Autonomie de la Corse : “Aujourd’hui, le feu couve sous la cendre”, avertit Gilles Simeoni
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Locuteur 2Fait
« moi je pense pas qu'on va vers qu'on puisse aller vers une discussion complexe qui est fondamentalement politique avant que de devenir juridique en posant des préalables des lignes rouges ou en disant par avance moi si je n'obtiens pas ça je m'en vais »
- 1:30Locuteur 2Fait
« le critère décisif d'un véritable statut d'autonomie c'est une capacité législative »
- 2:15Locuteur 2Fait
« l'argument de la légitimité démocratique il y a l'argument historique il y a le fait géographique l'insularité est un élément qui induit des conséquences au plan économique »
- 3:00Locuteur 2Fait
« toutes les grandes îles de Méditerranée ou de l'Arc Atlantique je pense notamment aux assors sont autonomes depuis longtemps »
- 3:45Locuteur 2Fait
« l'autonomie c'est le marche-pied vers l'indépendance »
- 4:30Locuteur 2Fait
« la France l'état la nation française sont suffisamment forts pour pouvoir reconnaître la Corse le peuple corse »
- 6:00Locuteur 2Fait
« toute ma trajectoire politique en tant que militant en tant qu'élu a été pour contribuer avec beaucoup d'autres à mettre un terme à la violence clandestine »
- 8:15Locuteur 2Fait
« la paix durable ne peut émerger que d'une solution politique et cette solution politique à mon avis elle passe par des gestes forts »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
moi je pense pas qu'on va vers qu'on puisse aller vers une discussion complexe qui est fondamentalement politique avant que de devenir juridique en posant des préalables des lignes rouges ou en disant par avance moi si je n'obtiens pas ça je m'en vais ça ve dire que vous n'avez pas de ligne rouge non plus moi je vais vers le président Larcher vers les sénateur vers les députés comme je suis allé vers le gouvernement c'est-à-dire avec avec d'abord une légitimité démocratique réitérée confirmée amplifiée à chaque élection avec aussi des convictions profondes un idéal et avec la légitimité historique d'un combat qui s'est inscrit pour la période contemporaine sur plus de 60 ans donc moi ce que je vais aller dire aux sénateurs d'abord au députés ensuite à l'ensemble de mes interlocuteurs y compris les responsablees des des principales formations politiques en France que j'aurais l'honneur de rencontrer c'est que il me semble que le le moment est venu d'apporter une réponse politique une réponse juridique une réponse institutionnelle de nature constitutionnelle économique sociale culturelle à une question qui a été une question complexe extrêmement conflictuelle et que l'on peut aujourd'hui régler de façon définitive à travers une solution politique progressive est-ce que l'absence de transfert de pouvoir législatif serait une ligne rouge pour vous c'est un ça serait un problème lourd est grave dans la mesure où je vous l'ai dit le critère décisif d'un véritable statut d'autonomie c'est une capacité législative c'est comme ça dans toute l'Europe c'est comme ça dans toutes les îles de Méditerranée qui sont autonomes pour la plupart d'entre elles depuis plusieurs décennies sans que cette autonomie nit débouché sur un statut d'indépendance donc c'est c'est vers là que nous souhaitons aller et c'est vers là aussi que l'Assemblée de Corse a voté à une très large majorité c'est important une majorité qui dépasse le camp autonomiste ou nationaliste mais pourquoi parce que peut-être pour les gens qui nous écoutent et qui connaissent pas forcément bien le dossier Corse pourquoi selon vous la Corse doit devenir autonome il y a plusieurs arguments je vous l'ai dit l'argument de la légitimité démocratique il y a l'argument historique il y a le fait géographique l'insularité est un élément qui induit des conséquences au plan économique notamment il y a l'argument tiré du droit comparé toutes les grandes îles de Méditerranée ou de l'Arc Atlantique je pense notamment aux assors sont autonomes depuis longtemps et cette autonomie c'est important de de le signaler a condu à un développement économique social culturel ceci est enosé la réalité ce n'est pas non plus de faire de la revendication d'autonomie un objet de de fétichisme institutionnel il y a des problématiques que vous connaissez que j'ai eu l'occasion de d'aborder et compris dans cette émission lié par exemple à la spéculation foncière lié à la nécessité d'un développement équilibré entre la montagne et et le littoral en Corse les relations notamment la la gestion des flux de transport externes et internes il y a toute une série de données économiques sociales par lesquelles nous pourrions répondre de façon plus satisfaisante pour les cors à travers un statut d'autonomieque mais est-ce que cette autonomie ça n'est pas un premier pas vers une séparation de la France et de laacc c'est ce que craignent certains élus ici à l'Assemblée je sais que c'est une une crainte récurrente et qui est aussi instrumentalisé par celles et ceux qui sont en fait les tenants du conservatisme en disant attention l'autonomie c'est le marche-pied vers l'indépendance je je pense que l'expérience le démontre je vous le disais tout à l'heure prenons l'exemple de la sardigne la sardigne est autonome depuis le lendemain de la 