024 la DGCCRF rend publie une amende de 38 millions d'euros à l'encontre de RELEC et en cause la non respect le non respect de la date butoire pour conclure les contrats entre les fournisseurs établis en France.
Alors pour répondre à votre question et reprendre le point le point précédent puisqu'ils sont ils sont liés tout d'abord comme on l'a dit Eurelec a été cré en 2000 16 par RV Eurelec avant même que l'on parle d'égalim ou de je pense debutoir à l'époque c'est pas c'est quelque chose qui en tout cas qui qui fait assez peu de sens dans une négociation européenne et pour nos partenaires européens d'ailleurs assez absurde de penser que Relec a été créé pour échapper enfin pardon que CAD a rejointelec en 2024 pour échapper une loi française qui ne le concerne pas Et à cet égard al de manière très simple par rapport aux amendes que vous citez évidemment Eurelec et ses actionnaires notamment Rveux et et à Hold de l'aise contestent ces amendes et l'application du droit français et on comment dire en utilise d'ailleurs tous les recours. Les contentieux sont en cours utiliser tous les recours auprès des juridictions françaises comme des juridictions belges. on avait évoqué qui nous ont donné raison notamment et des juridictions européennes et c'est en cours pour justement bah faire régler cette question de droit qui se pose et en tout cas pour nous faire reconnaître la primauté au-delà du droit ba surtout du droit européen et la question essentielle qui est comment faire fonctionner ce marché unique et ne pas l'entraver par des réglementations nationales qui par une application extritoriale viendrait entraver le bon fonctionnement du marché unique qui est exactement ce qu'on fait ce que j'ai décrit en introduction avec Stéphane et que si on les entravait, elle posera un problème de droit européen.
C'est exactement cette question qu'on pose et qui est actuellement en cours euh la justice française a quand même confirmé sa compétence hein pour juger les litiges qui concernent relac et d'autres centrales d'achat autour de pratique restrictives de concurrence reproché euh par l'État français pardon. Euh donc on voit là qu'il y a quand même un vrai sujet, c'est-à-dire que la France euh a fait effectivement un travail législatif pour protéger un certain nombre d'éléments qu'elle estime que le législateur estime avoir à protéger et se dire que le premier distributeur de France échappe ou essaie d'échapper à cette réglementation, c'est quand même très embêtant. Bah comme comme on on l'a évoqué à l'instant, la la vraie question, c'est la question de comment exercer à l'échelle européenne une activité qui s'inscrit pleinement dans les principes du droit européen et et du marché intérieur.
Et effectivement comment des acteurs notamment comme par Rveux et Hold de l'aise s'ils ont rejoint et s'ils ont construit enfin construit déjà à l'origine et ensuite rejoint EurC, c'est effectivement pour comme objectif de réaliser bah le la promesse du marché intérieur et non pas effectivement d'être entravé par des lois nationales d'un État membre ou d'un autre qui on regarde une extraterritorialité qui aujourd'hui n'est pas reconnue. C'est d'ailleurs pour ça que le tribunal de Bruxelles a pris cette décision qui a reconnu qu'il n'y avait pas d'autorité de la DGCRF qui est une autorité de contrôle française sur les activités de RELEC en Belgique. Donc c'est dans cet objectif et ce principe effectivement que on exerce notre activité depuis 10 ans et que l'on conteste les contentieux que la France effectivement adresse à Eurelec en Belgique.
Peut-être juste une petite précision monsieur. Donc on comprend bien que vous exprimez au nom de vos actionnaires Rveux et H de l'Est. Nous la question qu'on vous pose c'est est-ce que le CLER considère que les produits qui sont achetés par votre centrale d'achat et qui sont destinés au marché français ne doivent pas respecter les règles françaises ?
Le sujet c'est pas de savoir en fait ce qu'on applique quand on est effectivement sur votre siège en Belgique. Le sujet c'est de savoir quel réglementation on applique au produits qui transitent finalement et peut-être même pas physiquement en fait par [rires] par chez vous mais qui sont commercialisés en France suivant le droit français. Donc et moi je veux la réponse qui concerne le Clairc.
Bon, déjà pour les amendes qui sont en cours, vous avez bien compris que les contentieux étaient en cours, on pouvait pas aller beaucoup plus loin sur sur cette questionlà sur sur la question. Moi, je suis à Eurolec et je suis comment dirais-je lorsque je montre négocier à Eurolec, je négocie des multinationales avec mes partenaires AOL, de l'aise et Rveux. Donc je suis un des trois partenaires et ces multinationales qui sont aujourd'hui négociés sur sur Bruxelles, on est aujourd'hui oui sur le droit belge.
Mais vous les recommercialise bien monsieur dans votre magasin. Je ne sais plus vous nous avez dit que vous étiez dans le tarné Garon donc ils sont bien commercialisés sur le le sol français les produits dont nous parlons. Je ne suis pas dans le tarnegaron mais dans le lot. dans le Lot, excusez-moi, Lot, j'ai j'ai des des produits d'alliance locale euh que j'achète à côté, mais j'ai également des produits de multinational qui sont produites, comment dirais-je, peut-être en France, mais pas forcément qu'en France.