2uxème guerre mondiale et le mouvement indépendantiste est aujourd'hui extrêmement minoritaire en sardigne donc il n'y a pas de de déterminisme qui puisse permettre de dire par qu'on a l'autonomie on va vers les déépendances et je dirais même à contrario que moi je fais le Paris euh de la réussite et je pense que la France l'état la nation française sont suffisamment forts pour pouvoir reconnaître la Corse le peuple corse la nature insulaire du territoire corse pour aller vers un statut d'autonomie qui est je le rappelle la règle dans l'Union européenne quelle que soit la nature de l'État donc l'état et et la nation français sont suffisamment fort pour aller vers cette autonomie en sens inverse traiter une aspiration légitimé par les hurles qui s'est inscrite dans la durée qui a aussi conduit je le rappelle à un conflit lourd avec malheureusement des centaines de morts des milliers d'attentats des milliers d'années de prison qui ont été distribués au fil des décennies répondre à à une telle aspiration je le répète légitimé par les urles en disant non nous n'avancerons pas c'est risqué de mettre le couver ccle sur la marmite je rappelle notamment que en 1975 liberbou qui était un plini potentiaire envoyé par le gouvernement de l'époque en Corse pour essayer de régler la question Corse qui était déjà extrêmement puissante à l'époque avait répondu lors d'une réunion au cble de la colère c'est une réunion un peu chaude même 250000 corses autonomistes ne feront pas changer la Constitution il avait ainsi signifié que quelle que soit la légitimité de la revendication il y avait des verrous indépassables cette réponse qui a été interprétée par l'ensemble des forces autonomistes comme une fin définitive de non recevoir a conduit quelques semaines après aux événements d'alléie avec le drame consé qui ont fait basculer la Corse dans unee pour être clair Gill timon vous dites si cette réforme ne passe pas il y a un risque de retour de la violence je veux pas le poser en ces termes parce que vous le savez je suis autant attaché à la démocratie comme méthode et comme objectif qu'à l'autonomie ou à la reconnaissance du peuple corse donc donc je l'ai dit clairement toute ma trajectoire politique en tant que militant en tant qu'élu a été pour contribuer avec beaucoup d'autres à mettre un terme à la violence clandestine mais cet arrêt que je souhaite définitif et réversible de la violence clandestine doit aussi s'accompagner bien évidemment d'une solution politique globale donc moi je viens pas dire encore moins au moment décisif qui s'ouvre où il s'agit de de convaincre euh attention si vous nous donnez pas raison il y aura un retour à la violence ça pourrait être interprété comme une forme de chantage à la violence et de cela je ne veut absolument pas ceci est osé il est clair qu'aujourd'hui en Corse le feu couve sous la cendre qui a des phénomènes puissants de spéculation immobilière de de déséquilibre économique et sociaux tout simplement de refus de prise de prendre en compte la légitimité des des urnes et que tout cela contribue à créer une situation qui peut très rapidement devenir ingérable et donc pour éviter cela il faut aller bien sûr vers la prise en compte de ce qu'on souhaitait les Corses à travers les urnes et vers la construction réciproque d'une solution politique est-ce que ce qui s'est passé en Nouvelle-Calédonie il y a quelques jours peut se passer en Corse euh peut-être pas selon les modalités propre à la Nouvelle-Calédonie à la kalaki dire un mot parce que c'est important vous savez nous avons la famille politique à laquelle j'appartiens donc je suis dessu à une solidarité politique et historique avec le peuple Canac donc bien sûr s'incliner devant toutes les victimes bien sûr dire que il faut que la paix et l'apaisement revienne mais rappeler aussi que la paix durable ne peut émerger que d'une solution politique et cette solution politique à mon avis elle passe par des gestes forts je pense notamment au retrait de la loi constitutionnelle en tout cas à l'interruption du processus etyant conduit à à revenir sur sur la loi électorale en en canqui ceci étant précis ceci étant dit on se rappelle aussi que le gouvernement refusé de dialoguer notamment avec la majorité nationaliste euh et que ce refus a duré pendant plusieurs années et que malgré ce refus de de 2015 à 2022 cette années pendant lesquelles sans cesse nous avons ont demandé l'ouverture d'un dialogue politique on nous a fermé la porte et que malgré cela nous avons pesé de tout notre poids et de toute notre volonté pour que la tentation de la violence sous quelque forme que que ce soit ne reprenne pas vigueur il y a eu le 2 mars 2022 l'assassinat dans des conditions insupportables et qui reste à ce jour non totalement élucidé d'Ivan colonne cet assassinat a conduit à embrasement de la Corse sans que personne n'it vu venir ce qui allait se passer moi j'ai tendance à penser c'est pour ça que je vous disis tout à l'heure le feu couvre sous la cendre que on ne répond à une aspiration politique économique sociale culturelle sociétal de fond que par des réponses politiques fortes et que si on traite ses aspirations par le dénis par le refus par le blocage on crée les ingrédients de crise politique majeure [Musique]
Gilles Simeoni