Moi, je vous parle de commercialisation là, je vous parle des règles de commercialisation. Je vais relaisser la parole à madame la Oui, la le rapporteur. Mais je veux bien, on voudrait vraiment qu'on parle de l'entreprise Lecler, c'est celle qui nous intéresse aujourd'hui, et de ce qui est commercialisé sur le sol français.
Vous nous avez invité madame la présidente rapporteur en tant queellec. On parle ici toi Stéphane comme administrateur, moi comme directeur général pour Eurelec. Et donc RELC effectivement euh ce sont ces trois actionnaires qui prennent ces décisions ensemble et qui ont une activité qui est la négociation et l'approvisionnement à l'échelle européenne.
Donc euh effectivement déjà au-delà de s'inscrire formellement dans ce droit qui s'applique chez nous qui est le droit belge et droit de nos contrats euh qui est effectivement le le droit belge dans cette négociation européenne, notre objet et notre travail c'est la négociation et l'approvisionnement européen. Non, mais c'est bien de ça dont on parle, mais dans dans cette négociation et cet approvisionnement, ben il s'agit également de la France qui a ses propres règles et vous êtes incidence une institution française et qui notamment euh travaille sur l'application de ses règles et étudie l'application de ses règles, mais travaille également et c'est le cas de notre commission d'enquête sur les négociations commerciales. Alors, je vais un peu changer le de sujet et parler, j'allais dire de la sévérité et des tensions des négociations commercial puisque vous en êtes, j'allais dire les principaux instigateurs puisque c'est vous qui négociez pour une grande partie, plus de 25 % de part de marché en France, donc pour une grande partie euh de la de la grande distribution française.
Euh que pouvez-vous nous dire sur les tensions et sur les mauvaises pratiques de négociation commerciales ? euh dont euh enfin voilà dont la grande distribution est tout le temps accusée. Avant de te laisser la parole Stéphan, juste un point par rapport à au point pour conclure le point précédent.
Euh je rappeler que l'ensemble des distributeurs européens euh écrasante majorité évidemment ne sont pas français puisque c'est l'Europe sous la bannière de recommerce a à a déposé une plainte auprès de la Commission européenne contre la France justement sur la problématique de l'extraterritorialité des sal français qui pose des des vrais problèmes de marché intérieur qui sont au cœur aujourd'hui je pense des enjeux de compétitivité et de la souveraineté économique don vous par juste le rappeler pour indiquer que notre enjeu est européen effectivement des des questions importantes de droit se posent. Ils sont C'est très intéressant de nous entend dire ça parce que vous êtes quand même vous représentez ici l'approvisionnement de 27 % de l'alimentation enfin de l'alimentation des produits vendus en grande surface dans les grands magasins en France. Donc c'est pas négligeable.
C'est un c'est un/art de part de marché. C'est pas négligeable. Et donc ça nous intéresse de savoir ce que vous pensez du fait de suivre et d'être d'avoir de suivre la réglementation française et de respecter ce qu'elle demande sachant que quand elle le demande c'est aussi pour pouvoir respecter les producteurs.
Mais je reviens sur les tensions qui caractérisent les négociations commerciales. Est-ce que vous pouvez nous expliquer comment chez vous les négociations commerciales se passent et quelles sont les pratiques les pratiques que vous avez vis-à-vis de vos fournisseurs ? Est-ce que la violence des négociations commerciales telles qu'elles nous sont rapportées où vous demandez 25 fois à vos fournisseurs de venir ou vous les renvoyez ou vous les renvoyez à un quart d'heure du moment de rendez-vous et cetera ?
Est-ce que tout ça existe chez vous ? Comment ça se passe ? Comment se passent les négociations et quels sont vos leviers pour obtenir les meilleurs prix puisque c'est ça votre objectif si j'ai bien compris.
Alors, on pèse bien 25 % de la grande distribution en France, mais maintenant la grande distribution ne pèse toujours que 40 % de tout ce qui est produit en France. Ram ramener sur la consommation presque 8 ou 9 %. Je sais, j'ai dit 25 % de la grande distribution.
C'est exactement le chiffre que j'ai utilisé pour les les tensions qu'il y a dans le dans les rendez-vous avec les fournisseurs, bah il y a pas il y a pas de tension plus que cela dans dans les rapports que l'on a. Je dis toujours pour pour trouver un accord, il faut être deux dans n'importe lequel des cas. Donc ça ne se fait pas comment dirais-je avec de la tension.
Et une nouvelle et une nouvelle fois, je suis également quand je rencontre les fournisseurs euh à Bruxelles, je suis avec mes collègues de Réveux et mes collègues d'Aold de l'aise, d'accord, qui sont comment dirais-je sont pas des Français hein. Donc déjà, ils ont un mode de fonctionnement qui qui peut qui peut être complètement différent du nôtre. Et cette notion de tension, je je m'excuse, mais elle n'y est pas elle n'est pas présente cette notion de tension.
Elle n'existe pas. D'accord. pour pas dans les propos que vous semblez évoquer.
Et pour compléter ce que dit Stéphane pour pareil partager hein et partager avec vous la réalité européenne qu'on vit au quotidien. Euh déjà la c'est des questions vous posez en fait des questions qui qui ne sont pas posées à l'échelle européenne dans les dans les avec nos nos partenaires européens qui soit d'Allemagne ou du Bénéxe. Aujourd'hui effectivement nos négociations se déroulent où on invite les industriels de tous les pays européens quel y sont et pour se rencontrer à Bruxelles.
On discute. On discute de quoi ? De cette comparaison et de cette compréhension des différences de prix qu'il y a entre les différents pays européens.
Nous ce qu'on demande c'est une transparence cette niveau et qu'on comprenne d'où viennent ces écarts pour ensuite qu'on puisse se mettre d'accord. Et je dirais ces questions-là, c'est des questions qui ont quand on arrive à Bruxelles et quand on est au-delà des frontières françaises, je dirais on travaille sur sur le fond et on avance dans ces négociations. Euh et ce sont des sujets qui importent moins.
Et et en tout cas, comme je disais tout à l'heure, moi dans les différents rendez-vous que j'ai pu faire en Allemagne, aux Pays-Bas ou autres, on nous a jamais interpellé en notre rôle de centrale européenne. Au contraire, ils étaient plutôt heureux qu'on puisse jouer ce rôle de lutter contre les discriminations dont souffrent les consommateurs entre les différents pays européens. Alors là, vous disiez donc que les que les négociateurs négocient ensemble, c'est-à-dire que vous négociez avec vos partenaire européens.
Absolument. Donc vous négociez les mêmes prix avec vos partenaires européens européens. Le le même prix, ça pourrait être un souhait. tout du moins, on on est complètement aligné euh sur le travail qui a pu être fait par rapport à un tarif qui arrive et et une une vision qu'on peut avoir de la matière euh agricole, MPI ou autres.
Donc, on s'aligne entre nous et nous recevons les fournisseurs ensemble et en face de nous, il y a également les fournisseurs de l'ensemble des pays. D'accord. Mais alors là, il y a quelque chose que je comprends pas parce que les autres distributeurs disaient qu'ils ne connaissaient pas les conditions générales de vente euh des autres actionnaires de leur centrale.
Ça n'est pas le cas chez vous. chez vous, vous partagez tous les conditions générales de vente de vos fournisseurs. C'est ce que vous nous dites.
Alors, je pense qu'il faut il faut être faut être bien précis pour être sûr de de comment dire de décrire exactement les choses pour pour répondre à votre question he qui effectivement est est importante. Nous nous sommes une alliance à l'achat pour la négociation du prix d'achat européen. par construction même, c'est le sens même de notre travail de pouvoir comparer les prix qui sont demandés par les industriels entre les différents pays européens et donc par essence même, nous comparons dès le début de la la négociation les différents prix proposés par les industriels pour les différents distributeurs et pays qui sont concernés.
Ensuite, on les négocia ensemble. Donc évidemment, nous comparons ces conditions mais ce n'est absolument pas illégal. Au contraire, c'est le principe même des alliances, comme je l'ai dit en introduction, qui est reconnu et qui est même décrit dans les ces règles européennes, ces règles d'étées par les autorités concurrence européenne.
Donc là-dessus, c'est c'est au-delà d'être d'être licite, c'est même le principe même de cette construction européenne et de ce marché intérieur qu'on fait vivre via ce partage d'information. Évidemment, ce qu'on partage entre euh entre nos partenaires, c'est ce qu'on négocie au échelle européen, c'est-à-dire les les prix d'achat. Tout le le les autres éléments, ce sont des éléments que l'on ne partage pas. euh à la fois parce qu'il y a pas d'objet et aussi parce qu'il y a des règles de concurrence là-dessus très strict qu'on respecte et en pleine je dirais partenariat échange et contrôle avec les autorité de la concurrence européenne les éléments qui n'ont pas être partagés entre nos partenaires ne sont pas partagés et il n'y a pas d'échange d'information dessus notamment ce qui est aux dimensions national par contre les conditions générales de vente elles le sont.
Je vous remercie. Alors, il y a plusieurs personnes qui affirment et qui ont affirmé ici au micro où vous êtes que les industriels euh de l'agroalimentaire se trouvent en situation de dépendance économique à l'égard des distributeurs compte tenu de la concentration du secteur qui accentue les alliances à l'achat. Quelle est votre appréciation de cette remarque ?
Mais comme je l'ai dit dans mes propos, on pèse l'alliance, elle va peser 3 % en moyenne euh chez chez le fournisseur. Nous nous sommes à Eurelec qu'en face des multinationales. Nous n'avons que des multinationales, pas de PME, pas de coopérative agricole, que de la multinationale qui vont jusqu'à 100 100 milliards.
On on pèse on pèse peu, il y a aucune dépendance. Le rapport de force, il est inversé. Et pour compléter le propos de Stéphane et répondre à votre question très précisément, euh ce que vous parlez quand vous parlez de dépendance euh ou de but de position dominance, c'est des concepts de droit de la concurrence extrêmement précis, hein.
Et évidemment que on est tenu de respecter. On n'est pas dans non droit. On est une société en Belgique, on est en respect du droit à la concurrence en Belgique et surtout en respectée.
Puisquon une activité européenne et comme je pense que ça voulerait pas échapper, les autorités de la concurrence qui s'expriment très régulièrement à ce sujet regardent attentivement le fonctionnement des alliances européennes n'ont à ce stade jamais trouvé de cas ni de dépendance ni d'abus de position dominante sur des acteurs. Sinon, ben vous on le verrait. À contrario, comme j'expliqué en introduction, euh il y a déjà eu plusieurs euh amendes extrêmement importantes des autorités de la concurrence européenne contre des industriels qui pratiquaiit des discriminations entre les pays.
J'ai cité notamment ces 300 millions d'euros d'amendes sur un grand industriel américain, la confiserie et du chocolat effectivement qui lui a abusé euh par une des restrictions des pratiques de restriction de concurrence de discrimination territoriale. C'est la réalité à laquelle on est confronté effectivement dans lequelle on essaie de s'inscrire dans le respect du droit à la concurrence européen. Je vous remercie.
Les centrales d'achat Concordis et Vrest qui, si je ne m'abuse sont un peu vos concurrentes en fait, en tout cas font le même travail que vous. Elles ont récemment publi diffusé la liste de leurs fournisseurs. Vous ne l'avez pas fait ?
Vous pouvez nous en parler ? Oui. Non, nous on on ne l'a pas fait.
On on on a cette liste et les fournisseurs n'ont pas forcément souhait à ce que ça soit mis sur la place la place publique non plus. Concordis et vrais ont peut-être voulu faire de de la com à travers cela. Nous c'est pas c'est pas notre choix et avec Hall de l'aise et et Rveux on n'est pas dans dans ce modèle là.
Très bien. Est-ce que peut-être juste est-ce que vous pouvez nous donner le nombre des fournisseurs en 2016 au moment de la création et le nombre des fournisseurs aujourd'hui ? Nous en avions quatre en 2016.
Oui. Aujourd'hui, on a 46urs. Donc effectivement, comme l'a dit Stéphane très justement, on est tenu par des accords de confidentialité avec nos nos fournisseurs pour des questions évidentes de secret d'affaires.
Et donc bah, on ne communique pas la liste des fournisseurs de nos partenaires industriels. C'est notre business et nos affaires entre eux, eux et nous. Mais je pense qu'ils en sont très contents à cet égard.
Euh donc même même de manière non officielle, vous ne souhaitez pas nous la communiquer. Euh alors la liste des des comment dire vous vous posez la question en terme de de fournisseurs. Donc on a 46 aujourd'hui et et de toute façon ce sont des fournisseurs tels que l'a dit Stéphane qui sont des grandes multinationales présentes dans différents pays et qui sont de toute façon c'est des c'est les grands acteurs du du PGC internationaux que qui sont qui sont connus.
Alors que cette possibilité de nous communiquer des éléments sans que nous les rendions publics. C'est ça que je veux dire. Si vous pouvez nous d'ailleurs si vous pouvez nous les nous la communiquer, pardon, je vous la demande officiellement lors de cette audition dans le respect du secret des affaires.
Bien pas dans le respect du secret des affaires, mais nous respecterons bien entendu nous la confidentialité des documents que vous nous que vous nous envoyez bien entendu. Alors, est-ce que vous pouvez nous dire si sur cette liste dont que vous allez nous communiquer mais dont nous ne ferons pas de publicité, certains de ces fournisseurs sont des PME ? Non, je le je leurais dit, il n'y a pas une pas une PME et pas de coopérative agricole, que des multinationales, uniquement des multinationales.
Très bien. Ben écoutez, je avec des produits transformés. Non, non, je vous remercie.
Je voulais simplement que ce soit très clair parce que c'est un des sujets bien sûr qui revient souvent cette obligation d'aller sur des centrales européennes pour négocier alors qu'on est sur le territoire français, qu'on pourrait négocier en France. Mais vous nous disiez quand même que 20 % des industriels avec qui vous travaillez sont des industriels du territoire français. C'est ça.
C'est-à-dire sur les 56, si je je calcule, il y a 14 entreprises qui sont des entreprises françaises. Non. Alors, je peut-être donner une perspective notre activité européenne aujourd'hui.
Donc, on a 46 industriels qui sont effectivement des des partenaires industriel de Redec à l'échelle européenne. C'est entreprises dont les tailles taille moyenne de nos de nos industriels, c'est à peu près 200 comment dire, c'est entreprises qui font entre plusieurs milliards d'euros de chif d'affaires à l'échelle mondiale, certaines jusqu'à 100 milliards d'euros de chiffre mondial ou de dollars à l'échelle mondiale. Entre 1 et 100 milliards, vous nous avez dit tout à l'heure en terme de chiffre d'affaires.
Oui, l'échelle mondiale de ces entreprises sont toutes multinationales et très grandes. Nous, pour donner une idée de quoi on parle, le chif d'affair à l'achat moyen par industriel chez nous, c'est de plusieurs centaines de millions d'euros. Euh certains montent quasiment même au milliards d'achats.
Donc, on est vraiment on est très très loin des PME. On est chez beaucoup des entreprises beaucoup plus grandes. Et là-dessus, on a neuf industriels dont le siège social est en France.
C'est ça la réalité. siè est en France mais dont évidemment leur activité d'industriel et de commercialisation est européenne puisque ce sont des industriels qui ont des usines dans toute l'Europe et qui approvisionne des magasins à travers à travers toute l'Europe. Très bien, c'est ce que je voulais savoir. calcul était pas exact mais on est bien à une dizaine d'entreprises qui sont des entreprises dont le siège social en France et et tous les et tous les industriels présents chez Euralec sont chez nos partenaires.
Oui, c'est bien pour ça que la question de la confidentialité dont vous parlez, ça ne tient pas vraiment sur la liste des fournisseurs ils sont chez Rux et à Hall de l'aise ils sont présents chez nos partenaires. Mais ils sont aussi pour une grande partie ces fournisseurs chez Concordis et chez Everest et sur leur liste, j'imagine. Donc c'est pour ça que ça tient pas très bien la route votre excuse de confidentialité, j'imagine.
Mais ça ça vous appartient, il y a pas de problème, vous nous la fournirez. on l'aura quand même, on la comparera et on en fera notre travail qui est notre travail de contrôle. Alors euh moi, j'aimerais savoir quel est votre interaction avec la centrale de service Copernic ?
Alors et puis et puis en vous posant cette question en fait euh je vous pose la question du déroulement des négociations commerciales. Un fourniss en est-il des services ? Comment ça se passe ?
Est-ce que c'est vous qui l'envoyez ? Est-ce que vous avez vous-même des services de coopération commerciale ? Enfin, comment ça se passe ?
Expliquez-nous ça. Nous n'avons aucun service au niveau de relèc. Copernic, je je le je connais Copernic puisque je suis coopérateur et donc dans mon magasin euh il y a des notions de service qui arrivent et Philippe Michot vous en a parlé, ça rentre dans la marge globale qui a été évoquée par Philippe Mich à l'entoure de 26 et demi.
Ça c'est Copernic. Eurelec n'a aucun lien avec Copernic. Eurolec négocie avec ses partenaires Rveux et à Hallowe point.
Il y a pas de service et le fruit de ce résultat va redescendre en magasin à 100 %. À 100 %. Il y a zéro services sur vos négociations internationales.
Z service. Zéro service. D'accord.
Au niveau de RELEC, zéro service. Très bien. Mais vous leur demandez d'aller négocier avec Copernic quand même.
Ah non mais Copernic c'est un autre périmètre. J'ai d'autres collègues qui s'en occupent. D'accord.
Je m'occupe absolument pas de Copernic. Vous ne dites pas à vos clients OK, on se met d'accord sur 97 et vous passez voir Copernic. On a aucun lien.
Eurelec n'a aucun lien avec Opernic et moi en tant qu'adhérent, je suis responsable de la négociation du prix sur un produit à Eurolec. En aucun cas, je suis comment dirais-je investi à à Copernic. On a d'autres collègues qui sont investis là-bas.
D'accord. Très bien. Donc ce qui veut dire quand même cela signifie que aucun de vos fournisseurs internationaux ne nont de contrat de service avec Copernic.
Vous ne savez pas ? Ils ont ils ont certainement des contrats de servic avec Copernic, soit avec Eugalec, mais pas Euralec. Eurelec, nous restons dans la négociation du prix et uniquement le prix.
D'accord. Et donc il n'y a aucune relation entre vous et Copernic sur des accords de montant de service par client. J'ai prêté serment.
Oui. Oui. Vous pouvez me dire oui ou nonin.
Je c'est votre réponse que j'attends. Non, j'ai prêté serment. Je n'ai aucun lien avec Copernic.
D'accord. Vous n'envoyez pas vos clients vers Copernic. Très bien.
Vous ne fournissez pas du tout de service de coopération commerciale vous-même, on est d'accord hein ? Vous avez dit non également au début. Très bien.
Je vous remercie. Le cœur de relais qui est négocié comme l'a dit Stéphan des prix à l'échelle européenne qui sont pas forcément les mêmes d'un pays à un autre he parce que il sont pas forcément nécessité à être les mêmes. Par contre, on challenge évidemment les différences et derrière on se met d'accord sur des prix qui sont sur des contrats d'approvisionnement et c'est le la seule unique chose que fait que fait RELEC.
Merci. Est-ce que vous pouvez nous expliquer en pratique comment vos actionnaires participent à la détermination de votre stratégie de négociation ? Vous pouvez nous expliquer comment ça se passe concrètement ?
Mais là je là c'est moi qui qui travaille pour la partie Leclerc mais toujours à EurelleC et avec mes partenaires parce que toute négociation qui se qui se passe est d'abord liée et en échange et en alignement avec nos partenaires toujours. C'est nous donc moi avec 21 collègues qui travaillons comment dirais-je sur le la définition du prix qu'on souhaiterait avoir par rapport au besoins que l'on a sur les marchés au même titre que mon collègue de chez Rveu ou de chez de l'aise travaille et c'est à nous de nous aligner pour venir vers le fournisseur qui comment dirais-je a des acheteurs de pays ou d'ailleurs aujourd'hui un un responsable européen qui gère la négociation en face de nous et et pour compléter ce que dit Stéphane en terme de fonctionnement de RELEC. Donc déjà, Eurelex, c'est une société commune entre ces trois actionnaires possédés à part égal par ces trois actionnaires un/ers 1/ coopérative et avec une logique.
Alors logique coopérative c'est un homme une voix ici c'est un partenaire une voie avec des décisions prises à l'unanimité sur l'ensemble des éléments qu'on fait notamment la la stratégie de négociation commerciale puisque la logique c'est de c'est de négocier ensemble et de se mettre d'accord ensemble. Aucun partenaire n'impose à l'autre des décisions qu'il ne souhaite pas. Et effectivement, ça nécessite ben un travail comme le décrivait Stéphane, d'alignement euh permanent.
Je dirais c'est l'Europe c'est ce que font des Étatsmembres ensemble à Bruxelles quand ils se rencontrent et nous ce qu'on fait à notre petite échelle entre les trois partenaires de l'aise Rve et Lecler pour se mettre d'accord ensemble et face effectivement aux industriels à l'échelle européenne qui aussi viennent avec leurs différents pays aujourd'hui avec des coordinateurs européens pour se mettre ensemble sur et d'ailleurs s'accorder d'ailleurs sur les prix d'achat que l'on aura ensemble. Concrètement, le lundi mardi, je suis à Bruxelles et le vendredi matin, je passe ma matinée en visio avec l'ensemble des partenaires animés par Jérémy pour s'aligner. Concrètement, les négociations commerciales avec une grande multinationale, ça prend combien de rendez-vous ?
Je sais pas si vous négociez. C'est combien de rendez-vous pour vous mettre d'accord sur l'ensemble des prix ? 10 15 à peu près on vous demande pas c'est c'est une dizaine 10 une dizaine de rendez-vous 10 12 rendez-vous c'est c'est le temps nécessaire dont on a besoin pour se mettre d'accord la logique c'est des négociations annuelles comme on a dans toute l'Europe logique c'est on négocia l'échelle européenne.
Donc chacun effectivement vient avec des pratiques. La pratique européenne qui est assez logique he c'est de se mettre d'accord sur des prix annuels. Tout le monde a des contrats annuels. des contrats qui sont du contrat annuel euh et derrière bah on se met d' on se rencontre quelques semaines avant que les prix euh comment dire expire pour voir quel sur quel prix on va s'accorder sur l'année suivante et après bah on se rend compte le temps de se mettre d'accord sur tous les pays.
C'est très important. Don notre logique c'est c'est cette logique européenne. Donc on se rend compte sur sur l'ensemble des pays et on se rend compte le temps qu'on ait besoin de trouver un accord sur l'ensemble des pays puisque c'est un approvisionnement à l'échelle européenne.
Vous respectez la date butoire du enfin française en vous mettant bah c'est une Non mais c'est une question est-ce que maintenant vous la respectez ? On négocie à l'échelle européenne comme je l'ai dit pour trouver un accord européen qui soit satisfaisant pour l'ensemble des industriels et l'ensemble des pays qui sont concernés et l'ensemble des partenaires distributeurs. Et donc euh ça ça veut dire non.
Ça veut dire qu'on prend, j'essaie de comprendre quelle est la réponse que vous faites. Ça, ça veut dire qu'on fait les meilleurs efforts pour euh comment dire pour trouver des accords parce qu'on a tous intérêt à trouver des accords. Vous savez des discussions que parfois quand on n'est pas d'accord ça aboutit et on l'a beaucoup vécu les trois dernières années hein où on n pas été livré par les industriels.
C'est leur droit hein. Quand on est plus d'accord sur un prix sur un contrat, le contrat ne s'exécute pas. On est en économie libre, en économie de marché.
On est libre de se mettre d'accord sur un prix. Et si on essaie de pas faire de business ensemble, c'est quand vous avez dans un magasin, il y a un produit que vous trouvez trop cher, personne vous oblige à le mettre dans votre cadiba. Eux, ouais, c'est pareil.
Et donc euh des dernières années, on a on a subi de nombreux arrêts de livraison par nos distributeurs qui ne souhaitaient pas en fait vendre les produits et donc bah on prend le temps nécessaire pour finir de trouver un accord parce qu'Infiner on a quand même tous intérêt à trouver un accord pour que les produits se vendent à nos clients et que d'ailleurs on réalise ensemble de la valeur à l'échelle européenne. Et pour aller jusqu'au bout dans mes magasins, je n'ai aucun intérêt à ne pas avoir les produits. Si je n'ai pas les produits, potentiellement j'ai pas les clients.
Donc je suis d'abord et et comment dirais-je rémunéré par mon magasin pas parlec. Donc j'ai tout intérêt à ce que mon activité dans mes magasins fonctionne et que le client ait intérêt à venir chez nous plutôt que chez le curcur hein. Je suis d'abord un commerçant.
Ce qui est intéressant quand on prend dimension européenne, c'est qu'on s'ouvre aussi sur les pratiques de distribution euh et de négociation. Euh tout tous les Européens, en tout cas tous les pays européens dans lequel on travaille. Moi, j'ai j'ai je travaille comment j'ai travaillé en Allemagne dernières années.
J'ai j'aiit je travaille plus en France depuis maintenant 14 ans. J'ai la chance de travailler en en Allemagne, en en Belgique et puis voilà, c'est c'est je pense c'est ça l'intérêt de l'Europe et l'Union européenne. Ce qui prime, c'est le contrat, c'est l'accord entre les partis privées euh et derrière voilà, c'est ce c'est se mettre d'accord pour trouver des solutions commerciales qui sont satisfaisantes pour tout le monde avec le temps qui convient à chacune des des parties et et ça nous permet d'avoir des discussions d'ailleurs relativement apaisées.
Ça veut dire qu'on s'entende toujours et donc derrière après chacun prend ses responsabilités dans un sens comme dans l'autre. Mais je dirais le temps est utilisé à l'échelle européenne pour trouver les meilleures solutions entre nous effectivement et c'est en tout cas la logique dans laquelle s'inscrit pleinement euh par exemple les partenaires allemands et Bénéxe qui ne connaît pas une notion de dette butoire qui n'existe pas dans ces pays. Non, mais je crois que nos auditeurs, l'ensemble des consommateurs qui écoutent aussi comprennent donc vous avez fait le enfin les entreprises, trois entreprises que vous citez.
Donc, on fait le choix d'aller négocier en Belgique un certain nombre de produits qui sont ensuite commercialisés dans des magasins français. Donc c'est vrai que on peut se demander euh si ce n'est pas une volonté de contourner les lois françaises et quelque part la manière dont n vous nous répondez je dirais alimente quand même ce cette ce ce questionnement. Mais autant monsieur on entend votre raisonnement que vous êtes sur une logique européenne, autant nous le raisonnement c'est celui de faire appliquer les lois françaises et que il nous semble important de souligner que les services français de la DGCCRF cherchent à s'assurer que les pays les produits commercialisés en France respectent les lois françaises.
Donc je pense que chacun reste dans son [rires] dans son précaré effectivement et et les contention en cours nous ferons avancer. Mais je pense que c'est important aussi que les consommateurs de vos enseignes sachent dans quelles conditions sont sont négociées et quelque part quelle est la logique qui prévaut à à ce commerce. Alors, j'avais deux remarques complémentaires parce que vous vous avez insisté sur le fait que ce sont des grandes multinationales qui viennent négocier.
Donc, je remarque quand même que le chiffre que vous nous avez donné montre une évolution importante de du nombre de de fournisseurs. Euh et quand je regarde le chiffre d'affaires des de vos trois entreprises, elles sont elles avoisinent les 100 milliards. Donc je dirais que si vous avez des fournisseurs qui ont des chiffres d'affaires autour d'un milliard, alors là pour le coup on peut s'interroger sur la le rapport de force entre des fournisseurs qui seraient à un milliard de chiffre d'affaires et vos enseignes qui chacune sont avoisine les les les 100 milliards.
Voilà donc c'est pour ça que le raisonnement il faut le voir des deux côtés de votre côté mais aussi du côté et puis la de je vais vous donner toutes mes questions puis après vous pouvez vous je vous laisserai me répondre. Après euh nous Copernic, on aimerait bien les rencontrer mais on ne sait pas qui contaccter. Donc je j'ai compris qu'il y avait une étanchéité totale entre vous et Copernic.
Néanmoins, si vous aviez un nom à nous communiquer, on serait très intéressé pour pouvoir poursuivre nos auditions et rencontrer les gens de Copernic parce que on n'arrive pas à trouver une personne à solliciter. Euh et donc nous effectivement pourrons leur demander si bah ils ont aussi 46 entreprises qui sollicitent des services. Je vous dis franchement l'état [rires] l'état de nos de nos recherches.
Voilà pour revenir un petit peu sur vos propos départ Eurelc a été créé en 2016. Il n'y avait pas de loi égalime. Nous avons créé 2016 parce qu'on avait une nécessité pour obtenir des prix face à des multinationales.
On avait une nécessité de de se de se regrouper. C'est ça a été fait en 2016. D'accord.
On on a démarré mais non mais je vous explique pourquoi on avait que quatre parce que c'est un outil qui est qui est lourd à mettre en place. On a démarré que quatre fournisseurs dans simplement deux pays, France et Allemagne. Ensuite c'est raccroché l'Autriche, le Portugal, ensuite la Pologne et on est monté chaque année, comment dirais-je, pour arriver au chiffres que l'on a aujourd'hui.
C'est une raison purement technique de démarrage uniquement. Et effectivement par rapport aux fournisseurs qui sont avec des chiffres d'affaires bien moins importants que les entreprises pour lesquelles vous négociez. Ouais.
Alors effectivement je pense pas que vous avez évoqué madame la présidente la première vous parlez des les consom les consommateurs qui nous écoutent. Oui, je pense qu'effectivement les consommateurs qui nous écoutent en tout cas nous on travaille pour eux pour qu'ils bénéficient en France ou d'ailleurs au Pays-Bas en Belgique parce qu'on travaille pour les consommateur européens de prix qui soi juste et non discriminé par rapport à à ce qui pourrait avoir dans d'autres pays. Je c'est une réalité qui est extrêmement concrète notamment pour les magasins frontaliers.
Je pense que ceux qui vent dans ces zonesl savent que les consommateurs votent avec leurs pieds ou leurs voitures et traversent la frontière pour avoir des prix moins chers. C'est normal, c'est légitime. C'est pour ça que l'Europe a été créée pour abolir les frontières notamment économiques.
Et en fait le but de ce qu'on fait c'est justement toi Stéphane qui a un magasin à bière sur qui est un peu loin des frontières européennes mais ça reste quand même un joli pays évidemment c'est que tes consommateurs puissent bénéficier de ces prixlà sans qu'ils aient à faire 500 km en en voiture. Donc je pense que c'est ça effectivement que les consommateurs en tout cas sur notre sens qu'on a à faire je pense peuvent peuvent retenir. Par rapport à la taille des industriels.
C'est intéressant votre remarque. Je pense que c'est l'occasion d'apporter aussi, je pense à la fois des faits et puis une lecture peut-être juste en fait des choses. La la comparer un chif d'affair global d'une entreprise à une autre n'a pas de sens dans le sens où alors même si on a des des industriels partenaires qui font 100 milliards, on a plusieurs he qui ont dépassé la barre des 100 milliards de chif d'affaires à l'échelle mondiale, c'est énorme.
Et en fait ce qui compte dans une logique concurrentielle puisqu'ici on parle de marge de concurrence concurrence c'est c'est la base de l'activité économique d'illeurs reconnu dans les traités européens heureusement ce qui nous permet je pense de développer la compétitivité du bien-être pour tout le monde. Donc la concurrence on rapporte ce qui est on compare ce qui est comparable et en fait ce qui est comparable ça va être par exemple le le chiffre d'affaires d'un industriel dans un marché donné par rapport à une catégorie donnée. Si on compare ce que tu disais très bien sur les couches par exemple aujourd'hui dans les rayons des magasins de toute l'Europe, c'est deux industriels mondiaux qui font 80 % du chif d'affair de la catégorie.
C'est ça la réalité en fait de la concurrence et de la négociation, c'est pas de comparer dans l'absolu des chiffres d'affaires. C'est ça qui qui compte. Voilà.
Vous avez d'autres exemples ? Ah oui, on a beaucoup. On a les couches, on a les lessives, on a le papier de toilette où c'est à plus de 80 %.
Sur le café, c'est trois fournisseurs. Sur le chocolat, c'est trois fournisseurs. Euh moi, je suis déjà une génération où il existait plein de marques qu'on a pu aujourd'hui.
Mondelaise a absorbé tout le biscuit. Euh donc avant, j'avais Alsien, j'avais Belin, j'avais lu, j'avais tout le monde, je ne les ai plus maintenant. Si on parle de l'alimentation animale par exemple aujourd'hui, c'est que quelques acteurs mondiaux, l'alimentation infantile, c'est pareil.
C'est quand même des catégories qui sont importantes. Voilà, c'est la réalité. Aujourd'hui, c'est pas une mauvaise chose en tant que telle.
Si la concurrence joue son rôle et c'est justement ce qu'on essaie de faire et notamment à l'échelle européenne quand ce sont des industriels qui se sont organisés à l'échelle à l'échelle mondiale pour des raisons économiques évidentes. Ça fait partie de notre souveraineté économique que vous évoquez en introduction effectivement. Yeah.
Anne-catherine Loisier